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Le blog de hugo,

Roméo kiffe juliette, amour,femmes, hommes,respect,anti racisme

31 Juillet 2013, 04:42am

Publié par hugo

Roméo kiffe juliette


by Grand Corps Malade


mobile Télécharge la sonnerie de "Roméo kiffe juliette" pour ton portable mobile


Roméo habite au rez-de-chaussée du bâtiment trois
Juliette dans l´immeuble d´en face au dernier étage
Ils ont seize ans tous les deux et chaque jour quand ils se voient
Grandit dans leur regard une envie de partage
C´est au premier rendez-vous qu´ils franchissent le pas
Sous un triste ciel d´automne où il pleut sur leurs corps
Ils s´embrassent comme des fous sans peur du vent et du froid
Car l´amour a ses saisons que la raison ignore


{Refrain:}
Roméo kiffe Juliette et Juliette kiffe Roméo
Et si le ciel n´est pas clément, tant pis pour la météo
Un amour dans l´orage, celui des dieux, celui des hommes
Un amour, du courage et deux enfants hors des normes


Juliette et Roméo se voient souvent en cachette
Ce n´est pas qu´autour d´eux les gens pourraient se moquer
C´est que le père de Juliette a une kippa sur la tête
Et celui de Roméo va tous les jours à la mosquée
Alors ils mentent à leurs familles, ils s´organisent comme des pros
S´il n´y a pas de lieux pour leur amour, ils se fabriquent un décor
Ils s´aiment au cinéma, chez des amis, dans le métro
Car l´amour a ses maisons que les darons ignorent


{au Refrain}


Le père de Roméo est vénèr, il a des soupçons
"La famille de Juliette est juive, tu ne dois pas t´approcher d´elle!"
Mais Roméo argumente et résiste au coup de pression
"On s´en fout, papa, qu´elle soit juive, regarde comme elle est belle!"
Alors l´amour reste clandé dès que le père tourne le dos
Il lui fait vivre la grande vie avec les moyens du bord
Pour elle c´est sandwich au grec et cheese au McDo
Car l´amour a ses liaisons que les biftons ignorent


{au Refrain}


Mais l´histoire se complique quand le père de Juliette
Tombe sur des messages qu´il n´aurait pas dû lire
Un texto sur l´i-phone et un chat Internet
La sanction est tombée, elle ne peut plus sortir
Roméo galère dans le hall du bâtiment trois
Malgré son pote Mercutio, sa joie s´évapore
Sa princesse est tout près, mais retenue sous son toit
Car l´amour a ses prisons que la raison déshonore
Mais Juliette et Roméo changent l´histoire et se tirent
À croire qu´ils s´aiment plus à la vie qu´à la mort
Pas de fiole de cyanure, n´en déplaise à Shakespeare
Car l´amour a ses horizons que les poisons ignorent


{au Refrain}


Roméo kiffe Juliette et Juliette kiffe Roméo
Et si le ciel n´est pas clément tant pis pour la météo
Un amour dans un orage réactionnaire et insultant
Un amour et deux enfants en avance sur leur temps
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Karaoké : Fichiers MP3 & Vidéos Karaoké

6ème Sens - Grand Corps Malade,handicape,

31 Juillet 2013, 04:36am

Publié par hugo

6ème Sens - Grand Corps Malade
1135


Ce titre est extrait de l'album : Midi 20
Année de sortie : 2006 | Label : AZ
Paroles 6ème Sens
La nuit est belle, les récho et les étoiles nous mâtent
Pendant qu'on kiffe et qu'on apprécie nos plus belles vacances
La vie est calme, il fait beau, il est 2h du mat',
On est quelques sourires à partager notre insouciance
C'est à ce moment là hors du temps que la réalité a choisi
Pour montrer qu'elle décide et que si elle veut elle nous malmène
Elle a injecté dans nos joies comme une anesthésie
Souviens toi de ces sourires, ce ne sera plus jamais les mêmes.


Le temps s'est accéléré d'un coup, et c'est tout mon futur qui bascule,
Les envies, les projets, les souvenirs,
Dans ma tête y a trop de pensées qui se bousculent,
Le choc n'a duré qu'une seconde,
Mais ces ondes ne laissent personne indifférents.
« Votre fils ne marchera plus », voilà ce qu'ils ont dit à mes parents.


Alors j'ai découvert de l'intérieur un monde parallèle,
Un monde où les gens te regardent avec gêne ou avec compassion
Un monde où être autonome devient un objectif irréel
Un monde qui existait sans que j'y fasse vraiment attention.
Ce monde là vit à son propre rythme, mais n'a pas les mêmes préoccupations.
Les soucis ont une autre échelle, et un moment banal peut être une très bonne occupation.
Ce monde respire le même air, mais pas tout le temps avec la même facilité,
Il porte un nom qui fait peur ou qui dérange : les handicapés.


