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Le blog de hugo,

Les publicités génératrices de complexes bientôt bannies du métro londonien ?,femmes,sexisme,

29 Août 2016, 22:50pm

Publié par hugo

Les publicités génératrices de complexes bientôt bannies du métro londonien ?
14 JUIN 2016 PAR ANOUK PERRY 9 COMMENTAIRES
Le maire de Londres a décidé de se mettre en guerre contre les publicités génératrices de complexes dans le métro... une initiative qui représente tout un symbole.


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Cela ne fait qu’un mois que Sadiq Khan est maire de Londres et il décide déjà de passer à l’action.


Il a ainsi annoncé vouloir bannir les publicités génératrices de complexes du réseau Transport for London, la société de transports en commun de la ville. Une information qui nous est transmise par le Telegraph.


L’année dernière, la régie publicitaire londonienne a reçu 378 plaintes à propos d’une campagne pour un produit amincissant. Le slogan de cette fameuse marque était « Are you beach body ready ? » (« Votre corps est-il prêt pour la plage ? »).


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Fiona Longmuir @EscapologistFi
You're god damn right we're beach body ready. Exactly as we are. http://theescapologistsdaughter.co.uk/2015/04/getting-naked-in-a-train-station/ … #eachbodysready #bodypositive
14:49 - 23 Avr 2015
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Sadiq Khan a déclaré :


« En tant que père de deux adolescentes, je suis extrêmement préoccupé par les propos de ce genre de publicités qui peuvent faire du mal aux gens, en particulier aux femmes, et leur donner honte de leur corps. Il est temps d’arrêter ça.


Personne ne devrait se sentir sous pression alors qu’il voyage en métro ou en bus, ou se retrouver confronté à des attentes irréalistes à propos de son corps, et je veux envoyer un message clair à l’industrie publicitaire sur ce point. »


Graeme Craig, le directeur commercial de Transport for London, a d’ailleurs ajouté qu’à la différence de la télé ou des magazines papier et en ligne, les personnes qui sont face à la publicité dans le métro ne peuvent pas zapper ou tourner la page.


Le maire se veut rassurant et annonce qu’il n’y aura aucun impact sur les revenus de la compagnie de transports.


Les pubs complexantes interdites ? Pas une première


L’initiative n’est pas inédite dans le monde : en mai dernier, la municipalité de Trondheim, troisième ville de Norvège, annonçait déjà vouloir bannir les publicités génératrices de complexes.


Le journal The Independent avait alors interrogé Caitlin Roper, manageuse du collectif Shout, une association qui se bat contre l’objectivation et la sexualisation des femmes dans le but de vendre des produits et des services.


« Depuis trop longtemps, les publicitaires règnent en toute liberté. Dans le combat pour apprendre à aimer son corps, une approche nouvelle de la société toute entière est requise.


Ce n’est qu’une pièce du puzzle, mais elle est importante. (…) »


Alors, on y croit ?

http://www.madmoizelle.com/interdiction-publicites-complexantes-londres-579179

« Appeler un viol un viol », ou l’importance du consentement expliquée en BD,femmes,violences,viol,

29 Août 2016, 20:47pm

Publié par hugo

« Appeler un viol un viol », ou l’importance du consentement expliquée en BD
29 AOÛT 2016 PAR UNE MADMOIZELLE 22 COMMENTAIRES
Le viol est encore méconnu. Beaucoup de personnes ont du mal à mettre le bon mot sur une agression, à cause des idées reçues qui circulent. Cette édifiante BD explique simplement l'importance du consentement.


« Appeler un viol un viol », ou l’importance du consentement expliquée en BD
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Marine, la taulière du très bon blog BD Dans mon tiroir (que vous devriez suivre sur Facebook), nous a fait parvenir sa dernière note, Appeler un viol un viol.
Avec son accord, nous la reproduisons ici, après ces quelques lignes où elle explique ce qui l’a motivée à aborder le sujet du viol conjugal, des idées reçues sur le viol et de l’importance du consentement.


J’ai eu envie de faire cette BD pour revenir sur les notions de viol et d’agression sexuelle qui sont souvent mal comprises, et sur lesquelles circulent des idées reçues. Ces idées reçues peuvent nuire aux victimes, les empêcher de faire face — voire les pousser à se sentir partiellement responsables alors que ça n’est absolument pas de leur faute !


Parce que non, un viol n’implique pas qu’il y ait eu une violence physique… Parce que oui, on peut être violée par quelqu’un même si on est en couple avec cette personne, même si on a une relation intime avec cette personne, même si on avait effectivement envie d’avoir une relation sexuelle avec cette personne une heure plus tôt.


Et enfin parce que oui, on peut être violé•e ou agressé•e sexuellement sans même s’en rendre compte — du moins sans être capable d’identifier sur le moment que c’est de ça qu’il s’agit, sans être capable de nommer l’agression que l’on vient de subir.


Et aussi pour rappeler le bon boulot du Collectif Féministe Contre le Viol qui peut vous écouter, vous renseigner et vous aider si vous traversez ce genre de situations. Merci aux personnes qui y bossent !


viol-bd-dans-mon-tiroir
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http://www.madmoizelle.com/viol-definition-explications-620017

La place des femmes en 2016 vue par la jeunesse française,femmes,france,

29 Août 2016, 20:28pm

Publié par hugo

La place des femmes en 2016 vue par la jeunesse française
26 AOÛT 2016 PAR CHLOÉ P. 2 COMMENTAIRES
Une étude faisant un véritable tour d'horizon des opinions de la jeunesse française en 2016 vient d'être publiée et on y parle aussi des femmes et de la place qu'elles occupent dans la société !


La place des femmes en 2016 vue par la jeunesse française
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620-tour-horizon-jeunesse-2016


La Direction de la Recherche des Études de l’Évaluation et des Statistiques (DREES) vient de publier une étude qui parle de nous. Des jeunes. En France, en 2016. Et qui n’est ni méprisante ni caricaturale grâce à la magie des questionnaires et des statistiques représentatives.


L’étude dresse un portrait de notre génération, en mettant le doigt sur nos angoisses, nos doutes et nos espoirs. Oui, tout ça. en même temps il faut dire qu’initialement elle fait 105 pages, et tu peux la consulter en intégralité ici.


