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Le blog de hugo,

Articles avec #feministes

Françoise Héritier, une figure du féminisme française s’est éteinte,femmes,feminisme,

17 Novembre 2017, 22:46pm

Publié par hugo


Françoise Héritier, une figure du féminisme française s’est éteinte
L’anthropologue, ethnologue et militante féministe française s’est éteinte le 15 novembre à l’âge de 84 ans.
http://videos.francetv.fr/video/NI_1123187@Info-web
 
Brut.France Télévisions
Mis à jour le 16/11/2017 | 19:11
publié le 16/11/2017 | 19:10
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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin  
« Non, les femmes ne sont encore pas, dans notre pays, exactement libres comme les hommes. » déclarait il y a seulement deux ans la militante féministe française. Elle a défendu tout au long de sa vie l’abolition de la hiérarchie entre les sexes.
Un thème : la domination masculine
Formée à l’anthropologie par Claude Lévi-Strauss, elle le succède comme Professeure Honoraire au Collège de France. L’essentiel de ses recherches se fonde sur la domination du masculin sur le féminin. Elle avait d’ailleurs reçu le 8 novembre le prix spécial du jury Femina pour l’ensemble de son oeuvre.
Militante féministe, elle était membre d'honneur de l’association Femmes & Sciences depuis sa création en 2000. Elle soutenait il y a encore quelques jours le mouvement de libération de la parole des femmes victimes de harcèlement sexuel.
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Agressions sexuelles au MJS: "Il y avait une tolérance inacceptable de ce type de comportements"
VIDEO. "Ses ouvrages sont des appels au viol" : Elodie, victime de David Hamilton, témoigne dans un documentaire
Mémoire d'écran : les relations hommes-femmes ont-elles évolué ?
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Sujets associés
http://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/francoise-heritier-une-figure-du-feminisme-francaise-sest-eteinte_2471490.html

Agressions sexuelles au MJS: "Il y avait une tolérance inacceptable de ce type de comportements,femmes,violences,

17 Novembre 2017, 02:02am

Publié par hugo

 Agressions sexuelles au MJS: "Il y avait une tolérance inacceptable de ce type de comportements"
Une militante socialiste a confié à franceinfo, sous couvert d'anonymat, son témoignage sur l'affaire Thierry Marchal-Beck. L'ancien président des jeunes socialistes est accusé par huit femmes de viols, d'aggressions et de harcèlement sexuels.
 Stéphane Le Foll, alors ministre de l'Agriculture, tend le micro à Thierry Marchal-Beck, alors président du Mouvement des jeunes socialistes, le 23 août 2013 à La Rochelle (Charente-Maritime). (MAXPPP)
 
franceinfoRadio France
Mis à jour le 16/11/2017 | 06:17
publié le 15/11/2017 | 21:09
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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin  
Huit femmes accusent l'ex-président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), Thierry Marchal-Beck, de harcèlement et d'agressions sexuelles de 2010 à 2014, dans le journal Libération. L'ancien patron du MJS nie les faits et dit se tenir à la "disposition de la justice".
Une militante socialiste a accepté de réagir sur franceinfo, sous couvert d'anonymat. Elle confirme que Thierry Marchal-Beck "avait un comportement que l'on pourrait apparenter à un prédateur sexuel". "J'ai refusé, à titre personnel, un certain nombre de comportements, notamment à caractère sexuel", poursuit cette militante pour qui, "il y avait une tolérance inacceptable de ce type de comportements".
franceinfo : Confirmez-vous les faits de harcèlement et d'agressions sexuelles ?
En ce qui me concerne, je confirme qu'il [Thierry Marchal-Beck] avait un comportement que l'on pourrait apparenter à un prédateur sexuel. J'espère que ces femmes auront le courage d'aller au bout de leur démarche et auront la possibilité de porter plainte pour que cela remonte devant la justice.
Faisait-il preuve d'un abus de pouvoir en tant que président du MJS ?
J'ai refusé, à titre personnel, un certain nombre de comportements, notamment à caractère sexuel. La conséquence de ce 'petit jeu' était de me décrédibiliser et de dire aux responsables nationaux que je n'étais pas digne de confiance. À la suite de cela, j'ai eu des difficultés pour avancer au sein de l'organisation. Avec le recul, c'est un comportement qu'on peut qualifier d'abusif. À l'époque, cela ne me semblait pas digne d'une organisation qui défendait notamment le respect, le droit et l'égalité des relations entre les hommes et les femmes. On m'avait répondu que son comportement était certes critiquable. Pour autant, les personnes à qui j'en ai parlé semblaient accepter la situation comme étant un état de fait et qu'il fallait faire avec. J'en ai parlé à des responsables de l'organisation jeunesse de l'époque. Ils ne pensaient pas que les faits étaient aussi graves. Il avait la réputation d'être un coureur. Il y avait une tolérance inacceptable de ce type de comportements.
S'agissait-il de préserver l'image du mouvement ?
À l'époque, il y avait l'envie de protéger l'image, l'organisation et puis on était dans une ambiance qui était un peu différente d'aujourd'hui. Ces comportements étaient davantage tolérés donc cette réputation sulfureuse de coureur était acceptée au sein de l'organisation. Je pense que les nouvelles générations sont intolérantes par rapport à ce type de comportements. C'est un mouvement général et de plus en plus entendu par la société. Aujourd'hui, je pense que les responsables de ces organisations sont tout à fait conscients que ce type de comportement n'est pas tolérable.
http://www.francetvinfo.fr/politique/ps/agressions-sexuelles-au-mjs-il-y-avait-une-tolerance-inacceptable-de-ce-type-de-comportements_2469638.html

"J'ai entendu des propos sexistes tout au long de mes études de médecine",femmes,sexisme,emploi

16 Novembre 2017, 19:25pm

Publié par hugo

"J'ai entendu des propos sexistes tout au long de mes études de médecine"
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1Partage
 