On met du temps à accepter ce mot, c'est lui qui finit par s'imposer,
La langue française a choisi ce terme, moi j'ai rien d'autre à proposer.
Rappelle toi juste que c'est pas une insulte, on avance tous sur le même chemin,
Et tout le monde crie bien fort qu'un handicapé est d'abord un être humain.
Alors pourquoi tant d'embarras face à un mec en fauteuil roulant ou face à une aveugle
Vas-y tu peux leur parler normalement.


C'est pas contagieux, pourtant avant de refaire mes premiers pas,
Certains savent comme moi qu'il y a des regards qu'on n'oublie pas.
C'est peut-être un monde fait de décence, de silence, de résistance
Un équilibre fragile, un oiseau dans l'orage, une frontière étroite entre souffrance et espérance.
Ouvre un peu les yeux, c'est surtout un monde de courage.


Quand la faiblesse physique devient une force mentale,
Quand c'est le plus vulnérable qui sait où, quand, pourquoi et comment ?
Quand l'envie de sourire redevient un instinct vital.
Quand on comprend que l'énergie ne se lie pas seulement dans le mouvement.
Parfois la vie nous teste et met à l'épreuve notre capacité d'adaptation.
Les 5 sens des handicapés sont touchés mais c'est un 6ème qui les délivre.
Bien au-delà de la volonté, plus fort que tout sans restriction,
Ce 6ème sens qui apparaît, c'est simplement l'envie de vivre

Mariage : un quart des femmes ne veulent plus prendre le nom de leur mari,femmes, hommes,

30 Juillet 2013, 17:54pm

Publié par hugo

Par Marine Deffrennes - Publié le 28 juillet 2013
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Mariage : un quart des femmes ne veulent plus prendre le nom de leur mari

© iStockphoto




Une étude américaine révèle que 26% des femmes préfèreraient garder leur nom de jeune-fille après leur mariage. Une inflexion féministe à relativiser : seule une sur dix est prête à renoncer à la robe blanche immaculée.


L’institution du mariage est-elle menacée par un vent de féminisme qui soufflerait dans les voiles des jeunes mariées ? Une étude réalisée par une agence de wedding-planner (WeddingDays.com) américaine défend cette idée d’une tendance clairement pro-femmes chez les futures épouses.
Féministes en robe blanche
Un sondage mené auprès de 200 femmes en passe de se marier révèle qu’un quart (26%) voudraient garder leur nom de jeune fille plutôt que de prendre le patronyme de leur époux, une sur cinq (19%) estiment que sur certains aspects les traditions du mariage peuvent être perçues comme anti féministes.
Pour autant cette profession de foi féministe reste très paradoxale, puisque la majorité des femmes interrogées se disent attachées à des symboles forts de la tradition matrimoniale : plus des trois quarts (76%) voudraient que ce soit leur père qui les mène devant le maire ou le prêtre, et seulement 9% sont prêtes à choisir une autre teinte que le blanc pour leur robe de mariée…
Selon Elki Parmar, directrice de l’agence Wedding Days : « certaines des jeunes mariées à qui nous avons parlé cherchent à rendre leur mariage plus « féministe ». L’une d’entre elles a décidé de ne pas se faire conduire dans l’allée par son père, parce que cela véhicule l’idée que la femme est une propriété destinée à être donnée ».
Nos meilleure adresses pour louer votre robe de mariée




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Pakistan : des bébés abandonnés offerts dans une émission de télé,femmes,bebes,

30 Juillet 2013, 17:50pm

Publié par hugo

Par La rédaction - Publié le 29 juillet 2013
3
Pakistan : des bébés abandonnés offerts dans une émission de télé

© Capture vidéo d'Amaan Ramadan




Lors d'une émission de télévision diffusée le 14 juillet, le présentateur star pakistanais Aamir Liaquat Hussain a offert un bébé abandonné à un couple qui ne pouvait pas avoir d'enfants. Les bébés offerts lors de l'émission « Amaan Ramadan », qui mêle charité et kitsch, ont été trouvés dans des poubelles.


Aamir Liaquat Hussain est une star au Pakistan : il anime l'émission populaire mais controversée « Amaan Ramadan », où se mêlent charité, piété et kitsch. Sa dernière frasque ? Mi-juillet, en direct à la télévision, il a offert un bébé à un couple ne pouvant avoir d'enfants.

« Regardez comme elle est belle et innocente »
« Cette magnifique petite fille a été abandonnée sur un tas d'ordure par quelqu'un », a-t-il expliqué en montrant le bébé à la caméra, « regardez comme elle est belle et innocente ». Accompagné de Muhammad Ramzan Chhipa, directeur d'une association de charité venant en aide aux enfants abandonnés, il l'a ensuite présentée à un couple. La femme, en pleurs, a déclaré voir en cet enfant « un cadeau de ramadan », expliquant avec son mari les difficultés rencontrées pour concevoir, et la frustration engendrée pendant leurs quatorze années de mariage.

