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Monoprix va vendre des soutiens-gorge dédiés aux femmes atteintes d'un cancer du sein,femmes,sante

17 Octobre 2017, 03:25am

Publié par hugo

 Monoprix va vendre des soutiens-gorge dédiés aux femmes atteintes d'un cancer du sein
Actu Santé
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Le modèle Lise en dentelle noire de la marque Garance RelaxNews / Garance
L'enseigne Monoprix va commercialiser cet hiver une marque française de soutien-gorge destinée aux femmes opérées du cancer du sein qui n'ont pas opté pour une reconstruction mammaire. La gamme de lingerie Garance sera disponible dans six magasins en France avant de s'étendre à d'autres magasins en 2018.
Dans les rayons lingerie de Monoprix, les femmes qui ont subi un cancer du sein sans reconstruction mammaire pourront dès cet hiver s'offrir de la lingerie comme toutes les autres femmes.
Le distributeur vient d'annoncer sa collaboration avec la marque Garance, qui propose une gamme de lingerie française destinée aux femmes opérées du cancer du sein, soit environ 30% des femmes à qui l'on a diagnostiqué un cancer du sein.
Sa fondatrice, Cécile Pasquinelli Vu-Hong, se réjouit de cette "démédicalisation" qui est, selon elle, un enjeu essentiel pour les femmes qui ont traversé un cancer du sein".
Les soutiens-gorge, sans baleine ni armatures, sont composés de poches discrètes pour prothèses mammaires et de maille et matières premières exclusivement européennes.
La collection d'ensembles de lingerie sera dans un premier temps disponible dans 6 magasins Monoprix qui ont été sélectionnés pour leur proximité géographique avec des services de cancérologie, pratiquant la chirurgie du cancer du sein.
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Il s'agit des Monoprix Paris Gobelins, Monoprix Villejuif, Monoprix Lyon La Part Dieu, Monoprix Dijon, Monoprix Toulouse, Monoprix Bordeaux Saint-Christoly. De nouveaux magasins déploieront la marque dès l'été 2018.
Pour découvrir les 4 modèles qui seront vendus au prix de 70 et 80 euros chez Monoprix : www.garance-paris.com/blog/335_garance-chez-monoprix

http://www.ladepeche.fr/article/2017/09/19/2648565-monoprix-va-vendre-soutiens-gorge-dedies-femmes-atteintes-cancer-sein.html

Lu Ailleurs : Monoprix commercialisera des soutiens-gorge dédiés aux femmes atteintes d’un cancer du sein,femmes,sante

17 Octobre 2017, 03:02am

Publié par hugo

 Accueil / Dossier / Lu Ailleurs : Monoprix commercialisera des soutiens-gorge dédiés aux femmes atteintes d’un cancer du sein
Lu Ailleurs : Monoprix commercialisera des soutiens-gorge dédiés aux femmes atteintes d’un cancer du sein
La Rédaction Il y a 6 jours Dossier
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Modèle Lise de Garance chez Monoprix
Décidément, il y a de l’innovation (et de l’inclusion !) dans l’air côté mode en cette rentrée 2017/2018. Et pour cause, après la sortie du premier catalogue de mode inclusive par l’agence de mannequinat Iulia Barton qui a vu le jour en septembre dernier, c’est au tour de Monoprix de bousculer l’univers du prêt-à-porter.
La nouvelle vient de tomber : en 2018, le distributeur sera le premier à commercialiser des soutien-gorge dédiés aux femmes atteintes d’un cancer du sein dans le cadre d’une collaboration avec la marque de lingerie Garance. Ces produits, destinés aux femmes qui n’ont pas eu recours à la reconstruction mammaire suite à leur cancer, va enfin permettre à ces dernières de pouvoir porter de la lingerie esthétique, de qualité et adaptée à leurs besoins, au même titre que toutes les autres femmes.
En effet, sans baleines ni armatures, ces soutiens-gorge comportent des poches discrètes pour prothèses mammaires et sont composés de matières premières exclusivement européennes. Plus besoin donc pour ces femmes de se rendre dans les magasins « spécialisés », elles pourront trouver leur bonheur en grandes surfaces.
Cécile Pasquinelli Vu-Hong, fondatrice de la marque Garance, touchée elle-même par cette maladie en 2010, se réjouit d’ailleurs de cette « démédicalisation » de la lingerie destinée à ces femmes qui ont été confrontées au cancer du sein. Un progrès qui participe largement à la sensibilisation et à la déstigmatisation des personnes atteintes du cancer du sein, maladie qui touche encore aujourd’hui 1 femme sur 8.
Dans un premier temps, cette offre sera disponible dès cet hiver dans les rayons lingerie de six magasins en France. Stratégiquement, Monoprix a sélectionné les plus proches des services de cancérologie pratiquant la chirurgie du cancer du sein, avant de s’étendre aux autres courant 2018. Mais alors où trouver les premiers produits de cette gamme ? Il s’agirait des magasins Monoprix à Paris Gobelins, Villejuif, Lyon La Part Dieu, Dijon, Toulouse et Bordeaux Saint-Christoly. Il vous est même possible de découvrir dès à présent les quatre modèles (modèle Lise, modèle Mathilde, modèle Charlotte et modèle Jeanne) qui seront proposés entre 70 et 80 euros (il faut compter entre 25 à 40 euros de plus pour s’offrir un ensemble), sur le site de la marque Garance.
http://www.coverdressing.com/wordpress/wp-content/uploads/2017/10/Modèle-Mathilde.png http://www.coverdressing.com/wordpress/wp-content/uploads/2017/10/Modèle-Mathilde.pngModèle MATHILDE 100% Coton ®Supima de la marque Garance ©Garance
http://www.coverdressing.com/wordpress/wp-content/uploads/2017/10/photo-article-monop-1.jpg http://www.coverdressing.com/wordpress/wp-content/uploads/2017/10/photo-article-monop-1.jpgLe modèle Lise maille micro fibre italienne, dentelle française de la marque Garance ©Garance
Symboliquement également, Monoprix a fait fort puisque l’annonce coïncide avec le début du mois d’octobre, un mois qui n’est pas sans rappeler « l’octobre rose » (et ses rubans et lumières !) une période traditionnellement destinée à la sensibilisation et à la lutte contre le cancer du sein depuis 25 ans. L’enseigne, qui est l’un des plus anciens supermarchés de France, réputé pour ses produits de qualité aux prix abordables, a toujours eu le goût de l’innovation et reste fidèle à sa philosophie d’entreprise à savoir « rendre le beau et le bon accessibles à tous, en centre-ville. » : des valeurs qu’on adore évidemment et indéniablement chez Cover Dressing.
Source : Relaxnews et Garance


