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Articles avec #societe

Au moins un sans-abri sur deux voit sa demande de logement d’urgence refusée par manque de moyens,paris,sdf,

18 Août 2017, 01:40am

Publié par hugo

 Une hausse alarmante
Au moins un sans-abri sur deux voit sa demande de logement d’urgence refusée par manque de moyens
Des chiffres alarmants qui ne sont pourtant que la partie émergée de l’iceberg.
jeudi 3 août
 
« Cet été, la moitié des sans-abris restés à la rue » titre un article de Libération du 31 juillet. L’article s’appuie sur le « baromètre du 115 », mis en place par la Fédération des Acteurs de la Solidarité (FAS, qui regroupe 870 associations de lutte contre l’exclusion sociale, notamment l’Armée du Salut, Emmaüs et le Secours Catholique) depuis 2011. Ce baromètre révèle que sur la période du 10 juin au 10 juillet, 10 632 demandes de logements n’ont pas pu être prises en charge, sur les 20 845 demandes faites au 115, le numéro d’urgence des sans-abris. C’est donc bien plus en réalité qu’un sans-abri sur deux qui reste à la rue cet été, le ratio ne valant que pour les demandes de logement qui ont été faites, et qui sont bien inférieures aux contingents de sans-abris, toujours plus nombreux en France. Une hausse que le baromètre permet de mettre en évidence quand on s’intéresse aux tendances des chiffres, qui révèlent une hausse de 17% des demandes de logement d’urgence par rapport à la même période l’année dernière, mais également une hausse de 10% des personnes n’ayant jamais été hébergées parmi les demandeurs.
Une hausse alarmante, dont le détail des populations concernées met en exergue la complète démission politique en matière de lutte contre la précarité extrême, l’Etat se désengageant du peu d’aides qu’il fournissait en la matière, ajoutant à la brutalité du capitalisme la brutalité des politiques d’austérité et policières. La FAS pointe en effet une augmentation très significative de la population âgée de 18 à 24 ans parmi les demandeurs d’un logement d’urgence, qu’elle attribue en particulier aux ruptures de parcours à la sortie des services de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Selon Florent Guéguen, « d’un département à l’autre, il n’existe pas toujours une prise en charge spécifique de ces jeunes quand ils sortent à 18 ans de l’ASE, sans ressources et sans logement ». Comment ne pas songer alors aux 300 millions d’euros de dotation aux collectivités locales que le gouvernement de Macron vient de suspendre par décret pour l’année 2017 ? Cette nouvelle coupe budgétaire qui s’ajoute à celles des précédents gouvernements aura un impact sur le tissus associatif que l’on désagrège de plus en plus et qui joue donc de moins en moins en particulier le rôle « d’amortisseur social ». C’est-à-dire, en clair, celui d’arrondir un petit peu les angles d’un système d’exploitation, mais aussi patriarcal et homophobe, en offrant des solutions de fortunes à quelques uns des jetées à la rue. Mais cette augmentation des sans-abris est aussi le résultat de la crise migratoire, que le gouvernement à le projet « ambitieux » de régler à sa manière, c’est-à-dire en améliorant ses structures visant à laisser hors de France ou reconduire aux frontières un maximum de demandeurs d’asile. Un projet tout à fait cohérent avec le traitement criminel que la police française leur fait d’ores et déjà subir sur le territoire depuis des mois, notamment par l’utilisation continuelle et massive de gaz poivre sur les personnes, les matériels de couchages, l’eau et la nourriture, de jour comme de nuit, comme le dénonce notamment un récent rapport d’Human Right Watch sur la situation à Calais ; mais aussi par les rafles quotidiennes, à Paris ou Vintimille notamment.
D’un autre côté, le nombre de logements vides a progressé de 3,5%, atteignant le nombre de 8 millions : largement de quoi loger l’ensemble des sans-abris, qu’ils soient français ou non. La réquisition de ces logements, notamment ceux détenus par les spéculateurs en région parisienne, est une mesure plus que jamais nécessaire.
Crédit photo : Nelson Minar


http://www.revolutionpermanente.fr/Au-moins-un-sans-abri-sur-deux-voit-sa-demande-de-logement-d-urgence-refusee-par-manque-de-moyens

L'égalité en héritage au coeur du débat en Tunisie,egalite,parite,societe,femmes,feminisme,

18 Août 2017, 01:17am

Publié par hugo

 
L'égalité en héritage au coeur du débat en Tunisie
 
Dessin paru sur le compte twitter de la dessinatrice Willis From Tunis, à l'occasion du débat autour d'une réforme de l'héritage en Tunisie.
 
