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LIVRES SUR LES FEMMES BATTUES ET VIOLEES

23 Février 2011, 05:17am

Publié par hugo

LIVRES SUR LES FEMMES BATTUES ET VIOLEES

1 ) EN CHEMIN ELLE RACONTRE
     LES ARTISTES SE MOBILISENT CONTRE
     LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES
     DES RONDS DANS L O
    AMNESTY INTERNATIONAL

2 ) VIOLENCE FEMINI PLURIEL
     LES VIOLENCES ENVERS LES FEMMES
     DANS LE MONDE CONTEMPORAIN
     ELSA FAYNER
     LIBRIO n° 680
    DOC

3 ) LES VIOLENCES CONTRE LES FEMMES
     MARYSE JASPARD
     COLLECTION REPERE N° 424
      LA DECOUVERTE  N° 424
      SOCIOLOGIE

4 )  J APPELLE PAS CA DE L AMOUR
       LA VIOLENCE DANS LES RELATIONS AMOUREUSES
        FEMMES
      AGNES BOUSSUGE /  ELISE THIEBAUT /
      PLANING FAMILIAL
      SYROS

5  )  LES VIOLENCES CONJUGALES
       KATHY SOUFFRON
      LES ESSENTIELS MILAN N°167

6 )  FEMMES SOUS EMPRISE
      LES RESSORTS DE LA VIOLENCE DANS LE COUPLE
       MARIE FRANCE HIRIGOYEN
       POCKET N° 12834

7 )  LES DROITS DES FEMMES
       L INEGALITES EN QUESTION
     CLEMENTINE AUTAIN
     LES ESSENTILS MILAN N° 228

8 ) FEMMES EN POLITIQUES
    CATHERINE ACHIN /  SANDRINE LEVEQUE
     COLLECTION REPERE N° 455
     LA DECOUVERTE N°455
     SCIENCE POLITIQUE DROITS
   
9 ) LA PARITE
    QUE SAIS JE  N° 3795
    REJANE SENAC SLAWINSKI
    PUF N°3795

10 ) DECLARATION DES DROITS DE LA FEMME ET DE LA
      CITOYENNE
      OLYMPE DE GOUGE 
      MILLE ET UNE NUIT N° 416

________________________________________________________________

( MISE A JOUR LE 17 / 09/ 2012)

 

11 ) LA FABRIQUE DU FEMINISME 

      TEXTES ET ENTRETIENS 

       GENEVIEVE FRAISSE 

       LE PASSAGER CLANDESTIN 

 

 

12 ) PENSER LA VIOLENCE DES FEMMES 

       COLINE CARDI 

       GENEVIEVE PRUVOST

        LA DECOUVERTE 

 

13 ) FRAPPER N EST PAS AIMER 

       ENQUETE SUR LES VIOLENCE CONJUGALES EN FRANCE 

       NATHACHA HENRY 

        DENOEL IMPACT 

 

 

14 )LE FEMINISME EN MOUVEMENT 

      DES ANNEES 1960 A LERE NEOLIBERALE

      LA DECOUVERTE POLITIQUE ET SOCIETE 

      NANCY FRASER 

 

 

15 ) CONTRE LES PUBLICITES SEXISTES 

       SOPHIE PIETRUCCI , CHRIS VIENTIANE ET AUDE VINCENT 

        EDITION L ECHAPPE 

LIVRES SUR LES FEMMES ET LEUR HISTOIRES

23 Février 2011, 05:16am

Publié par hugo

3     LIVRES SUR LES FEMMES ET LEUR HISTOIRES  3

1 ) DECLARATION DES DROITS DE LA FEMME ET DE LA CITOYENNE
     OLYMPE DE GOUGE
     COLLECTION MILL ETUNE NUITS N° 416

2 ) LES DROITS DES FEMMES
     L INEGALITE EN QUESTION
     LES ESSNETIELS MILAN
     CLEMENTINE AUTAIN N°228


3 )  LE DROIT DES FEMMES
      EVELYNE PISIER
      COLLECTION DALLOZ

4 ) PAROLES DE FEMMES
     LA LIBERTE DU REGARD
     SOUS LA DIRECTION DE JEAN PIERRE GUENO
      RADIO FRANCE
      LIBRIO N° 848

5 )  GRANDE VOIX DU FEMINISME
     ANTHOLOGIE PRESENTEE PAR NICOLE PELLEGRIN
    LES LIVRES QUI ONT CHANGER LE MONDE
   LE MONDE FLAMMARION N° 23


6 ) VIOLENCES FEMININ PLURIEL
     LES VIOLENCES ENVERS LES FEMMES DANS LE MONDE CONTEMPORAIN
    DOCUMENT INEDIT
    LIBRIO N° 680

7 ) FEMMES
     TALISMA NASREEN
     POEME D AMOUR ET DE COMBAT N° 514 (LIBRIO )

8  )  EN CHEMIN
       ELLE RENCONTRE 
       LES ARTISTES SE MOBILISENT CONTRE LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES
      DES RONDS DANS L O
      AMNESTY INTERNATIONAL

9  )  ALLEZ LES FEMMES
       UNE BREVE HISTOIRE DU PS ET DE QUELQUE ABSENTE
       YVETTE ROUDY
       COLLECTION LE BORD DE L EAU EDITION      

10 ) LOUISE MICHEL
      LA COMMUNE HISTOIRE ET SOUVENIRS
      LA DECOUVERTE / POCHE N°65

11 ) LE GUIDE DU RESPECT
      FILLES ET GARCONS
      NI PUTE NI SOUMISES
      COLLECTION LE CHERCHE MIDI

12 ) PHOTOGRAPHE DOROTHEA LANGE
      COLLECTION PHAIDON

13 ) J APELLE PAS CA DE L AMOUR
       LA VIOLENCE DANS LES RELATIONSS AMOUREUSES
       FEMMES / LE PLANING FAMILLIAL
       AGNES BOUSSUGE ET ELISE THIEBAUT
       COLLECTION SYROS

14 ) LES FEMMES ET L AMOUR
       FRANCE CULTURE
       JEROME CLEMENT
       COLLECTION STOCK

15 ) LE CONFLIT
      LA FEMME ET LA MERE
     COLLECTION FLAMMARION
     ELISABETH BADINTER
       
16 ) FEMMES EN POLITIQUE
       COLLECTION REPERES
       LA DECOUVERTE N° 455
       SCIENCE POLITIQUE DROIT

17 ) LES VIOLENCES CONTRE LES FEMMES
     COLLECTION REPERES N° 424
     SOCIOLOGIE / LA DECOUVERTE

18 ) LE LIVRE NOIR DE LA CONDITION DES FEMMES
      DIRIGE PAR CHRISTINE OCKRENT
      COLLECTION XO EDITION

19 ) LE MANIFESTE DE L EGALITE
       ESSAIE SUIVI D UNE PETIE ANTHOLOGIE
       DE GRAND TEXTES SUR L EGALITE
       EDITION BERENICE
      MICHAEL PARAIRE
    
