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Cette célèbre boîte de nuit de la Côte d'Azur offre des consos en fonction de la taille des jupes des filles,femmes,filles,sexisme

18 Août 2017, 23:05pm

Publié par hugo

 Cette célèbre boîte de nuit de la Côte d'Azur offre des consos en fonction de la taille des jupes des filles
PAR La rédaction Mis à jour le 18/08/2017 à 20:31 Publié le 18/08/2017 à 18:07
 
Soirée Oserez-vous le court? Le Carré-Annexe/ 18 août 2017, Saint Laurent du Var Facebook
La boîte de nuit L'Annexe de Saint-Laurent-du-Var a déclenché une vive polémique sur les réseaux sociaux en dévoilant le thème de sa soirée de vendredi 18 août: plus la jupe des filles est courte, moins elles paieront chères leurs consommations.
"Oserez-vous le court? Plus c'est court plus ça rapporte" Voilà la soirée à thème proposée vendredi 18 août par le Carré Annexe, le célèbre club de Saint Laurent du Var.
Le concept pas franchement féministe est simple: plus votre jupe est mini, plus vous faites d'économies en alcool...
L'établissement - que nous avons cherché à contacter - propose même un barème de prix en fonction de la taille de la jupe.
"Moins de 25 cm", c'est entrée gratuite. "Moins de 23 cm et jusqu'à 18 cm", un conso offerte. Et enfin "moins de 18 cm", une bouteille de rosé offerte. Classe...
Les organisateurs expliquent même que les "jupes mises par-dessus leggins, collants opaques , pantalons, etc... seront hors concours".
Le concept, proposé dans une vidéo sur Facebook, a déclenché une vive polémique sur les réseaux sociaux.
De nombreuses femmes sont scandalisées.
Et si les hommes viennent en slip? L'histoire ne le dit pas.
Cette célèbre boîte de nuit de la Côte d'Azur offre des consos en fonction de la taille des jupes des filles

 http://www.varmatin.com/faits-de-societe/cette-celebre-boite-de-nuit-de-la-cote-dazur-offre-des-consos-en-fonction-de-la-taille-des-jupes-des-filles-160945

Au moins un sans-abri sur deux voit sa demande de logement d’urgence refusée par manque de moyens,paris,sdf,

18 Août 2017, 01:40am

Publié par hugo

 Une hausse alarmante
Au moins un sans-abri sur deux voit sa demande de logement d’urgence refusée par manque de moyens
Des chiffres alarmants qui ne sont pourtant que la partie émergée de l’iceberg.
jeudi 3 août
 
« Cet été, la moitié des sans-abris restés à la rue » titre un article de Libération du 31 juillet. L’article s’appuie sur le « baromètre du 115 », mis en place par la Fédération des Acteurs de la Solidarité (FAS, qui regroupe 870 associations de lutte contre l’exclusion sociale, notamment l’Armée du Salut, Emmaüs et le Secours Catholique) depuis 2011. Ce baromètre révèle que sur la période du 10 juin au 10 juillet, 10 632 demandes de logements n’ont pas pu être prises en charge, sur les 20 845 demandes faites au 115, le numéro d’urgence des sans-abris. C’est donc bien plus en réalité qu’un sans-abri sur deux qui reste à la rue cet été, le ratio ne valant que pour les demandes de logement qui ont été faites, et qui sont bien inférieures aux contingents de sans-abris, toujours plus nombreux en France. Une hausse que le baromètre permet de mettre en évidence quand on s’intéresse aux tendances des chiffres, qui révèlent une hausse de 17% des demandes de logement d’urgence par rapport à la même période l’année dernière, mais également une hausse de 10% des personnes n’ayant jamais été hébergées parmi les demandeurs.
Une hausse alarmante, dont le détail des populations concernées met en exergue la complète démission politique en matière de lutte contre la précarité extrême, l’Etat se désengageant du peu d’aides qu’il fournissait en la matière, ajoutant à la brutalité du capitalisme la brutalité des politiques d’austérité et policières. La FAS pointe en effet une augmentation très significative de la population âgée de 18 à 24 ans parmi les demandeurs d’un logement d’urgence, qu’elle attribue en particulier aux ruptures de parcours à la sortie des services de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Selon Florent Guéguen, « d’un département à l’autre, il n’existe pas toujours une prise en charge spécifique de ces jeunes quand ils sortent à 18 ans de l’ASE, sans ressources et sans logement ». Comment ne pas songer alors aux 300 millions d’euros de dotation aux collectivités locales que le gouvernement de Macron vient de suspendre par décret pour l’année 2017 ? Cette nouvelle coupe budgétaire qui s’ajoute à celles des précédents gouvernements aura un impact sur le tissus associatif que l’on désagrège de plus en plus et qui joue donc de moins en moins en particulier le rôle « d’amortisseur social ». C’est-à-dire, en clair, celui d’arrondir un petit peu les angles d’un système d’exploitation, mais aussi patriarcal et homophobe, en offrant des solutions de fortunes à quelques uns des jetées à la rue. Mais cette augmentation des sans-abris est aussi le résultat de la crise migratoire, que le gouvernement à le projet « ambitieux » de régler à sa manière, c’est-à-dire en améliorant ses structures visant à laisser hors de France ou reconduire aux frontières un maximum de demandeurs d’asile. Un projet tout à fait cohérent avec le traitement criminel que la police française leur fait d’ores et déjà subir sur le territoire depuis des mois, notamment par l’utilisation continuelle et massive de gaz poivre sur les personnes, les matériels de couchages, l’eau et la nourriture, de jour comme de nuit, comme le dénonce notamment un récent rapport d’Human Right Watch sur la situation à Calais ; mais aussi par les rafles quotidiennes, à Paris ou Vintimille notamment.
D’un autre côté, le nombre de logements vides a progressé de 3,5%, atteignant le nombre de 8 millions : largement de quoi loger l’ensemble des sans-abris, qu’ils soient français ou non. La réquisition de ces logements, notamment ceux détenus par les spéculateurs en région parisienne, est une mesure plus que jamais nécessaire.
Crédit photo : Nelson Minar


http://www.revolutionpermanente.fr/Au-moins-un-sans-abri-sur-deux-voit-sa-demande-de-logement-d-urgence-refusee-par-manque-de-moyens

L'égalité en héritage au coeur du débat en Tunisie,egalite,parite,societe,femmes,feminisme,

18 Août 2017, 01:17am

Publié par hugo

 
L'égalité en héritage au coeur du débat en Tunisie
 
Dessin paru sur le compte twitter de la dessinatrice Willis From Tunis, à l'occasion du débat autour d'une réforme de l'héritage en Tunisie.
 
