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Articles avec #societe

La FEMME objet sexuels ? "internoob reportage",femmes,feminisme,sexisme,violences,societe

15 Octobre 2017, 04:43am

Publié par hugo

La FEMME objet sexuels ? "internoob reportage"
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https://www.youtube.com/watch?v=Tr9cFzxFjc8
 
 

"Salope" : de Nabilla à Taubira, pourquoi les femmes se font toutes insulter,femmes,violences,sexisme

15 Octobre 2017, 01:42am

Publié par hugo

 "Salope" : de Nabilla à Taubira, pourquoi les femmes se font toutes insulter
 Eric pougeau "Salope", 2001. (Photo J-B. Mariou)
Qu'ont en commun George Sand, Marie-Antoinette et Nabilla ? S'être un jour fait traiter de "salope".
 Barbara KriefPublié le 14 octobre 2017 à 10h54
⦁ https://twitter.com/share?via=LObs
⦁ Les femmes sont-elles toutes des "salopes" ? Dans le cadre des 40 ans de la revue "Langage et Société", la Fondation Maison des sciences de l'Homme (FMSH) à Paris accueille du 29 septembre au 18 octobre ⦁ l'exposition "Salope ! et autres noms d'oiselles", consacrée aux grandes insultées de l’Histoire. A travers le récit de la vie publique de femmes des lettres (George Sand), de la Cour (Marie-Antoinette), politiques (Margaret Tatcher) et même de téléréalité (Nabilla), l’exposition raconte l’origine et les usages d’une insulte et de ses dérivés.
Pour traiter la question des représentations féminines, la commissaire de l’exposition et linguiste à l'Université libre de Bruxelles, Laurence Rosier, a choisi d’illustrer ses travaux avec les œuvres de huit artistes contemporains. Nous l'avons rencontrée et, surprise, celle qui étudie les insultes depuis 1997 déconseille de bannir les injures de la langue française, aussi sexistes soient-elles. Interview.
D’où vient le terme "salope", choisi comme insulte centrale de l’exposition ?
Son origine est incertaine, mais on la date au XVIIe siècle où le mot s’écrivait avec deux "p" et se composait du mot "sale" et "hoppe". Le "sale" faisant évidemment référence à la saleté et le "hoppe" au "huppe", un oiseau connu pour être puant et sale. "Saloppe" c’est donc deux fois quelque chose de sale.
 
Au XVIIIe siècle l’insulte prend une connotation morale. La "salope" est alors celui ou celle qui manipule, qui n’est pas moral. L’équivalent masculin du mot, "salop", existait bien mais il a très vite disparu puisqu’au XIXe siècle il se dote d’une connotation sexuelle exclusivement féminine. La "salope" devient alors la prostituée de rue, celle qui est "sale" et transporte les maladies vénériennes. On l’oppose alors à la courtisane, pourtant pas plus à l’abri de ces maladies. C’est là qu’on remarque que la plupart des insultes sexistes ont une caractéristique sexuelle. C’est vrai pour "chienne" notamment, où l’équivalent masculin n’a qu’un sens moral et non pas sexuel.
Le mot "salope" renferme plusieurs sens différents contradictoires, c’est aussi pour ça qu’il est particulièrement intéressant. La "salope" n’est pas unique, elle est multiple. La preuve, le mot est autant employé pour désigner Marie-Antoinette que Nabilla ou Margaret Thatcher. Les "salopes" peuvent donc être des femmes "bimbos", des femmes dures, des femmes fortes, des femmes sexuelles…
 
La perle de Vermeer par le photographe François Harray
Qu’est-ce qu’une insulte sexiste au juste ?
Une insulte sexiste, c’est un mot qui va chercher à stigmatiser l’identité ou l’orientation sexuelle de la personne visée par l’injure. Le sexisme est lié à l’histoire du féminisme, c’est sûr. Mais on pourrait aussi avoir une approche plus large du sexisme. En considérant par exemple que des femmes qui insultent un homme sur la taille de son sexe ou de ses muscles font dans l’insulte sexiste. Puisqu’il est question de réduire quelqu’un à son sexe.
Je n’ai pas choisi de prendre des figures d’hommes dans l’exposition, parce que je voulais dire que le sexisme concerne d’abord les femmes et l’histoire du féminisme. En revanche, j’ai voulu exposer des hommes parmi les huit artistes exposés. Notamment pour rappeler que les hommes de la communauté Queer, les LGBTQI, souffrent aussi d’insultes sexistes. Je travaille en ce moment sur le sport et les insultes, par exemple, et l’on voit bien que les mots utilisés par deux hommes qui s’insultent sont le plus souvent homophobes et sexistes (tapettes, fillettes…).
J’en profite pour rappeler que mon projet n’était pas de faire simplement une exposition scientifique sur l’insulte. J’ai fait une exposition avec des artistes. Je trouve que l’art est une médiation très intéressante pour aborder les questions de violences. C’est une façon nuancée d’aborder la question. Grâce aux œuvres, il y a une distance qui fait s’interroger au-delà de la violence de l’insulte.
Et quid du "con", par exemple, mot qui désigne à l’origine le sexe féminin, mais qui est aujourd’hui utilisé comme une insulte au masculin ? Ou encore du "fils de pute", qui n'a pas d'équivalent féminin ?
Les mots sont faits pour circuler. Leur étymologie est là, c’est bien, mais il ne faut pas avoir ce fétichisme de l’origine. Aujourd’hui, tout le monde a oublié la connotation sexuelle attachée au mot "con". Donc pour moi, "con" n’est pas une insulte sexiste.
Pour ce qui est du "fils de pute", là oui, on peut considérer qu’il s’agit d’une insulte sexiste. Si les "filles de putes" sont rares, c’est parce qu’une "fille de pute" sera toujours une pute au carré avant d’être la fille de quelqu’un.
 