  
20 ) ROSA LA VIE
      LETTRE DE ROSA LUXEMBOURG
      TEXTE CHOISIS PAR ANOUCK GRINBERG
     FRANCE CULTURE
     LES  EDITIONS DE L ATELIER

21 ) pre textes de femmes (cd )
       la fabricca cd1  n° 40606

22 ) LE LIVRE NOIR DE LA CONDITION DES FEMMES
      DIRIGE PAR CHRISTINE OCHKENT
      DOCUMENT
      COLLECTION POINT N°P1625

23 ) ATLAS DES FEMMES DANS LE MONDE
       JONI SEAGER
        LA REALITE DE LEUR CONDITIONS DE VIE
        EDITION AUTREMENT / LE MEMORAIL DE CAEN

24 )  NI PUTES NI SOUMISES
        FADELA AMARA
        AVEC LA COLLABORATION DE SYLVIA ZAPPI
        COLLECTION LA DECOUVERTE

26 )  UNE FEMME ENGAGEE
        SIMONE DE BEAUVOIR
        EDITION DU JASMIN
       ECRIT PAR MARIANNE STJEPANOVIC  PAULY

27 ) LA PARITE
       QUE SAIS JE
        REJANE SENAC SLAWINSKI
       COLLECTON PUF N° 3795

28  ) FEMMES SOUS EMPRISE
        LES RESSORTS  DE LA VIOLENCE DANS LE COUPLE
        MARIE  FRANCE HIRIGOYEN
        COLLECTION POCKET N° 12834

29 ) HISTOIRE DES FEMMES DANS LA  COMMUNE DE PARIS
       GERALD DITMAR
       EDITION EDITMAR

30)  LIBERTE ,SEXUALITE, FEMINISME
       MOUVEMENT FRANCAIS POUR LE PLANING FAMILLIAL
       50 ANS DE COMBAT DU PLANING POUR LES DROIT DES FEMMES
        COLLECTION LA DECOUVERTE

31)  LOUISE MICHEL
       MEMOIRES
       COLLECTION FLIBUSTE

32)  LOUISE MICHEL (1830 1905 )
      GERALD DITMAR
      EDITION EDITMAR  HISTOIRE

33) LES FEMMES ET LEUR HISTOIRE
      GENEVIEVE FRAISSE
     FOLIO HISTOIRE N° 90

34 )  BANDE DESSINEE DE FEMMES
        TITRE AYA DE YOPOUGON
        MARGUERITE ABOUET  CLEMENT OUBRERIE
        COLLECTION GALLIMARD  BAYOU
        PLUSIEUR N° 1-2-3-4-5-6-7-8-9-

35 )  ELLES SONT 300.000
        CHAQUE ANNEE
        DISCOURS DE SIMONE VEILL
        POUR LE DROIT A L AVORTEMENT
       26 NOVEMBRE 1974
     SUIVI DE ACCEDER A LA MATERNITE
     VOLONTAIRE
     DISCOURS DE LUCIEN NEUWIRTH
    1 JUILLET 1974
     POINT P 2246  
     
36 ) LA DOMINATION MASCULINE
      PIERRE BOURDIEU
      ESSAI / POINTS 483 

LOUISE MICHEL

23 Février 2011, 05:10am

Publié par hugo

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Louise Michel

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Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Louis Michel.
Louise Michel
Louise Michel, gravure de Néraudan
Louise Michel, gravure de Néraudan

Naissance 29 mai 1830
Vroncourt-la-Côte
Décès 29 janvier 1905 (à 74 ans)
Marseille
Nationalité Drapeau : France France
Profession(s) Institutrice

Louise Michel, née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte (Haute-Marne) et morte le 9 janvier 1905 à Marseille, alias « Enjolras », est une militante anarchiste et l’une des figures majeures de la Commune de Paris. Première à arborer le drapeau noir, elle popularise celui-ci au sein du mouvement anarchiste.

Préoccupée très tôt par l'éducation, elle enseigne quelques années avant de se rendre à Paris en 1856. Là, à 26 ans, elle développe une activité littéraire, pédagogique, politique et activiste importante et se lie avec plusieurs personnalités révolutionnaires blanquistes du Paris des années 1860. En 1871, elle participe activement aux événements de la Commune de Paris, autant en première ligne qu'en soutien. Capturée en mai, elle est déportée en Nouvelle-Calédonie où elle s'éveille à la pensée anarchiste. Elle revient en France en 1880, et, très populaire, elle multiplie les manifestations et réunions en faveur des prolétaires. Elle reste surveillée par la police et est emprisonnée à plusieurs reprises, mais poursuit inlassablement un activisme politique important dans toute la France jusqu'à sa mort à l'âge de 74 ans.

Elle représente encore aujourd'hui une personnalité influente dans la pensée révolutionnaire et anarchiste.

Sommaire

[masquer]

Biographie[modifier]

Jeunesse[modifier]

Louise Michel est née le 29 mai 1830 en Haute-Marne au château de Vroncourt : fille du châtelain Étienne-Charles Demahis, ou plus vraisemblablement de son fils Laurent Demahis[1], et de sa servante, Marie-Anne Michel[2]. Elle grandit dans la famille des parents d'Étienne-Charles Demahis, qu’elle appelle ses grand-parents, et où elle semble avoir été heureuse, faisant preuve, très jeune, d'un tempérament altruiste. Elle reçoit une bonne instruction et une éducation libérale, lisant Voltaire et Rousseau[3].

À partir de 1851, elle poursuit des études à Chaumont[4] où elle échoue le 1er septembre au brevet de capacité permettant d’exercer la profession de « sous-maîtresse » (on dirait institutrice aujourd'hui), brevet qu'elle obtient finalement le 25 mars 1852 à Versailles. En septembre 1852, à 22 ans, elle crée une école libre à Audeloncourt où elle enseigne durant une année avant de se rendre à Paris[4].

Fin 1854, elle ouvre une école à Clefmont et n'enseigne, là aussi, que durant une année[4].

À Paris[modifier]

En 1856, elle vient s’installer à Paris où elle enseigne dans le quartier du Château-d’Eau, dans la pension de madame Voillier avec laquelle elle entretient des rapports quasi-filiaux[1]. Commence alors pour elle une période d’activité intense. Pendant les quinze ans qui suivent, elle poursuit régulièrement son activité d'enseignante. En 1865, elle ouvre une école (un externat) au 24 rue Houdon, puis un autre cours rue Oudot en 1868[4]. Elle se montre favorable à des idées très nouvelles comme des écoles professionnelles et des orphelinats laïcs.