http://www.coverdressing.com/lu-ailleurs-monoprix-soutiens-gorge-dedies-femmes-atteintes-cancer-du-sein-7012/

Non, les féministes ne défendent pas le congé menstruel,femmes,sante

17 Octobre 2017, 02:25am

Publié par hugo

 Non, les féministes ne défendent pas le congé menstruel
Publié le 16 octobre 2017 à 8:00
Cet été, l’arrêt maladie destiné aux femmes qui souffrent de douleurs pendant leurs règles était sur toutes les lèvres. Contrairement à l’idée qui a été véhiculée, la grande majorité des féministes y est opposée.
 
Capture d'écran du clip “I Got That Flow” par le collectif Skit Box
“Je n’ai jamais dit que je prônais le congé menstruel. Beaucoup de raccourcis ont été faits et on m’a érigée en espèce de combattante pour cette cause”, clame aujourd’hui Jack Parker, blogueuse et auteure féministe. Le 30 août dernier, alors qu’elle vient faire la promotion de son nouveau livre Le Grand mystère des règles sur RMC, l’animateur Jean-Jacques Bourdin lui demande de se positionner sur le congé menstruel, débattu en mars dernier au Parlement italien. “C’est une question extrêmement délicate”, explique l’auteure avant de souligner la précocité d’une telle conversation: “Il y a d’abord un problème d’éducation, de tabou à régler.” Des déclarations qui, pour certains médias, suffisent à faire d’elle une défenseure de l’arrêt maladie en question. Globalement, le congé menstruel a été présenté dans la presse mainstream comme une revendication féministe. Qu’en est-il réellement?
Pour rappel: s’il existe dans certains pays, le congé menstruel -cet arrêt de travail pour les femmes en incapacité d’assumer leurs obligations professionnelles lorsqu’elles ont leurs règles- demeure très peu utilisé pour différentes raisons: culpabilité de reporter la charge de travail sur un collègue, peur de la stigmatisation et aussi méconnaissance de son existence. Sans oublier le tabou qui entoure les menstruations. Comme l’explique Rue89, ses formes diffèrent: il peut être indemnisé ou non, fixé par la loi ou résultant d’une discussion entre employé et employeur et un certificat médical, voire un test gynécologique, doivent prouver que la femme est en période de menstrues. Au Japon, cette forme d’arrêt de travail prévu dans la loi depuis 1947 n’est utilisé que par 0,09% des femmes.
Le risque de stigmatisation des femmes: des travailleuses moins capables
Imaginez devoir expliquer à votre boss que vous allez déserter votre lieu de travail deux ou trois jours par mois, parce que vos règles vous empêchent de travailler. Imaginez maintenant sa réaction et celle de vos collègues masculins. Le sujet des menstruations est encore très tabou dans notre société, difficile donc d’imaginer l’aborder sans problème sur son lieu de travail. Fatima-Ezzahra Benomar, porte-parole de l’association Les Effronté·e·s, pointe ainsi du doigt l’entrave au principe de secret médical que provoquerait l’instauration d’un congé menstruel: “La présentation d’un certificat médical porte atteinte à la vie privée. Quand on pose un arrêt médical, en général l’employé n’a pas à détailler ses raisons à son employeur. On parle ici de quelque chose d’intrusif qui pourrait avoir comme effet la stigmatisation des femmes. J’entends déjà des personnes justifier les écarts de salaire hommes-femmes à cause de cette mesure.” À vrai dire, même si la raison médicale à l’origine du congé n’était pas accessible à l’employeur, on peut imaginer que la récurrence des absences mensuelles mette la puce à l’oreille de votre patron.
“Le congé menstruel reviendrait à faire passer le message que les femmes sont moins capables du fait de leurs règles.”
Permettre aux femmes d’avoir accès à un congé menstruel reviendrait donc à affirmer qu’elles sont incapables d’assumer leurs obligations professionnelles plusieurs jours par mois. La symbolique est très forte. Selon Sophie Binet, dirigeante de la CGT, chargée de l’égalité femmes-hommes, “cela reviendrait à faire passer le message que les femmes sont moins capables du fait de leurs règles.” Elle ajoute que la mesure irait à l’encontre des valeurs et des combats menés par les féministes: “Aujourd’hui, nous nous battons pour la mixité des métiers, et donc pour ouvrir des métiers considérés comme masculins aux femmes. Dans nos débats internes, nous sommes confrontés à l’idée que certaines professions seraient trop pénibles pour être réalisées par des femmes. Un congé menstruel tendrait à accréditer cette idée.” On vous laisse imaginer les conséquences de l’association femmes réglées/femmes incapables et ses conséquences en termes de discrimination à l’embauche.
“On a brûlé des étapes”
Le congé menstruel pose donc en partie problème à cause de l’incompréhension qu’il susciterait auprès de ceux et celles non concerné·e·s par le problème des règles douloureuses. Jack Parker, qui a été allègrement insultée sur les réseaux sociaux après ses passages radio et télé, peut le confirmer: “On ne peut pas avoir de conversation sur le congé menstruel aujourd’hui, on a grillé des étapes. Avant d’ouvrir ce débat, il faut informer les gens, briser la loi du silence et le tabou autour des règles. Sur RMC, je me suis positionnée pour la conversation sur le congé menstruel et il n’y a qu’à voir les réactions que je me suis prises dans la gueule, comme des tweets sur le ‘congé branlette’. Faire un raccourci entre la masturbation et les règles, ça montre quand même à quel point le tiroir de l’information sur les règles est vide dans la tête de certaines personnes. On parle quand même de deux extrêmes opposés, l’un est lié à la notion de plaisir et de choix et clairement pas l’autre.”
