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Le blog de hugo,

FEMMES : POESIE

30 Novembre 2012, 05:33am

Publié par hugo

FEMMES

 

FEMMES QUAND ON ME PARLE DE MON AVENIR JE ME POSE DES QUESTION MAIS SI TU ES LA JE SERAIS OU NOUS IRONS ENSEMBLE

 

FEMMES TU EST LA FEMME QUI PASSE OU LA PERSONNE QUI PASSE ET MOI JE SUIS LE SDF QUI DORT DEHORS DANS LE FROID ET LA SOUFFRANCE

 

FEMMES TU EST CELLE QUI ME DONNERAIT CHAUD QUI ME RECHAUFFERAIT DANS LES NUIT DHIVER

 

FEMMES QUAND TU EST LA JE NE SAIS COMMENT FAIRE POUR QUE TU ME VOIS ET QUAND TU NEST PAS LA J EN AI MARRE D ETRE SEUL

 

FEMMES QUAND TU NEST PAS LA JE ME CASSE LA GUEULE

 

FEMMES SANS TOI CEST UN MONDE SANS UNIVERS ET SANS ETOILES

QUAND T ES PAS LA JE TREMBLE ET QUAND TU EST LA NE NE TREMBLE PLUS

 

FEMMES SI TU ETS LA JE ME SENTIRAIS UN PEU SUR UN NUAGE ET MA VIE SERA MOINS NUAGEUX

 

LA VIE AVEC TOI SERA MOINS NUAGEUX ET MOINS DANS LE NOIR QUE JE LE SUIS EN CE MOMENT

 

JE SUIS BATEAU A LA DERIVE QUI NE DEMANDE QUA AVOIR UN CAPITAINE POUR

AVANCER DANS LA VIE ET DANS LA VIE AFFECTIVE

DONC VIENT FAIRE LE CAPITAINE ET MOI JE SERAI LE BATEAU

 

 

 

 

 

 

BERTRAND STEFANI

Couple : Que cherchent les hommes chez les femmes ?

29 Novembre 2012, 19:16pm

Publié par hugo

Couple

articles et photos

Couple : Que cherchent les hommes chez les femmes ?

Publié par la rédaction Société, il y a 7 jours.
Dans le dossier Couple

Une étude faite par des chercheurs français révèle que les hommes seraient plus attirés par les femmes avec qui ils partagent certains traits physiques communs.

Et si les hommes se cherchaient dans le visage de leur partenaire ? C’est ce que semble démontrer une étude, publiée par Plos One, menée par des chercheurs de l'Institut des sciences de l'évolution de Montpellier qui ont découvert que les hommes seraient plus attirés par des femmes ayant un visage avec certains traits qui ressemblent au leur.

Pour parvenir à ce constat, les scientifiques ont, dans un premier temps, demandé à 361 hommes de choisir des photos numériques de visages qu’ils estimaient séduisants. Et après, analyse (cinq traits dits neutres ont été pris en compte : couleurs d’yeux, de cheveux, épaisseur des lèvres, des sourcils et absence ou non de fossette), les chercheurs français se sont aperçus que 2 hommes sur 5 avaient une préférence pour des visages de femmes qui avaient des traits semblables aux leurs. Les auteurs de l’étude se sont ensuite penchés sur le cas de 155 couples de type caucasiens existants et ayant eu au moins un enfant ensemble. Là encore, ils ont constaté que les couples présentaient des caractéristiques physiques semblables d’une manière globale.

"L'attirance que nous ressentons pour une personne proche de nous a déjà été prouvée, notamment sur le plan social : on se met davantage en couple avec quelqu'un de notre milieu, notamment parce qu'on a plus de chances de le rencontrer. Mais la sensibilité à un visage ressemblant au nôtre ne tombait pas sous le sens. Et nous avons volontairement choisi des traits neutres comme la couleur des yeux ou des cheveux, qui ne font pas référence à la fertilité ou à la santé de la femme, pour ne pas brouiller les résultats", a expliqué Jeanne Bovet, auteur de cette étude, citée par Le Figaro.

L’inverse est-il vrai ? Si la chercheuse ne l’exclut pas, elle a ajouté que d’autres études avaient démontré que les hommes étaient généralement plus sensibles au physique que les femmes, qui elles privilégiaient plus la personnalité et l’appartenance sociale.