«La Tunisie se dirige inexorablement vers l’égalité dans tous les domaines !» La formule prononcée par Béji Caïd Essebsi, dimanche 13 août 2017, jour de la fête nationale de la femme, fera, on ne peut que l'espérer, date. L'occasion pour le président tunisien de relancer officiellement le débat sur un sujet hautement délicat : l’égalité entre femmes et hommes en matière d’héritage.
17 aoû 2017
⦁ 
#LaBonneNouvelleDuJour (pour reprendre la formule d'une Terrienne tunisienne sur Facebook) n'a jamais eu autant sa place en ce jour de « Fête de la femme » en Tunisie. Cette journée célèbre tous les 13 août la promulgation en 1956 du Code du statut personnel (CSP), un texte qui a accordé plusieurs droits aux femmes et a aboli la polygamie et la répudiation.
Aujourd'hui la Tunisie est considérée, notamment grâce à sa nouvelle Constitution adoptée en 2014, stipulant que les « citoyens et citoyennes sont égaux en droits et devoirs », comme pionnière dans le monde arabe. Malgré tout, sur la question de l'héritage, tout reste à faire. Les femmes continuent d’hériter généralement uniquement de la moitié de ce qui revient aux hommes, comme le prévoit le Coran. Cela pourrait donc changer ...
« Nous avons une Constitution [stipulant] que l’Etat est civil, mais tout le monde sait que notre peuple est musulman […] et nous ne voulons pas aller vers des réformes qui choqueraient le peuple tunisien », a dit le chef de l’Etat lors d'une allocution prononcée dimanche 13 août 2017 devant le gouvernement et un parterre d’invité.e.s.
« Mais il faut que nous disions que nous allons vers l’égalité entre eux [hommes et femmes] dans tous les domaines. Et toute la question réside dans l’héritage », a-t-il ajouté. Le président a annoncé avoir formé une commission chargée d’étudier « la question des libertés individuelles » et celle de « l’égalité dans tous les domaines », qui doit lui remettre un rapport à une date qui n’a pas été spécifiée.
Nous allons trouver la formulation qui ne choquera pas les sentiments d’un certain nombre de citoyens et de citoyennes et qui fera en sorte qu’il n’y ait pas d’injustice Béji Caïd Essebsi
« J’ai confiance dans l’intelligence des Tunisiens et dans les hommes de loi. Nous allons trouver la formulation qui ne choquera pas les sentiments d’un certain nombre de citoyens et de citoyennes et qui fera en sorte qu’il n’y ait pas d’injustice » à l’égard des femmes, a-t-il affirmé. Béji Caïd Essebsi a aussi annoncé avoir demandé au gouvernement de retirer une circulaire datant de 1973 et empêchant le mariage des Tunisiennes musulmanes avec des non-musulmans. Des organisations de la société civile ont ces derniers mois lancé une campagne sur cette question et une plainte a été déposée auprès du tribunal administratif pour annuler la circulaire.
Hériter à égalité, question si sensible
La question de l’égalité entre hommes et femmes en matière d’héritage reste une question très sensible dans ce pays, comme presque partout dans le monde arabe. En 2016, le député Mehdi Ben Gharbia avait présenté une proposition de loi visant à faciliter l’égalité en matière d’héritage. Le mufti de la République, la plus haute autorité religieuse musulmane du pays, et tous les partis traditionnalistes et autres institutions religieuses y étaient alors opposés. Aujourd'hui, le député est devenu ministre, ceci expliquant peut-être que la question revienne sur la table.
Autre facteur favorable à une réforme, cette récente victoire pour la défense des Tunisiennes. Après certes, de longs débats et tractations, le vote le 26 juillet 2017 à l'unanimité des 146 députés présents (sur 217 élus) d'une loi très attendue pour lutter contre les violences faites aux femmes. Le texte renforce en particulier la protection des victimes et abolit des dispositions jugées rétrogrades.
Retrouvez nos récents articles sur la Tunisie dans Terriennes :
>Loi contre les violences aux femmes : victoire "historique" des Tunisiennes
>Tunisie : seulement 2% des femmes fonctionnaires occupent des postes à responsabilité
Une proposition polémique
Le discours du président tunisien soulève depuis dimanche une très vive polémique, les critiques fusant du côté du camp radical et des traditionnalistes. Un projet au contraire soutenu par les modérés et le camp réformiste.
Dans les médias, une députée du parti libéral-social Afek Tounes, Rim Mahjoub, a qualifié ce discours de "progressiste et révolutionnaire". " Cela doit être suivi par un projet de loi qui sera déposé à l’assemblée. Projet qui devrait être facilement adopté par la majorité parlementaire", estime-t-elle.
Dans une publication sur sa page Facebook, l’office de l’Iftaa, dirigé par le Mufti de la République tunisienne Cheikh Othman Battikh, a fait l’éloge du discours du président de la République, affirmant que ses propositions renforcent la place de la femme au sein de la société tunisienne et garantissent le principe de l’égalité entre les deux sexes.
Cette réaction a suscité de vives réactions dans le camp des opposants au changement. Le syndicat des imams tunisiens rejette les propositions présidentielles. Fadhel Achour, secrétaire-général de ce syndicat, a exprimé, dans une déclaration à Shems FM, son opposition au contenu du dernier communiqué du mufti de la république (cité plus haut) et demandé à ce dernier de démissionner.
Depuis l'Egypte, Abbas Chouman, vice-grand imam de la mosquée Al-Azhar estime qu'"un appel à une égalité dans l’héritage entre les deux sexes s’oppose aux doctrines de la Charia (doctrines et règles musulmanes ndlr)". "La répartition de l’héritage entre les héritiers est organisée conformément à des versets du coran bien clairs qui ne suscitent pas l’interprétation", a-t-il dit dans une déclaration rapportée par plusieurs agences de presse.
Lors d'un entretien, mardi 15 août 2017, sur les ondes d'une radio tunisienne, Express Fm, Sadok Belaïd, ancien doyen de la Faculté de droit et une grande sommité en droit, estime que "le fait d’avoir appliqué les modalités sur l’héritage pendant plus de 13 siècles, ne vaut nullement dire qu’elles sont exactes". "A quatre reprises, le texte coranique met l’accent sur le fait que l’héritage doit être réparti après en avoir déduit les montants de dette ou de legs sans oublier que le même texte coranique abonde en versets prônant l’égalité parfaite entre hommes et femmes", déclare le professeur.
Concernant la question du mariage d’une musulmane avec un non musulman, l'ancien doyen évoque l’absence d’un texte coranique clair l’interdisant, donnant ainsi raison, là aussi, au président de la République.
Face à la controverse galopante, la porte-parole de la présidence de la République Saïda Garrach estime, que les tentatives de ramener cette question au discours religieux, n’est, selon elle, qu’un moyen de contourner le problème. "Cela ne dépendra pas d'une fatwa !", a-t-elle lancé lors d'une émission télévisée, précisant que l'Islam est "évolutif" et ajoutant que "ce dernier n’a pas aboli l’esclavage et s’est pourtant inscrit dans l’ère des droits humains".
La bataille autour du bastion de l'héritage, chasse gardée masculine s'il en est depuis la nuit des temps s'annonce rude. A la Tunisie maintenant de confirmer son statut d'exception... #ASuivre

http://information.tv5monde.com/terriennes/l-egalite-en-heritage-au-coeur-du-debat-en-tunisie-186209

