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Le blog de hugo,

Articles avec #articles femmes hommes

“Tu m’aimes tu me respectes”: une campagne pour lutter contre le sexisme chez les ados,egalite,respect,

17 Novembre 2017, 23:01pm

Publié par hugo

 “Tu m’aimes tu me respectes”: une campagne pour lutter contre le sexisme chez les ados
Publié le 16 novembre 2017 à 15:16
La campagne “Tu m’aimes tu me respectes” a été lancée lundi dernier par le centre Hubertine Auclert, dans le but de prévenir les violences sexistes dans les relations amoureuses des 15-18 ans.
 
“Quand on sort ensemble, parfois, ça va trop loin: quand IL ou ELLE décide de tout à ma place sans tenir compte de mon avis ou de mes envies, ce n’est pas du respect.” C’est le message qu’a souhaité communiquer le centre Hubertine Auclert (centre francilien pour l’égalité femmes-hommes) en lançant la campagne Tu m’aimes, tu me respectes. Cette initiative a pour objectif de prévenir les violences sexistes et sexuelles dans les relations amoureuses des 15-18 ans. Ces comportements comprennent le contrôle de l’apparence physique, des fréquentations, la dévalorisation systématique, ou encore le non-respect du consentement sexuel.
Le centre Hubertine Auclert a ainsi développé le hashtag #TuMaimesTumeRespectes sur les réseaux sociaux et imaginé un site internet pour aider les adolescents à identifier les comportements banalisés mais irrespectueux et dangereux au sein du couple. Un quizz permet aux jeunes de faire le point sur leurs relations et un tchat leur donne la possibilité de discuter de façon anonyme avec En avant toute(s), une association qui lutte contre les violences sexistes et cible principalement les jeunes femmes. On retrouve également sur le site les coordonnées d’autres organisations féministes destinées aux victimes, comme Violences Femmes Information.
Parlons peu…Mais parlons!, la websérie qui aborde sans tabou et avec humour la sexualité, a consacré hier un épisode spécial à la campagne Tu m’aimes tu me respectes. Juliette Tresanini et Maud Bettina-Marie y évoquent “les comportements toxiques dans les relations amoureuses et sexuelles”. Elles font la liste de quelques règles simples qui contribuent à la construction d’une relation saine: ne pas répondre au téléphone de l’autre, ne pas le dénigrer, ne pas contrôler ses fréquentations ni son planning, sa tenue vestimentaire ou son maquillage. En bref, le message est clair: “Tu m’aimes, tu me respectes”.


http://cheekmagazine.fr/societe/tu-maimes-tu-me-respectes-campagne-sexisme/

Entrée pour Tous HanScène 2018, le concours vidéo dédié au handicap,handicap,

17 Novembre 2017, 02:16am

Publié par hugo

Entrée pour Tous HanScène 2018, le concours vidéo dédié au handicap
Publié le 15 novembre 2017
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⦁ Mobiliser les établissements d’enseignement supérieur pour changer le regard sur le handicap. Voilà l’objectif de Tous HanScène. Ce concours, ouvert aux étudiants, récompense les meilleurs courts-métrages sur le thème du handicap.
⦁ Fort du succès de sa ⦁ cinquième saison (350 établissements participants, 100 vidéos réalisées et près de 600 000 visites sur le site), le ⦁ concours Tous HanScène rempile pour une nouvelle édition. Appelé encore Vidéo Handicap Étudiant, cet événement a été initié par l’association ⦁ Tremplin Études-Handicap-Entreprises.
⦁ Avec pour 2018, un règlement qui demeure conservé. À savoir constituer des équipes de deux à quatre personnes, étudiants ou membres de l’administration, pour réaliser un très court-métrage (de deux à trois minutes). Son thème central ? Le handicap et l’inclusion des jeunes en situation de handicap dans les études supérieures et la société.
Participation ouverte jusqu’au 29 janvier 2018
Sept catégories de films sont proposées dans le cadre de cette saison 6 : Arts et essais, Humour, Sport, Vie étudiante, Vie professionnelle, Vie quotidienne et Innovation Technologique. Les participants devront écrire le scénario de leur film, en tourner les plans puis les monter.
Ne restera plus qu’à déposer l’œuvre sur le site de Tous HanScène avant le 29 janvier 2018, afin de le soumettre au vote du grand public et des entreprises partenaires. Enfin, chaque équipe devra ensuite faire la promotion de sa réalisation sur les réseaux sociaux.
Une cérémonie pour valoriser les projets et les lauréats
Outre de nombreux lots à gagner, le concours Tous HanScène déroulera le tapis rouge aux lauréats. Il leur permettra de voir leur vidéo projetée sur grand écran. Ainsi, la remise des prix se fera au sein du multiplex UGC Ciné Cité Paris 19, le 29 mars 2018.
De plus, un prix “Mobilisation Établissement” sera également attribué aux trois établissements qui auront réuni le plus de votants parmi leurs communautés (estudiantine, académique et administrative). Le trio de lauréats se verra allouer une subvention afin de mettre en œuvre un projet dédié au handicap au sein de leur établissement. O. Clot-Faybesse


http://www.faire-face.fr/2017/11/15/toushanscene-2018-concours-video-handicap/

VIDEO. "Ses ouvrages sont des appels au viol" : Elodie, victime de David Hamilton, témoigne dans un documentaire

