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Le blog de hugo,

Les taux de pauvreté des 100 plus grandes communes de France,richesse,salaire,economie,paris,france,

31 Janvier 2014, 06:03am

Publié par hugo

Les taux de pauvreté des 100 plus grandes communes de France
28 janvier 2014 - De Neuilly à Roubaix, les taux de pauvreté s’échelonnent de 7 à 45 %. Le bureau d’études Compas publie les données des 100 plus grandes communes de France et des arrondissements de Paris, Lyon et Marseille. Extrait de Compas études.


Cette année, le bureau d’études Compas met un coup de projecteur particulier sur les arrondissements des trois plus grandes communes de France : Paris, Lyon et Marseille. Là aussi, les taux moyens masquent des inégalités considérables, avec des taux de pauvreté pouvant dépasser 40 % dans certains territoires.


45 % à Roubaix (Nord), 44 % à Saint-Pierre (La Réunion) et 43 % à Tampon (La Réunion). Le Compas publie des données exclusives sur les taux de pauvreté des plus grandes communes de France, pour l’année 2011. Les niveaux sont très semblables à nos premières estimations pour l’année 2009 publiées en 2012 [1] même si, la méthodologie ayant évolué (voir encadré), il n’est pas possible d’utiliser ces données pour en tirer des enseignements sur l’évolution de ces taux.


Le phénomène qui frappe reste l’ampleur de la pauvreté dans les communes d’Outre-mer : la moitié des dix communes où le taux de pauvreté est le plus élevé - supérieur à 32 % - se situent dans ces départements. Des territoires où l’extrême richesse côtoie la plus grande pauvreté, comme nous l’avons montré [2].


Notre classement fait ensuite ressortir des communes de localisation très diverse. La pauvreté est aussi bien ancrée dans des villes du Sud, comme Béziers, Perpignan, Avignon ou Nîmes, que du Nord et de l’Est comme Roubaix, Calais ou Mulhouse. Certaines métropoles importantes comme Marseille, Montpellier ou Lille figurent aussi parmi les territoires où le taux de pauvreté est le plus élevé. On trouve bien entendu des communes de la banlieue Nord de Paris (Aubervilliers, Pantin, Sarcelles, Epinay-sur-Seine…) où la pauvreté atteint ou dépasse le tiers de la population. Seul l’Ouest, de tradition moins inégalitaire et moins marqué par la crise, est moins représenté.


Plusieurs facteurs expliquent ces hauts niveaux de pauvreté. L’emploi tout d’abord : le taux de pauvreté est le plus élevé là où l’emploi manque le plus. De Roubaix à Mulhouse en passant par Nîmes, certaines villes ont été marquées par le déclin industriel. Mais l’emploi fait aussi défaut dans certains territoires moins sinistrés, mais qui attirent particulièrement la main d’œuvre – c’est le cas de Montpellier par exemple.


D’autres facteurs interviennent comme le type de peuplement des communes (et par exemple l’implantation de populations immigrées démunies), l’histoire des politiques locales de logement social et l’évolution des prix de l’immobilier ou l’existence d’un parc privé accessible à des catégories défavorisées. L’ampleur de la pauvreté des communes du Nord de Paris est en partie la conséquence de la flambée des prix dans la capitale, qui repousse les habitants les plus modestes (même s’il faut nuancer ce phénomène).


Neuf des dix communes où le taux de pauvreté est le plus faible (entre 7 et 10 %) sont situées dans l’Ouest parisien, qui compose le cœur aisé du pays : les prix de l’immobilier locatif y sont très élevés et les politiques de logement social beaucoup moins développées qu’ailleurs.


Ces données permettent une première approche, unique en France, de la pauvreté des territoires. Elles constituent le niveau le plus fin des données rendues publiques sur les niveaux de vie, après impôts et prestations sociales [3]. Les seules données locales publiées par l’Insee ne prennent pas en compte ces éléments.


Elles doivent être utilisées avec beaucoup de précaution. D’abord parce qu’il s’agit d’estimations de prestations (voir l’encadré sur la méthodologie) et non des montants effectivement perçus par les ménages. Ensuite, notre classement est très dépendant du seuil de population que nous utilisons : les 100 plus grandes villes situent environ à 54 000 minimum le nombre d’habitants. En fixant le seuil à 30 ou 10 000 habitants, le classement aurait été différent.


Si l’on intègre toutes les villes de plus de 10 000 habitants, on voit notamment apparaître un grand nombre de communes de banlieue parisienne, comme Clichy-sous-Bois (45 % de pauvres) ou Grigny (43 %) ou des départements d’Outre-mer comme Le Port, 38 000 habitants, au nord-ouest de la Réunion, où le taux de pauvreté s’élève à 55 %. A l’opposé, les communes des Yvelines de Croissy sur-Seine, Voisins-le-Bretonneux ou le Vésinet, comptent seulement 5 % de leur population vivant sous le seuil de pauvreté.





Méthode d’estimation des niveaux de vie


Le taux de pauvreté estimé à 60 % du revenu médian est le pourcentage de ménages qui perçoivent moins de 60 % du revenu médian national, pour lequel la moitié de la population dispose de ressources supérieures et l’autre inférieures, après impôts directs et prestations sociales. Le seuil de pauvreté est de 977 euros en 2011.


Les estimations du Compas sont réalisées à partir des données fiscales communiquées par l’Insee pour toutes les communes, pour l’année 2011. Mais l’Insee ne fournit pas le niveau des prestations de façon aussi fine. Pour le déterminer, nous avons imputé aux revenus déclarés perçus localement l’équivalent des prestations reçues et des impôts payés au niveau national, en fonction des niveaux de vie. Il s’agit donc d’une approximation qui ne reflète pas les revenus réellement perçus par les ménages de chaque ville. Les prestations varient peu au niveau local. L’écart entre les niveaux de vie réels et nos données peut provenir
essentiellement de la composition des ménages, différente selon les villes (plus ou moins de familles, de personnes seules, de jeunes ou de plus âgés, etc).