Lara Herbinia - Photographe
Faut-il bannir ces insultes ? Comme tente de le faire la Belgique, où vous vivez, qui condamne depuis 2014 les insultes sexistes ?
Non, cela ne fonctionne pas. Ce n’est pas parce que les termes disparaissent que le problème aussi. D’ailleurs, je ne voulais pas faire une exposition excluante, anti-insultes. Ce qui compte, ce n’est pas que le mot "salope" disparaisse du langage courant, c’est qu’il soit utilisé différemment. Avec ce travail, je voulais faire du terrain, sortir de la théorie de l’université pour tenter de me rendre utile de manière très concrète : en invitant au débat sur la question des insultes sexistes.
Et justement, je vois bien avec notre loi belge que l’interdiction n’est pas la solution. Elle est constamment remise en question du fait du peu de plaintes déposées. Ce qui dessert finalement les femmes insultées. Ses détracteurs argumentent : "De toute façon, il n’y a personne qui porte plainte, donc personne n’est insultée. La loi ne sert à rien, autant la supprimer". Mais c’est totalement faux.
Quand on fait des études sociologiques, on se rend compte que 100% des femmes ont déjà fait l’objet d’insultes sexistes et beaucoup d’entre elles en ont réellement souffert. D’autant plus que quand on parle d’insultes sexistes dans l’espace public, il faut se dire que ce n’est pas un homme qui va insulter une fois une femme. C’est récurrent. C’est comme le harcèlement de rue. Et de la même manière, les femmes ne portent pas plainte parce qu’elles ont intériorisé le problème et parce qu’elles n’ont pas envie de se faire taxer de "politiquement correcte".
Pénaliser le harcèlement de rue ? Hmm, pas si vite
C’est d’ailleurs là que je vois que l’expo fait son boulot : on sort du non-dit. Nous avons installé un mur des insultes, un espace où les visiteurs et visiteuses sont invités à écrire sur un post-it les injures dont ils ont fait l’objet dans leur vie. Et beaucoup de femmes témoignent à travers un mini-récit d’insultes qui les a un jour cantonnées à être évaluées par des hommes comme des objets sexuels. Il y a celle qui sont recalés d’office : "T’es même pas bonne à sucer", par exemple. Et à l’inverse, celle qui ne sont "bonnes qu’à ça".
 
Quoiqu’une femme fasse, c’est une "salope". C’est en lisant ces témoignages que nous avons encore une fois la preuve que le débat mérite d’être mené.
Alors que peut-on faire pour amoindrir l'impact sexiste que ces injures genrées ont sur nos rapports sociaux ?
Ce qui compte dans l’insulte, ce n’est pas le mot, mais l’intention. Il faut donc toujours se demander : "qui dit quoi à quel moment dans quel contexte et dans quel but". Sans devenir le policier de son propre langage, il faut prêter attention aux mots que l’on emploie et au contexte dans lequel on se trouve. Si l’intention est sincèrement bonne, l’insulte n’en est pas une. Là où il y a de la connivence, il n’y a pas de violence.
Je propose donc aux insulteurs et à leur public, qu’il soit une cours de récréation ou qu’il existe en tant que société dans un sens plus large, de réfléchir à l’intention qu’ils mettent dans leurs mots. Il ne faut pas oublier que les mots appartiennent à tout le monde. C’est leurs usages qui doivent être négociés. Jouer avec la langue est un signe de bonne santé.
Pour les victimes d’insultes, la réappropriation peut-être une première solution. C’est ce qu’il s’est passé avec le manifeste pro-avortement signé dans "l'Obs", des 343 "salopes", par exemple. C’est aussi ce que fait Madonna, quand elle parle aux "bitch" : elle donne presque au mot une connotation positive, une sorte de "girl power". En France ou en Belgique, nous n’en sommes encore pas là. Il y a du boulot.
Outre la réappropriation, la meilleure réponse selon moi reste l’éloquence. C’est là où s’opposent un Sarkozy, familier à la limite du vulgaire, et une Taubira, tout en éloquence et en répartie qui récite des poèmes. C’est pour ça que je l’ai choisie pour l’exposition. Mais aussi pour aborder à travers elle la question du racisme dans le féminisme. Le féminisme, ce n’est pas que la femme. C’est aussi la femme que l’on a stigmatisée parce qu’elle est noire.
Vous citez des personnalités politiques, le "bordel" – qui définit à l’origine une maison de prostitution – d’Emmanuel Macron a ravivé un vieux débat : les présidents et les ministres peuvent-ils jurer ?
Je dirais non, parce que nous avons besoin en tant que société de modèles rhétoriques. Quand Macron emploie le mot "bordel" par exemple, il est loin du personnage jupitérien qu’il veut incarner. Nous avons un modèle rhétorique fort en France, notamment hérité de De Gaulle, et depuis Sarkozy on passe à un registre extrêmement familier. C’est à la mode. Et on s’étonne après que dans les rapports sociaux les insultes fusent… Surtout en période de tensions sociales, qui sont les plus propices aux insultes. De manière générale, dans la sphère publique, je suis pour le politiquement correctement. Il y a des choses qui ne se disent pas de n’importe quelle manière, sinon elles deviennent racistes ou sexistes.
Peut-être devons réserver l’outrance en public aux artistes, aux caricaturistes, aux écrivains... Eux peuvent interroger les normes et les transgresser. Pas des hommes élus en représentation sur des plateaux télé ou sur les bancs de l’Assemblée nationale.
Propos recueillis par Barbara Krief
"Salope! et autres noms d'oiselles" à la FMSH à Paris du 29 septembre au 18 octobre. Commissaire de l’exposition : Laurence Rosier. Artistes : Tamina Beausoleil, François Harray, Lara Herbinia, Cécilia Jauniau, Sara Jùdice de Menezes, Martine Séguy, Eric Pougeau et Christophe Hollemans.