Intéressée par la littérature, elle publie plusieurs textes, et notamment des poèmes, qu'elle signe sous le pseudonyme d'Enjolras[5]. Elle aurait probablement aimé vivre de sa plume, si les temps le lui avaient permis. Dès le mois d’août 1851, elle aurait rencontré Victor Hugo[6], un des personnages les plus célèbres et les plus respectés de l'époque. Elle entretient avec lui une correspondance de 1850 à 1879[3], et lui adresse quelques poèmes. Louise est entièrement sous le charme[7]. On prétend même qu’il lui aurait donné une enfant, Victorine, placée en nourrice à sa naissance[6] ; cette hypothèse reste cependant très discutée. Victor Hugo la dépeint telle « Judith la sombre Juive » et « Aria la Romaine » dans son poème Viro Major, femmes aux destins exceptionnels et tragiques.

Elle s'introduit dans les milieux révolutionnaires et rencontre à cette époque Jules Vallès, Eugène Varlin, Raoul Rigault et Émile Eudes, collabore à des journaux d’opposition comme Le Cri du peuple[8]. En 1862, elle devient sociétaire de l’Union des poètes[4] ; en 1869, elle est secrétaire de la Société démocratique de moralisation, ayant pour but d’aider les ouvrières[3]. À cette époque, Louise est blanquiste, c’est-à-dire adepte du mouvement révolutionnaire et républicain socialiste fondé par Auguste Blanqui[1].

En août 1870, à 40 ans, en pleine guerre franco prussienne, elle manifeste contre l'arrestation des blanquistes Eudes et Brideau[4]. En septembre, après la chute de l'Empire, elle participe au Comité de vigilance des citoyennes du XVIIIe arrondissement de Paris dont elle est élue présidente ; elle y rencontre Théophile Ferré[4] frère de Marie Ferré, dont elle tombe passionnément amoureuse[1]. Dans Paris affamé, elle crée une cantine pour ses élèves. Elle rencontre Georges Clemenceau, maire de Montmartre. On assiste alors à d’étonnantes manifestations : femmes, enfants, gardes fédérés entourent les soldats qui fraternisent avec cette foule joyeuse et pacifique. Louise Michel fait alors partie de l’aile révolutionnaire la plus radicale aux côtés des anarchistes, et pense qu’il faut poursuivre l’offensive sur Versailles pour dissoudre le gouvernement d’Adolphe Thiers qui n’a alors que peu de troupes. Elle est même volontaire pour se rendre seule à Versailles et tuer Thiers[9]. Elle n’est pas suivie et le projet avorte.

La Commune[modifier]

À quarante ans, membre du Comité de vigilance de Montmartre, Louise est très active lors de la Commune de Paris. Selon une anecdote fameuse, le 22 janvier 1871, en habit de garde nationale, elle fait feu sur l'Hôtel-de-Ville[4]. Propagandiste, garde au 61e bataillon de Montmartre, ambulancière, et combattante, elle anime aussi le Club de la Révolution à l'église Saint-Bernard de la Chapelle[1]. Elle rencontre à cette occasion le maire du 18e, Clemenceau. Les 17 et 18 mars, elle participe activement à l'affaire des canons de la garde nationale sur la butte Montmartre[4].

En avril-mai, lors des assauts versaillais contre la Commune, elle participe aux batailles de Clamart, Issy-les-Moulineaux, Neuilly[4]. Sur la barricade de Clignancourt, en mai, elle participe au combat de rue dans lequel elle tire ses derniers coups de feu ; elle se rend pour faire libérer sa mère, arrêtée à sa place[8]. Elle assiste alors aux exécutions et voit mourir ses amis, parmi lesquels son ami Théophile Ferré (exécuté avec l’ancien ministre de la Guerre de la Commune, Louis Rossel), auquel elle fait parvenir un poème d’adieu : Les Œillets rouges. Elle réclame la mort au tribunal, et c’est sans doute en l’apprenant que Victor Hugo lui dédie son poème Viro Major. Entre 1871 et 1873, elle passe vingt mois en détention à l'abbaye d'Auberive (transformée en prison) et se voit condamnée à la déportation[1]. C’est le temps où la presse versaillaise la nomme la Louve avide de sang ou la Bonne Louise[10].

La déportation[modifier]

Louise Michel à Nouméa

Embarquée sur le Virginie en août 1873 pour être déportée en Nouvelle-Calédonie[4], elle chante avec d’autres communards Le Temps des cerises en regardant s’éloigner la côte,[réf. nécessaire] elle arrive sur l’île après quatre mois de voyage. À bord, elle fait la connaissance de Henri Rochefort, célèbre polémiste, et de Nathalie Lemel, elle aussi grande animatrice de la Commune ; c’est sans doute au contact de cette dernière que Louise devient anarchiste. Elle reste sept années en Nouvelle-Calédonie, refusant de bénéficier d’un autre régime que celui des hommes[1]. Elle crée le journal Petites Affiches de la Nouvelle-Calédonie et édite Légendes et chansons de gestes canaques[11]. Elle cherche à instruire les autochtones kanaks et, contrairement à certains Communards qui s’associent à leur répression, elle prend leur défense lors de leur révolte, en 1878[1]. Elle obtient l’année suivante l’autorisation de s’installer à Nouméa et de reprendre son métier d’enseignante, d’abord auprès des enfants de déportés, puis dans les écoles de filles.

Le Tigre Clemenceau, qui lui vouait une grande admiration, continuait de lui écrire durant sa déportation et lui adressait des mandats.

Retour en France[modifier]

De retour à Paris le 9 novembre 1880, elle est chaleureusement accueillie par la foule. Elle y reprend son activité d’infatigable militante, donnant de nombreuses conférences, intervenant dans les réunions politiques. Deux mois après son retour, elle commence à faire publier son ouvrage La Misère sous forme de roman feuilleton, qui remporte un vif succès[11].

Elle ne prend que médiocrement part à l’agitation provoquée par l’affaire Dreyfus (s’agissant pour elle de protéger le « frère » Henri Rochefort, ici attaqué), mais se réclame jusqu’à sa mort du mouvement anarchiste. C’est le 18 mars 1882, lors d’un meeting salle Favié à Paris, que Louise Michel, désirant se dissocier des socialistes autoritaires et parlementaires, se prononce sans ambigüité pour l’adoption du drapeau noir par les anarchistes (socialistes libertaires), « Plus de drapeau rouge mouillé du sang de nos soldats. J’arborerai le drapeau noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions[12] ».

Ce nouvel engagement est bientôt concrétisé par l’action : le 9 mars 1883, elle mène aux Invalides, avec Émile Pouget, une manifestation au nom des « sans-travail » qui dégénère rapidement en pillages de trois boulangeries[4] et en affrontement avec les forces de l’ordre. Louise, qui se rend aux autorités quelques semaines plus tard, est condamnée en juin à six ans de prison assortis de dix années de surveillance de haute-police, pour « excitation au pillage »[13]. En janvier 1886, le président de la République, Jules Grévy, la gracie[14]. Pourtant dès août, elle est de nouveau emprisonnée pour quatre mois à cause d'un discours prononcé en faveur des mineurs de Decazeville, aux côtés de Jules Guesde, Paul Lafargue et Susini. Refusant de faire appel, elle est finalement relâchée en novembre suite à une remise de peine[4].