Attention : ces données diffèrent de celles diffusées dans le Compas Etudes n°2, publié en août 2012, « Premières estimations du taux de pauvreté des plus grandes communes de France ». Nos estimations étaient effectuées après prestations mais avant impôts, qui sont désormais intégrés. Il est impossible de calculer une évolution à partir de ces deux documents.
Comme le montre notre étude spécifique sur les arrondissements de Paris, Lyon et Marseille, l’observation à un échelon plus fin que la commune permet de nuancer nos jugements. Paris compte 14 % de pauvres en moyenne, mais le taux de pauvreté y atteint plus de 20 % dans des arrondissements qui regroupent 200 000 habitants et qui donc mériteraient d’intégrer notre classement. Le taux de pauvreté peut aller jusqu’à 75 % dans certains quartiers de Marseille, trois fois plus que la moyenne de la ville…


Cette étude aide donc à lire la situation sociale du territoire et appelle à une analyse fine des différentes échelles d’observation. Elle fait apparaître les lacunes qui persistent en matière d’information statistique. Seules nos données incluent une évaluation des prestations sociales, et il paraît aujourd’hui délicat d’estimer les niveaux de vie des territoires sans les prendre en compte, ce qui semble pourtant le cas dans la nouvelle géographie de la politique de la ville. Elles montrent aussi comment, pour bien comprendre les situations, il est indispensable de mener une approche combinant les données sur les revenus mais aussi la composition sociale ou l’état du logement social par exemple [4].


La pauvreté dans les arrondissements de Paris, Lyon et Marseille


Pour la première fois, nous publions les taux de pauvreté des arrondissements des trois plus grandes villes de France. Il faut noter que bon nombre de ces arrondissements ont une population qui les classerait parmi les plus grandes communes de France. Leur étude en tant que telle est donc riche d’enseignements.


Le tout premier, c’est la situation spécifique de Marseille. La ville, qui comprend des arrondissements entiers très populaires au cœur même de la ville, est marquée par des taux de pauvreté supérieurs à 40 % [5]. Le prix des logements n’a pas autant explosé que dans les deux autres métropoles, il y persiste un parc privé à prix relativement modéré. Dans le 3e arrondissement, nous évaluons le taux de pauvreté à 55 % : plus que Roubaix, commune qui arrive en première position selon le taux de pauvreté parmi les 100 plus grandes villes. Dans les arrondissements voisins du 1er et du 2e, autour du vieux port, le taux de pauvreté atteint 43 % et 44 %. Viennent ensuite les quartiers Nord (14e et 15e arrondissements), avec 42 et 43 %. Et encore, notre étude réalisée pour la région Paca [6] montrait que dans certains quartiers, le taux de pauvreté pouvait dépasser 75 %. A l’ouest de la ville en revanche, les 8e et 12e arrondissements connaissent des taux de pauvreté (9 et 10 %) similaires à ceux des arrondissements les plus riches de Lyon ou Paris.


A Paris et à Lyon, le taux de pauvreté par arrondissement ne dépasse pas 25 % (19e arrondissement parisien). Ces communes ont connu un processus de gentrification massif, notamment dans l’Est parisien. Dans les arrondissements les plus aisés, le taux se situe entre 7 % (7e arrondissement parisien) et 9 % (4e arrondissement lyonnais). Des territoires où le prix des loyers atteint des niveaux démesurés : hors habitat social ou très petites surfaces (chambres de bonne notamment), les plus pauvres ne peuvent avoir les ressources pour se loger dans le parc locatif privé.


Quand on y regarde de plus près, Lyon et Paris sont loin d’être uniquement peuplées de catégories aisées. Dans cinq arrondissements, les 8e et 9e de Lyon, les 18e, 19e et 20e de Paris, le taux de pauvreté dépasse 20 %, largement plus que la moyenne nationale de 14,3 %. On y compte des personnes seules, mais aussi des familles démunies, parfois logées dans un parc privé très dégradé.


L’écart entre Marseille, Paris et Lyon est moins grand qu’il n’y paraît. Il est en partie lié à un phénomène d’échelle d’observation. Les trois arrondissements parisiens les plus pauvres comptent chacun 200 000 habitants. Chacun de ces arrondissements représente plus d’habitants que les quatre arrondissements marseillais les plus pauvres regroupés. A l’intérieur des 18, 19 et 20e arrondissements de Paris en particulier (mais aussi le 13e par exemple), selon nos calculs – non publiés – le taux de pauvreté dépasserait 40 % dans plus d’une dizaine de quartiers. En taille de population, ces quartiers rassemblent l’équivalent d’un arrondissement de Marseille. A Lyon, on retrouve le même phénomène au sein des 8e et 9e arrondissement, avec des taux qui dépassent 30 voire 40 %, comme c’est le cas par exemple au quartier Balmont (un taux de pauvreté de 46 %). La singularité de Marseille réside surtout dans le fait que les populations démunies continuent à vivre au cœur même de la ville (encore qu’à Lyon le 1er arrondissement reste relativement populaire). La mixité des grandes métropoles est peut être plus importante qu’on ne le pense quand on s’y penche de plus près [7]. La géographie des revenus des grandes villes dessine des modèles qui restent différents, comme l’a montré d’ailleurs dans une thèse récente le démographe Aurélien Dasré [8].