Marie, 29 ans, à propos du sexisme en médecine : " aujourd'hui, je ne me laisserai plus faire "
Par Léa Drouelle
Publié le Jeudi 16 Novembre 2017
Blagues salaces, sifflements, clins d'oeil... Au bloc opératoire ou dans les couloirs de l'hôpital, les remarques et propos sexistes se répandent à la vitesse d'un virus. Alors que l'ISNI dévoilera ce vendredi 17 novembre les résultats de la première enquête nationale sur le sexisme dans les études de médecine, Marie, 29 ans, ancienne interne en médecine générale, nous confie ses souvenirs d'étudiante.
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"Hey Doc, les études médicales sont-elles vraiment sexistes ?". Voici le slogan choc d'une vaste enquête nationale -la première du genre- sur le sexisme dans les études en médecine lancée par l'Intersyndicat national des internes (ISNI) dont les résultats seront dévoilés ce vendredi 17 novembre. Alors, les carabins (sobriquet que l'on donne aux étudiant(e)s en médecine) sont-ils impacté(e)s par le sexisme ? "Oui", assure Marie, 29 ans, qui a terminé son internat en médecine générale à Paris il y a un an. Ses dix années d'étude lui ont fait côtoyé le sexisme quotidiennement, surtout à l'hôpital. À tel point qu'à l'époque, elle pensait que cela faisait partie de la tradition, que c'était "normal". Mais avec le recul, la jeune médecin a largement revu son diagnostic. Elle nous livre son témoignage.
"J'ai entendu des propos et vu des attitudes sexistes tout au long de mes études de médecine. Quand j'ai commencé mon internat, j'ai eu l'occasion de faire un stage en pédiatrie. Dans le service, nous étions trois filles et trois garçons. Il y avait un médecin- un homme- qui favorisait clairement les garçons. Il leur montrait des cas intéressants, tandis que nous, les filles, avions droit à la pédiatrie de base, aux consultations classiques. Dès qu'il y avait un cas qui sortait de l'ordinaire ou un acte technique à réaliser, nous n'étions pas sollicitées en premier lieu. J'ai aussi eu droit à beaucoup de remarques du style : 'Tu ne peux pas être à 100% dans ton travail car tu dois aussi gérer la maison, et puis après tu vas avoir une famille, tu vas faire des enfants etc'.
"Je me disais que c'était la tradition, l'humour médecine"
Mes chefs de service me présentaient souvent aux patients comme le 'joli médecin' ou 'la jolie jeune femme'. C'était constamment des remarques sur mon physique, toujours en lien avec le fait que je sois une femme. Par exemple, je porte très souvent du rouge à lèvres : quand j'en mettais pour aller travailler, je me prenais des remarques à ce sujet toute la journée. Quand je n'en mettais pas, j'avais le droit à des réflexions du type 'Tiens, aujourd'hui tu n'en as pas mis !'. À force, c'était vraiment fatigant. Mais c'était tellement répandu, qu'à l'époque, je n'y faisais pas plus attention que ça. Je me disais que c'était la tradition, 'l'humour médecine'.
Quand j'étais interne, il était courant que les patients ne me prennent pas au sérieux non plus. Dans mon milieu, on fait plus facilement confiance à un homme. Je ne compte plus le nombre de fois où, à la fin de la consultation, mes patients m'ont demandé, 'Quand est-ce que je vais voir le médecin ?'. Dans ces cas là, vous avez envie de répondre : 'Et bien, ça fait une demi-heure que je vous parle là, et oui, je suis bien médecin'. Parfois, les patients se permettent aussi de faire des remarques sur notre physique. Certains sont même allés jusqu'à me demander mon numéro ou à m'envoyer une invitation Facebook à peine la consultation terminée.
"Aujourd'hui, je ne me laisserai plus faire"
Récemment, j'ai assisté à une réunion de service. Nous parlions du harcèlement de rue. Un des médecins a pris la parole et a dit : 'Si maintenant on ne peut même plus siffler une femme dans la rue...' Et il a ajouté : 'Quand j'arrive le matin ici, je vous trouve toutes jolies, donc c'est normal que je vous le dise. Là, une femme médecin plus âgée a réagi en disant qu'en fait non, ça n'avait rien de normal. C'est déplorable, quand on sait que ce médecin-qui appartient à une autre génération- peut recevoir des patientes éventuellement victimes d'agressions sexuelles ou de violences... Et puis parfois, ça peut aller jusqu'au harcèlement sexuel. Personnellement, ça ne m'est jamais arrivée, mais je me souviens d'un médecin qui tentait systématiquement des approches en insistant énormément dès que des femmes stagiaires arrivaient dans le service.
Tout le monde à l'hôpital était conscient de ces écarts, que ce soit les remarques sexistes ou le comportement de certains médecins vis-à-vis de nous. Mais peu d'entre nous réagissait, moi y compris. Je ne me suis jamais vraiment offusquée de ce que j'entendais ou des remarques qu'on me faisait. Mais c'était il y a presque dix ans. J'étais plus jeune, moins expérimentée, je ne m'en rendais certainement pas bien compte non plus. Aujourd'hui, le problème est bien plus médiatisé, c'est devenu plus facile d'en parler. Aujourd'hui, je ne me laisserai plus faire."
Propos recueillis par Léa Drouelle


http://www.terrafemina.com/article/sexisme-en-etudes-de-medecine-une-ancienne-interne-temoigne_a337232/1