«La Tunisie se dirige inexorablement vers l’égalité dans tous les domaines !» La formule prononcée par Béji Caïd Essebsi, dimanche 13 août 2017, jour de la fête nationale de la femme, fera, on ne peut que l'espérer, date. L'occasion pour le président tunisien de relancer officiellement le débat sur un sujet hautement délicat : l’égalité entre femmes et hommes en matière d’héritage.
17 aoû 2017
⦁ 
#LaBonneNouvelleDuJour (pour reprendre la formule d'une Terrienne tunisienne sur Facebook) n'a jamais eu autant sa place en ce jour de « Fête de la femme » en Tunisie. Cette journée célèbre tous les 13 août la promulgation en 1956 du Code du statut personnel (CSP), un texte qui a accordé plusieurs droits aux femmes et a aboli la polygamie et la répudiation.
Aujourd'hui la Tunisie est considérée, notamment grâce à sa nouvelle Constitution adoptée en 2014, stipulant que les « citoyens et citoyennes sont égaux en droits et devoirs », comme pionnière dans le monde arabe. Malgré tout, sur la question de l'héritage, tout reste à faire. Les femmes continuent d’hériter généralement uniquement de la moitié de ce qui revient aux hommes, comme le prévoit le Coran. Cela pourrait donc changer ...
« Nous avons une Constitution [stipulant] que l’Etat est civil, mais tout le monde sait que notre peuple est musulman […] et nous ne voulons pas aller vers des réformes qui choqueraient le peuple tunisien », a dit le chef de l’Etat lors d'une allocution prononcée dimanche 13 août 2017 devant le gouvernement et un parterre d’invité.e.s.
« Mais il faut que nous disions que nous allons vers l’égalité entre eux [hommes et femmes] dans tous les domaines. Et toute la question réside dans l’héritage », a-t-il ajouté. Le président a annoncé avoir formé une commission chargée d’étudier « la question des libertés individuelles » et celle de « l’égalité dans tous les domaines », qui doit lui remettre un rapport à une date qui n’a pas été spécifiée.
Nous allons trouver la formulation qui ne choquera pas les sentiments d’un certain nombre de citoyens et de citoyennes et qui fera en sorte qu’il n’y ait pas d’injustice Béji Caïd Essebsi
« J’ai confiance dans l’intelligence des Tunisiens et dans les hommes de loi. Nous allons trouver la formulation qui ne choquera pas les sentiments d’un certain nombre de citoyens et de citoyennes et qui fera en sorte qu’il n’y ait pas d’injustice » à l’égard des femmes, a-t-il affirmé. Béji Caïd Essebsi a aussi annoncé avoir demandé au gouvernement de retirer une circulaire datant de 1973 et empêchant le mariage des Tunisiennes musulmanes avec des non-musulmans. Des organisations de la société civile ont ces derniers mois lancé une campagne sur cette question et une plainte a été déposée auprès du tribunal administratif pour annuler la circulaire.
Hériter à égalité, question si sensible
La question de l’égalité entre hommes et femmes en matière d’héritage reste une question très sensible dans ce pays, comme presque partout dans le monde arabe. En 2016, le député Mehdi Ben Gharbia avait présenté une proposition de loi visant à faciliter l’égalité en matière d’héritage. Le mufti de la République, la plus haute autorité religieuse musulmane du pays, et tous les partis traditionnalistes et autres institutions religieuses y étaient alors opposés. Aujourd'hui, le député est devenu ministre, ceci expliquant peut-être que la question revienne sur la table.
Autre facteur favorable à une réforme, cette récente victoire pour la défense des Tunisiennes. Après certes, de longs débats et tractations, le vote le 26 juillet 2017 à l'unanimité des 146 députés présents (sur 217 élus) d'une loi très attendue pour lutter contre les violences faites aux femmes. Le texte renforce en particulier la protection des victimes et abolit des dispositions jugées rétrogrades.
Retrouvez nos récents articles sur la Tunisie dans Terriennes :
>Loi contre les violences aux femmes : victoire "historique" des Tunisiennes
>Tunisie : seulement 2% des femmes fonctionnaires occupent des postes à responsabilité
Une proposition polémique
Le discours du président tunisien soulève depuis dimanche une très vive polémique, les critiques fusant du côté du camp radical et des traditionnalistes. Un projet au contraire soutenu par les modérés et le camp réformiste.
Dans les médias, une députée du parti libéral-social Afek Tounes, Rim Mahjoub, a qualifié ce discours de "progressiste et révolutionnaire". " Cela doit être suivi par un projet de loi qui sera déposé à l’assemblée. Projet qui devrait être facilement adopté par la majorité parlementaire", estime-t-elle.
Dans une publication sur sa page Facebook, l’office de l’Iftaa, dirigé par le Mufti de la République tunisienne Cheikh Othman Battikh, a fait l’éloge du discours du président de la République, affirmant que ses propositions renforcent la place de la femme au sein de la société tunisienne et garantissent le principe de l’égalité entre les deux sexes.
Cette réaction a suscité de vives réactions dans le camp des opposants au changement. Le syndicat des imams tunisiens rejette les propositions présidentielles. Fadhel Achour, secrétaire-général de ce syndicat, a exprimé, dans une déclaration à Shems FM, son opposition au contenu du dernier communiqué du mufti de la république (cité plus haut) et demandé à ce dernier de démissionner.
Depuis l'Egypte, Abbas Chouman, vice-grand imam de la mosquée Al-Azhar estime qu'"un appel à une égalité dans l’héritage entre les deux sexes s’oppose aux doctrines de la Charia (doctrines et règles musulmanes ndlr)". "La répartition de l’héritage entre les héritiers est organisée conformément à des versets du coran bien clairs qui ne suscitent pas l’interprétation", a-t-il dit dans une déclaration rapportée par plusieurs agences de presse.
Lors d'un entretien, mardi 15 août 2017, sur les ondes d'une radio tunisienne, Express Fm, Sadok Belaïd, ancien doyen de la Faculté de droit et une grande sommité en droit, estime que "le fait d’avoir appliqué les modalités sur l’héritage pendant plus de 13 siècles, ne vaut nullement dire qu’elles sont exactes". "A quatre reprises, le texte coranique met l’accent sur le fait que l’héritage doit être réparti après en avoir déduit les montants de dette ou de legs sans oublier que le même texte coranique abonde en versets prônant l’égalité parfaite entre hommes et femmes", déclare le professeur.
Concernant la question du mariage d’une musulmane avec un non musulman, l'ancien doyen évoque l’absence d’un texte coranique clair l’interdisant, donnant ainsi raison, là aussi, au président de la République.
Face à la controverse galopante, la porte-parole de la présidence de la République Saïda Garrach estime, que les tentatives de ramener cette question au discours religieux, n’est, selon elle, qu’un moyen de contourner le problème. "Cela ne dépendra pas d'une fatwa !", a-t-elle lancé lors d'une émission télévisée, précisant que l'Islam est "évolutif" et ajoutant que "ce dernier n’a pas aboli l’esclavage et s’est pourtant inscrit dans l’ère des droits humains".
La bataille autour du bastion de l'héritage, chasse gardée masculine s'il en est depuis la nuit des temps s'annonce rude. A la Tunisie maintenant de confirmer son statut d'exception... #ASuivre