Malgré la hausse des prix de l’immobilier, les grandes villes rassemblent encore une grande partie de la population pauvre et certains quartiers atteignent des niveaux de pauvreté qui dépassent de très loin la moyenne du pays. Ces éléments montrent une nouvelle fois, la nécessité d’une approche détaillée si l’on veut comprendre la réalité économique et sociale des territoires. Il faut pouvoir raisonner avec des échelles semblables si l’on veut échapper à l’illusion que peuvent créer des îlots de pauvreté, créés par le découpage utilisé. A l’échelle de la France, on peut par exemple faire apparaître de vastes territoires marqués par des taux de pauvreté élevés, mais qui, peu denses, ne regroupent qu’une population très faible. A l’échelle des grandes villes, une très forte densité peut faire disparaître des taux de pauvreté très forts localement, qui se cachent derrière des moyennes : si on y regarde de plus près, la pauvreté réapparaît.


Louis Maurin et Violaine Mazery.
« Les taux de pauvreté dans les 100 plus grandes communes de France », Compas études n°11, Compas, janvier 2014.


Pour en savoir plus, voir aussi www.lecompas.fr.


Photo / © MurielleB - Fotolia.com


Notes


[1] Voir « Premières estimations du taux de pauvreté des plus grandes communes de France », Compas études n°2, août 2013.


[2] Voir « Les départements d’Outre-mer marqués par les difficultés sociales et les inégalités », Compas études n°9, octobre 2013.


[3] Nous estimons aussi des données par quartier, non publiées ici. Voir aussi nos données sur les arrondissements parisiens dans cet article.


[4] Voir « Politique de la ville, les revenus ne font pas tout », Hervé Guéry, 18 novembre 2013.


[5] Comme l’a montré d’ailleurs Gérard-François Dumont dans « Géographie urbaine de l’exclusion dans les grandes métropoles françaises », L’Harmattan, 2011.


[6] Voir « Disparités socio-spatiales en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Métropole Aix-Marseille, Atlas territorial », Compas, novembre 2013.


[7] Sur ce sujet voir aussi les données publiées par l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) et notamment « Catalogue des données socio-économiques de la métropole parisienne », novembre 2013.


[8] « Comment se regroupent les populations dans l’espace urbain », Aurélien Dasré.


Date de rédaction le 28 janvier 2014




© Tous droits réservés - Observatoire des inégalités - (voir les modalités des droits de reproduction)

Une réserve parlementaire de 81,6 millions en 2013,politique,salaires,deputes,

31 Janvier 2014, 05:09am

Publié par hugo

Une réserve parlementaire de 81,6 millions en 2013
mercredi 29 janvier 2014 16h45 Imprimer cet article | Page simple [-] Texte [+]
La "réserve parlementaire" s'est élevée en 2013 à 81,6 millions d'euros et chacun des 577 députés a reçu en moyenne 130.000 euros. /Photo prise le 8 janvier 2014/REUTERS/Charles Platiau
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PARIS (Reuters) - La "réserve parlementaire" s'est élevée en 2013 à 81,6 millions d'euros et chacun des 577 députés français a reçu en moyenne 130.000 euros, apprend-on dans le document publié mercredi par le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone.


Ce souci de transparence s'explique notamment par les critiques sur le risque de clientélisme qu'engendre cette utilisation des fonds publics par les députés dans leur circonscription en période de réduction des déficits publics.


La "réserve parlementaire" est un ensemble de subventions d'Etat votées en lois de finances initiales ou rectificatives proposées par les parlementaires afin de participer au financement de projets d'investissement de collectivités et de soutenir des activités menées par des associations.


"Pour la première fois, la 'réserve' a été répartie équitablement entre majorité et opposition parlementaires", précise Claude Bartolone dans un communiqué. "Chaque député bénéficie désormais d'un montant de 130.000 euros en moyenne, la répartition entre les députés relevant de chaque groupe politique."


Il souligne que, pour la première fois depuis les débuts de la Ve République, les députés ont restitué au budget de l'Etat 10% du total "afin de participer à l'effort national de réduction des dépenses publiques".


A la lecture des quelques 250 pages de tableaux publiés mercredi sur le site internet de l'Assemblée, on peut constater que le président a reçu 520.000 euros, les vice-présidents et les présidents de commissions et de groupe chacun 260.000 euros.


Les membres du bureau de l'Assemblée ont reçu chacun 140.000 euros, les autres députés obtenant 130.000 euros.


MAINTIEN OU SUPPRESSION ?


Le président de la commission des Finances, Gilles Carrez (UMP), qui a pour sa part obtenu une enveloppe de 786.000 euros, a tenté de s'expliquer sur le montant de cette somme. Suite...


Voir l’article sur la page simplePage précédente 1 | 2 Page suivante

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Oberkampf, Barbès, Stalingrad... Paris se construit grâce à des processus d'exclusion,exclusion de paris,paris,france,election municipal,

31 Janvier 2014, 05:03am

Publié par hugo

Oberkampf, Barbès, Stalingrad... Paris se construit grâce à des processus d'exclusion
Publié le 30-01-2014 à 14h17 - Modifié à 14h17
3 réactions | 1601 lu
Temps de lecture Temps de lecture : 3 minutes
Avatar de Hacène Belmessous
Par Hacène Belmessous
Chercheur
LE PLUS. Dans un mois, Anne Hidalgo ou Nathalie Kosciusko-Morizet sera vraisemblablement élue Maire de Paris. La politique de la ville, particulièrement en matière d'urbanisme, en sera-t-elle changée ? Pour Hacène Belmessous, chercheur sur les questions urbaines et membre de l'équipe de "L'Esprit des Villes", revue annuelle éditée par InFolio, la bataille est déjà perdue.
Édité et parrainé par Hélène Decommer
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Vue aérienne du quartier de Stalingrad, à Paris, le 20/07/10 (BORIS HORVAT/AFP)

Il fallait un marqueur idéologique entre la gauche socialiste et la droite conservatrice dans une campagne du niveau d'une élection d'un bureau associatif. On a fini par l'avoir la semaine dernière avec le projet des architectes Hamonic et Masson de construction de 550.000 m2 de logements, de commerces et d'équipements sur le haut de l'avenue Foch et 67.000 m2 de parc au cœur du XVIe arrondissement parisien.