Un autre bébé a été offert
Un deuxième bébé a été offert la semaine dernière à un autre couple. « Il y a tant de bébés qui sont abandonnés, laissés dans des poubelles et autres endroits sales », a expliqué le directeur de l'association Chhipa Welfare Association. « Souvent, nous ne trouvons que des corps, donc le message que nous avons est : amenez-nous vos bébés au lieu de les laisser. » Les couples à qui les enfants ont été offerts auraient approché son association dans le but d'adopter.


Sur la page Facebook de l'association, des photos des nourrissons abandonnés ont été postées.

Des audiences boostées par les polémiques
Pendant le ramadan, la guerre des audiences fait rage à la télévision pakistanaise, et les présentateurs n'hésitent pas à donner dans la controverse pour attirer les téléspectateurs. L'année dernière, l'animatrice Veena Malik présentait une émission concurrente, où un exorcisme était pratiqué en direct. Un autre programme avait retransmis en direct la conversion d'un hindou à l'islam.


Victoria Houssay

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Susan B. Anthony, arrêtée pour avoir voté,femmes, hommes,

30 Juillet 2013, 17:47pm

Publié par hugo

Susan B. Anthony, arrêtée pour avoir voté
Cette entrée, publiée le 30 juillet 2013 dans 19ème siècle, Femmes engagées, est taguée égalité salariale, Droit de vote, Droits civiques, Etats-Unis, Militante. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire
Susan Brownell Anthony (1820 – 1906) est une militante américaine des droits civiques, très investie dans la lutte pour le droit de votes des femmes.


Susan B AnthonyDeuxième fille de Lucy Read et Daniel Anthony qui auront sept enfants, Susan nait le 15 février 1820 à West Grove, dans le Massachusetts. Stricts sur l’éducation de leurs enfants, ses parents sont pourtant ouverts d’esprit et notamment abolitionnistes.


Enfant précoce, Susan montre très tôt des prédispositions pour les études et, quand un instituteur refuse de lui enseigner les mathématiques en raison de son sexe, son père décide de poursuivre son éducation à domicile. Déjà engagée, en 1836, alors qu’elle a 16 ans, Susan organise une pétition contre l’esclavage alors que la Chambre des représentants a interdit ces moyens de pression. En 1837, elle est envoyée dans une école de quakers à Philadelphie mais une crise financière, la même année, ruine sa famille et l’oblige à rentrer chez elle.


En 1839, la famille de Susan s’installe dans l’état de New-York et la jeune fille quitte le domicile familial pour aller enseigner et soutenir financièrement ses parents. En 1846, elle devient directrice du département scolaire féminin à la Canajoharie Academy où elle mène ses premiers combats féministes pour un égalité salariale entre femmes et hommes.


Susan B AnthonyEn 1849, Susan quitte l’enseignement et commence à assister à des réunions de la ligue de tempérance, opposée à la consommation d’alcool. La même année, elle devient secrétaire des Daughters of temperance. Inspirée par la militante féministes Lucy Stone, Susan décide de consacrer sa vie à la lutte pour les droits des femmes. Avec son amie Élisabeth Cady Stanton, elle commence à sillonner le pays et à donner des conférences en faveur de l’égalité des sexes. En 1856, elle rejoint l’American anti-slavery society et tente d’unir ses combats.


Le 1er janvier 1868, Susan créé un hebdomadaire appelé The Revolution, qu’elle consacré à la promotion des droits des femmes et des Afro-américains, notamment le droit de vote. Elle s’attache aussi à l’égalité des salaires, au divorce, au droit des femmes à refuser une relation sexuelle avec leur mari. En 1869, elle fonde, avec Elisabeth Stanton, National Woman Suffrage Association (NWSA), association qui a pour objectif le droit de vote des femmes. Elle est en d’abord la vice-présidente puis, en 1892, la présidente.


Le 18 novembre 1872, Susan Anthony est arrêtée pour avoir voté treize jours plus tôt, lors de l’élection présidentielle américaine. Arrêtée et jugée, elle présente une série d’arguments juridiques à la cour mais est condamnée à une amende de cent dollars. Elle annonce alors au juge qu’elle ne paiera pas un centime de cette "pénalité injuste" ("May it please your honour, I will never pay a dollar of your unjust penalty") ; elle ne la paiera effectivement jamais et ne lui sera pas réclamée.


Par la suite, Susan parcourt les Etats-Unis et l’Europe pour donner conférence sur conférence. Elle tente également, avec plus ou moins de succès, d’unifier les diverses associations de lutte pour le droit de vote des femmes et publie une Histoire du suffrage féminin. Elle prend sa retraite en 1900, à l’âge de 80 ans.


Le 13 mars 1906, 14 ans avant l’adoption du XIXe amendement de la Constitution des États-Unis accordant le droit de vote aux femmes, Susan Anthony décède d’une maladie cardiaque et d’une pneumonie. Elle est inscrite au National Women’s Hall of Fame.