A lire aussi : Couple : Les phrases de rupture les plus utilisées par les femmes

Crédit photos / vidéos : Thinkstock
POUR MA PART JE CHERCHE UN FEMME QUI EST GENTILLE , et qui soit un peu intellos et ouverte d esprit 

Toilettes publiques : Le lieu qui fait trembler les hommes Publié par la rédaction Société, il y a 3 jours.

29 Novembre 2012, 19:13pm

Publié par hugo

 

Toilettes publiques

articles et photos

Toilettes publiques : Le lieu qui fait trembler les hommes

Publié par la rédaction Société, il y a 3 jours.
Dans le dossier Toilettes publiques

Une étude britannique vient de révéler le stress des hommes face aux toilettes publiques. Conduite par des spécialistes de "l’ethnographie de la peur", l’enquête révèle que les hommes obéissent à des règles très précises lorsqu’ils se rendent dans des toilettes publiques...

Ne pas établir de contact visuel direct avec d’autres hommes, ne jamais utiliser un urinoir connexe à un urinoir utilisé et surtout ne jamais attirer l’attention sur soi-même. Telles ont les trois règles d’or systématiquement utilisées par les hommes selon le Sunday Star. Des règles non écrites mais suivies par la très grande majorité des hommes. Leur peur ultime : passer pour un voyeur aux yeux des autres hommes. L’étude menée à Londres et Bristol dans des clubs, des pubs et des musées, montre également que les hommes peuvent également être paralysés d’angoisse et se retrouvent donc incapables d’uriner.

Selon le Dr Sarah Moore du centre de criminologie et de sociologie de l’Université de Londres, ce comportement diffère de celui des femmes. En effet, ces dernières considèrent les toilettes publiques comme un lieu de convivialité où des discussions peuvent facilement être engagées. L’installation de cabines comme dans les toilettes des femmes pourraient être la solution à la nervosité des hommes. Néanmoins, la file d’attente pourrait devenir aussi longue que chez les femmes.

À lire aussi : Couple : Que cherche les hommes chez les femmes ?

Crédit photos / vidéos : thinkstock
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 Publié par 
le 26/11/12

Accepter d’être aimée, c’était me mettre en danger

29 Novembre 2012, 19:11pm

Publié par hugo

Accepter d’être aimée, c’était me mettre en danger

29 Novembre 2012, 19:11pm

Publié par hugo

 

Accepter d’être aimée, c’était me mettre en danger

Florence, 44 ans, deux enfants, designer indépendante

 
À la mort de ma mère, il y a deux ans, je me suis sentie vide, seule. Pour la première fois, j’avais profondément besoin de ressentir l’amour de mon conjoint, mais il ne m’a rien donné. À moins que mon vide fût tellement immense que ni lui ni personne ne pouvait le remplir… 

À l’issue d’une thérapie de couple, nous avons pris la décision de divorcer. Pourquoi, une fois de plus, je ratais ma vie sentimentale ? Pourquoi toujours cette sensation de solitude ? Grâce à une psychologue, il y a six mois, j’ai compris que j’ai toujours donné à mes amoureux, à mes amis, sans accepter de recevoir. Par peur. Peur de m’attacher et de perdre à nouveau. Je portais en moi ce sentiment d’abandon depuis dix-huit ans, depuis la mort prématurée de mon père. Il était tout pour moi. 

Au fond, accepter d’être aimée signifiait me mettre en danger. Être uniquement celle qui “donne” me permettait de mettre de la distance entre moi et l’être aimé, entre moi et mes émotions. Je remplissais les autres mais pas moi-même… En prendre conscience m’a libérée de la prison que je m’étais construite. Moi qui ai toujours été une femme forte, ne montrant aucune fragilité, je me suis forcée à m’ouvrir, j’ai laissé mon frère et mes amies m’aimer et me soutenir. 

Il y a peu, j’ai rencontré un homme. Par réflexe, j’ai d’abord voulu gérer notre relation, mettre à distance ses sentiments. À force de patience, il a apprivoisé mes peurs, j’ai lâché prise et… il n’a pas fui. Malgré les difficultés de la séparation avec le père de mes enfants, je me sens bien, pleine. Accepter l’amour des autres m’apaise. Mon coeur, qui était si gelé, est devenu chaud. Vivant.

Etre aimé pour être heureux

29 Novembre 2012, 19:04pm

Publié par hugo

 

© Jupiter

Etre aimé pour être heureux

C’est une nécessité, un fondement de notre identité. Parce que nous sommes incapables de nous aimer nous-mêmes, l’amour de l’autre nous « renarcissise » et justifie notre existence. Et quand il est réciproque, il nous rend plus responsables, engagés et ouverts.