Cet article est le premier d’une petite série qui résume l’étude et aborde les questions qui nous turlupinent. Et pour bien commencer, parlons des femmes et de leur place dans la société…


Les stéréotypes de genre, pas très populaires chez les jeunes


Bonne nouvelle les ami•es ! 87% d’entre nous (des 18-29 ans) ne sont pas d’accord avec cette affirmation : « Dans l’idéal, les femmes devraient rester à la maison pour élever leurs enfants ».


Alors ça n’a peut-être rien d’une nouvelle par chez vous, car vous êtes de belles personnes bien entourées mais sachez que la moyenne de l’ensemble de la population qui partage cette opinion est de 74%, avec un petit 60% pour les plus de 65 ans.


La génération à venir est au taquet sur la question des stéréotypes de genre
Malgré tout, la génération à venir est au taquet sur la question puisque l’étude précise que sur le spectre des réponses, il était possible de choisir « plutôt d’accord ou plutôt pas d’accord » et que 88% des moins de 25 ans ont répondu « pas d’accord ». Du coup, cette tendance s’accentue chez les plus jeunes, ce qui me laisse espérer que la société va dans le bon sens (je croise les doigts).
big-notions-bon-sens-feminisme


Mais ce n’est pas tout, et puisqu’on parle de progrès, l’étude met aussi en avant un affaiblissement des stéréotypes de genre, particulièrement chez les jeunes générations. Voici les affirmations auxquels ils ont été soumis et leurs réponses :


« En temps de crise, il est normal de privilégier l’emploi des hommes aux dépens de celui des femmes »


93% des moins de 30 ans ont répondu qu’ils n’étaient pas d’accord.


« Les mères savent mieux répondre aux besoins et attentes des enfants que les pères »


55 % des moins de 30 ans ont à nouveau répondu qu’ils n’étaient pas d’accord. À titre de comparaison, la moyenne de toutes les classes d’âge se situe à 48%. Il y a donc plus d’une personne majeure sur deux qui est d’accord avec cette affirmation. Il y a encore du chemin à parcourir…


« Les filles ont autant l’esprit scientifique que les garçons »


Ah ! Des résultats intéressants : si 87% des moins de 30 sont plutôt d’accord avec cette affirmation, la moyenne globale (tous âges confondus donc) est à… 88% ! Avec un pic à 90% pour les plus de 65 ans… Les personnes âgées sont donc statistiquement plus progressistes sur ce coup.


À lire aussi : Les femmes qui ont marqué la science à l’honneur dans une série d’illustrations


Des résultats que l’étude n’explique malheureusement pas mais qui rappellent que certaines choses ne sont jamais acquises, et que la sensibilisation aux questions de genre et d’égalité est loin d’être terminée.


Les femmes sont globalement plus tolérantes


L’étude s’est ensuite penchée sur « les nouvelles formes de couple et de famille ». En ce qui concerne le mariage, 68% des moins de 30 ans pensent qu’il n’est pas le cadre idéal pour vivre une relation de couple tandis qu’à l’autre extrémité du spectre, les plus de 65 ans ne sont que 39% à le penser.


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De la même façon, 90% des moins de 30 s’accordent à dire que « les homosexuels sont des personnes comme les autres » pour un exemple qui se situe à 84%. Une fois encore, les jeunes font donc preuve d’une plus grande tolérance à l’égard de nouveaux modèles.


Mais à l’intérieur de ce groupe hétérogène de jeunes de moins de 30 ans, il existe de réelles disparités… par exemple entre hommes et femmes. Les opinions des femmes sont généralement les plus ouvertes à ces nouvelles formes de couple et de famille, comme le montre ce tableau :


femmes-jeunesse-france-2016-tableau
Sur cette différence, l’étude précise que cette différence d’opinions et de tolérance entre hommes et femmes est transgénérationnelle : elle s’observe avec plus ou moins d’acuité dans tous les classes d’âges (avec une distinction très forte chez les plus de 65 ans).


En revanche, quant il s’agit de trouver des explications à ce phénomène, l’étude suggère seulement :


« Peut‐être faut‐il voir dans ces distinctions, particulièrement parmi les hommes, un fort attachement au modèle prépondérant des rôles sexués de la mère et du père dans la parentalité ? »


Ce à quoi j’ai très très envie de répondre :


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La parentalité et son effet loupe sur la place des femmes dans la société


Les inégalités et les divergences concernant la place des femmes dans la société pourraient se résumer ainsi : « On pense que… mais dans la pratique... ». On pense que les êtres humains devraient être égaux, mais dans la pratique on laisse subsister des inégalités (voire on y contribue, dans certains cas).


Par ce « on » anonyme, j’entends la population dans son ensemble, mais surtout les plus jeunes générations. Car pour nous l’égalité est un truc « normal », nous avons été éduqué dans l’idée que c’est un truc que la société recherche et que l’on doit vouloir. Bon sauf que la société est moyennement impliquée dans le processus dans les faits mais c’est l’idée… Pourtant, l’égalité, on en est encore loin.


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Avec la parentalité, on retrouve un peu cette notion d’opinions et de faits non concordants. Sur l’affirmation « dans l’idéal, les femmes devraient rester à la maison », les résultats montrent une divergence d’opinions entre les hommes et les femmes, mais aussi entre les classes d’âges : pour les moins de 25 ans, 90% des femmes et 86% des hommes ne sont pas d’accord.


Mais, dès que l’on observe la tranche d’âge juste après, c’est-à-dire celle des 25-29 ans, 85% des femmes et 88% des hommes ne sont pas d’accord. Donc, si les hommes sont plus nombreux en vieillissant à être en désaccord avec cette affirmation, pour les femmes c’est l’inverse !


big-maman-etudiante-temoignage


Une différence que l’étude explique partiellement par l’entrée en parentalité : en gros, une partie d’entre nous, en devenant parent, change d’avis. L’étude tente d’expliquer ce changement d’opinion (avec les sources de l’étude entre parenthèses) :


« Premièrement, ce sont encore très largement les mères qui prennent en charge l’éducation des enfants (Saint Pol, Bouchardon, 2013) et, lorsqu’elles travaillent, la charge de la conciliation entre la vie professionnelle et la vie parentale repose essentiellement sur elles (Pailhé, Solaz, 2006). Dès lors, leurs préférences pourraient être partiellement « adaptées » à une situation dans laquelle le temps parental repose essentiellement sur les mères.


