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« Un enfant, c'est pour quand ? » Les hommes aussi sous pression

30 Décembre 2011, 22:38pm

Publié par hugo

27/04/2011 à 15h27

« Un enfant, c'est pour quand ? » Les hommes aussi sous pression

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Blandine Grosjean
Redchef adj Rue89
 

 


 

Neuf mois ont failli passer avant que cette revue de commentaires ne voie le jour. La culpabilité a pris le dessus, et les hommes qui ont réagi à l'article « “Tu t'y mets quand ? ” Stress de No Kid dans une France féconde » ont enfin le droit de s'exprimer.

Jaimz confesse ainsi :

« Je suis un homme de 35 ans, stable, ayant une situation confortable, harcelé par mes collègues, mes amis et ma famille parce que je n'ai pas d'enfant et que plus le temps passe, moins j'en veux . Je remercie mes sœurs d'avoir offert à mes parents la chance d'avoir des petits-enfants. Depuis, ils me laissent tranquille. »

Au début, le débat est parti sur la question de savoir si la pression sociale de l'enfantement touchait uniquement les femmes. Ensuite, c'est allé très loin dans :

  • la passion – « mais merde, on va se faire insulter parce qu'on a des enfants ? ! » ;
  • la philosophie – « pourquoi naître, pourquoi se reproduire ? » :
  • la phobie – « même la vision de la femme enceinte m'insupporte » ;
  • ou l'amour – « j'adore celles qui voulaient des enfants et qui en ont eu et celles qui n'en voulaient pas et n'en ont pas eu ».

« Il n'y a pas que les femmes à subir cette pression à coup de remarques venant de la famille, des amis ou des collègues, les hommes aussi ont droit à leur part de “reproches” », raconte calmement MathieuC :

« Ce ne sont jamais de grands discours sur la nécessité d'avoir des enfants mais plutôt un harcèlement de petites remarques. Celle que j'ai la plus mal prise, c'est : “monsieur X est occupé, il a des petits-enfants, lui...” »

Il précise : « J'ai 35 ans, je n'ai pas d'enfants, pas de projets d'en avoir et je ne ressens aucun manque. »

Tableau idyllique incomplet sans le labrador

C'est entre 30 et 40 ans que les hommes sans enfant se feraient le plus harceler : « Pour ma part, j'ai largement dépassé la trentaine et j'en ai vraiment marre d'avoir à me justifier sur le fait de ne pas avoir d'enfant. Au final et par cynisme, j'indique que je suis “puérilophobique”... La vraie raison étant la liberté », se fâche  Coragyps Atratus :

« Je ne suis propriétaire de rien sinon de ma vie : ni enfant, ni maison, ni chien, ni femme. Tout au plus quelques plantes vertes et des poissons d'aquarium.

Mon union est solide parce que rien ne retient l'autre de partir (treize ans de vie commune). Et nous sommes heureux et nous jouissons de notre situation lorsque nous voyons les autres couples qui cheminent sur les autoroutes tracées par le système pour tenir en laisse les masses :

  • un enfant (un garçon et une fille, c'est le top) ;
  • une maison de banlieue (avec le petit barreau en fer forgé évitant les intrusions par la fenêtre des chiottes) payée à crédit ;
  • une voiture neuve payée elle aussi à crédit ;
  • et ce tableau idyllique serait incomplet sans le chien labrador gold. »

Kal 24 est franchement dégoûté par la tournure du débat (et par ma sélection de commentaires) :

« Bientôt, on se fera insulter parce qu'on veut des gosses. [...] Mais merde, ne faites pas d'enfants si vous n'en voulez pas, on s'en fout complètement ! N'allez pas dégoûter ceux qui en veulent ! Excusez-nous de nous émerveiller encore (un peu), dans ce monde désenchanté, de ce miracle de la vie. »

Je serais un homme des cavernes car je me suis reproduit ?

Nous nous empressons donc de donner la voix aux heureux pères, « ceux qui kiffent (leur) paternité », comme David from Normandy : « Je sais pas si je changerais d'avis, mais pour l'instant [la paternité] est la chose la plus belle et la
plus bluffante qui me soit arrivée de toute ma vie » :

« J'ai 37 ans, je viens d'avoir un petit garçon. Depuis que ma copine est tombée enceinte, j'ai parfois ressenti une autre pression, exactement inverse : celle de gens qui ont choisi de ne pas faire d'enfants, et qui te prennent de très très haut.