Soutenu par Anne Hidalgo qui y voit "une intuition très intelligente", rejeté par l'UMP qui le juge "farfelu et irréaliste", ce projet a ceci d'intéressant qu'il veut faire peser sur l'élection municipale parisienne une agitation et une excitation somme toute artificielle dans une aire urbaine qui a déposé les armes depuis un moment en matière de mixités (sociale, de l'habitat).

Paris n'est plus une ville cosmopolite

Soyons clair : Paris est un espace restreint, encore populaire dans certains secteurs – cet Est, par exemple, le noyau dur du Paris universaliste, mais dont chaque recensement révèle qu'il se réduit fortement sous la poussée mordante de politiques gentrificatrices – et dont l'horizon dévoile une proximité sociale avec ces cités-Etat qui manifestent la volonté d'une grandeur immédiate : Londres, New York, Sydney, etc. Autant de villes qui renchérissent sur des expansions dynamiques, performantes, créatives, durables.

Or, il faut bien l'admettre, Paris n'est plus une ville cosmopolite une fois franchi les conditions décisives d'une production urbaine destinée aux semblables, ces rentiers de l'entre-soi foncier.

L'exemple du quartier Stalingrad

Intéressons-nous par exemple au quartier Stalingrad qui défile aujourd'hui sous nos yeux. S'il reste encore aux abords du métro des commerces ethniques, cette expression effroyable et racoleuse inspirée par les apologistes de "l'épreuve des faits", force est de constater que l'atmosphère du quartier a changé.

Les cafés débordent d'une nouvelle classe sociale, ces bobos dont on dit qu'ils occupent désormais une place centrale dans le vote des grandes villes. L'été, ils sont attablés devant un rosé de Provence, une bière blonde ou un verre de Viognier, vendus à des prix indécents pour les prolos et la minorité réduite à une vie d'underclass. L'hiver, ils dégustent un côte du Rhône ou un Touraine, un vin chaud à la cannelle ou un chocolat chaud. Les cyclistes, les "rolleristes" et les coureurs à pied y sont aussi nombreux.

Même constat pour Barbès, Guy Môquet ou Château d'Eau

Cette évolution radicale de Stalingrad est en résonance brutale avec un processus déjà suscité dans d'autres arrondissements. La liste est longue. Mentionnons ceux qui ont ébranlé ces 30 dernières années les quartiers Bastille, Belleville, Oberkampf, Gambetta, Père Lachaise.

Sans doute, aucun quartier populaire parisien ne pourra se soustraire à cette entreprise impitoyable de régénération urbaine. D'autres sphères publiques sont en train de muter, de façon moins spectaculaire parce que moins mises en scène : Barbès/Château Rouge, Guy Môquet ou Château d'Eau.

L'espace n'est plus qu'une valeur marchande

Dans ces conditions, que fait-on quand l'espace n'est plus qu'une valeur marchande, incluant dans son système ceux qui ont une valeur sociale – les bobos dans le cas de Stalingrad – et excluant les gens de peu, considérés comme inutiles dans cette nouvelle configuration du territoire ? Continuer à jouer le jeu de la vie démocratique et de l'élection ?

Au terme de l'exercice présent qui a vu gouverner six majorités municipales depuis que la loi du 31 décembre 1975 a rétablit la fonction de "Maire de Paris" – quatre de droite entre 1977 et 2001 et deux socialistes entre 2001 et 2014 – force est de constater que le désastre des politiques urbaines qui se déploient (et se sont déployés) dans la capitale confirme cette idée que Paris ne s'organise pas en dépit des processus d'exclusion qui la rongent, mais grâce à eux.

Paris, produit expérimental de l'urbanisme d'abattoir

On pourrait faire le même récit en ciblant d'autres grandes villes du pays (Lille, Lyon, Nantes, Strasbourg, etc.), seulement Paris se présente en France comme une forme d'éloge de cet impératif sur lequel s'établit cette ville : la négativité sociale comme mode de coexistence sociale.

Qui peut rêver d'une telle ville ? Quand le contrat social est une formule creuse, quand la politique a abandonné ce qui devrait être sa véritable mission – tenir ensemble la vie démocratique et l'ambition d'une utopie sociale – alors il faut s'abstenir de participer à ce théâtre d'ombres. On ne coopère pas à l'exécution d'un urbanisme d'abattoir.



Sur le web: Les candidats à la mairie de Paris divisés sur les questions de sécurité

Enquête: découvrez les salaires de tous nos ministres,salaire,politiques,

31 Janvier 2014, 04:31am

Publié par hugo

Actualité > Politique


Enquête: découvrez les salaires de tous nos ministres
Rédaction en ligne


Les rémunérations de nos ministres font souvent, sur internet et les réseaux sociaux, l’objet de fantasmes. Or, le budget 2014 est transparent sur la question. Il prévoit même une augmentation de 0,9% des postes qui concernent les traitements des membres du Gouvernement fédéral. Une indexation de ces salaires… qui passe à la trappe ! Décodage.


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Combien gagne notre Premier ministre? Cette question, nombreux sont les Belges qui se la posent! A découvrir dans notre journal numérique...