Liens utiles


La fiche Wikipédia de Susan B. Anthony
La fiche Wikipédia de Susan B. Anthony en anglais (plus complet)
Biographie de Susan B. Anthony (Susan B. Anthony House) – anglais

"Quand je me suis retrouvée à la cave à 13 ans, j'ai compris ce qu'allait être mon quotidien",femmes,

30 Juillet 2013, 14:45pm

Publié par hugo

ESCLAVAGE MODERNE
"Quand je me suis retrouvée à la cave à 13 ans, j'ai compris ce qu'allait être mon quotidien"
Par Franck Berteau, publié le 13/09/2010 à 14:00


Tina a été adoptée au Nigéria à 12 ans par Godwin Okpara, ancien joueur du Paris-Saint-Germain originaire du même pays. Elle publie cette semaine Ma vie a un prix (Michel Lafon), le récit terrifiant de quatre années de réclusion barbare.


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"Quand je me suis retrouvée à la cave à 13 ans, j'ai compris ce qu'allait être mon quotidien"
Tina a décidé de raconter ses 4 ans sous l'emprise de sa famille adoptive.
L'Express
Tina Opkara. Ma vie a un prix. Esclave en France au XXIè siècle, aux éditions Michel Lafon (222 pages, 17,95 euros).
Tina Opkara. Ma vie a un prix. Esclave en France au XXIè siècle, aux éditions Michel Lafon (222 pages, 17,95 euros).
Michel Lafon
En 2001, Tina a 12 ans lorsqu'elle perd sa mère, décédée en couches. Son père, Simon, veut lui offrir un "avenir meilleur". Le 11 février, sa fille part en France rejoindre la famille d'un homme en qui il a toute confiance, Godwin Okpara, joueur professionnel nigérian du Paris-Saint-Germain. Tina ne sait pas encore les drames qui l'attendent...


Car la famille du footballeur fera de leur fille "adoptive" son esclave. Tina s'occupe à plein temps des quatre jeunes enfants du couple, exécute les tâches domestiques et dort sur un matelas, à la cave. Elle est privée de tout, d'amis, d'école, de liberté. Sa mère "adoptive", Linda, l'humilie, la violente et la torture. L'année de ses 15 ans, son nouveau père, Godwin, la viole pour la première fois. Il le fera quotidiennement, et plusieurs fois par jour.


Le 13 août 2005, Tina parvient enfin à trouver refuge chez des voisins. Trois ans plus tard, les bourreaux Okpara sont respectivement condamnés par la cour d'appel des Hauts-de-Seine à 15 et 10 ans de prison pour "viols, torture et asservissement". Aujourd'hui, les mêmes cauchemars la hantent pourtant. Mais à 22 ans, la miraculée affiche devant son interlocuteur une pudeur digne, qui force le respect. Elle tente simplement, assure-t-elle, d'être "une femme comme les autres". Entretien.





Quatre années après la fin de votre cauchemar, pourquoi avez-vous décidé d'écrire votre histoire ?
En 2007, alors que le procès de mes parents adoptifs venait de démarrer, on m'avait proposé de tout raconter dans un livre. A l'époque, il était trop tôt. Je voulais oublier et avoir une vie normale, comme tous les jeunes de mon âge. Aujourd'hui, j'ai besoin d'en parler. Ne serait-ce que pour donner du courage à ceux qui subissent ou ont subi des sévices similaires. Pour leur montrer qu'il faut toujours se battre et croire en l'avenir.


Lors de votre arrivée chez les Okpara, quand vous êtes-vous rendu compte que vous ne seriez pas seulement leur "fille adoptive"?
Pas tout de suite... Les six premiers mois, je gardais l'espoir que la situation évolue. Linda m'avait promis que je serai scolarisée lors de la prochaine rentrée. Je me disais qu'une fois à l'école, je n'aurais plus à exécuter toutes les tâches domestiques qu'elle m'assignait. Et nous avons déménagé. Je me suis rendue compte qu'il n'y avait rien pour moi dans cette nouvelle maison. Pas de chambre, pas de cartable ni de fournitures scolaires. Lorsque je me suis retrouvée, à presque 13 ans, couchée sur mon matelas, à la cave, j'ai définitivement compris ce qu'allait être mon quotidien.


Vous écrivez dans votre livre combien l'école vous a d'ailleurs manqué, plus que la liberté ?
Rien ne me fait plus souffrir que de ne pas avoir été à l'école. C'était pour cela que mon père m'avait fait venir en France. Il savait que la famille Okpara avait les moyens de me donner ce que lui ne pouvait pas m'offrir, les études, un avenir. Mon rêve était de devenir infirmière. Si j'avais été à l'école, peut-être aurais-je pu le réaliser.


En plus des violences et des humiliations quotidiennes que Linda Okpara vous fait subir, son mari abuse de vous dès vos 15 ans...
Je n'imaginais pas du tout que cela puisse arriver. Godwin Okpara était quelqu'un que je respectais beaucoup et en qui mon père avait confiance. C'est sa famille que mes parents connaissaient et non celle de Linda. En plus, il avait toujours été gentil avec moi, même s'il fermait les yeux sur ce que sa femme me faisait subir. Mais les viols ont commencé deux ans après mon arrivée en France. Ils sont ensuite devenus quotidiens. Un jour, je lui ai posé la question: "Il y a plein d'autres filles, pourquoi moi?" Il m'a répondu que moi, j'étais à la maison et que dehors, il y avait les maladies.


