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Articles avec #femmes

Angelina Jolie : son combat sans relâche contre les violences sexuelles ,femmes,violence,viol

22 Juin 2017, 23:39pm

Publié par hugo

 
 
Angelina Jolie : son combat sans relâche contre les violences sexuelles

Publié le 21 juin 2017 à 14h57  Angelina Jolie, en février 2017 © Abaca
Dénoncer sans relâche le viol de guerre et les violences sexuelles. Mardi, Angelina Jolie s’est rendue dans un camp de jeunes filles réfugiées à Nairobi, au Kenya. A l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, l’actrice américaine a tenté une fois de plus d’alerter la communauté internationale. « Plus de la moitié des réfugiés et des personnes déplacées à l'échelle mondiale sont des femmes et des enfants. La façon dont nous les traitons est une mesure de notre humanité en tant que nations », a-t-elle déclaré, selon un communiqué du HCR.
L’envoyée spéciale du Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés a rencontré une vingtaine de jeunes filles qui ont fui leurs pays : la République démocratique du Congo, la Somalie, le Burundi, le Rwanda ou encore le Sud-Soudan. Elles ont quasiment toutes été confrontées à des violences sexuelles.
« Nous ne pouvons pas faire semblant de ne pas savoir. »
La star hollywoodienne a notamment alerté sur la situation dramatique que vivent ces femmes, comme au Sud-Soudan où la guerre fait rage : « Les violences sexuelles sont aggravées quand elles sont perpétuées par quelqu’un qui porte l’uniforme et dont le rôle initial est celui de protéger. C’est donc la responsabilité de ceux qui portent l’uniforme de prendre les devants maintenant, de corriger les erreurs, de montrer l’exemple et de s’engager dans de nouvelles actions ».
Depuis des années, elle porte la voix de celles qui sont condamnées au silence. En 2012 déjà, Angelina Jolie alertait : « Aujourd’hui, les violences sexuelles continuent. Nous ne pouvons pas faire semblant de ne pas savoir. Nous savons ce que les victimes de tels crimes veulent mais nous ne leur donnons pas. La justice, et la reconnaissance ». Cinq ans plus tard, ses mots n’ont rien perdu de leur force.
 
http://www.elle.fr/Societe/News/Angelina-Jolie-son-combat-sans-relache-contre-les-violences-sexuelles-3498365

Le premier orchestre de femmes d’Afghanistan ,femmes,societe

22 Juin 2017, 12:31pm

Publié par hugo

L’ensemble Zohra est composé de 31 femmes courageuses qui doivent encore se battre contre les préjugés pour pouvoir jouer ensemble.
 Les musiciennes de l'Ensemble Zohra avec leurs instruments à cordes © Redis Azi
Toutes, elles ont appris la musique à l’Institut National de Musique d’Afghanistan, qui a été inauguré en 2010 par le docteur Ahmad Naser Sarmast. En 2014, elles ne sont que cinq filles à être inscrites à l’Institut, sur des centaines d’élèves. Mais elles ne se laissent pas intimider : comme les garçons constituent leurs propres groupes de rock et de pop, elles décident de se rassembler pour jouer ensemble. Même si l’instigatrice n’a pas pu continuer, sa famille l’ayant obligée à abandonner, la dynamique était lancée.
Aujourd’hui l’orchestre joue dans le monde entier pour restaurer l’espoir dans leur pays…
Cette initiative fait partie des 60 autres à découvrir à l’occasion de la 4éme édition de l’Impact Journalism Day
Emma Stokking de l’agence Sparknews au micro d’Emmanuel Moreau
 
https://www.franceinter.fr/emissions/l-esprit-d-initiative/l-esprit-d-initiative-22-juin-2017

Les mariages de mineurs enfin interdits à New-York et au Texas,femmes,filles,usa,

22 Juin 2017, 05:04am

Publié par hugo

Les mariages de mineurs enfin interdits à New-York et au Texas

par Anais Moine le 21 juin 2017
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Aux Etats-Unis chaque état détient des lois qui lui sont propres. Jusqu’à ce mardi 20 juin, l’Etat de New York et celui du Texas autorisaient le mariage de mineurs dès 14 ans. Ces derniers concernaient principalement des jeunes adolescentes qui épousaient des hommes majeurs mais une nouvelle législation vient de changer la donne.

Les Etats-Unis se plaisent à se présenter comme un modèle de liberté dont le reste du monde devrait prendre exemple. Pourtant, 27 Etats n’ont toujours pas fixé d’âge minimum requis pour procéder à un mariage. Il faudra désormais en compter deux de moins dans cette imposante liste puisque l’Etat de New York et celui du Texas viennent juste de relever l’âge légal du mariage à 18 ans au lieu de 14 jusqu’alors.

Ces unions n’étaient pas des cas isolés mais bien ancrées dans la société puisque selon les chiffres du bureau du gouverneur, plus de 3 800 mineurs ont été mariés dans l’Etat de New York entre 2000 et 2010. Pour s’unir à un adolescent, il suffisait de bénéficier du consentement des parents de ce dernier ou de celui d’un juge mais des cas de mariages forcés, mis en lumière par les médias, ont ravivés le débat.

 

En effet, selon Unchained at Last ("Enfin Libérés") qui lutte contre le mariage des mineurs, entre 2001 et 2010, 248 000 enfants ont été mariés aux Etats-Unis, certains avaient à peine 12 ans.
​Pour autant, au Texas comme à New-York, des dérogations existent pour contrer cette nouvelle législation à partir de 16 ans si un juge donne son consentement à l’union. Ce dernier sera chargé de vérifier s’il ne s’agit pas d’un mariage forcé et confirmer que l’union ne nuira pas à l’état de santé psychologique et physique du mineur en question.

 
 

Même si cette nouvelle loi représente une belle avancée pour le droit des enfants, l’ONG Human Rights Watch, tient à souligner qu’à "travers le monde, une fille de moins de 18 ans est mariée toutes les deux secondes. C'est une honte nationale qu'autant de ces mariages aient lieu aux Etats-Unis". En effet, de nombreux Etats n’ont pas encore revu leur législation en ce qui concerne les mariages de mineurs, notamment des Etats connus pour être très conservateurs comme la Virginie Occidentale ou l’Arkansas où le taux de mariage précosses atteint une moyenne de 7 pour 1000.