17 Novembre 2017, 01:49am

Publié par hugo

 
VIDEO. "Ses ouvrages sont des appels au viol" : Elodie, victime de David Hamilton, témoigne dans un documentaire
Une victime du photographe anglais se confie à Flavie Flament dans le documentaire "Viols sur mineurs : mon combat contre l’oubli", diffusé sur France 5.
http://videos.francetv.fr/video/NI_1121221@Info-web
/journaliste/isabelle-gautier /journaliste/isabelle-gautier
Isabelle GautierFrance Télévisions
Mis à jour le 15/11/2017 | 13:16
publié le 15/11/2017 | 12:01
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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin  
"C’est quand même atroce d’avoir donné un nom artistique à un violeur multirécidiviste." Elodie a été recrutée comme modèle par le photographe en 2004. Elle avait 15 ans, David Hamilton plus de 70 ans. "Selon lui, il nous faisait vivre quelque chose d’exceptionnel, il nous sortait du caniveau." S'ensuivent des séances photos où les parents sont interdits, sans assistants et avec un même rituel : massages qui dérapent, pénétrations.
David Hamilton a régné pendant quarante ans sur les plages de Saint-Tropez et du Cap d’Agde. Au fil du temps, le photographe aux 10 millions de posters vendus dans le monde utilise sa notoriété pour dénuder de plus en plus ses modèles. Aux yeux de tous et en toute impunité.
"Que son flou hamiltonien ne figure plus dans le dictionnaire"
Peu à peu l’Allemagne, l’Angleterre et les Etats-Unis interdisent ses livres et ses expositions, mais pas la France."Cet homme, il a fait paraître normal le fait de regarder des enfants avec un regard sadique", "ses ouvrages sont des appels au viol", déplore Elodie, qui ajoute : "Que la France ait laissé faire ça, ce n’est pas normal." Elle souhaite "que son flou hamiltonien ne figure plus dans le dictionnaire". L’animatrice Flavie Flament, elle aussi victime, a recueilli le témoignage d’Elodie dans un documentaire intitulé Viols sur mineurs : mon combat contre l’oubli, diffusé mercredi 15 novembre sur France 5 à 20h45.
A lire aussi
http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/droit-et-justice/video-ses-ouvrages-sont-des-appels-au-viol-elodie-victime-de-david-hamilton-temoigne-dans-un-documentaire_2467908.html

http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/droit-et-justice/video-ses-ouvrages-sont-des-appels-au-viol-elodie-victime-de-david-hamilton-temoigne-dans-un-documentaire_2467908.html

 

Mémoire d'écran : les relations hommes-femmes ont-elles évolué ?,articles femmes hommes,egalite,

17 Novembre 2017, 01:37am

Publié par hugo

 Mémoire d'écran : les relations hommes-femmes ont-elles évolué ?
Ce mardi 14 novembre, France 2 revient sur l'évolution des relations hommes-femmes au fil des années.
http://videos.francetv.fr/video/553f411e-cdae-5931-8b6a-f15fbae02f81@Info-web
FRANCE 2
 
France 2France Télévisions
Mis à jour le 14/11/2017 | 17:04
publié le 14/11/2017 | 15:27
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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin  
La femme, cet être étrange, longtemps considéré comme le sexe faible. Dans la tête des hommes, son seul avenir, c'est la cuisine et un horizon limité aux quatre murs de son intérieur. Nous sommes dans les années 60, la femme a obtenu le droit de vote, mais s'échapper du foyer n'est pas encore pour demain. Docile, obéissante, c'est comme ça à l'époque qu'on les aime. Et dans le premier rôle, c'est toujours l'homme.
Le tournant des années 60
Rien ne se fait sans son l'accord du sexe masculin, même quand il s'agit d'ouvrir un compte en banque. Mais une loi en 1965 affranchit les femmes mariées de cette tutelle. Les époux perdent leur toute-puissance et accusent le coup. Et quelle audace quand les femmes osent prendre le volant. Et il leur faut également du courage pour faire un métier dans un monde qui reste masculin. Avec la pilule et mai 68, un vent de liberté raccourcit les jupes. Désormais, les femmes se moquent pas mal du regard des hommes. Les préjugés ont la vie dure, alors les femmes passent à l'offensive. Elles se regroupent. Le mouvement de libération des femmes (MLF) est né et pour la première fois, les femmes réclament l'égalité. Et puis, les rôles viennent parfois à s'inverser. Dans les années 90, la femme est émancipée. Édith Cresson devient Première ministre. En un siècle, elles ont obtenu la parité, la condamnation du harcèlement, l'égalité de salaire, mais tout ça, c'est encore bien théorique.


http://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/memoire-d-ecran-hommes-femmes-les-relations-ont-elles-evolue_2467830.html
 