Une fugue vous conduit jusqu'au commissariat. Les policiers ne vous écoutent pas et convoquent vos prétendus parents adoptifs. Que ressentez-vous ?
Tina Okpara
16 octobre 1987. Naissance de Tina Omaku, au Nigeria


11 février 2001. Tina s'envole pour la France après la mort de sa mère. Elle est adoptée par la famille Okpara.


Février 2003. Pour la première fois, son " père adoptif " et footballeur Godwin Okpara la viole.


13 août 2005. Tina parvient à s'échapper. Des voisins lui viennent en aide. C'est la fin du calvaire.


25 mars 2006. Le vrai père de Tina décède au Nigeria.


1er juin 2007. La cour d'appel de Versailles condamne Linda et Godwin Okpara respectivement à 15 et 13 ans de prison pour viols, torture et asservissement.


Février 2008. Godwin Okpara voit sa peine réduite par la cour d'assises d'appel des Hauts-de-Seine à 10 ans de prison. Linda Okpara voit sa peine de 15 ans confirmée. 9 septembre 2010. Tina Okpara publie Ma vie a un prix, aux éditions Michel Lafon.


Je me sens trahie et vide. A ce moment-là, je comprends que mon calvaire va recommencer. Lorsque ces policiers se sont aperçus que j'étais de la famille du footballeur Godwin Okpara, ils ne m'ont plus écouté. Ils n'ont même pas cherché à comprendre les raisons de ma fugue ni les conditions dans lesquelles je vivais. Ils semblaient avoir une certaine admiration pour mon père adoptif et ne pas pouvoir s'imaginer qu'une personne connue fasse une chose pareille.


Pourquoi ne pas avoir fugué plus tôt ni tenter votre chance plusieurs fois?
Je ne connaissais personne. Je n'avais pas le droit de sortir, sauf pour faire les courses ou accompagner les enfants à l'école. Je devais courir. J'avais un emploi du temps très strict. Si je ne le respectais pas, je m'exposais aux violences de Linda. Et nous vivions dans un quartier pavillonnaire. C'était chacun chez soi. En plus, à l'époque, je ne parlais pas français.


Vient le jour de la "libération", tel que vous le décrivez vous-même dans votre livre. Vous vous enfuyez à nouveau. Des voisins vous viennent en aide. Quand réalisez-vous que votre calvaire s'achève ?
Ce jour-là, les voisins ont appelé la police. Je ne voulais pas qu'ils le fassent: j'avais peur d'être à nouveau trahie. Mais cette fois, les policiers m'ont paru déterminés. L'un d'entre eux m'a dit que c'était son dernier jour de travail et qu'il ne partirait pas en vacances tant que je ne serai pas en sécurité. Puis ils m'ont accompagnée à la maison récupérer mon passeport et ont tenu tête à mon père. Là, j'ai compris que mon cauchemar prenait fin.


En 2006, alors que se termine le premier procès de vos bourreaux, vous déclarez à l'audience: "Je ne veux plus les voir... mais je ne souhaite pas qu'ils aillent en prison à cause de moi". Pourquoi ?
Je suis soulagée et rassurée de ne plus jamais avoir affaire à eux. Mais demeure une seule peur. A l'époque, mon père était encore vivant. Je ne voulais pas que ma famille, au Nigeria, subisse des représailles à cause de moi. Les Okpara étaient des gens célèbres dans mon pays. Je me disais qu'ils pouvaient facilement payer quelqu'un pour faire du mal aux miens. Et, de toute manière, le fait qu'ils soient en prison n'effacera jamais les humiliations, les coups et les viols.


Pendant toutes ces années, vous n'avez jamais cessé d'écrire votre journal intime, sur des cahiers que vous trouviez dans la maison. L'écriture vous a-t-elle aidé à surmonter cette terrifiante épreuve?
Ces cahiers étaient mes seuls amis! Je pouvais leurs raconter tout ce que je vivais, raconter les démons qu'étaient mes parents adoptifs. Eux seuls ne me coupaient pas la parole et me laisser m'exprimer. Ils m'ont beaucoup aidé.


Les mauvais souvenirs se dissipent-ils?
J'y pense tous les jours quand je me lève et que je me regarde dans la glace. Lorsque ma mère adoptive a surpris son mari en train de me violer, elle m'a torturée pour se venger. A l'aide d'un rasoir, elle m'a mutilé le vagin. Elle m'a dit qu'elle allait m'infliger une cicatrice dont je me souviendrais tous les jours de ma vie. Elle ne s'était pas trompée.