Si le sujet du congé menstruel semble en énerver certains, c’est que l’idée même de parler des règles pose encore problème. Jack Parker explique que pour ses détracteurs, les menstruations sont “un sujet indigne, qui doit rester aux toilettes”. Impossible donc, d’ouvrir une discussion sereine sur un sujet encore tabou et entouré de méconnaissance.
Un débat pour décrédibiliser le féminisme
Élise Thiébaut, auteure de Ceci est mon sang, pense que la première mesure concrète à instaurer en France, avant le congé menstruel et afin de libérer la parole, est l’installation de distributeurs de protections hygiéniques dans les entreprises, les lycées, les restaurants, les boîtes de nuit, et dans la rue. Si elle tient à recentrer le débat sur ces questions-là, c’est que l’écrivaine s’étonne de la place qu’a pris la discussion autour du congé menstruel dans les médias: “Je trouve un peu suspect et désagréable le fait qu’il y ait une telle polarisation médiatique sur le congé menstruel, un sujet qui n’a jamais été au cœur des préoccupations des féministes, qui ne fait l’objet d’aucun débat à l’assemblée, et n’est pas une revendication syndicale.” Toutes nous l’ont confirmé: le congé menstruel n’a pas été élaboré comme une revendication féministe. “Les associations l’ont découvert au printemps et ont été obligées de commenter cette actualité”, explique Fatima Ezzahra Benomar. Idem à la CGT, qui travaille pourtant depuis des années sur le thème de l’égalité femmes-hommes au travail et qui a, par exemple, rendu public en janvier dernier le scandale des fausses couches au travail: “Lors de nos réunions, nous n’avons à aucun moment entendu cette question remonter comme étant une revendication de femmes”, précise Sophie Binet.
Alors pourquoi une telle mesure a-t-elle été présentée comme une revendication féministe? Élise Thiébaut est catégorique: “C’est un prétexte pour taper sur les féministes et pour empêcher qu’on aborde le sujet des règles de façon légitime.” La représentante des Effronté·e·s partage sa conviction et regrette que ce sujet arrive au moment où la gravité de maladies comme l’endométriose commence à faire l’objet de vrais débats. “Le congé menstruel est l’occasion de présenter les féministes comme farfelues.”
Imaginer une autre forme d’arrêt maladie pour les femmes qui souffrent
Si elles sont opposées au congé menstruel tel qu’il leur a été présenté cet été, les féministes interrogées estiment que la mise en place d’un arrêt de travail adapté est nécessaire tant que des solutions médicales ne seront pas à disposition de celles qui souffrent. Selon le Collège national des gynécologues et obstétriciens, 50 à 70% des adolescentes éprouvent des douleurs avant, pendant ou après leurs menstruations, appelées dysménorrhées, et 15 à 20% d’entre elles doivent s’aliter. Des douleurs qui peuvent être la conséquence d’une endométriose, maladie qui touche une femme sur dix. “Il est tout à fait légitime pour une femme d’être en arrêt maladie si ses douleurs l’empêchent de travailler”, explique Céline Piques, une des porte-parole d’Osez le féminisme. Et pour faire en sorte d’éviter la stigmatisation des femmes, Élise Thiébaut se positionne pour la mise en place d’un congé “bien-être accessible aux hommes et aux femmes, quelques jours par mois, sans avoir à fournir de justificatif”.
Ça vous paraît utopiste? Pourtant un tel congé a bel et bien existé, chez les douaniers, entre 1972 et 2012, sous le nom d’“indispositions passagères”. L’événement qui déclenche sa mise en place est l’obtention des femmes du droit d’intégrer le corps de la surveillance des douanes, un poste très physique. “Les femmes étaient en poste cinq ou six heures d’affilée, sans pouvoir aller aux toilettes pour changer leurs protections périodiques et évoluaient dans un milieu très masculin”, détaille Manuela Dona, secrétaire générale de la CGT douanes. Ce sont donc dix jours par an d’indispositions passagères, payés, qui leur sont accordés. Aucune justification ne leur est demandée. Très rapidement, l’autorisation d’absence a été élargie aux hommes pour éviter que ne se développe un sentiment d’inégalité. “On s’est aperçus après la mise en place des indisposition passagères que le nombre d’arrêts maladie baissait: quand le médecin accorde la fin de semaine au malade, le congé indispositions limite le nombre de jours d’absence.” Même si la mesure semblait bénéfique au secteur des douanes, les indispositions ont été supprimées en 2012, et remplacées par des autorisations exceptionnelles d’absence, qui nécessitent l’accord du chef de service et qui sont beaucoup moins souples. Pourquoi ne pas envisager le retour des indispositions? Et bien parce qu’au fond, le vrai problème n’est pas la conséquence des douleurs menstruelles, mais les douleurs menstruelles en elles-mêmes. La recherche est encore trop lente, les solutions pas assez convaincantes et la parole enfermée dans un tabou qui semble bien difficile à briser.
Margot Cherrid


http://cheekmagazine.fr/societe/conge-menstruel-femmes-travail-regles/

Couverture Bertrand Cantat: les résidus du vieux monde,femmes,violences,

17 Octobre 2017, 02:13am

Publié par hugo

 Couverture Bertrand Cantat: les résidus du vieux monde
Publié le 16 octobre 2017 à 15:41
 