Les silencieuse(s), la BD qui dénonce le harcèlement de rue,femmes,violences,

18 Août 2017, 00:41am

Publié par hugo

 août 2017
CultureLes silencieuse(s), la BD qui dénonce le harcèlement de rue

Les silencieuse(s) est une bande dessinée créée par l’illustratrice française Sibylline Meynet, et basée sur le travail de l’étudiante genevoise Salomé Joly. A travers le témoignage d’adolescentes confrontées au harcèlement de rue, les autrices font prendre conscience aux lectrices/lecteurs du besoin impérieux d’arrêter de trouver normal ce qui ne l’est pas. Elles s’appellent Anaïs, Mahé, Zoé, Julie, elles sont lycéenne, étudiante en arts plastiques, employée, elles subissent au quotidien le harcèlement de rue. Et ce n’est pas normal !
Selon une étude britannique, 81,5% des Européennes ont été victimes de harcèlement en public avant l’âge de 17 ans.
Insultes, sifflement, regards insistants, mains baladeuses … nous connaissons toutes ces situations. Enliser dans notre quotidien, le harcèlement de rue devient une sorte de routine.
Trop communément, les victimes de ces agressions remettent en cause leur tenue, leur attitude etc. Avec Silencieuse(s), les autrices dénoncent ce phénomène de » victime sharing « . Une des héroïnes de la BD fait un détour, pour se rendre à son lycée, afin de ne pas passer devant un chantier, car elle a mis une jupe. Une autre fois, elle va se changer et troque sa jupe pour un pantalon.
Chaque personnage à son propre caractère et réagit différemment : l’une se rebelle, l’autre monte les 4 étages de son immeuble avec son vélo de peur que l’homme qui l’a accosté dans la rue, la reconnaisse et découvre où elle habite. Certaines ont des parents qui soutiennent leur fille, tandis que d’autres lui reprochent ses choix vestimentaires…
http://www.50-50magazine.fr/wp-content/uploads/2017/07/PlancheS_56424.jpg une planche de la bande dessinée, les silencieuses, sur le harcèlement dans les transports
 BD décrit le harcèlement dans les transports
Un travail de maturité
Alors qu’elle avait 18 ans, Salomé Joly, dans le cadre d’un travail pour son lycée, s’est intéressée à la question du harcèlement de rue. Elle a collecté une série de témoignages isolés, qu’elle a rendu sous la forme du journal intime fictif d’Anaïs, une jeune fille de 17 ans. Le projet a été repéré par une maison d’édition qui a mis en contact la jeune femme avec Sibylline. L’illustratrice a découpé l’histoire du journal d’Anaïs en 9 parties pour la raconter à travers différents personnages âgés de 16 à 35 ans, allant de la lycéenne à la femme mariée afin d’illustrer l’universalité du fléau.
Cet ouvrage dénonce la récurrence et la banalisation du harcèlement de rue, en nous demandant d’arrêter de trouver normal ce qui ne l’est pas. Le harcèlement n’est jamais acceptable.
Mailys Ardit 50-50 Magazine
Sibylline Meynet et Salomé Joly : Silencieuse(s). Ed. Perspectives Art9, 2017

http://www.50-50magazine.fr/2017/08/17/les-silencieuses-la-bd-qui-denonce-le-harcelement-de-rue/

27 ans, l'âge "fatidique" du célibat imposé pour les femmes en Asie,femmes,celibataire,