Deuxièmement, pour certaines jeunes femmes, c’est notamment la maternité qui semble structurer l’identification sociale (Testenoire, 2006). Elles sont d’ailleurs amenées, par une décision plus ou moins directement contrainte, à reléguer la sphère professionnelle à la charge des hommes privilégiant la sphère domestique et familiale. »


Pour faire simple, le fait que la société rende davantage les femmes responsable des enfants joue un rôle dans cette prise de position, en mettant plus de moyens à disposition pour elles que pour les hommes, mais aussi dans les mentalités, en donnant un rôle social fort aux mères et en les « pénalisant » sur le plan professionnel.


La place des femmes dans la société en 2016 ? Il y a encore du progrès, mais cette étude est encourageante…


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http://www.madmoizelle.com/femmes-jeunesse-france-2016-619245

les Féministes contre les arrêtés de la manipulation,femmes,feministes,religion,islam

29 Août 2016, 20:08pm

Publié par hugo

les Féministes contre les arrêtés de la manipulation
VENDREDI, 26 AOÛT, 2016
L'HUMANITÉ
Les Effronté-e-s et Osez le féminisme !, deux associations féministes, développent le même argumentaire contre la manipulation en cours. La première interroge : « Par quel détour retors le voile et le burkini, dénoncés comme étant sexistes, deviennent-ils les instruments d’une double peine ? Comment peut-on dénoncer le voile comme moyen d’oppression des femmes, interroger les pratiques religieuses qu’elles subissent, et dans le même temps les violenter dans l’espace public à cause de lui ? » La seconde association souligne : « Il est sans doute plus facile d’interdire le burkini que de comprendre comment on en est arrivé là. Plus facile d’adopter une politique liberticide qu’une politique sociale qui crée du vivre-ensemble et permette justement de lutter contre un repli sur soi communautaire. »

http://www.humanite.fr/les-feministes-contre-les-arretes-de-la-manipulation-614525

«Beaucoup de pharmaciens pensent faire les choses bien mais les font mal»,femmes,contraception,ivg,

29 Août 2016, 20:05pm

Publié par hugo

CONTRACEPTION D'URGENCE
«Beaucoup de pharmaciens pensent faire les choses bien mais les font mal»
Par Juliette Deborde et Sébastien Leurquin — 24 août 2016 à 13:31
Une pharmacie, le 11 février 2015 à Quimper, en France.
Une pharmacie, le 11 février 2015 à Quimper, en France. AFP
Mise en cause par plusieurs témoignages de femmes publiés ces dernières semaines, la profession s'estime notamment trop peu formée à la délivrance de la pilule du lendemain, alors que les mauvaises pratiques restent difficiles à quantifier.


«Beaucoup de pharmaciens pensent faire les choses bien mais les font mal»
«Ah ben, on a passé une bonne soirée, hein ?» C’est par cette remarque déplacée d’un pharmacien que Sabine (le prénom a été modifié), 20 ans, venue se procurer une contraception d’urgence après un rapport non protégé, a été accueillie. Sur le Plus de l’Obs, l’étudiante, humiliée par un pharmacien et des clients, raconte avoir finalement dû se rendre dans une autre officine. Son témoignage, lu près de 450 000 fois depuis sa publication mi-août, illustre les difficultés de certaines femmes à demander ou obtenir une contraception d’urgence (abusivement appelée «pilule du lendemain», dans la mesure où elle peut être utilisée jusqu'à cinq jours après un rapport). Sur les réseaux sociaux et dans les médias, plusieurs d’entre elles partagent leurs expériences : les refus, mais aussi les remarques moralisatrices, les messages alarmistes ou dans le cas des mineures, le non-respect de l’anonymat de la gratuité, pourtant en vigueur depuis 2002. Sur le site de Marie Claire, une jeune femme raconte s’être vu demander de prendre le comprimé sur place, ce qui n’est pourtant pas requis. Un reportage de France 4, tourné en caméra cachée en avril et largement partagé, montre également des pharmaciens prétexter qu’ils n’ont pas de contraception d’urgence en stock ou évoquer des risques de cancer et de stérilité, pourtant réfutés par l’Organisation mondiale de la santé et la Haute autorité de santé.


Le débat avait déjà été mis sur la table en juillet après l’annonce d’un projet d’introduction d’une «clause de conscience» dans le code de déontologie des pharmaciens. L’article, soumis par l’Ordre des pharmaciens lors d’une consultation finalement suspendue après la mobilisation d'une partie de la profession – via notamment un collectif et une pétition – aurait dans les faits légalisé les refus de vente, notamment des comprimés Norlevo ou EllaOne. «Un pharmacien ne peut refuser la délivrance d’une contraception d’urgence au nom de ses convictions morales ou religieuses», stipule pourtant la Haute autorité de santé. Le projet sera redébattu début septembre, mais ne devrait pas être maintenu en l’état.


Un phénomène difficile à quantifier
Au-delà des témoignages qui affluent ces dernières semaines, le phénomène est délicat à quantifier. Sur 1,4 million de comprimés délivrés chaque année, selon les chiffres de l’Ordre qui ne comptabilise pas les génériques, combien de patientes ont essuyé un refus ? Et combien se sont vu réclamer une carte d’identité, une carte vitale ou une ordonnance, pourtant non requises ? «C’est une réalité qui est difficile à évaluer», explique Véronique Séhier, coprésidente du Planning familial. L’association reçoit régulièrement des jeunes femmes ayant rencontré des difficultés dans la délivrance d’une contraception d’urgence, mais ne recense pas les signalements. La pharmacie incriminée est visitée par l’association si elle est située à proximité et l’Ordre des pharmaciens peut ensuite être averti. Les sanctions, très rares dans les faits, peuvent aller jusqu’à la suspension. Actuellement, deux dossiers sont en cours, indique à Libération l’Ordre national des pharmaciens. Un praticien catholique de Salleboeuf, près de Bordeaux, a écopé d’une suspension d’une semaine pour avoir refusé de vendre des contraceptifs. L’homme, déjà condamné pour des faits similaires dans les années 90, peut encore faire appel. Dans la banlieue rennaise, une plainte, émanant également du président de l’Ordre régional des pharmaciens, a été déposée contre une officine filmée en juillet en caméra cachée par l’Express.