Consulter la déclaration de patrimoine d'un élu : mode d'emploi,salaire,politique,

31 Janvier 2014, 04:27am

Publié par hugo

Consulter la déclaration de patrimoine d'un élu : mode d'emploi
MIS À JOUR : 30-01-2014 17:38 - CRÉÉ : 29-01-2014 17:28
TRANSPARENCE – C'était une des mesures phares de la loi sur la transparence de la vie publique, votée après l'affaire Cahuzac. Les députés ont jusqu'au 1er février pour déclarer leur patrimoine, qui sera consultable par les électeurs... dans des conditions bien particulières. Metronews vous donne le mode d'emploi.


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Extrait de la déclaration de patrimoine de Laurent Fabius.Extrait de la déclaration de patrimoine de Laurent Fabius. Photo : SIPA
Où consulter les déclarations ?
Députés et membres du gouvernement ne seront pas logés à la même enseigne. Les déclarations de patrimoine des ministres (dont certaines sont déjà disponibles sur le site du gouvernement) seront collectées et ensuite diffusées sur un site Internet public et gratuit, sous la responsabilité de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Après le coup de pression de certains députés et sénateurs, les déclarations de patrimoines des parlementaires seront quant à elles uniquement consultables en préfecture.


Comment s'y prendre ?
En préfecture, les déclarations de situation patrimoniale seront disponibles pour les électeurs inscrits sur les listes électorales. Ces derniers devront, après avoir donné leur identité, faire une demande écrite, qui sera ensuite transmise à la HATVP. Après réception du document, la préfecture mettra à disposition, pour consultation uniquement, la déclaration en format papier. Celle-ci ne sera consultable que "pendant la durée du mandat de la personne assujettie aux obligations déclaratives" et encore six mois après la fin des fonctions.


Ce que je peux en faire
C'est là que s'arrête la transparence. Comme l'a souhaité un amendement UDI, il sera possible de consulter le document, mais pas de le diffuser. Auquel cas, la sanction est sévère : toute publication est en effet passible d'une amende de 45.000 euros "sauf si le déclarant a lui-même rendu publique sa déclaration de situation patrimoniale". La peine d'un an de prison, réclamée en première lecture, a été supprimée.


La faille ? Les sites étrangers, non soumis au droit français, pourront diffuser les déclarations de patrimoine des élus si un citoyen français décide de leur transmettre. A ce sujet, la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a mis en garde : ces derniers seront poursuivis. "Il va y avoir un registre des personnes qui seront venues consulter les déclarations de patrimoine. Et lorsque investigation il y aura, il permettra de trouver qui a donné ces informations qui ne devaient pas être données", a-t-elle ainsi souligné.


Son seul moyen d'action légal sera de présenter des "observations écrites" à la Haute Autorité pour la Transparence par lettre recommandée avec demande d'avis de réception.


A partir de quand puis-je les consulter ?
Mystère. On sait que les parlementaires, les députés européens mais aussi les membres des cabinets ministériels et les collaborateurs du chef de l'Etat et des présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat ont jusqu'au 1er février pour remettre leur déclaration de patrimoine à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Pour les élus locaux - maire, président de région ou de département -, l'échéance est repoussée au 1er juin. Mais aucune date n'est fixée pour l'instant pour la mise à disposition de ces documents.


En effet, il faudra d'abord attendre "un arrêté du ministre de l'Intérieur et des Outre-mer qui va définir les modalités de collecte et de publication des documents par la Haute Autorité", nous explique l'Assemblée nationale. De même, "les consultations en préfecture seront soumises à une circulaire afin que cela se passe de la même façon en préfecture". Le tout prendra "plusieurs mois", nous précise-t-on.


Ce qu'on y trouve
La déclarations porte sur les biens immobiliers et les biens mobiliers d'une valeur supérieure à 10 000 euros. Elle devra mentionner "l’ensemble des biens", y compris ceux "détenus à l’étranger" ou n’entrant pas dans l’assiette de l’impôt de solidarité sur la fortune. Devront être déclarés, par exemple, les valeurs immobilières, placements, assurances-vie, tous comptes bancaires, livrets de caisse d’épargne, etc., les "biens mobiliers divers" (bijoux, œuvres d’art, collections, or, etc.). Devront aussi être déclarés les véhicules, fonds de commerce ou clientèle, parts de sociétés (là encore supérieures à 10.000 euros).


Vous trouverez ci-dessous un exemplaire d'une déclaration de patrimoine.


HATVP Declaration de Patrimoine1




JULIE MENDEL
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Pourquoi des manifestants s'opposent-ils au droit à l'avortement ?,sante,femmes,IVG,avortement,

31 Janvier 2014, 04:22am

Publié par hugo

France Info junior
Pourquoi des manifestants s'opposent-ils au droit à l'avortement ?
LE MERCREDI 29 JANVIER 2014 À 12:37
16 commentaires
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Tandis que l'Espagne tente de durcir sa loi, la France assouplit, elle, les conditions de recours à l'interruption volontaire de grossesse. Un droit acquis il y a près de 40 ans par le combat de Simone Veil. Un vrai progrès sur le chemin de l'égalité hommes-femmes.




Brochure sur l'IVG dans la salle d'attente du centre d'orthogenie de la maternite des Lilas (93) © AP/Sipa
En Espagne, les opposants à l'avortement veulent durcir la loi, empêcher le plus possible le recours à l'interruption volontaire de grossesse. Des Espagnols "Pro-vie" sont venus défiler dimanche dernier à Paris, soutenus par des manifestants français qui défendent la même cause. Car en France, les règles sont plutôt en train de s'assouplir, au contraire.