http://information.tv5monde.com/terriennes/l-egalite-en-heritage-au-coeur-du-debat-en-tunisie-186209

Les silencieuse(s), la BD qui dénonce le harcèlement de rue,femmes,violences,

18 Août 2017, 00:41am

Publié par hugo

 août 2017
CultureLes silencieuse(s), la BD qui dénonce le harcèlement de rue

Les silencieuse(s) est une bande dessinée créée par l’illustratrice française Sibylline Meynet, et basée sur le travail de l’étudiante genevoise Salomé Joly. A travers le témoignage d’adolescentes confrontées au harcèlement de rue, les autrices font prendre conscience aux lectrices/lecteurs du besoin impérieux d’arrêter de trouver normal ce qui ne l’est pas. Elles s’appellent Anaïs, Mahé, Zoé, Julie, elles sont lycéenne, étudiante en arts plastiques, employée, elles subissent au quotidien le harcèlement de rue. Et ce n’est pas normal !
Selon une étude britannique, 81,5% des Européennes ont été victimes de harcèlement en public avant l’âge de 17 ans.
Insultes, sifflement, regards insistants, mains baladeuses … nous connaissons toutes ces situations. Enliser dans notre quotidien, le harcèlement de rue devient une sorte de routine.
Trop communément, les victimes de ces agressions remettent en cause leur tenue, leur attitude etc. Avec Silencieuse(s), les autrices dénoncent ce phénomène de » victime sharing « . Une des héroïnes de la BD fait un détour, pour se rendre à son lycée, afin de ne pas passer devant un chantier, car elle a mis une jupe. Une autre fois, elle va se changer et troque sa jupe pour un pantalon.
Chaque personnage à son propre caractère et réagit différemment : l’une se rebelle, l’autre monte les 4 étages de son immeuble avec son vélo de peur que l’homme qui l’a accosté dans la rue, la reconnaisse et découvre où elle habite. Certaines ont des parents qui soutiennent leur fille, tandis que d’autres lui reprochent ses choix vestimentaires…
http://www.50-50magazine.fr/wp-content/uploads/2017/07/PlancheS_56424.jpg une planche de la bande dessinée, les silencieuses, sur le harcèlement dans les transports
 BD décrit le harcèlement dans les transports
Un travail de maturité
Alors qu’elle avait 18 ans, Salomé Joly, dans le cadre d’un travail pour son lycée, s’est intéressée à la question du harcèlement de rue. Elle a collecté une série de témoignages isolés, qu’elle a rendu sous la forme du journal intime fictif d’Anaïs, une jeune fille de 17 ans. Le projet a été repéré par une maison d’édition qui a mis en contact la jeune femme avec Sibylline. L’illustratrice a découpé l’histoire du journal d’Anaïs en 9 parties pour la raconter à travers différents personnages âgés de 16 à 35 ans, allant de la lycéenne à la femme mariée afin d’illustrer l’universalité du fléau.
Cet ouvrage dénonce la récurrence et la banalisation du harcèlement de rue, en nous demandant d’arrêter de trouver normal ce qui ne l’est pas. Le harcèlement n’est jamais acceptable.
Mailys Ardit 50-50 Magazine
Sibylline Meynet et Salomé Joly : Silencieuse(s). Ed. Perspectives Art9, 2017

http://www.50-50magazine.fr/2017/08/17/les-silencieuses-la-bd-qui-denonce-le-harcelement-de-rue/