A part ça, il n’existe pas de données récentes, ou sur un échantillon pertinent. En 2011, le Planning familial de Villeurbanne avait interrogé 24 femmes sur la contraception d’urgence : près de la moitié (11) ont déclaré avoir reçu un message scientifiquement faux en pharmacie et 3 mineures sur 11 n’ont pas pu obtenir le cachet faute d’avoir pu prouver leur âge. Les proportions d’une autre étude, parue dans la revue Prescrire et menée en 2006, sont plus sont encore plus révélatrices : sur 53 pharmacies tirées au sort par le CHU de Nice, plus d’une sur trois (37,7 %) avait refusé de délivrer une contraception d’urgence à quatre «mineures-tests» (qui, très majoritairement, n’avaient bénéficié d’aucune intimité et s’étaient vu exiger un paiement).


Un mode d’emploi pour porter plainte
Très peu de femmes en parlent, parce qu’elles n’osent pas ou qu’elles ne sont pas au courant de leurs droits. Karim, pharmacien d’industrie en région parisienne a publié mi-août sur son blog, La coupe d’Hygie, un tutoriel sur la procédure à suivre pour porter plainte et signaler un refus (auprès du procureur de la République, de l’Ordre des pharmaciens, du Planning et éventuellement du Défenseur des droits). «Le seul moyen de faire remonter ces comportements, c’est d’expliquer» les recours existants, indique-t-il à Libération. «On ne peut pas les quantifier si on n’a pas de trace de plainte», confirme Alain Delgutte, président du conseil central de l’Ordre national des pharmaciens, qui juge cependant le phénomène marginal : «dans leur grande majorité, mes confrères font bien leur travail». «Les refus sont le fait d’une minorité», assure également Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), qui estime la polémique «malvenue». «Globalement, le réseau fait le job et le fait bien. Je ne considère pas qu’il y ait aujourd’hui en France un problème d’accès à la contraception d’urgence ou à la contraception tout court.»


Manque de formation
Pourtant, sur le terrain, les professionnels ne s’estiment pas assez formés. «Beaucoup de pharmaciens pensent faire les choses bien mais les font mal», estime Grégory, qui exerce à La Réunion. «La majorité des pharmaciens qui ont posé des questions qui ont pu offenser ou brusquer une patiente l’ont fait par maladresse», justifie Delphine Chadoutaud, pharmacienne à Orsay et présidente du syndicat des pharmaciens de l’Essonne. «C’est normal que le pharmacien interroge, on n’est pas des distributeurs», explique de son côté Joël Grondin, président de l’Ordre des pharmaciens de Bretagne. «On doit s’assurer que le produit délivré réponde à une demande justifiée», juge-t-il.


De fait, les instances de santé établissent des recommandations, mais pas de procédure claire. Une publication du Comité d’éducation sanitaire et sociale de la pharmacie française (Cespharm), reprise par le journal de l’Ordre des pharmaciens daté de cet été, préconise la tenue «d’un entretien, au cours duquel le pharmacien s’assure que la situation de la jeune fille correspond aux critères de l’urgence et aux conditions d’utilisation de cette contraception». Difficile ici de savoir à quelles questions doit se limiter cet entretien. La frontière est ténue entre questions relevant de l’intrusion dans l’intimité d’une patiente et celles relevant de la nécessité médicale (la contraception d’urgence étant notamment inefficace après cinq jours), relèvent plusieurs pharmaciens. «Ça montre bien qu’il faut harmoniser les pratiques et les discours. Il y aura une méthode claire. Et on sera tous irréprochables», estime Delphine Chadoutaud. «C’est aux pharmaciens de s’emparer de ce problème, abonde Karim, pharmacien et blogueur. On doit améliorer nos pratiques, la profession en sortira grandie». «La formation doit encore évoluer, confirme la pharmacienne Florence Loyer, élue à l’URPS Pharmaciens d’Ile de France. Parce que quand le pharmacien est à l’aise sur ces sujets, ça se passe très bien». Elle et sa consœur Delphine Chadoutaud portent au sein de l’URPS le projet d’un livret destiné à rappeler la bonne conduite à tenir, basée sur les principes d’accueil, d’écoute, et d’empathie. L’outil devrait voir le jour dans les semaines à venir, avant d’être distribué dans les officines de la région.


«Cas de comptoirs»
D’autres pistes de progression existent. Comme le développement croissant de réseaux interprofessionnels alliant pharmaciens, gynécologues, planning familiaux et infirmières scolaires… Ou encore l’adaptation de la formation des apprentis pharmaciens. «Déjà, pour notre génération, la question ne se pose même pas : la pilule du lendemain est quelque chose de tout à fait normal et c’est naturel d’en parler», explique Victoria Larrière, étudiante en pharmacie. «En cours, on a aussi ce qu’on appelle des cas de comptoirs, complète Jonathan Roux, doctorant à la faculté d’Aix-Marseille lui aussi. On est en petits groupes. Un prof joue le rôle d’une patiente et un étudiant celui du pharmacien. On nous apprend quoi dire et l’attitude à adopter, les questions à poser et les petites choses à dire pour mettre une personne à l’aise. Ensuite on débriefe et on analyse ce qui a été dit, comment cela a été dit, ce qui ne l’a pas été et ce qui aurait dû l’être différemment. Le but c’est de nous apprendre à créer un lien de confiance avec la patiente pour pouvoir aborder la contraception sereinement.» Un premier pas vers une évolution plus globale des mentalités. Il y a des progrès à faire dans le «regard porté sur la sexualité des jeunes, encore taboue, estime Véronique Séhier, coprésidente du Planning Familial. La société a encore du mal à la reconnaître et à la considérer, et ça doit changer.»


Juliette Deborde , Sébastien Leurquin

http://www.liberation.fr/france/2016/08/24/beaucoup-de-pharmaciens-pensent-faire-les-choses-bien-mais-les-font-mal_1474377

«Leur voile, j'ai envie de l'arracher»,femmes,patriarcat,feminisme,

29 Août 2016, 20:00pm

Publié par hugo

«Leur voile, j'ai envie de l'arracher»
Par Stéphanie Maurice et Blandine GROSJEAN — 10 décembre 2003 à 02:15
Des filles non voilées témoignent de la pression qu'elles subissent quotidiennement dans leur quartier à Paris, Lille, Mulhouse ou Avignon.


«Leur voile, j'ai envie de l'arracher»
Note du 29 août 2016 : cet article a été publié dans Libération en décembre 2003.