Mardi, les députés ont rendu le recours à l'IVG plus simple : les femmes n'ont plus à justifier d'une quelconque "détresse" pour demander, dans les délais prévus par la loi, l'interruption d'une grossesse. Ce terme de "détresse" a été effacé du texte de loi.
Une nouvelle manifestation est prévue samedi à Paris, cette fois pour soutenir le droit à l'avortement, en France et en Espagne.


12 semaines


L'avortement, ou Interruption Volontaire de Grossesse (IVG), consiste à mettre fin, par un geste chirurgical ou un médicament, à une grossesse en cours. Cette intervention doit se faire dans les 12 premières semaines de la grossesse.


Marie-Pierre Martinet, secrétaire nationale du Planning familial, répond aux questions des abonnés à Mon Quotidien, le quotidien des 10-14 ans. Le Planning familial est une association d'information et de défense des droits des femmes. Il distribue également, aux adolescentes qui le demandent, des moyens de contraception.
Au micro : Marie, 9 ans et d'abord Alexandre, 10 ans.




© Play Bac Presse Ugo Emprin


Droit à l'avortement : toutes les questions-réponses avec Marie-Pierre Martinet du Planning familial

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Minuscule : le film


Si vous avez aimé la série télévisée d'animation Minuscule, vous allez adorer le film : Minuscule, La vallée des fourmis perdues sort aujourd'hui au cinéma. Il raconte l'épopée survitaminée d'une colonie de fourmis noires qui vont tenter de sauver une boite de sucre de l'appétit féroce des fourmis rouges.
Une série d'animation tournée en décor naturel - une première mondiale - dans le sud-est de la France.


Pour les grands, Minuscule est truffé de clins d'œil à des films cultes comme Psychose, Star Wars ou encore L'Odyssée de l'espace.
C'est vraiment un film qui plaira aux petits comme aux grands. Rires aux éclats garantis !


>>> Voir la bande-annonce ci-dessous

L'industrie du sucre va dire aux élèves ce qu'il faut manger,sante,sucre,

31 Janvier 2014, 03:55am

Publié par hugo

L'industrie du sucre va dire aux élèves ce qu'il faut manger
Incroyable mais vrai : le ministère de l'Education nationale a confié à l'industrie du sucre le soin d'éduquer nos enfants à la nutrition ! La mobilisation de tous est nécessaire pour faire reculer le ministre.
LaNutrition.fr - Mercredi 29 Janvier 2014
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L'industrie du sucre va dire aux élèves ce qu'il faut manger
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boissons sucrées, diabète, obésité, obésité infantile, produits sucrés, sucre
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Que diriez-vous si le gouvernement demandait au laboratoire Servier, le fabricant du Mediator, d’informer la population sur les moyens de traiter le surpoids et le diabète ?


S’il confiait à Monsanto une campagne d’information sur les OGM ?


C’est pourtant l’exploit qu’a réalisé le ministre de l’Education nationale le 29 octobre 2013, en permettant au CEDUS, organisme de propagande de l’industrie du sucre, de délivrer pendant 5 ans aux enseignants, aux élèves et à leurs familles une « information sur la nutrition et la santé ».


En d’autres termes, il a confié au renard la gestion du poulailler.


L’accord prévoit en effet que le CEDUS « élabore et diffuse des supports d’information, la réalisation d’actions d’information, l’organisation de conférences et de visites d’entreprises, l’accueil de jeunes et d’enseignants dans le cadre de manifestations publiques. »


Consulter l'accord entre le ministère et l'organisme de propagande de l'industrie du sucre
Pour se faire une petite idée de la haute qualité de l’information que le CEDUS va faire entrer dans nos chères têtes blondes avec la bénédiction du ministère, rendez-vous sur les sites lesucre.com et sucre-info.com, qui seront les fers de lance de l’opération. Préparez-vous à un grand numéro de propagande sucrière.


Sur le sucre et le diabète


Ce que dit le CEDUS à nos enfants :


« Contrairement à une idée reçue il n’y a pas de lien de cause à effet entre la consommation de glucides en général ou de saccharose (sucre) en particulier et le diabète. »


Ce que dit la science :


L’analyse récente de 11 études portant sur 310819 montre que les personnes qui consomment le plus de boissons sucrées ont un risque plus élevé de diabète et/ou syndrome métabolique que celles qui en consomment le moins. (1)


L’analyse récente de 22 études conclut qu’une consommation élevée de glucides est associée à un risque accru de diabète de type-2. (2)


L’analyse récente de 20 études contrôlées et randomisées trouve que les régimes pauvres en glucides (donc en sucre) améliorent les marqueurs du risque cardiovasculaire des diabétiques et devraient faire partie de la stratégie de management du diabète.(3)


L’American Diabetes Association souligne que « la quantité de glucides et d’insuline [endogène] disponible représente le facteur le plus important influençant la réponse glycémique et devraient être prises en compte dans le régime du diabétique. (…) Pour une bonne santé, la consommation de glucides sous la forme de légumes, fruits, céréales, légumes secs, laitages devrait être conseillée de préférence aux autres sources, en particulier celles qui contiennent des graisses, des sucres et du sodium ajoutés. »


Sur le sucre et le poids


Ce que dit le CEDUS à nos enfants :


« Aucune relation directe entre consommation de sucre - en dehors d’apports caloriques excessifs - et prise de poids n’a été mise en évidence dans les études récentes. »


Ce que dit la science :


De très nombreuses études, épidémiologiques, cliniques, expérimentales ont trouvé que la consommation de produits sucrés fait grossir. (4)


Les chercheurs de la plus grande unité de nutrition au monde, l’Ecole de santé publique de Harvard considèrent qu’il y a aujourd’hui suffisamment de preuves pour affirmer que la consommation de boissons sucrées fait grossir. (5)


Sur le sucre et le cancer


Ce que le CEDUS dit à nos enfants :


Le CEDUS affirme que les experts du Fonds mondial de recherches sur le cancer (WCRF) ne proposent pas de recommandations particulières pour les aliments sucrés. Sous-entendu, le sucre est exonéré de toutes responsabilités pour ce qui est du risque de cancer.