Hélène Fresnel

« Jeté comme une vieille chaussette », « Larguée comme une merde », « Abandonné comme un chien ». Dans son cabinet parisien, le psychiatre et psychanalyste Patrick Lambouley a entendu toutes les expressions imaginables de patients désespérés par des ruptures amoureuses. Pourquoi se faire quitter est-il si douloureux ? Pourquoi nous sentons-nous si intimement atteints quand nous perdons l’amour de l’autre ?

 

En fait, nous ne nous aimons pas. Nous en sommes structurellement incapables. « Les êtres humains souffrent d’une vision appauvrie d’eux-mêmes parce que l’amour comporte une face qui concerne le moi, note Patrick Lambouley. Et quand nous nous demandons ce que nous valons, ce que vaut notre moi, notre réponse intime, c’est que nous ne valons rien car ce satané moi passe son temps à se comparer à son idéal, et l’idéal étant par définition idéal, nous ne serons jamais que du rien par rapport à lui ! Ne plus être aimé nous renvoie à ce premier regard excédé de notre mère que nous avons saisi, stupéfait, enfant : nous n’étions pas l’unique objet de sa satisfaction, de son bonheur. Juste un déchet ! » Nous n’étions qu’un poids. Nous ne la comblions pas. Depuis, nous entretenons rarement une haute opinion de nous-mêmes. « Dans la vie amoureuse, le fait de ne pas être aimé abaisse le sentiment d’estime de soi, tandis que le fait d’être aimé l’augmente », constatait Sigmund Freud (In Pour introduire le narcissisme de Sigmund Freud - Payot, “Petite Bibliothèque”, 2012).

 

L’inconscient ne connaît pas la demi-mesure et, avec l’amour, nous passons d’un extrême à l’autre, du statut de « merde » à celui de « trésor ». Celui qui nous aime voit en nous ce que Platon, dans Le Banquet, nomme l’« agalma », et que Jacques Lacan nommera plus tard le fameux « objet petit a » : un objet caché qui étincelle. Patrick Lambouley traduit : « Notre amant ne nous dit rien d’autre que ceci : “J’ai vu en toi un joyau.” » Et un mystère. Quelque chose qui l’éblouit mais qu’il ne peut pas définir, parce que aimer n’est pas un savoir. C’est un supposé, reprend le psychanalyste. « Et c’est une des raisons pour lesquelles nous sommes totalement incapables de nous aimer vraiment nous-mêmes : nous ne pouvons rien supposer sur nous-mêmes. Sur nous, nous avons surtout des certitudes, celles qui concernent nos insuffisances, puisque nous sommes toujours en compétition inconsciente avec notre moi idéal. Mes patients s’exclament : “Je ne vois vraiment pas comment on pourrait m’aimer !” Et je leur réponds souvent : “Acceptez qu’un autre le puisse !” »

Je suis aimé donc je suis

Le fait d’être aimé entretient un sentiment de continuité dans l’existence, affirme la philosophe et psychanalyste Monique David- Ménard : « Nous sommes constamment menacés de nous désintégrer face aux difficultés, à la dureté du monde. L’amour d’un autre nous permet de ne pas nous dissocier, de ne pas nous défaire. » Ce n’est pas un besoin physiologique en ce sens qu’il n’y a pas de nécessité organique, mais c’est un besoin existentiel qui évolue et perdure parce qu’il justifie plus que n’importe quoi d’autre la nécessité de notre existence. Nous n’avons plus à nous interroger : « Pourquoi suis-je là ? »

Patrick Lambouley avance que, à l’âge adulte, être aimé nous « soulage de la question de l’être. Nous sommes si perdus sur cette notion que nous nous définissons par nos fonctions sociales, familiales, professionnelles. Mais nous doutons toujours un peu de cette définition que nous donnons sommes tout simplement… l’être aimé ! » Nous sentons bien à quel point le regard de l’autre nous porte, à quel point nous faisons tout à coup abstraction de cette vision plate et morne de nous-mêmes. Nous obtenons la certitude de notre singularité. C’est nous et personne d’autre. Nous avons été élus, identifiés.