Le porter, ou pas. Elles ne le portent pas et se sentent agressées par les voiles qui prospèrent autour d'elles, leur renvoient l'image de la mauvaise Arabe, mauvaise musulmane, mauvaise fille. Le voile, Nadia, 22 ans, étudiante en arts plastiques à Lille, ne peut en parler qu'avec une boule dans la gorge. «Quand je vois une fille voilée de mon âge, ça me fait mal. Physiquement mal. Dans mon quartier à Roubaix, avant, ni les filles ni les mères ne se voilaient. Les femmes de ma famille se sont battues, sont mortes pour pouvoir choisir leur vie, et là, c'est l'inverse.» Louisa les déteste : «Elles ont la gloire avec elle. Autour de moi, c'est des filles pas intéressantes qui s'y sont mises, nulles à l'école, moches. Moi, j'ai eu 17 au bac de français, et les voisines prennent la tête à ma mère parce qu'elles me voient sortir le samedi soir.» Cette lycéenne de 17 ans est née et a grandi boulevard Ménilmontant (dans le XXe à Paris), au milieu d'enfants de toutes nationalités, librement du moins jusqu'à l'arrivée de familles «islamistes». «C'est une guerre. Il n'y a pas de mort, mais des regards et des réflexions qui tuent. Dans mon quartier, les Kabyles qui tiennent des cafés sont considérés comme le diable, et nous, les filles, on n'ose plus se mettre en terrasse. Sous prétexte que j'ai une tête d'Arabe, ils me font des réflexions, même les jeunes analphabètes.»


«A cause des voisins»


Zeliha, 28 ans, a peur de passer, un jour, à l'acte. «J'enrage, quand je les vois avec le voile. J'ai envie de leur arracher.» Elle l'a porté, sous la contrainte de son père. «Il nous obligeait à cause des voisins.» D'origine turque, la jeune femme a quitté Quimper pour travailler à Paris dans une association d'aide aux migrants. «Mon père nous harcelait : "Tu vois la famille Unetelle, leurs filles ont le voile." Ma soeur s'est pris des torgnoles parce qu'elle ne voulait pas. C'est horrible la pression quand on vit tous les uns avec les autres. Tu fais un pas, et ton père en est aussitôt informé.» De toutes les Turques qui l'entouraient à Quimper, elle est la seule à ne pas s'être mariée. «Elles sont toutes voilées. Je les connais bien, ça n'a rien à voir avec la religion, c'est les maris qui les obligent.» Quand elle retourne en Bretagne, les «hommes de la communauté» l'abordent : «C'est quoi ce pantalon, il est où ton voile ?» Elle passe outre. C'est la force des plus déterminées.


Ouria, 21 ans: «Sans religion, mais c'est impossible à dire, si tu es arabe, tu es forcément musulmane ou alors un monstre à supprimer», en est venue aux mains, avec sa soeur voilée, avec des anciens camarades embringués dans l'organisation des Frères musulmans. C'est fini : «Je ne fréquente plus que des Français ou des filles arabes qui fréquentent des Français.» Elle a grandi dans un quartier «français» de Seine-Saint-Denis, sa mère est «éduquée» et l'a encouragée à étudier. Elle s'est battue parce qu'elle voulait discuter «librement». Le voile, «c'est un non, plein de haine, c'est pas de sortie, pas de vie libre». Pour elle, les filles voilées «se trimbalent avec une pancarte "femmes réservées aux bons Arabes musulmans"». C'est à l'école qu'elle a décidé d'être une Française «de culture arabe».


«Ils nous font la morale»


Le ramadan, cette année, fut une épreuve : à cause de la télé, de Tariq Ramadan, «des deux Françaises qu'on voyait partout» (les soeurs Lévy expulsées du lycée d'Aubervilliers, ndlr), «les deux martyres», selon l'expression de Lila, jeune vendeuse. Pendant toute cette période : «J'ai vu des hommes venir vers moi. Un médiateur de Transpole (la société de transports urbains à Lille, ndlr) m'a demandé si je jeûnais. J'ai dit non, il s'est éloigné de moi, dédaigneux. Je n'existais plus pour lui», raconte Nadia. Deux hommes l'ont abordée pour lui dire qu'ils la voyaient souvent dans les bars. «Un autre voulait me présenter une Française convertie et voilée, pour que je parle avec elle. Ils se mêlent de ma vie. Parfois, je me sens comme une proie : on peut me draguer, moi !» Peau bistre, vastes yeux noirs et longs cheveux crépus, elle est née en France, fille de harki. Elle a rompu avec sa communauté, a quitté Roubaix, pour Lille. Dans son nouveau quartier, elle est «cataloguée», parce que : «Je vis avec un Français, je bois du vin, je mange du fromage.» A Carpentras, dans le Vaucluse, Myriam, 16 ans, assure que «cette année, c'était l'enfer». Elle prépare un CAP de coiffure, se maquille en cachette, se fait des mèches dans le salon où elle est apprentie. Jusqu'à présent, elle n'avait pas d'opinion sur le voile. Maintenant, elle étouffe. «Tous les jours, des barbus et des garçons connus pour faire de conneries venaient nous faire la morale : "C'est juste un conseil, tu devrais pas te maquiller, tu offenses ta famille et la religion." Même se promener avec un Discman, c'est péché !» Ses parents ne savent pas lire, ils ont été «trop durs» avec les aînées : «Dans la famille, il y a eu des fugues, des drames. Nous, les deux petites, ils nous respectent, mais il ne faut pas qu'on fasse mal parler de nous.» Quand elle aura son CAP, elle ira vivre «dans un quartier où il n'y a pas d'Arabe».