15 Août 2017, 03:44am

Publié par hugo

 27 ans, l'âge "fatidique" du célibat imposé pour les femmes en Asie
 
Des Japonaises passent d'un pas décidé devant les tableaux lumineux indicateurs des marchés d'une firme de la finance à Tokyo.
-AP Photo/Shizuo Kambayashi
Au-delà de 27 ans, une femme n’a plus aucune chance de trouver un mari en Asie. Surtout si elle est éduquée et fait carrière. L’une de ces laissées-pour-compte raconte.
14 aoû 2017
Mise à jour 14.08.2017 à 09:02 par
Julie Zaugg, Le Temps
dans
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Wan-chi Cheuk est pressée. Elle vient de terminer un rendez-vous professionnel à Soho, le quartier branché de Hong Kong, et elle en a un autre dans une heure. Elle pose une paire de talons aiguilles dorés sur la table du café et s’assied. Elle est impeccable, avec sa robe blanche vaporeuse et ses lèvres rouge vif.
Cette Djette (femme DJ ndlr), écrivaine, actrice et cinéaste de 36 ans est l’image même de la femme d’affaires accomplie. Ces deux dernières années, elle a publié cinq livres, dirigé un film et écrit et interprété son propre spectacle humoristique. Elle s’apprête à partir en vacances à Taïwan avec un groupe de copines, puis au Pérou en solo.
Après 30 ans, "un reste de femme"
Mais cette petite brune cache un pénible secret. «Je me sens seule, confie-t-elle de sa belle voix grave, en fronçant les sourcils. A passé 30 ans, je suis considérée comme une Sheng-nu («un reste de femme» en chinois), car je ne suis pas mariée.» Wan-chi Cheuk appartient à une génération de femmes éduquées qui ont réussi dans la vie, mais qui peinent à trouver un partenaire.
On les trouve dans les métropoles chinoises, à Hong Kong, au Japon et en Corée du Sud. Elles sont médecins, avocates ou traders. Et elles sont de plus en plus nombreuses. En Chine, l’âge moyen du mariage est passé de 19 ans en 1950 à 27 ans aujourd’hui. En 2007, le gouvernement chinois a officiellement introduit dans son lexique le terme Sheng-nu, pour décrire les femmes célibataires de plus de 27 ans.
Jeune donc docile
Le phénomène a pris une telle ampleur qu’il a fait l’objet d’une série télévisée en Chine, Will You Marry Me and My Family? Singapour s’est doté d’une agence gouvernementale, Social Development Network, chargée d’aider les célibataires munis d’une éducation tertiaire à trouver un partenaire. Et certaines Coréennes tiennent des cérémonies – surnommées bihonshik – pour fêter leur célibat, lors desquelles elles revêtent de longues robes blanches.
Les hommes veulent des femmes plus jeunes, car ils pensent qu’elles seront plus dociles et admiratives
Mei Lin, directrice d'une agence matrimoniale
Si ces femmes accomplies peinent à trouver chaussure à leur pied, c’est qu’elles subissent le poids d’une culture patriarcale qui valorise la jeunesse. «L’âge est très important en Asie, relève Mei Lin, une Hongkongaise qui dirige une agence matrimoniale. Les hommes veulent des femmes plus jeunes, car ils pensent qu’elles seront plus dociles et admiratives. A 25 ans, ils veulent quelqu’un qui en a 22, à 35 ans, ils sont à la recherche de quelqu’un de 28 ans et à 40 ans, ils privilégient les femmes de 31 ans. Passé 35 ans, ils n’entrent même plus en matière.»
Le choix du célibat
Les diplômes et la réussite professionnelle leur font également peur. «Ils sont intimidés par les femmes fortes qui gagnent plus qu’eux ou sont plus avancées dans leur carrière», poursuit Mei Lin. En Asie, l’homme subvient traditionnellement aux besoins de sa femme. Lorsque la situation est inversée, ils paniquent. «L’un de mes petits amis m’a quittée en me laissant un mot dans lequel il me reprochait d’avoir trop de cerveau», soupire Wan-chi Cheuk.
Le phénomène est accentué par l’explosion du nombre de femmes qui font des études supérieures. A Hong Kong, elles représentent 53% des étudiants. En Chine, 19% des postes de CEO sont occupés par des femmes. «Cette évolution a mis sens dessus dessous le système de mariage vertical traditionnellement pratiqué en Asie», indique Joy Chen, une Sino-Américaine qui a rédigé un ouvrage intitulé Do Not Marry Before Age 30.
La logique est la suivante: un homme de catégorie A, avec un diplôme universitaire, va épouser une femme de catégorie B, avec une éducation secondaire; un homme B va épouser une femme C, avec une éducation primaire, et un homme C va épouser une femme D, sans éducation. Ce qui laisse les femmes A et les hommes D sans partenaire.
Pour une partie des Sheng-nu, le célibat est cependant un choix. «En Asie, le partage des tâches n’est pas encore une réalité: la femme est censée faire le ménage, la cuisine et s’occuper des enfants, même si elle a une carrière, explique Sandy To, une sociologue de l’Université de Hong Kong qui a étudié le phénomène des Sheng-nu. Certaines préfèrent rester seules plutôt que de s’engager dans ce genre de relation.»
Ces femmes modernes ont trop d’attentes, «elles veulent un milliardaire, qui soit aussi romantique, beau et fidèle», soupire Joy Chen. Une vidéo intitulée No House, No Car, publiée sur Youku, le YouTube chinois, a fait sensation en 2011. «Si tu n’as pas de maison, pas de voiture, dégage, tu ne m’intéresses pas», y susurre un groupe de power women. Un sondage publié la semaine dernière montre que les Chinoises veulent un partenaire qui gagne au moins 6701 yuans par mois (1020 francs), alors que le salaire moyen d’un homme en Chine est de 2808 yuans.
Marché aux célibataires
Mais en Asie, se marier tard – que ce soit par choix ou non – amène son lot de désagréments. «La pression est constante: les parents qui organisent des rendez-vous galants avec les fils de leurs connaissances, les amis qui vous demandent sans cesse quand vous allez vous marier, les collègues qui vous regardent de travers», détaille Sandy To.
En Chine, des hommes ont commencé à louer leurs services en ligne: pour 5 dollars de l’heure, ils jouent au petit ami imaginaire. A Shanghai, le People’s Park se transforme chaque week-end en marché aux célibataires. Des dizaines de mères s’y promènent avec la photo et le CV de leur fille, dans l’espoir de leur trouver un mari.
«En Asie, durant des siècles, si une femme n’était pas mariée, elle n’avait aucune identité, ni chance de survie, explique Joy Chen. Cela explique la pression exercée par les parents. Ils vivent le fait de ne pas avoir de beau-fils et de petits-enfants comme une honte.» Dans une société dépourvue d’Etat social, on compte aussi sur ses enfants, et petits-enfants, pour s’occuper de soi en fin de vie.
Wan-chi Cheuk peine à faire accepter son choix de vie à ses parents et à sa grand-mère de 86 ans, avec laquelle elle vit. «Ma mère est tombée à amoureuse de mon père à 20 ans car il avait une chouette moto, et ma grand-mère a eu trois enfants d’un homme dont elle n’était même pas amoureuse, livre-t-elle. Comment voulez-vous que je leur fasse comprendre que je préfère rester seule en attendant de trouver le bon?»
Article original publié par notre partenaire Le Temps
mariage
droits des femmes
célibat des femmes
Julie Zaugg, Le Temps
Mise à jour 14.08.2017 à 09:02
 
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http://information.tv5monde.com/terriennes/27-ans-l-age-fatidique-du-celibat-impose-pour-les-femmes-en-asie-154059

Tunisie : seulement 2% des femmes fonctionnaires occupent des postes à responsabilité,femmes,societe,

15 Août 2017, 03:43am

Publié par hugo

 
Tunisie : seulement 2% des femmes fonctionnaires occupent des postes à responsabilité
 