La philosophe et psychothérapeute Nicole Prieur cite le philosophe Maurice Merleau-Ponty : « “C’est l’autre qui me donne mon visage”, écrit-il dans L’OEil et l’Esprit. L’autre nous a reconnus pour ce que nous sommes et nous pouvons commencer à nous pacifier un peu avec nous-mêmes. Nous sommes nourris, grandis. Mais que l’on ne s’y trompe pas : il est beaucoup plus rare et difficile d’être aimé que d’aimer ; nous avons peur de perdre notre liberté, cela crée une relation qui nous rend redevable et nous engage. »

Patrick Lambouley insiste sur la responsabilité qui nous incombe : « Celui qui vous aime vous dit : “Je pense que vous allez pouvoir m’emmener quelque part, là où on rêve. Je m’en remets à vous…” Et quand le sentiment n’est pas réciproque, il faut prendre son temps pour décliner délicatement l’amour que l’on nous offre. Il y a une éthique de l’amour. »

Nous nous aimons, nous nous changeons

Être aimé de quelqu’un nous « renarcissise », mais quand les sentiments ne sont pas partagés, un manque profond subsiste. « Cela peut nous rendre vivants. Pas désirants, confirme Nicole Prieur. Quelque chose frissonne en nous, mais nous nous fermons, car nous sommes incapables de recevoir tout ce qui peut nous remuer de façon positive intérieurement. En revanche, être aimés de celui que nous aimons nous rend plus forts, tout en nous engageant dans un processus d’altérité : nous reconnaissons l’autre pour ce qu’il est, et pas pour ce que nous voudrions qu’il soit. Nous acceptons d’être “altérés”, de nous interroger, de nous mettre en mouvement. »

Nous découvrons d’autres mondes. Comme Natacha, l’héroïne du film Alphaville, aimée du détective Lemmy Caution. Caressant le visage de son amant, elle lui déclare, citant Paul Éluard : « Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard… »

Discutez-en sur le forum Bonheur

De quoi avons-nous besoin pour être heureux ?

29 Novembre 2012, 19:03pm

Publié par hugo

© Jupiter

De quoi avons-nous besoin pour être heureux ?

Qu’est-ce qui compte vraiment pour être heureux ? Dans les années 1940, le psychologue Abraham Maslow avait listé cinq besoins humains fondamentaux pour élaborer sa théorie de la motivation, représentés ensuite sous la forme d’une pyramide. Soixante-dix ans plus tard, nous avons tenté, avec l’aide de nos experts, de réactualiser ce travail pour identifier, aujourd’hui, les piliers de notre équilibre psychique. Cinq besoins intangibles nous sont apparus : être aimé, se sentir libre, être en lien, se faire plaisir, avoir un idéal. Si l’un d’entre eux n’est pas satisfait, notre vie peut sembler bancale. Suivez-nous à la découverte de ces cinq clés du bonheur, et évaluez à quel point vous vous sentez comblés.

Sommaire du dossier 

Carla Bruni s'attire les foudres des féministes

29 Novembre 2012, 19:02pm

Publié par hugo

Carla Bruni s'attire les foudres des féministes

Suite aux propos de Carla Bruni remettant en cause l'utilise du féminisme dans le Vogue de décembre, l’association Osez le Féminisme riposte en lançant sur Twitter le hastag « #ChèreCarlaBruni » afin de réaffirmer la nécessité d’une telle lutte en faveur des droits des femmes.

carla bruni osez le féminisme

Une fois de plus Carla Bruni fait parler d’elle. Mais ce n’est ni le look ni la vie privée de l’ex-mannequin qui est en cause, bien au contraire. Cette fois-ci, ce sont ses opinions qui font débat. Dans une interview à paraître dans le prochain Vogue, l’épouse de Nicolas Sarkozy déclare : «  Dans ma génération, on n’a pas besoin d’être féministe. Il y a des pionnières qui ont ouvert la brèche. Je ne suis pas du tout militante féministe. En revanche je suis bourgeoise ».  Malheureusement pour elle, ce n’est pas du tout du goût des féministes  pour la lutte pour les droits des femmes reste plus que jamais d’actualité.
 
Le hashtag #ChèreCarlaBruni
 
Pour riposter à ces déclarations, l’association Osez le féminisme a lancé sur Twitter le hashtag (un mot clé ndlr) #ChèreCarlaBruni. Le principe est simple : les internautes en désaccord avec les propos de l’ancienne première dame sont invités à dire, en un tweet, pourquoi le féminisme est encore utile selon eux, leur message étant précédé du fameux hashtag.
 