Marie Trintignant © ID Distribution
Depuis bientôt une semaine, vous avez été nombreux·ses à nous demander de nous exprimer sur la couverture des Inrocks qui a déclenché une vive polémique. Et pour cause: accorder une telle lumière au meurtrier de Marie Trintignant a quelque chose de profondément choquant pour les féministes que nous sommes, appartenant à une génération pour qui la mort de cette artiste, à l’été 2003, a bien souvent été un marqueur voire un déclic de notre engagement. Quel qu’ait été notre attachement au Bertrand Cantat musicien, le fait qu’il ait pu tuer sa compagne à mains nues, suite à une banale dispute déclenchée par un SMS de son ex, le place pour toujours dans la catégorie, elle aussi très banale, des conjoints violents, dont nous parlons tous les jours sur Cheek Magazine.
Celles et ceux qui nous lisent savent donc parfaitement ce que nous pensons d’un tel choix éditorial mais il n’est pas inutile de redire notre position. Particulièrement dans cette folle semaine rythmée par l’affaire Weinstein, où le maître mot est devenu: parler. Parler pour dénoncer les agressions dont sont quotidiennement victimes les femmes. Parler pour conquérir un espace, qui, par défaut, n’est jamais accordé à ces dernières. Parler pour lutter contre une domination masculine généralisée dans notre société, qui, comme toute domination, est parfois difficilement visible pour ceux qui en bénéficient.
En cela, la couverture Bertrand Cantat est particulièrement symptomatique d’une complaisance envers les hommes violents, intériorisée depuis des siècles par la société entière, et qui a commencé à sérieusement s’effriter au moment de l’affaire DSK. Derrière le choix Cantat, se cache aussi une banalisation des violences faites aux femmes dont est coutumier le monde médiatique: les récents témoignages de journalistes françaises via le hashtag #BalanceTonPorc en sont une énième manifestation. Tout comme l’accueil catastrophique qui a été fait au témoignage de Sandrine Rousseau sur son agression sexuelle sur le plateau d’On n’est pas couchés il y a quinze jours. Ou bien cette main insistante de Laurent Baffie sur la jupe de Nolwenn Leroy invitée dans l’émission Salut Les Terriens de Thierry Ardisson il y a trois semaines. Ou encore ce recadrage d’Anne Nivat le week-end dernier, dans la même émission, pour qu’on la présente comme la reporter de guerre qu’elle est, et non comme l’épouse de Jean-Jacques Bourdin. Non, tous ces exemples ne sont pas des anecdotes ressassées par “les féministes relous”. Tous sont les revers d’une même médaille: celle du sexisme ordinaire, qui, aujourd’hui encore, pourrit la vie des femmes, quand il ne les tue pas.
La bonne nouvelle, c’est que les temps changent et que la jeune génération de femmes et d’hommes prend, lentement mais sûrement, conscience de cette inégalité structurelle, fondatrice de toutes les autres, comme le rappelait Christiane Taubira il y a un mois à peine, lors des rencontres Télérama. La couverture Cantat n’est peut-être finalement qu’un vieux réflexe, appelé à disparaître un jour. Après tout, une nouvelle génération de médias est en train d’émerger, dont Cheek Magazine fait partie. Si notre prise de parole a été ralentie par le fait que nous appartenons depuis cette année au même groupe que Les Inrocks et que nous souhaitions avoir une discussion en interne avant de nous exprimer, elle est désormais effective, fidèle aux valeurs que nous défendons depuis le premier jour de notre existence. Les femmes ne sont ni des citoyennes de seconde zone, ni des trophées destinés à couronner le succès d’un homme, encore moins des défouloirs leur permettant d’assouvir leurs frustrations. À l’image de Marie Trintignant, qui était une grande artiste, les femmes créent, conquièrent, se battent, dirigent, parlent. Les femmes font. Et commencent enfin à se faire entendre. Feminism is coming.
La rédaction de Cheek Magazine


http://cheekmagazine.fr/societe/bertrand-cantat-marie-trintignant-inrocks-sexisme-ordinaire/

"Au nom de Marie" : le magazine "Elle" répond à la une des "Inrocks" sur Bertrand Cantat,femmes,violences,violences conjugales,

17 Octobre 2017, 02:02am

Publié par hugo

"Au nom de Marie" : le magazine "Elle" répond à la une des "Inrocks" sur Bertrand Cantat
Après la une polémique des "Inrocks" consacrée à Bertrand Cantat, le magazine féminin publie le portrait de sa victime, dans un plaidoyer contre les violences faites aux femmes.
 Le magazine "Elle" rend hommage à l'actrice Marie Trintignant, morte en août 2003, dans un plaidoyer contre les violences faites aux femmes. Une réponse adressée aux "Inrocks", qui avaient consacré un dossier au chanteur Bertrand Cantat. (ELLE)
 