Barbie voilée : halte à la maltraitance des fillettes !,femmes,filles,violences,

16 Novembre 2017, 02:10am

Publié par hugo

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15 novembre 2017
DÉBATSBarbie voilée : halte à la maltraitance des fillettes !
Les principaux médias se sont faits l’écho de la vente et la commercialisation, pour la première fois, d’une poupée Barbie voilée.
Ce sujet a été traité comme s’il s’agissait d’une bonne nouvelle pour toutes les petites filles du monde qui pourront ainsi s’identifier à une poupée qui leur ressemble.
C’est la raison pour laquelle nous conseillons à ceux des journalistes qui n’ont pas pris conscience de la gravité du sujet de regarder la photo ci-dessous, prise en région parisienne, et de lire la pétition qui l’accompagne expliquant en quoi le port du voile dès le plus jeune âge est une maltraitance à enfant.
Halte à la maltraitance des fillettes ! Danger du voilement pour le développement et la santé.
PÉTITION
Nous, signataires de cette pétition, dénonçons la maltraitance par personne ayant autorité à l’égard des fillettes enveloppées dans un voile islamiste. Le voilement des fillettes est un risque majeur pour leur développement cognitif et social et leur santé psychique et physique.
Dans les espaces publics, y compris en France, on peut voir des fillettes pré-pubères entièrement enveloppées dans des voiles.
L’indifférence est inacceptable vis-à-vis de cette maltraitance et nous appelons les pouvoirs publics à faire respecter l’intérêt de l’enfant.
Pour l’OMS, la maltraitance à enfant désigne les violences et la négligence envers toute personne de moins de 18 ans. La santé est définie « comme un état de complet bien-être physique, mental et social» et elle est gravement compromise dans ses trois composantes par un port précoce du voile.
Parmi les conséquences délétères du port du voile concernant la santé physique :
– La carence en vitamine D est constatée chez les femmes voilées. C’est dire si le voilement des fillettes leur fait courir un risque majeur, à ce stade de développement staturo-pondéral : retard de croissance, diminution des défenses immunitaires, hypotonie musculaire, convulsions hypocalcémiques, etc.
– La perte de cheveux. Asphyxiés par la contention des heures durant, les cheveux finissent par dépérir et tomber. Or, la chevelure n’est pas un simple ornement mais a des fonctions vitales d’écran contre les agressions externes et de régulateur de la température à la surface du crâne.
Sur le plan psychique, le voile a pour objet déclaré de protéger les femmes de la concupiscence des hommes ou les hommes de la tentation sexuelle et aboutit à réduire tout le corps de la fillette à son seul sexe anatomique, à un âge où elle ne peut assumer psychologiquement ce trop-plein de sexualité.
Les promoteurs du voile l’opposent à « l’hypersexualisation » des fillettes « occidentales », exhibées dans des concours de beauté. Mais qu’est le voile sinon un marqueur indélébile de la sexualisation du corps ?
Comment ouvrir le champ des possibles des fillettes alors que le voile implique des restrictions à leur liberté de déplacement (entravant les activités exploratoires nécessaires à la découverte du monde), à la curiosité naturelle (nécessaire au développement intellectuel), aux activités ludiques (musique, dessin, sport, théâtre etc.) et bien entendu aux contacts humains. Voiler la tête, c’est entraver la liberté et la pensée.
Le développement cognitif et psycho-affectif est également freiné, faute de stimulation intellectuelle et affective. Faute surtout d’introduction de l’altérité. Comment s’ouvrir à l’autre différent, qui seul peut vous enrichir ? Quelle culture de l’intolérance prône-t-on ? Quelles relations à l’autre prépare-t-on ?
Le bien-être social est aussi sérieusement compromis.
Le voile est une entrave absolue au développement relationnel. Il exclut, en effet, d’emblée la moitié mâle de l’humanité et de même les non-musulmanes ou les musulmanes ne le portant pas. Il enferme très tôt l’enfant dans un monde clos évocateur des gynécées d’antan. En outre, la stigmatisation et l’exclusion de toutes les activités sportives achèveront de restreindre son périmètre d’action et de manœuvre.
Quelle place pourra prendre, dans la société, une « citoyenne » amputée de son enfance, de sa confiance en soi et en l’autre et de toute compétence sociale. C’est une véritable culture de l’enfermement que promeut le projet de société préconisé par les voileurs de fillettes. Et l’avènement d’une société clivée où les femmes ne seraient que des ombres mais jamais des sujets. Une société non démocratique.
Collectif « Femmes sans voile d’Aubervilliers », Regards de Femmes, Ligue du Droit International des Femmes
Premier-e-s signataires : Saida Douki Dedieu (Professeure émérite de psychiatrie à la faculté de Médecine de Tunis), Michèle Vianès (Présidente de Regards de Femmes), Hager Keray (Psychiatre), Yvette Roudy (ancienne Ministre des droits des femmes), Elisabeth Badinter (philosophe), Djemila Benhabib (essayiste, Montréal), André Gerin (Député -Maire honoraire de Vénissieux), Annie Sugier (Présidente de la Ligue du Droit International des Femmes), Nadia Benmissi (Femmes sans voile d’Aubervilliers), Nadia Ould Kaci (Femmes sans voile d’Aubervilliers), Laure Caille (Secrétaire générale de Libres MarianneS), Odile Saugues (Députée), Christian Cadiot (Magistrat à la Cour de Cassation), Comité Laïcité République, Nadia el Fani (cinéaste), Gérard Biard (journaliste), Yamina Mathlouti (inspectrice Enfance et jeunesse, lauréate du 1er grand prix des droits de l’enfant de la Fondation Belkhenchir, Tunisie), Sihem Habchi (Ancienne présidente de Ni Putes Ni Soumises, Directrice de centre d’hébergement d’urgence), Linda Weil-Curiel (avocate, Ligue du droit International des femmes), Alain Seksig (Comité Laïcité et République), Fewzi Benhabib (Observatoire de la laïcité de Seine Saint Denis), Daniel Bénichou (Président de Le Chevalier de la Barre), Maudy Piot (Présidente de femmes pour le dire, femmes pour agir), Isabelle Kersimon (journaliste, essayiste), Laurence Marchand-Taillade (Présidente de l’Observatoire de la laïcité du Val d’Oise), Céline Pina (essayiste, laïque et féministe), Sama Ghenina (Présidente de l’Association femmes et leadership – Tunisie), Françoise Morvan (Coordination Française pour un Lobby Européen des femmes CLEF), Stéphanie Rameau (Présidente du Mouvement Ni putes ni soumises), Nicole Raffin (Regards de Femmes Ile de France), Kety Benhabib (Observatoire de la laïcité de Seine Saint Denis), Association Féminisme et laïcité, Fathy Hachicha (Haut fonctionnaire, Tunisie), Mouldi Amamou (Professeur en médecine, Tunisie), Mourad Ghachem (vice-président de AVEC Association Vigilance et Egalité des chances – Tunisie), Pierre-Yves Ginet (photojournaliste), Moncer Haddad (enseignant en Sciences, Québec), Wafa Daman (journaliste), Jean Dalery (Professeur en médecine), Faiza Majeri (journaliste Tunisie), Aline Chabat (Cheffe d’entreprise, Tunisie), Fathy Kanzari (Industriel, Tunisie), Faouza Charfi (Professeure d’université, essayiste, Tunisie), Béchir Douki (Tunisie), Faiza Knani Mekki (Inspectrice de l’enseignement à la retraite, Tunisie), Salah ben Abdeslem (past governor Lions club, Tunisie), Bahija Dellagi (Médecin-dentiste, Tunisie), Cherif Ferjani (Professeur émérite Université Lyon 2), Houda Hamza (Psychiatre, Tunisie), Hechmi Louzir (Médecin hospitalo-universitaire, Tunisie), Rim Lakhdar (Cardiologue, anti-obscurantisme, citoyenne tunisienne), Mounir Saber (Optométriste, Tunisie), Mongi Ghariani (consultant financier, Tunisie), Mohamed Ridha Kamoun (Professeur médecine, Tunisie), Mokhtar ben Messaoud (Médecin, Tunisie)
Cette pétition sera remise à:
⦁ Emmanuel Macron
⦁ Garde des sceaux : Nicole Belloubet
⦁ Secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes : Marlène Schiappa