J'ai aussi entendu que faire un enfant est un acte égoïste, l'inverse d'une des phrases lues dans l'article. »

Il ajoute qu'il a eu l'impression d'être considéré « comme un homme des cavernes parce qu'il s'était reproduit ».

C'est qui le plus égoïste de tous ?

Narcissiques, égoïstes, conformistes, les accusations volent dans les commentaires, de part et d'autres. Jaimz se plaint :

« On me fait passer pour un immature, égoïste, qui ne connaît rien à la vie vu que je n'ai jamais été confronté aux nuits blanches et aux problèmes de santé des petits. [...] En dehors des primes de Noël, rentrée, vacances, maternités (primes + congés), je constate que les parents peuvent arriver en retard et partir plus tôt et qu'ils peuvent appeler à 8 heures en disant que les enfants sont malades donc ils ne viendront pas ce jour. »

Est-il plus égoïste de vouloir se passer des couches et braillements d'un enfant ou d'en vouloir « un à soi » ? L'adoption déboule dans le débat via Prince Mychkine :

« Là, bizarrement, les parents modèles écarquillent les yeux en entendant ce discours. “Adopter, plutôt que d'avoir un enfant A SOI ? Mais quelle idée ? ” Ainsi apparaissent au grand jour ceux qui taxent si aisément les autres d'égoïstes : avoir un enfant, oui, mais un enfant “à soi” ! »

Avoir un chien avant de faire des gosses

La pression « au marmot » mais aussi la pression « au couple » doit sans doute en décider plus d'un, regrette l'ami des enfants Herostrate. Lui, c'est clair, il refuse cet « esclavage » mais souhaite bon courage à ceux qui sautent le pas :

« Avant de faire des gosses, on devrait tous être obliges d'avoir un chien : lui préparer sa gamelle, le sortir (même quand il pleut), le brosser, virer ses poils, nettoyer quand il s'oublie a l'intérieur, être patient quand il a bouffé un meuble, gérer les aboiements avec les voisins, galérer pour le faire garder pendant les vacances... Et tout ca pendant dix ans au moins, sans jamais l'abandonner, le battre... »

Campusliber s'étonne du raffut qu'il provoque dans la rue. « Décidément, la sincérité n'est pas de mise quand on parle d'enfants », soupire-t-il...« Que l'on puisse avouer que l'on est dépourvu de tout sentiment paternel, et que plus généralement on abhorre les enfants, et aussitôt on devient sujet d'opprobre ! »

Heureusement Numerosix traînait par là, et même si son propos frisait le hors sujet (enfin pas tant que ça puisqu'il s'agit de ne pas subir de pression à la paternité de la part de ses amies) :

« Moi, c'est simple : en matière de femmes, je ne fréquente que celles qui voulaient des enfants et qui en ont eus, et celles qui n'en voulaient pas et n'en ont pas eus. Elles sont toutes super ! » 

OLYMPE DE GOUGE - DECLARATION DES DROITS DE LA FEMME ET DE LA CITOYENNE

30 Décembre 2011, 21:25pm

Publié par hugo

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OLYMPE DE GOUGE - DECLARATION DES DROITS DE LA FEMME ET DE LA CITOYENNE

 

1791

Femme de lettres, Olympe de Gouges fut l’une des premières féministes françaises. Elle fut guillotinée en 1793 pour s’être attaquée à Robespierre.

mis en ligne le 26 février 2005 - 17149 visites - 3 commentaires

 

DECLARATION DES DROITS DE LA FEMME ET DE LA CITOYENNE

Préambule.

Homme es-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fais la question ; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis moi : Qui t’a donné le souverain empire d’opprimer mon sexe ? ta force ? tes talents ? Observe le créateur dans sa sagesse ; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et donne-moi si tu l’oses, l’exemple de cet empire tyrannique. Remonte aux animaux, consulte les éléments, étudie les végétaux, jette enfin un coup d’œil sur toutes les modifications de la matière organisée ; et rends-toi à l’évidence quand je t’en offre les moyens ; cherche, fouille et distingue, si tu le peux, les sexes dans l’administration de la nature. Partout tu les trouveras confondus, partout ils coopèrent avec un ensemble harmonieux à ce chef-d’oeuvre immortel. L’homme s’est fagoté un principe de cette exception. Bizarre, aveugle, boursouflé de sciences et dégénéré, dans ce siècle de lumières et de sagacité, dans l’ignorance la plus crasse, il veut commander en despote sur un sexe qui a reçu toutes les facultés intellectuelles ; qui prétend jouir de la révolution, et réclamer ses droits à l’égalité, pour ne rien dire de plus. Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de la femme ; afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir des femmes ; et ceux du pouvoir des hommes, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient respectés ; afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes mœurs, et au bonheur de tous. En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être suprême, les Droits suivants de la femme et de la citoyenne.