La naissance de bébés prématurés associée à l’insomnie ,femmes,sante,bebe

18 Août 2017, 00:20am

Publié par hugo

La naissance de bébés prématurés associée à l’insomnie
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Les femmes avec une insomnie ou une apnée du sommeil pendant leur grossesse auraient deux fois plus de risques que les autres de donner naissance à un bébé prématuré.
Une solution simple pourrait peut-être permettre de diminuer les naissances prématurées: un meilleur sommeil des mères. C’est ce que révèle une étude publiée dans Obstetrics & Gynecology.
Chaque année dans le monde, 15 millions de bébés (soit plus d’un sur 10) naissent prématurés, c’est-à-dire à moins de 37 semaines de grossesse. En France, c’est entre 50.000 et 60.000 par an. Ces 20 dernières années, la prématurité en France et dans plusieurs pays développés n’a pas cessé d’augmenter.
Si dans les pays occidentaux cela se passe le plus souvent sans problèmes majeurs, l’arrivée d’un bébé avant l’heure est parfois synonyme d’handicaps, voire de mortalité dans les cas extrêmes. Plusieurs facteurs sont en cause comme l’hypertension ou une infection pendant la grossesse. D’après l’étude, l’insomnie et l’apnée du sommeil pourraient constituer de nouveaux facteurs de risque.
En analysant les données de 3 millions de femmes enceintes en Californie, des chercheurs ont découvert que les femmes à qui on avait diagnostiqué une insomnie ou une apnée du sommeil avaient presque deux fois plus de chances que les autres de donner naissance à un bébé prématuré (de plus de 6 semaines de prématurité).
Cette étude s’est faite dans le cadre du «Preterm Birth Initiative», un programme de recherche centré sur la Californie et l’Afrique de l’est. Il est financé entre autres par la fondation Bill & Melinda Gates.
Des problèmes classiques, mais pas sans conséquences
La chercheuse Jennifer Felder, qui dirige l’étude, avait été frappée par l’absence de données sur le lien entre sommeil et grossesse. Les femmes enceintes ont souvent des difficultés à dormir. Environ 50 % d’entre elles souffrent d’insomnie en fin de grossesse. Elle s’est donc doutée que les médecins et chercheurs, considérant ce trouble comme «classique», n’avaient peut-être pas pensé à examiner de plus près les conséquences du manque de sommeil sur la grossesse elle-même.
Elle et son équipe se sont donc procuré les données d’environ 3 millions de naissances en Californie entre 2007 et 2012, qu’ils ont épluchées. 2300 de ces femmes avaient été diagnostiquées avec un trouble du sommeil. Selon les résultats, l’insomnie augmentait de 40% les risques de naissances avant terme. Les problèmes de sommeil augmentaient aussi le risque de naissance très prématurée, 5,3% des femmes donnant naissance à moins de 34 semaines de grossesse, alors que ce pourcentage est à 2,9% dans le reste de l’échantillon.
Des mécanismes encore à explorer
La question qui reste à élucider, c’est de quelle façon ces troubles peuvent favoriser les naissances prématurées. Il y a peu de chances que le sommeil puisse être la cause directe. On sait par exemple que les troubles du sommeil peuvent être responsables de problèmes immunitaires et d’une augmentation de l’inflammation. Or, de hauts niveaux de cytokines inflammatoires (un type de protéines produites lors de l’inflammation) dans le liquide amniotique sont associés à une augmentation du risque de prématurité.
Pour traiter les troubles du sommeil, grossesse oblige, des solutions «sans médicaments» devraient être utilisées. Par exemple une thérapie comportementale pour l’insomnie, ou dans le cas de l’apnée du sommeil un dispositif médical à Pression Positive Continue (PPC), un masque qui insuffle de l’air.
La rédaction vous conseille
Une caméra sans fil pour soigner les bébés prématurés
Bébés prématurés: une photo choc pour sensibiliser les politiques
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http://sante.lefigaro.fr/article/la-naissance-de-bebes-prematures-associee-a-l-insomnie

Fertilité masculine en berne : « les perturbateurs endocriniens ont une incidence »,sante,hommes,

16 Août 2017, 18:35pm

Publié par hugo

Fertilité masculine en berne : « les perturbateurs endocriniens ont une incidence »
La qualité du sperme des Occidentaux a chuté de moitié ces quarante dernières années. Les perturbateurs endocriniens en seraient la principale cause.
Ils sont de moins en moins nombreux… et pourraient même venir à manquer. Le nombre total de spermatozoïdes a diminué en moyenne de moitié entre 1973 et 2011, aux États-Unis, en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande, selon une étude publiée dans la revue Human Reproduction. Leur concentration dans un millilitre de sperme a suivi la même tendance. Selon les chercheurs, ce phénomène serait lié aux perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques que l’on trouve dans les pesticides, qui dérèglent le système hormonal. Une thèse que rejoint, et que nous explique, le Pr Stéphane Droupy, Chef du service d’urologie au CHU de Nîmes.
Le Figaro: Pourquoi assiste-t-on à une baisse du nombre de spermatozoïdes?
Tout d’abord, il faut regarder la manière dont nous vivons, dont nous produisons et nous mangeons. Depuis une quarantaine d’années, nous avons pris conscience d’un problème émergent dans le domaine de la santé reproductive: celui des «perturbateurs endocriniens», qui ont une forte incidence sur le développement de l’appareil génital de l’homme. Ce dernier, pour se former dans le ventre de sa mère, a besoin de testostérone. Or nous savons que certains éléments chimiques, tels que les xénoestrogènes - des substances chimiques qui «miment» les hormones féminines - bouleversent le développement de l’appareil génital de l’embryon. Résultat: l’enfant peut présenter des testicules qui ne descendent pas correctement ou des caractéristiques de l’appareil génital féminin (des reliquats d’utérus par exemple), bloquant la fertilité.
Quelles sont les conséquences de cette baisse?
Théoriquement, nous pouvons déduire de cette diminution de la concentration et du nombre de spermatozoïdes que les Occidentaux deviennent moins fertiles. À partir du moment où un individu présente moins de 15 millions de spermatozoïdes par millilitre de sperme, il est considéré comme infertile - selon l’étude, le nombre de spermatozoïdes moyen observé est encore de 81 millions/ml, tout pays confondu. Cependant ce n’est pas le seul facteur qui intervient dans la fertilité de l’homme: la mobilité du spermatozoïde, plus difficile à étudier, n’a pas été prise en compte.
Que faudrait-il faire pour inverser la courbe?
Cela passe par de petites avancées. Nous pouvons conseiller de mieux manger, de moins fumer et d’essayer de lutter à son échelle contre les pesticides et les polluants. Pour les femmes enceintes, il faut faire d’autant plus attention et éviter de faire chauffer ses aliments dans des boîtes en plastique, par exemple.
Comment savoir, en tant qu’homme, si je suis fertile?
Il existe un examen médical, qui explore les différentes caractéristiques du sperme de l’homme: le spermogramme. Ce test analyse, entre autres, le nombre de spermatozoïdes (qui doit être supérieur à 15 millions par millilitre) et le volume du sperme émis lors d’une éjaculation (qui doit dépasser 1,5 millilitre). Après les données numériques, l’examen s’intéresse aussi à la vitalité et à la mobilité des spermatozoïdes. Pour que l’homme soit considéré comme fertile, il faut que plus de 4% de ses spermatozoïdes soient normaux (avec une tête et un flagelle normaux).
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L'UE définit les perturbateurs endocriniens
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Le tabac réduit en cendres la qualité du sperme

http://sante.lefigaro.fr/article/fertilite-masculine-en-berne-les-perturbateurs-endocriniens-ont-une-incidence-

En Inde, les vaches sacrées mieux protégées que les femmes,femmes,violences,

16 Août 2017, 15:20pm

Publié par hugo

16 août 2017
Contributions En Inde, les vaches sacrées mieux protégées que les femmes
 