franceinfoFrance Télévisions
Mis à jour le 17/10/2017 | 00:26
publié le 16/10/2017 | 22:11
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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin  
"Au nom de Marie." Une semaine après la une polémique des Inrocks consacrée à Bertrand Cantat, le magazine Elle a choisi de consacrer son édito à Marie Trintignant, morte le 1er août 2003 sous les coups de l'ancien chanteur de Noir Désir. "On ne t'oublie pas", insiste ce texte en forme de plaidoyer contre les violences faites aux femmes. "Il faudra davantage que la médiatisation obscène de Bertrand Cantat pour éteindre ta flamme."
Après la publication d'un dossier consacré à Bertrand Cantat, le 11 octobre, certains commentateurs avaient accusé Les Inrocks de faire preuve d'indulgence envers le chanteur. "Au nom de quoi devons-nous supporter la promo de celui qui a assassiné Marie Trintignant à coups de poing ?", avait notamment réagi Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes.
Son visage est celui de "toutes les victimes de la violence des hommes"
Le magazine Elle, lui non plus, n'a pas goûté cette exposition médiatique de Bertrand Cantat. "Avec cette grâce si singulière, son visage est devenu celui de toutes les femmes victimes de la violence des hommes", écrit ainsi la journaliste Dorothée Werner. Celui des 33 inconnues, qui, chaque jour, dénoncent un viol en France". Le magazine évoque également le sort des femmes harcelées ou agressées, "avec 216 000 plaintes déposées en 2016".
Comme en 2013, déjà dans Les Inrocks, la médiatisation de Bertrand Cantat suscite des réactions véhémentes sur les réseaux sociaux, depuis le drame survenu à Vilnius (Lituanie) à l'été 2003. Marie Trintignant, alors sa compagne, avait succombé à ses coups après une violente dispute. Le chanteur avait été condamné à huit ans de prison pour homicide. Il en a purgé quatre, dont un en Lituanie, avant de bénéficier d'une libération conditionnelle en 2007. Son contrôle judiciaire a pris fin en juillet 2011.
>> Le juge qui a libéré Bertrand Cantat ne comprend pas les "réactions violentes" contre le chanteur
"Il y a quelque chose d’indécent à voir qu’en fin de compte, on passe très vite l’éponge, avait commenté l'ancienne ministre des Familles et des Droits des Femmes, après la publication de la nouvelle une consacrée à Bertrand Cantat. Je crois que 'Les Inrocks' qui sont aux abonnés absents depuis hier, seraient bien inspirés de présenter leur excuse à la famille Trintignant et à toutes les victimes de violences faites aux femmes". La magazine Elle, lui, veut faire de l'actrice un symbole de courage, quatorze ans après sa disparition.


http://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/au-nom-de-marie-le-magazine-elle-repond-a-la-une-des-inrocks-sur-bertrand-cantat_2422923.html

Marie Cervetti : "la loi contre les violences sexistes et sexuelles est une urgence en France",femmes,violences,

17 Octobre 2017, 02:00am

Publié par hugo

 Marie Cervetti : "la loi contre les violences sexistes et sexuelles est une urgence en France"
Marlène Schiappa a annoncé un projet de loi "contre les violences sexuelles et sexistes". Pour mieux en comprendre les enjeux Marie Cervetti, membre du Haut Conseil pour l'égalité entre les femmes et les hommes est l'invitée de Julien Benedetto dans le 22h-minuit.
http://videos.francetv.fr/video/NI_1100903@Info-web
Vidéo HTML5 pas pris en charge
FRANCEINFO
 
franceinfoFrance Télévisions
Mis à jour le 16/10/2017 | 23:42
publié le 16/10/2017 | 23:42
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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin  
Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'égalité femmes/hommes a annoncé, ce dimanche, un projet de loi contre "les violences sexistes et sexuelles" qu'elle portera avec la ministre de la Justice, Nicole Belloubet.
"La loi contre les violences sexistes et sexuelles est une urgence en France. Et ce que propose Marlène Schiappa c'est extraordinaire, d'abord sur les délais de prescriptions mais aussi sur la reconnaissance du harcèlement de rue. C'est un message fort" explique Marie Cervetti, membre du Haut Conseil pour l'égalité entre les femmes et les hommes et directrice de l'association Fit, "une femme, un toît".
Que comporte excatement ce projet de loi? Pourquoi serait-ce une avancée pour l'égalité entre les femmes et les hommes? Regardez l'interview de Marie Cervetti, par Julien Benedetto, dans le 22h-minuit.
A lire aussi
"Au nom de Marie" : le magazine "Elle" répond à la une des "Inrocks" sur Bertrand Cantat
#balancetonporc : une "manifestation collective qui va marquer l'histoire des relations hommes-femmes"
Marlène Schiappa : "On peut caractériser le harcèlement de rue dans la loi, comme on l'a fait pour le harcèlement moral"
Harcèlement sexuel : #balancetonporc libère la parole sur internet
Violences sexuelles : le nouveau projet de loi de Marlène Schiappa


http://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/marie-cervetti-la-loi-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles-est-une-urgence-en-france_2423027.html

#balancetonporc : une "manifestation collective qui va marquer l'histoire des relations hommes-femmes",femmes,hommes,violences,

17 Octobre 2017, 01:58am

Publié par hugo

#balancetonporc : une "manifestation collective qui va marquer l'histoire des relations hommes-femmes"

Pour Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, le mot clé #balancetonporc sur le réseau social Twitter, permet que "la honte change de camp". Des milliers de femmes y racontent le harcèlement sexuel, les agressions et les viols qu'elles ont subis. 

Les victimes de harcèlement sexuel, agression et viol partagent leurs récits sur le réseau social Twitter, avec le mot clé #balancetonporc. 
Les victimes de harcèlement sexuel, agression et viol partagent leurs récits sur le réseau social Twitter, avec le mot clé #balancetonporc.  (MAXPPP)
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Depuis trois jours, le hashtag #balancetonporc employé sur Twitter par les femmes pour raconter leurs témoignages de harcèlement sexuel ou d'agression sexuelle, connaît un succès retentissant : selon la plateforme d'analyse des réseaux sociaux Visibrain, 159 278 messages contenant le hashtag ont été publiés et près de 59 000 internautes se sont mobilisés. Sur ces 59 000 personnes, près de 16 000 ont raconté leur agression.

Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, auteur de La honte : psychanalyse d'un lien social publié aux éditions Dunod, a analysé ce phénomène sur franceinfo comme "un moment de manifestation collective qui va marquer l'histoire des relations entre les hommes et les femmes". Il justifie un tel phénomène "parce que les intermédiaires, la justice, la police, les médecins du travail, les services de ressources humaines n'ont pas toujours bien joué leur rôle". Serge Tisseron appelle ces corps intermédiaires à prendre le relais, après cette mobilisation sur Internet.

franceinfo : Avez-vous été étonné de l'ampleur du phénomène ?

Serge Tisseron : Je suis étonné de ce mouvement de fond, de cette prise de parole collective. En même temps, je la comprends très bien parce que la coupe était pleine et qu'aujourd’hui, plus que jamais, il y a un fossé terrible entre ce qui est demandé aux femmes, de prendre leur place à tous les échelons de la société, la reconnaissance dans toutes les tâches où elles s'investissent (...) Et puis, d'un autre côté, le fait qu'elles soient souvent interpellées comme des soubrettes, comme des prostituées, et ce fossé est devenu trop profond. De ce côté-là, je ne suis pas étonné qu'il y ait cette explosion de parole qui vise à le dénoncer.

Il n'y a presque pas une femme dans notre entourage qui n'a pas un exemple à donner d'une remarque, d'un harcèlement sexuel, vécus dans son travail...

Ce qu'on peut dire, c'est que ce sont les femmes qui ont plutôt des postes élevés dans la société qui dénoncent les harcèlements qu'elles ont subis. C'est encore un phénomène relativement marginal, de personnes en situation plutôt privilégiées. Mais il ne faut pas oublier que dans toutes les grandes révolutions, dans tous les mouvements populaires, traditionnellement, ce sont les ouvriers qualifiés qui ont été les premiers à s'insurger : ceux qui souffraient d'un ostracisme comme l'ensemble de leur catégorie sociale, et en même temps, ceux qui avaient une culture, des mots pour dire les choses. Aujourd'hui, c'est un peu ce qu'il se passe. Le fait que beaucoup de ces femmes dénoncent des harcèlements qu'elles ont subis aient des postes reconnus dans la société (le milieu du journalisme, du cinéma, de la télévision, actrices), va inciter des femmes en situation sociale beaucoup moins privilégiée à prendre la parole aussi. 

C'est un peu comme une manifestation de rue : les réseaux sociaux ont pris la place de la rue. Pourquoi participe-t-on à une manifestation de rue ? Pour se donner du courage, sentir qu'on n'est pas seul, comprendre que ce qu'on croyait être un problème subjectif, ne l’est pas seulement

Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste

à franceinfo

C'est un moment de manifestation collective qui va marquer l'histoire des relations entre les hommes et les femmes. Ce qui va en résulter après va devoir être canalisé.

En réponse à certains messages, certains disent "mais il fallait porter plainte au lieu de se confier sur ce réseau social"...

Ce qui est en train de se passer, c'est que la honte change de camp. On comprend que ce soit compliqué pour certains hommes de l'accepter. Des femmes qui jusque-là se trouvaient en situation de devoir avoir honte de leur jupe supposée trop courte, voire de leur jupe tout court, et puis qui se trouvaient à avoir honte de leur maquillage, de leur façon de se promener seule dans la rue à certains endroits, font que la honte change de camp. 

Avec le mot "porc", ce sont les hommes qui se trouvent pointés comme devant réfléchir au fait que certains de leurs propos peuvent être honteux et qu'ils devraient avoir honte de les tenir.

Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste

à franceinfo

C'est bien parce que les intermédiaires, la justice, la police, les médecins du travail, les services de ressource humaine n'ont pas toujours bien joué leur rôle qu'on en arrive là. Aujourd'hui, beaucoup de corps intermédiaires sont saisis de l'urgence qu'il y a à prendre le harcèlement au quotidien au sérieux et c'est une bonne chose. Mais en même temps, il faudra voir la capacité qu'ils ont de prendre maintenant le relais parce que ce qui est train de se passer, c'est comme une manif de rue : ça dure trois heures, après ça se disperse. Ces protestations sur Internet, il faut espérer qu'elles vont très vite être relayées et qu'elles n'auront plus lieu d'être.

 

"Ces protestations sur Internet, il faut espérer qu'elles vont très vite être relayées et qu'elles n'auront plus lieu d'être." Serge Tisseron, psychiatre, à franceinfo.
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Marlène Schiappa : "On peut caractériser le harcèlement de rue dans la loi, comme on l'a fait pour le harcèlement moral",femmes,violences,

17 Octobre 2017, 01:57am

Publié par hugo

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Marlène Schiappa : "On peut caractériser le harcèlement de rue dans la loi, comme on l'a fait pour le harcèlement moral"
Marlène Schiappa, secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, était l'invitée de franceinfo lundi pour expliquer le but de son "Tour de France de l'égalité".
 Marlène Schiappa, secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes. (RADIO FRANCE / JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT)
 