Ce que dit le WCRF


Le site du WCRF explique que « les preuves scientifiques montrent que les régimes alimentaires constitués d’aliments trop riches en énergie, en particulier les aliments transformés qui sont souvent riches en graisses et en sucre, augmentent notre risque de surpoids ou d’obésité, ce qui augmente le risque de plusieurs cancers, dont le cancer du côlon et le cancer du sein. »


Consulter le site du WCRF



Ce que vous devez faire


1. Faites savoir au chef d'établissement dans lequel votre enfant est scolarisé que vous refusez toute propagande sucrière. Demandez notamment si les enseignants qui dispenseraient des conseils de nutrition ont été "formés" dans le cadre de l'accord avec le CEDUS.


2. Ecrivez au ministre de l'Education nationale pour demander l'annulation immédiate de cet accord. Adresse et téléphone ici.


3. Saisissez votre député pour qu'une question sur cet accord sidérant soit posée au gouvernement. Liste des députés ici.


Sources


(1) Malik VS, Popkin BM, Bray GA, Després JP, Willett WC, Hu FB. Sugar-sweetened beverages and risk of metabolic syndrome and type 2 diabetes: a meta-analysis. Diabetes Care. 2010 Nov;33(11):2477-83.


(2) Alhazmi A, Stojanovski E, McEvoy M, Garg ML. Macronutrient intakes and development of type 2 diabetes: a systematic review and meta-analysis of cohort studies. J Am Coll Nutr. 2012 Aug;31(4):243-58.


(3) Ajala O, English P, Pinkney J. Systematic review and meta-analysis of different dietary approaches to the management of type 2 diabetes. Am J Clin Nutr. 2013 Mar;97(3):505-16.


(4) Hu FB. Resolved: there is sufficient scientific evidence that decreasing sugar-sweetened beverage consumption will reduce the prevalence of obesity and obesity-related diseases. Obes Rev. 2013 Aug;14(8):606-19.


(5) Johnson RJ, Segal MS, Sautin Y, Nakagawa T, Feig DI, Kang DH, Gersch MS, Benner S, Sánchez-Lozada LG. Potential role of sugar (fructose) in the epidemic of hypertension, obesity and the metabolic syndrome, diabetes, kidney disease, and cardiovascular disease. Am J Clin Nutr. 2007 Oct;86(4):899-906.





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Commentaires



+1 3 LouisRomain 30-01-2014 14:39
Bonjour


j'ai créé une pétition Avaaz ici :
http://www.avaaz.org/fr/petition/Vincent_Peillon_Ministre_de_lEducation_Nationale_Annulation_de_laccord_CEDUS_lobby_du_sucre_Education_Nationale/?copy


Merci de la signer !

Ecole: des universitaires s'élèvent contre "la rumeur mensongère",parite,articles femmes hommes,femmes,

30 Janvier 2014, 04:52am

Publié par hugo



SOCIÉTÉ - le 29 Janvier 2014


Ecole: des universitaires s'élèvent contre "la rumeur mensongère"
Mots clés : education, sexisme, alsace, égalité hommes femmes, extrême-droite, vincent peillon, éducation nationale, alain soral, théorie du genre,
Une cinquantaine d'universitaires de Strasbourg ont publié une tribune dans l'Alsace, dans laquelle ils mettent en pièce les arguments fallacieux utilisés par les organisateurs de la "journée de retrait de l'école"


Ces très nombreux enseignants de tous les champs d'études, historien, mathématiciens, ingénieur, spécialistes en droit, science sociales et politiques, se sont mobilisés alors que, depuis vendredi, une centaine d'écoles, notamment dans le Bas-Rhin, ont été perturbées par des absences d'élèves après un appel à boycotter l'école pour protester contre ce qui est présenté comme un enseignement aux enfants de la "théorie du genre".


A lire: Ecole: les réacs lancent la "rumeur du genre"
Manœuvre


Les signataires de cette tribune publiée par l'Alsace.fr voient dans cette rumeur, propagée par des proches de l'idéologue d'extrême droite Alain Soral, une "manœuvre révoltante de déstabilisation des parents" qui a privé des enfants d'école.


"De plus cette rumeur est totalement mensongère", écrivent-ils. Avant d'affirmer:


"NON, les enfants ne sont pas en danger.
NON, il n’y aura pas de projection de films « sexuels » à l’école, et les garçons ne seront pas transformés en filles (et inversement).
NON, la prétendue « théorie du genre » n’existe pas."
"Pour en finir avec les idées reçues", les signataires soulignent que "le genre est simplement un concept pour penser des réalités objectives. On n'est pas homme ou femme de la même manière au Moyen-Âge et aujourd'hui. On n’est pas homme ou femme de la même manière en Afrique, en Asie, dans le monde arabe, en Suède, en France ou en Italie. On n’est pas homme ou femme de la même manière selon qu’on est cadre ou ouvrier. Le genre est un outil que les scientifiques utilisent pour penser et analyser ces différences."