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20171013.OBS6009/salope-de-nabilla-a-taubira-pourquoi-les-femmes-se-font-toutes-insulter.html

Zoubida BELKEBIR : « l’apprentissage de la langue française des immigré.e.s n’est plus du tout financé. »,economie,societe,france,

15 Octobre 2017, 01:16am

Publié par hugo

 FranceZoubida BELKEBIR : « l’apprentissage de la langue française des immigré.e.s n’est plus du tout financé. »
Atout Majeur est un centre d’accompagnement pour l’insertion sociale et professionnelle des femmes issues de l’immigration. Son objectif est de lever tous les freins sociaux des immigrées, pour une meilleure intégration à leur environnement social et professionnel. Zoubida Belkebir, la présidente d’Atout Majeur, présente son association basée à Ivry-sur-Seine.
Quels sont les objectifs d’Atout Majeur ? Quels ateliers proposez-vous aux femmes immigrées ?
Atout majeur propose plusieurs formations selon les besoins des femmes. Les horaires des cours sont calées sur celles des écoles.
Nous proposons des ateliers de linguistiques au féminin. Autrefois, nous avions 3 ateliers avec des niveaux différents : un pour les analphabètes qui sont non lectrices, non scripteuses, et qui ne savent même pas tenir un stylo, un pour les illettrées, et un pour les plus avancées. Mais le problème est qu’aujourd’hui l’apprentissage de la langue n’est plus subventionné par l’Etat, bien que ce soit toujours une priorité nationale. Nous nous sommes battues par le passé pour que la non maîtrise de la langue française soit inscrite dans le cadre des 27 critères de discriminations.
Atout Majeur a dû fermer deux groupes d’apprentissage de la langue. Cette année, nous avons refusé l’inscription à 300 femmes. Nous avons fait le choix de garder le groupe alphabétisation, car si ces femmes n’ont pas l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, elles sont totalement exclues de la société. Paradoxalement, les missions locales et Pôle emploi nous appellent régulièrement pour nous envoyer des femmes à former. Nous sommes contraintes de les refuser car l’apprentissage de la langue française des immigrées n’est plus du tout financé.
Nous proposons une autre action « femmes autonomes » sur l’autonomie dans la vie quotidienne. Il s’agit d’apprendre à suivre la scolarité de son enfant, prendre un rendez vous chez le médecin, savoir remplir les documents administratifs, savoir prendre les transports en commun etc. Nous inscrivons les femmes dans un parcours d’accompagnement global. Nous levons tous les freins sociaux à l’emploi, à l’intégration, et à l’insertion.
La troisième action est « femmes actives » avec pour objectif le retour l’emploi, l’entrée dans une formation qualifiante ou la création d’entreprise. Parmi ces femmes immigrés, il y a des ingénieures, des analystes financières, des mathématiciennes, des professeures d’université, des pilotes de lignes etc. Elles n’ont pas d’équivalence en France. Il n’y a en France qu’un organisme qui permet de délivrer une équivalence. L’année dernière une avocate algérienne a contacté cet organisme qui lui a donné une équivalence pour être aide soignante dans un hôpital ! Quel rapport ?! Même les Européennes n’ont pas leur équivalence alors qu’il y a une uniformisation des formations au niveau européen. Nous ne voulons pas que les femmes sur-diplômées dans leur pays d’origine fassent le ménage alors qu’elles ont fait 6 ans d’études supérieures !
Nous avons également des ateliers sociaux linguistiques, développés pour l’autonomie et le réemploi. Ils accueillent des femmes autonomes dans la vie quotidienne mais qui ne connaissent pas la culture d’entreprise, le droit du travail, les structures d’emploi et d’insertion. Ces femmes sont trop autonomes pour entrer dans le groupe « femmes autonomes » et pas assez pour participer à « femmes actives ». Nous leur faisons découvrir toutes les structures et les aidons dans leurs démarches administratives.
Qu’est ce que les ateliers transversaux ?
Nous proposons également des ateliers transversaux qui permettent aux femmes de compléter leurs compétences et de lever tous les freins sociaux. On a des ateliers d’accès aux droits, d’accès aux soins et à la santé, sur les nouvelles technologies et la fracture numérique. Les institutions publiques commencent à tout dématérialiser ; alors qu’elles sont déjà exclues de la formation, de l’emploi, ces femmes vont être de plus exclues du numérique. Dans le cadre de la fracture numérique, nous n’arrivons pas à avoir des subventions alors que c’est également un priorité. Nous avons eu la chance de faire un partenariat avec une école d’informatique IN’TECH à Ivry : 12 ingénieur.e.s forment les femmes à l’utilisation d’internet, des réseaux sociaux, du pack office, à créer une boite email etc.
Nous avons un autre atelier « lutte contre les discriminations et égalité femmes/hommes ». L’association leur apprend ce qu’est une discrimination selon la loi, ce qu’est le Défenseur des Droits. Nous analysons également avec elles, si ces droits sont acquis dans leur pays ou non. Parfois nous avons des surprises. Par exemple, au Sri Lanka, les maris portent le nom de famille de leur femme. Il y a donc des confusions dans les préfectures françaises qui mettent sur leurs papiers d’identité le nom de leur mari. Pour elles, la France est le pays des droits humains, mais lorsque l’on fait avec elles l’historique des droits acquis par les femmes, elles sont très choquées.
Quels sont vos autres outils d’insertion ?
Depuis 12 ans, nous faisons du théâtre avec le théâtre Aleph. « Femmes autonomes » va partir 3 semaines tous les après-midi monter une pièce de théâtre sur la santé et l’inégalité face à l’accès aux soins. Le théâtre est un outil d’insertion formidable pour reprendre confiance en soi. Les thématiques peuvent être dures et violentes? mais il y a toujours un message d’espoir. Une deuxième pièce s’articulera autour des violences faites aux femmes.
Nous avons un partenariat important avec le Comité départemental, commencé l’année dernière, lors de notre action « insertion par le sport » pendant lequel nous avons fait de l’aviron et de la voile sur le lac Choisy/Créteil. Nous allons aller encore plus loin en installant une salle indoor grâce à des ergomètres qui reproduisent les gestes de l’aviron, pour que les femmes qui sont malades, qui sont handicapées ou qui ne savent pas nager, puissent participer à cet atelier sans aller sur l’eau. L’année prochaine, nous souhaitons développer un atelier « sport et santé » : le sport permet l’insertion des femmes, la création de liens sociaux, l’apprentissage du dépassement de soi, et la protection de la santé. Par exemple, la pratique de l’aviron réduit de 30% le risque de rechute chez les femmes ayant eu un cancer du sein.
L’année prochaine nous allons construire un partenariat avec des médecins qui souhaitent donner bénévolement 2h/mois de leur temps pour former les femmes sur la santé. Il y a aura des neurologues, des diabétologues, des cancérologues, des gynécologues, des pédiatres, des anesthésistes, des infirmières. Nous allons monter un comité de pilotage pour diagnostiquer les besoins des femmes.
Nous avons un autre atelier « citoyenneté, valeurs de la République et laïcité ». Nous avons fait des formations avec l’Adric, sur la façon de parler de la laïcité à des femmes qui ne maitrisent pas la langue et qui ne savent pas du tout ce que c’est. Nous les formons à la politique. Par exemple, nous avons des Françaises d’origine asiatique qui assimilent le PC français à Mao Zedong ou Ho Chi Minh. Nous nous sommes également rendues compte qu’il y avait des Françaises qui ne savaient pas lire. Elles avaient voté Jean-Marie Le Pen aux présidentielles de 2007 parce qu’il souriait sur ses affiches de campagnes et avait l’air sympathique. Dans les bureaux de vote, elles n’avaient pris qu’un seul bulletin avant d’aller dans l’isoloir.
Nous avons organisé une votation citoyenne en 2012 qui simulait les deux tours des élections. Un imprimeur nous a donné les cartes d’électrices/électeurs, les bulletins de vote et les affiches et nous leur avons appris les règles des élections. Nous les avons formé à tenir des bureaux de vote, à aider au dépouillement. C’est important qu’elles aient un engagement citoyen. En 2017, nous avons parlé de l’actualité politique, des affaires de François Fillon etc. Ce qui est amusant c’est qu’elles sont 100 fois plus européanistes que nous et elles ne comprennent pas pourquoi nous ne valorisons pas plus l’UE. Elles trouvent qu’en France nous ne nous rendons pas compte de la chance que nous avons.
Quel type de pédagogie proposez-vous ?
Nous faisons de la pédagogie interactive, active et de classe renversée et pas sur les anciens schémas. Nous ne prenons pas de prérequis. Nous mettons les femmes dans les groupes par rapport à leurs besoins. Elles apprennent « autrement ». Les femmes qui entrent chez Atout Majeur en janvier, savent s’exprimer correctement et se faire comprendre en décembre et ont atteint l’objectif de l’atelier.
Parfois les femmes arrivent dans une formation en nous disant qu’elles ne savent rien faire. Je leur réponds que cela n’existe pas une femme qui ne sait rien faire ! Elles savent gérer un budget, payer un loyer, inscrire leurs enfants à des activités. C’est comme si elles géraient une petite entreprise. Ce sont des compétences ! Donc nous essayons aussi de les valoriser et de leur montrer qu’elles savent faire des choses bien qu’elles n’aient pas la maitrise de la langue française. Ce qui me met hors de moi c’est qu’elles ne parlent pas français mais que certaines parlent 5 langues ! Celles qui ont fait des études supérieures dans leur pays d’origine ont déjà la compétence d’apprendre à apprendre.
Propos recueillis par Mailys ARDIT – 50/50 Magazine