L'American dream...

http://www.aufeminin.com/news-societe/mariages-mineurs-interdits-etat-new-york-mariage-force-union-mineurs-enfants-etats-unis-etats-mariage-enfants-autorise-amerique-loi-justice-s2286826.html

Répartition des tâches domestiques : les hommes ont le sentiment d'en faire suffisamment

22 Juin 2017, 04:08am

Publié par hugo

Répartition des tâches domestiques : les hommes ont le sentiment d'en faire suffisamment
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Répartition des tâches domestiques : les hommes ont le sentiment d'en faire suffisamment
Répartition des tâches domestiques : les hommes ont le sentiment d'en faire suffisamment
Charlotte Arce
Par Charlotte Arce
Publié le Mercredi 21 Juin 2017
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Comment se passe en 2017 la répartition des tâches domestiques au sein du couple ? Un sondage OpinionWay réalisé pour la marque La Boulangère montre que les femmes passent aujourd'hui moins de temps à s'occuper de la gestion du foyer, sans pour autant que la parité au sein du couple soit respectée.
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Ménage, courses, cuisine, éducation et soins apportés aux enfants : qui aujourd'hui, en 2017, s'acquitte encore de la majorité de ces tâches par forcément très gratifiantes ? Alors qu'il y a quelques semaines, la dessinatrice Emma avait suscité le débat au sein des couples en publiant une BD instructive sur la "charge mentale", l'institut de sondage OpinionWay s'est penché sur la question de la répartition des tâches domestiques au sein des couples.

Pour le compte de la marque de pâtisseries La Boulangère, OpinionWay a réalisé en mai 2017 une enquête* auprès d'un échantillon de 1 009 personnes représentatif de la population française au sujet de la répartition des tâches domestiques entre femme et homme.
Les femmes, toujours plus impliquées que les hommes

Premier constat, déjà effectué par une précédente enquête de l'Insee : les femmes continuent encore aujourd'hui de s'acquitter d'une grande partie des tâches domestiques. Et hommes comme femmes en ont bien conscience : 38% des Français interrogés reconnaissent ainsi que les femmes accordent davantage d'importance au bon fonctionnement du foyer tandis qu'ils ne sont que 5% à estimer que ce sont les hommes qui jouent ce rôle.

Si les femmes sont si nombreuses à penser qu'elles gèrent tout à la maison, c'est parce qu'elles se basent sur leur propre expérience : 92% des répondantes en couple déclarent gérer les lessives (contre 20% des hommes). Elles sont aussi plus nombreuses à affirmer passer l'aspirateur (76% des femmes contre 39% des hommes), faire les courses (82% des femmes contre 67% des hommes) et préparer les dîners (80% des femmes contre 35% des hommes).

Sur les dix exemples de tâches domestiques présentées aux sondés, une seule semble être la prérogative des hommes : sortir les poubelles. Peu impliquante et chronophage cette tâche est encore aujourd'hui toujours perçue comme typiquement masculine : 39% des femmes disent s'en acquitter, contre 77% des hommes.

Et les enfants ? Si globalement, les Français interrogés ont toujours l'impression qu'ils s'occupent davantage de leur progéniture que leur conjoint.e, les réponses diffèrent sensiblement si l'on regarde séparément ce que disent femmes et hommes. 79% des sondées indiquent ainsi être celles qui apportent les soins du quotidien aux enfants (contre 15% des hommes) ou qui les aident à faire leurs devoirs (68% des femmes contre 25% des hommes). Plus impliqués dans leur vie familiale, les nouveaux papas ne rechignent plus à s'occuper de leurs enfants. Mais là encore, le sondage met en lumière une répartition stéréotypée du temps consacré à ses bambins : quand les mamans sont dévouées aux soins quotidiens et aux devoirs, les papas se réservent les tâches " plaisir " comme discuter ou jouer avec les enfants (39% des pères). Ils sont aussi plus prompts à les déposer et à la récupérer à l'école (38% des pères). Tâche qui s'accomplit hors du foyer, repaire resté dans l'inconscient collectif un lieu féminin.

Les hommes estiment en faire assez à la maison

Ce qui ressort nettement de l'enquête OpinionWay/La Boulangère, outre cette différenciation dans le partage des tâches domestiques, c'est le sentiment qu'ont les hommes du devoir accompli. Alors que ce sont les femmes qui ont encore à charge la majorité des tâches ménagères, 57% des hommes interrogés ont le sentiment d'en être les principaux responsables. C'est d'autant plus vrai pour les jeunes générations : 58% des hommes de moins de 35 ans considèrent porter la responsabilité d'avoir un foyer propre et bien rangé.

Comment expliquer, alors, que les femmes continuent dans les faits à s'occuper du linge, de passer l'aspiro et de faire la vaisselle ? Certains hommes justifient leur démission de certaines tâches en affirmant que leur conjointe préfère s'en acquitter elles-mêmes. Les seniors, notamment, ont le sentiment que si les femmes passent elles-mêmes l'aspirateur et font des tournées de blanc, c'est qu'elles désirent s'en charger elles-mêmes.

Surtout, les hommes n'estiment pas devoir en faire plus à la maison pour une plus juste répartition des tâches : 63% des hommes en couple jugent suffisamment sortir les poubelles, 58% passer l'aspirateur ou débarrasser la table, 49% faire la vaisselle. Évidemment, cet avis est loin d'être partagé par leurs compagnes. 43% d'entre elles considèrent que leur conjoint n'en fait pas assez. Ces différences de perception peuvent être sources de tension au sein du couple. 61% des Français en couple interrogés expliquent ainsi que les tâches domestiques peuvent être un sujet de tension avec leur partenaire.

La charge mentale toujours assumée par les femmes

Résultat : accomplir sa part de tâches domestiques tout en travaillant et en s'occupant des soins des enfants, et ce sans culpabiliser, est devenu un casse-tête pour les femmes et la culpabilité un sentiment qu'elles connaissent bien. Quand elles n'ont pas le sentiment de toujours trop en faire à la maison (57% des répondantes), elles culpabilisent car elles ont l'impression de ne pas en faire suffisamment (58%). Cette schizophrénie caractérise la charge mentale qui pèse sur les femmes. Mise en image par Emma, c'est sentiment qui incombe aux femmes d'organiser la gestion du foyer, de la mise en route de la machine à laver au paiement de la nounou, en passant par la prise de rendez-vous chez le médecin ou l'achat de crayons de couleurs.