http://www.50-50magazine.fr/2017/11/15/barbie-voilee-halte-a-la-maltraitance-des-fillettes/

Des femmes de chambre en colère : « nous savons quand nous commençons le travail, mais nous ne savons pas quand nous le terminerons »,femmes,emploi,

16 Novembre 2017, 02:07am

Publié par hugo

 15 novembre 2017
ÉconomieDes femmes de chambre en colère : « nous savons quand nous commençons le travail, mais nous ne savons pas quand nous le terminerons »
En grève depuis le 18 octobre, les femmes de chambre, gouvernantes et équipiers du sous-traitant Héméra tiennent bon à l’Holiday Inn de Clichy. Les actions menées jusque là, avec leur syndicat CNT-SO et le soutien de la CGT-HPE, ont eu un bon écho médiatique. Elles ont permis de populariser ce conflit que l’employeur comme le donneur d’ordres espèrent voir s’enliser. En grève reconductible depuis 3 semaines, les salarié·e·s surexploité·e·s d’Hemera revendiquent.
Témoignage d’un équipier
« Je suis équipier (1) chez Holiday Inn de Clichy. Je travaille ici depuis février 2017 et c’est déjà la quatrième société de sous-traitance qui s’occupe de l’hôtel. Nous sommes en grève pour soutenir les femmes de chambre qui ont des conditions de travail qui se dégradent, qui sont indignes. Elles sont payées à la tâche et non plus à l’heure. Celles qui avaient des contrats à l’heure avec les anciennes sociétés de sous-traitance, se sont vus passées aux contrats payés à la tâche.
Avant les femmes de chambre avaient 2 jours de repos par semaine. Aujourd’hui elles sont à la merci de la gouvernante qui décide quand elles pourront se reposer.
Nous n’avons aucun droit. Nous n’avons pas de 13 éme mois par exemple.
Le groupe hôtelier a muté 2 femmes de chambre qui avaient 8 et 10 ans d’ancienneté au Mans, sous le prétexte qu’il y avait trop de femmes de chambre ici. Mais en parallèle, la direction en a fait venir 3 nouvelles dans cet hôtel. Cela n’a pas de sens. Pourquoi ne pas avoir muté les 3 nouvelles employées directement au Mans ? »
Témoignage d’une femme de chambre
« Je suis femme de chambre, sous traitée par la société Héméra, depuis 11 ans. Nous faisons grève parce que 2 collègues ont été abusivement mutées au Mans. Nous revendiquons également nos 2 jours de repos consécutifs, un panier repas, et plus généralement le respect de notre travail. Tous les acquis accordés par les anciennes sociétés de sous-traitance ont été perdus depuis qu’Héméra est devenue la nouvelle société.
Nous manifestons depuis 4 semaines. La direction ne nous écoute pas. Elle nous envoie la police tout les jours. Nous subissons des pressions, mais nous tenons le coup et nous sommes toujours là.
Vendredi 3 novembre à la mairie de Clichy, une députée LREM nous a reçu. Elle nous a dit qu’il fallait être flexibles, que nous n’étions pas le cœur de l’hôtel. Selon elle, le cœur de l’hôtel est la réception, alors que nous, qui sommes dans les étages, nous manifestons et revendiquons nos droits. Elle s’en fout !
Nous allons continuer à manifester jusqu’à ce que nous obtenions la réintégration de nos 2 collègues, nos 2 jours de repos consécutifs, nos paniers repas et nos heures supplémentaires payées. Nous, les femmes de chambre, nous savons quand nous commençons le travail, mais nous ne savons pas quand nous le terminerons. Nos journées sont longues, mais nos salaires restent les mêmes. Nous sommes rémunérées à la tache ! Nous voulons travailler à l’heure. S’il faut faire des heures supplémentaires, nous voulons qu’elles soient payées. »
Propos recueillis par Mailys Ardit 50-50 magazine
1 L’équipier réalise tout ou partie des activités d’un établissement hôtelier ou de tourisme (accueil, services aux clients, entretien des chambres et des locaux, …), selon la charte qualité de l’établissement et les règles d’hygiène et de sécurité. Peut effectuer le service en salle pour les repas.
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⦁ http://www.50-50magazine.fr/2017/11/15/des-femmes-de-chambre-en-colere-nous-savons-quand-nous-commencons-le-travail-mais-nous-ne-savons-pas-quand-nous-le-terminerons/
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À l'école, les filles exerceraient une bonne influence sur les garçons,articles femmes hommes,filles,