#Moià11ans : quand les internautes questionnent l'âge du consentement sexuel,amours,sexes,

17 Novembre 2017, 01:31am

Publié par hugo

 #Moià11ans : quand les internautes questionnent l'âge du consentement sexuel
 
#Moià11ans : quand les internautes remettent en question l'âge du consentement sexuel
 
Par Charlotte Arce
Publié le Jeudi 16 Novembre 2017
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Sur Facebook et Twitter, les internautes s'emparent de la question houleuse de l'âge auquel un enfant peut consentir à une relation sexuelle au moyen du hashtag #Moià11ans.
A lire aussi
 
Peu-t-on consentir librement et de manière éclairée à une relation sexuelle avec un.e adulte lorsqu'on est un.e enfant de 11 ans ? La question peut choquer, mais c'est pourtant celle qui est apparue comme le fil rouge procès qui s'est déroulée la semaine dernière à la cour d'assises de Seine-et-Marne, et dont le verdict a indigné les défenseur.e.s des droits des enfants et les associations féministes.
Jugé pour le viol d'une fille de 11 ans en 2009, un homme de 30 ans a été acquitté mardi 7 novembre au terme de deux jours d'audience, et alors que huit ans de réclusion avaient été requis contre lui. Les jurés ont en effet estimé que le viol n'était pas caractérisé car "la contrainte, la menace, la violence et la surprise n'étaient pas établis".
Alors que la ministre de la Justice Nicole Belloubet et la secrétaire d'État à l'égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa ont annoncé travailler ensemble à définir une limite d'âge au-dessous de laquelle la victime sera considérée comme non-consentante, des anonymes se sont emparés de la question.
Sur Facebook et Twitter, des internautes, majoritairement des femmes, postent des photographies d'elles, assorties à des anecdotes d'enfance. Rassemblées sous le hashtag #Moià11ans, ces initiatives individuelles ont pour but de rappeler qu'à 11 ans, on est encore une enfant. Et qu'à ce titre, on n'est loin d'être suffisamment mature pour connaître la notion de consentement sexuel.
Les femmes ne se taisent plus
L'idée de ce hashtag ne vient pas de France, mais des États-Unis, où Roy Moore, un magistrat résidant en Alabama et candidat républicain au Sénat est accusé d'agressions sexuelles par sept femmes, dont la plus jeune était âgée de 14 ans en 1979, au moment des faits. Comme en France, des milliers de femmes américaines se sont alors emparé du hashtag #MeAt14 (moi à 14 ans) pour questionner l'âge du consentement sexuel et en finir avec l'impunité des agresseurs.
À l'image de #BalanteTonPorc et #MeToo, #Moià11ans et #MeAt14 signent un tournant. Désormais, les femmes refusent de taire les violences sexistes et sexuelles qu'elles subissent au quotidien. Elles n'hésitent plus non plus à interpeller les politiques sur des questions qui leur semblent primordiales.
Ainsi, la militante féministe Caroline de Haas a lancé une pétition pour demander à Emmanuel Macron un plan d'urgence contre les violences faites aux femmes. Son succès – elle recueille aujourd'hui plus de 126 000 signatures – a poussé le chef de l'État à affirmer qu'il s'exprimerait sur la question le 25 novembre prochain pour la Journée internationale contre les violences faites aux femmes.
Sur la question du consentement sexuel, la Maire-adjointe Petite Enfance des Lilas Madeline Da Silva a également lancé une pétition, cette fois-ci adressée au Premier ministre Édouard Philippe, ainsi qu'aux ministres de la Santé et de la Justice Agnès Buzyn et Nicole Belloubet. Elle demande à ce que soit défini "un seuil d'âge [...] en dessous duquel les mineurs seront présumés ne pas avoir consenti". "Nous proposons l'âge MINIMUM de 15 ANS, en dessous duquel nous considérons qu'un enfant ne peut en aucun cas consentir à une relation sexuelle avec un majeur", explique Madeline Da Silva dans le texte accompagnant la pétition qu'elle a lancé. Elle souhaite aussi "revoir la définition du viol pour y intégrer la notion centrale de non consentement". Sa pétition a pour le moment recueilli plus de 333 000 signatures.

 http://www.terrafemina.com/article/-moia11ans-quand-les-internautes-questionnent-l-age-du-consentement-sexuel_a337272/1

"J'ai entendu des propos sexistes tout au long de mes études de médecine",femmes,sexisme,emploi

16 Novembre 2017, 19:25pm

Publié par hugo

"J'ai entendu des propos sexistes tout au long de mes études de médecine"
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1Partage
 