Il arrive aussi aux hommes de culpabiliser : 61% avouent avoir des remords de ne pas en faire suffisamment. Ce sentiment de culpabilité les pousse à proposer de l'aide à leur conjointe, mais de manière trop ponctuelle. Surtout, cette notion "d'aide" confère une nouvelle fois aux femmes le rôle de cheffe en charge de la gestion du foyer et l'homme dans celui de l'exécutant. Il suffirait pourtant parfois de peu pour que les femmes puissent aussi souffler et se délester de cette charge mentale qui leur pèse : que leur conjoint passe plus souvent l'aspirateur (53%), débarrasse plus souvent la table (46%), fasse plus souvent la vaisselle (45%) ou prépare plus souvent les repas (42%). L'implication plus soutenue de leurs conjoints dans les tâches domestiques aurait des répercussions positives sur leur vie familiale, estiment-elles à 58% et sur leur vie de couple (57%). Enfin, 40% des femmes actives en couple jugent que cette plus juste répartition des tâches les aiderait dans leur carrière professionnelle (46% parmi les femmes cadres).

* Les Français et la répartition des tâches domestiques, sondage réalisé par OpinionWay pour La Boulangère les 17 et 18 mai 2017 auprès d'un échantillon de 1 009 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
 
 http://www.terrafemina.com/article/repartition-des-taches-domestiques-les-hommes-ont-le-sentiment-d-en-faire-suffisamment_a332277/1

 

"Je ne pense pas qu'elle aura le temps de faire sa lessive" : la sortie sexiste d'un ex-député UDI,femmes,sexisme

22 Juin 2017, 04:07am

Publié par hugo

 
"Je ne pense pas qu'elle aura le temps de faire sa lessive" : la sortie sexiste d'un ex-député UDI
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Pour François Rochebloine, une femme ne peut pas être une bonne députée et avoir des enfants
 
 
Certains députés qui siégeaient depuis des années sur les bancs de l'Assemblée nationale ont visiblement du mal à accepter leur défaite. Parmi eux, le député UDI François Rochebloine qui a manifesté son ressentiment par une remarque sexiste visant sa successeure.
 

C'est ce qu'on appelle avoir la défaite mauvaise. Député UDI siégeant à l'Assemblée nationale depuis 6 mandats successifs, François Rochebloine a fait preuve de la goujaterie la plus sexiste qu'il soit lorsqu'il lui a fallu commenter la victoire de Valéria Faure-Muntian aux élections législatives et donc sa propre défaite. Investie par La République En Marche (LREM), Valéria Faure-Muntian est sortie vainqueur de son duel face au député sortant en recueillant 52,64% des voix dans la 3e circonscription de la Loire.
Ce qu'a visiblement mal digéré François Rochebloine, ce n'est pas tant d'être remplacé par une élue de la majorité présidentielle. Dans un entretien accordé dimanche soir à France bleu Saint Étienne Loire, on comprend que le problème, c'est plutôt que celle qui l'a dégagé du siège de député qu'il occupait depuis 29 ans est une femme.
Il a ainsi déclaré le soir de sa défaite : "Le problème, c'est sa compétence (celle de Valéria Faure-Muntian, ndlr). J'ai eu l'occasion de débattre à quatre reprises avec elle. Ce n'est pas la compétence qui a gagné – désolé de le dire comme ça – même si elle a l'air très agréable", a-t-il commencé. "Je ne pense pas qu'elle aura le temps de faire sa lessive et d'emmener ses enfants à l'école, comme elle m'a dit qu'elle était une personne normale, moi aussi je l'étais et j'avais une chance d'avoir une épouse qui m'a bien accompagné...", a poursuivi l'ex-député, qui tient à préciser que lui était "disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par an au détriment de [sa] vie familiale".

Comprenons donc ce qu'essaie de nous dire Monsieur Rochebloine : pour ce charmant monsieur, il est impossible d'être à la fois mère et députée et surtout d'accomplir correctement les "tâches" assignées à ces deux rôles. À savoir, quand on est une "bonne femme", faire les lessives et s'occuper des enfants. Et quand on est député, siéger à l'Assemblée et être disponible à n'importe quelle heure pour ses administrés. Les 224 autres femmes qui ont fait leur entrée au Parlement apprécieront.

François Rochebloine n'est pas le premier homme (ni sûrement le dernier) à sortir des énormités sur les femmes en politique. On se souvient de la sortie du même acabit de Laurent Fabius au sujet de la candidature à la présidentielle de Ségolène Royal ("Et qui va garder les enfants ?", avait-il cru bon de demander) ou celle plus récente du sénateur de l'Indre Jean-François Mayet.

Ce qui est inédit ici, c'est que les excuses de François Rochebloine suite à son dérapage sont tout aussi sexistes. Contacté par Le Lab, l'ancien élu de la Loire a expliqué qu'il n'était "pas incompatible" de concilier lessives et députation. "Mais il faut savoir comment on consacre la fonction de député. Moi, je l'ai effectué comme un sacerdoce. Si vous faites 35 heures, vous pouvez être député, il n'y a aucun problème. Mais moi c'était 70 heures, et même 90 heures quand j'étais aussi conseiller général, au détriment de la vie familiale." Et d'ajouter à propos de Valéria Faure-Muntian : ""Peut-être qu'elle va pouvoir s'organiser avec une nounou", avant de lui "souhaiter bonne chance".