Dans la dernière phrase de votre livre, vous exprimez la volonté de relever un défi, celui d'être une femme comme les autres. Aujourd'hui, pensez-vous avoir remporté ce pari?
A peu près, je crois. J'aime mon travail. Je m'occupe de personnes âgées. J'ai tellement manqué d'amour et d'affection que j'ai envie d'en donner aux autres. Mais je vis encore dans un foyer de jeunes travailleurs. Mon objectif est de réussir à avoir mon propre appartement, ma propre famille. Surtout, la France m'a aidée à traverser des moments atroces. Alors, j'espère pouvoir un jour obtenir la nationalité française. Cela me permettrait de porter à nouveau le nom de mon vrai père, Omaku. J'ai honte de porter encore aujourd'hui celui des Okpara.


L'esclavage moderne
Depuis sa création en 1994, le Comité contre l'esclavage moderne (CCEM) prend en charge des mineurs réduits à l'état d'esclavage, comme Tina Okpara. Avant la fin de l'année, le CCEM publiera sur son site Internet une étude fondée sur les témoignages de 79 victimes devenues majeures mais encore suivies par des équipes du Comité. Un panorama très révélateur du parcours de ces jeunes otages.


En moyenne, les mineurs séquestrés en France sont exploitées pendant six années. Leur âge de recrutement est d'environ 14 ans. Quotidiennement, ils effectuent 15 heures de travail. 92% d'entre eux ne sont pas scolarisés et ne reçoivent aucune rémunération. 96% n'ont aucun jour de congé ni de repos. A 99%, ces mineurs ne bénéficient d'aucun espace propre pour dormir. 75% subissent des violences physiques et 25% des violences sexuelles. 96 % sont des filles. Selon le Bureau international du travail (BIT), 12,3 millions de personnes dans le monde sont aujourd'hui soumises au travail forcé et près de la moitié ont moins de 18 ans.


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Les femmes sont biologiquement attirées par les hommes drôles,femmes, hommes,

30 Juillet 2013, 14:41pm

Publié par hugo

stylesBien-être
On dort moins bien les nuits de pleine lune >





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Les femmes sont biologiquement attirées par les hommes drôles
Anne-Sophie Leurquin
Mis en ligne lundi 29 juillet 2013, 16h34
Des scientifiques américains ont montré que le cerveau des femmes réagit davantage à l’humour que celui des hommes.






Sur le web
University Herald
Le site de la Standford School of Medicine
Quand la sagesse populaire rejoint les thèses des scientifiques… Ce n’est pas la première fois que des chercheurs s’intéressent à la question de l’humour comme arme de séduction massive. C’est désormais prouvé scientifiquement : « Femme qui rit est à moitié dans ton lit ». Une nouvelle étude menée par des médecins de la Stanford School of Medicine et publiée dans Social Neuroscience corrobore le dicton… Il semblerait que le cerveau féminin soit davantage sensible à l’humour. En fait, d’après les conclusions des scientifiques américains, les femmes seraient génétiquement prédisposées à préférer les partenaires drôles. Et la nature est bien faite : leurs prétendants aiment ça.


Pour aboutir à ces résultats, les chercheurs ont comparé l’activité cérébrale de 22 gamins, garçons et filles, âgés de 6 à 13 ans à qui ils ont montré des vidéos plus ou moins amusantes. Un groupe d’enfants a regardé des émissions genre Vidéo Gag (des chutes ou des astuces d’animaux), un deuxième groupe a visionné des clips dits « positifs » (montrant des snowboardeurs ou des danseurs) et d’autres ont été mis devant des documentaires animaliers ou des petits films montrant des enfants à vélo (dits « neutres »). On leur a ensuite demandé leur avis sur les vidéos et de noter si ça les avait fait rire. L’imagerie médicale a fait apparaître que le cerveau des fillettes, en ce compris le cerveau émotionnel associé à la récompense (l’amygdale), connaissait une activité plus intense devant les vidéos comiques. Les garçons eux étaient plus enclins à aimer les vidéos « positives ».


« Nos données, pour la première fois, révèlent que les différences sexuelles dans l’appréciation de l’humour existent déjà chez les jeunes enfants », écrivent les auteurs de l’étude. Si elles sont biologiquement réceptives à l’humour, les femmes choisiraient de préférence un partenaire qui les fasse rire comme père potentiel de leurs enfants.






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Les Français travaillent plus qu'on ne le croit,femmes, hommes,france

30 Juillet 2013, 01:36am

Publié par hugo

Si, si, il y a bien une petite réserve...dans la réserve parlementaire
Musique classique ou odeur d'orange... ces petites choses qui poussent à acheter plus
Emploi 87
Les Français travaillent plus qu'on ne le croit
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Giulietta Gamberini | 29/07/2013, 10:05 - 699 mots


Les 35 heures sont habituellement dépassées en France, tant sur la semaine ordinaire que sur l'année effective, selon la Dares. Depuis 2003, les salariés français travaillent de plus en plus et, dans leur ensemble, ont des semaines normalement plus chargées que la moyenne de leurs collègues européens.
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Dans le pays des 35 heures, les salariés travaillent habituellement… 39,5 heures par semaine. C’est du moins ce qui ressort d’une analyse relative à l’année 2011 et publiée vendredi par la Dares, la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social.