Par exemple, Laurence Rossignol, sénatrice socialiste et féministe convaincue, a tweeté : « #ChèreCarlaBruni tant qu’on me demandera si je suis l’assistante du sénateur, la génération suivante aura besoin de féminisme ».
 
D’autres femmes, anonymes, ont aussi rejoint cette fronde 2.0. Ainsi Maggi, une mère de famille, lance sur le réseau social : « #ChèreCarlaBruni on aura besoin de féminisme tant qu'on rira au nez de mon fils quand il dit qu'il veut être sage-femme ».
 
D’autres reviennent sur des sujets plus sensibles comme le viol pour argumenter en faveur du féminisme : « #cherecarlabruni on aura besoin du #féminisme tant que des filles ne seront pas crues quand elles viennent porter plainte pour #viol ».
 
Bref, en quelques jours, cette initiative d’Osez le féminisme est devenue un véritable phénomène viral sur la toile. Carla Bruni aurait peut-être dû tourner sept fois sa langue dans la bouche avant de parler.

Alexandra Pizzuto
28/11/2012 | 15:10


Pour en savoir plus : Carla Bruni s'attire les foudres des féministes sur Twitter avec le hashtag #chèrecarlabruni - Marie Claire 

Il est temps d'en finir avec Sciences Po !

29 Novembre 2012, 01:47am

Publié par hugo

Il est temps d'en finir avec Sciences Po !

LE MONDE | 28.11.2012 à 15h13 • Mis à jour le 28.11.2012 à 18h02Par Nicolas Jounin, enseignant-chercheur en sociologie à l'université Paris-VIII-Saint-Denis
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Du rapport de la Cour des comptes sur l'Institut d'études politiques (IEP) de Pariset la fondation privée qui le parraine, alias "Sciences Po", on risque de ne retenirque les acrobaties de quelques notables destinées à "obésifier" leur portefeuille.

Mais ce n'est qu'un à-côté, une espèce de dommage collatéral de la haute idée que les gestionnaires d'une telle institution se doivent d'avoir d'eux-mêmes. L'"arrogance" relevée par un député après avoir entendu Jean-Claude Casanovaet Michel Pébereau n'est pas un vice accessoire.

Elle est la contrepartie nécessaire d'un projet d'établissement qui, depuis cent quarante ans, sape l'égalité des chances pour reconduire une classe dirigeante.

LES CLASSES POPULAIRES EXCLUES

Au-delà des irrégularités de gestion, ce rapport nous apprend que Sciences Po demeure un établissement d'où les classes populaires sont exclues. Après une décennie de matraquage médiatique sur la diversification qui aurait été entreprise par le directeur Richard Descoings, sur les "conventions ZEP", sur "Sciences Po en banlieue", voilà où nous en sommes : en 2010-2011, les enfants de "cadres et professions intellectuelles supérieures" représentent 63,5 % des étudiants entrant en premier cycle (54,1 % en second cycle), contre 57,6 % quatre ans plus tôt (55,2 % en second cycle).

Pendant ce temps, la part d'enfants d'employés et d'ouvriers a stagné : environ un étudiant sur douze, contre un peu plus d'un sur cinq à l'université, où ils sont déjà sous-représentés.

Pour sa défense, la direction de Sciences Po a le culot de souligner que le taux de réussite de ses étudiants, y compris ceux issus de classes populaires, est plus important qu'à l'université. Après avoir siphonné par ses concours les plus conformes aux exigences scolaires, c'est quand même bien le moins !

COOPTATION PATERNALISTE

On pourrait presque s'amuser de cette obstination à préserver, depuis la fondation de l'institution, un entre- soi bourgeois mâtiné de cooptation paternaliste... si elle consentait à s'autofinancer.

Car c'est le second scandale : non seulement l'Etat républicain consacre les prétentions exorbitantes de l'IEP par un statut dérogatoire, mais il les remplume. Un étudiant y coûte 50% plus cher qu'un étudiant d'université, bien que les matières enseignées ne soient pas les plus coûteuses en équipement, et que 93 % des enseignements soient assurés par des vacataires.

Malgré une vertigineuse augmentation des droits d'inscription au cours des dernières années, l'Etat débourse 20 % de plus pour un étudiant à l'IEP que pour un étudiant d'université (à disciplines comparables, l'écart est encore plus grand).

Autrement dit, à travers une fiscalité qui, reposant sur la TVA, affecte d'abord les classes populaires et moyennes, on finance les études chères des classes déjà privilégiées.