http://www.50-50magazine.fr/2017/10/12/zoubida-belkebir-lapprentissage-de-la-langue-francaise-des-immigre-e-s-nest-plus-du-tout-finance/

Israéliennes et Palestiniennes marchent ensemble pour la paix,femmes,feminisme,articles femmes,fratrenite,

13 Octobre 2017, 14:28pm

Publié par hugo

Israéliennes et Palestiniennes marchent ensemble pour la paix
 
Par Barbara Azaïs
Publié le Lundi 09 Octobre 2017
Des milliers de femmes juives et musulmanes ont terminé, dimanche 8 octobre à Jérusalem, une marche de deux semaines pour réclamer "un accord de paix" entre Israéliens et Palestiniens, après 70 ans de conflit. Un message fort envoyé aux dirigeants des deux gouvernements.
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"On ne s'arrête pas tant qu'il n'y a pas d'accord de paix". Tel était le message de ces 5 000 femmes israéliennes et palestiniennes, qui, main dans la main, ont terminé dimanche 8 octobre à Jérusalem, une marche pour la paix de deux semaines à travers Israël et la Cisjordanie. A l'initiative du mouvement Women Wage Peace ("Les femmes font la paix"), ces dizaines de milliers de femmes juives et musulmanes, de droite, du centre et de gauche, ont pris ensemble cette "route de la paix", comme elles la qualifient, lasses de ce conflit géopolitique septuagénaire qui a déjà coûté la vie à des dizaines de milliers de personnes.
Les images étonnantes de milliers de femmes israéliennes et palestiniennes marchant ensemble pour réclamer "un accord de paix".
"Les hommes qui ont le pouvoir ne croient qu'à la guerre"
Soutenues par plusieurs personnalités politiques, des artistes et des écrivains, elles réclament "un accord de paix" entre Palestiniens et Israéliens. "Les femmes israéliennes veulent empêcher une prochaine guerre (...) et tenter le plus rapidement possible d'arriver à un accord entre Israéliens et Palestiniens", a rapporté à l'AFP Marie-Lyne Smadja, l'une des organisatrices.
Pour elles, marcher côte à côte est le moyen d'envoyer un message fort au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et au président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qui ne parviennent toujours pas à s'entendre : la Palestine fermement opposée à une reconnaissance d'Israël en tant qu'Etat juif et Israël réprimant les Palestiniens avec ses armées dans la quasi-indifférence de la communauté internationale. Les deux pays peinent à s'accorder et sont exposés depuis 2015 à une montée de violences et une succession d'attaques meurtrières sur des civils.
Pour les femmes, c'en est trop. "Les hommes qui ont le pouvoir ne croient qu'à la guerre, mais par la force des femmes, nous pouvons apporter autre chose, quelque chose de neuf", a de son côté confié Amira Zidan, Arabe israélienne et cofondatrice de Women Wage Peace.
"En tant que femme religieuse, je dis que ne pas croire en la paix, c'est ne pas croire en Dieu", confie à l'AFP Michal Frouman, une mère de famille installée dans la colonie de Tekoa en Cisjordanie et poignardée en janvier 2016 par un Palestinien alors qu'elle était enceinte. "Nous avons besoin de créer un vivre ensemble afin de pouvoir construire la paix que nous voulons tous".
Pour l'organisatrice Huda Abuarquob, une Palestinienne de Hébron, "cette marche n'est pas une manifestation de plus, mais le moyen de dire que nous voulons la paix et qu'ensemble, nous pouvons l'obtenir." Cette belle initiative sera-t-elle entendue ?
Monde
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Femmes engagées