16 Novembre 2017, 01:50am

Publié par hugo

 
À l'école, les filles exerceraient une bonne influence sur les garçons
 
 
À l'école, les filles exercent une bonne influence sur les garçons
Par Léa Drouelle
Publié le Mercredi 15 Novembre 2017
Selon une récente étude basée sur des données de l'enquête Pisa 2009, les garçons voient leurs perfomances de lecture augmenter à l'école lorsqu'ils sont entourés d'une majorité de filles.
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Si la classe de votre petit garçon compte une majorité d'élèves filles, réjouissez-vous, car il se peut que cela pourrait augmenter les performances scolaires de votre enfant. Voici l'hypothèse avancée par trois chercheurs néerlandais qui ont dirigé une vaste étude sur plus de 281 000 élèves scolarisés dans plus de 10 000 écoles de 33 pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Publiés dans le Journal School Effectiveness and School Improvement, les travaux de Margriet Van Hek, Gerbert Kraaykamp et Ben Pelzer se basent sur les données 2009 du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa), une enquête menée par l'OCDE destinée à évaluer les performances des systèmes éducatifs des pays membres.
Une plus grande capacité de concentration chez les garçons
Les chercheurs ont croisé les données en se concentrant spécifiquement sur les performances de lecture d'élèves en école primaire et ont comparé les résultats en fonction de la proportion filles/garçons dans chaque classe étudiée (dont les effectifs n'excédaient pas les 35 élèves par classe). "Nous nous sommes concentrés sur les capacités de lecture des élèves parce que la lecture englobe une compétence de base dans l'apprentissage scolaire d'un élève, mais également parce que nous avons constaté que les inégalités entre les sexes dans les écoles en matière de compétences en lecture variaient davantage que d'autres disciplines comme les mathématiques ou les sciences", expliquent les auteurs de l'étude. Ces derniers ont également pris en compte les facteurs socio-économiques, en se basant notamment sur le niveau d'éducation des parents.
Instaurer plus de mixité dans les filières professionnelles
En analysant les différents résultats obtenus, les chercheurs ont pu constaté que les écoles composées à 60% de filles obtenaient de meilleurs résultats dans l'enquête Pisa 2009 que les autres. "La concentration est plus importante chez les garçons quand la classe est composée d'au moins 60% de filles", indiquent les auteurs de l'étude. Selon ces derniers, cette donnée pourrait s'expliquer par les opportunités d'apprentissage offertes par les écoles. Les auteurs de l'étude en concluent que ces effets bénéfiques profitent davantage aux garçons qu'aux filles.
Ces résultats rejoignent ceux d'une précédente étude menée en 2004, par la chercheuse belge Mieke Van Houtte, de l'université de Gand. Réalisés sur 12 000 élèves, les travaux supposaient que la présence de filles dans les classes améliorait les notes scolaires des garçons. La chercheuse instituait sur la pertinence et l'importance d'instaurer davantage dans les écoles mixité dans certaines filières professionnelles. Les auteurs néerlandais, qui citent l'étude de leur consoeur belge dans leurs conclusions, soulignent pour leur part l'intérêt d'élargir les recherches à d'autres disciplines (comme les mathématiques ou la science) pour mesurer l'impact bénéfique de la présence féminine sur l'éducation et l'apprentissage scolaire des écoliers.


⦁ http://www.terrafemina.com/article/a-l-ecole-les-filles-exerceraient-une-bonne-influence-sur-les-garcons_a337217/1
 

Violences sexuelles au Mouvement des jeunes socialistes : huit femmes témoignent,femmes,violences,