On pourrait s'amuser de cette obstination, encore, si l'entre-soi se tramait autour de la dégustation d'un cigare ou d'une chasse à la bécasse, comme y invitent certains clubs de l'association des anciens.

Mais il s'agit de quelque chose d'autrement plus sérieux : le maintien d'une domination. En 1872, juste après la Commune de Paris et le rétablissement du suffrage universel masculin, Emile Boutmy (1835-1906) créait Sciences Po en lui donnant une claire mission : "Contraintes de subir le droit du plus nombreux, les classes qui se nomment elles-mêmes les classes élevées ne peuvent conserverleur hégémonie politique qu'en invoquant le droit du plus capable.

Il faut que, derrière l'enceinte croulante de leurs prérogatives et de la tradition, le flot de la démocratie se heurte à un second rempart fait de mérites éclatants et utiles, de supériorité dont le prestige s'impose, de capacités dont on ne puisse pas se priver sans folie."

DIGUE ANTIDÉMOCRATIQUE

Dans le Sciences Po d'aujourd'hui, Emile Boutmy n'est pas considéré comme un de ces aïeux pathétiques dont il vaut mieux effacer le souvenir : il a sa notice hagiographique sur le site Internet, des bourses à son nom, un amphithéâtre, où l'institution s'enorgueillissait de recevoir Mario Monti, cet ancien de Goldman Sachs qui dirige un "gouvernement de techniciens" sans avoir jamais été élu.

Conçue comme une digue antidémocratique, Sciences Po a conservé au fil du temps sa vocation d'alchimiste qui métamorphose l'arbitraire de la naissance en capacité présumée.

Soyons transparent : j'ai étudié à l'IEP de Paris. J'en garde le souvenir de quelques enseignements stimulants, plombés par un tronc commun où prévalait une science économique recroquevillée sur le pilotage libéral des crises du capitalisme.

Cependant, peu importe la qualité de l'enseignement, qui ne changerait rien au scandale. Car, ou bien cet enseignement constitue une imposture intellectuelle, la carrosserie idéologique d'une classe dirigeante, et il n'y pas de raison que le contribuable continue de lui fournir son carburant ; ou bien il équipe ses destinataires en "capacités dont on ne puisse pas se priver sans folie", et l'on ne voit pas en quoi il devrait demeurer l'exclusivité d'une poignée d'individus bien nés.

Preuve que le contenu de l'enseignement importe peu, on ne dit pas ce qu'on a fait à Sciences Po, mais plutôt : j'ai fait Sciences Po. L'établissement n'est pas l'outil d'un apprentissage, mais une fin en soi.

Rituel d'intronisation et point de contact des futures élites de la politique, de l'administration, des entreprises, du journalisme ou de l'académie, le passage par Sciences Po constitue, d'un point de vue collectif, un moment de socialisation et d'homogénéisation de la classe dirigeante ; et, d'un point de vue individuel, une accumulation primitive de "capital" qu'il convient de faire "fructifier", selon les termes de l'association des anciens lorsqu'elle invite à la rejoindre.

REPRODUCTION DES HIÉRARCHIES SOCIALES

On pourra m'accuser de cracher dans la soupe ou d'oublier d'autres "grandes écoles", universités qui aspirent à en être, dont le rôle dans la reproduction des hiérarchies sociales n'est pas moins actif et pas plus justifié.

Mais il faut bien partir de quelque part quand on veut mettre le goût de la démocratie dans la tambouille de l'enseignement supérieur et se débarrasser des recettes nauséabondes qui font la noblesse d'Etat.

Alors, commençons par supprimer Sciences Po, c'est-à-dire : le privilège légalisé, l'écrémage social et le hold-up financier dont il est le produit.

Nicolas Jounin est l'auteur de "Chantier interdit au public" (La Découverte, 2008)

Nicolas Jounin, enseignant-chercheur en sociologie à l'université Paris-VIII-Saint-Denis

 

La Cour des comptes a rendu public, jeudi 22 novembre, un rapport cinglant sur la gestion de Sciences Po. L'Institut d'études politiques de Paris a été placé sous contrôle de l'Etat. La ministre de l'enseignement supérieur a refusé de nommer Hervé Crès successeur de Richard Descoings

 

 

Lire aussi la tribune de Bruno Latour, sociologue, directeur scientifique à Sciences Po : Richard Descoings est mort pour la seconde fois