http://www.terrafemina.com/article/israeliennes-et-palestiniennes-marchent-ensemble-pour-la-paix_a335802/1

L'écriture inclusive : la réponse au français, "une langue phallocentrique" ?,femmes,feminisme

12 Octobre 2017, 12:12pm

Publié par hugo

 L'écriture inclusive : la réponse au français, "une langue phallocentrique" ?
REPORTAGE - Tout comprendre de l'écriture inclusive avec Raphaël Haddad, lors d'un atelier dans son agence pas comme les autres.
⦁ 
publié le 03/10/2017 à 07:15
"Faites progresser l'égalité femmes-hommes par votre manière d'écrire", c'est la promesse de Mots-Clés. Cette "agence de communication d'influence", fondée en 2011 par Raphaël Haddad et spécialiste sur le sujet, a organisé un atelier d'écriture inclusive à l'occasion de la rentrée des classes, au moment où, justement, cette pratique fait débat sur les réseaux sociaux comme dans les médias.
Lors de cet atelier, les dernières et derniers arrivés de l'agence se sont mélangés à des journalistes, militantes pour l'égalité entre les femmes et les hommes et un étudiant de Sciences Po Paris, arrivé après avoir remporté un concours de nouvelle.
⦁ À lire aussihttp://www.rtl.fr/girls/identites/france-2-s-attaque-au-harcelement-au-travail-avec-
En moins de deux heures, Raphaël Haddad et Chloé Sebagh, cheffe de projet de Mots-Clés, ont alors présenté à leurs élèves d'un jour les "trois conventions d'écriture inclusive", selon leur agence et en quoi s'attaquer à la langue française a tout d'une démarche féministe.
Le français, une langue "phallocentrique"
"Il y a un rapport étroit entre pratique de la langue et rapport à l'égalité dans la société française", assure d'emblée le fondateur de Mots-Clés en introduction de l'atelier.
"De nombreuses initiatives ont été lancées ces dernières années pour favoriser l'égalité entre les femmes et les hommes", reconnaît Raphaël Haddad en faisant par exemple référence à la création du Haut Conseil à l'Égalité (inscrit dans la loi depuis janvier 2017), à la loi Copé-Zimmermann (entrée en vigueur en 2011) ou, plus récemment, au "name and shame" de Marlène Schiappa.
"Mais les chiffres ne progressent pas", ajoute-t-il. Les Françaises sont toujours moins bien payées que leurs homologues masculins ou absentes des postes à responsabilité comme à l'Assemblée nationale.
L'une des raisons de cette stagnation, selon Raphaël Haddad ? "La langue française est farouchement phallocentrique".
Pour le comprendre, le directeur associé et la cheffe de projet distribuent une note d'entreprise, entièrement rédigée au féminin. Les réactions sont sans appel pour l'assemblée : un texte écrit de la sorte exclut de fait toutes les personnes se rapportant au genre masculin. De quoi s'interroger sur cette fameuse règle du "masculin l'emporte sur le féminin".
Le genre masculin est réputé plus noble que le féminin, à cause de la supériorité du mâle sur la femelle.
Grammaire générale, 1767
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⦁ 
Raphaël Haddad rappelle alors qu'avant le XVIIIème siècle, les verbes et adjectifs s'accordaient selon la "règle de proximité". Comme son nom l'indique, cette dernière consiste à accorder verbes et adjectifs avec le genre et le nombre du nom commun le plus proche, qu'il soit masculin ou féminin (exemples : les canards et les oies sont belles).
Les académiciens ont décidé de mettre un terme à cette pratique au profit de la règle que l'on connaît aujourd'hui : le masculin est considéré comme neutre et l'emporte sur le féminin parce que, selon la Grammaire générale publiée en 1767 : "le genre masculin est réputé plus noble que le féminin, à cause de la supériorité du mâle sur la femelle."
Face à cette vision peu féministe de la langue française, Mots-Clés a répliqué avec un guide d'écriture pour rétablir une juste représentation des femmes comme des hommes dans le langage du quotidien.
Raphaël Haddad souligne cependant que son rôle n'est pas de donner un code stricte mais bien de livrer des pistes "pour que chacun et chacune puisse investir le langage comme il ou elle le souhaite. Il me semble que le féminisme c'est se libérer des injonctions donc on ne va pas en rajouter d'autres".
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SociétéBasket fémininÉgalité hommes-femmes

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82% des Français jugent que les femmes sont victimes de sexisme dans la rue,femmes,societe,sexisme