Des Tunisiennes manifestent pour leurs droits le 2 novembre 2011 à Tunis.
AP/Hassene Dridi
A l’occasion de la journée des droits des femmes tunisiennes ce 13 août, le Président du Comité général de la fonction publique a livré des chiffres décourageants en ce qui concerne la féminisation des postes à responsabilité dans les administrations. Des données qui ne viennent pas ternir les récentes victoires des Tunisiennes.
12 aoû 2017
Mise à jour 13.08.2017 à 22:21 par
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La Tunisie a un calendrier bien fourni quand il s’agit de la journée des droits des femmes. Le 8 mars y est fêté comme dans plusieurs pays. D'un autre côté, le 13 août correspond à un moment fondateur : la promulgation du Code du statut personnel en 1956 par Habib Bourguiba, considéré comme une avancée majeure pour la condition féminine. Pour rappel, le CSP a abolit la polygamie et créé une procédure judiciaire pour le divorce. Ainsi, le consentement mutuel des futurs époux est devenu obligatoire pour célébrer un mariage.
Plus de soixante ans après, les Tunisiennes ont encore de nombreux défis à relever. C’est le Président du Comité Général de la Fonction Publique, Mohammed Cherif qui le reconnaît : « On remarque un écart incommensurable entre les hommes et les femmes fonctionnaires, âgés entre 20 et 25 ans. L’on compte 26 745 hommes contre seulement 2.262 femmes. Pour la tranche d’âge 35/40 ans, l’écart est insignifiant, soit 55.945 hommes et 53.638 femmes ».
Et d’ajouter : « Le taux le plus inquiétant, en revanche, c’est celui qui concerne la place qu’occupent les femmes dans les postes de décision ; un taux qui n’excède pas les 2% et qui vient contrecarrer toutes les attentes et tous les objectifs tracés dans le programme national de développement ».
Le responsable tunisien s’exprimait lors d’une conférence qui s’est tenue vendredi dernier à Tunis, à l’occasion de la journée des droits des femmes. Les autorités tunisiennes s'y sont engagées à réduire ces écarts mettant en évidence la discrimination que les Tunisiennes subissent encore. « Elles sont plus sujettes au chômage que les hommes ; soit 28% de chômeuses contre seulement 12% de chômeurs. Sur le plan politique, la femme ne représente que 21% du gouvernement postrévolutionnaire », a ajouté Naziha Laâbidi, ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, qui participait également à la conférence.
Ce bilan correspond à des objectifs non atteints. La Constitution postrévolutionnaire de 2014, adoptée après plus de deux ans de débats acharnés, est le texte qui offre le plus de garanties aux femmes dans le monde arabe et musulman. Cette loi fondamentale prévoit la représentativité des femmes dans les assemblées élues, un salaire équitable dans des conditions décentes de travail et le principe de parité. « L’Etat garantit l’égalité des chances entre la femme et l’homme pour assumer les différentes responsabilités et dans tous les domaines», détaille l’article 46.
Pour autant, Naziha Laâbidi n’estime pas dresser un bilan « alarmant ». A titre d’exemple, en France, les femmes qui constituent 60% des effectifs de la fonction publique, ne représentent que 10% des plus hauts fonctionnaires, selon les données officielles.
Toutes les violences faites aux femmes sont désormais punies
La ministre se montre plutôt confiante car le 26 juillet dernier, le parlement tunisien a adopté à l’unanimité une loi intégrale pour lutter contre les violences faites aux femmes. Celle-ci prévoit la reconnaissance de toutes les formes de violences physiques, morales, psychologiques, sexuelles (y compris le harcèlement dans les lieux publics) ou encore économiques. Le texte prévoit une assistance juridique et psychologique aux victimes. Ainsi, la modification de l’article 227 bis du code pénal rend impossible qu’une victime de viol épouse son agresseur pour lui épargner une condamnation.
La ministre des Femmes fait savoir qu’une étude sera bientôt lancée sur « le coût de la violence ». Une avancée qu'ONU Femmes applaudit. Dans un communiqué, l'organisation internationale dit attendre la concrétisation de la loi. Tout comme les femmes tunisiennes et, avec elles, les organisations de défense de leurs droits qui ont oeuvré en faveur de ce texte.
Lire aussi > Tunisie : les ouvrières du textile décidées à faire valoir leurs droits
Lire aussi > Tisserandes berbères en Tunisie : quand le féminisme tient à un filEn attendant, les organisations féministes ont du pain sur la planche. Elles doivent veiller à ce que le président tunisien, Béji Caid Essebsi, tienne ses promesses. Dans un discours prononcé ce 13 août, il s'est engagé à relancer la question d'égalité dans l'héritage (la femme hérite toujours de la moitié de la part d'un homme) et a appelé à abroger la circulaire interdisant à une Tunisienne d'épouser un non-musulman, alors que la liberté de conscience est inscrite dans la loi. "Aller vers la parité ne veut pas dire aller à l'encontre de la religion", a-t-il affirmé lors de son allocution.
Ancienne constituante, la député Nadia Chaabane (La voix démocratique et sociale, gauche) n'a pas tardé à saluer cette annonce : « C’est une excellente nouvelle quand on pense aux nombreuses femmes qui souffrent à cause de cette circulaire. On se retrouve avec des familles qui ont des statuts différents. Pour certains couples, leur mariage célébré à l'étranger n'est pas reconnu. Quand il y a des enfants, les mères sont considérées comme des mères célibataires. Ce qui peut entraîner des problèmes de refus de chambre d’hôtel pour un couple, d’héritage entre conjoints, etc. Abolir cette circulaire c’est mettre fin à une discrimination terrible, celle d’imposer l’appartenance religieuse du conjoint. Ceci a aussi le mérite d’arrêter une hypocrisie car beaucoup de couples se trouvaient face au dilemme de la conversion alors qu’il n’y avait pas de la conviction derrière ».
Et d'ajouter : « Comme c’est une circulaire, en deux jours elle peut être annulée. Il suffit que le ministre de la Justice rédige une nouvelle circulaire annulant la précédente. Reste à l’envoyer à tous les services consulaires, à toutes les mairies etc. Cela ne sera pas fait demain, mais ce serait très étonnant que le document ne soit pas écrit dans les jours qui viennent. C’est une simple formalité. La liberté de conscience est tout de même inscrite dans la Constitution depuis 1956 ».
Argent et pouvoir
En ce qui concerne l'héritage, Nadia Chaabane est également optimiste car le débat porté par des militants et des associations depuis les années 90, voire avant, devient enfin officiel. Si certaines familles décident de distribuer de façon équitable leurs biens parmi leurs enfants, ce n'est pas le cas partout. Dans certaines régions, les femmes n'héritent pas des terres. Et quand il s'agit d'entreprendre, certaines Tunisiennes ont moins de biens à faire valoir afin d'obtenir un prêt. "Ce qui empêche l'autonomisation économique de nombreuses femmes. Avec cette question d'héritage ont touche à un sujet très sensible. On parle d'argent et de pouvoir", rappelle la députée.
De précédentes tentatives pour rendre le système d'héritage équitable ont échoué. Et ceux qui portent ces revendications font face à de violentes attaques. Mais cette femme politique ne se laisse pas intimider : "Comme dans de nombreuses occasions, y compris lors du vote de la loi contre les violences faites aux femmes, on mènera une campagne de pression. On ne va pas les laisser s'endormir".
Béji Caid Essebsi qui s'inscrit dans une démarche de conciliation entre la religion et l'égalité entre les femmes et les hommes, peut compter sur leur combativité. "Mon islam est l'islam tunisien qui donne des droits aux femmes", disait-il alors qu'il était candidat à la présidentielle en 2011. Les Tunisiennes se battant depuis plus de soixante ans pour leurs droits ne se contenteront pas de promesses.
 