«Direct en enfer»


A l'autre bout de la France, Mulhouse, un jour de ramadan. Majda fume dans une rue du centre-ville. «Des Arabes m'ont calculée, ils m'ont dit un truc. Je leur ai répondu que s'ils n'étaient pas contents, ils n'avaient qu'à faire leurs valises et rentrer chez eux. Ils sont comme des chiens pour avoir des papiers français et critiquent la façon de vivre des Français. Moi, je vis en France, point.» Pantalon moulant, accent alsaco-maghrébin, cette Marocaine naturalisée par un mariage avec un Français au sortir de l'adolescence («pour ceux de la cité, j'irai direct en enfer à cause de ça») s'«embrouille» presque tous les jours. Dans le «bloc pourri» où elle a grandi, elle se montre agressive parce qu'on la méprise. «Je leur dis : "Enlève ton voile, t'es ridicule, je sais que tu as ton rouge à lèvres dans le sac."» Son père, ouvrier, qui les a élevés «à coups de ceinture», est contre le voile. Elle ne sait pas pourquoi. Ses tantes la défendent quand des voisines parlent mal d'elle. «C'est pour dire : "Ma fille, elle est mieux que ta nièce, nous, on a une sainte dans la famille." Ces filles sont des "fausses jetonnes". Elles pensent que le voile égale : "Je suis vierge, moi." Tu parles.» Elle raconte que la nouvelle femme de son père porte le voile depuis qu'elle perd ses cheveux. «Le voile, c'est le début. Après c'est : "Tu fais à manger et tu la fermes."» Dans le quartier, des familles turques ont interdit à leurs filles, voilées, de fréquenter leurs amies non voilées. Rizlaine, 25 ans, les traite d'hypocrites : «On n'est pas voilées, mais, contrairement à leurs filles, nous, on ne fume pas dans les cafés. Leurs familles les poussent à mener la guerre à l'école. Mais ils n'ont qu'à ouvrir des écoles coraniques ou retourner dans leur pays.» Mulhouse, encore, une ZUP où «plus un chrétien ne passe», selon Noria, presque 20 ans, qui, elle, éprouve de la «pitié» pour celles qui se couvrent. Elle l'a porté, entre 10 et 14 ans. «La vérité, c'est que la famille attend ça de toi. Ça passe par la gentillesse ou par les menaces. Quand t'es petite, les parents t'emmènent d'abord à l'école coranique, et après avec des paroles en arabe, des mots très poignants, très intenses, il est impossible de résister. Ensuite, ils ont voulu que je le garde au collège, ça a créé des problèmes, mes parents voulaient être plus forts que la France. J'ai refusé pour le collège, et après je l'ai complètement retiré. Je les ai déçus. Je file droit, dix fois plus que celles qui le mettent et qui ont le droit de sortir librement.»


«Pour eux, je suis une pute»


Samia, Avignonnaise, était cet été en Algérie. «Les filles là-bas ne comprennent pas les Françaises. "Nous, on pleure pour l'enlever, on est obligée et vous qui n'êtes pas forcées vous le portez."» Depuis trois mois une pluie de cassettes, le Coran en français, arrose son quartier, les Sources. «Je suis une pute pour eux parce que je mets des jeans taille basse. Ils me mettent la cassette dans mon sac. Je la jette. Eux les passent à fond dans les voitures, fenêtres ouvertes, pour que tout le monde entende.» Sa belle-soeur marocaine va mettre le voile à sa fille de 7 ans. «J'ai le dégoût. On est déjà tous dans la merde dans ces quartiers, et on va s'enfoncer. Comment tu veux sortir du quartier si t'es voilée ?» Nadia, la Lilloise, résume : «Puisque la République ne nous ouvre pas ses portes, nous irons à la mosquée.»


Naza, jeune libraire d'origine iranienne, a fait le chemin à l'envers. Lundi, elle est allée à l'ambassade d'Iran pour un visa. Voilée, bien sûr. «Ce n'était pas une protection mais une plus grande vulnérabilité. Les hommes se permettaient de me parler comme à une inférieure.» Dans les rues de Paris, elle se surprend à contenir des bouffées de colère, l'envie d'arracher les foulards. Le voile la rend anxieuse. Paranoïaque. «J'arrive à avoir des raisonnements lepénistes. Si elles souhaitent s'habiller comme ça, elles n'ont qu'à vivre dans les pays où c'est la règle.»


Stéphanie Maurice , Blandine GROSJEAN

http://www.liberation.fr/france/2003/12/10/leur-voile-j-ai-envie-de-l-arracher_454783

Parité à l'Assemblée nationale : la France mauvaise élève,egalite,parite,france,politique,

28 Août 2016, 13:39pm

Publié par hugo



Parité à l'Assemblée nationale : la France mauvaise élève
La rédaction avec AFP | Le 25 août 2016
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Le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE) s'inquiète de la rétrogradation de la France dans le classement international de la parité dans la chambre basse du Parlement.
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En matière de parité en politique, la France fait figure de mauvais élève. Le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE) s'inquiète ce jeudi de la rétrogradation de la France dans le classement international de la parité dans la chambre basse du Parlement.


À la veille des universités d'été des partis politiques, la nouvelle édition du guide de la parité du HCE montre que la France, avec 26,2% de femmes élues à l'Assemblée nationale, se classe 60e au classement international établi par l'Union interparlementaire en juin 2016, sur 191 pays, alors qu'elle était 36e quatre ans plus tôt.


Cette chute est due au fait que « les autres pays progressent plus vite que la France », explique le HCE dans un communiqué. Le conseil exprime ses inquiétudes « alors que se jouent déjà les investitures pour les élections législatives de 2017 ».


Le Rwanda, Cuba, le Portugal devancent la France


Le Rwanda occupe la première place du classement avec 63,8% de femmes, Cuba se positionne sur la troisième marche du podium avec 48,9%. La France est également devancée par l'Espagne, l'Allemagne, le Portugal ou encore le Royaume-Uni. L'Irak, le Soudan du Sud ou le Pérou ont, comme la France, autour de 26% de femmes dans la chambre unique ou chambre basse du Parlement, indique ce classement. Avec 19,4% de femmes, les États-Unis arrivent à la 96e place.


La loi d'août 2014 sur l'égalité femmes-hommes prévoit, à partir des législatives de 2017, le doublement des sanctions financières imposées aux partis politiques qui ne présentent pas un nombre égal de femmes et d'hommes candidats, rappelle le HCE.


Le conseil appelle les formations politiques « non seulement à présenter au moins 50% de femmes candidates, mais aussi et surtout à veiller à ne pas réserver aux hommes davantage qu'aux femmes les circonscriptions réputées gagnables ».


Qui sont les femmes pionnières dans les postes de pouvoir ?