12 Octobre 2017, 11:43am

Publié par hugo

 82% des Français jugent que les femmes sont victimes de sexisme dans la rue
Selon une étude OpinionWay pour TEDxChampsÉlyséesWomen, une grande majorité des interrogés estiment que les espaces publics représentent une menace pour les femmes.
 Plus de 8 Français sur 10 pensent que les femmes sont victimes de sexisme dans la rueCrédit : Unsplash/Peter Miranda
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publié le 11/10/2017 à 09:30
Le sujet est sur (presque) toutes les lèvres, les émissions télévisées, les conversations de machine à café et même des réunions du Secrétariat d'État en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes. Le harcèlement de rue, qu'il soit sexuel ou sexiste, a investi le devant de la scène ces dernières semaines.
C'est justement sur cette thématique que le prochain événement TEDxChampsÉlysées Women - dont Girls est partenaire - se concentre. À un mois de cette 4ème édition, qui aura lieu le 3 novembre prochain à Paris, TEDxChampsÉlysées Women s'est associé à OpinionWay afin de réaliser un sondage sur "les enjeux des espaces publics sur l'égalité femmes-hommes" (1).
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Le résultat de cette enquête est sans appel : 82% des personnes interrogées (femmes et hommes confondues) jugent que le manque de respect dans l'espace public se traduit par des discriminations et violences sexistes. Les femmes en sont bien entendues les victimes en première ligne de mire. L'occasion pour TEDxChampsÉlyséesWomen de proposer une soirée placée sous le signe de l'"Equalicity".
(1) Sondage OpinionWay pour TEDxChampsÉlyséesWomen, réalisé sur un échantillon de 1059 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Il a été réalisé entre les 20 et 22 septembre 2017.
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Salaires : les inégalités hommes-femmes persistent en France,artices femmes hommes,femmes,feminisme

12 Octobre 2017, 11:33am

Publié par hugo

Salaires : les inégalités hommes-femmes persistent en France
REPLAY - ÉDITO - Les femmes gagnent en moyenne 15% de moins que les hommes dans les pays de l'OCDE, un écart qui peine à se réduire.
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publié le 05/10/2017 à 07:27 mis à jour le 05/10/2017 à 11:04
Rapports, mesures réglementaires, et parfois même comme en France des lois se sont multipliés ces vingt dernières années. Avec des résultats intéressants, mais pas décisifs : l'inégalité salariale entre les homme et les femmes a la vie dure. À poste équivalent, les femmes gagnent en moyenne 15% de moins que leurs collègues masculins. On pourrait penser que ces différences s'expliquent par le niveau d'éducation, d'expérience ou le type d'emploi occupé. Il n’en est rien : une vaste étude américaine démontre que ces éléments ne bouclent pas l'équation. Reste donc une seule explication robuste : une discrimination structurelle.
Pour la France, qui est en progrès sensible, le différentiel moyen reste autour de 10%. Il s'est sensiblement réduit ces dernières années grâce à de fortes incitations réglementaires et législatives. Mais nous sommes encore à la traîne des pays scandinaves et de nos voisins belges ou luxembourgeois, où cet écart est inférieur à 5%.
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Il y a un autre fossé dont on parle moins, c'est celui du taux d'activité. Le marché du travail est encore déséquilibré en défaveur des femmes. Au niveau mondial, leur taux de présence dans l'emploi est 30% inférieur à celui des hommes. Sur ce terrain la France a fortement rééquilibré le partage du travail. En 1975, la différence des taux d'activité hommes-femmes était chez nous de 31%, le taux mondial actuel. En 2017, cet écart n'est plus que de 8%.
Si l’amélioration de la situation des Françaises au travail est un objectif à portée de mains, on sait aussi que les derniers mètres seront les plus difficiles à franchir. Pour y parvenir, les conditions sont connues : accès aux filières éducatives notamment scientifiques, plus grande transparence dans les entreprise et une économie en meilleure santé et plus compétitive. Le titre du rapport de l'OCDE est explicite : "Atteindre l'égalité, un combat difficile".
Le plus
Les surprises fiscales pas forcément bonnes se multiplient : les propriétaires contraints à des travaux d'isolation, des taxes supplémentaires sur les biens dits "ostentatoires", et pour tous des fortes hausse des taxes sur l'intéressement et la participation, les PEA qui voient leurs prélèvements sociaux passer à 17,2%.
La note du jour
05/20 à Yahoo, qui reconnait (enfin) que ses 3 milliards de comptes ont bien été piratés. Un aveu tardif qui n'est pas rassurant.
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JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FILLE. Yvan Savy : "des millions de filles vivent actuellement dans des situations d’urgence"femmes,feminisme

12 Octobre 2017, 06:22am

Publié par hugo

⦁ /societe/droits-des-femmes/
JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FILLE. Yvan Savy : "des millions de filles vivent actuellement dans des situations d’urgence"
Le 11 octobre est depuis 5 ans, la Journée internationale de la fille. L'objectif de cet évènement annuel est de promouvoir "l’autonomisation des filles et l’exercice de leurs droits fondamentaux". Pour mieux comprendre, Yvan Savy, directeur général de l'ONG Plan International est l'invité de Julien Benedetto, dans le 22h-minuit.
http://videos.francetv.fr/video/NI_1097295@Info-web
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Mis à jour le 11/10/2017 | 23:41
publié le 11/10/2017 | 23:36
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En 2012, les Nations Unies ont décrété que le 11 octobre serait la Journée internationale de la fille, afin de promouvoir "l’autonomisation des filles et l’exercice de leurs droits fondamentaux". En 2017, cette journée a été placée sous le thème de "autonomisation des filles : avant, pendant et après une crise", dans le but de mettre l'accent sur "les millions de filles qui vivent actuellement dans des situations d’urgence", souligne l'ONU.
Plan International est une ONG qui mène des actions de protection et d'éducation envers les filles les plus vulnérables. Ainsi, aux côtés des Nations Unies, celle-ci conduit une campagne de sensibilisation sur la condition des filles à travers le monde.
"Les filles sont particulièrement exposées dès le moment où l'instabilité s'installe. Nous essayons ainsi, de leur donner un accès à une éducation de base et de les protéger", explique Yvan Savy.
Quelles sont les actions précises de l'ONG Plan International? Les garçons sont-ils moins vulnérables en territoires instables? Regardez l'interview d'Yvan Savy, directeur général de l'ONG Plan International, par Julien Benedetto.
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Journée internationale de la fille : dans certains pays, elles sont "des citoyennes de dernière zone",femmes,filles,societe