Si cette dernière n'a pas tenu à commenter l'affaire et a simplement expliqué à France Bleu vouloir rester "respectueuse", il y a une autre femme que l'on aurait aimé entendre dans cette histoire : celle de François Rochebloine, qui s'est apparemment acquittée de toutes les lessives des chaussettes de son député de mari pendant ses 29 années passées à l'Assemblée. On espère qu'avec tout le temps de libre qu'il a désormais, Monsieur Rochebloine s'acquittera enfin de quelques tâches ménagères. Et pourquoi pas (on peut toujours rêver) supportera sa part de charge mentale.

 http://www.terrafemina.com/article/-je-ne-pense-pas-qu-elle-aura-le-temps-de-faire-sa-lessive-la-sortie-sexiste-d-un-ex-depute-udi_a332184/1

Pourquoi ces hommes ont troqué leurs pantacourts contre des jupes ?,egalite,parite,politiques,

22 Juin 2017, 03:56am

Publié par hugo

Pourquoi ces hommes ont troqué leurs pantacourts contre des jupes ?

Pourquoi ces hommes ont troqué leurs pantacourts contre des jupes ?
© capture d'écran YouTube Presse Océan

Oui, vous avez bien lu.  A Nantes, quelques hommes ont aujourd’hui décidé de porter une jupe. Leur point commun ? Ils conduisent des bus ou des tramways et leur hiérarchie leur empêche de porter des pantacourts. « Notre direction nous interdit d'être habillés en pantacourt car elle estime que ce n'est pas une tenue adaptée à notre métier », a expliqué à l'AFP Didier Sauvetre, un conducteur du réseau Semitan. Pourtant, canicule oblige, ces messieurs rêvent de sentir un peu d’air frais courir sur leurs guiboles. Ils ont donc eu la bonne idée d’enfiler des jupes ! « Nous avons poussé la 'provoc' à venir en jupe, une tenue autorisée pour les conductrices », ajoute-t-il.
 

Porter une jupe pour l’égalité ?

 
Depuis 2013, la CFDT réclame le droit pour les conducteurs de porter des bermudas et rappelle qu’il fait parfois cinquante degrés derrière les pare-brises. Dans la vidéo que vous pouvez visionner ci-dessus, l’un des conducteurs explique qu’ils sont des « hommes-troncs » derrière leur volant et que ça ne devrait pas gêner grand monde. Jupe en jean ou de couleur noire, ces salariés déterminés ont en tout cas opté pour un dress-code plutôt sobre. Alors, forcément, on compte sur eux pour dégainer à nouveau leur mini, lors de la prochaine Journée de la jupe par exemple, pour militer activement pour l’ égalité femmes-hommes. Chiche ?

http://www.elle.fr/Societe/News/Pourquoi-ces-hommes-ont-troque-leurs-pantacourts-contre-des-jupes-3498125

"Inequality Courts", la campagne qui dénonce les inégalités dans le sport,sport,femmes,

22 Juin 2017, 03:48am

Publié par hugo


"Inequality Courts", la campagne qui dénonce les inégalités dans le sport
Par Stéphanie O'Brien | Le 20 juin 2017
Vidéo
"Inequality Courts", la campagne qui dénonce les inégalités dans le sport
"Inequality Courts", la campagne qui dénonce les inégalités dans le sport
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La branche brésilienne de la chaîne de télé EspnW a lancé une campagne astucieuse et ambitieuse pour illustrer les inégalités entre hommes et femmes dans le sport.
En ce moment

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    Remportez une box voyage avec Brittany Ferries

Exposition médiatique, montant des primes, sponsoring... Dans le milieu du sport, les filles sont largement à la traîne des garçons. Au Brésil, EspnW, chaîne de télévision spécialisée dans le sport féminin, a décidé d’en faire le sujet d’une campagne de sensibilisation. Pour marquer les esprits, les créatifs de l’agence Africa, basée à São Paulo et en charge de la campagne, ont eu l’idée de changer la couleur des terrains de sport en les coloriant de rose et de bleu pour illustrer ces inégalités. Rose pour les filles, bleu pour les garçons (pour rester dans les clichés liés au genre...).
Amener le débat dans la rue

Intitulée Inequality Courts (inégalité sur les courts), la vidéo démarre sur des extraits d’interviews de professionnels du sport s’exprimant sur le sexisme et les inégalités dont les femmes sont victimes. Puis un panneau prévient le spectateur que des images de matchs diffusées sur ESPN ont été transformées en infographie. Tennis, handball, foot, les terrains servent de support pour illustrer les différences de traitement entre sportifs et sportives.

Mais la campagne ne s’est pas arrêtée au petit écran. En effet, pour amener le débat jusque dans la rue, EspnW a eu l’idée de repeindre le revêtement de plusieurs installations publiques. L’impact visuel est incontestable. Selon le site Creapills, la campagne a touché 13 millions de personnes et généré plus de 94% de mentions positives.
En vidéo, la campagne "Inequality Courts"

http://madame.lefigaro.fr/societe/video-campagne-inegalites-hommes-femmes-dans-le-sport-200617-132864

Travailleurs et travailleuses domestiques : de l’invisibilité à l’égalité ! 1/2,femmes,emploi

22 Juin 2017, 03:45am

Publié par hugo

Monde Travailleurs et travailleuses domestiques : de l’invisibilité à l’égalité ! 1/2

Le 16 juin a été proclamé « Journée internationale des travailleurs et travailleuses domestiques ». On estime qu’environ 67 millions de personnes dans le monde, dont une large majorité de femmes, exercent différentes fonctions chez des particuliers, fonctions qui vont de la cuisine au jardinage en passant par le nettoyage, la conduite et les soins aux enfants, aux personnes âgées ou dépendantes. Parmi elles, nombreuses sont celles qui, sans protection sociale ni juridique, sont exploitées et victimes d’abus. Pour braquer les projecteurs sur les différents aspects de cette question en France, plusieurs associations organisaient une manifestation le 17 juin à Paris, au Trocadéro.

Quelques dizaines de personnes se sont rassemblées le 17 juin dernier pour faire entendre les voix de celles et ceux qui ont si peu l’occasion d’être entendus  et pour lesquelles cela reste même impossible dans certains pays. Un des enjeux majeurs de la manifestation était d’inviter le nouveau gouvernement et les tout récent-e-s élu-e-s au Parlement à se saisir de cette question et à prendre toutes les mesures nécessaires pour que la France ratifie enfin la Convention 189 pour un travail décent pour les travailleurs domestiques adoptée le 16 juin 2011 par l’OIT.

Jusqu’ici la France a botté en touche sous des prétextes fallacieux qui permettent à des situations injustes et cruelles de perdurer.