Attentat contre Louise Michel en 1888

En janvier 1887, elle se prononce contre la peine de mort, en réaction à la peine capitale à laquelle vient d'être condamné son ami Duval[8]. Le 22 janvier 1888, après avoir prononcé dans l'après-midi un discours au théâtre de la Gaîté du Havre, elle est attaquée dans la soirée à la salle de l'Élysée par le « chouan » Pierre Lucas qui lui tire deux coups de pistolet ; blessée à la tête, elle refuse de porter plainte contre son agresseur[8].

En avril 1890, Louise Michel est arrêtée à la suite d'un discours qu'elle a prononcé à Saint-Étienne et de sa participation à un meeting qui entraîna de violentes manifestations à Vienne. Un mois plus tard, elle refuse sa mise en liberté provisoire, car ses co-inculpés restent en prison. Elle finit par tout casser dans sa cellule, un médecin demande alors son internement comme « folle ». Le gouvernement, qui craint des histoires, s'y oppose. Elle a alors 60 ans. Finalement, elle est libérée et quitte Vienne pour Paris le 4 juin[4]. En juillet, Louise se réfugie à Londres où elle gère une école libertaire pendant quelques années. À son retour le 13 novembre 1895, elle est accueillie par une manifestation de sympathie à la gare Saint-Lazare[4].

Pendant les dix dernières années de sa vie, Louise Michel, devenue une grande figure révolutionnaire et anarchiste, multiplie les conférences à Paris et en province, accompagnées d'actions militantes et ce malgré sa fatigue ; en alternance, elle effectue des séjours à Londres en compagnie d'amis. En 1895, elle fonde le journal Le Libertaire en compagnie de Sébastien Faure[8]. Le 27 juillet 1896, elle assiste à Londres au congrès international socialiste des travailleurs et des chambres syndicales ouvrières[4]. Très surveillée par la police, elle est plusieurs fois arrêtée et emprisonnée, et condamnée à six ans d’incarcération et libérée au bout de trois sur intervention de Clemenceau, pour revoir sa mère sur le point de mourir[1].

Quelques mois avant sa mort, d'octobre à décembre 1904, Louise Michel alors âgée de 74 ans, se rend en Algérie avec Ernest Girault pour une tournée de conférences.

Elle meurt en janvier 1905 à Marseille chez son amie Mme Légier, qui l'avait déjà accueillie l'année précédente. Après une série de conférences données dans les Alpes, elle a pris froid à Sisteron, ce qui a aggravé la bronchite chronique dont elle souffre depuis des années. Le Dr Berthelot de Toulon juge son état alarmant et le Dr Dufour de Marseille conclura à une pneumonie. Le matin du 21 janvier, ses funérailles drainent à Paris une foule de plusieurs milliers de personnes[3]. De nombreux orateurs prirent la parole et, parmi eux, le Vénérable de la Loge de la Fraternité Universelle[1]. Insignes et emblèmes maçonniques fleurirent sur sa tombe au cimetière de Levallois-Perret, de sorte que l’anarchiste Sébastien Faure fit observer qu’elle n’avait jamais appartenu à aucune association, pas même anarchiste, puisque ce mouvement n’était pas encore structuré en fédération[1]. Un témoin oculaire, André Lorulot, affirme cependant qu’elle avait donné son adhésion à l’Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain » fondé en 1893[15]. Sur la proposition de Madeleine Pelletier, elle y fut invitée, un an avant sa mort, y prononça un discours de réception, n’y fut pas « initiée » mais en quelque sorte cooptée le 20 juillet 1904, les membres de ladite loge s’estimant honorés par son acquiescement à leur requête et retenant que son action la dispensait du rite d’initiation. Quand on lui demanda pourquoi elle ne s’y était jamais présentée, elle répondit : « Il y a longtemps que j'aurais été des vôtres si j'eusse connu l'existence de loges mixtes, mais je croyais que, pour entrer dans un milieu maçonnique, il fallait être un homme[16]. »

Influence[modifier]

Mémoire[modifier]

Jusqu’en 1916, une manifestation a lieu chaque année sur la tombe de Louise Michel, située à Levallois-Perret[8].
En 1946, ses restes sont déplacés au rond-point des Victimes du devoir, dans le même cimetière[4]. De nos jours, sa tombe est encore fleurie à chaque anniversaire.

Son nom se retrouve très souvent au fronton des écoles maternelles et primaires, lycées et collèges des communes de France.
Le 24 septembre 1937, une station du métro parisien située à Levallois-Perret lui est dédiée.
Le 28 février 2004, la qualité d'illustre montmartroise de Louise Michel fait que son nom est donné au grand square Willette, situé au pied du Sacré-Coeur ; le square est débaptisé après une délibération du Conseil de Paris qui souhaite sanctionner l'engagement antisémite du dessinateur.

Un prix français Louise-Michel est décerné par le Centre d’études politiques et de sociétés de Paris et récompense une personnalité pour « les vertus de dialogue, de démocratie, de développement et de paix »[17]. Récemment, son attribution à des dirigeants tels que le Tunisien Ben Ali ou l'Égyptien Hosni Moubarak a suscité plusieurs critiques[17].

En 2005 fut célébré le 100e anniversaire de la mort de Louise Michel. À cette occasion deux colloques rendirent hommage à la « bonne Louise », notamment l’important colloque du mois de mars, organisé par la Mairie de Paris et l’association culturelle Actazé, intitulé « Louise Michel, figure de la transversalité » (sous la direction de Valérie Morignat)[18]. Cet événement a rassemblé 22 spécialistes de Louise Michel qui soulignèrent sa personnalité inclassable, brillante et toujours contemporaine. Une pièce de théâtre, mise en scène par Pierre Humbert, a été réalisée pour cette occasion[19].

L'amphithéâtre E2 de l'Université de Rennes 2 porte le nom de Louise Michel.

Héritage social[modifier]

Portrait photographique

Louise Michel reste encore aujourd'hui une figure emblématique du mouvement anarchiste et du mouvement ouvrier en général.
Un vocabulaire relevant de celui réservé aux saintes et aux hérétiques qui lui est parfois appliqué : quand elle n’est pas la « Bonne Louise », elle est la « Vierge rouge ».
Cette femme, instruite et cultivée, est entourée de nombreuses figures masculines connues, dont elle a l’amitié, jusqu’à la fin de sa vie ou, plus souvent, de la leur.

Son influence est encore présente dans les départements d’Études féminines américaines.
Son roman La Misère annonce la crise sociale des banlieues.