11 Octobre 2017, 23:04pm

Publié par hugo

 Journée internationale de la fille : dans certains pays, elles sont "des citoyennes de dernière zone"
A l'occasion de la journée internationale de la fille mercredi, le directeur général de l’ONG Plan International France, Yvan Savy, rappelle que "les enfants sont souvent laissés pour compte dans des contextes très difficiles et parmi les enfants, les filles sont la dernière roue du carrosse".
 Le directeur général de l’ONG Plan International France, Yvan Savy, et Radha Rani Sarker, qui a été mariée à l'âge de 14 ans au Bangladesh, le 11 ocotbre 2016. (BERTRAND GUAY / AFP)
 
franceinfoRadio France
Mis à jour le 11/10/2017 | 16:17
publié le 11/10/2017 | 16:17
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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin  
Le 11 octobre est la journée internationale de la fille, une journée sous l’égide de l’ONU depuis six ans qui est consacrée cette année au thème : Autonomisons les adolescentes : avant, pendant et après les crises.
Dans le monde, les filles restent les premières victimes d'inégalités, d'exclusion, de discriminations et d'abus de toutes sortes. Yvan Savy, directeur général de l’ONG Plan International France, invité mercredi 11 octobre sur franceinfo, estime que dans certains pays, les filles sont "des citoyennes de dernière zone".
franceinfo : Pourquoi une journée internationale de la fille ?
Yvan Savy : Cette journée a été inscrite à l’agenda de l’ONU dans la perspective des pays en développement où il y a beaucoup à faire. Des pays où les populations sont jeunes. Souvent la moitié de la population a moins de 18 ans et les filles vivent des discriminations dès leur naissance : absence de soins, difficultés à être bien nourries. Ensuite ça enchaîne sur l’accès à l’éducation, la protection, le problème des mariages précoces qui est très préoccupant.
Quels programmes met en place votre organisation ?
On travaille avec les familles, les parents, les instituteurs et les leaders religieux pour faire évoluer les mentalités et pour faire comprendre qu’on doit pouvoir investir dans l’avenir de sa fille en l’éduquant. C’est le meilleur choix à faire, pour elle, pour lui garantir une vie de femme épanouie. Nous, on accompagne les filles avec des bourses scolaires. On aide les mamans à avoir de meilleurs revenus (...) pour que les filles ne soient pas chargées des tâches domestiques (…) pour avoir le temps d’étudier. On travaille aussi sur l’accès à l’école et le chemin à l’école qui peut être un chemin dangereux (…), on organise des transports en commun pour que les filles se sentent en sécurité. Dans les établissements, on travaille aussi avec les enseignants pour que les méthodes pédagogiques soient douces et qu’il n’y ait pas de risque pour les filles ou d’envie de quitter l’école.
Les filles sont clairement moins bien loties que les garçons ?
Ce sont des citoyennes de dernière zone. Les enfants sont souvent laissés pour compte dans des contextes très difficiles et parmi les enfants, les filles sont la dernière roue du carrosse donc il faut absolument garantir à ces filles la protection et l’éducation. C’est la moitié de l’humanité. Si on investit dans l’éducation, elles amènent des effets très positifs dans leur pays et des effets positifs pour leurs propres enfants.
Une fille est déjà vue comme une femme dans certains pays, elles n’ont pas d’enfance ?
Dès leur naissance, leur destinée est de quitter la famille, pour être mariées. Donc, il n’y a pas d’investissement de la part des familles. Les filles sont considérées comme un fardeau. Et lorsqu’elles rejoignent des familles elles ne sont souvent pas très bien accueillies. Les mariages précoces, ça commence dès l’âge de 12 ans et parfois même avant dans certains endroits. Et c’est la fin pour ces filles de toute perspective. (…). La pauvreté est un énorme frein à l’éducation pour les filles en particulier, vous avez des traditions, des modes de transmission patriarcaux pas très linéaires et vous avez des normes sociales où les femmes n’ont pas le droit de prendre des décisions. Nous travaillons à tous ces niveaux et avec les Etats nous travaillons à faire évoluer les lois. Pour le mariage précoce, il y a encore 140 Etats où l’âge de mariage minimum est en dessous de 18 ans.
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En Sierra Leone, ces filles qui s’affrontent en joute de lecture pour, un jour peut-être, gouverner,femmes,feminisme,societe

11 Octobre 2017, 22:58pm

Publié par hugo

 En Sierra Leone, ces filles qui s’affrontent en joute de lecture pour, un jour peut-être, gouverner
 
Sybile, l'une des candidates lors du concours de lecture en Sierra Leone, devant le jury
(c) Maïla MENDY
Aminata, Mariame, Sybil, Esther et les autres. Elles ont entre 12 et 17 ans et se jaugent lors de concours de lecture. La Sierra Leone, pays d’Afrique de l’Ouest, a développé ces compétitions. Et pour y participer, il y a un impératif : être de sexe féminin. Reportage optimiste à l’occasion de la Journée internationale des filles, chaque 11 octobre.
11 oct 2017
Mise à jour 11.10.2017 à 10:17 par
Maïla MENDY
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Education des filles, le b.a-ba de l'émancipation
Dans le petit brouhaha des révisions et du travail de la diction, une seule voix ne se fait pas entendre. Aminata est assise dans un coin. Autour d’elle, la plupart des jeunes filles sont accompagnées de leur professeur. Le temps du concours de lecture, elles deviennent les ambassadrices de leur école.
Aminata, elle, n’est plus scolarisée. Elle a arrêté l’école à la fin de la primaire. Comme beaucoup de ses compatriotes sierra-léonaises, elle n’a pas pu pousser ses études au-delà du secondaire : trop cher pour ses parents. Désormais, elle travaille dans la ferme familiale. Mais la Sierra-Léonaise de 16 ans en a marre de la vie dans les champs. « Je veux devenir avocate ! » ambitionne-t-elle. Cela tombe bien : l’éloquence est le critère roi dans un concours de lecture.
 