Mise à jour 13.08.2017 à 22:21
 
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http://information.tv5monde.com/terriennes/tunisie-seulement-2-des-femmes-fonctionnaires-occupent-des-postes-responsabilite-185879

Mariée à 11 ans à son violeur, cette Américaine témoigne de son calvaire,femmes,filles,societe,usa,

12 Août 2017, 02:53am

Publié par hugo

 Mariée à 11 ans à son violeur, cette Américaine témoigne de son calvaire
par Anais Moine le 11 août 2017
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Lorsqu’elle avait 10 ans, Sherry Johnson est tombée enceinte de son violeur. Pour ne pas avoir de problèmes avec les services sociaux, ses parents l’ont forcée à l'épouser, une pratique totalement légale dans certains Etats au pays de l'oncle Sam.
Bien que cela puisse paraître aberrant dans un pays qui se plait à se décrire comme un modèle de liberté et de justice, des milliers de mineurs sont encore aujourd’hui mariés de force aux Etats-Unis. En effet, 38 Etats américains autorisent ces unions sur 52 au total. Pire encore, 27 d’entre eux ne requerraient même pas d’âge minimum selon Le Tahirih Justice Center qui lutte contre les violences faites aux femmes. De ce fait, une jeune fille de moins de 15 ans serait mariée toutes les 7 secondes sur le sol américain d'après l’ONG Save the Children.
Ce fut notamment le cas de Sherry Johnson. Issue d’une famille conservatrice de l’Eglise Pentecôtiste, la jeune fille a été violée avant d’avoir 10 ans par un pasteur et un paroissien. Sherry tombe enceinte d’un de ses violeurs. Sa grossesse attire l’attention des services de protection de l’enfance. Ses parents se concertent alors avec les dirigeants de leur congrégation qui déclarent qu’il faut la marier à son violeur afin d’éviter tout enquête de police comme elle le déclare au New York Times.
Le certificat de naissance confirme qu’à tout juste 10 ans, Sherry a donné naissance à son premier enfant, fruit de son viol. A 11 ans, elle est mariée de force à son violeur de 9 ans son aîné, par ses parents, dans l’Etat de Floride où elle réside. Si un premier greffier s’était opposé à unir la jeune fille à cet homme de 20 ans, un second juge n’y verra rien à redire et célébrera le mariage comme n’importe quelle autre union. L’Eglise décide alors que Sherry doit être retirée du système scolaire pour se dévouer à l’éducation de ses enfants.
"C’était une vie horrible" confie aujourd'hui Sherry. N’allant plus à l’école, elle se consacre totalement à ses enfants alors même qu’elle en est encore une. Elle en aura d’ailleurs 9 de son violeur, qui l’abandonne périodiquement à son bon vouloir. Aujourd’hui séparée de lui, Sherry Johnson mène un combat acharné contre les mariages de mineurs aux Etats-Unis. Selon l’association Unchained at Last, 248 000 enfants auraient été mariés entre 2000 et 2010 au pays de l’American Dream.
C’est pourtant ce même pays qui en 2015 qualifiait dans un document d’Etat les mariages d’enfants dans les autres pays d’"abus allant à l’encontre des droits de l’Homme".
Faites ce que je dis, pas ce que je fais donc...
Voir aussi : Les violences faites aux femmes
 
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A lire aussi : Aux États-Unis, un violeur peut demander la garde de l'enfant né de ce viol
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par Anais Moine 2 085 partages

http://www.aufeminin.com/news-societe/temoignage-victime-mariage-force-s2341837.html

Avec ce couple de mamans homosexuelles, Disney met la tolérance à l'honneur,femmes,societe,hosexuelle,RESPECT

12 Août 2017, 02:25am

Publié par hugo

 Avec ce couple de mamans homosexuelles, Disney met la tolérance à l'honneur
par Anais Moine le 8 août 2017
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La chaîne familiale Disney Channel a une fois encore œuvré en faveur de la tolérance. Un nouvel épisode du très populaire Docteur La Peluche met ainsi en scène un couple interracial et lesbien. Une action qui peut sembler anodine mais qui participe à l'ouverture d’esprit de centaines de milliers d’enfants.
Docteur La Peluche est une des séries d’animation préférée des tout petits. A sa création en 2012, le public a grandement salué le choix de la production de mettre à l'honneur une jeune héroïne afro-américaine dont la mère est médecin. En effet, il est rare que Disney "se mouille" en choisissant des personnages principaux noirs. De plus, la figure de la mère médecin qui inspire sa fille a été particulièrement bien accueillie.
Dans son dernier épisode, Docteur La Peluche s'attaque à un nouveau combat en mettant en scène un couple homosexuel. Loin d’expliquer aux enfants l’histoire de ces deux mamans, les réalisateurs ont plutôt décidé d’en faire totalement abstraction. Ne pas justifier aux jeunes téléspectateurs la différence est en effet une excellente manière de leur faire comprendre que rien n’est anormal dans cette situation et que ce couple de parents est en réalité comme tous les autres.
L’épisode intitulé "Le Plan d’urgence" est également l’occasion pour de nombreux enfants de voir une famille "comme la leur" dans leur dessin animé favori. Chris Nee, productrice exécutive de la série d’animation a déclaré à GLAAD avoir "toujours vu Docteur La Peluche comme un show qui expliquait ce que c’était d’accepter tout à chacun comme un membre à part entière de notre propre communauté." Chris, qui a d’ailleurs écrit le script de l’épisode en question, s’est également confiée sur ses motivations, "En tant que membre d’une famille formée par deux mamans, je suis fière d’avoir un épisode qui reflète le monde de mon fils et qui montre à tous ce qu’est l’amour dans Docteur La Peluche".
Si précédemment Disney avait déjà fait intervenir des couples homosexuels dans ses séries comme en 2014 dans Bonne chance Charlie !, c’est la première fois que le géant américain met en lumière un couple homoparental dans un dessin animé réservé aux plus petits.
Une avancée prometteuse qui laisse entrevoir un avenir plein de tolérance !
Voir aussi : Ces princesses Disney qu'on adore

http://www.aufeminin.com/news-societe/disney-channel-tolerance-enfance-s2339210.html

Avec le hashtag #AintnoCinderella les Indiennes se battent pour le droit de sortir la nuit (photos),femmes,societe