En quelques mois, Aranya Johar, 18 ans, est devenue une icône en Inde, avec un slam intitulé « A Brown Girl’s Guide to Gender« , filmé sur scène, posté sur Youtube et visionné plus d’un million de fois. Dans ce texte, la jeune poétesse et slameuse de Bombay   dénonce la mentalité des hommes qui ne considèrent les femmes que comme des objets sexuels, dans une société patriarcale où les violences conjugales et sexuelles sont un fléau.
Chaque jour, 93 viols sont en effet enregistrés dans le pays, une statistique qui reflète mal la réalité, car le silence et la honte des victimes cachent un chiffre bien supérieur.
La notoriété croissante d’Aranya Johar n’est qu’une des nombreuses expressions d’une nouvelle vague de féminisme, qui a émergé il y a quelques années dans les villes et s’est renforcée après le viol meurtrier de la jeune Jyoti Singh en décembre 2012 à New Delhi. Un crime barbare qui a secoué l’Inde entière, provoqué des manifestations de centaines de milliers de personnes et entraîné une aggravation des peines contre les violeurs.
Après la vidéo virale d’Aranya Johar, diffusée pour la Journée internationale des femmes, en mars, les féministes ont récemment trouvé un autre moyen de protestation, lui aussi artistique : diffuser sur internet des photos d’elles portant des masques de vaches. Pourquoi ? Pour dénoncer un nationalisme hindou dont les représentants gouvernent l’Inde depuis 2014 et qui semble mieux protéger les vaches sacrées que les femmes.
Depuis plusieurs mois en effet, des groupes fondamentalistes hindous ont déclaré la guerre à ceux qui vivent de la filière bovine, tous musulmans ou hindous de basses castes. Ces violents gau rakshaks (défenseurs des vaches) incendient les boucheries musulmanes, harcèlent vendeurs de bétail et employés d’abattoirs, et vont jusqu’à les lyncher. Des exactions qui ont déjà fait plusieurs morts.
La protection des vaches semble ainsi être devenue la priorité du nationalisme hindou radical. D’où l’interpellation imagée de ces femmes.
L’idée en revient au photographe Sujatro Ghosh, qui a invité ses amies à poser avec ces masques. Et le buzz créé par ses photos a permis de soulever publiquement cette question : « les vaches sont-elles aujourd’hui mieux protégées que les femmes«  en Inde?
De photos en vidéos, le web est devenu une arme efficace pour diffuser les revendications des femmes : Facebook, Twitter, Instagram, Youtube et les nombreux blogs féministes rallient une jeune génération qui dénonce la violence dans l’espace privé et public. Et exige une police et une justice efficaces, des moyens d’alerte et des éclairages pour les rues obscures.
Des revendications qui, visiblement, dérangent, car plusieurs blogueuses indiennes se sont déjà fait agresser ou ont reçu des menaces de mort.
Au sein de cette jeune génération éduquée, active, connectée, cette mobilisation sur le web est, pour le moment, surtout urbaine. Mais rien ne dit que dans un pays où la croissance de l’internet mobile est une des plus rapides au monde (avec un milliard de téléphones portables), elle ne s’étendra pas bientôt aux régions rurales.
 Bénédicte Manier, journaliste-auteure
 L’Inde, au fil des routes
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https://www.50-50magazine.fr/2017/08/16/en-inde-les-vaches-sacrees-mieux-protegees-que-les-femmes/

Silhouettes sexistes : villageois contre féministes à Dannemarie, bourgade de l'Est français,femmes,feminisme,sexisme,

15 Août 2017, 21:10pm

Publié par hugo

Silhouettes sexistes : villageois contre féministes à Dannemarie, bourgade de l'Est français

France 3 grand Est
 

Le ciel leur serait-il tombé sur la tête ? A Dannemarie, en Alsace, des silhouettes installées par la mairie, qualifiées de sexistes par des féministes ont du être enlevées des rues, suite à une décision de justice. Colère des villageois, qui ont décidé d'exposer les objets du litige chez eux. La (toute petite) polémique de l'été ?
15 aoû 2017
Mise à jour 15.08.2017 à 09:39 par
Isabelle Mourgere
dans
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Bienvenue à Dannemarie, en Alsace, région située dans l'Est de la France. Petite bourgade de 2 300 habitants, à plus de 500 km de la capitale. Sous des apparences paisibles, il y résonne depuis quelques semaines un air, qui semble tout droit sorti de la lyre du barde Assurancetourix. Et avec dans le rôle du maire, non pas installé sur un bouclier (quoique), Paul Mumbach, élu divers droite en poste depuis 2008.
La potion magique de ce village ? Décréter 2017 l'année de la femme. Comment ? En installant 125 panneaux en contreplaqué, dont 65 représentent des silhouettes de femmes, un peu partout à travers les rues.
 
Pancartes de femme installées dans les rues de Dannemarie, enlevées depuis le 13 août.
Captureinternet
En voici une, chevauchant une chaise, jambes toutes écartées, ou encore une autre, pin up courtement vêtue, et encore d'autres, bouches entrouvertes, aux lèvres carmin et gourmandes...
 