Cliquer

Article I.

La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Article II.

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de la Femme et de l’Homme : ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et surtout la résistance à l’oppression.

Article III.

Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation qui n’est que la réunion de la Femme et de l’Homme : nul corps, nul individu, ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

Article IV.

La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l’exercice des droits naturels de la femme n’a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l’homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les lois de la nature et de la raison.

Article V.

Les lois de la nature et de la raison défendent toutes actions nuisibles à la société : tout ce qui n’est pas défendu par ces lois, sages et divines, ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elles n’ordonnent pas.

Article VI.

La Loi doit être l’expression de la volonté générale ; toutes les Citoyennes et Citoyens doivent concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation ; elle doit être la même pour tous : toutes les citoyennes et tous les citoyens étant égaux à ses yeux, doivent être également admissibles à toutes dignités, places et emploi publics, selon leurs capacités, et sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents.

Article VII.

Nulle femme n’est exceptée ; elle est accusée, arrêtée et détenue dans les cas déterminés par la Loi. Les femmes obéissent comme les hommes à cette Loi rigoureuse.

Article VIII.

La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une Loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée aux femmes.

Article IX.

Toute femme étant déclarée coupable, toute rigueur est exercée par la Loi.

Article X.

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales, la femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune : pourvu que ses manifestations ne troublent pas l’ordre public établi par la Loi.

Article XI.

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de la femme, puisque cette liberté assure la légitimité des pères envers les enfants. Toute Citoyenne peut donc dire librement, je suis mère d’un enfant qui vous appartient, sans qu’un préjugé barbare la force à dissimuler la vérité ; sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

Article XII.

La garantie des droits de la femme et de la citoyenne nécessite une utilité majeure ; cette garantie doit être instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de celles à qui elle est confiée.

Article XIII.

Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses de l’administration, les contributions de la femme et de l’homme sont égales ; elle a part à toutes les corvées, à toues les tâches pénibles ; elle doit donc avoir de même part à la distribution des places, des emplois, des charges, des dignités et de l’industrie.

Article XIV.

Les Citoyennes et Citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes, ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique. Les Citoyennes ne peuvent y adhérer que par l’admission d’un partage égal, non seulement dans la fortune, mais encore dans l’administration publique, et de déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée de l’impôt.

Article XV.

La masse des femmes, coalisées pour la contribution à celle des hommes, a le droit de demander compte, à tout agent public, de son administration.

Article XVI.

Toute société, dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution : la Constitution est nulle, si la majorité des individus qui composent la Nation n’a pas coopéré à sa rédaction.

Article XVII.

Les propriétés sont à tous les sexes réunis ou séparés ; elles sont pour chacun un droit inviolable et sacré ; nul ne peut en être privé comme vrai patrimoine de la nature, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

Postambule.