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Pourquoi le capitalisme aura disparu dans... moins de 40 ans,economie,

28 Août 2016, 04:18am

Publié par hugo

Pourquoi le capitalisme aura disparu dans... moins de 40 ans


Par Jean-Yves Paillé | 21/11/2014, 10:40 | 931 mots

La poursuite incessante de l'accumulation du capital, essence du système capitaliste, est au point mort, selon Immanuel Wallerstein.
La poursuite incessante de l'accumulation du capital, essence du système capitaliste, est au point mort, selon Immanuel Wallerstein. (Crédits : Reuters)
Fin de l'accumulation du capital, automatisation, réchauffement climatique, pollution... Dans le livre “Le capitalisme a-t-il un avenir ?”, un collectif réunissant un sociologue, un historien et un économiste voit dans la conjoncture actuelle certaines tendances qui pourraient mener à la fin de l’économie de marché.
Remettre au goût du jour la théorie de Marx pour prévoir un effondrement inéluctable du capitalisme. Les universitaires Immanuel Wallerstein, Randall Collins et dans une moindre mesure, Craig Calhoun, s'y sont attelés dans l'ouvrage "Le capitalisme a-t-il un avenir ?". En s'appuyant sur les sciences sociales et en analysant les ressorts de l'histoire économique du XXe siècle, ces trois Américains considèrent que les limites de ce "système-monde" seront atteintes dans quelques décennies. Un déclin qui serait "accéléré et multidimensionnel". Revue de détails des arguments de chacun.


Un capital qui ne s'accumulera plus
Immanuel Wallerstein, historien, sociologue économiste à l'Université de Yale, n'aime pas les circonlocutions: "Impossible d'imaginer que le capitalisme va poursuivre son chemin. J'annonce sa mort prochaine [...] dans une quarantaine d'années." Selon le chercheur, aucun système historique n'est éternel. La poursuite incessante de l'accumulation du capital, essence du système capitaliste, est au point mort. "Le cycle d'essor passé, on se dirige vers la régression", schématise-t-il.


Selon ce chercheur, la rentabilité des quasi-monopoles nécessaires pour accumuler un volume suffisant de capitaux pousse d'autres acteurs à intégrer le marché. Et comme ces monopoles proposent des conditions plus favorables aux travailleurs (notamment pour éviter les arrêts de travail), ils augmentent le coût de la main-d'œuvre ce qui réduit leurs profits. Ces quasi-monopoles sont ainsi sapés d'une "manière ou d'une autre" par les concurrents. S'ensuit une une guerre des prix qui, si elle fait le bonheur des consommateurs, est une hantise pour le producteur qui finit par vendre à perte.


Des délocalisations industrielles pour compenser cette chute des profits? Elles ne sont plus assez rentables aujourd'hui, rétorque Immanuel Wallerstein. Et la financiarisation ne constitue pas une solution miracle selon lui, car "elle n'augmente pas le capital mais le transfère d'un "richard" (en français dans le texte) à un autre, ironise-t-il. Même les capitalistes n'en voudront plus."


L'automatisation et l'informatisation, dévoreurs d'emplois
La théorie du robot destructeur trouve grâce aux yeux de Randall Collins. Ce professeur de sociologie à l'université de Pennsylvanie en est sûr: la machinerie et l'automatisation causeront la perte de l'économie de marché. "On l'attendait déjà au XIXe siècle, mais la création d'emplois dans le tertiaire a compensé ceux détruits dans l'industrie." Un sursis. Aujourd'hui, l'informatisation élimine la classe moyenne plus rapidement que la mécanisation détruit les emplois dans l'industrie. L'informatisation affecte notamment le travail administratif "et détruit ainsi les emplois des classes moyennes". Cela va prendre 40 ans, sachant que "le processus de.destruction a démarré dès les années 1990", selon le sociologue qui prophétise : "Le capitalisme s'effondrera vers 2045."


Randall Collins s'attache en outre à démonter plusieurs contre-arguments. La théorie de la "destruction créatrice" de Schumpeter? Inapplicable pour l'informatisation, parce qu'elle ne sera pas suivie de la création de nouveaux emplois. Le développement dans des pays moins touchés par l'automatisation? Toujours niet, selon Randall Collins qui souligne "la présence d'un marché des classes moyennes presque unifié par les technologies de communication". Et d'ajouter que la mondialisation a déjà commencé à décimer les emplois de cette classe moyenne : l'exemple des cols blancs indiens travaillant dans l'Internet, en tête. L'État ne pourra rien y faire non plus, puisqu'il crée des emplois administratifs avant tout.


Les catastrophes environnementales: le coup de grâce?
Autre phénomène, les changements climatiques qui provoqueront assurément la mutation du système, d'après Craig Calhoun, sociologue et directeur de la prestigieuse London School of Economics and Political Science. Pour lui, pollution et destruction de l'environnement auront un coût énorme pour les futures générations. En somme, l'accumulation du capital est menacée par la destruction de son "environnement naturel". Elle dépend des matières premières, des moyens de subsistance de la population et de la capacité de celle-ci à supporter "les coûts de dégradation de l'environnement" qui "échappent au marché et pèsent sur la société". Les ressources sont limitées alors que le capitalisme repose sur le principe de l'expansion perpétuelle.


Et les solutions enclenchées n'y feront rien. L'innovation a accru la durée de vie des nouveaux matériaux, mais nécessite une énergie alimentée par des ressources rares. "En parallèle, l'environnement sert de monnaie d'échange", juge le sociologue, citant l'exemple du commerce du carbone. "Tous ceux qui ne polluent pas au-delà d'une certaine limite vendent leurs quotas aux pollueurs qui peuvent polluer davantage." En outre, l'offre de technologies vertes ne fournit pas d'énergie proportionnelle à la demande. Pour Craig Calhoun, l'extraction du pétrole de gaz de schiste est une solution partielle et temporaire au mouvement d'accumulation de capital... puisque cela provoquera de nouvelles crises écologiques...


Pour Randall Collins, les catastrophes climatiques achèveront à coup sûr le capitalisme. Même si ce dernier a survécu en 2100, l'auteur prévoit cette année-là les effets les plus dévastateurs pour les habitats humains: inondations et déplacements de populations. Un flux de réfugiés synonyme de concurrence et de main-d'œuvre bon marché qui "diminuera les opportunités de la majorité des travailleurs" et ne fera qu'"aggraver la crise économique". Et les "emplois verts", créés par les "industries vertes", ne suffiront pas, prévoit-il, car ces dernières risquent elles-même d'emprunter la voie de l'informatisation et de l'automatisation.