Pour les salariés à temps complet, la durée moyenne d’une semaine «normale», sans événement «exceptionnel» (jour férié, congé etc.), est donc non seulement supérieure à la durée légale hebdomadaire du travail telle qu’elle est fixée pour l’ensemble des salariés depuis 2002. Elle dépasse aussi de 3,7 heures la durée collective hebdomadaire qui atteignait, grâce au recours à des heures supplémentaires «structurelles», 35,8 heures en 2011.


Les années comme les semaines sont plus chargées que prévu par la loi


Certes, explique la Dares, la durée habituelle hebdomadaire, qui traduit l’intensité d’une semaine normale, n’exprime pas pour autant le temps effectivement travaillé au cours d’une année. Elle ne prend pas en compte les jours de réduction du temps de travail (RTT) qui, considérés comme des congés supplémentaires, limitent la durée collective hebdomadaire sans réduire la charge de la semaine normale. Cette dernière est aussi fortement influencée par le régime du forfait annuel en jours, qui ne fixe pas de durée hebdomadaire, faisant ainsi grossir les semaines des nombreux cadres qui en relèvent.


Toujours est-il que les Français travaillent plus que la loi ne l’impose aussi sur l’année. Alors que la durée légale annuelle est de 1607 heures, en 2011 les salariés à temps complet ont déclaré avoir effectivement travaillé 1683 heures, en dehors des congés (dont les RTT) et des absences. Un surplus dû partiellement aux heures supplémentaires «conjoncturelles», effectuées occasionnellement pour répondre à un pic d’activité: 35 heures par an en moyenne, dont 15 rémunérées. La même année, le nombre moyen de jours travaillés était de 213.


L'ensemble des Français travaille plus que la moyenne des Européens


Pendant leur semaine habituelle, les salariés français à temps plein travaillent moins que la grande partie des 27 pays de l’Union européenne (UE), où la moyenne est de 40,4 heures: la France ne figure en effet qu'en 21e place dans le classement. Les semaines les plus intenses sont celles des britanniques, qui atteignent les 42,2 heures.


Toutefois, le bilan change si l’on agglomère l’ensemble des salariés, à temps complet comme à temps partiel, pour qui en France la semaine habituelle est de 36,6 heures: plus longue que dans la moyenne (35,6) de l’UE à 15, mais aussi qu’en Autriche, qu’au Royaume-Uni, qu’en Suède et qu'en Allemagne.


Cela s’explique, car dans l’Hexagone le nombre d’heures normalement travaillées par les salariés à temps partiel (23,3) est supérieur à la moyenne (20,1) des membres de l’UE à 15, alors que leur proportion (18,6 %) sur le nombre total des salariés est inférieure à la moyenne européenne (23,1% dans l’UE à 15). À l’inverse certains pays, comme l’Allemagne et le Royaume-Uni, cumulent des taux de temps partiel élevés et des durées habituelles hebdomadaires des salariés à temps partiel très faibles.


Le temps travaillé augmente constamment


Non seulement en France on travaille donc plus qu’on ne le croit, mais le nombre d’heures ne cesse de croître. Entre 2003 et 2011, tant la durée de la semaine normale que le temps effectivement travaillé sur l’année ont augmenté pour les salariés à temps complet, de 1,7 %, et 3,8 % respectivement.


>> Lire aussi : Paresseux les français? Simplement épuisés!


Un phénomène fortement porté par les cadres, puisque la moitié de la hausse annuelle s’explique par l’augmentation de plus de 120 heures du temps travaillé par les salariés au forfait, dont la part moyenne est passée de 5,0 % en 2001 à 12,0 % en 2011. Le développement depuis 2003 de mesures visant à favoriser l’allongement du temps de travail a aussi contribué à ces hausses selon la Dares, qui cite le recours facilité aux heures supplémentaires, l’encouragement au rachat de jours de congés, la journée de solidarité en 2005…


Seule exception, remarquable : l’année 2009, lorsque la crise a fait baisser de 1,9% le temps effectivement travaillé sur l’année, par le biais d'une diminution des heures supplémentaires, de l’augmentation des jours de congés et d’une croissance du recours au chômage partiel.

Malgré la crise, les salaires progressent... un peu,salaire,economie

30 Juillet 2013, 01:28am

Publié par hugo

Quand l'exécutif part à la conquête du monde
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Malgré la crise, les salaires progressent... un peu
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latribune.fr | 29/07/2013, 16:24 - 652 mots


Selon une étude du ministère du Travail, le salaire mensuel de base (SMB) des salariés du secteur concurrentiel a augmenté en 2012 en glissement annuel. Ce rythme étant supérieur à l'inflation (1,2%), le pouvoir d'achat du SMB a donc significativement progressé de 0,9%.
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Ce n'était pas évident et pourtant, selon la Dares (service statistique du ministère du Travail) au cours de l'année 2012, dans un contexte de fort dynamisme de l'activité de négociation salariale de branche (dû à plusieurs revalorisations rapprochées du Smic), le salaire mensuel de base (SMB) des salariés des entreprises de 10 salariés ou plus du secteur concurrentiel a progressé de 2,1 % en glissement annuel, après +2,3 % en 2011 et + 1,8% en 2010.