La Convention 189 oblige les États parties à adopter des mesures pour protéger les travailleuses/travailleurs domestiques, en particulier la lutte contre toutes formes de violence et de mauvais traitement et la réglementation des organismes qui recrutent et emploient les travailleuses/travailleurs domestiques. Si des États Généraux de la petite enfance sont réclamés depuis longtemps par les féministes (peu présentes samedi au Trocadéro), c’est en particulier pour améliorer la situation précaire de nombreuses assistantes maternelles (quand se décidera-t-on à employer le terme « parentale »?) et employées de maison qui travaillent dans les familles françaises (estimées à plus d’1,5 million par IPERIA institut, dont 40% en Île de France).

Sans papiers, elles sont trop souvent exploitées et soumises à un stress important, ne pouvant se rendre librement dans leur pays pour y visiter leur famille et voir leurs propres enfants qu’elles y ont parfois laissé pour venir en France afin de subvenir à leurs besoins. Le cas de deux d’entre elles, décédées récemment d’un AVC pendant leur période de travail, a été évoqué ce samedi. Celles qui exercent ces fonctions dans l’intérêt des enfants et des familles, permettent de faire face au manque de place en crèches ou en garderies d’enfants et à des horaires parfois incompatibles avec ceux de ces services publics. Leur accès au droit du travail abolirait la double peine qu’elles subissent et leur permettrait également de participer aux formations nécessaires pour accomplir leur tâches en améliorant leurs compétences.

L’Amicale d’auxiliaire parentale et humanitaire ou AAPH s’est créée pour permettre à ces nounous (comme elles s’appellent) de se réunir et d’échanger à la fois sur leur métier, leurs conditions de travail et leur accès au droit. Isolées, elles n’avaient pas de comités d’entreprises ni de mouvements pour les représenter ou les défendre.

 

Patricia ...

Patricia, Irène et Jeanine : témoignages 

« Nous avons fondé l’ADHH il y a plus de 20 ans pour permettre aux nounous de se rassembler.  Aujourd’hui, l’association compte 2000 membres. Au sein de l’Amicale d’auxiliaire parentale et humanitaire, nous faisons venir des psychologues qui nous aident à faire la part des choses – à la fois pour que nous ne nous attachions pas trop aux enfants dont nous nous occupons et aussi pour que nous restions disponibles pour nos propres enfants après une journée de travail, que nous ne les envoyions pas balader parce que nous sommes fatiguées. On essaie aussi de garder un peu de temps pour nous. Il y a une majorité d’Africaines parmi les nounous, même si aujourd’hui il y en a qui arrivent d’Asie.

Dans notre éducation africaine, quand on naît (fille), on sait garder un enfant, on n’a pas besoin d’aller à l’école pour ça ! En Afrique, la famille est soutenue par tout l’entourage des enfants, les aînées s’occupent des petits frères et sœurs, donc les parents ne sont pas toujours là. Cela peut être les voisin-e-s ou les grandes sœurs qui décident pour les enfants, ils n’ont rien à dire.

Quand on arrive en France, c’est différent, il faut faire très attention à ce que l’on dit ou fait car les parents supportent assez mal que d’autres personnes qu’eux réprimandent leurs enfants ou leur fassent des réflexions sur leur comportement. ll faut donc que nous apprenions à répondre à d’autres critères. Il y a des formations qui nous sont proposées, je les ai faites et je trouve que c’est important. Mais quand on propose aux femmes de se syndiquer et de se former, on dérange ! Soit parce qu’elles n’ont pas de papiers et sont inquiètes des conséquences, soit qu’elles n’ont pas envie de suivre des formations en plus de leurs semaines de travail dont le volume horaire est souvent déjà très important. Elles n’ont le plus souvent que le samedi pour s’occuper de leur propre famille et n’ont pas envie de le consacrer à de la formation. Ce sont des femmes qui, pour la plupart, n’ont jamais eu l’occasion de défendre leurs droits ni de les voir vraiment reconnus.

 

La garde d’enfants, ce n’est pas quand on a tout raté !

Je suis dans la même famille depuis 7 ans. J’ai appris mes droits, j’ai fait un stage sur la communication, je croyais que la communication c’était tout naturel, mais non, il y a plein de choses à apprendre et ça m’a édifiée. Je suis vraiment différente de ce que j’étais avant d’avoir suivi cette formation. Pour ma part, je travaille avec un plaisir énorme. C’est ce que nous essayons d’inculquer aux autres car la garde d’enfants, ce n’est pas quand on a tout raté ! Ce n’est pas quelque chose qu’on fait « en attendant ».

La formation est importante pour apprendre ce qu’il ne faut pas faire – que ce soit avec les enfants des autres ou avec ses propres enfants parfois. Il faut savoir rester professionnelle et ne pas trop s’attacher aux enfants des autres. Dans la petite enfance il y a aussi beaucoup de choses à apprendre pour l’hygiène et la sécurité en particulier. Nous encourageons nos nounous à se former. Nous travaillons avec Caritas afin d’envoyer les femmes en formation le week-end ou pendant les vacances. Elles sont nombreuses à avoir commencé ce métier par hasard. Il y a une vingtaine d’années, le métier de nounou correspondait souvent à celui de « bonniche ». 

C’est un métier passionnant qui doit être valorisé, je suis nounou depuis plus de vingt ans et j’adore mon travail. Je prends du plaisir à travailler avec les enfants, je leur laisse de l’espace mais je leur pose aussi des limites, je leur explique ce qui est bon ou pas pour eux. Il y a des familles qui sont très strictes et d’autres qui sont plus souples voire même relax. J’ai travaillé avec des comtesses très rigoureuses et très religieuses, dans d’autres familles c’est plus décontracté, dans d’autres milieux les enfants sont très gâtés. Je sais me comporter dans chaque famille et adopter l’art de parler ou de se tenir dans les différents milieux. Avant de signer un contrat, je demande aux parents ce qu’ils attendent de moi. Il me donnent leurs lignes de conduites et je fais mon programme. Il faut toujours suivre les règles posées par la famille, on complète avec nos méthodes s’ils sont d’accord. C’est important que tout soit bien clair avant de signer le contrat. Les parents me font confiance, je suis d’ailleurs toujours en relation avec mes anciens patrons.

 

Leur salaire sont un peu « comme à la brocante »

Il y a toujours des femmes auxquelles on tente d’imposer des volumes d’heures trop importants ou des mauvaises conditions de travail. Quand vous allez dans les parcs, vous voyez beaucoup de nounous qui se regroupent pour discuter.  On voit que leur salaire sont un peu « comme à la brocante », surtout quand elles n’ont pas de papiers. Certaines touchent 900 € par mois pour 50 à 60 heures de travail par semaine. Certains patrons ne savent pas mais d’autres abusent. Nous essayons d’être dans le dialogue plutôt que d’aller aux Prud’hommes. En général les conflits se règlent à l’amiable. On essaie de mettre l’intérêt des enfants en premier, il y a souvent une complicité entre les enfants et leurs nounous. On s’y attache. Il y a bien sûr des petits teigneux, des enfants qui ont tout compris et savent où appuyer pour vous faire sortir de vos gonds… Il ne faut pas forcer, il y a des périodes d’adaptation pour les enfants. Parfois les nouveaux-nés pleurent beaucoup. Il faut être patiente dans ce métier ! Mais les enfants c’est merveilleux, c’est un monde d’innocence. Quand ils ne vous aiment pas ils le disent tout de suite sans détour. Dans le monde du travail avec les adultes, c’est plus dur !

Certaines nounous travaillent dans de très mauvaises conditions et viennent pleurer à l’association. Elles vont travailler le ventre noué. Dans ce cas, je leur conseille d’arrêter mais ce n’est pas toujours facile car beaucoup de femmes laissent leurs enfants (et leur mari aussi parfois) au pays pour venir travailler en France et quand elles subissent des pressions ou des mauvais traitements dans leur travail elles ne se rebellent pas car elles doivent envoyer de l’argent à leurs familles. Elles sont venues chercher des ressources dont elles ne peuvent pas se passer. C’est d’autant plus dur pour elles de savoir leurs enfants loin et de ne pas pouvoir se rendre au chevet de leur famille si nécessaire, de ne pas pouvoir aller enterrer leurs parents, car elles n’ont pas de papiers.

Nous ne sommes pas bien représentées dans notre travail de nounou. Les médias ne s’intéressent pas à nous, sauf quand il y a un problème. Mais ils ne parlent jamais de notre métier ni de nos conditions de travail, probablement parce que ce sont des femmes étrangères qui font ces métiers de nounous. Dans les assistantes maternelles, c’est un peu plus mélangé. Nous ne sommes pas encore assez bien défendues. Nous nous battons pour qu’elles se syndiquent mais elles ont peur d’être licenciées si les syndicats interviennent.  La CGT est le premier syndicat qui a accueilli notre association ADHH et nous a fourni des locaux pour nos réunions – il y a déjà plus de cinq ans. Ils nous défendent bien.

 

Marie Hélène Le Ny 50-50 Magazine

 

Les organisations : ActionAid France, le Syndicat CFDT des assistantes maternelles et salariés des services à la personne Ile-de-France, l’Amicale d’auxiliaire parentale et humanitaire ou AAPH, l’UNSA – Syndicat National des Auxiliaires parentales et les Salariés du Particulier Employeur et la Fédération CGT Commerce et Services.

 

https://www.50-50magazine.fr/2017/06/20/travailleurs-et-travailleuses-domestiques-de-linvisibilite-a-legalite-12/

Assemblée nationale : la parité en marche ?,parite,politiques,

22 Juin 2017, 03:39am

Publié par hugo

9 juin 2017

France Assemblée nationale : la parité en marche ?

Assemblée Nationale : le Laboratoire de l’Égalité se réjouit du nombre de femmes élues et reste attentif à l’attribution des présidences de commissions.

La nouvelle Assemblée Nationale, élue dimanche 18 juin, compte dans ses rangs 223 femmes, soit 38,6% des députées, contre 27% en 2012 et 18,5% en 2007. Cette nette progression permet à la France de se hisser du 64 ème au 17 ème rang mondial quant à la représentation des femmes à l’Assemblée. « Le nombre de femmes élues à l’Assemblée nationale a doublé en 10 ans. C’est une très bonne nouvelle pour la promotion d’une culture commune de l’égalité, même si nous pouvons regretter que la parité encouragée par la loi ne soit toujours pas atteinte. Certains partis préfèrent encore payer des pénalités financières plutôt que présenter des candidates, et investissent encore davantage les femmes dans des circonscriptions difficilement gagnables », déclare Olga Trostiansky, Présidente du Laboratoire de l’Égalité.

Le Laboratoire de l’Égalité souhaite que cette bonne nouvelle s’accompagne de l’élection d’une femme à la présidence de l’Assemblée Nationale, ce qui serait une première en France, et un autre message fort. Les cinq premiers postes à responsabilités politiques (la présidence de la République, celles du Sénat et du Conseil Économique, Social et Environnemental, le Premier ministre, la présidence du Conseil Constitutionnel) sont jusqu’à présent occupés par des hommes. Il serait également important qu’au sein des commissions de l’Assemblée Nationale, la parité soit respectée et que les femmes occupent des postes de questeure, qu’elles président des commissions de façon non stéréotypée, telle que la commission des Lois, des Finances, de la Défense nationale et des forces armées, des Affaires économiques, etc.

Le Laboratoire de l’Égalité se montrera particulièrement vigilant quant au député ou à la députée qui prendra la présidence de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité de l’Assemblée nationale, avec qui ses membres entendent travailler étroitement. Plusieurs candidat.e.s aux élections législatives ont par ailleurs signé le Pacte pour l’Égalité, s’engageant à tout mettre en œuvre pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes une fois élu.e.s. Nous espérons que les 577 élu.e.s suivront le mouvement.

Le laboratoire de l’égalité

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Contraintes renforcées et volontarisme affiché : une progression sans précédent des femmes à l’Assemblée

La part des femmes à l’Assemblée nationale connait une progression sans précédent : 223 femmes ont été élues, soit 38,65% des député.e.s. Pour rappel, à l’issue du quinquennat 2012-2017, l’hémicycle était composé de seulement 155 femmes, soit 26,9% des élu.e.s.

Cette évolution de près de 12 points a été permise par l’effet conjugué des contraintes – loi sur le non cumul des mandats et doublement des pénalités financières pour les partis ne respectant pas la parité des candidatures – et l’objectif affiché de parité de la part du parti de la majorité présidentielle, arrivé largement en tête lors de ce second tour des élections législatives.

Le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes (HCE) note toutefois que, si les femmes représentaient 42,4% des candidat.e.s, elles sont 38,65% avoir été élues. Elles ont donc, sans conteste, été plus souvent investies que leurs collègues hommes dans des circonscriptions difficiles.

Le partage des places doit désormais se traduire par un réel partage du pouvoir à l’Assemblée, aussi bien au Bureau qu’à la tête des commissions. Pour rappel, depuis 1958, 15 hommes se sont succédé à la Présidence de l’Assemblée et aucune femme n’a occupé cette fonction. En 2012, le Bureau de l’Assemblée (Présidence, vice-présidence, secrétaires et questeur.rice.s), tout comme la présidence des commissions, comptaient environ un tiers de femmes.

« Cette évolution sans précédent de la part des femmes élues à l’Assemblée nationale est une avancée remarquable pour un partage effectif des responsabilités entre les femmes et les hommes, preuve que la parité n’est plus une option mais une exigence démocratique. » estime Danielle Bousquet, Présidente du Haut Conseil à l’Egalité.

Voir l’évolution depuis 1945 

 

Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes

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Législatives 2017 la parité en marche à l’Assemblée nationale … Des progrès à confirmer pour  une démocratie aboutie !

Au lendemain des élections législatives, la nouvelle Assemblée nationale est remarquée pour son renouvellement, son ouverture sur la société civile, son rajeunissement et le mélange intergénérationnel, et aussi pour la représentation des femmes qui atteint maintenant 38 ,6% en partant de 27% (soit une progression de 43%). Une première dans l’histoire de la République ! Nous saluons ce bond en avant pour la légitimité des femmes et leur entrée dans l’Assemblée nationale.

Depuis un quart de siècle, un mouvement humaniste et militant d’une grande diversité a œuvré sans relâche pour que progresse la parité dans les instances élues dans une démocratie paritaire et aboutie.  En effet, en 1946, les premières élections enfin ouvertes aux femmes avaient envoyé 6, 8 % d’entre elles à l’Assemblée nationale et cinquante ans plus tard, elles n’étaient que 6,1% dans l’assemblée élue ! Ce large mouvement a été impulsé par des femmes de tous horizons politiques et associatifs, soutenu par le mouvement des femmes en général et par l’engagement de toutes les femmes candidates et élues qui ont montré la légitimité des femmes. Venue du champ politique, l’idée de parité a aussi essaimé dans tous les domaines de la société impulsant des initiatives législatives ou des politiques publiques, pour plus d’égalité et de justice sociale. Le réseau national pluraliste Elles aussi constitué d’antennes et d’associations départementales de femmes et élues, s’est engagé depuis sa création (en 1992) dans ce mouvement paritaire avec de nombreuses et régulières actions d’enquêtes et de sensibilisation.

Dans ce contexte, nous nous félicitons du résultat obtenu en 2017.

Ce résultat résulte du choix des candidatures de La République en Marche et du succès électoral de ce mouvement. Ce pas en avant montre que la volonté politique associée aux contraintes de la loi peut faire évoluer les vieilles habitudes stéréotypées et inégalitaires. Il prouve aussi que, contrairement à ce qui a trop souvent été donné comme raison pour bloquer l’entrée des femmes dans les instances élues, on peut tout à fait trouver des femmes candidates et l’électorat n’hésite pas à les élire au plus haut niveau.

La révolution culturelle de la parité est en marche à l’Assemblée nationale. Le réseau Elles aussi,  attentif aux tentatives de conservatisme archaïque, de hiérarchie entre les sexes et de retour en arrière, souhaite des évolutions similaires dans les autres instances élues où la légitimité des femmes n’est pas encore acquise (Sénat, intercommunalités) ainsi que dans tous les ministères régaliens et tous les cabinets ministériels. Et tout de suite, nous attendons la parité dans les Vice-Présidences et les commissions de la nouvelle l’Assemblée.  A quand une présidente de l’Assemblée nationale ?

Elles aussi


38,65% de femmes élues à l’Assemblée : une nette progression mais pas encore la parité !

Dimanche, la part des femmes élues à l’Assemblée nationale a grimpé à 38,65% des parlementaires contre 26,9% en 2012. C’est une nette progression mais nous sommes encore loin de la parité. En effet, l’hémicycle est constitué de 223 femmes et 354 hommes. Le compte n’y est toujours pas ! Osez le féminisme ! poursuivra son travail de pression et de sensibilisation pour aboutir à la parité effective.

Cette progression s’est inscrite dans un contexte de renforcement des contraintes : lois sur le non-cumul des mandats et doublement des pénalités financières pour les partis ne respectant pas la parité des candidatures. Malgré cela, les femmes ne représentaient encore cette année que 42,4% des candidatures, bon nombre de partis préférant payer de lourdes pénalités durant les 5 années à venir plutôt que répondre à l’exigence démocratique qu’est la parité. Enfin, pour certains partis, la part de femmes élues est significativement inférieure à la part de femmes candidates, démontrant là encore la stratégie sexiste de placer des femmes dans des circonscriptions difficilement gagnables.

 

Dans l’hémicycle, Osez le féminisme ! sera très attentive aux nominations au Bureau de l’Assemblée et dans les commissions qui sont essentielles au travail parlementaire. Nous réclamons une parité effective dans les responsabilités et ne tolérerons ni une majorité d’hommes comme à l’accoutumée, ni une parité de façade. En effet, si le gouvernement d’Edouard Philippe est jusqu’à ce jour paritaire, les ministères régaliens sont réservés aux hommes et la présence des femmes dans les cabinets ministériels est encore trop souvent minoritaire.

Osez le féminisme !

Article actualisé le 20 juin 2017

https://www.50-50magazine.fr/2017/06/19/assemblee-nationale-la-parite-en-marche/

Catherine Louveau : « les corps sont concernés par la question du sexisme »,femmes,sexisme,

22 Juin 2017, 03:37am

Publié par hugo

France Catherine Louveau : « les corps sont concernés par la question du sexisme »

Présidente de l’Institut Emilie du Châtelet, sociologue, professeure émérite à l’université Paris-Sud, Catherine Louveau présente les neuvièmes Assises de l’IEC intitulées « Contre le sexisme : corps en action », qui auront lieu le 23 juin.

Quel thème sera traité aux Assises de cette année et pourquoi ce choix ?

L’intitulé de ces neuvièmes assises est « contre le sexisme : corps en action ». Pourquoi contre le sexisme ? Le thème a été choisi en particulier parce que l’Institut Emilie du Châtelet (IEC) a été une des structures partenaires de la campagne « Le sexisme, pas mon genre » lancée par Laurence Rossignol en septembre 2016 et nous avons donc reçu une subvention pour l’organisation de ces Assises. Voici donc la raison structurelle, mais il y a aussi une raison de fond sur la question du sexisme. On a bien vu à travers différentes campagnes politiques : discours, actions, documents qu’il y a des politiques extrêmement conservatrices voire des menaces de régression par rapport à un certain nombre d’acquis historiques pour les femmes et beaucoup de conservatisme en France, aux Etats-Unis et dans d’autres pays d’Europe. Le sexisme, c’est à la fois des attaques contre les acquis féministes, des actions d’homophobie, des attaques contre les analyses en termes de genre, des discours issus de « la Manif pour tous », du mouvement « Sens commun » qui mettent en cause des acquis d’égalité.


Le sexisme est donc producteur de discriminations et pour nous c’était donc un terme majeur en concordance avec la politique de l’ancienne ministre Laurence Rossignol qui nous a soutenu-es.
Pourquoi « corps en action » ? Parce que les corps sont concernés par la question du sexisme, parce qu’il est souvent attendu voire exigé le dualisme ou la binarité, d’un côté une masculinité hégémonique et d’un autre côté une féminité séduisante et séductrice plutôt dans la soumission et dans la disponibilité sexuelle. Il y a des injonctions pour que les corps incarnent tout cela et en même temps ils peuvent être des outils de résistance ou de changement comme cela a pu être le cas historiquement dans le féminisme. On voit bien qu’il faut relancer ces combats. « Corps en action » signifie que les corps peuvent manifester de la résistance et des possibilités de changements contre le sexisme et contre les représentations conservatrices du masculin et du féminin.


Qu’attendez-vous de particulier de ces Assises ?

Lors des Assises nous rassemblons à la fois des universitaires, des chercheurs/chercheuses, et par ailleurs, ce qu’on appelle la société civile donc des personnes engagées dans le monde associatif et militant. Donc nous attendons à la fois des apports, de l’information, de la prise de conscience sur comment le corps peut être utilisé comme outil mais aussi du débat. Nous voulons montrer différentes circonstances, différents types de violences qu’elles soient symboliques ou réelles touchant en particulier les femmes.


Il s’agit aussi de voir ce qu’il est possible de faire. Donc c’est bien la question du changement pour faire avancer et transformer qui sera au cœur des débats. Par exemple, s’agissant de la première table ronde « disposer de son corps » qui était un mot d’ordre des années 70’, on se rend compte que cette thématique est toujours d’actualité de même que la question des violences ; on voit bien aujourd’hui les remises en cause, les régressions sur les questions de l’IVG, des mutilations sexuelles, de la PMA, réactivées suite à la loi du mariage pour tous. Je considère qu’informer des publics jeunes et moins jeunes sur des mécanismes qui sont à l’œuvre dans les dominations, les violences contribue à donner des outils pour connaitre, comprendre et agir.

 

Comment arriver à élargir le public des Assises ?

Les assises sont un moment fort de rencontre et de convivialité, mais elles sont aussi filmées et fournissent des éléments de réflexion accessibles sur dailymotion qui sont disponibles à tout moment.  Car on peut espérer  que la problématique du genre, du sexisme, de l’égalité soit davantage visible dans l’espace public et dans l’espace politique. Si l’on prend les dernières campagnes électorales (présidentielle et législative) on a entendu un certain nombre de choses très conservatrices mais on n’a pas entendu beaucoup parler de la problématique du sexisme, de l’égalité, des risques de régression par rapport à la loi sur l’IVG. Ce qui n’est pas vu ou dit n’existe pas. Il semble acquis que les femmes et les hommes sont égaux… ce que j’entends beaucoup dire autour de moi que ce soit par des jeunes ou par d’autres pour qui l’égalité serait un acquis de fait. C’est un acquis dans la loi à différent niveaux comme on le sait mais dans les faits on sait bien que cela ne fonctionne pas. On voit bien qu’il y a une exigence de parité sur les listes des législatives mais on sait aussi que certains partis politiques continuent de payer pour ne pas respecter cette obligation et on sait aussi que cette parité affichée à l’arrivée ne donne pas une égalité dans l’accès aux fonctions par exemple des présidences des régions, des conseils départementaux ou encore dans les entreprises. On voit bien à quel point il faut être volontariste, on entend souvent « vous nous cassez les pieds avec votre féminisme ! » donc l’égalité de fait dans tous les domaines est loin d’être acquise.


Notre nom complet l’indique:  l’Institut Emilie du Châtelet est suivi de pour le développement et la diffusion des recherches sur femmes, sexe, genre a pour entre autres objectifs de montrer les mécanismes qui font que la question de l’égalité n’est pas acquise.


Qui sont vos intervenant-e-s étranger-e-s invité-e-s à partager vos réflexions ?


En intervenant-e-s étranger-e-s, il y aura une représentante du planning familial polonais et une militante américaine organisatrice de la Women »s March du 21 janvier à Paris. Le propos des Assises est aussi à partir de cas concrets d’élargir la réflexion au plan européen ou international quand cela est possible. 

 

Propos recueillis par Manon Choaler 50-50 magazine

 

Neuvièmes assises de l’IEC: « Contre le sexisme : corps en action »,

Université Paris Diderot, amphithéâtre Buffon, 15 rue Hélène Brion (Paris 13e), 9h-18h

https://www.50-50magazine.fr/2017/06/19/catherine-louveau-les-corps-sont-concernes-par-la-question-du-sexisme/