"Le capitalisme a-t-il un avenir ?", éditions La Découverte, 200 pages, 20 euros.

http://www.latribune.fr/opinions/20141121trib9c4a7e687/pourquoi-le-capitalisme-aura-disparu-dans-moins-de-40-ans.html

UN COUP D’ARRÊT UTILE MAIS QUI NE RÉSOUT RIEN,religion,laicite,

28 Août 2016, 04:15am

Publié par hugo

LIBERTÉS/DÉMOCRATIE > LAÏCITÉ


26.08.2016
UN COUP D’ARRÊT UTILE MAIS QUI NE RÉSOUT RIEN
La décision du Conseil d’Etat vient, heureusement, de donner un coup d’arrêt à la volonté de certains responsables politiques, de droite, d’extrême droite et de gauche, de porter atteinte à la liberté de conscience, aux libertés individuelles et de faire de la laïcité un instrument d’exclusion.


Mais cette décision ne résout rien. Des élus municipaux ont pu s’en prendre à des femmes en raison de leur pratique religieuse, on a trouvé des juges pour les approuver et du Premier ministre au Front national en passant par Nicolas Sarkozy tous sont d’accord pour faire, par idéologie et appétit de pouvoir, de nos concitoyens musulmans des Français pas comme les autres.


Outre le ridicule d’un débat qui a fait de la France la risée du monde, ce qui est en jeu ici, c’est la division de la nation selon l’origine et la religion des hommes et des femmes qui vivent en France.


Nous récusons cette vision de la France et nous appelons les femmes et les hommes de ce pays à la rejeter. La LDH appelle tous les maires qui ont cru devoir prendre cette mesure à la rapporter sans délai.


Paris, le 26 août 2016

http://www.ldh-france.org/coup-darret-utile-resout-rien/

Burkini : une victoire de l’Etat de droit,religion,laicite,

28 Août 2016, 04:13am

Publié par hugo

Burkini : une victoire de l’Etat de droit
LE MONDE | 27.08.2016 à 10h34 • Mis à jour le 27.08.2016 à 13h49


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image: http://s2.lemde.fr/image/2016/08/27/534x0/4988784_6_16dc_une-jeune-maman-et-sa-fille-sur-la-plage-de_4e42656c9f44e63e4f09fb1dd7f050a8.jpg
Une jeune maman et sa fille sur la plage de Nice.
Une jeune maman et sa fille sur la plage de Nice. ELEONORA STRANO/HANS LUCAS POUR "LE MONDE"
Editorial. Au bout du compte, et comme il se doit en démocratie, c’est la force du droit qui l’a emporté. Au terme de plusieurs semaines d’une controverse envahissante qui a parfois frisé l’hystérie, le Conseil d’Etat a rendu, vendredi 26 août, une décision qui, par sa sagesse et son argumentation juridique, replace la sulfureuse affaire du « burkini » dans l’espace qu’elle n’aurait jamais dû quitter : celui du droit.
Lire aussi : « Burkini » : le Conseil d’Etat s’en est tenu à la loi


C’est le droit qui régit l’exercice de la liberté et de la laïcité. La plus haute juridiction administrative française s’est donc attachée à l’examen de ces règles et à leur application dans le contexte du port du burkini, vêtement d’inspiration religieuse et musulmane, sur des plages publiques françaises à un moment de menace terroriste élevée et alors que le traumatisme de l’attentat islamiste de Nice, qui a provoqué la mort de 86 personnes le 14 juillet, est encore très vif.
Selon les juges du Conseil d’Etat, les risques de trouble à l’ordre public invoqués par la municipalité de Villeneuve-Loubet pour justifier son arrêté d’interdiction du port de vêtements religieux ne sont pas établis par les faits présentés. L’arrêté contesté a donc « porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle ». Son exécution est, en conséquence, suspendue.
Comble de l’absurdité
Quelles que soient les réactions d’une poignée de maires qui ont affirmé dans la soirée vouloir maintenir des arrêtés similaires dans leur municipalité, l’arrêt du Conseil d’Etat a valeur de jurisprudence et s’imposera aussi à eux. Cette décision fournit une occasion salutaire de mettre un terme à une polémique trop souvent exploitée avec des arrière-pensées électorales, et la classe politique ferait bien de s’en saisir. Suscitant incompréhension et stupéfaction à l’étranger, l’affaire du burkini a atteint le comble de l’absurdité avec des interventions de policiers en tenue intimant l’ordre à des femmes de se déshabiller, scènes dûment répercutées dans la presse mondiale et sur les réseaux sociaux, pour le plus grand bénéfice de ces mêmes extrémistes islamistes que les partisans de l’interdiction du burkini veulent combattre.
Le Conseil d’Etat a ainsi rappelé les principes qui fondent la laïcité. On peut désapprouver le port du burkini ou du voile, et être choqué par l’atteinte qu’il porte à la dignité des femmes. Mais l’interdiction n’est pas la solution magique. La liberté religieuse reste la règle, et la République s’honore à la faire respecter tant que l’ordre public n’est pas menacé.
TROP SOUVENT, DEPUIS LA TRAGÉDIE DE NICE, LES FRANÇAIS ONT FAIT PREUVE DE PLUS DE DIGNITÉ ET DE RESPONSABILITÉ QUE LEURS ÉLUS
Il reste que si le droit a été dit, et bien dit, le débat n’est pas clos pour autant. Le débat sur la place de l’islam dans notre société est légitime, y compris dans le difficile contexte actuel. Premières concernées, les femmes doivent y prendre la part qui leur revient. Le fait que les deux ministres qui se sont opposées à la position radicale du chef du gouvernement, Manuel Valls, dans cette affaire soient des femmes (Najat Vallaud-Belkacem et Marisol Touraine) est révélateur. Les femmes musulmanes, notamment, doivent aussi être entendues.
Mais si ce débat doit avoir lieu, il est essentiel que la classe politique l’aborde rationnellement, sereinement, et honnêtement. Trop souvent, depuis la tragédie de Nice, les Français ont fait preuve de plus de dignité et de responsabilité que leurs élus. Le plus grand service que ceux-ci puissent rendre à leur pays est de cesser de jeter de l’huile sur le feu.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/08/27/burkini-une-victoire-de-l-etat-de-droit_4988785_3232.html#jdc55gWBxXTp5xfR.99

http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/08/27/burkini-une-victoire-de-l-etat-de-droit_4988785_3232.html#xtor=RSS-3208