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Le blog de hugo,

Articles avec #femmes

Hymne des femmes (L'),femmes,chant,chanson,POLITIQUES

22 Août 2017, 17:16pm

Publié par hugo

Hymne des femmes (L')

Nous qui sommes sans passé, les femmes
Nous qui n'avons pas d'histoire
Depuis la nuit des temps, les femmes
Nous sommes le continent noir.

Refrain :
Levons-nous femmes esclaves
Et brisons nos entraves
Debout, debout, debout !

Asservies, humiliées, les femmes
Achetées, vendues, violées
Dans toutes les maisons, les femmes
Hors du monde reléguées.

Seules dans notre malheur, les femmes
L'une de l'autre ignorée
Ils nous ont divisées, les femmes
Et de nos soeurs séparées.

Le temps de la colère, les femmes
Notre temps, est arrivé
Connaissons notre force, les femmes
Découvrons-nous des milliers !

Reconnaissons-nous, les femmes
Parlons-nous, regardons-nous,
Ensemble, on nous opprime, les femmes
Ensemble, Révoltons-nous !

Dernier refrain :
Levons-nous femmes esclaves
Et jouissons sans entraves
Debout, debout, debout !

http://www.alternatifs.org/76/chorale/hymne.php

Réfugiées, palestiniennes, elles se lancent avec un food truck au Liban,femmes,

22 Août 2017, 01:19am

Publié par hugo

 Réfugiées, palestiniennes, elles se lancent avec un food truck au Liban
 
Mariam Shaar avec ses "collègues" réfugiées palestiniennes du camp de Bourj el Barajneh qui se sont lancées dans la gestion d'un food-truck au Liban
(c) Soufra
A Beyrouth, des réfugiées palestiniennes du camp de Bourj el Barajneh viennent d’ouvrir leur premier « camion restaurant », qui circulera dans tout le Liban. Une activité génératrice de revenus pour ces femmes et l’occasion de « véhiculer » les recettes palestiniennes. Rencontre avec Mariam Shaar, à l’origine de ce projet.
21 aoû 2017
Mise à jour 21.08.2017 à 09:37 par
Elise Saint-Jullian
dans
Accueil
Terriennes
Entreprenariat au féminin
Femmes au travail
Août 2016. Le soleil brille fort sur Beyrouth et sur ses camps de réfugiés aux alentours : le tristement célèbre camp de Chatila (théâtre d'un massacre de centaines de personnes en 1982, ndlr), et celui de Bourj el Barajneh. C’est en 1948, lors de la création d’Israël, que les premiers Palestiniens arrivent dans ce camp. Situé dans un quartier sud de la capitale libanaise près de l’aéroport Rafic Hariri, il est aujourd’hui le plus peuplé du pays avec plus de 18 000 habitants, gonflé par l’afflux des réfugiés syriens.
Devenu au fil des décennies une véritable petite ville, c’est après avoir arpenté de nombreuses ruelles que l’on accède au local de l’UNWRA (office des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine), où se trouve le bureau de Mariam Shaar. Cette femme d’une quarantaine d’années, mène depuis neuf ans différents projets au sein du Women’s Programme Association (WPA), qui vient en aide aux femmes et aux enfants dans une dizaine de centres des camps de réfugiés du pays.
Education, formations professionnelles, micro-crédits, sont les principaux programmes à destination des femmes. Elles sont également sensibilisées aux violences conjugales, et peuvent trouver refuge et aide dans ces centres.
 
Des organisations humanitaires tentent d'aider les Palestiniens du Camp de Bourj el Barajneh, l'un des plus peuplés par les Palestiniens partis, chassés, lors de la guerre de 1948
© Elise Saint-JullianEntre 2009 et 2010, Médecins sans Frontières y a également proposé des consultations par des psychologues et psychiatres. 60% des personnes suivies étaient des femmes palestiniennes. Dans un quartier où le chômage et les conflits sévissent, les signes de dépression, d’anxiété et de psychoses ont été le plus souvent diagnostiqués. Mariam Shaar, qui a vécu toute son enfance dans le camp a décidé d’améliorer le sort des femmes. Et c’est aussi par la cuisine qu’elle a choisi de les mener vers l'autonomie.
La cuisine pour bousculer les traditions
En 2013 Mariam Shaar crée l’entreprise « Soufra », qui signifie en arabe « table à manger ». L’idée est alors de vendre des plats palestiniens à l’intérieur du camp et à Beyrouth, confectionnés par les femmes de Bourj el Barajneh.
« Selon la tradition, ce sont les hommes qui subviennent aux besoins de la famille. Mais la situation économique est si difficile ici, que les femmes aident aussi désormais », explique la jeune entrepreneure. En effet, au Liban, de nombreux métiers sont interdits par la loi aux réfugiés palestiniens. Une liste référence les 70 métiers qu’ils n’ont pas le droit d’exercer (ingénieur, médecin, avocat, etc…).
Notre but n’est pas seulement de gagner de l’argent. Ce projet a une vraie vocation sociale. Il aide les femmes à avoir confiance en elles
Mariam Shaar - Women’s Program Association​
 
Mariam Shaar, l'âme des projets pour autonomiser les Palestiniennes réfugiées au Liban
© Elise Saint-Jullian
Depuis sa création, Soufra connaît un succès croissant. Une quinzaine de Palestiniennes y travaillent régulièrement. Environ trois fois par semaine, les femmes préparent des plats dans des cuisines professionnelles aménagées dans le camp, pour 200 ou 300 personnes. Un travail qui leur rapporte entre 10 et 40 dollars par jour. C’est avec le soutien du restaurant « Souk el Tayeb » à Beyrouth qu’elles ont réussi à se faire connaître. Tous les samedis, au marché du même nom, elles vendent leurs produits. Mais leurs plats sont également livrés à l’université américaine de la capitale libanaise, à des écoles palestiniennes et d’autres associations.
« Nous proposons des recettes palestiniennes mais aussi libanaises. Quand les gens veulent des ‘fatayer fellahi’ (petits chaussons aux oignons, thym et sumac, ndlr), c’est à nous qu’ils les commandent ! », indique avec fierté Mariam Shaar. « Mais notre but n’est pas seulement de gagner de l’argent. Ce projet a une vraie vocation sociale. Il aide les femmes à avoir confiance en elles. Elles cuisinent toujours dans la bonne humeur», ajoute t-elle.
D’autres ONG se sont intéressées à ce projet pour le développer dans des camps, comme celui de Chatila (autre lieu de massacres en 1982) et de Tripoli au nord du Liban. De plus en plus de femmes demandent ainsi à travailler et à sortir de chez elles. Plusieurs ont déjà pris leur envol : l’une est employée du restaurant Souk el Tayeb, une autre est devenue professeure…
 