Louise Michel est, avec George Sand, une des très rares femmes du XIXe siècle à avoir adopté le costume masculin à un moment de sa vie, fait révélateur d’une revendication féministe.

Son œuvre littéraire comporte peu d’écrits théoriques mais surtout de nombreux poèmes, des légendes et des contes, y compris pour les enfants auxquels elle ne cessa jamais de s’intéresser
Cependant, Louise Michel est davantage passée à la postérité pour son activisme pour la « révolution sociale », comme elle-même le disait[20].

Jean-Luc Mélenchon, dans son discours fondateur du Parti de gauche du 29 novembre 2008, se réclame de Louise Michel : « Nous plaçons le Parti de Gauche sous l'auspice tutélaire des deux visages qui dorénavant nous accompagneront : Jean Jaurès et Louise Michel[21]. »

La promotion 1984 de l'ENA porte son nom[22] .

Dans la culture populaire[modifier]

musique, chanson, théâtre
  • La Louve noire de Giancarlo Ciarapica, théâtre créé au festival d'Avignon 2008, avec Pauline Latournerie, édité chez Christophe Chomant éditeur.
  • Le groupe de rock français Louise Attaque tire son nom du personnage.
  • Michèle Bernard, dans une chanson intitulée Au cimetière de Levallois, rend hommage, sans la nommer, à Louise Michel :
    « Au cimetière de Levallois / Drôle de belle au bois / Tu dors depuis cent ans, c'est fou / Comme le temps creuse son trou... »
  • En 2005, Clément Riot rend hommage à Louise Michel dans son épopée acousmatique Daoumi - In memoriam Louise Michel[23].
illustration
cinéma

Publications[modifier]

  • Fleurs et ronces, poésies, Paris
  • Le claque-dents, Paris
  • Lueurs dans l’ombre. Plus d’idiots, plus de fous. L’âme intelligente. L’idée libre. L’esprit lucide de la terre à Dieu... Paris, 1861
  • Le livre du jour de l’an : historiettes, contes et légendes pour les enfants, Paris, 1872
  • Légendes et chansons de gestes canaques, Nouméa, 1875[24]
  • Le Gars Yvon, légende bretonne, Paris, 1882

Nadine, drame joué aux Bouffes du Nord le 29 avrii 1882 [25]

  • Les Méprisés, grand roman de mœurs parisiennes, par Louise Michel et Jean Guêtré, Paris, 1882
  • La Misère par Louise Michel, 2e partie, et Jean Guêtré 1re partie, Paris, 1882
  • Ligue internationale des femmes révolutionnaires, Appel à une réunion, signé : Louise Michel, Paris, 1882
  • Manifeste et proclamation de Louise Michel aux citoyennes de Paris, signé : Louise Maboul, Paris, 1883
  • Le Bâtard impérial, par L. Michel et J. Winter, Paris, 1883
  • Défense de Louise Michel, Bordeaux, 1883
  • La Fille du peuple par L. Michel et A. Grippa, Paris, 1883
  • Contes et légendes, Paris, 1884
  • Légendes et chants de gestes canaques, par Louise Michel, 1885[26]
  • Les Microbes humains, Paris, 1886
  • Mémoires, tome I, Paris, 1886[27]
  • L’Ère nouvelle, pensée dernière, souvenirs de Calédonie (chant des captifs), Paris, 1887[28]
  • Les Crimes de l’époque, nouvelles inédites, Paris, 1888
  • Lectures encyclopédiques par cycles attractifs, Paris, 1888

Le Coq rouge, drame joué aux Batignolles le 19 mai 1888[29]

  • Le Monde nouveau, Paris, 1888
  • Prise de possession, Saint-Denis, 1890[30]
  • À travers la vie, poésies, Paris, 1894
  • La Commune, Histoire et souvenirs, Paris, 1898[31]
  • Le Rêve (dans un ouvrage de Constant Martin), Paris, 1898

 

publications posthumes
  • Avant la Commune, vol. I, préface de Laurent Tailhade, Alfortville, 1905
  • Les Paysans, par Louise Michel et Émile Gautier, Paris, incomplet
  • Je vous écris de ma nuit, correspondance générale, 1850-1904, édition établie par Xavière Gauthier, Édition de Paris-Max Chaleil, 1999
  • Histoire de ma vie, texte établi et présenté par Xavière Gauthier, Presses Universitaires de Lyon, 2000, 180 pages (ISBN 2-7297-0648-8)
  • Lettres à Victor Hugo lues par Anouk Grinberg, cédérom, Frémeaux, 2008
  • Le Livre du bagne, précédé de Lueurs dans l’ombre, plus d’idiots, plus de fous et du livre d’Hermann, texte établi et présenté par Véronique Fau-Vincenti, Presses Universitaires de Lyon, 2001, 200 pages (ISBN 2-7297-0662-3)
  • Lettres d'Auberive, préface et notes de Xavière Gauthier, Abbaye d'Auberive - l'œuf sauvage, 2005
  • Légendes et chansons de gestes canaques (1875), suivi de Légendes et chants de gestes canaques (1885) et de Civilisation, texte établi et présenté par François Bogliolo, Presses Universitaires de Lyon, 2006, 238 pages (ISBN 2-7297-0746-8)
  • La Misère roman de Louise Michel et Marguerite Tinayre, texte présenté par Xavière Gauthier et Daniel Armogathe, Presses Universitaires de Lyon, 2006, 1203 pages (ISBN 2-7297-0777-8)

[32]

Bibliographie[modifier]

  • Irma Boyer, La Vierge rouge. Louise Michel, d’après des documents inédits, avec quatre portraits, André Delpeuch éd., 1927
  • Clotilde Chauvin, Louise Michel en Algérie, La tournée de conférences de Louise Michel et Ernest Girault en Algérie (octobre-décembre 1904), Éditions Libertaires, 2007
  • Pierre Durand, Louise Michel ou la révolution romantique, Éditeurs Français Réunis, 1971
  • Pierre Durand, Louise Michel, la passion, éd. Le Temps des cerises, Pantin, 2005, 180 p. (ISBN 2-84109-552-5). Contient un choix de poèmes de Louise Michel
  • Françoise d'Eaubonne, Louise Michel la Canaque : 1873-1880, Éditions Encre, 1985
  • Xavière Gauthier, La Vierge rouge, Édition de Paris-Max Chaleil, 1999 ; première édition sous le titre : L’Insoumise, biographie romancée de Louise Michel
  • Ernest Girault, La Bonne Louise, Bibliothèque des auteurs modernes, 1906
  • Xavier de La Fournière, Louise Michel, matricule 2182, Perrin, 1986
  • Paule Lejeune, Louise Michel l’indomptable, Éditions Des Femmes, 1978
  • Jean Maitron, Histoire du Mouvement anarchiste
  • Yves Murie, Victorine, le grand secret de Louise Michel, chez l’auteur, 2000
  • Yves Murie, L'enfant de la Vierge rouge, L'Harmattan, 2003
  • Fernand Planche, La Vie ardente et intrépide de Louise Michel, Édition Tops-H. Trinquier, 2005
  • Michel Ragon, Georges et Louise, Albin Michel, 2000
  • Anne Sizaire, Louise Michel : l’absolu de la générosité, Desclée de Brouwer, 1995
  • Édith Thomas, Louise Michel ou la Velléda de l’anarchie, Gallimard, 1971
  • Elisabeth G. Sledziewski, « Virago, virgo, viro major... et plus grande qu'elle-même, seipsa major » (intervention au colloque « Louise Michel, figure de la transversalité », Paris, 2005), Dogma, revue électronique de philosophie, juillet 2010