12 Août 2017, 02:20am

Publié par hugo

 Avec le hashtag #AintnoCinderella les Indiennes se battent pour le droit de sortir la nuit (photos)
par Anais Moine le 10 août 2017
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Le fils d’un politicien indien a été arrêté pour avoir suivi en voiture et harcelé une jeune femme de 29 ans, Varnika Kundun. Au lieu de condamner cette agression, un autre homme politique local a déclaré que la victime n’aurait jamais dû être dehors à cette heure. Un commentaire sexiste que les Indiennes ne laissent pas passer !
Varnika Kundu rentrait chez elle à Chandigarh dans le nord de l’Inde vendredi 4 août aux alentours de minuit lorsqu'elle s’aperçoit qu’une voiture où se trouve deux hommes la suit. La jeune femme parvient à rentrer chez elle sans encombre mais terrorisée. Elle se saisit alors de son compte Facebook pour raconter sa mésaventure et exprimer son soulagement de ne pas avoir été violée ou tuée.
Rapidement, son post devient viral en Inde. Les hommes politiques sont questionnés sur le sujet. Le pays entier veut savoir ce qu’ils pensent de l’arrestation de Vikas Barala, fils de leur collègue, Subhash Barala.
C’est alors que Ramveer Bhatti, politicien local, membre du même parti que Barala, déclare à la chaîne CNN News 18 que Varnika n’avait pas à être dehors si tard : "Les filles ne devraient pas être de sortie à minuit (…) Les parents doivent prendre soin de leurs filles. Elles ne devraient pas avoir le droit de traîner en dehors de la maison tard la nuit. Elles devraient rentrer tôt chez elles." Les allégations du politique, qui occulte le délit de l’agresseur, laisse penser que si Varnika a été agressée c’est de sa faute. Selon lui, si une jeune femme est dehors le soir, alors, il ne faut pas s’étonner qu’elle soit attaquée. De plus, l’homme semble parler de Varnika comme d’une enfant sous responsabilité parentale alors même que cette dernière approche de la trentaine ! Agir de la sorte, c’est placer la femme sous un statut d’éternelle mineure, toujours sous le contrôle d’un père, d’un mari, d’un fils… Jamais libre de gérer sa vie par elle-même, comme elle l’entend.
Pour protester contre ces propos sexistes, Divya Spandana, politicienne et actrice connue sous le nom de Ramya, a lancé le hashtag #AintNoCinderella ("#JenesuispasCendrillon" en français). Et la comparaison avec la célèbre princesse Disney, obligée de quitter le bal à minuit pour rentrer chez elle, a parlé à beaucoup d’Indiennes. En effet, Twitter s’est rapidement trouvé envahi par ce hashtag avec lequel les femmes dénoncent les discriminations dont elles sont les victimes quotidiennes.
Les Indiennes ont en effet tenu à faire entendre leur voix et leur soutien à Varnika Kundu. Ainsi, on peut lire sur un tweet, "Ils pensent que les femmes sont inférieures aux hommes et c’est comme ça qu’ils les traitent", ou encore sur un autre : "Je ne veux pas être ta sœur, mère, femme ou fille. Je veux disposer de mes droits en tant que femme".
Depuis mardi, des femmes de tout le pays ont décidé de donner une nouvelle tournure au hashtag en narguant les hommes qui pensent qu'elles ne devraient pas sortir la nuit. En effet, ces dernières se plaisent désormais à se photographier la nuit avant de le poster sur Twitter.
Une image vaut parfois mieux que mille mots.
Voir aussi : Les violences faites aux femmes
 © Plan UK 2014/Yves Karew 2011/King Khalid Charitable Foundation 2013
A lire aussi : Violée par son oncle, cette Indienne de 10 ans ne pourra finalement pas avorter
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http://www.aufeminin.com/news-societe/jenesuispascendrillon-indiennes-se-battent-s2341483.html

La solitude tuerait davantage de personnes que l’obésité,sante,solitude,societe

12 Août 2017, 02:13am

Publié par hugo

La solitude tuerait davantage de personnes que l’obésité
par Anais Moine le 11 août 2017
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 C’est une incroyable découverte que viennent de faire les chercheurs. En effet, ces derniers sont parvenus à établir que la solitude serait bien plus dangereuse que l’obésité.
Des chercheurs américains ont mené une étude sur les conséquences de la solitude sur la santé. Leurs résultats sont pour le moins étonnants et à ce titre, ces derniers souhaitent que l'isolement social soit désormais reconnu comme un risque pour la santé publique.
En effet, les personnes ayant peu de relations humaines auraient 50% de risques supplémentaires de mourir prématurément par rapport à ceux qui se montreraient sociables selon cette étude.
Le Docteur Julianne Holt-Lunstad, auteure de l’étude et professeure de psychologie à l’Université Brigham Young a déclaré qu’"être connecté aux autres socialement est un besoin humain fondamental, crucial autant pour le bien-être d'une personne que pour sa survie".
D’ailleurs, alors même que l’obésité est constamment dénoncée comme une des causes majeures de mortalité précoce, la solitude serait bien plus grave. En effet, alors que l’isolement social augmente le risque de mort prématurée à 50%, le taux de mortalité dû à l’obésité se situerait autour de 30%.
Selon une récente étude menée par Granset, réseau spécialisé pour les personnes de 50 ans et plus, près de 3/4 des personnes âgées en Grande Bretagne se sentiraient seules et 70% d’entre elles ont déclaré que leurs amis proches et leur famille seraient surpris s’ils le savaient car ils n’en ont jamais parlé.
Cette épidémie de la solitude, comme l’appellent certains, ne se limiterait pas aux personnes âgées puisqu’en 201­6, selon le rapport annuel de la Fondation de France, 1 Français sur 10 déclarait n’avoir aucune relation sociale. D’ailleurs, ces chiffres seraient largement sous-estimés puisque, selon ce même rapport, 38% des personnes isolées font preuve de déni et déclarent ne pas se sentir seules.
D’après une étude menée par l’Université Rice au Texas, si les personnes isolées n’ont pas plus de risque que les autres d’attraper un rhume, lorsque c’est le cas, ces dernières se sentent pourtant beaucoup plus mal. En effet, se sentir seul aurait des conséquences mentales mais également physiques. Ainsi, la solitude amplifierait les symptômes des personnes isolées en cas de maladie par rapport à celles qui ne le sont pas.
Des résultats pour le moins alarmants lorsque l’on sait qu’une personne sur trois risque d’être exclue socialement les années à venir.
A lire aussi : Solitude : Les jeunes de plus en plus touchés en France
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par Anais Moine 706 partages

http://www.aufeminin.com/news-societe/solitude-tuerait-davantage-obesite-s2341957.html

Ces hommes qui s'engagent dans le combat ,féministe,femmes,

8 Août 2017, 02:08am

Publié par hugo

 Hors-Série “Génération Féministe” / En kiosque
Ces hommes qui s'engagent dans le combat féministe
Publié le 7 août 2017 à 6:03
De la campagne HeForShe pour l’égalité des sexes de l’ONU aux associations militantes, nombreuses sont les initiatives qui tendent à inclure les hommes dans le combat féministe.
Campagne HeForShe avec Ruben Alves, DR

Campagne HeForShe avec Ruben Alves, DR

Souvenez-vous. Nous sommes en novembre 2015, Justin Trudeau présente le nouveau gouvernement canadien. Parmi ses membres, des représentants de toutes les religions du pays, des handicapés, et autant de femmes que d’hommes: on n’avait encore jamais vu autant d’inclusion à la tête d’un pays. Une journaliste l’interroge: “Pourquoi c’est important, pour vous, la parité au gouvernement?” Et le nouveau Premier ministre canadien de répondre, en haussant les épaules: “Parce qu’on est en 2015 ?!” La séquence a fait le tour des réseaux sociaux. Après lui, c’est Barack Obama qui s’est fendu d’une véritable profession de foi féministe.