16 Novembre 2017, 01:48am

Publié par hugo

Violences sexuelles au Mouvement des jeunes socialistes : huit femmes témoignent
 
 
Thierry Marshal-Beck (à droite) et la jeunesse socialiste, célébrant la victoire de François Hollande en 2012.
Par Barbara Azaïs
Publié le Mercredi 15 Novembre 2017
Huit femmes accusent l'ancien président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), Thierry Marchal-Beck, de harcèlement et d'agressions sexuelles entre 2010 et 2014, dans les colonnes de "Libération". Plus d'un an après l'affaire Baupin chez les écologistes, la jeunesse socialiste est à son tour entachée par un cas de violences sexuelles.
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"Comme tu as dit oui une fois, tu ne peux plus dire non maintenant". Cette seule phrase despotique suffit à illustrer le sentiment de supériorité dont se croyait doté Thierry Marchal-Beck, ancien président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), accusé par 8 femmes de harcèlement et d'agressions sexuelles entre 2010 et 2014.
Ces femmes, militantes ou cadres du MJS à l'époque des faits, ont décidé de briser le silence et de témoigner dans les colonnes de Libération. Si certaines reconnaissent avoir eu des relations consenties avec l'ancien dirigeant socialiste, toutes font état de son caractère pressant, jusqu'au moment où il n'est plus parvenu à se contrôler. Lui qui brandissait pourtant le féminisme comme un étendard. Lui qui répétait à qui voulait l'entendre : "Je suis féministe, car l'égalité est au coeur du combat socialiste".
"Il me plaque contre le mur, commence à m'embrasser de force"
En 2010 pourtant, après des années de militantisme à l'Union nationale lycéenne (UNL) et au MJS, au sein duquel il participe à la campagne de 2002 de Lionel Jospin, Thierry Marchal-Beck fréquente une militante à qui Libé prête le prénom de "Lise". Très vite, la relation bascule dans le harcèlement et ce dernier devient oppressant, la bombarde de SMS. Un soir, il la convoque chez lui plutôt qu'au siège du Parti socialiste. "J'ai dû le masturber pour m'en débarrasser. Il disait : 'Comme tu as dit oui une fois, tu ne peux plus dire non maintenant'".
Aurore, elle, entretient une relation amoureuse avec lui en 2011, avant qu'il ne devienne président du MJS. Un soir, alors qu'elle souhaite rejoindre seule son appartement, Thierry Marchal-Beck insiste pour la raccompagner. Malgré tous ses efforts, la jeune femme n'arrive pas à s'en débarrasser. "Devant la porte de l'appartement, il me plaque contre le mur, commence à m'embrasser de force, raconte-t-elle. Je mens et je dis qu'un de mes cousins dort à l'intérieur. (...) Pour ne pas que cela aille plus loin, je me sens obligée de lui faire une fellation. Je veux qu'il s'arrête, que son harcèlement s'arrête. Il part tout de suite après".
"On ne se connaît pas, il arrive et il me pelote vigoureusement"
Puis suivent les témoignages de Marie, dont la carrière politique a pris fin après avoir refusé les avances de Thierry Marchal-Beck : "En fait, plus je disais non, plus il disait à tout le monde que je n'étais pas digne de confiance". De Diane, à l'époque responsable fédérale en province et membre du bureau national, qui lors d'un point dans le bureau du président, le voit fermer la porte, enlever sa ceinture et ouvrir sa braguette : "Il prend ma tête, l'approche de son sexe pour m'obliger à lui faire une fellation. Je le repousse très fort, je l'insulte et je pars en courant".
Louise et Blandine ont été toutes deux confrontées à lui en 2012 lors d'un déplacement à Bruxelles. "On ne se connaît pas, il arrive et il me pelote vigoureusement" (les seins, ndlr), raconte aujourd'hui la première, encore stupéfaite que cette scène se soit déroulée devant plusieurs témoins dont il ne se souciait guère. Ce même jour, en coinçant Blandine dans le couloir d'un bar bruxellois et en passant les mains sous son tee-shirt, il lui assure qu'elle ne se souviendra "de rien le lendemain".
La mauvaise posture du MJS
Contacté par Libé, Thierry Marchal-Beck "sidéré" a refusé "de se livrer à un exercice biaisé de questions-réponses", ajoutant qu'il se tenait "naturellement" à la disposition de la justice et se "réserve le droit d'engager toute procédure". Les faits sont prescrits pour plusieurs de ces femmes. Mais deux d'entre elles songeraient à déposer plainte.
Laurianne Deniaud, ancienne dirigeante du MJS, a affirmé au micro d'Europe 1 ce mercredi matin (15 novembre), avoir eu "froid dans le dos en écoutant les témoignages" de ces femmes. "Ça m'a rendu malade, c'est quelqu'un que j'ai beaucoup côtoyé. Il faisait partie de mon équipe quand j'étais présidente du MJS", a rappelé celle qui est désormais première adjointe au maire de Saint-Nazaire. Même constat du côté de l'actuel président du MJS, Benjamin Lucas, qui a réagi sur Facebook en condamnant "sans réserve de tels actes ". "Je suis révulsé par des comportements qui insultent nos valeurs, celles du MJS", a-t-il commenté, soutenant "la courageuse décision de briser le silence".
Le PS demande "des suites judiciaires adéquates"
La secrétaire nationale du PS, Rita Maalouf, en charge des droits des femmes, a déclaré à l'AFP qu'elle demandait "officiellement son exclusion dans les plus brefs délais, en tant que secrétaire nationale femmes". Cette dernière a également appelé à la création d'"une formation obligatoire sur ces questions pour les militants, les cadres et les élus", en réclamant que le harcèlement devienne désormais un "motif d'exclusion".
Dans un communiqué publié mardi soir, le Parti socialiste a estimé que "ces témoignages (...) d'une extrême gravité" ne sauraient "rester sans suites judiciaires adéquates" et a réaffirmé son engagement en faveur de la lutte contre les violences faites aux femmes. "Le Parti socialiste sera intransigeant dans ce combat et sera aux côtés de toutes les victimes", a-t-il martelé.
Allô le président ?
Ces révélations, qui font suite à l'affaire Weinstein et à la libération de la parole des femmes, ont été saluées par les féministes Caroline De Haas, Emmanuelle Piet, Clara Gonzales et Marie Cervetti. Dans un communiqué publié sur Twitter, le collectif à l'origine de la campagne #1femmesur2 rappelle que "les agresseurs sont dans tous les partis ou mouvements politiques, les syndicats, les entreprises, les administrations ou les hôpitaux".
Une nouvelle fois, les militantes féministes appellent le président Macron "à prendre des mesures immédiates. Nous ne pouvons pas attendre : chaque jour, dans notre pays, des femmes sont violentées".
Ce scandale n'est pas sans rappeler l'affaire Baupin, qui en 2016 déjà, pointait du doigt le sexisme exacerbé de la sphère politique. Le député ex-EELV, vice-président de l'Assemblée nationale lors des révélations, avait été accusé de violences sexuelles par 8 femmes sur France Inter et Mediapart. Des faits qui se seraient déroulés entre 1998 et 2014. L'affaire a été portée devant la justice par plusieurs victimes, parmi lesquelles l'ancienne porte-parole de EELV Sandrine Rousseau.

 http://www.terrafemina.com/article/violences-sexuelles-au-mjs-huit-femmes-temoignent_a337207/1

Une collecte de produits d’hygiène pour les femmes sans abri

16 Novembre 2017, 01:39am

Publié par hugo

Une collecte de produits d’hygiène pour les femmes sans abri

Du 13 au 17 novembre 2017, de 10h à 17h, l’antenne UN Women et le projet The Invisibles de l’association étudiante Sorbonne ONU organisent une collecte de produits d’hygiène (tampons, serviettes hygiéniques, déodorants, gels douches, etc.) à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (site Panthéon, 12 place du Panthéon, 75005) et à l’université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle (13 rue de Santeuil, 75005).