franceinfoRadio France
Mis à jour le 16/10/2017 | 20:05
publié le 16/10/2017 | 20:05
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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin  
Le gouvernement envisage de présenter l'an prochain au Parlement un projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, notamment les violences sur mineurs. Marlène Schiappa, secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, a lancé lundi 16 octobre, une consultation citoyenne, pour donner la parole aux citoyens, aux victimes, dans la continuié d'un Tour de France de l'égalité démarré le 4 octobre.
Il faut "créer les conditions de libération de la parole, à la fois pour les victimes qui le souhaitent mais aussi pour les témoins" a déclaré sur franceinfo Marlène Schiappa. Le but de la loi et des consultations "est d'abaisser le seuil de tolérance sociale de notre société aux violences sexistes et sexuelles", a-t-elle martelé.
franceinfo : Comment verbaliser le harcèlement de rue ?
Marlène Schiappa : L'idée est d'avoir une très grande loi citoyenne écrite avec les experts mais aussi avec toute personne qui voudrait participer à ces ateliers du Tour de France de l'égalité entre les femmes et les hommes. En ce qui concerne le harcèlement de rue, j'ai installé avec le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Justice un groupe de travail de cinq parlementaires de groupes politiques différents. Leur mission est de caractériser, de définir dans la loi ce qu'est le harcèlement de rue. À l'heure actuelle, c'est cette zone grise, entre d'un côté la séduction consentie, et de l'autre l'agression sexuelle qui elle est déjà punie par la loi.
Je ne vise pas particulièrement l'espace public, je vise tout.
Marlène Schiappa, secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes
à franceinfo
C'est pour cela que c'est une très grande loi, une loi citoyenne, avec trois volets : l'allongement des délais de prescription pour les crimes sexuels sur mineurs, qui se passent dans le cadre de la famille ; la création d'un âge en dessous duquel il y aurait une présomption de non-consentement, qu'on considère qu'en dessous d'un certain âge, vous n'avez pas pu consentir à un rapport sexuel, que c'est un viol, ou une agression sexuelle ; et enfin le harcèlement de rue. Le but de ce Tour de France de l'égalité et de cette grande loi citoyenne est que chaque femme et chaque homme nous dise ce qui manque et qui peut être ajouté à la loi, avec de la formation, de la sensibilisation, de l'éducation et avec une grande campagne de communication autour du 25 novembre.
Comment caractériser le harcèlement de rue dans la loi ?
Je pense qu'on peut le caractériser très clairement, comme on l'a fait pour le harcèlement moral au travail par exemple. On disait que ce serait difficile, impossible. En réalité, ça a été caractérisé dans la loi et ça a été puni. Demander une fois un numéro de téléphone à quelqu'un, ce n'est pas du harcèlement de rue. Mais suivre une personne dans deux trois, quatre rues, la suivre dans le métro, dans le bus, lui parler très près, lui demander quinze fois son numéro de téléphone, c'est du harcèlement de rue, et ça intimide, ça crée un climat de terreur pour les femmes dans l'espace public.
FRANCEINFO / RADIO FRANCE
Ne manque-t-il pas des moyens pour que les victimes soient entendues plutôt que des textes de loi qui existent déjà et sont très rarement sollicités ?
Il manque beaucoup de choses, en effet. Il manque une sensibilisation et le but de ce Tour de France de l'égalité lancé début octobre par le Premier ministre Édouard Philippe, avec moi, est d'abaisser le seuil de tolérance sociale de notre société aux violences sexistes et sexuelles. On voit qu'il y a une tolérance, beaucoup de gens savaient à chaque fois, à chaque affaire de harcèlement sexuel, et ces gens n'ont rien fait, ils se sont tus. C'est la mission des pouvoirs publics de créer les conditions de libération de la parole, à la fois pour les victimes qui le souhaitent mais aussi pour les témoins. C'est aussi notre mission de faire une juste condamnation judiciaire et sociétale. Ça demande de faire appel à la loi, à un combat culturel. C'est pour cela que je ne laisse rien passer, que j'interviens dès lors qu'il y a un agissement, une parole, un acte sexiste : pour abaisser ce seuil de tolérance, créer les conditions pour que les femmes puissent s'exprimer. C'est pour ça qu'avec le budget de mon secrétariat d'État, nous finançons le 3919 qui est le numéro que les femmes qui sont victimes de violences peuvent appeler. De la même manière, elles peuvent se tourner vers les collectifs féministes contre le viol ou vers des centres d'information des droits des femmes et des familles. Il y en a partout en France, en Métropole et en Outremer. Dans chaque département, les femmes peuvent aller là-bas, parler, éventuellement construire les plaintes qu'elles voudront ou pourront déposer auprès des commissariats, des gendarmeries et il y a également des points d'accès au droit partout dans Paris.


http://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/marlene-schiappa-on-peut-caracteriser-le-harcelement-de-rue-dans-la-loi-comme-on-l-a-fait-pour-le-harcelement-moral_2422771.html

Harcèlement sexuel : #balancetonporc libère la parole sur internet,femmes,violences,

17 Octobre 2017, 01:55am

Publié par hugo

Harcèlement sexuel : #balancetonporc libère la parole sur internet
France 3 revient ce lundi sur le phénomène #balancetonporc qui libère sur la toile la parole des femmes harcelées sexuellement.
http://videos.francetv.fr/video/29ef52d6-aded-56a0-89c9-815f257799bb@Info-web
Vidéo HTML5 pas pris en charge
FRANCE 3
 
France 3France Télévisions
Mis à jour le 16/10/2017 | 16:34
publié le 16/10/2017 | 16:34
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#balancetonporc, près de 150 000 tweets en trois jours. Une déferlante de menus témoignages qui, mis bout à bout, font froid dans le dos. Petites histoires de harcèlement ordinaire dans la rue, dans le métro et beaucoup au travail. "'C'est quand que tu nous montres tes seins', voilà un 'chef' en plein comité de direction lors de ma prise de parole #balancetonporc", témoigne une femme.
Faire évoluer les consciences
"Mon collègue, 50 ans, moi, 23 ans alors, me voyant manger une banane : 'Si tu as encore faim j'en ai une autre pour toi' #balancetonporc", rapporte une seconde. L'idée d'ouvrir ainsi la parole aux femmes c'est cette journaliste travaillant à New-York, elle-même autrefois agressée, qui l'a eue. Interrogée sur la méthode, elle se défend d'inciter à la délation. La majorité des témoignages ne donnent pas de nom ni de personne ni d'entreprise. À quoi servent-ils alors ? À donner la force peut-être à certaines d'aller en justice, à soulager les autres du poids du silence. Une initiative pour faire évoluer les consciences. Aujourd'hui, la plupart des femmes qui portent plainte contre le harcèlement perdent leur emploi.