Femme, réveille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l’univers ; reconnais tes droits. Le puissant empire de la nature n’est plus environné de préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges. Le flambeau de la vérité a dissipé tous les nuages de la sottise et de l’usurpation. L’homme esclave a multiplié ses forces, a eu besoin de recourir aux tiennes pour briser ses fers. Devenu libre, il est devenu injuste envers sa compagne. Ô femmes ! Femmes, quand cesserez-vous d’être aveugles ? Quels sont les avantages que vous avez recueillis dans la révolution ? Un mépris plus marqué, un dédain plus signalé. Dans les siècles de corruption vous n’avez régné que sur la faiblesse des hommes. Votre empire est détruit ; que vous reste-t-il donc ? La conviction des injustices de l’homme. La réclamation de votre patrimoine, fondée sur les sages décrets de la nature ; qu’auriez-vous à redouter pour une si belle entreprise ? le bon mot du législateur des noces de Cana ? Craignez-vous que nos Législateurs Français, correcteurs de cette morale, longtemps accrochée aux branches de la politique, mais qui n’est plus de saison, ne vous répètent : femmes qu’y a-t-il de commun entre vous et nous ? Tout, auriez-vous à répondre. S’ils s’obstinaient, dans leur faiblesse, à mettre cette inconséquence en contradiction avec leurs principes ; opposez courageusement la force de la raison aux vaines prétentions de supériorité ; réunissez-vous sous les étendards de la philosophie ; déployez toute l’énergie de votre caractère, et vous verrez bientôt ces orgueilleux, non serviles adorateurs rampant à vos pieds, mais fiers de partager avec vous les trésors de l’Être suprême. Quelles que soient les barrières que l’on vous oppose, il est en votre pouvoir de les affranchir ; vous n’avez qu’à le vouloir. Passons maintenant à l’effroyable tableau de ce que vous avez été dans la société ; et puisqu’il est question, en ce moment, d’une éducation nationale, voyons si nos sages Législateurs penseront sainement sur l’éducation des femmes.

Les femmes ont fait plus de mal que de bien. La contrainte et la dissimulation ont été leur partage. Ce que la force leur avait ravi, la ruse leur a rendu ; elles ont eu recours à toutes les ressources de leurs charmes, et le plus irréprochable ne leur résistait pas. Le poison, le fer, tout leur était soumis ; elles commandaient au crime comme à la vertu. Le gouvernent français, surtout, a dépendu, pendant des siècles, de l’administration nocturne des femmes ; le cabinet n’avait point de secret pour leur indiscrétion ; ambassade, commandement, ministère, présidence, pontificat, cardinalat ; enfin tout ce qui caractérise la sottise des hommes, profané et sacré, tout a été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé.

Dans cette sorte d’antithèse, que de remarques n’ai-je point à offrir ! Je n’ai qu’un moment pour les faire, mais ce moment fixera l’attention de la postérité la plus reculée. Sous l’ancien régime, tout était vicieux, tout était coupable ; mais ne pourrait-on pas apercevoir l’amélioration des choses dans la substance même des vices ? Une femme n’avait besoin que d’être belle ou aimable ; quand elle possédait ces deux avantages, elle voyait cent fortunes à ses pieds. Si elle n’en profitait pas, elle avait un caractère bizarre, ou une philosophie peu commune, qui la portait aux mépris des richesses ; alors elle n’était plus considérée que comme une mauvaise tête : la plus indécente se faisait respecter avec de l’or ; le commerce des femmes était une espèce d’industrie reçue dans la première classe, qui, désormais, n’aura plus de crédit. S’il en avait encore, la révolution serait perdue, et sous de nouveaux rapports, nous serions toujours corrompus ; cependant la raison peut-elle se dissimuler que tout autre chemin à la fortune est fermé à la femme que l’homme achète, comme l’esclave sur les côtes d’Afrique. La différence est grande ; on le sait. L’esclave commande au maître ; mais si le maître lui donne la liberté sans récompense, et à un âge où l’esclave a perdu tous ses charmes, que devient cette infortunée ? Le jouet du mépris ; les portes même de la bienfaisance lui sont fermées ; elle est pauvre et vieille, dit-on ; pourquoi n’a-t-elle pas su faire fortune ? D’autres exemples encore plus touchants s’offrent à la raison. Une jeune personne sans expérience, séduite par un homme qu’elle aime, abandonnera ses parents pour le suivre ; l’ingrat la laissera après quelques années, et plus elle aura vieilli avec lui, plus son inconstance sera inhumaine ; si elle a des enfants, il l’abandonnera de même. S’il est riche, il se croira dispensé de partager sa fortune avec ses nobles victimes. Si quelque engagement le lie à ses devoirs, il en violera la puissance en espérant tout des lois. S’il est marié, tout autre engagement perd ses droits. Quelles lois reste-t-il donc à faire pour extirper le vice jusque dans la racine ? Celle du partage des fortunes entre les hommes et les femmes, et de l’administration publique. On conçoit aisément que celle qui est née d’une famille riche, gagne beaucoup avec l’égalité des partages. Mais celle qui est née d’une famille pauvre, avec du mérite et des vertus ; quel est son lot ? La pauvreté et l’opprobre. Si elle n’excelle pas précisément en musique ou en peinture, elle ne peut être admise à aucune fonction publique, quand elle en aurait toute la capacité. Je ne veux donner qu’un aperçu des choses, je les approfondirai dans la nouvelle édition de tous mes ouvrages politiques que je me propose de donner au public dans quelques jours, avec des notes.