La collecte sera reversée à la Fondation Lecordier, qui a pour mission d’apporter une aide adaptée aux femmes sans abri partout en France.

 

http://www.50-50magazine.fr/

Les règles, un cauchemar de plus pour des millions de femmes réfugiées,femmes,sante

16 Novembre 2017, 01:18am

Publié par hugo

 
 Les règles, un cauchemar de plus pour des millions de femmes réfugiées
 
Des réfugiées rohingyas "installées" dans un camp au Bangladesh.
Par Barbara Azaïs
Publié le Mardi 14 Novembre 2017
Absence de protections féminines, d'eau, de sous-vêtements et parfois même de sanitaires, les femmes réfugiées font face à une vraie pénurie de produits d'hygiène lorsqu'elles ont leurs règles et s'exposent à des maladies potentiellement dangereuses en utilisant des chiffons ou des vieux vêtements en guise de protection. Un problème médico-sanitaire sérieux qui concernerait près de 30 millions de femmes à travers le monde.
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Les menstruations sont la période que les femmes réfugiées redoutent le plus. Moins pour la douleur, qu'en raison du manque de protections féminines lors de leur exil et dans les camps humanitaires où elles sont installées. Selon le dernier rapport statistique du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR), publié en juin dernier, 65,6 millions de personnes étaient déplacées dans le monde fin 2016, suite à des persécutions ou des conflits armés. Soit la population d'un pays comme la France.
Dans la majorité des cas, ces derniers partent munis du minimum : "On voyage avec un minuscule sac, souvent vide, car on nous demande d'être le plus léger possible sur les embarcations", expliquait une réfugiée installée en Egypte, à Reuters en mars dernier et citée par Slate. Peu de place donc pour palier aux produits de première nécessité comme les protections périodiques.
Des alternatives dangereuses pour la santé
La guerre en Syrie, qui dure maintenant depuis sept ans, est à l'origine du plus grand nombre de réfugiés dans le monde (5,5 millions), après la Seconde guerre mondiale. Dans certaines villes comme Alep ou Saqba, près de Damas, les Syriennes sont obligées d'utiliser des chiffons lorsqu'elles ont leurs règles. Houda confiait en mai dernier à l'AFP, avoir utilisé de "vieux vêtements" en guise de protection. "Mais j'ai commencé à avoir des infections, alors j'ai décidé d'acheter quelques serviettes hygiéniques seulement et de n'en utiliser qu'une par jour pour ne pas les épuiser trop vite".
Mais la réutilisation de ces produits a entraîné le développement de mycoses, d'infections vaginales et urinaires, ainsi que des problèmes de rein. "J'essaie de me soigner mais c'est long", confiait la jeune femme de 23 ans. La détresse de ces femmes est d'autant plus grande que selon une étude menée par Global One, 60% des réfugiés en Syrie et au Liban n'auraient pas de sous-vêtements. A cela s'ajoute le manque d'eau pour se laver et s'il y en a, le manque de fioul ou d'électricité pour la faire bouillir.
 
Une Syrienne lave son fils sous une tente après la libération de Raqqa, en Syrie.
L'insalubrité des camps humanitaires
La rupture des accords de paix au Soudan du Sud et la persécution des Rohingyas en Birmanie, ont également poussé plus d'un million de personnes à prendre la fuite. Environ 82% des 800 000 réfugiés rohingyas installés au Bangladesh sont des femmes et des enfants. De retour d'une mission humanitaire pour Médecins du monde, à Bazar Cox district, un morceau de terre frontalier avec la Birmanie, la docteure Géraldine Brun alertait sur les conditions sanitaires déplorables des femmes.
Comme les sanitaires sont mixtes, "elles n'osent pas y aller et s'y rendent la nuit ou vont en forêt, ce qui augmente les risques d'agression. Il y a aussi le problème lié aux menstruations. Elles n'ont pas de quoi se changer, se laver et peuvent passer le temps des règles enfermées sous la tente". Le manque de poubelles et la transparence des toiles de tente rendent également l'intimité de ces femmes difficile. Des femmes souvent issues de communautés où les règles sont un sujet tabou, voire un phénomène humiliant. Près de 30 millions de femmes à travers le monde seraient dans cette situation selon Marni Sommer, professeure à l'École de santé publique de l'université de Columbia, à New York et citée par Reuters.
 
82% des rohingyas installés au Bangladesh sont des femmes et des enfants.
Les produits d'hygiène aussi essentiels que la nourriture
Un problème passé sous silence selon la Britannique Gabby Edlin, fondatrice de Bloody Good Period, une initiative solidaire visant à distribuer des serviettes hygiéniques aux réfugiées installées à Londres. Dans un entretien accordé à BuzzFeed News en août dernier, elle expliquait que "les produits d'hygiène sont aussi essentiels que la nourriture". En devenant bénévole au centre de collecte de dons pour demandeurs d'asile de la synagogue de New North London, Gabby Edlin s'est étonnée de ne pas voir de protections féminines à côté de la nourriture et des vêtements.
"Je me suis dit : 'Mais merde, chaque fois qu'on a ses règles, c'est un cas d'urgence !' Les protections sont aussi essentielles que la nourriture. On ne peut pas juste se mettre du sang partout. Il ne s'agit pas d'une petite aide en plus – c'est une nécessité pour les femmes". Aujourd'hui, l'initiative permet d'aider les femmes "qui subissent cette dépense supplémentaire à cause de leur genre" et a mis en place un espace où elles peuvent se retrouver et partager leurs expériences.
En France, les associations se mobilisent
En France, l'association Règles élémentaires, qui distribue des protections féminines aux femmes sans-abris, aide également les migrantes en organisant des collectes pour le Samu Social de Paris qui gère la direction médico-sanitaire des centres d'accueil d'Ivry où se trouvent les familles et les femmes seules. "Nous coordonnons des collectes partout en France, nous explique la présidente de l'association Tara Heuzé. Des bénévoles créent un compte sur notre site et indiquent les date et lieu de la collecte. Nous les matchons avec un partenaire redistributeur dans une région qui a des besoins et communiquons sur l'événement".
Depuis sa création en novembre 2015, Règles Elementaires a supervisé plus d'une centaine de collectes de serviettes hygiéniques et de tampons dans tout le pays, récolté plus de 150 000 unités (car les paquets déjà ouverts sont acceptés) et approvisionné plus de 15 000 femmes. "Nous avons également 'des boîtes à dons' dans des entreprises privées, les mairies du XVIIIe, du IVe et du XIIe arrondissements de Paris, et dès le 21 novembre prochain à la Maison des Associations du IVe arrondissement de Lyon. Les gens peuvent y déposer des protections féminines".
L'église Saint-Bernard de la Chapelle, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, est également très engagée auprès des migrants. Chaque mercredi, des bénévoles distribuent aux femmes migrantes, les vêtements et produits d'hygiène collectés par Emmaüs. De même que l'Auberge des migrants à Calais et les maraudes bénévoles. Car comme dirait l'autre, "ce n'est pas l'argent qui manque, c'est le partage".
⦁ 
http://www.terrafemina.com/article/les-regles-un-cauchemar-de-plus-pour-des-millions-de-femmes-refugiees_a337157/1