http://www.francetvinfo.fr/internet/reseaux-sociaux/twitter/harcelement-sexuel-balancetonporc-libere-la-parole-sur-internet_2422595.html

Projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles : "On ne peut pas mettre un policier derrière chaque femme",femms,lois,

16 Octobre 2017, 17:27pm

Publié par hugo

 Projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles : "On ne peut pas mettre un policier derrière chaque femme"
La secrétaire nationale du syndicat de la magistrature, Katia Dubreuil, s'est inquiétée lundi sur franceinfo du projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes. Selon elle, l'allongement du délai de prescription en cas de viol apporte "de faux espoir" aux victimes. Elle regrette par ailleurs qu'on fasse "du pénal quelque chose de symbolique".
 Le bureau d'aide aux victimes du tribunal de Belfort, le 14 octobre 2017. Image d'illustration. (MAXPPP)
 
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Mis à jour le 16/10/2017 | 15:48
publié le 16/10/2017 | 15:48
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La secrétaire d'État à l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a développé lundi 16 octobre dans une interview au journal La Croix les grandes lignes de son projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, pour lequel une grande consultation est lancée.
La secrétaire nationale du syndicat de la magistrature Katia Dubreuil a estimé sur franceinfo que "les pistes développées par Marlène Schiappa dans son interview ne sont absolument pas la bonne voie pour mieux répondre aux violences sexuelles". Selon elle, le fait de pénaliser le harcèlement de rue par une verbalisation "n'est pas adapté". Le syndicat de la magistrature n'est "pas favorable" non plus à l'allongement du délai de prescription en cas de viol ou de violences sexuelles.
franceinfo : avez-vous déjà échangé avec la secrétaire d'État à propos de ce projet de loi ?
Katia Dubreuil : Non, mais nous allons demander à être consultés sur ce projet puisqu'il nous apparaît que les pistes développées par Marlène Schiappa dans son interview ne sont absolument pas la bonne voie pour mieux répondre aux violences sexuelles. Sur l'idée d'un seuil pour présumer qu'un mineur n'est pas consentant à un acte sexuel, il y a déjà dans notre droit une protection du mineur de moins de 15 ans concernant les actes commis par un majeur, à travers l'infraction d'atteinte sexuelle, qui dit que tout acte sexuel est interdit. C'est puni d'une peine de cinq ans d'emprisonnement. D'autre part, il y a l'infraction de viol, où on apprécie la contrainte et la surprise, et dans cette appréciation, on prend déjà en compte la fragilité particulière d'un mineur de moins de 15 ans.
Certains disent qu'il y a en France un vide juridique sur cette question du viol des mineurs.
Non, on a les éléments qui permettent au magistrat d'apprécier le défaut de consentement et de caractériser le viol. Dans notre système actuel, ce sont les magistrats qui ont une appréciation "in concret"' de la situation, en fonction du contexte, et ils sont guidés par la loi pour retenir plus facilement la contrainte et la surprise par rapport aux mineurs, puisque la loi dit qu'on peut déduire cette contrainte de la différence d'âge ou de la relation d'autorité.
Êtes-vous favorable par ailleurs à l'allongement du délai de prescription en cas de viol ou de violences sexuelles ?
Non. On connaît toute la complexité énorme et la difficulté terrible de déposer plainte quand on est une victime de ce type d'actes : la peur, la honte, et le fait que ces femmes ou ces hommes se sentent responsables à tort de ce qui leur est arrivé. On sait que certaines victimes occultent ce qui leur est arrivé pour supporter ce qu'il s'est passé. Mais ce n'est pas à travers un allongement de la prescription qu'on pourra répondre à ce problème. C'est à travers un travail d'éducation et de prévention qui doit encore être renforcé, des dispositifs d'aide aussi bien des accompagnements et de la prévention à l'école ou dans les services médicaux. Car quand on augmente la prescription, on donne de faux espoirs aux victimes. Aussi longtemps après, le dépérissement des preuves est évident. Donc on a simplement la parole de la victime, et même si elle est crédible, on ne peut pas fonder une condamnation d'une personne sur l'unique parole de la victime.
La prévention doit-elle être renforcée en France ?
C'est indispensable que ce genre de faits ne soit pas toléré. On voit bien à travers tout ce qui se passe sur les réseaux sociaux qu'il y a une parole qui n'est pas exprimée de la part de victimes. Il faut modifier la façon dont notre société conçoit et réagit à ces faits. Pénaliser ces faits par une verbalisation n'est pas adapté. D'abord pour une raison pratique : il est impossible de mettre un policier derrière chaque femme, si on est sérieux. Ce sera donc comme d'habitude une procédure classique, avec une plainte, et un risque fort que ce soit comme d'habitude la parole de la femme contre la parole de l'agresseur. Et puis pour des raisons de fond. Le pénal, on en fait souvent à travers un certain nombre de lois quelque chose de symbolique. Notre droit pénal regorge d'infractions qui ne peuvent pas être appliquées en pratique, qui s'accumulent et qui brouillent notre droit. L'effet dissuasif par ailleurs est nul car les personnes savent qu'il n'y aura pas un policier derrière chaque femme.
Pénalisation du harcèlement sexuel : "L'effet dissuasif par ailleurs est nul car les personnes savent qu'il n'y aura pas un policier derrière chaque femme." Katia Dubreuil, secrétaire nationale du syndicat de la magistrature à franceinfo.
-04'55
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