Annexes[modifier]

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Liens externes[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Jean Maitron, Dictionnaire biographique du Mouvement ouvrier français, Les Éditions de l'Atelier, 1997, article « Louise Michel » [disponible sur biosoc.univ-paris1.fr [archive]]
  2. Marie, Anne sont les prénoms maternels qui figurent dans l'acte de naissance de Louise ; on trouve parfois Marie-Anne dans les biographies.
  3. a, b, c et d « Louise Michel » [archive], sur le site toupie.org
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q « Chronologie de la vie de Louise Michel » sur ac-creteil.fr [archive]
  5. « Louise-Michel » [archive], sur le site terresdecrivains.com
  6. a et b Yves Murie, Victorine, le grand secret de Louise Michel, SAEP, 2000 (ISBN 2951478003) [article de La République des Lettres [archive]]
  7. Interview de Xavière Gauthier sur biosoc.univ-paris1.fr [archive]
  8. a, b, c, d, e et f Académie de Grenoble, Mémoires - Louise Michel, [lire en ligne [archive]], consulté le 9 mai 2009
  9. Fernand Planche, La vie ardente et intrépide de Louise Michel, Édition Tops-H. Trinquier, 2005
  10. Louise Michel, Xavière Gauthier, Histoire de ma vie – 2e et 3e parties, Presses Universitaires de Lyon, coll. « Hors Collection », 2000, 177 p. (ISBN 2729706488 et 978-2729706487)
  11. a et b « Collection des Œuvres de Louise Michel, fondée par Xavière Gauthier, dirigée par Véronique Fau-Vincenti et Claude Rétat » [archive], sur le site ish-lyon.cnrs.fr
  12. Louise Michel, Meeting salle Favié, 18 mars 1882
  13. Dominique Leborgne, Saint-Germain des Prés et son faubourg, Parigramme, Paris, 2005, p. 200
  14. « Je vous remercie. Il paraît que vous avez senti que je ne pouvais sans infamie accepter une grâce à laquelle je n'ai pas plus de droits que les autres. Tout ou rien. Je ne veux pas qu'on me paye le cadavre de ma mère [...] Qu'on me laisse tranquille », Correspondance du 4 mai 1885 à Lissagaray, in René Bidouze, Lissagaray, la plume et l'épée
  15. L'Idée libre, avril 1959
  16. Site de la Grande Loge Féminine de France [archive]
  17. a et b Bouteflika, prix Louise-Michel, sur humanite.fr [archive]
  18. Les informations complètes sur ce colloque sont sur les pages d’Actazé qui publia, début 2007, l’intégralité des conférences « Louise Michel, figure de la tranversalité » [archive]
  19. [pdf] Présentation : Louise Michel, la « Vierge rouge » [archive], sur le site biosoc.univ-paris1.fr
  20. Louis Andrieux, Souvenirs d'un préfet de police [archive], J. Rouff, Paris, 1885
  21. « Discours au meeting de lancement du Parti de Gauche » [archive], sur le site jean-luc-melenchon.fr
  22. Voir : « Liste d'énarques par promotion – Promotion Louise-Michel (1984) ».
  23. Sur atelierdecreationlibertaire.com [archive]
  24. Lire le texte transcrit sur wikisource
  25. Article de l'Eclaireur de l'Est du 11 janvier 1905
  26. Disponible sur le serveur Gallica [archive]
  27. Lire le texte transcrit sur wikisource
  28. Lire le texte transcrit sur wikisource
  29. Article de l'Eclaireur de l'Est du 11 janvier 1905
  30. Lire le texte transcrit sur wikisource
  31. Lire le texte transcrit sur Les Classiques des sciences sociales [archive]
  32. Article paru dans "L'Eclaireur de l'Est" du 11 janvier 1905

 

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BIOGRAPHIE DE GISELE HALIMI

23 Février 2011, 05:09am

Publié par hugo

Gisèle Halimi

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Gisèle Halimi
Gisele Halimi - Huma-2008 2.jpg

Nom de naissance Zeiza Gisèle Élise Taïeb
Naissance 1927
La Goulette Drapeau : Tunisie Tunisie
Nationalité Drapeau : France France
Profession(s) militante féministe et politique
Famille Serge Halimi, fils

Gisèle Halimi (en arabe: جيزيل حليمي), née Zeiza Gisèle Élise Taïeb le 27 juillet 1927 à La Goulette[1] (Tunisie), est une avocate, militante féministe et politique française d'origine tunisienne.

Sommaire

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Biographie[modifier]

Née le 27 juillet 1927 en Tunisie, au sein d'une famille juive traditionaliste[réf. nécessaire], elle entre au barreau de Tunis en 1949 et poursuit sa carrière d'avocate à Paris en 1956.

Son enfance dans une famille traditionaliste sera l'origine de son combat dans la lutte féministe. En effet, dès son plus jeune âge, elle remet en cause ses obligations de fille au sein de sa famille. C'est pourquoi, à l'âge de 13 ans, elle entame une grève de la faim afin de ne plus avoir à faire le lit de son frère. Au bout de trois jours, ses parents cèdent et elle écrira dans son journal intime de l'époque : "aujourd'hui j'ai gagné mon premier petit bout de liberté". [2]

Mariée en secondes noces à Paul Halimi, administrateur civil au ministère de l'agriculture (français)[réf. nécessaire] — dont elle porte toujours le nom sous lequel elle s'est fait connaître —, puis en troisièmes noces à Claude Faux, ancien secrétaire de Jean-Paul Sartre — dont elle a été l'amie et l'avocate. Elle est la mère de Jean-Yves Halimi, avocat, Serge Halimi, directeur du Monde diplomatique, et d'Emmanuel Faux, journaliste à Europe 1[3].

Engagements[modifier]

Fortement engagée dans plusieurs causes, elle milite pour l'indépendance de son pays la Tunisie et aussi pour l'Algérie, elle dénonce les tortures pratiquées par l'armée française et défend les militants du MNA (mouvement national algérien) poursuivis par la justice française. Elle co-signe avec Simone de Beauvoir Djamila Boupacha, livre dans lequel elle obtient de nombreux soutiens et la participation de grands noms comme Picasso dont le portrait de Djamila Boupacha figure sur la couverture.