Hollywood lance une hotline contre les agressions sexuelles,femmes,violences,

16 Novembre 2017, 00:26am

Publié par hugo

Hollywood lance une hotline contre les agressions sexuelles
 
 
Pancarte d'une manifestation contre le harcèlement sexuel à Los Angeles dimanche 12 novembre 2017.
 
Par Charlotte Arce
Publié le Mardi 14 Novembre 2017
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Women in Film, un groupe de défense des droits des femmes à Hollywood, a annoncé lancer prochainement une ligne téléphonique pour aider et conseiller juridiquement les victimes d'agressions sexuelles travaillant dans l'industrie du cinéma.
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Plus d'un mois après le début de l'affaire Weinstein, Hollywood peine encore à mesurer l'onde de choc qu'a provoqué la libération de la parole des femmes dans l'industrie du cinéma. Pour la première fois, des milliers de femmes travaillant dans le milieu du cinéma – actrices, scénaristes, productrices... - ont osé prendre la parole pour dénoncer publiquement les hommes qui les ont harcelées, agressées sexuellement et violées.
Le producteur Harvey Weintein n'est pas le seul homme à être accusé. Louis CK, Kevin Spacey, Ed Westwick, Matthew Weiner, Brett Ratner, James Toback ou encore Dustin Hoffman l'ont désormais rejoint sur le banc des hommes accusés de comportements intolérables vis-à-vis des femmes.
Et Hollywood n'est pas près de se remettre de telles révélations. Ce dimanche 12 novembre, des centaines de femmes ont défilé sur Hollywood Boulevard, à Los Angeles, pour dire stop au harcèlement et aux violences sexuelles. Deux marches distinctes, la Take Back the Workplace et la Marche des Survivantes #MeToo, se sont symboliquement rejointes pour ne plus former qu'une seule foule devant le Dolby Theatre, où a lieu chaque année la cérémonie des Oscars.
 
Manifestante à Los Angeles le 12 novembre 2017
 
La manifestation contre le harcèlement et les agressions sexuelles
 
Une manifestante le 12 novembre à Los Angeles
 
La présidente de Women in Film Cathy Schulman
Présente parmi les manifestantes, la productrice et présidente de Women in Film Cathy Schuman a déclaré devant les manifestant.e.s que le problème du harcèlement sexuel à Hollywood ne pourrait être résolu simplement en dénonçant ses auteurs. "Les femmes doivent être protégées contre les préjugés et les abus", a-t-elle affirmé, avant d'appeler à diversifier les lieux de travail où sont présentes les femmes et à réformer les services des ressources humaines afin que les cas d'agressions de de harcèlement soit détectés plus rapidement.
Women in Film lance une hotline et un service de conseil juridique
Engagée pour la cause des femmes à Hollywood, Cathy Schulman préside depuis 2011 Women in Film, une organisation qui vise à promouvoir les femmes des industries du cinéma, de la télévision et des nouveaux médias. Très sollicité depuis les révélations de harcèlement et d'agressions sexuelles à Hollywood, Women in Film a annoncé vendredi qu'elle lançait une hotline d'aide juridique sur le harcèlement sexuel destinée aux femmes et aux hommes travaillant dans l'industrie du cinéma. Cette ligne téléphonique, qui dispensera auss gratuitement des conseils juridiques, dirigera les victimes de harcèlement sexuel vers des professionnel.le.s de santé, des forces de l'ordre et des avocats, rapporte Variety. Sa mise en service est prévue pour le 1er décembre.
"Ce plan offre aux victimes de harcèlement sexuel certaines ressources pour prendre des mesures conformes à leur niveau de confort, et donne à la victime le contrôle sur la façon et le délai pour traiter les violences qu'elle a subie", explique à Variety Bonnie Eskenazi, une avocate associée chez Greenberg Glusker, chargée par Women in Film de créer un panel d'avocats qui dispenseront gratuitement leurs conseils.
"Nos téléphones n'ont pas arrêté de sonner depuis que ces histoires de harcèlement ont commencé à sortir. Nous entendons dire que les victimes se sentent isolées, qu'elles n'ont nulle part où raconter leur histoire, qu'elles croient qu'elles doivent garder le silence sur leurs expériences, qu'elles seront poursuivies en justice et qu'elles se sentiront impuissantes, craignant d'engendrer des frais juridiques en essayant de faire quelque chose à propos de ce qui leur est arrivé. La ligne d'assistance sera composée d'experts qualifiés pour répondre à ces préoccupations, et toutes les informations resteront strictement confidentielles", a assuré à Variety Kirsten Schaffer, directrice générale de Women in Film.

http://www.terrafemina.com/article/hollywood-lance-une-hotline-contre-les-agressions-sexuelles_a337152/1