Je reprends mon texte quant aux moeurs. Le mariage est le tombeau de la confiance et de l’amour. La femme mariée peut impunément donner des bâtards à son mari, et la fortune qui ne leur appartient pas. Celle qui ne l’est pas, n’a qu’un faible droit : les lois anciennes et inhumaines lui refusaient ce droit sur le nom et sur le bien de leur père, pour ses enfants, et l’on n’a pas fait de nouvelles lois sur cette matière. Si tenter de donner à mon sexe une consistance honorable et juste est considéré dans ce moment comme un paradoxe de ma part, et comme tenter l’impossible, je laisse aux hommes à venir la gloire de traiter cette matière ; mais, en attendant, on peut la préparer par l’éducation nationale, par la restauration des moeurs et par les conventions conjugales. "

 


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El Desdichado

20 Décembre 2011, 04:44am

Publié par hugo

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El Desdichado


Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l’Inconsolé,
Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie :
Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m’as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille où le Pampre à la Rose s’allie.

Suis-je Amour ou Phébus ?… Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;
J’ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène…

Et j’ai deux fois vainqueur traversé l’Achéron :
Modulant tour à tour sur la lyre d’Orphée
Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.

Gérard de Nerval

Polémique : femmes fatales à 10 ans - Élodie Bougoin et Julien Dugast Videos, séries et émissions sur M6.fr : L'émission de 66 Minutes http://www.m6.fr/emission-66_minutes/18-12-2011-66_minute

19 Décembre 2011, 23:09pm

Publié par hugo


Polémique : femmes fatales à 10 ans - Élodie Bougoin et Julien Dugast 
Le scandale a éclaté il y a un an avec une fillette de 10 ans en rouge à lèvre et talons hauts en couverture d’un grand magazine de mode. C´est une tendance en plein boom chez les petites filles : elles portent du maquillage, des soutiens-gorge rembourrés et des vêtements moulants. Elles ressemblent à des femmes sûres de leur sensualité, alors qu´elles sont encore écolières. Mais leurs modèles, comme les chanteuses Lady Gaga, Shakira ou Rihanna, sont elles aussi ultra-sexy, et les pubs de mode pour enfants sont de plus en plus suggestives. Leurs parents se retrouvent souvent un peu dépassés par leur look de séductrices. Enquête sur une tendance qui soulève la polémique.

Videos, séries et émissions sur M6.fr : L'émission de 66 Minutes http://www.m6.fr/emission-66_minutes/18-12-2011-66_minutes-32449648.html#ixzz1h1MttMX2

http://www.m6.fr/emission-66_minutes/18-12-2011-66_minutes-32449648.html

Polémique : femmes fatales à 10 ans - Élodie Bougoin et Julien Dugast 

Videos, séries et émissions sur M6.fr : L'émission de 66 Minutes http://www.m6.fr/emission-66_minutes/18-12-2011-66_minutes-

32449648.html#ixzz1h1NQmUhr

 

PAS DE VIDEO POUR L INSTANT DONC DES QUE JE LAURAIS OU DES QUE VOUS LA VOYEZ DITE LE MOI MERCI 

LIVRES SUR LA LANGUES DES SIGNES LSF

16 Décembre 2011, 23:35pm

Publié par hugo

LIVRES SUR LA LANGUES DES SIGNES  LSF 

 

1 ) DICTIONNAIRE 1200 SIGNES  ( 26 euros)

     LA LANGUES DES SIGNES 

     EDTION REVISEE 

     FRANCAIS - LSF

     EDTION MONICA COMPAGNYS

 

 

2 )LE POCHE ( 26 euros )

    DICTIONNAIRE LSF / BILINGUES 

    EDTIONS IVT 

 

 

3 ) EXPRESSIONS EXCLAMATIVES LSF 

     EDTIONS MONICA COMPAGNYS 

     AH BON  

 

 

moi je prefere le premiers qui ma lair mieux fait 

a vous de voir maintenant  

 

 

4 ) 

Le courant « pro-vie » de l’UMP fait des petits chez les Jeunes Pop

14 Décembre 2011, 06:57am

Publié par hugo

 

Le courant « pro-vie » de l’UMP fait des petits chez les Jeunes Pop

Comme si les homophobes de la République, les racistes et les xénophobes ne suffisaient pas, un nouveau lobby, intégriste celui-la, s’est constitué au sein de la majorité gouvernementale : « les jeunes pop provie ».