Une affluence de plus en plus croissante, à travers le Liban, au camion-restaurant de Soufra
© Soufra
La fierté d'un food-truck tenu par des femmes réfugiées, une première au Liban
Grâce à cette première réussite, Mariam Shaar a décidé d’aller plus loin encore, en proposant aux femmes de créer leur propre food-truck, qui sillonnerait tout le Liban. Pour cela, en novembre 2015, avec l’aide d’Alfanar, une organisation non gouvernementale internationale consacrée au développement de la société civile dans les pays arabes, elle monte une campagne de "crowdfunding", financement participatif. En 30 jours, 47 990 £ sont récoltées (environ 46 265 euros) pour l’achat du camion, l’équipement et les frais d’essence, nécessaires pour démarrer l’aventure.
Malgré les fonds réunis, les problèmes avec les lois libanaises commencent, mettant des bâtons dans les roues du food-truck. La loi interdit en effet à l’ONG d’acquérir son food-truck à l’intérieur du camp. Entourée d’avocats, le problème est résolu par la location d’un bureau en dehors de Bourj Al Barajneh, pour permettre l’acquisition du camion. Mais d’autres obstacles ont également retardé l’aboutissement du projet : « Le concept du food-truck est assez récent au Liban. Nous n’avions pas beaucoup d’exemples de réussite pour faire valoir notre idée. Il a fallu que nous montions d’abord un business plan solide », raconte Mariam Shaar.
 
Les femmes réunies par Soufra sont fières de leur petite entreprise
© Soufra Après plus d’un an d’attente, le food-truck s’est enfin garé à Beyrouth, le 12 avril 2017. Plus précisément au « Beirut digital district », un nouveau quartier de startups innovantes, à l’image de ce projet. Une centaine de personnes sont venues ce jour là, pour goûter aux traditionnels plats et sandwichs à base de houmous (purée de pois chiches), zaatar (mélange d'épices) et autres douceurs de la région. « Nous étions très fières, en tant que femmes et réfugiées, d’avoir obtenu notre licence pour le food-truck. C’est vraiment une première au Liban et dans la société palestinienne ! » se félicite Mariam Shaar, dont l’entreprise emploie 20 femmes du camps.
Ces dernières rêvent désormais de voyager à travers le Liban, à bord de leur camion-restaurant, en passant par Tripoli et la plaine de la Bekaa. Jamais à court d’idées, Mariam Shaar pense aussi à publier un livre avec toutes leurs recettes, transmises de générations en générations.
 
Une peinture murale célèbre le dood-truck de Soufra dans le camp de Bourj el Barajneh
© Elise Saint-Jullian

http://information.tv5monde.com/terriennes/refugiees-palestiniennes-elles-se-lancent-avec-un-food-truck-au-liban-186263

Le rugby après l'Euro de foot : les médias sous le charme du sport féminin. Enfin..,femmes,sport

22 Août 2017, 01:00am

Publié par hugo


Le rugby après l'Euro de foot : les médias sous le charme du sport féminin. Enfin...
 
Les Françaises marquent leur premier essai face aux Irlandaise, jeudi 17 août 2017, lors de la Coupe du monde de rugby en Irlande, devant des milliers de télespectateurs en direct sur une chaîne publique.
 
Un match de coupe du monde de rugby diffusé en direct, à une heure de grande écoute à la télévision publique française. Qu’y-a-t-il d’exceptionnel ? Au détail près, qu’ici, sur le terrain, ce sont des joueuses qui s’affrontent et non des joueurs. Une preuve de plus démontrant que petit à petit dans les médias le sport féminin marque des buts. Laborieux encore, mais sans doute irréversible.
19 aoû 2017
Mise à jour 19.08.2017 à 09:05 par
Isabelle Mourgere
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Sport au féminin
L’avez-vous remarquée, cette vague ? Telle un mascaret, elle remonte ce courant qui depuis des décennies, imposait au sport féminin de rester dans l’indifférence générale ou presque, n’attirant qu’un public averti et … essentiellement féminin !
Au fil des mois, le voilà donc de plus en plus présent dans les médias français. Il était temps. Des matchs de foot de championnat européen à la récente coupe du monde de rugby. Les sportives sont de moins en moins invisibles.
Alors un match de rugby à heure de grande écoute constitue une première en France, comme cela avait été le cas en juin dernier pour l'Euro "féminin" de football. Bref, un évènement, à tel point que les médias eux-mêmes en font les gros titres.
"France-Irlande en direct ce soir, en première partie de soirée sur une chaîne publique ! Du rugby féminin en première partie de soirée, une aubaine pour les Bleues, mais aussi pour toutes les pratiquantes, elles sont 17 000 en France", explique à l'antenne de France Inter le présentateur de la matinale d'été pour présenter un reportage réalisé dans un club parisien, mixte. "C'est vrai qu'il n'y a plus besoin de chercher sur un site inconnu" raconte une joueuse. Une autre ajoute : "généralement il y a des commentaires très critiques, quasiment insultants, et là j'ai été surprise par les commentaires, sur la qualité de jeu des Françaises" .
"Cela progresse mais on ne peut pas devenir ce qu'on ne voit pas. (...) Si les jeunes filles n'entendent pas ou ne voient pas de championnes en train de gagner à la radio ou à la télévision, elles n'ont pas envie de s'engager dans ces disciplines" commente Béatrice Barbusse, seule femme à avoir présidé en France un club professionnel de handball, l’US Ivry Handball, maître de conférence en sociologie à l’Université Paris-Est Créteil. Co-responsable du plan de féminisation national au sein de la fédération de handball, dans l'émission "Le Téléphone sonne" sur France Inter.
«C'est un choix qui se situe dans la continuité de ce que nous faisons depuis de nombreuses années sur le sport féminin. Nous souhaitons offrir la même visibilité aux femmes qu'aux hommes», explique Matthieu Lartot, le commentateur rugby de France 2 au Figaro dans un article qui titre "Le pari osé de France 2". Il existe depuis 2017 une journée internationale du sport féminin, fixée au 24 janvier. C'est le CSA qui en est à l'origine.
Même visibilité aux femmes qu'aux hommes
Alors à quoi doit-on ce "pari osé" ? Selon Annie Sugier, présidente de la Ligue du droit international des femmes, mouvement fondé par Simone de Beauvoir et engagé depuis des années dans la promotion du sport féminin, il faut saluer ce « néammoins tout petit progrès », que l’on doit au travail des fédérations de rugby et de foot, réellement engagées sur ce terrain. Mais, il y a hélas souvent un mais, « cela reste le scandale des scandales, on est passé de 7% à 10 % de couverture médiatique ! (entre 16 et 20% selon les chiffres du CSA, NDLR) On entend parler pendant des heures des salaires de certains footballeurs, dernièrement il s’agissait du Brésilien Neymar, acheté par le PSG pour 222 millions d’euros. Les sportives elles sont toujours loin de l’égalité salariale. Même les plus grandes joueuses de tennis ont dû menacer de boycotter certaines compétitions internationales pour obtenir des primes . Le sport féminin, c’est le serpent qui se mord la queue, pas de sponsors parce que pas assez de médiatisation, pas assez de médiatisations parce que pas assez de sponsors. »
Les sportives, elles, sont toujours loin de l’égalité salariale
Annie Sugier, présidente de la LDIF
Et de citer cet autre exemple, dans le monde du cyclisme, « les coureuses ont eu accès aux médias , un jour seulement, à la veille du Tour de France, le masculin celui-là, c’est totalement humiliant. » «Voyez l’exemple que l’on donne à tous ces pays qui eux pratiquent l’apartheid sexuel, où le sport est banni pour les femmes, cela ne peut que susciter de la colère ! », ajoute l’écrivaine-physicienne militante.
Même indignation dans le billet d'humeur titré "Pourquoi ces messieurs seraient-ils équipe de France et nous équipe de France féminine ? " d'Emmeline Ndongue, ancienne joueuse française de basketball, Championne d’Europe, sur le site du magazine Les Sportives … « Petit rappel… Ce n’est pas le FOOT qui est FEMININ, mais l’Equipe de France qui est FEMININE ! #jdcjdr #unpeuagacée #Euro2017 (...) C’est l’athlète ou l’équipe qui sont masculins ou féminins. Qualifier le sport par le genre de celle ou celui qui le pratique, c’est signifier qu’il est différent. Mais ce sont les mêmes coups droits, grands écarts, chronos que l’on acclame lors des compétitions. »
Sport et femmes, une longue histoire ... ou pas
Sur le site de Mediapart, la sociologue Catherine Louveau explique que ​« toute l’histoire du sport s’est construite par et pour les hommes. Depuis le XIXe siècle, il a été pensé et organisé pour former les hommes à la masculinité et à la virilité, pour qu’ils deviennent, de « vrais hommes ». Hommes et femmes sont certes différents mais ces différences, entre autres morphologiques, sont pensées et incorporées comme une infériorité naturelle, alors qu’il s’agit d’une construction culturelle, sociale, alimentant des représentations ; c’est sur ces différences naturalisées (le sexe « faible ») que se sont ancrées, socialement et politiquement, les inégalités et les discriminations ».​
Une olympiade femelle serait impratique, inintéressante, inesthétique et incorrecte Pierre de Coubertin« Une olympiade femelle serait impratique, inintéressante, inesthétique et incorrecte ». Cette phrase a été prononcée par Pierre de Coubertin, "modernisateur" de l'Olympisme, lors des Jeux Olympiques de Stockholm en 1912. On sait pourtant depuis que nombre de compétitions sportives féminines ont été intéressantes, esthétiques et n’en déplaise au fondateur des jeux modernes, tout à fait correctes. Elles ont même parfois permis de faire avancer les choses, notamment dans la période de l'avant-guerre (1914/1918) en Europe, dans l’émancipation des femmes, et que la médiatisation telle qu'elle existait à l’époque, et donc loin de la puissance d'aujourd'hui, a joué aussi son rôle.
 
Logo "Femme solidaire" pour défendre la couverture télé des sportives.
©capture internet
En 2011, l'association « Femmes solidaires »lançait une pétition intitulée « A la télé, pas de Filles hors-jeu ! ». Dans le texte, elle rappelait que, « le droit à la pratique sportive est constitutif des grands combats féministes, car il participe du droit fondamental des femmes à disposer de leur corps ».
Alors ne boudons pas notre plaisir d’apprécier ces « prime-time » dédiés au sport, tout court. #YaDuProgres

 http://information.tv5monde.com/terriennes/le-rugby-apres-l-euro-de-foot-les-medias-sous-le-charme-du-sport-feminin-enfin-186619

 Témoignage-choc Comment les jeunes mannequins finissent prostituées,femmes,violences

22 Août 2017, 00:53am

Publié par hugo

  Témoignage-choc Comment les jeunes mannequins finissent prostituées


/les-indiscrets/temoignage-choc-comment-les-jeunes-mannequins-finissent-prostituees-22400
 
Une jeune autrichienne courant les annonces de mannequinat révèle l'existence d'un réseau de prostitution dans le milieu de la mode. Au coeur du système, des intermédiaires qui poussent les filles à vendre leurs charmes à de riches - et parfois célèbres - clients.
Elle s’appelle Jazz Egger, elle a 20 ans et elle crée actuellement un séisme dans l’univers très cloîtré de la mode. Cette jeune beauté autrichienne réside depuis quelque temps à Londres, dans l’espoir de se faire un nom en tant que mannequin. Mais l’envers du décor de sa profession la rebute à un point tel qu’elle a décidé, en octobre 2016, de tout révéler au grand public. Sa première offensive a été le lancement du hashtag #truthbehindthisshot (« La vérité derrière cette image »), destiné à faire tourner au maximum son récit accablant sur les coulisses de l’un de ses shootings. En juillet dernier, elle en a remis une couche en livrant un long texte sur son compte Instagram. Elle a décrit avec précision un épisode particulièrement choquant de sa carrière. Elle raconte avoir postulé puis participé au tournage d’un clip musical du côté de Munich. Tout se passait bien, jusqu’à ce qu’elle reçoive un message du réalisateur sur Snapchat, qui lui proposait de lui montrer… son pénis. « Je ne pouvais pas croire qu'il m'avait réellement demandé si je voulais voir sa b***, écrit la jeune femme. J'ai rapidement repris mes esprits et j'ai répondu de la manière la plus calme possible : ‘Pourrions-nous revenir à un échange professionnel, s'il vous plaît?’ »
>> Relire :Coulisses « Dealer et fournisseur de prostituées » : un ex-assistant personnel de stars balance sur le métier
Une refus qui n'a pas plu au réalisateur. Jazz Egger affirme en effet que celui-ci a décidé en représailles de couper ses scènes au montage. Il ne lui a par ailleurs jamais envoyé la version finale du projet. Preuve que refuser les avances sexistes et dégradantes peut conduire à de fâcheuses conséquences. Mais cet exemple n’a selon elle pas retenti assez fort dans la conscience collective. Le mannequin a donc diffusé un troisième terrible récit, alors que s’approche à grand pas une nouvelle série de fashion weeks qui met le monde en ébullition. Dimanche dernier, elle a proposé un article – supprimé depuis – sur la plateforme de partage Medium, intitulé « Mannequinat d’image : Quand des mannequins professionnels deviennent des prostituées ». Elle tombe alors carrément dans la dénonciation, n’hésitant pas à évoquer l’existence d’un réseau de prostitution au sein même du milieu. Elle s’est rendue compte de ce contexte nauséabond en se faisant une expérience très précise au contact d’un homme prénommé George, qui lui envoyait des offres d’emploi.
« C’est à toi de savoir où tu veux finir »
L’une d’elle, énoncée en des termes crus et directs, consistait purement et simplement en un rendez-vous galant incluant une relation sexuelle avec un célèbre acteur iranien. La rémunération pour une telle séance s’élevait à près de 2 200 euros. Ce genre de recruteurs faisant intermédiaires entre clients fortunés et jeunes mannequins en quête de reconnaissance serait monnaie courante et arpenterat les couloirs de la mode en flots discontinus. Quand George lui a proposé ce plan, Jazz l’a néanmoins envoyé paître. « Je suis mannequin, pas une escort », lui a-t-elle répondu par mail. Ce à quoi, l’homme a rétorqué : « C’est quelque chose de tout à fait normal dans l’industrie. Tout le monde le fait ». Dans son témoignage, la jeune Autrichienne, qui s’appuie sur des captures d’écran de ses échanges avec l’agent véreux, est en mesure d’affirmer que l’un des « meilleurs clients » de cet agent était un certain « Mohammad », et qu’il collaborait notamment avec « de nombreuses Brésiliennes ».
>> Relire :Prostitution Natasha raconte comment elle gagne 7 000 euros par mois à Paris
Dans l’un de ses écrits, George indique à Jazz Egger : « Tu es jeune, il est donc compréhensible que tout ça te surprenne, mais la plupart des mannequins sont arrivés où ils en sont grâce à des choses comme ça. Tu rencontres des personnes extraordinairement fortunées qui peuvent t’aider et te propulser dans la direction de ton choix. C’est à toi de savoir où tu veux finir ». Une façon de convaincre qui n’a pas dupé la jeune femme. Cette dernière confirme en l’occurrence que certains Top models médiatiques se sont pliés à cette règle officieuse et auraient même travaillé avec le fameux George. Jazz cite, sans donner leurs noms de famille, les cas d’une certaine « Bella » et d’une prénommée « Adriana ».


http://www.vsd.fr/les-indiscrets/temoignage-choc-comment-les-jeunes-mannequins-finissent-prostituees-22400
 

Jordanie : les violeurs ne pourront plus épouser leurs victimes,femmes,violences,

22 Août 2017, 00:42am

Publié par hugo

 Jordanie : les violeurs ne pourront plus épouser leurs victimes


En Jordanie, le parlement vient de révoquer une loi qui permettait aux violeurs d’épouser leurs victimes afin de ne pas être poursuivis.
http://videos.francetv.fr/video/NI_1056399@Info-web
Vidéo HTML5 pas pris en charge
 
 
Brut.France Télévisions
Mis à jour le 16/08/2017 | 14:41
publié le 16/08/2017 | 14:41
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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin  
Malgré des débats houleux, le parlement jordanien a aboli l’article 308 du code pénal stipulant que « si un mariage valide est conclu entre [un violeur] et sa victime, les charges seront abandonnées, et l’exécution de toute sentence rendue contre le perpétrateur sera suspendue. »
Pour Salma Nims, membre de la commission nationale jordanienne pour les femmes : « C’est une victoire pour le droit des femmes et pour les droits de l’Homme en Jordanie. »
Entre 2010 et 2013,159 violeurs avaient profité de cette loi ancestrale.
Une loi qui perdure
La Jordanie rejoint des pays comme la Tunisie, le Maroc et l’Égypte qui ont abolis des lois similaires. Mais des pays comme l’Algérie, l’Irak, le Koweït, la Lybie et la Palestine conservent encore des loi semblables.
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http://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/jordanie-les-violeurs-ne-pourront-plus-epouser-leurs-victimes_2329337.html

VIDEO. Il interrompt son concert pour dénoncer une agression sexuelle dans le public,femmes,violences,

22 Août 2017, 00:38am

Publié par hugo

⦁  /culture/musique/
VIDEO. Il interrompt son concert pour dénoncer une agression sexuelle dans le public


Témoin d'une agression sexuelle dans la salle, Sam Carter, du groupe de métal Architects, a interrompu son concert pour dénoncer cet acte.
 Capture d'écran de la vidéo où l'on voit Sam Carter, le chanteur du groupe Architects, interrompre son concert pour dénoncer une agression sexuelle. (NPO 3FM / TWITTER.COM)
 
franceinfoFrance Télévisions
Mis à jour le 20/08/2017 | 18:27
publié le 20/08/2017 | 17:59
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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin  
C'est un geste aussi rare que fort. Témoin d'une agression sexuelle dans le public, le chanteur Sam Carter, du groupe de métal Architects, a mis son concert entre parenthèse pour dénoncer cet acte. La scène s'est déroulée vendredi 18 août au Lowlands Festival de Biddinghuizen (Pays-Bas) et a été immortalisée par les caméras de la radio publique NPO 3FM.
"J'ai beaucoup réfléchi pour savoir si je devais dire quelque chose à propos de ce que j'ai vu pendant la dernière chanson. Vous savez quoi, je vais le faire", a commencé l'artiste. Il raconte alors qu'une femme qui surfait sur la foule a été agressée. "Je ne vais pas montrer du doigt la merde qui a fait ça mais je t'ai vu lui tripoter les seins et c'est vraiment dégoûtant, dénonce-t-il. Ce n'est pas ton putain de corps et tu ne fais pas ça dans mon concert".
Sam Carter a ensuite invité l'agresseur à quitter les lieux, sous les applaudissements de la foule. Cette sortie lui a valu de nombreuses félicitations sur les réseaux sociaux. "Merci d'avoir dit quelque chose, je suis heureuse de voir que des gens parlent de ces problèmes plutôt que de les ignorer", a réagi une internaute. "Voilà comment un vrai homme se comporte quand il voit une femme se faire agresser", a répondu une autre. Après le concert, le chanteur a appelé à soutenir une association qui lutte contre les agressions sexuelles dans les lieux publics.
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http://www.francetvinfo.fr/culture/musique/video-il-interrompt-son-concert-pour-denoncer-une-agression-sexuelle-dans-le-public_2335017.html#xtor=CS2-765-%5Bfacebook%5D-

Une discothèque de Saint-Laurent-du-Var offre des consommations en fonction de la taille des jupes,femmes,sexisme

21 Août 2017, 18:29pm

Publié par hugo

 Une discothèque de Saint-Laurent-du-Var offre des consommations en fonction de la taille des jupes
 
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A Saint-Laurent-du-Var, une discothèque a trouvé le moins de faire parler d'elle. Lors de la soirée du 18 août, le concept était simple : plus la jupe était courte, moins les consommations d'alcool étaient chères.
Par France 3 Côte d'AzurPublié le 20/08/2017 à 12:14 Mis à jour le 20/08/2017 à 12:20
L'établissement allait même jusqu'à offrir une bouteille de rosé à celles qui oseraient débarquer dans une jupe de 18 centimètres au plus. Sur la toile le sexisme de cette soirée a fait réagir des nombreux internautes.
Une internaute se demande si cette discothèque pense "à la sécurité des femmes dans la rue quand elles se sapent comme ça pour venir - et pire, tard dans la nuit quand elles rentrent ?" ; Pour un autre cette opération est "tout simplement misogyne", elle "donne un aperçu de la clientèle : biberonnée à coup de télé réalité le tout saupoudré d'une bonne dose de vulgarité, normal", réagit une autre personne.
Ce mauvais buzz a tout de même fait les affaires de la boîte de nuit qui, au lendemain de la soirée, a écrit sur sa page facebook : "Merci à ceux qui ont polémiqués, cela nous a permis d'avoir de nouveaux clients ce soir".

http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-maritimes/discotheque-saint-laurent-du-var-offre-consommations-fonction-taille-jupe-1313753.html

Sexisme, harcèlement : la Silicon Valley a un gros problème avec les femmes,femmes,sexisme,

21 Août 2017, 17:56pm

Publié par hugo

Sexisme, harcèlement : la Silicon Valley a un gros problème avec les femmes
20/08/2017 | 13h17
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Travis Kalanick, PDG d'Uber, est au centre des critiques sur le climat qui règne dans l'entreprise et le sexisme de ses employés. (© Wang Zhao / AFP)
Dans la baie de San Francisco, les témoignages s’enchaînent pour dénoncer une culture machiste toxique.
Être touchée, embrassée, tripotée, recevoir des propositions indécentes, entendre des commentaires sur son physique. On ne parle pas ici de harcèlement de rue mais du quotidien des femmes qui travaillent dans la Silicon Valley, havre de progrès technologique mais aussi haut lieu de machisme et de harcèlement.
En février dernier, une ancienne ingénieure de Uber a lancé le débat avec une lettre publiée sur son blog. Harcèlement sexuel, passivité des ressources humaines et sexisme ambiant, au programme. Un PDG et un investisseur puissants ont également quitté leur positions suite à des accusations de harcèlement sexuel. Depuis, les langues se délient et ce lieu qui se veut à la pointe de la modernité se révèle tout aussi sexiste que les industries à l’ancienne.
ignorées, interrompues, isolées
Ne pas être écoutée, ne pas être mise en avant, être interrompue. À chaque jour, son lot de remarques et de comportements hasardeux. “J’ai fait passer des entretiens où le candidat masculin m’ignorait complètement et se focalisait sur mes collègues masculins”, raconte Truc Nguyen, conceptrice de jeux vidéos.
“Quand je montais ma première entreprise, des investisseurs potentiels se sont tout de suite dirigés vers l’homme avec qui j’étais pensant que j’étais son assistante” se rappelle Lisa Wang, PDG du réseau de femmes entrepreneures Sheworx. Irana Wasti, directrice générale de Go Daddy, entreprise d’hébergement web a fait face à ce manque de considération pendant sa carrière : “Je faisais une grosse présentation et les questions étaient posées à l’homme à côté de moi ou alors on me demandait ce que je faisais là quand j’étais ingénieure.”
Des attitudes qu’elles analysent toutes comme du sexisme inconscient, des préjugés typiques d’une culture hyper-masculine à l’oeuvre dans la Silicon Valley. Alors que le pôle technologique se veut dans le futur, il est à l’âge de pierre niveau diversité ou plutôt dans le Wall Street des années 80, ambiance chant de loup de Matthew McConaughey et grosse beuverie dans les bureaux.
Un club de garçons fermé
Dans la Silicon Valley, l’image du succès est celle du petit génie blanc venu d’une grande université qui fonde un empire. Dans lequel ils reproduisent le modèle des fameuses fraternités américaines : des bières, des matchs, des jeux vidéos et un classement des collègues féminines. C’est la “bro culture”, abréviation de brother, soit littéralement la “culture des frères”. Difficile pour une femme de s’y faire une place. Truc Nguyen a découvert que ses collaborateurs avaient une conversation dédiée à l’apparence des femmes du bureau. “On n’a pas envie d’être celle qui dénonce ce genre de comportement et qui brise cette ambiance conviviale.”
Les femmes sont peu, très peu. Elles sont souvent la seule présence féminine dans une réunion, une équipe ou un rendez-vous avec un client. 94% des investisseurs qui décident du sort des start-up sont des hommes et seulement 3% des investissements vont à celles dirigées par des femmes. “This is a man’s world.”
“La culture du machisme, de l’homme alpha, du coureur de jupons, du buveur invétéré y est récompensée”, analyse Kelly Dermody, avocate qui défend des milliers de femmes de la Silicon Valley depuis vingt ans.
60% des femmes ont fait face à des avances sexuelles non désirées
Les affaires les plus communes chez elle : disparités de salaires, discrimination dans l’accord des promotions mais aussi harcèlement sexuel. “Etre touchée, embrassée, tripotée, recevoir des propositions à répétition, des commentaires sur la façon dont elles sont habillées, avec qui elles ont couché.” Sur 200 femmes travaillant dans la “tech”, 60% affirment faire face à des avances sexuelles non désirées, souvent de la part de leurs supérieurs.
Cecilia Pagkalinawan s’est décidée à livrer son histoire, 16 ans après les faits. Alors qu’elle essaie de financer sa start-up, un investisseur lui donne rendez-vous et finit par lui poser la main sur la cuisse, après avoir commandé une bouteille de vin à 5 000 dollars. Il y a deux ans, elle travaille avec une autre entreprise qui cherche des fonds, le PDG apprend qu’un des investisseur la trouve à son goût et lui lance : “Allez Cecilia, sacrifie-toi pour l’équipe !”
Certaines se heurtent à du chantage sexuel sans détour. Fraîchement débarqué en tant que PDG, Marc Canter, investisseur célèbre et ancien leader influent du milieu, explique à Cathy Kobre : soit ils couchent ensemble, soit elle est virée. “C’est un monde d’hommes, construit par des hommes pour des hommes”, lui aurait-il dit. En 2015, Wendy Dent, qui a lancé une application pour montres connectées, a affaire au même homme. Après une longue discussion autour de son projet, il lui précise : “Tu es spectaculairement belle et tout le monde va vouloir se retrouver au lit avec toi”.
Le défi de témoigner
La même année, un procès fait beaucoup de bruit, celui d’Ellen Pao en pleine bataille juridique contre son employeur, une entreprise d’investissements de la Silicon Valley, après des menaces sur sa carrière de la part d’un collègue avec qui elle avait eu une liaison. En 2015, la justice lui donne tort. Wendy Dent se rappelle : “tout le monde disait que les femmes de la tech ne devaient pas porter plainte. Si elles le faisaient, elles perdaient leur travail.” La tendance était donc à se taire et partir, avec ou sans dédommagement.
Difficile dans un tel environnement de s’exprimer, surtout quand les responsables sont rarement punis. “Les entreprises ont une sensibilité pour le contributeur unique, celui qui créé quelque chose qui n’a jamais été pensé avant”, analyse l’avocate Kelly Dermody. Un culte de la performance qui rend ces hommes intouchables, aussi sexistes ou harceleurs soient-ils.
“Personne ne leur dit non, ils ont du pouvoir, de l’argent, il n’y a pas de conséquence”, explique Lisa Wang de Sheworx, qui a aussi été victime de harcèlement sexuel.
Pour Cathy Kobre, “tout le monde sait ce que ces individus font, et ils s’en sortent parce qu’ils produisent, ils font du bon travail, ils gèrent des entreprises qui amassent des milliards de dollars. C’est le petit secret de la Vallée”. D’où l’importance cruciale de ce qui se joue en ce moment du côté de la baie de San Francisco : parler. Parler et se faire entendre pour mettre fin au sexisme archaïque d’un lieu qui veut créer le futur.
 
http://www.lesinrocks.com/2017/08/20/actualite/sexisme-harcelement-la-silicon-valley-un-probleme-avec-les-femmes-11975569/

Stérilisation forcée des femmes des Premières nations au Canada : la taille optimale d'une famille selon les autorités,femmes,violences,

19 Août 2017, 04:04am

Publié par hugo

 Stérilisation forcée des femmes des Premières nations au Canada : la taille optimale d'une famille selon les autorités
 
Famille autochtone du Saskatchewan, 1919, vue par Walter Cros
(c) Musée McCord, Montréal, Québec
Une étude accablante menée et publiée par deux universitaires canadiennes n'en finit pas de faire des vagues outre-Atlantique. Les chercheuses ont rencontré des femmes autochtones de Saskatoon et des environs, forcées de subir la ligature ou le resserrement des trompes après avoir accouché à l'hôpital, pour ne pas dépasser la "taille optimale d'une famille" définie par les services de santé régionaux.
18 aoû 2017
Mise à jour 18.08.2017 à 10:07 par
Sylvie Braibant
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Terriennes
Les larmes des femmes des premières nations du Canada
C'est une lecture dérangeante et, par cela même, sans doute salutaire. Deux universitaires, l'une avocate et l'autre médecin, ont cherché à savoir ce qui se passait avec certaines parturientes "autochtones" de la Saskatchewan, centre Ouest du Canada, province où vivaient en nombre les peuples des premières nations, bien avant que les Européens ne les colonisent, à l'aide de toutes les armes à leur disposition, dont celle qui consiste à prendre le contrôle du ventre des femmes. Dans cette région, ils représentent toujours 17% de la population, ce que en fait une "minorité" de taille.
Yvonne Boyer est avocate et titulaire d'une chaire de recherche du Canada en santé et bien-être des Autochtones à l'Université de Brandon, au Manitoba. Et elle est métisse. Judith Bartlett est médecin, mais aussi chercheuse. Elle est métisse, elle aussi et a travaillé sur "santé et résilience" parmi les peuples des Premières nations. Sans ces deux femmes, sans doute particulièrement concernées par leur biographie, leur parcours professionnel et de vie, le scandale des femmes autochtones stérilisées de force au Canada, dans la région où elles vivent et travaillent, n'aurait pas été mis au jour. Ce n'est pas une enquête publique qu'elles ont entreprise et menée à terme, mais une investigation privée, indépendante, dans tous les sens du terme. Et le résultat est un électrochoc pour les Canadiens.
Un moment d'interrogation pédagogique pour le Canada
Arthur Schafer, directeur du Centre d'éthique professionnelle et appliquée à l'Université du Manitoba
Le spécialiste de la bioéthique Arthur Schafer, directeur du Centre d'éthique professionnelle et appliquée à l'Université du Manitoba, province mitoyenne de la Saskatchewan estime que cette affaire fera date et que c'est un moment "d'interrogation pédagogique pour le Canada". "Chaque hôpital, chaque faculté de médecine, devrait étudier ce qui s'est passé dans la Saskatchewan, et apprendre de ce qui s'est passé, et faire en sorte que plus jamais une telle chose n'arrive nulle part."
Ces outrages faits aux femmes des Premières nations, si récemment encore, ne sont rien d'autre que "les formes modernes de la violence coloniale" s'insurgent d'autres internautes. Telle cette chercheuse en santé publique canadienne qui s'exclame "Honte à nous !"
Cette violence coloniale, on la retrouve aussi en France. En particulier sur l'île de La Réunion où, dans les années 1960/1970, des avortements furent pratiqués de force, et sans information, sur des Réunionnaises, au nom du "développement" et de la lutte, selon les autorités françaises, contre la surpopulation néfaste à l'économie... Des arguments qui ressemblent beaucoup à ceux déployés par les services de santé canadiens... L'historienne et politologue française Françoise Vergès a consacré un livre à ce scandale de la Vème République...
Cette même petite musique néo-coloniale se fait entendre dans les mots du président Emmanuel Macron, tout juste élu, lorsqu'il déclare à l'occasion de l'un de ses premiers G20 (juillet 2017), à propos du développement en Afrique : "Quand des pays ont encore aujourd'hui sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d'y dépenser des milliards d'euros, vous ne stabiliserez rien."
> A (re)lire sur Terriennes :
> Le ventre des femmes de La Réunion, une autre terre de colonisation pour la France
> Quand Emmanuel Macron véhicule des clichés sur la fécondité des femmes africaines
Ce dernier avatar s'inscrit dans une longue histoire de stérilisation forcée des autochtones par le Canada, mais on pensait ces politiques dépassées, des excuses avaient même été prodiguées. Pourtant, fin 2015 les premières informations sur ce sujet sont données par les médias canadiens. Pour en avoir le coeur net, la Saskatoon Health Region (santé régionale de Saskatoon) diligente alors une recherche et décide de la confier, en octobre 2016, à Yvonne Boyer et Judirh Bartlett, deux chercheuses, deux métisses, à cheval sur les deux mondes, auxquelles les femmes pourront plus facilement se confier. Elles mènent leur enquête entre janvier et fin jullet 2017, et pour retrouver les personnes concernées, elles font apposer des affiches dans les communautés par lesquelles elles appellent à témoignage. Sur tous les appels téléphoniques, restés parfois silencieux, finalement seize femmes se sont présentées, mais seulement six ont accepté de répondre en entretien face à face, tandis que dix autres furent "retrouvées" par les services sociaux.
Invisibles, inaudibles, impuissantes femmes aborigènes du Canada
En introduction de leur important travail résumé en près de 60 pages, dédié "aux femmes courageuses des Premières nations, métisses et inuites, qui sont allées de l'avant", Yvonne Boyer et Judith Bartlett définisssent leur but et leur méthode : "Ce rapport présente la question des femmes aborigènes de Saskatoon et du bassin versant environnant qui ont signalé avoir été contraintes à une ligature des trompes dans les hôpitaux de Saskatoon. L'objectif général de cette étude est d'examiner les questions que ces pratiques posent et de proposer des recommandations ou des « Appels à l'action » aux organismes de santé de la région de Saskatoon afin d'empêcher les ligatures des trompes ainsi imposées aux femmes aborigènes. Le rapport se place dans un contexte historique, rappelant l’impact de la colonisation sur la vie des femmes aborigènes, ainsi que l'histoire de la stérilisation forcée au Canada. Pour mener à bien ce rapport nous nous sommes appuyés sur des organismes engagés auprès de ces communautés afin d'identifier les personnes concernées et analyser les entretiens anonymes menés avec des femmes victimes de ces pratiques. (.../...)
Les lignes de force mises au jour au fil des entretiens avec les femmes aborigènes révèlent que toutes ont vécu en grand stress et sous la contrainte ces ligatures de trompe, ce qui a fait de leur accouchement un double stress. Les mots qui reviennent le plus souvent pour qualifier leur état à ce moment là sont : « se sentir invisible, objet d’expérimentation et impuissante », « détérioration de sa propre image », « relations humaines », « santé publique ». Ces mots montrent que ces femmes aborigènes vivaient le plus souvent en état de complexe et d’écrasement lorsqu’elles furent contraintes à ces opérations, une sensation étroitement liée aux origines négatives du colonialisme. La plupart d’entre elles n’ont pas compris que cette opération était définitive. Elles croyaient se soumettre à une forme réversible de contrôle des naissances. Elles pensent désormais que le système de santé n’a pas servi leurs besoins et elles se sentent profondément démunies à protester."
Les deux chercheuses racontent aussi l'angoisse provoquée par leurs entretiens. Une anxiété qui témoigne de la "chute" des femmes aborigènes à leurs propres yeux. Yvonne Boyer et Judith Bartlett rappellent que les femmes membres des Premières nations étaient respectées et que le patriarcat y fut introduit uniquement par les Européens, colons et missionnaires. Comme à travers tout le continent américain...
Retrouver sur ce sujet dans Terriennes :
> Squaws et autres Amérindiennes, femmes libres, émancipées et puissantes
J'ai dit à l'infirmière que je ne voulais pas cela. Et le docteur il ne m'a même pas écoutée, il m'a ignorée.
Celles qui ont accepté de revenir sur cette expérience traumatisante disent toutes la même chose de leur impuissance à s'opposer à la ligature ou au resserrement de leurs trompes. C'est pendant un accouchement que cette "proposition" (en réalité une injonction) leur était faite. Hébétée par la fatigue et la douleur, elles n'étaient pas en état de discuter : "Alors que je venais à peine d'accoucher, le Dr X est venu me voir et m'a dit que la ligature de trompes était la seule chose à faire pour ne pas prendre de risque avec une nouvelle grossesse."
Leur parole, quand elles refusent, reste inaudible. "J'ai dit à l'infirmière que je ne voulais pas cela. Et le docteur il ne m'a même pas écoutée, il m'a ignorée." Une autre relate le mépris : "J'ai dit à l'anesthésiste d'arrêter. Alors il a demandé : est-ce qu'elle a signé le papier ? Une infirmière a répondu par l'affirmative. Alors ils ont continué. Et pourtant j'avais clairement dit NON."
Elles disent aussi l'absence volontaire d'information sur les conséquences d'un tel acte :"Je n'ai jamais parlé avec le Docteur. Je ne savais pas que cela allait avoir de telles conséquences. C'était sa décision à ma place. C'était juste parce qu'il était médecin que je l'ai écouté." Une autre a bien senti ce qui se cachait derrière tout cela : "A ce moment-là, j'ai pensé que c'éait comme ça, parce que j'étais une autochtone."
Je ne me sens plus femme. C'est comme si je n'étais plus rien, et que plus personne ne voudra de moi.
La plupart d'entre elles ont peine à faire la différence entre cette ligature des trompes irréversible et les moyens contraceptifs prescrits pour décider d'une naissance ou pas. "Je voulais juste pratiquer le contrôle des naissances, mais le médecin a utilisé de termes médicaux que je ne comprenais pas, alors j'ai cru que c'était ça."
Une fois la chose faite, les conséquences psychiques sont lourdes elles aussi. "Je suis une bonne maman, j'aurais voulu d'autres enfants, je suis vraiment une très bonne maman. Et je travaille pour mes enfants." se lamente l'une. Tandis qu'une autre se plaint de "ne plus se sentir femme. C'est comme si je n'étais plus rien, et que plus personne ne voudra de moi."
S'ensuivent dépressions, repli sur soi, ruptures, jusqu'au divorce. "Cela a affecté mon mariage. Après cela on a divorcé. Comme je n'étais plus bonne pour lui... c'était comme si ma féminité était partie."
Au delà de cette multitude de drames, ces opérations forcées ont eu un autre effet pervers. Les femmes, et au delà leur entourage, ont perdu confiance en leur système de santé. Elles préfèrent désormais l'automédication, dangereuse parfois, à toute nouvelle rencontre avec un médecin ou autre auxiliaire de santé.
Défaire le racisme institutionnel et culturel
Les excuses sincères et émues des autorités sanitaires n'y suffiront pas. Lors d'une conférence de presse où le rapport était présenté, le 26 juillet 2017, Jackie Mann vice-présidente des services de santé de la région de Saskatoon ne cachait pas ses larmes, en prononçant ces mots : "Au nom des services de santé de la région de Saskatoon, je voudrais présenter mes excuses aux femmes qui sont venues nous voir dans le passé et qui n'ont obtenu aucun réconfort de notre part. Je suis vraiement déoslée que vous ayez subi ces ligatures de trompes sans consentement. Que vous n'ayez pas été traitées avec le respect et la compassion qui vous sont dûs, et avec tout le soutien dont vous aviez besoin. Aucune femme ne mérite d'être traitée comme vous l'avez été. Je sais que ce sont seulement des mots et que vous attendez des actes et du changement."
Aucune femme ne mérite d'être traitée comme vous l'avez été
Jackie Mann vice-présidente des services de santé de la région de Saskatoon
Comment éviter une nouvelle terreur sanitaire ? Comment laisser les femmes aborigènes décider de ce qu'elle veulent faire avec leur corps ? Elles-mêmes apportent des réponses. L'une d'entre elles suggère la présence systématique d'une "infirmière-travailleuse sociale, une médiatrice qui les informerait aussi complètement que possible, et qui serait aussi un témoin vigilant."
Mais pour les autrices du rapport, il faut éduquer encore et toujours en vue de combattre le racisme institutionnel. Et mettre en place un système global, aussi bien légal que culturel, qui dresserait une barrière contre l'arbitraire.
Leurs dix préconisations reposent aussi sur des entretiens avec des personnels de santé - médecins, infirmières, aide-soignants, travailleurs sociaux. Il en ressort une ignorance profonde vis-à-vis des premières nations, de leur histoire ou de leurs populations. Une ignorance qui se traduit souvent en préjugés, mépris et racisme. "Il n'y a aucune pédologie sur les politiques ou les valeurs sous-jacentes des décisions en matière de santé" reconnaît l'un d'entre eux.
Un état des lieux qui ne pourra être bouleversé que par un changement radical des mentalités.
#yaduboulot
Femmes des Premières Nations, Métisses et les Inuites, une population en augmentation et plus engagée
Selon l'Institut canadien des statistiques, "en 2006, on dénombrait 600 695 femmes autochtones au Canada. Les femmes et les filles autochtones représentaient cette même année 4 % de l'ensemble de la population féminine canadienne. 60 % des femmes autochtones ont déclaré être membres des Premières Nations (catégorie qui comprend les Indiens inscrits ou non inscrits), tandis que 33 % étaient Métisses et 4 %, Inuites. Les autres (3 %) ont indiqué appartenir à plus d'un groupe autochtone ou n'ont pas déclaré une appartenance autochtone, mentionnant toutefois être des Indiennes inscrites et/ou membres d'une bande indienne; La population autochtone féminine croît beaucoup plus rapidement que le reste de la population féminine au Canada. De 1996 à 2006, le nombre de femmes autochtones a augmenté de 45 %, alors que le taux de croissance était de 9 % pour la population féminine non autochtone. (.../...) Il est manifeste que, au fil des ans, les Canadiens sont de plus en plus nombreux à déclarer pour la première fois leur identité autochtone dans le cadre du recensement. (.../...) Parmi les provinces, c'est au Manitoba et en Saskatchewan que l'on trouve la plus forte proportion de femmes et de filles autochtones au sein de la population féminine."
Les femmes ont fait aussi une entrée reparquée dans la gouvernance des première nations, à la fin juillet 2017, un univers jusque là exclusivement masculin. "Selon des données fournies par la Fédération des nations autochtones souveraines (FSIN), 16 des 74 chefs des Premières Nations en Saskatchewan sont maintenant des femmes. Et 2 des 5 postes exécutifs de la FSIN sont occupés par des femmes, de même que 3 des 10 sièges de leaders des conseils tribaux."
Suivez Sylvie braibant sur Twitter > braibant1
 
Mise à jour 18.08.2017 à 10:07
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http://information.tv5monde.com/terriennes/sterilisation-forcee-des-femmes-des-premieres-nations-au-canada-la-taille-optimale-d-une

Julio Iglésias Vous Les Femmes,chanson, amours

19 Août 2017, 03:26am

Publié par hugo

 
Fiche de Vous Les Femmes Julio Iglésias paroles
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parole Vous Les Femmes - Julio Iglésias lyrics
 
paroles officielles ♪ Vous Les Femmes ♪
Vous les femmes, vous le charme
Vos sourires nous attirent nous désarment
Vous les anges, adorables
Et nous sommes nous les hommes pauvres diables
Avec des milliers de roses on vous entoure
On vous aime et sans le dire on vous le prouve
On se croit très forts on pense vous connaître
On vous dit toujours, vous répondez peut-être
Vous les femmes, vous mon drame
Vous si douces, vous la source de nos larmes
Pauvres diables, que nous sommes
Vulnérables, misérables, nous les hommes
Pauvres diables, pauvres diables ...
Dès qu'un autre vous sourit on a tendance
A jouer plus ou moins bien l'indifférence
On fait tout pour se calmer puis on éclate
On est fous de jalousie et ça vous flatte
Vous les femmes vous le charme
Vos sourires nous attirent nous désarment
Pauvres diables que nous sommes
Vulnérables, misérables, nous les hommes
Pauvres diables, Pauvres diables, Pauvres diables
 
http://www.paroles-musique.com/paroles-Julio_Iglesias-Vous_Les_Femmes-lyrics,p141235