La femme "honorée" à la manière de Dannemarie.
Captureinternet
Rien de provocant selon le maire et ses ouailles. Au contraire, scandaleux selon les féministes de la région. Cela aurait pu en rester là, une simple querelle de clochers. C'était sans compter sur la solidarité semble-t-il sans faille des habitants, tous unis derrière leur Abraracourcix local. Ni sur la capacité des réseaux sociaux d'attiser le feu, ni sur la détermination des féministes.
Alertée par le Centre national d'information sur les droits des femmes et des familles du Haut-Rhin, c'est la référente strasbourgeoise de l'association féministe Les Effronté-e-s, Sarah Pyd, qui envoie la première salve, en postant mercredi 19 juillet sur Facebook, un message ironisant sur cette "magnifique campagne" et accusant les autorités locales de dilapider ainsi l'argent public.
"Cela donne une très mauvaise image des femmes, ça les met dans un carcan qui ne devrait plus exister depuis des années", regrette Sarah Pyd chez nos confrères de France 3 Alsace.
"Année de la femme ? On ne doit vraiment pas avoir la même vision de la femme. A quand l'année de l'homme dans ces conditions ? " peut-on lire parmi les centaines de commentaires publiés sur les réseaux sociaux. D'autres évoquent un combat plutôt inutile : " Je me fiche un peu de cette querelle car je trouve qu'il y a des mesures plus importantes à prendre concernant certaines malfaisances faite aux femmes. Par exemple, est ce que ces Effrontées s'indignent à propos de certaines femmes SDF qui dorment dans la rue ?? Est ce que ces Effrontées s'indignent à propos des femmes migrantes qui se meurent ... et je pourrai continuer longtemps, donc excusez moi ..."
Une bonne intention
A l'origine de cette initiative ... une femme. "Nous le faisons tous les ans, confie aux journalistes de France 3 Grand Est, Dominique Stroh, première adjointe au maire. L'année dernière, c'était celle du vélo. Et ça a déplu à certains aussi..." Lorsque la municipalité de Dannemarie a décidé de placer 2017 sous le thème de "l'année de la femme", cela partait d'une "bonne intention".
Ladite bonne intention ne passe pas auprès de l'association Les Effronté-e-s, qui après avoir essuyé le refus du maire de retirer à l'amiable les silhouettes, décident de porter l'affaire en justice en saisissant le Tribunal Administratif par référé-liberté pour obtenir le retrait immédiat des panneaux jugés "sexistes".
Voilà de quoi faire les affaires de la presse locale en cette période estivale, d'ordinaire si pauvre en polémiques. Le maire de Dannemarie y dénonçe les «pseudos féministes, sautant sur leurs chaises en criant "femme-femme-femme", qui essayent de dénaturer notre action en faisant des déclarations à la presse ». Selon lui, « la population n’a pas été dupe de ces agissements car elle soutient très largement l’initiative de la Municipalité ». Il lance alors « une mobilisation générale afin de défendre "notre" action et surtout la cause de la femme ». Sic.
Une conception de la femme, inspirée par des stéréotypes et la réduisant de façon caricaturale, et parfois graveleuse, à une fonction d’objet sexuel
Juge des référésDébut août, la justice tranche. Le juge des référés considère que l'installation des panneaux constitue une atteinte grave au principe d'égalité entre les hommes et les femmes consacré comme une liberté fondamentale. Le tribunal retient que "ces représentations de silhouettes féminines ou d’éléments du corps féminin illustrent une conception de la femme, inspirée par des stéréotypes et la réduisant de façon caricaturale, et parfois graveleuse, à une fonction d’objet sexuel". Cette installation sur voie publique méconnait, par ailleurs, l'obligation imposée aux collectivités territoriales de "mener des actions destinées à prévenir et à lutter contre les stéréotypes sexistes" (loi du 4 août 2014).
L'association espère ainsi que la décision pourrait faire jurisprudence. "Cela va obliger beaucoup de maires à réfléchir avant d'afficher des choses dégradantes ou sexistes pour l'image des femmes", se réjouit la représentante des Effronté-e-s.
Opération "Adoptez une silhouette"
Mais vous l'aurez deviné, Mr le Maire n'a pas dit son dernier mot. Il dépose un recours en justice, crée un groupe Facebook Même pas peur Les Effrontées et s'inspirant d'un célèbre site de rencontres sur le net, propose "l'adoption" des silhouettes par les habitants.
Dimanche 13 août, se pliant à l'injonction du Tribunal, le recours n'étant pas suspensif, l'élu et ses administrés se résolvent à enlever de la voie publique les silhouettes de la discorde, mais pour mieux les redistribuer aux mêmes administrés, qui ont décidé de les prendre en gardiennage jusqu'à la nouvelle décision de justice.
A bon entendeu.r.se ... Le feuilleton de l'été, "Dannemarie, des silhouettes pourtant si féminines" n'est pas fini. #YaDuBoulot
Dannemarie
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féministes en mouvement
Isabelle Mourgere
Mise à jour 15.08.2017 à 09:39
 
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27 ans, l'âge "fatidique" du célibat imposé pour les femmes en Asie,femmes,celibataire,