Marie, 29 ans, à propos du sexisme en médecine : " aujourd'hui, je ne me laisserai plus faire "
Par Léa Drouelle
Publié le Jeudi 16 Novembre 2017
Blagues salaces, sifflements, clins d'oeil... Au bloc opératoire ou dans les couloirs de l'hôpital, les remarques et propos sexistes se répandent à la vitesse d'un virus. Alors que l'ISNI dévoilera ce vendredi 17 novembre les résultats de la première enquête nationale sur le sexisme dans les études de médecine, Marie, 29 ans, ancienne interne en médecine générale, nous confie ses souvenirs d'étudiante.
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"Hey Doc, les études médicales sont-elles vraiment sexistes ?". Voici le slogan choc d'une vaste enquête nationale -la première du genre- sur le sexisme dans les études en médecine lancée par l'Intersyndicat national des internes (ISNI) dont les résultats seront dévoilés ce vendredi 17 novembre. Alors, les carabins (sobriquet que l'on donne aux étudiant(e)s en médecine) sont-ils impacté(e)s par le sexisme ? "Oui", assure Marie, 29 ans, qui a terminé son internat en médecine générale à Paris il y a un an. Ses dix années d'étude lui ont fait côtoyé le sexisme quotidiennement, surtout à l'hôpital. À tel point qu'à l'époque, elle pensait que cela faisait partie de la tradition, que c'était "normal". Mais avec le recul, la jeune médecin a largement revu son diagnostic. Elle nous livre son témoignage.
"J'ai entendu des propos et vu des attitudes sexistes tout au long de mes études de médecine. Quand j'ai commencé mon internat, j'ai eu l'occasion de faire un stage en pédiatrie. Dans le service, nous étions trois filles et trois garçons. Il y avait un médecin- un homme- qui favorisait clairement les garçons. Il leur montrait des cas intéressants, tandis que nous, les filles, avions droit à la pédiatrie de base, aux consultations classiques. Dès qu'il y avait un cas qui sortait de l'ordinaire ou un acte technique à réaliser, nous n'étions pas sollicitées en premier lieu. J'ai aussi eu droit à beaucoup de remarques du style : 'Tu ne peux pas être à 100% dans ton travail car tu dois aussi gérer la maison, et puis après tu vas avoir une famille, tu vas faire des enfants etc'.
"Je me disais que c'était la tradition, l'humour médecine"
Mes chefs de service me présentaient souvent aux patients comme le 'joli médecin' ou 'la jolie jeune femme'. C'était constamment des remarques sur mon physique, toujours en lien avec le fait que je sois une femme. Par exemple, je porte très souvent du rouge à lèvres : quand j'en mettais pour aller travailler, je me prenais des remarques à ce sujet toute la journée. Quand je n'en mettais pas, j'avais le droit à des réflexions du type 'Tiens, aujourd'hui tu n'en as pas mis !'. À force, c'était vraiment fatigant. Mais c'était tellement répandu, qu'à l'époque, je n'y faisais pas plus attention que ça. Je me disais que c'était la tradition, 'l'humour médecine'.
Quand j'étais interne, il était courant que les patients ne me prennent pas au sérieux non plus. Dans mon milieu, on fait plus facilement confiance à un homme. Je ne compte plus le nombre de fois où, à la fin de la consultation, mes patients m'ont demandé, 'Quand est-ce que je vais voir le médecin ?'. Dans ces cas là, vous avez envie de répondre : 'Et bien, ça fait une demi-heure que je vous parle là, et oui, je suis bien médecin'. Parfois, les patients se permettent aussi de faire des remarques sur notre physique. Certains sont même allés jusqu'à me demander mon numéro ou à m'envoyer une invitation Facebook à peine la consultation terminée.
"Aujourd'hui, je ne me laisserai plus faire"
Récemment, j'ai assisté à une réunion de service. Nous parlions du harcèlement de rue. Un des médecins a pris la parole et a dit : 'Si maintenant on ne peut même plus siffler une femme dans la rue...' Et il a ajouté : 'Quand j'arrive le matin ici, je vous trouve toutes jolies, donc c'est normal que je vous le dise. Là, une femme médecin plus âgée a réagi en disant qu'en fait non, ça n'avait rien de normal. C'est déplorable, quand on sait que ce médecin-qui appartient à une autre génération- peut recevoir des patientes éventuellement victimes d'agressions sexuelles ou de violences... Et puis parfois, ça peut aller jusqu'au harcèlement sexuel. Personnellement, ça ne m'est jamais arrivée, mais je me souviens d'un médecin qui tentait systématiquement des approches en insistant énormément dès que des femmes stagiaires arrivaient dans le service.
Tout le monde à l'hôpital était conscient de ces écarts, que ce soit les remarques sexistes ou le comportement de certains médecins vis-à-vis de nous. Mais peu d'entre nous réagissait, moi y compris. Je ne me suis jamais vraiment offusquée de ce que j'entendais ou des remarques qu'on me faisait. Mais c'était il y a presque dix ans. J'étais plus jeune, moins expérimentée, je ne m'en rendais certainement pas bien compte non plus. Aujourd'hui, le problème est bien plus médiatisé, c'est devenu plus facile d'en parler. Aujourd'hui, je ne me laisserai plus faire."
Propos recueillis par Léa Drouelle


http://www.terrafemina.com/article/sexisme-en-etudes-de-medecine-une-ancienne-interne-temoigne_a337232/1

#RDLS46 : MAJORITÉ SEXUELLE, CLIMAT, LAÏCITÉ, JLM ,

16 Novembre 2017, 12:04pm

Publié par hugo

 

#RDLS46 : MAJORITÉ SEXUELLE, CLIMAT, LAÏCITÉ, LAFARGE, NUCLÉAIRE, INVESTISSEMENTS, LIBAN
Dans cette 46e Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon analyse deux grands sujets : d'abord celui du débat autour de la majorité sexuelle et l'âge du consentement ouvert après l'acquittement d'un adulte ayant violé une fille de 11 ans ; ensuite celui du dérèglement climatique alors que plus de 15 000 scientifiques lancent un appel à l'action sur ce sujet pour éviter la catastrophe.
 