Ils rappellent ainsi le bienfondé du traitement de ces questions par l'Ecole:


"OUI, les programmes scolaires invitent à réfléchir sur les stéréotypes de sexe, car l’école, le collège, le lycée sont le lieu où les enseignants promeuvent l’égalité et le respect mutuel, où les enfants apprennent le respect des différences (culturelle, sexuelle, religieuse).
OUI, l’école est le lieu où l’on permet à chacun, par les cours de français, d’histoire, de SVT, d’éducation civique, d’éducation physique, de réfléchir sur les conséquences néfastes des idées reçues et d’interroger certains préjugés, ceux qui ont fait que pendant des siècles un protestant ne se mariait pas avec une catholique, ceux qui font que l’on insulte encore aujourd’hui une ministre à cause de sa couleur de peau, ceux qui font des petits garçons sont malmenés aux cris de « pédés » dans la cour de l’école, ceux qui font que Matteo n’osera jamais dire qu’il est élevé et aimé par deux mamans, ceux qui font qu’Alice veut mourir car on la traite de garçon manqué, ceux qui créent la haine et la discorde."
Monde égalitaire et harmonieux


Les universitaires concluent qu'"en permettant aux élèves de se demander pourquoi les princesses ne pourraient pas aussi sauver les princes, en montrant que, selon les lieux et les époques, les rôles des hommes et des femmes ont varié et que l’amour a des formes multiples, les chercheurs, les enseignants et les professeurs des écoles permettent aux enfants, citoyens et citoyennes de demain, de construire un monde plus égalitaire et plus harmonieux."


Lire l'intégralité de la tribune
A lire aussi:
Vincent Peillon veut sévir contre la "rumeur du genre"


Les princes charmants jouent aussi à la dinette


S.G.

'EAU, UN MARCHÉ SOUS PRESSION DECORATION,sante,economie,

30 Janvier 2014, 04:50am

Publié par hugo

'EAU, UN MARCHÉ SOUS PRESSION DECORATION
France 5L'eau, un marché sous pression
Diffusé le dim. 26-01-14 à 20:39 | Plus que 3 jours
Documentaire de société | 53'
TOUS PUBLICS |
De : Bernard Cazedepats
L'émission : Les questions que se posent les consommateurs autour de l'eau sont nombreuses. Faut-il préférer celle du robinet ou celle en bouteille ? Quels risquent encourent-ils en consommant l'une plutôt que l'autre ? Quel avenir pour cette ressource naturelle ? En France, l'industrie de l'eau en bouteille génère environ 3,5 milliards d'euros de bénéfices par an et représente 2,5 % de l'industrie agroalimentaire. Dans le même temps, la facture d'eau que doivent régler les particuliers s'alourdit régulièrement depuis 15 ans. La qualité de l'eau, sous toutes ses formes, ne cesse quant à elle de se dégrader. Sa mise aux normes de distribution s'avère de plus en plus coûteuse. A l'occasion de la semaine de l'eau, des responsables de distribution, des minéraliers et des partisans de la remunicipalisation de l'eau décryptent ce marché, sous tension.
Le programme : Les questions que se posent les consommateurs autour de l'eau sont nombreuses. Faut-il préférer celle du robinet ou celle en bouteille ? Quels risquent encourent-ils en consommant l'une plutôt que l'autre ? Quel avenir pour cette ressource naturelle ?

Obama s'engage (encore) pour les femmes,emploi,salaire,parites,femmes,usa,etat unis,

30 Janvier 2014, 04:43am

Publié par hugo



CIVILISATION > Civilisation >
Obama s'engage (encore) pour les femmes
Mis en ligne le 29/01/14 I Rédaction par la rédaction

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2E-mail
ObamaSOTU2014Salaire égal, soutien à la parentalité : le président U.S. veut « en finir avec des politiques d'entreprise qui n'ont plus leur place que dans un épisode de Mad Men ».





Lors de son discours 2014 sur l'état de l'Union, Barack Obama s'est posé en défenseur de l'égalité femmes/hommes. « Aujourd'hui, les femmes représentent près de la moitié de notre force de travail. Mais elles ne gagnent toujours que 77 cents pour chaque dollar que gagne un homme1 (…) Une femme a droit, à travail égal, à un salaire égal », a asséné le président U.S., sous les applaudissements nourris des élus et élues (quatre fois moins nombreuses) du Congrès.


« Elle a le droit d'avoir un bébé sans sacrifier son emploi. Une mère doit pouvoir prendre un jour de congé pour s'occuper d'un enfant ou d'un parent malade sans en subir de conséquences – et vous savez quoi ? Un père y a droit aussi. » Et Barack Obama d'enchaîner avec cette petite phrase qui a fait sensation : « Il est temps d'en finir avec des politiques d'entreprise qui n'ont plus leur place que dans un épisode de Mad Men ». Une référence à cette série télé qui donne à voir l'univers machiste des années 1960.


> Voir ici la vidéo de cette partie de son discours


Lors de sa dernière campagne, le président s'était précisément posé en candidat des femmes, insistant déjà sur la question des écarts de salaire. Au tout début de son premier mandat, en 2009, le Congrès avait adopté une loi sur le salaire égal qui facilitait les actions en justice des salariées s'estimant discriminées. L'inspiratrice de cette loi, Lilly Leddbeter, cherche à faire voter au Congrès un nouveau texte renforçant les dispositions pour l'égalité salariale dans les entreprises. Le 17 janvier encore, elle appelait le président Obama à s'impliquer pour faire voter cette nouvelle loi.


La question de la conciliation entre travail et parentalité est tout aussi cruciale. Les Etats-Unis sont aujourd'hui l'un des seuls pays au monde à ne pas accorder de congé maternité indemnisé – et ne parlons pas du congé paternité.





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Coût de la maternité : le cauchemar américain










1 En 2012 aux Etats-Unis, une salariée à temps plein gagnait 76,5% du salaire d'un homme à temps plein, l'écart ne se resserre pas depuis le début des années 2000. Ce chiffre intègre les différences d'emplois et de qualifications. Il ne correspond donc pas à une différence pour un travail égal.