15 Août 2017, 03:44am

Publié par hugo

 27 ans, l'âge "fatidique" du célibat imposé pour les femmes en Asie
 
Des Japonaises passent d'un pas décidé devant les tableaux lumineux indicateurs des marchés d'une firme de la finance à Tokyo.
-AP Photo/Shizuo Kambayashi
Au-delà de 27 ans, une femme n’a plus aucune chance de trouver un mari en Asie. Surtout si elle est éduquée et fait carrière. L’une de ces laissées-pour-compte raconte.
14 aoû 2017
Mise à jour 14.08.2017 à 09:02 par
Julie Zaugg, Le Temps
dans
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Wan-chi Cheuk est pressée. Elle vient de terminer un rendez-vous professionnel à Soho, le quartier branché de Hong Kong, et elle en a un autre dans une heure. Elle pose une paire de talons aiguilles dorés sur la table du café et s’assied. Elle est impeccable, avec sa robe blanche vaporeuse et ses lèvres rouge vif.
Cette Djette (femme DJ ndlr), écrivaine, actrice et cinéaste de 36 ans est l’image même de la femme d’affaires accomplie. Ces deux dernières années, elle a publié cinq livres, dirigé un film et écrit et interprété son propre spectacle humoristique. Elle s’apprête à partir en vacances à Taïwan avec un groupe de copines, puis au Pérou en solo.
Après 30 ans, "un reste de femme"
Mais cette petite brune cache un pénible secret. «Je me sens seule, confie-t-elle de sa belle voix grave, en fronçant les sourcils. A passé 30 ans, je suis considérée comme une Sheng-nu («un reste de femme» en chinois), car je ne suis pas mariée.» Wan-chi Cheuk appartient à une génération de femmes éduquées qui ont réussi dans la vie, mais qui peinent à trouver un partenaire.
On les trouve dans les métropoles chinoises, à Hong Kong, au Japon et en Corée du Sud. Elles sont médecins, avocates ou traders. Et elles sont de plus en plus nombreuses. En Chine, l’âge moyen du mariage est passé de 19 ans en 1950 à 27 ans aujourd’hui. En 2007, le gouvernement chinois a officiellement introduit dans son lexique le terme Sheng-nu, pour décrire les femmes célibataires de plus de 27 ans.
Jeune donc docile
Le phénomène a pris une telle ampleur qu’il a fait l’objet d’une série télévisée en Chine, Will You Marry Me and My Family? Singapour s’est doté d’une agence gouvernementale, Social Development Network, chargée d’aider les célibataires munis d’une éducation tertiaire à trouver un partenaire. Et certaines Coréennes tiennent des cérémonies – surnommées bihonshik – pour fêter leur célibat, lors desquelles elles revêtent de longues robes blanches.
Les hommes veulent des femmes plus jeunes, car ils pensent qu’elles seront plus dociles et admiratives
Mei Lin, directrice d'une agence matrimoniale
Si ces femmes accomplies peinent à trouver chaussure à leur pied, c’est qu’elles subissent le poids d’une culture patriarcale qui valorise la jeunesse. «L’âge est très important en Asie, relève Mei Lin, une Hongkongaise qui dirige une agence matrimoniale. Les hommes veulent des femmes plus jeunes, car ils pensent qu’elles seront plus dociles et admiratives. A 25 ans, ils veulent quelqu’un qui en a 22, à 35 ans, ils sont à la recherche de quelqu’un de 28 ans et à 40 ans, ils privilégient les femmes de 31 ans. Passé 35 ans, ils n’entrent même plus en matière.»
Le choix du célibat
Les diplômes et la réussite professionnelle leur font également peur. «Ils sont intimidés par les femmes fortes qui gagnent plus qu’eux ou sont plus avancées dans leur carrière», poursuit Mei Lin. En Asie, l’homme subvient traditionnellement aux besoins de sa femme. Lorsque la situation est inversée, ils paniquent. «L’un de mes petits amis m’a quittée en me laissant un mot dans lequel il me reprochait d’avoir trop de cerveau», soupire Wan-chi Cheuk.
Le phénomène est accentué par l’explosion du nombre de femmes qui font des études supérieures. A Hong Kong, elles représentent 53% des étudiants. En Chine, 19% des postes de CEO sont occupés par des femmes. «Cette évolution a mis sens dessus dessous le système de mariage vertical traditionnellement pratiqué en Asie», indique Joy Chen, une Sino-Américaine qui a rédigé un ouvrage intitulé Do Not Marry Before Age 30.
La logique est la suivante: un homme de catégorie A, avec un diplôme universitaire, va épouser une femme de catégorie B, avec une éducation secondaire; un homme B va épouser une femme C, avec une éducation primaire, et un homme C va épouser une femme D, sans éducation. Ce qui laisse les femmes A et les hommes D sans partenaire.
Pour une partie des Sheng-nu, le célibat est cependant un choix. «En Asie, le partage des tâches n’est pas encore une réalité: la femme est censée faire le ménage, la cuisine et s’occuper des enfants, même si elle a une carrière, explique Sandy To, une sociologue de l’Université de Hong Kong qui a étudié le phénomène des Sheng-nu. Certaines préfèrent rester seules plutôt que de s’engager dans ce genre de relation.»
Ces femmes modernes ont trop d’attentes, «elles veulent un milliardaire, qui soit aussi romantique, beau et fidèle», soupire Joy Chen. Une vidéo intitulée No House, No Car, publiée sur Youku, le YouTube chinois, a fait sensation en 2011. «Si tu n’as pas de maison, pas de voiture, dégage, tu ne m’intéresses pas», y susurre un groupe de power women. Un sondage publié la semaine dernière montre que les Chinoises veulent un partenaire qui gagne au moins 6701 yuans par mois (1020 francs), alors que le salaire moyen d’un homme en Chine est de 2808 yuans.
Marché aux célibataires
Mais en Asie, se marier tard – que ce soit par choix ou non – amène son lot de désagréments. «La pression est constante: les parents qui organisent des rendez-vous galants avec les fils de leurs connaissances, les amis qui vous demandent sans cesse quand vous allez vous marier, les collègues qui vous regardent de travers», détaille Sandy To.
En Chine, des hommes ont commencé à louer leurs services en ligne: pour 5 dollars de l’heure, ils jouent au petit ami imaginaire. A Shanghai, le People’s Park se transforme chaque week-end en marché aux célibataires. Des dizaines de mères s’y promènent avec la photo et le CV de leur fille, dans l’espoir de leur trouver un mari.
«En Asie, durant des siècles, si une femme n’était pas mariée, elle n’avait aucune identité, ni chance de survie, explique Joy Chen. Cela explique la pression exercée par les parents. Ils vivent le fait de ne pas avoir de beau-fils et de petits-enfants comme une honte.» Dans une société dépourvue d’Etat social, on compte aussi sur ses enfants, et petits-enfants, pour s’occuper de soi en fin de vie.
Wan-chi Cheuk peine à faire accepter son choix de vie à ses parents et à sa grand-mère de 86 ans, avec laquelle elle vit. «Ma mère est tombée à amoureuse de mon père à 20 ans car il avait une chouette moto, et ma grand-mère a eu trois enfants d’un homme dont elle n’était même pas amoureuse, livre-t-elle. Comment voulez-vous que je leur fasse comprendre que je préfère rester seule en attendant de trouver le bon?»
Article original publié par notre partenaire Le Temps
mariage
droits des femmes
célibat des femmes
Julie Zaugg, Le Temps
Mise à jour 14.08.2017 à 09:02
 
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Tunisie : seulement 2% des femmes fonctionnaires occupent des postes à responsabilité,femmes,societe,

15 Août 2017, 03:43am

Publié par hugo

 
Tunisie : seulement 2% des femmes fonctionnaires occupent des postes à responsabilité
 