Aminata, très volontaire décidée à changer de vie, à son tour, se présente devant le jury.
(c) Maïla MENDY« Aujourd’hui, ma famille me manque plus que tout… » . Dans une salle voisine, Mariame, 14 ans, lit les premières lignes du roman pour adolescents, le livre choisi pour le concours. Face à elle, les quatre membres du jury sont très attentifs. A la fin de la lecture, les remarques fusent. « Fais attention à la prononciation ! » souligne Charles Hubbard, cadre en entreprise. Et seul homme du jury. « Tiens-toi droite et regarde davantage ton public ! » conseille Fati Tauqi, qui préside le jury du concours de lecture.
En Sierra Leone, les femmes, principales victimes de la guerre
Seules les filles sont admises à ce concours de lecture. En Sierra Leone, ces compétitions sont devenues l’un des outils pour oeuvrer à la parité. Après onze ans d’une terrible guerre, arriver à l’égalité entre les femmes et les hommes a une importance très particulière dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.
« En période de guerre, les femmes sont en première ligne pour protéger leurs enfants, leurs frères, leurs maris… elles sont les principales victimes. Les hommes s’attaquent à elles car ils savent qu’elles sont vulnérables » analyse Fati Tauqi. Cette Sierra-Léonaise de 43 ans est professeure à l’université, en sciences sociales. Sa spécialité : les études sur le genre.
 
Fati Tauqi, féministe, militante, âme des concours de lecture pour filles, dans les locaux de son association 50/50 qui veut pousser à la parité femmes/hommes dans tous les secteurs
(c) Maïla MENDY
Les femmes ne doivent plus être des victimes. Il est temps qu’elles soient au côté des hommes pour gouverner !
Fati Tauqi, universitaire et féministe
Ses compétences l’ont propulsée à la tête de l’association « 50/50 ». Comme son nom l’indique, l’association milite pour l’égalité parfaite entre les hommes et les femmes, notamment aux postes de pouvoir. « Les femmes ne doivent plus être des victimes. Il est temps qu’elles soient au côté des hommes pour gouverner ! » scande la féministe.
En Sierra Leone, les femmes restent pourtant largement réduites à un statut de victimes. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les taux de violences sexuelles envers les femmes sont très élevés dans le pays. Quant aux données dans les milieux de pouvoir, elles montrent que la parité est un sacré défi. Si les femmes représentent 52% de la population, 15% du parlement sierra-léonais est féminin. Et dans ce pays, divisé en quatorze districts, 19% de femmes se trouvent parmi les conseillers locaux.
Une urgence de parité et d'égalité
« Nous avons des femmes ministres, des femmes députées, des femmes ambassadeurs mais leur nombre reste trop faible ! » s’indigne Fati Tauqi. Pour elle, il y a urgence à travailler à cette égalité au plus vite. Avec les jeunes candidates du concours, la féministe se montre donc la plus intransigeante des jurés.
« C’est quoi ça ? De la langue des signes ? » demande Fati Tauqi à Sybil, une participante de 13 ans. Une question vient d’être posée à cette jeune fille par un membre du jury. Pour lui répondre, l’adolescente fait ‘non’ d’un signe de la tête. « Parle ! » ordonne Fati Tauqi.
 
Le jury, autour de Fati Touqi, délibère pour choisir la lauréate du concours de lecture en Sierra Leone
(c) Maïla MENDY
Cela fait des jours que Claire et moi marchons. Où allons-nous ? Si seulement nous le savions…
Esther, 14 ans
Parler : Esther n’a pas ce problème. Et lire non plus d’ailleurs. « Cela fait des jours que Claire et moi marchons. Où allons-nous ? Si seulement nous le savions… ». Venue d’un prestigieux collège pour filles de la capitale, Freetown, la jeune fille de 14 ans est pleine d’assurance.
Intonation, déplacement dans la pièce, regards complices avec le jury : tout y est dans sa lecture. Les sourires des jurés trahissent leur futur jugement. « Ta lecture m’a touché droit au cœur ! » s’extasie Fati Tauqi. Depuis le début du concours, c’est la première fois qu’elle montre autant d’enthousiasme face à une candidate.
Construire des écoles, avant tout
C’est au tour d’Aminata. Elle porte un t-shirt coloré. Sur celui-ci est inscrit « don’t look at my shoes » soit « ne regardez pas mes chaussures ». Comme un message adressé aux jury et qu’elle ne s’applique pas à elle-même. Certes, ce ne sont pas ses chaussures qu’elle regarde mais elle ne lève pas son nez du livre durant toute la lecture. Face à Fati Tauqi et ses comparses, elle adopte aussi une posture plutôt gauche. Tous les défauts de son interprétation n’échappent pas au jury.
« Tu dois avoir plus confiance en toi ! » lui conseille Charles Hubbard. « Donne-moi de la personnalité ! » assène Fati Tauqi. La jeune fermière leur fait part de ses rêves de prétoire. « Rien n’est impossible, à condition de travailler dur ! » lui assure la féministe.
Motivées, toujours plus
Aminata ne fera pas partie du trio des gagnantes. Mais elle repart « motivée », prête à figurer parmi les femmes qui feront la Sierra Leone de demain. La vision d’un pays davantage portée par les femmes que partage le gouvernement. Son objectif affiché : que la parité soit effective d’ici à 2030.
Fati Tauqi va elle aussi apporter sa pierre à l’édifice de l’égalité. Dans les locaux de son association, une école pour former les futures femmes leaders est en construction. Ce sera la première du genre en Afrique de l’Ouest.
 
Aminata, Mariame, Sybil, Esther et les autres, attendent les résultats du concours de lecture, dans lequel, de toute façon, elles sont toutes gagnantes
(c) Maïla MENDY
Maïla MENDY
Mise à jour 11.10.2017 à 10:17
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