Encore une fois les quelques tentatives des rares républicains adhérents de l’UMP apparaissent comme un écran de fumée pour cacher les pires attaques réactionnaires et obscurantistes contre les droits et les libertés de chacun.

On connaissait déjà trop bien les députés proposant de rembourser les moyens de contraception plutôt que l’avortement ou les messes en plein-air organisées chaque automne sur le parvis de la cathédrale de Bordeaux en souvenir des avortements passés. L’obscurantisme et le machisme n’ont visiblement pas d’âge ni de honte quand il s’agit de limiter le droit des femmes à disposer librement de leur corps.

Voici désormais les jeunes anti-avortement qui font leur apparition via twitter avec le compte « Jeunes UMP Pro-Vie » (@JeunesUMPproVie).

S’ils se revendiquent comme un courant laïc, ces jeunes militants sont évidemment partie intégrante du lobby catholique « pro-vie ». Ils appellent ainsi les étudiants parisiens à se rendre à une messe organisée à Notre-Dame, retwittent des comptes comme celui des « Etudiants Pro Vie » (@etudiantsprovie), de « ripostecatholique » (@ripostcatholiq) ou encore du Président des Jeunes du Parti Chrétien Démocrate (@maxencepoumaere). Et souhaitent également à leurs followers une « Bonne fête de la Toussaint à toutes et tous dans le souvenir de nos très chers défunts » tout en dénonçant pêle-mêle la transsexualité et la faiblesse de Luc Châtel concernant la mention des familles homoparentales dans les livres scolaires.

Revendiquant leur attachement à l’aile droite de l’UMP, ils estiment qu’ « il y a deux types de jeune pop, ceux qui sont de « gauche » (pro-lancar) et ceux qui sont de droite (UNI, Droite pop, etc) » résumant ainsi le clivage de plus de plus en plus profond au sein même de l’UMP.

A cinq mois de l’élection présidentielle, c’est sur cet attelage de plus en plus disparate que Nicolas Sarkozy pourra compter durant sa campagne avec un enjeu de taille : le vote des catholiques traditionalistes et autres militants « pro-vie » qui pourraient, au premier tour, être séduits par les candidatures de Christine Boutin voire de Marine Le Pen. Un enjeu qui pourrait bien conduire le candidat de l’UMP à faire de plus en plus concessions à son aile droite au mépris du progrès et de la liberté.

Préparez le changement: restez informés!

L'Internationale

14 Décembre 2011, 06:45am

Publié par hugo


 
L'Internationale 
USA España England Italia Dänmark Suomi Polski Holland Russia Portugal China Turkey 


Melody - 750KB AU - Pierre Degeyter
The "Internationale" was written in Paris, in June of 1871 by Eugène Pottier, who was born in Paris in 1816 and died in 1887. He was a member of the International and of the Central Committee of the Commune. He was condemned to death in May of 1873, but sentence was never carried out as he took refuge in America. The song was published in Chants Révolutionnaires (1887), and dedicated to Gustave Lefrançais, member of the Commune.


Eugène Pottier (1816-1887)

Chorus:
C'est la lutte finale:
Groupons-nous, et demain,
L'Internationale
Sera le genre humain.
C'est la lutte finale:
Groupons-nous, et demain,
L'Internationale
Sera le genre humain.