Dans le même esprit, elle préside une commission d'enquête sur les crimes de guerre américains au Viêt Nam.

En 1965, Gisèle Halimi, en compagnie de Madeleine Guilbert, Marguerite Thibert, Évelyne Sullerot, Colette Audry, Andrée Michel, participèrent au Mouvement démocratique féminin, sorte d’union de la gauche avant la lettre qui soutint la candidature de François Mitterrand aux présidentielles de 1965 et veut unir socialisme et féminisme[4]

Féministe, Halimi est signataire en 1971 du Manifeste des 343, parmi 343 femmes qui déclarent avoir avorté et réclament le libre accès aux moyens anticonceptionnels et l'avortement libre.

Aux côtés notamment de Simone de Beauvoir et de Jean Rostand, elle fonde en 1971 le mouvement féministe « Choisir la cause des femmes » et milite en faveur de la dépénalisation de l'avortement. Elle prendra la présidence de cette association à la disparition de Simone de Beauvoir.

Au procès de Bobigny en 1972, qui eut un retentissement considérable, elle défend une mineure qui s'était fait avorter après un viol, en faisant une tribune contre la loi de 1920. Ce procès a contribué à l'évolution vers la loi Veil, votée en décembre 1974 et promulguée en janvier 1975, sur l'interruption volontaire de grossesse.

De même, sa stratégie de défense médiatisée de femmes victimes d'un viol collectif devant les Assises d'Aix-en-Provence en 1978 contribuera à l'adoption d'une nouvelle loi en 1980 définissant clairement le viol et l'attentat à la pudeur.

Gisèle Halimi est également une des fondatrices de l'association altermondialiste ATTAC en 1998. L'activiste palestinien Marouane Barghouti lui a demandé d'être l'un de ses avocats.

Elle est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009.

Le 23 février 2010 est adoptée par le Parlement français, en sa présence, une résolution européenne sur le principe de la "clause de l'Européenne la plus favorisée" visant l'harmonisation des législations européennes concernant les droits des femmes[5] suivant l'idée qu'elle avait émise dès 1979 lors de la première élection du parlement européen au suffrage universel[6].

Politique[modifier]

Élue à l'Assemblée nationale (députée de l'Isère à Voiron près de Grenoble) de 1981 à 1984, elle siège comme apparentée au groupe socialiste. Elle constate avec amertume que ses projets n'avancent pas autant qu'elle le souhaiterait et elle dénonce un bastion de la misogynie. Son amendement instaurant un quota pour les femmes aux élections a pourtant été voté à la « quasi-unanimité » par les députés, en 1982. La mise en échec de cet amendement revient au conseil constitutionnel qui le considéra comme une entrave à la liberté du suffrage et à la libre expression de la souveraineté nationale[7].

Bien que nommée par lui ambassadrice de la France auprès de l'UNESCO, d'avril 1985 à septembre 1986, elle se déclare déçue devant un Mitterrand qu'elle juge machiavélique.

Elle rejoint Jean-Pierre Chevènement à l'occasion des élections européennes de 1994 (elle figure en seconde position sur la liste du MDC).

Décorations[modifier]

Téléfilm[modifier]

En mars et avril 2006, les chaînes RTL-TVi, TSR1 et France 2 ont diffusé Le Procès de Bobigny, un téléfilm de François Luciani dans lequel Anouk Grinberg interprète le rôle de Gisèle Halimi et Sandrine Bonnaire celui de la mère qui aida sa fille mineure à avorter.

Émission radio[modifier]

Le 20 octobre 1982, Gisèle Halimi passe dans l'émission Le Tribunal des flagrants délires diffusée sur France Inter avec une préface de Pierre Desproges. La préface est disponible sur le disque Les réquisitoires du tribunal des flagrants délires volume 2 du coffret intégrale aux éditions Tôt ou Tard parus en 2001.

Œuvres[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • Parcours d'avocat(e)s, entretien avec Gisèle Halimi, par Christophe Perrin et Laurence Gaune, Editeur Le Cavalier bleu, 2010.

Références[modifier]

  1. Notes biographiques [archive]
  2. conférence Paris Diderot du 16 novembre 2010
  3. Gisèle Halimi : itinéraire d'une féministe engagée [archive], émission Découvertes de Michel Drucker sur Europe 1, 21 janvier 2009
  4. Sylvie Chaperon, Une génération d’intellectuelles dans le sillage de Simone de Beauvoir [archive]
  5. Assemblée Nationale : Harmonisation des législations européennes et clause de l’Européenne la plus favorisée [archive]
  6. Slate.fr : « Il ne faut pas toujours désespérer de la politique... » [archive]
  7. Amy G. Mazur, Appareils gouvernementaux chargés des droits des femmes, représentation et démocratie en France [archive], Ministère de l'Emploi et de la Solidarité, Service des droits des femmes, étude n°51, programme 1997, mai 2000, pp. 58-59
  8. Décret du 13 novembre 2009 [archive]
  9. Agenda de Choisir la cause des femmes [archive], avril 2010

Voir aussi[modifier]

Commons-logo.svg

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Gisèle Halimi.

Liens externes[modifier]

Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Gis%C3%A8le_Halimi ».

STOP AUX MACHOS

23 Février 2011, 04:52am

Publié par hugo

IL FAUDRAIT DIRE AUX MEC QUI LE SONT QUE IL Y A DES FEMMES CONNUES DANS L HISTOIRE DE FRANCE

A COMMENCER PAR

MARIANNE , LOUISE MICHEL , ROSA LUXEMBURG, donc les mec respecter les femmes comme vous repctez votre copine , pour ma part moi je suis feministe et je le revendique ,

il y ades femms qui sont tre connus dans la sphere politique tres connues qui sont

simone weil et la loi sur lavortement , simone de beauvoir , gisele halimi,qui sont des grande figure de france ,

STOP AU MEC QUI TRAITE LES FEMMES COMME ....................