Des Tunisiennes manifestent pour leurs droits le 2 novembre 2011 à Tunis.
AP/Hassene Dridi
A l’occasion de la journée des droits des femmes tunisiennes ce 13 août, le Président du Comité général de la fonction publique a livré des chiffres décourageants en ce qui concerne la féminisation des postes à responsabilité dans les administrations. Des données qui ne viennent pas ternir les récentes victoires des Tunisiennes.
12 aoû 2017
Mise à jour 13.08.2017 à 22:21 par
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La Tunisie a un calendrier bien fourni quand il s’agit de la journée des droits des femmes. Le 8 mars y est fêté comme dans plusieurs pays. D'un autre côté, le 13 août correspond à un moment fondateur : la promulgation du Code du statut personnel en 1956 par Habib Bourguiba, considéré comme une avancée majeure pour la condition féminine. Pour rappel, le CSP a abolit la polygamie et créé une procédure judiciaire pour le divorce. Ainsi, le consentement mutuel des futurs époux est devenu obligatoire pour célébrer un mariage.
Plus de soixante ans après, les Tunisiennes ont encore de nombreux défis à relever. C’est le Président du Comité Général de la Fonction Publique, Mohammed Cherif qui le reconnaît : « On remarque un écart incommensurable entre les hommes et les femmes fonctionnaires, âgés entre 20 et 25 ans. L’on compte 26 745 hommes contre seulement 2.262 femmes. Pour la tranche d’âge 35/40 ans, l’écart est insignifiant, soit 55.945 hommes et 53.638 femmes ».
Et d’ajouter : « Le taux le plus inquiétant, en revanche, c’est celui qui concerne la place qu’occupent les femmes dans les postes de décision ; un taux qui n’excède pas les 2% et qui vient contrecarrer toutes les attentes et tous les objectifs tracés dans le programme national de développement ».
Le responsable tunisien s’exprimait lors d’une conférence qui s’est tenue vendredi dernier à Tunis, à l’occasion de la journée des droits des femmes. Les autorités tunisiennes s'y sont engagées à réduire ces écarts mettant en évidence la discrimination que les Tunisiennes subissent encore. « Elles sont plus sujettes au chômage que les hommes ; soit 28% de chômeuses contre seulement 12% de chômeurs. Sur le plan politique, la femme ne représente que 21% du gouvernement postrévolutionnaire », a ajouté Naziha Laâbidi, ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, qui participait également à la conférence.
Ce bilan correspond à des objectifs non atteints. La Constitution postrévolutionnaire de 2014, adoptée après plus de deux ans de débats acharnés, est le texte qui offre le plus de garanties aux femmes dans le monde arabe et musulman. Cette loi fondamentale prévoit la représentativité des femmes dans les assemblées élues, un salaire équitable dans des conditions décentes de travail et le principe de parité. « L’Etat garantit l’égalité des chances entre la femme et l’homme pour assumer les différentes responsabilités et dans tous les domaines», détaille l’article 46.
Pour autant, Naziha Laâbidi n’estime pas dresser un bilan « alarmant ». A titre d’exemple, en France, les femmes qui constituent 60% des effectifs de la fonction publique, ne représentent que 10% des plus hauts fonctionnaires, selon les données officielles.
Toutes les violences faites aux femmes sont désormais punies
La ministre se montre plutôt confiante car le 26 juillet dernier, le parlement tunisien a adopté à l’unanimité une loi intégrale pour lutter contre les violences faites aux femmes. Celle-ci prévoit la reconnaissance de toutes les formes de violences physiques, morales, psychologiques, sexuelles (y compris le harcèlement dans les lieux publics) ou encore économiques. Le texte prévoit une assistance juridique et psychologique aux victimes. Ainsi, la modification de l’article 227 bis du code pénal rend impossible qu’une victime de viol épouse son agresseur pour lui épargner une condamnation.
La ministre des Femmes fait savoir qu’une étude sera bientôt lancée sur « le coût de la violence ». Une avancée qu'ONU Femmes applaudit. Dans un communiqué, l'organisation internationale dit attendre la concrétisation de la loi. Tout comme les femmes tunisiennes et, avec elles, les organisations de défense de leurs droits qui ont oeuvré en faveur de ce texte.
Lire aussi > Tunisie : les ouvrières du textile décidées à faire valoir leurs droits
Lire aussi > Tisserandes berbères en Tunisie : quand le féminisme tient à un filEn attendant, les organisations féministes ont du pain sur la planche. Elles doivent veiller à ce que le président tunisien, Béji Caid Essebsi, tienne ses promesses. Dans un discours prononcé ce 13 août, il s'est engagé à relancer la question d'égalité dans l'héritage (la femme hérite toujours de la moitié de la part d'un homme) et a appelé à abroger la circulaire interdisant à une Tunisienne d'épouser un non-musulman, alors que la liberté de conscience est inscrite dans la loi. "Aller vers la parité ne veut pas dire aller à l'encontre de la religion", a-t-il affirmé lors de son allocution.
Ancienne constituante, la député Nadia Chaabane (La voix démocratique et sociale, gauche) n'a pas tardé à saluer cette annonce : « C’est une excellente nouvelle quand on pense aux nombreuses femmes qui souffrent à cause de cette circulaire. On se retrouve avec des familles qui ont des statuts différents. Pour certains couples, leur mariage célébré à l'étranger n'est pas reconnu. Quand il y a des enfants, les mères sont considérées comme des mères célibataires. Ce qui peut entraîner des problèmes de refus de chambre d’hôtel pour un couple, d’héritage entre conjoints, etc. Abolir cette circulaire c’est mettre fin à une discrimination terrible, celle d’imposer l’appartenance religieuse du conjoint. Ceci a aussi le mérite d’arrêter une hypocrisie car beaucoup de couples se trouvaient face au dilemme de la conversion alors qu’il n’y avait pas de la conviction derrière ».
Et d'ajouter : « Comme c’est une circulaire, en deux jours elle peut être annulée. Il suffit que le ministre de la Justice rédige une nouvelle circulaire annulant la précédente. Reste à l’envoyer à tous les services consulaires, à toutes les mairies etc. Cela ne sera pas fait demain, mais ce serait très étonnant que le document ne soit pas écrit dans les jours qui viennent. C’est une simple formalité. La liberté de conscience est tout de même inscrite dans la Constitution depuis 1956 ».
Argent et pouvoir
En ce qui concerne l'héritage, Nadia Chaabane est également optimiste car le débat porté par des militants et des associations depuis les années 90, voire avant, devient enfin officiel. Si certaines familles décident de distribuer de façon équitable leurs biens parmi leurs enfants, ce n'est pas le cas partout. Dans certaines régions, les femmes n'héritent pas des terres. Et quand il s'agit d'entreprendre, certaines Tunisiennes ont moins de biens à faire valoir afin d'obtenir un prêt. "Ce qui empêche l'autonomisation économique de nombreuses femmes. Avec cette question d'héritage ont touche à un sujet très sensible. On parle d'argent et de pouvoir", rappelle la députée.
De précédentes tentatives pour rendre le système d'héritage équitable ont échoué. Et ceux qui portent ces revendications font face à de violentes attaques. Mais cette femme politique ne se laisse pas intimider : "Comme dans de nombreuses occasions, y compris lors du vote de la loi contre les violences faites aux femmes, on mènera une campagne de pression. On ne va pas les laisser s'endormir".
Béji Caid Essebsi qui s'inscrit dans une démarche de conciliation entre la religion et l'égalité entre les femmes et les hommes, peut compter sur leur combativité. "Mon islam est l'islam tunisien qui donne des droits aux femmes", disait-il alors qu'il était candidat à la présidentielle en 2011. Les Tunisiennes se battant depuis plus de soixante ans pour leurs droits ne se contenteront pas de promesses.
 
Mise à jour 13.08.2017 à 22:21
 
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