Côté culture, on a vu l’acteur de Friends, David Schwimmer, produire une série de vidéos contre le harcèlement sexuel, ou, plus proches de nous, les dessinateurs Joann Sfar et Riad Sattouf s’insurger publiquement, en 2016, contre l’absence d’auteures de BD dans la sélection officielle du Festival d’Angoulême. Depuis quelque temps, les hommes s’engagent de plus en plus souvent en faveur des femmes, et certains se revendiquent même ouvertement féministes.

 
Ne pas reproduire le sexisme

L’idée n’est pourtant pas toujours allée de soi, comme l’explique le sociologue Alban Jacquemart: “S’ils étaient environ un tiers des effectifs militants à la fin du XIXème siècle, les hommes sont largement minoritaires depuis les années 70. Les femmes ont gagné en autonomie et les hommes ne leur paraissent plus comme des militants ‘nécessaires’. Au contraire, les militantes sont devenues attentives à ce que le sexisme ne se reproduise pas au sein de leurs collectifs, participant ainsi à les rendre moins attractifs pour les hommes.”

Réjane Sénac, chercheuse CNRS au Centre de recherches politiques de Sciences Po et présidente de la commission parité du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, va plus loin: “Si le fait de subir des discriminations -en raison de son sexe, de son orientation sexuelle, de sa couleur de peau ou de son handicap- rend leur dénonciation plus probable et plus rationnelle, cela n’a cependant rien d’automatique.” Le risque, continue-t-elle, c’est que les populations dominant.e.s confisquent la parole des premier.e.s concerné.e.s. Et c’est précisément pour l’éviter que les féministes des années 70 se sont d’abord organisées en non-mixité. Mais, ajoute la chercheuse, “on peut dénoncer et combattre les inégalités sans nécessairement les subir. Ce qu’il faut, c’est être très vigilant.e.s à ne pas reproduire de la domination au sein même des luttes pour l’égalité.”

 
Passeurs de relais

Dont acte: l’association #JamaisSansElles a été fondée par sept chefs d’entreprises -hommes, donc-, parmi lesquels on trouve Benoît Thieulin, fondateur de La Netscouade, ou Jean-Michel Blanquer, l’actuel ministre de l’Éducation nationale. Dans un autre genre, Lucas Bolivar, l’initiateur d’une autre association, Ville sans relou, admet que s’il n’est pas “une personne concernée directement”, il peut toutefois “être un auxiliaire, un passeur de relais. Je dois pouvoir m’effacer pour laisser la parole aux premières concernées par le sexisme. Je dois prendre conscience de mes privilèges, et je dois être prêt à comprendre que je ne suis pas le bienvenu à certains endroits, notamment lors de réunions non mixtes”.

Dans tous les cas, ces hommes engagés ne le sont jamais par hasard. Pour Alban Jacquemart, leur implication est même le résultat de “la combinaison de deux principaux facteurs: d’une part, le fait d’avoir été sensibilisé à la cause des femmes dans son enfance ou sa jeunesse, et d’autre part, les engagements féministes des hommes font quasi systématiquement suite à d’autres engagements militants”. Soit exactement le parcours de François Fatoux, seul garçon dans une famille de quatre enfants, et doté d’une expérience de quinze ans dans le monde syndical.

Pour cet ancien membre du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, il est important que des hommes s’engagent pour l’avancée de l’égalité: “Il existe encore une force de résistance, mais l’on peut justement transformer ces hommes en ambassadeurs de la cause. Si on vient leur dire que le féminisme est une nécessité tactique, si on parvient à leur montrer qu’ils peuvent y gagner, alors on se rapprochera de l’égalité. Et puis, ajoute-t-il, cela permettra aussi de mettre en débat l’injonction à la virilité.”

 
Une éducation à repenser

Le féminisme est donc utile à tous. Mais pour inclure toujours plus d’hommes dans la lutte, il faut parvenir à éduquer la population dans son ensemble, à la sensibiliser à la question. Pour Anne-Cécile Mailfert, à la tête de la Fondation des femmes, les hommes politiques ont justement une responsabilité énorme: “Leur parole est imitée par beaucoup de gens, elle a un poids pour faire évoluer l’opinion publique, c’est très symbolique. Quand un.e président.e se dit féministe, cela montre qu’il s’agit d’un combat pour les droits humains. Et que c’est normal d’être féministe quand on est un minimum progressiste.” Encore faut-il, admet-elle, que le discours soit suivi par les actes, notamment dans la constitution des gouvernements.

Outre l’espace public, il existe aussi d’autres lieux de socialisation où travailler pour lutter contre les clichés de la division des sexes, à l’instar de l’école. Pour Anne-Cécile Mailfert, “ce qui est très important, c’est la mixité, notamment dans les jeux. Cela permet de réaliser que l’autre est un.e camarade de jeu, un.e égal.e”. Une idée partagée par Rokhaya Diallo, journaliste et auteure féministe, qui estime que l’Éducation nationale a un rôle à jouer dans la réduction des inégalités: “Il faut travailler sur la vision de la femme dans les manuels scolaires, assure-t-elle. Ouvrir aux enfants le champ des possibles, afin de permettre qu’ils ne participent pas d’eux-mêmes à l’assignation qui est celle des hommes et des femmes une fois adultes.” Comprenez: faire des petits garçons et des petites filles citoyens de demain, des porteurs de l’idéal égalitaire qui anime le courant féministe.

Manon Michel et Mathilde Saliou

Cet article a été initialement publié dans le hors-série Génération Féministe des Inrocks et de Cheek Magazine, en kiosque depuis le 27 juillet.


http://cheekmagazine.fr/societe/hommes-feminisme/