 

Homme-femme, mode d'emploi 1/2,femmes,hommes,articles femmes hommes,

16 Novembre 2017, 02:12am

Publié par hugo

 Homme-femme, mode d'emploi 1/2
 
 
En couple, vous avez parfois l'impression de parler à un(e) étranger… Ce n'est pas faute de vous aimer, la communication est souvent difficile entre les sexes ! Alors, si les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus, comment peuvent-ils se comprendre ? Cette semaine, je vais recenser leurs différences de fonctionnement. Attention, caricature en vue...
L'article part sur des généralités de fonctionnement, elles sont bien évidemment (et fort heureusement) mâtinées par le caractère, l'éducation, les expériences de vie… Les différences physiologiques, culturelles et émotionnelles existent entre mâles et femelles.
Physiologiquement, l'homme déborde de testostérone, l'hormone du désir et de l'agressivité, tandis que la femme n'en produit qu'un dixième de la dose masculine et regorge d'oestrogènes et de progestérone, qui lui permettent d'être fécondes et de mener à bien une grossesse.
Pour certains, l'homme chasseur et la femme cueilleuse laissent encore des traces dans nos cerveaux reptiliens. L'un était guerrier tandis que l'autre s'occupait de la caverne et nos comportements seraient encore empreints de ces différences millénaires.
Culturellement, on a longtemps enseigné au petit garçon à ne pas pleurer et à être fort quand sa camarade était encouragée à exprimer ses émotions et à jouer à la poupée. L'un était censé être musclé et protecteur, l'autre exposer sa féminité et sa fragilité pour se faire protéger. Eh oui, des générations d'un tel enseignement marquent inévitablement… Le droit de vote des femmes, mai 68, la liberté sexuelle, la pilule et le travail féminin sont (heureusement) passés par là, venant perturber la donne et ajouter un peu de confusion dans les relations entre homme et femme.
Quand les émotions s'en mêlent et s'emmêlent...
Sur le plan émotionnel, les hommes sont plus compétiteurs et ils expriment moins leurs émotions. Cette remarque est à minimiser depuis que la "part féminine" de ces messieurs est sollicitée par ces dames, lassées des guerriers froids. Ils sont davantage visuels et un décolleté affriolant les fera fondre aussi sûrement qu'un bon petit plat. Aujourd'hui, on leur demande d'être virils, voir un peu macho au lit, tout en exprimant leurs fragilités à la verticale – bon nombre se perdent dans ces attentes ambivalentes. Résultat, ils sont un peu perdus, les pauvres.
Les femmes aiment parler, analyser, comprendre, ressentir. Elles gèrent famille, logistique de la maisonnée et vie professionnelle. La plupart des femmes sont sensibles à l'ouïe et à la voix de basse de leur amant… Elles ont plus de facilité à demander de l'aide (par exemple leur route à un passant !), quand les hommes se drapent dans leur fierté. Beaucoup rêveraient d'un amant qui les comprennent aussi bien que leur meilleur ami gay, et qui leur fassent l'amour comme un dieu (romain, pas grec, enfin hétéro…).
Attention scoop en vue : les deux sexes éprouvent les mêmes émotions et sentiments mais ils ne les expriment pas de la même façon. Et hommes et femmes ne réagissent pas de la même manière lorsque leur partenaire exprime ce qu'il/elle ressent. Pour les émotions positives, il n'y a généralement pas de grand écart, hormis peut-être après l'amour, où les hommes ont envie de dormir tranquillement tandis que les femmes non (au passage, cela s'expliquerait par une différence de fonctionnement au niveau cérébral, et par une diminution de l'apport de glycogène aux muscles).
Pour les émotions négatives, ça se corse ! Forcément, les femmes en parlent dans le registre de l'intimité, à l'inverse des hommes qui restent dans le langage de l'indépendance et du pragmatisme. D'où la difficulté de se comprendre… Résultat, les femmes sont plus subtiles (d'après elles) ou moins directes (selon eux).
En pratique
Une femme va répéter une demande jusqu'à ce qu'elle ait une réponse (elle pense que si elle n'en a pas, c'est parce qu'elle n'a pas été entendue). Un homme considère bien souvent que s'il n'y répond, pas c'est l'équivalent d'un refus et il assimile l'insistance de sa partenaire à une pression ou de l'hostilité.
En situation de crise, une femme aura tendance à répéter dans sa tête ce qu'elle dira à l'autre, à imaginer ce qu'il répondra, etc etc. l'homme gèrera la crise quand elle se présente. Conclusion, la première est moins spontanée et prête parfois à l'autre des sentiments infondés ; le second moins préparé aux réactions de l'autre et parfois déstabilisé.
Un homme a tendance à chercher des solutions lorsqu'on leur expose un problème : pour lui, c'est la seule façon pragmatique d'améliorer la situation et d'aider sa douce ! Ce n'est pas forcément ce que veut cette dernière qui a envie d'être écoutée par un interlocuteur compatissant, qui la serre dans ses bras !
Quand elle raconte les histoires de ses copines, avec moult détails, interprétation et avis, ce n'est pas forcément parce qu'elle radote ou pour être une garce : elle aime comprendre ce qui se passe dans la tête des gens. Si Robert préfère une soirée foot/pizza/bière où ses potes ne parlent de rien, ce n'est pas parce qu'il est un handicapé de la communication. Il ne sait pas exprimer ses sentiments et surtout, il ne voit pas l'intérêt de le faire avec ses amis. Oui, l'homme est pudique !
Pour une femme, la communication est un outil mis au service de la relation et de l'expression des émotions. Donc si elle conseille à son homme de parler avec son supérieur avec lequel il est en conflit, ce n'est pas s'abaisser à ses yeux, c'est gérer la situation avec sagesse…
Les hommes pensent souvent que les femmes sont compliquées, avec leurs états d'âme, leur besoin de parler et d'analyser n'en plus finir. Selon elles, les émotions et sentiments sont à prendre en compte ; le seul moyen de comprendre une personne (a fortiori l'être aimé) est qu'elle parle d'elle. A condition que la discussion soit constructive, que chacun écoute ce que l'autre à dire et l'intègre… Ce qui n'est pas toujours le cas, lorsque chacun répète en boucle ses griefs, par exemple.
Un prochain article parlera des façons d'optimiser la communication en couple.


http://www.allodocteurs.fr/blogs/100-psycho-sexo/archives/2016/01

Un événement atypique : « Anthropologies numériques #5 »,societe,

16 Novembre 2017, 01:52am

Publié par hugo

 14 novembre 2017
CultureUn événement atypique : « Anthropologies numériques #5 »
Organisé par l’association les Ecrans de la liberté, « l’Anthropologies numériques #5 » est un événement qui rassemble des films, des installations, des performances, des ateliers participatifs, des rencontres internationales. Il se tiendra du 15 au 19 novembre. Pascal Leclercq, président des Ecrans de la liberté, et Nadine Wanono, anthropologue, cinéaste, chercheuse à l’Institut des Mondes Africains, secrétaire générale des « Ecrans de la liberté » expliquent ce que signifie la thématique de cette année « Croire, créer, désirer, faire avec l’autre ».
D’où vient cette appellation « Les Ecrans de la liberté » ?
Pascal Leclercq : « Anthropologies numériques » est un événement organisé depuis 5 ans par l’association « Les Ecrans de la liberté ». L’origine des « Ecrans de la liberté » remonte à 1989, le Bi-centenaire de la Révolution française. Nous avions inventé cela avec Jean Rouch, anthropologue et cinéaste, pour célébrer à notre manière le bicentenaire de la Révolution à la Cinémathèque française : donner le droit de cité à des films ou à des œuvres qui n’avaient pas été vus ou qui avaient été censurés politiquement, économiquement ou même techniquement. Nadine Wanono a proposé qu’on reprenne cette intuition et qu’on en prolonge l’esprit en créant l’association du même nom en 2012.
L’enjeu de cet événement est de permettre aux réalisateurs et réalisatrices des rencontres un peu différentes de celles que l’on a l’habitude d’avoir dans les festivals, lesquelles sont extrêmement codifiées. Nous essayons d’ouvrir des brèches pour susciter des rencontres, et souhaitons que cela génère d’autres créations, ce qui était aussi l’intuition de départ.
Nadine Wanono : C’est d’ailleurs pour ça que nous n’avons pas voulu créer un festival mais plutôt un événement « Anthropologies numériques ». Il s’agit de permettre à de jeunes créateurs et créatrices qui sont dans des situations de non-reconnaissance parce qu’ils/elles sont en dehors de leurs frontières académiques ou de leurs frontières disciplinaires ou géographiques et qui n’ont pas de droit de cité dans les festivals ethnographiques, de présenter leurs œuvres.
Il fallait ouvrir les fenêtres et les portes de manière à ce que des personnes qui ont fondé leur démarche en intégrant la dimension artistique, soit en art numérique, soit en anthropologie, soit en films expérimentaux puissent trouver un lieu d’expression et aussi un lieu d’accueil de leur parole car dans de nombreux festivals, il y a de moins en moins de temps d’échange compte tenu des exigences de la programmation et de sa dimension économique. Pour nous, cela a été fondamental de garder cet esprit et de laisser quasiment une demi-heure d’intervention à chaque réalisateur. Cela crée un bonheur aux réalisatrices et aux réalisateurs d’avoir ce temps de parole devant un public et de pouvoir présenter les enjeux de leur travail.
Il s’agit d’une transmission de l’esprit de création et cela d’autant plus cette année.
Quelle est la thématique de cette année ?
NW : Lors de l’édition « Anthropologies numériques » nous avions fait intervenir des danseuses/danseurs, qui improvisaient autour d’œuvres cinématographiques, et offraient des improvisations pendant les débats avec le public, qui s’est montré très réceptif. Cette troupe de danse, « les Ames Fauves » était vraiment dans la problématique du faire-croire. Il fallait donc prolonger ce projet et nous avons trouvé ce titre « Croire, créer, désirer, faire avec l’autre », qui a été travaillé avec un jeune doctorant, Côme Ledésert. Les créations et les croyances sont quelque part menacées, en tout cas fragilisées. Nous essayons de montrer les œuvres qui pourraient faire écho à ce thème-là.
Cette année, nous n’avons pas voulu choisir un thème sur l’immigration ; donc une sensibilité naturelle s’est manifestée avec le nombre d’œuvres qui correspondent aux questions relatives à la marche, à la sédentarisation, au mouvement, au corps et à la migration, d’une certaine manière. De fait, avec la sélection des œuvres se répondaient les unes aux autres.
PL : Nous avons lancé un appel à projets international et avons été surpris par le nombre de réponses : 1800 ! Cela répond donc à un besoin. Parmi les œuvres très diverses que nous avons reçues, certains thèmes se dégagent, par exemple l’idée de frontières ; on sait qu’il y en a, y compris géographiques, mais il s’agit de voir comment on peut les franchir.
Cela correspond aussi à une nouvelle géographie. Nous entrons dans une géographie de mouvement. La ville ne se perçoit plus comme lieu de résidence mais comme espace de déplacements et de rencontres possibles. En même temps c’est inviter un public à partager, faire mouvement avec nous à travers leur croire, leurs pensées et leurs désirs.
Pourriez-vous préciser l’objectif de cette manifestation ?
NW : L’idée est de permettre à des objets étranges de percuter notre réel. C’est une problématique très « rouchienne » (cf. Jean Rouch !), comme il dit ! « Qu’est-ce que c’est ? Est-ce du feu ? Est-ce le soleil ? Est-ce un masque ? Est-ce une interrogation ? Un film ? Une provocation ? Dans quel registre va-t-on mettre ce travail ? »… Et je pense que c’est cela le cœur de notre travail. Il faut faire attention à ce qu’Eric Manning, un chercheur canadien, appelle des gestes mineurs, anodins et comment avec des gestes du quotidien on peut faire naître des liens.
PL: Il y a aussi l’idée que penser, c’est faire, et que faire, c’est penser. Cela vient interroger notre substrat culturel. On a toujours privilégié la grande culture et pas la culture du quotidien. On a toujours sous-estimé l’implication du corps et donc la gestuelle du corps « dans le faire ». Jean Rouch le rappelait en disant qu’il voulait filmer en dansant !
Mais c’est vrai que lorsque l’on veut être artisan de sa vie, on a un rapport au réel qui modifie sa façon d’être et de penser. Nous pensons que toute intervention et tout partage vont modifier quelque chose dans le comportement et la façon de penser de quelqu’un. C’est le pari qu’on fait, inventer une façon d’être et de voir ensemble nouvelle.
Pourriez-vous évoquer quelques projets emblématiques ?
NW : Je pense à Un voyage sans carte, qui est un film d’une réalisatrice américaine, qui a filmé un migrant afghan en Grèce, lequel se retrouve à participer puis à organiser des ateliers de danse et à découvrir la plasticité de son corps et ainsi la nécessité de la danse pour rendre compte de son propre parcours. En Afghanistan, la danse pour les hommes n’est pas vraiment culturellement acceptée et ce fut un vrai cheminement pour lui d’accepter sa propre démarche. On voit comment il a vécu par la danse sa transformation géographique et son intégration dans la culture grecque. Cela me parait d’autant plus emblématique qu’il a accepté d’animer un atelier avec Zornitsa Zlatanova qui travaille au Comede (Comité pour la santé des exilés) qui elle, travaille avec des femmes migrantes depuis plusieurs années. Zornitza Zlatanova nous propose un travail sur la marche: qu’est-ce que c’est que marcher ? Ils vont essayer de collaborer, alors qu’ils ne se sont jamais rencontrés, sur cette notion de déplacements, déplacements symboliques et sédentarisation. Ils vont faire une proposition d’atelier extrêmement simpliste sur ces deux thèmes.
C’est vraiment emblématique de ce que l’on veut faire dans la mesure où l’on ne connaît pas le résultat et donc ce sera en le faisant que l’on va se rendre compte s’il va y avoir des étincelles ou pas.
PL : J’ai été impressionné par le courage de plusieurs actrices/acteurs de ces films, qui montre qu’un tout petit mouvement, de petits gestes peuvent entraîner des changements importants. J’ai été intéressé, par exemple, en visionnant Un rien magnifique, film du réalisateur iranien Ahmad Seyedkeshmiri, qui décrit l’histoire de cet homme, berger de son état, qui en Iran a ouvert des classes de pratiques artistiques dans un petit village. Il montre le courage du quotidien pour créer un tel atelier et affronter la norme, les codes, les rapports entre les sexes, la division du travail, l’accès des femmes à l’expression artistique et chorégraphique. Cet homme a permis à des femmes d’avoir un espace d’expressions et de mouvements. C’est un exemple, mais nous voulons aussi bousculer les frontières entre les disciplines et formes d’expression artistique et aussi entre professionnels et amateurs !
Propos recueillis par Caroline Flepp
Du mercredi 15 au dimanche 19 novembre 2017 :
⦁ Mercredi 15, jeudi 16 et vendredi 17 novembre de 18h30 à 22h au ⦁ Cube à Issy-les-Moulineaux (entrée libre)
⦁ Samedi 18 et dimanche 19 novembre de 12h30 à 18h00 au ⦁ Point Ephémère à Paris 10ème (accès libre sur ⦁ inscription préalable).
Les partenaires des Ecrans de la liberté : le Labex Hastec, le CNRS, l’Institut des Mondes Africains, Ecoles Pratiques des Hautes Etudes, Ambassade de France en Iran, FREIE Université de Berlin, Univerité de Westminster, EHESS.


⦁ http://www.50-50magazine.fr/2017/11/14/un-evenement-atypique-anthropologies-numeriques-5/
 

À l'école, les filles exerceraient une bonne influence sur les garçons,articles femmes hommes,filles,

16 Novembre 2017, 01:50am

Publié par hugo

 
À l'école, les filles exerceraient une bonne influence sur les garçons
 
 
À l'école, les filles exercent une bonne influence sur les garçons
Par Léa Drouelle
Publié le Mercredi 15 Novembre 2017
Selon une récente étude basée sur des données de l'enquête Pisa 2009, les garçons voient leurs perfomances de lecture augmenter à l'école lorsqu'ils sont entourés d'une majorité de filles.
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Si la classe de votre petit garçon compte une majorité d'élèves filles, réjouissez-vous, car il se peut que cela pourrait augmenter les performances scolaires de votre enfant. Voici l'hypothèse avancée par trois chercheurs néerlandais qui ont dirigé une vaste étude sur plus de 281 000 élèves scolarisés dans plus de 10 000 écoles de 33 pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Publiés dans le Journal School Effectiveness and School Improvement, les travaux de Margriet Van Hek, Gerbert Kraaykamp et Ben Pelzer se basent sur les données 2009 du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa), une enquête menée par l'OCDE destinée à évaluer les performances des systèmes éducatifs des pays membres.
Une plus grande capacité de concentration chez les garçons
Les chercheurs ont croisé les données en se concentrant spécifiquement sur les performances de lecture d'élèves en école primaire et ont comparé les résultats en fonction de la proportion filles/garçons dans chaque classe étudiée (dont les effectifs n'excédaient pas les 35 élèves par classe). "Nous nous sommes concentrés sur les capacités de lecture des élèves parce que la lecture englobe une compétence de base dans l'apprentissage scolaire d'un élève, mais également parce que nous avons constaté que les inégalités entre les sexes dans les écoles en matière de compétences en lecture variaient davantage que d'autres disciplines comme les mathématiques ou les sciences", expliquent les auteurs de l'étude. Ces derniers ont également pris en compte les facteurs socio-économiques, en se basant notamment sur le niveau d'éducation des parents.
Instaurer plus de mixité dans les filières professionnelles
En analysant les différents résultats obtenus, les chercheurs ont pu constaté que les écoles composées à 60% de filles obtenaient de meilleurs résultats dans l'enquête Pisa 2009 que les autres. "La concentration est plus importante chez les garçons quand la classe est composée d'au moins 60% de filles", indiquent les auteurs de l'étude. Selon ces derniers, cette donnée pourrait s'expliquer par les opportunités d'apprentissage offertes par les écoles. Les auteurs de l'étude en concluent que ces effets bénéfiques profitent davantage aux garçons qu'aux filles.
Ces résultats rejoignent ceux d'une précédente étude menée en 2004, par la chercheuse belge Mieke Van Houtte, de l'université de Gand. Réalisés sur 12 000 élèves, les travaux supposaient que la présence de filles dans les classes améliorait les notes scolaires des garçons. La chercheuse instituait sur la pertinence et l'importance d'instaurer davantage dans les écoles mixité dans certaines filières professionnelles. Les auteurs néerlandais, qui citent l'étude de leur consoeur belge dans leurs conclusions, soulignent pour leur part l'intérêt d'élargir les recherches à d'autres disciplines (comme les mathématiques ou la science) pour mesurer l'impact bénéfique de la présence féminine sur l'éducation et l'apprentissage scolaire des écoliers.


⦁ http://www.terrafemina.com/article/a-l-ecole-les-filles-exerceraient-une-bonne-influence-sur-les-garcons_a337217/1