1. Debout! les damnés de la terre!
Debout! les forçats de la faim!
La raison tonne en son cratère,
C'est l'éruption de la fin.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout! debout!
Le monde va changer de base:
Nous ne sommes rien, soyons tout!
Chorus:

2. Il n'est pas de sauveurs suprêmes:
Ni Dieu, ni César, ni tribun,
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes!
Décrétons le salut commun!
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l'esprit du cachot,
Soufflons nous-memes notre forge,
Battons le fer quand il est chaud!
Chorus:

3. L'État comprime et la loi triche;
L'Impôt saigne le malheureux;
Nul devoir ne s'impose au riche;
Le droit du pauvre est un mot creux.
C'est assez languir en tutelle,
L'Égalité veut d'autres lois;
"Pas de droits sans devoirs," dit-elle,
"Égaux, pas de devoirs sans droits!"
Chorus:

4. Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail:
Dans les coffres-forts de la bande
Ce qu'il a créé s'est fondu.
En décrétant qu'on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.
Chorus:

5. Les rois nous soûlaient de fumées,
Paix entre nous, guerre aux tyrans!
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l'air et rompons les rangs!
S'ils s'obstinent, ces cannibales,
A faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.
Chorus:

6. Ouvriers, paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs;
La terre n'appartient qu'aux hommes,
L'oisif ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent!
Mais, si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins, disparaissent,
Le soleil brillera toujours!
Chorus:


 

April of 1892 an anarchist journal
published a version
with a few slight changes.
3. L'État comprime et la loi triche;
L'Impôt saigne le malheureux;
Nul devoir ne s'impose au riche;
Le droit du pauvre est un mot creux.
C'est assez languir en tutelle,
L'Égalité n'a pas de lois;
"Je n'en reconnais plus," dit-elle,
"Égaux, nous n'avons que des droits!"

Chorus:
Fiers compagnons, c'est la lutte finale;
En liberté, groupons-nous et demain,
N'ayons qu'un but: l'Internationale
Pour affranchir, enfin, le genre humain. 


UNITED STATESArise, you prisoners of starvation!
Arise, you wretched of the earth!
For justice thunders condemnation.
A better world's in birth.
No more tradition's chains shall bind us.
Arise, you slaves, no more in thrall!
The earth shall rise on new foundations.
We have been naught, we shall be all.
'Tis the final conflict;
Let each stand in his place.
The international working class
Shall be the human race. 
SPANISHArriba, parias de la tierra!
En pié, famélica legión!
Los proletarios gritan: Guerra!
Guerra hasta el fin de la opresión.
Borrad el rastro del pasado!
Arriba, esclavos, todos en pié!
El mundo va a cambiar de base.
Los nada de hoy todo han de ser.
Agrupémonos todos,
En la lucha final.
El género humano
Es la Internacional. 
ITALIANCompagni avanti, il gran Partito
noi siamo dei lavorator.
Rosso un fiore in petto ci è fiorito,
una fede ci è nata in cuor.
Noi non siamo più nell'officina,
entro terra, nei campi, in mar
la plebe sempre all'opra china
senza ideali in cui sperar.
Su, lottiamo! l'ideale nostro fine sarà
l'Internazionale futura umanità.

Un gran stendardo al sol fiammante
dinanzi a noi glorioso va,
noi vogliam per esso siano infrante
le catene alla libertà.
Che giustizia alfin venga, vogliamo:
non più servi, non più signor:
fratelli tutti esser dobbiamo
nella famiglia del lavor.
Su, lottiamo! l'ideale nostro fine sarà
l'Internazionale futura umanità.

Lottiam, lottiam, la terra sia
di tutti uguale proprietà
più nessuno nei campi dia
l'opra ad altri che in ozio sta.
E la macchina sia alleata,
non nemica ai lavorator;
così la vita rinnovata
all'uom darà pace ed amor.
Su, lottiamo! l'ideale nostro fine sarà
l'Internazionale futura umanità.

Avanti, avanti, la vittoria
è nostra e nostro è l'avvenir;
più civile e giusta la storia
un'altra era sta per aprir.
Largo a noi, all'alta battaglia
noi corriamo per l'Ideal:
via, largo, noi siam la canaglia
che lotta pel suo Germinal
Su, lottiamo! l'ideale nostro fine sarà
l'Internazionale futura umanità. 
DANISHRejs Jer! Fordomte her paa Jorden!
Rejs dig, du Sultens Slavehaer!
I Rettens Krater buldrer Torden,
Nu er det sidste Udbrud maer!
Bryd kun Fortids more Mur i Stykker.
Slaveskarer, der er kaldt!
Snart Verdens Grundvold sig forrykker,
Fra Intet da vi bliver Alt!
Vaagn til Kamp af jer Dvale,
Til den allersidste Dyst;
--- og Internationnale
Slaar Bro fra Kyst til Kyst. 
SWEDISHUpp trälar uti alla stater,
som hungern bojor lagt uppå.
Det dånar uti rättens krater,
snart skall utbrottets timma slå.
Störtas skall det gamla snart i gruset.
Slav stig upp för att slå dig fri.
Från mörkret stiga vi mot ljuset,
från intet allt vi vilja bli.