LIVRES SUR LA LAICITE(LOI 1905)

16 Février 2011, 04:21am

Publié par hugo

LIVRES SUR LA LAICITE EN FRANCE ( LOI DE 1905 )


1 ) LA LAICITE
    JEAN MICHEL DUCOMTE
    LES ESSENTIELS MILAN N°202

2 ) HISTOIRE DE LA LAICITE
     GENESE D UN IDEAL
     HENRI PENA RUIZ
     DECOUVERTE GALLIMARD N° 470

3 ) LAICITE
     REPLIQUE AU DISCOURS DE NICOLAS SARKOZY
     CHANOINE DE LATRAN
     CAFE REPUBLIQUE / BRUNO LEPRINCE
     JEAN LUC MELANCHON

4 ) L ETAT ET LES CULTES
       1789-1905-2005-
       JACQUELINE LALOUETTE
       COLLECTION REPERE
       LA     DECOUVERTE N° 434
       HISTOIRE

5 )  TIRS CROISES
       LA LAICITE A L EPREUVE DES INTEGRISME
       JUIFS, CHRETIEN ET MUSULMAN
       CAROLINE FOURESTE / FIAMETTA VENNER
        LE LIVRE DE POCHE N° 30376
 
6 )    LAICITE ET REPUBLIQUE SOCIALE
     1905-2005  CENTENAIRE DE LA LOI SUR LA SEPARATION
     DES EGLISEE ET DE L ETAT
     LE CHERCHE MIDI / HUMANITE 
      JEAN JAURES


7 )  DU BON USAGE DE LA LAICITE
      SOUS LA DIRECTION DE MARC JACQUEMIN ET NADINE ROSA ROSSO
      EDITION EDEN

8 )  POUR LA LAIQUE ET AUTRES TEXTES
      PAR JEAN JAURES
     PRESENTATION LOEFFEL
     BIBLIOTHEQUE REPUBLICAINE
     COLLECTION LE BORD DE L EAU

9 ) QU EST CE QUE LA LAICITE
     FOLIO ACTUEL  /  INEDIT
     FOLIO N° 104

10 )  QU EST CE QUE LA LAICITE
        CATHERINE KINTZLER
         COLLECTION VRIN
        CHEMIN PHILOSOPHIQUES

11 )  LA RELIGION DANS LA DEMOCRATIE
        MARCEL GAUCHET
        FOLIO ESSAIE N° 394

12 ) 

LE 8 MARS : manifestation contre les femmes battues

16 Février 2011, 03:46am

Publié par hugo

stop aux hommes qui tapent leur femmes , ce ne sont pas des hommes , ce sont des animaux ,

voir demospheres pour le lieu de la manif

si non appelez OLF (+OSSEZ LE FEMINISME ) 

STOP AUSSI a la difference de salaire entre hommes est femmes cela est intolerable dans un pays qui se dit egalitaire

( LIBERTE EGALITE FRATERNITE )


 OSEZ-LE-FEMINISME.jpg

FEMMES BATTUES

16 Février 2011, 03:40am

Publié par hugo

Vous 25/11/2010 à 00h00

Femmes battues : les victimes invisibles

Alors que se tient aujourd’hui la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, une enquête montre que 90% des cas de maltraitance conjugale restent inconnus de la justice.

227 réactions

Par ANNE-CLAIRE GENTHIALON

Une affiche de la campagne organisée pour lutter contre les violences faites aux femmes.

Une affiche de la campagne organisée pour lutter contre les violences faites aux femmes. (DR)

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Il y a les coups du mari. Mais aussi le harcèlement. Le viol, la prostitution ou encore les mutilations sexuelles. Insupportables, intolérables, les violences faites aux femmes sont multiples. Et ne diminuent pas. Alors que se tient aujourd’hui la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le rapport annuel de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) fait état d’une hausse, qualifiée poliment de «significative».

Un doux euphémisme quand 654 000 femmes ont déclaré avoir subi des violences, physiques ou sexuelles en 2009, soit 15% de plus que l’an dernier. Pour 305 000 d’entre elles, le mal a été fait à domicile. Seul indicateur en légère baisse : le nombre de femmes tuées par leurs conjoints ou ex-conjoints. 140 femmes en 2009 contre 156 en 2008. Reste ce chiffre choc. Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son compagnon.

L’enquête de l’ONDRP est dite de victimation. Réalisée en se basant sur les témoignages des victimes et leur ressenti, et non sur les chiffres officiels de l’insécurité, elle pointe la peur pour les victimes de porter plainte. «Le taux de plainte pour les violences physiques ou sexuelles au sein du ménage ne dépasse pas 7%.» Alors qu’il est de 26% pour les violences physiques hors ménages. Autrement dit, sans l’enquête de victimation, près de 90% des victimes de violences conjugales seraient totalement méconnues.

«Les femmes violentées ne se rendent pas toujours compte qu’elles sont victimes, explique Marie-Ange Le Boulaire, vice-présidente de l’association des Elu(e)s contre les violences faites aux femmes. Les viols par les inconnus ne représentent que 26% des cas : les femmes connaissent généralement leurs agresseurs. Il faut qu’elles surpassent leur honte et leur sentiment de culpabilité. Tant qu’elles n’ont pas le statut de victimes dans leurs têtes et aux yeux de la société, elles seront victimes toute leur vie.»

Cause nationale. Pourtant, ces violences n’ont jamais été autant médiatisées. Il y a un an, sous l’impulsion d’un collectif de 25 associations, la lutte contre les violences faites aux femmes était désignée «grande cause nationale 2010» par le Premier ministre, François Fillon. Spots télévisuels et audio diffusés à des heures de grande écoute, campagnes de presse et site web - le tout financé par l’Etat - ont permis à de plus en plus de femmes de sortir de leur silence.

«Le nombre d’appels est en constante augmentation», dit Françoise Brié, vice-présidente de la Fédération nationale solidarité femmes, qui centralise les appels du numéro d’urgence 3919. En 2009, la plate-forme téléphonique a reçu plus de 33 000 appels et les chiffres pour 2010 sont déjà en hausse de 6%. «Les violences augmentent, mais de plus en plus de femmes osent parler. Les proches interviennent, même si l’indifférence de l’entourage des victimes reste grande.»

Depuis juillet, une loi, portée par la gauche comme la droite et votée à l’unanimité à l’Assemblée, a renforcé l’arsenal de la lutte. Une «ordonnance de protection» a été créée, permettant des mesures d’urgence pour les victimes de violences conjugales et les femmes menacées de mariage forcé, sans attendre le dépôt d’une plainte. Elle est appliquée depuis le 1er octobre. Autres mesures innovantes : la création d’un délit de «violences psychologiques», ainsi que l’expérimentation du bracelet électronique pour tenir à distance le conjoint violent.

Du côté des associations féministes, on salue une avancée importante. Pas une révolution. «Toutes les mesures prévues pour former les médecins et les magistrats à prendre en charge les victimes ont été abandonnées pour des raisons budgétaires. Idem pour la création d’un observatoire national des violences faites aux femmes», déplore Marie-Ange Le Boulaire.

Ministère. Autre inquiétude : qui sera en charge de la question de l’égalité et des femmes dans le nouveau gouvernement Fillon ? Le poste de secrétaire d’Etat à la Famille, occupé jusqu’à présent par Nadine Morano, reste vacant à ce jour. «On ne va pas laisser une loi comme ça se perdre, prévient Pascale Crozon, députée (PS) du Rhône et membre de la mission en charge de la préparation de la loi de juillet dernier. Nous avons besoin d’une véritable impulsion au niveau ministériel. Le dossier est transversal, nous attendons des audiences avec les nouveaux ministres.»

Photo Patrick Manez

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