>> Lire aussi : 17,1%, c'est la hausse du salaire moyen en Chine


Ce rythme est supérieur à l'inflation (+1,2 % en glissement annuel, après +2,4 % en 2011et +1,7% en 2010). Le pouvoir d'achat du SMB augmente ainsi significativement en 2012 (+0,9 %, après -0,1 % en 2011). Mais attention, le pouvoir d'achat du SMB - qui se définit comme un salaire brut hors prime et hors avantages en nature - , doit être relativisé puisqu'il ne tient pas compte des éventuelles prestations sociales reçues et de l'évolution du poids des cotisations sociales et des impôts. Cependant, la progression du SMB est plus dynamique dans les branches plutôt industrielles où l'activité conventionnelle a été plus soutenue et un peu moins dans celles plutôt orientées vers le tertiaire.


Des progressions plus marquées dans les secteurs industriels que dans le tertiaire


Ainsi, dans les branches regroupées « métallurgie et sidérurgie », « chimie et pharmacie », « plastiques, caoutchouc et combustibles » et « agroalimentaire » qui rassemblent près de 25 % des salariés la hausse moyenne du SMB atteint entre 2,3 % et 2,4 % en 2012, après des augmentations comprises entre 2,4 % et 2,8 % en 2011. Dans les branches regroupées « commerce principalement alimentaire » et « hôtellerie, restauration et tourisme », représentant 12 % de l'ensemble des salariés, on constate également, mais dans une moindre mesure, une évolution du SMB relativement dynamique (respectivement +2,3 % et 2,2 %).


>> Lire aussi : Restauration : et si les serveurs étaient rémunérés en partie au pourboire?


Dans ces branches regroupées, qui ont en commun une proportion d'employés très élevée (70 %), une forte part de salariés est rémunérée sur la base du Smic (respectivement 23 et 35 %) qui ont donc bénéficié directement de la revalorisation de 2,1% du salaire minimum du 1er décembre 2011. Dans la branche regroupée « habillement, cuir, textile », où la proportion de salariés rémunérés sur la base du Smic est également forte (25 %) mais où la part des employés est plus faible (50 %) et celle des ouvriers plus élevée (27 %), le SMB afférent à chaque catégorie socioprofessionnelle ralentit fortement, tombant à un rythme proche de la moyenne de l'ensemble des branches (+2%).


Hausse plus modérée dans la branche « transports ».


En 2012, les progressions moyennes du SMB à prix courants les moins élevées relèvent des « transports (hors statuts) » (+1,7 %), des « branches non agricoles diverses » (+1,8 %), du « bâtiment et travaux publics », des « bureaux d'études, prestataires de services aux entreprises et de la « culture et communication » (+1,9 %). Au sein de cette dernière, le SMB des branches « presse » et « édition et librairie » progresse de 1,4 % et 1,5 % respectivement. Comme chaque année depuis trois ans, les taux de croissance y sont plus faibles que la moyenne et le gain de pouvoir d'achat en 2012 (+0,2 %) ne suffit pas à compenser les pertes des deux années précédentes.


Des différence selon les catégories socioprofessionnelles


Enfin, toujours en 2012, dans les entreprises de 10 salariés ou plus du secteur concurrentiel, les évolutions par catégorie socioprofessionnelle sont moins différenciées qu'au cours des années précédentes. Le SMB augmente de 2,2 % pour les ouvriers, de 2,1 % pour les employés, de 2,0 % pour les professions intermédiaires et de 1,9 % pour les cadres.



>> Lire aussi : Les plus faibles salaires de fonctionnaires seront revalorisés dans six mois

Le FMI débloque 1,7 milliard d'euros d'aide à la Grèce,economie

30 Juillet 2013, 00:51am

Publié par hugo

Le FMI débloque 1,7 milliard d'euros d'aide à la Grèce
Le FMI débloque 1,7 milliard d


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29/07/2013, 23:16 - 86 mots


WASHINGTON (Reuters) - Le Fonds monétaire international (FMI) a débloqué lundi une tranche d'aide de 1,7 milliard d'euros dans le cadre du plan d'aide international à la Grèce.


Après deux mois d'atermoiements, la Grèce a adopté jeudi dernier les dernières mesures réclamées par ses créanciers internationaux avant de débloquer une prochaine tranche de l'aide.


Le total de la dernière tranche allouée par le FMI, l'Union européenne et la Banque centrale européenne (BCE) s'élève à 5,8 milliards d'euros.


Anna Yukhananov; Eric Faye pour le service français, édité par Pascal Liétout