Refrain:
Upp till kamp emot kvalen!
Sista striden det är,
ty Internationalen
åt alla lycka bär.
Upp till kamp emot kvalen!
Sista striden det är,
ty Internationalen
åt alla lycka bär.

I höjden räddarn vi ej hälsa,
ej gudar, furstar stå oss bi.
Nej, själva vilja vi oss frälsa
och samfälld skall vår räddning bli.
För att kräva ut det stulna, bröder,
och för att slita andens band,
vi smida medan järnet glöder
med senig arm och kraftig hand.
Refrain:

I sin förgudning avskyvärda,
månn' guldets kungar nå'nsin haft
ett annat mål än att bli närda
av proletärens arbetskraft?
Vad han skapat under nöd och vaka
utav tjuvar rånat är,
när folket kräver det tillbaka,
sin egen rätt det blott begär.
Refrain:

Båd' stat och lagar oss förtrycka,
vi under skatter digna ner.
Den rike inga plikter trycka,
den arme ingen rätt man ger.
Länge nog som myndlingar vi böjt oss,
jämlikheten skall nu bli lag.
Med plikterna vi hitills nöjt oss.
Nu taga vi vår rätt en dag.
Refrain:

Till krigets slaktande vi dragits,
vi mejats ner i jämna led.
För furstars lögner har vi slagits,
nu vill vi skapa evig fred.
Om de oss driver dessa kannibaler,
mot våra grannar än en gång,
vi skjuter våra generaler
och sjunger broderskapets sång.
Refrain:

Arbetare, i stad på landet,
en gång skall jorden bliva vår.
När fast vi knyta brodersbandet,
då lättingen ej råda får.
Många rovdjur på vårt blod sig mätta
men när vi nu till vårt försvar,
en dag en gräns för dessa sätta,
skall solen stråla mera klar.
Refrain:

Regeringarna oss förtrycka
slå ned tyrannerna giv fred!
Med värnpliktsstrejken skola vi rycka
just deras bästa vapen ned!
Komma mot oss sen de kannibaler
stå vi alla så som en,
och deras morska generaler
från ståt och makt skall plockas ren.

Upp till kamp emot kvalen!
Sista stiden det är,
ty Internationalen
åt alla lycka bär.
Upp slå ned allt det gamla,
tålamodet är slut!
För frihet vi oss samla,
förgöra våldets krut!
 
HOLLANDOntwaakt, verworpenen der aarde
Ontwaakt, verdoemd' in hongersfeer
Reedlijk willen stroomt nu over d'aarde
En die stroom rijst al meer en meer.
Sterft gij oude vormen en gedachten
Slaaf-geborenen ontwaakt, ontwaakt!
De wereld steunt op nieuwe krachten;
Begeerte heeft ons aangeraakt.
Makkers, ten laatsten male
Tot den strijd ons geschaard
En de internationale
Zal morgen heerschen op aard'! 
PORTUGESEDe pé, ó vítimas da fome,
De pé, famélicos da terra
Da idéia a chama já consome
A crosta bruta que a soterra
Cortai o mal bem pelo fundo
De pé, de pé, não mais senhores
Se nada somos em tal mundo
Sejamos tudo, ó produtores

Refrain:
|: Bem unidos façamos
   Desta luta final
   Uma terra sem amos
   A Internacional. :|
 


TURKEYUyan artik uykudan, uyan
Uyan esirler dunyasi
Zulme karsi hincimiz volkan
Kavgamiz olum dirim kavgasi

Mazi ta kokunden silinsin
Biz baska dunya isteriz
Bizi hice sayanlar bilsin
Bundan sonra hersey biziz

Refrain:
|: Bu kavga en sonuncu
   kavgamizdir artik
   Enternasyonalle
   kurtulur insanlýk :|

Hem fabrikalar hem de toprak
Hersey emekcinin mali
Asalaklara tanimayizhak
Hersey emegin olmali
Cellatlarin doktukleri kan
Bir gun onlari bogacak
Ve kan denizinin ortasinda
Kizil bir gunes dogacak
Refrain: