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Le blog de hugo,

VIDEO. Pourquoi les hommes devraient pleurer plus souvent,,sante,articles femmes hommes,,

31 Décembre 2016, 16:01pm

Publié par hugo


VIDEO. Pourquoi les hommes devraient pleurer plus souvent
Etre fragile n'est pas une tare pour un homme. Ce serait même bon pour le moral et la santé.


FRANCEINFO
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Nicolas Freymond
franceinfo
Lisa Beaujour
France Télévisions
Mis à jour le 28/12/2016 | 12:44
publié le 28/12/2016 | 12:30

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Un homme, un vrai, c’est un homme qui ne pleure jamais. Vraiment ? On a beau être au XXIe siècle, on n'échappe pas toujours à ce cliché. D'autant que se retenir de pleurer, cela peut être dangereux pour la santé. Les hommes pleurent moins que les femmes, c’est une réalité : en moyenne, d’après un universitaire qui a mené une étude sur ce sujet, les hommes pleurent entre 6 et 17 fois par an, alors que les femmes pleurent entre 30 et 64 fois par an.

Pourquoi une telle différence ?

Il y a deux explications. La première est que l’hormone de la prolactine, plus présente chez les femmes, jouerait un rôle dans l’envie de pleurer. La deuxième explication est à chercher dans la pression sociale : si un garçon veut montrer ses faiblesses ou être réconforté, c’est tout de suite plus compliqué que pour une fille. Les chercheurs de l’institut britannique Mind expliquent d’ailleurs que les hommes qui ne vont pas bien demandent moins d’aide et se confient beaucoup moins à leurs proches que les femmes.

Ne pas pleurer : une cause de suicide ?

Cet institut britannique fait un lien avec le taux de suicide bien plus élevé chez les hommes. En France, 75% des personnes qui se suicident sont des garçons. Au Royaume-Uni, le suicide est la première cause de mortalité chez les hommes de 20 à 49 ans. Dans ce pays, le phénomène a atteint de telles proportions que la version britannique du Huffington Post a voulu pousser les hommes à pleurer et à se confier. Le site a publié une vidéo dans laquelle des hommes racontent la dernière fois où ils ont pleuré.

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http://www.francetvinfo.fr/societe/video-pourquoi-les-hommes-devraient-pleurer-plus-souvent_1988765.html

Le congé maternité, nouvelle arme de séduction des multinationales,femmes,grossesse,bebes,lois,droits,emplois,conge de maternite,

31 Décembre 2016, 02:16am

Publié par hugo

Le congé maternité, nouvelle arme de séduction des multinationales
La députée européenne italienne Licia Ronzulli, proche de Silvio Berlusconi, en plein débat sur le congé maternité au Parlement européen, en octobre 2010, avec sa fille alors âgée d'à peine plus d'un mois... Elle vote alors pour l'augmentation du congé de 14 à 20 semaines en Europe.
La députée européenne italienne Licia Ronzulli, proche de Silvio Berlusconi, en plein débat sur le congé maternité au Parlement européen, en octobre 2010, avec sa fille alors âgée d'à peine plus d'un mois... Elle vote alors pour l'augmentation du congé de 14 à 20 semaines en Europe.
AP Photo/Christian Lutz
Deux groupes mondiaux annoncent étendre, à compter du 1er janvier 2017, à tous et surtout à toutes leurs salarié-es, où qu'elles/ils se trouvent, la règle d'un congé parental minimum. Derrière l'effet d'annonce, et une réelle avancée, il y a aussi un bon coup de communication.
30 DÉC 2016
 Mise à jour 30.12.2016 à 09:38 par    
Sylvie Braibant
dansAccueilTerriennesLa maternité dans tous ses états
A première vue, on ne peut que se féliciter. Deux grands groupes internationaux, l'assureur Axa, et le fabricant de vêtements de luxe Kering annonçaient l'un après l'autre aux derniers jours de 2016 une petite révolution dans l'extension et l'application d'un congé maternité minimum de 16 semaines pour le premier, 14 pour le deuxième à toutes leurs salariées - et quatre pour le deuxième parent - quel que soit le pays où elles/ils se trouvent.

"A compter du 1er janvier 2017 la politique parentale de Kering procurera un nouveau cadre, dans le groupe entier et ses filiales, destiné à plus de 38500 employés" se félicite l'un. "AXA lance sa politique mondiale de congé parental : plus de 16 semaines (congé de maternité) et plus de 4 semaines (paternité) entièrement payées" s'autocongratule le deuxième.
 
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 Kering ✔ @KeringGroup
From 1 Jan. 2017, #Kering's parental policy will provide a new framework across the Group & its Maisons for more than 38,500 employees.
17:07 - 14 Déc 2016
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 AXA ✔ @AXA
📣 #AXA launches global parental leave policy: 16+ weeks (maternity leave) & 4+ weeks (paternity) fully paid https://www.axa.com/en/newsroom/press-releases/axa-launches-global-parental-leave-policy …
08:02 - 8 Déc 2016
  66 66 Retweets   64 64 j'aime

Regardons d'un peu plus près ces nouveaux avantages sociaux, tant dans leur application que dans le sous-texte qu'ils proposent.

Voici les deux communiqués de presse annonçant la bonne nouvelle :
 
"A compter du 1er janvier 2017, la politique 'parentalité' de Kering définira un nouveau cadre, à l'échelle du Groupe et de ses Maisons, pour plus de 38 500 collaborateurs dans le monde, dans près de 60 pays.
Chaque collaborateur de Kering ayant au moins un an d’ancienneté, indépendamment de sa situation personnelle ou géographique, bénéficiera de 14 semaines rémunérées à 100% de son salaire au titre du congé maternité ou adoption, et de cinq jours rémunérés à 100% de son salaire au titre du congé paternité ou partenaire.
En fixant ainsi un standard minimum pour le congé maternité partout dans le monde, et en créant un standard minimum pour le congé adoption, le congé paternité ou le congé partenaire, Kering réalise une avancée majeure au bénéfice de l’ensemble de ses salariés. Dans de très nombreux pays, l’alignement du congé adoption sur le congé maternité (14 semaines), quel que soit le statut juridique des parents, constitue en effet un progrès majeur, tout comme la mise en place d’un congé (5 jours) pour le/la partenaire de la mère ou de l’adoptant(e).
Dans les pays où la législation locale prévoit des normes de congé parental plus avantageuses, c’est celle-ci qui sera appliquée."

"Axa renforce sa politique pour aider à la parentalité en offrant des solutions identiques dans les 64 pays où le groupe travaille. Elle entrera en vigueur à compter du 1er janvier 2017, ouvrant les droits suivants aux nouveaux parents :
- 16 semaines de congés payés pour le parent principal (la mère automatiquement en cas de grossesse, ndlr), avec retour guarani à un poste équivalent ;
- pour le "co-parent", 4 semaines de  congés payés (le co-parent étant le conjoint en cas de grossesse et à définir en cas d'adoption, ndlr) ;
Ainsi la politique globale d'Axa concernant la parentalité permettra de mieux soutenir les employés lors d'une période de bouleversements dans leur vie privée, en leur permettant de trouver un équilibre entre vies personnelle et professionnelle.
Il s'agit d'un grand bond en avant en terme d'avantages sociaux pour nombre d'employés du groupe Axa travaillant dans des pays où les politiques publiques sont moins favorables qu'en Europe. Malgré les recommandations de l'OIT (organisation internationale du travail, ndlr) pour l'instauration globale de 14 semaines de congés maternité, nombre de pays offrent des possibilités moins importantes. Les Etats-Unis par exemple, n'ont pas de congé maternité payé obligatoire."

Cet exemple des Etats-Unis, livré par Axa, est habile... mais il est vrai et faux à la fois. La loi fédérale accorde un congé maternité de 12 semaines, à la mère seule, non rémunéré, et sous certaines conditions (être salariée depuis au moins 12 mois, avoir travaillé plus de 1250 heures pendant ces 12 mois, et dans une entreprise de 50 employés ou plus). Chaque Etat décide donc d'en faire à sa guise : la Californie, par exemple, a voté le 6 avril 2016, l'obligation pour les employeurs d'instaurer un congé parental rémunéré à hauteur du salaire, et ce pendant six semaines (ce que le candidat Donald Trump proposait d'appliquer à toutes les Américaines…)
Dans le New Jersey, encore, deux semaines avant l'accouchement et six semaines après (huit en cas de césarienne) sont prises en charge par l'Etat à hauteur de deux tiers du salaire, le tiers restant étant le plus souvent compensé par l'entreprise où la future mère travaille. Dans le meilleur des cas on arrive, il est vrai, péniblement à dix semaines.

Une réelle avancée pour 15% des salariés d'Axa et de Kering
Au delà des salarié-es de ces deux groupes aux Etats-Unis, nous avons donc cherché à savoir combien de personnes, et dans quelle proportion, seraient directement bénéficiaires de ces nouvelles dispositions. Et pour cela nous avons regardé, pays par pays (60 pour Kering, 64 pour Axa principalement situés dans l'hémisphère Nord), le nombre d'employés vivant hors des zones bien couvertes par les congés maternité. Une comptabilité aisée pour Axa qui donne le détail de ses collaborateurs sur son site, plus approximative pour Kering qui n'affiche que des données générales (répartition du chiffre d'affaire et des magasins par zone géographique).
Nous avons aussi ajouté comme donnée la proportion de femmes et d'hommes employées dans ces deux groupes, sachant que ces mesures concernent encore très très majoritairement les mères : 53% de femmes chez Axa, 60% chez Kering.

Mais, même avec une marge d'erreur, les proportions sont voisines : compte tenu de nos calculs, sur les 120 486 employées d'Axa, 16% verront leurs possibilités changer, et s'améliorer grandement face au choix de devenir parents. Sur les 34 697 salariés affiliés aux diverses entreprises réunies par Kering, environ 13% accèderont à cette nouvelle donne de la maternité au travail.

15% des effectifs ce n'est pas rien. Ce n'est pas tout non plus. Les trois quarts des travailleurs de l'assureur Axa et du promoteur du luxe Kering exercent en effet en Europe de l'Ouest, au Japon, au Canada, bref, dans les les pays les plus riches de la planète aux systèmes sociaux conquis de longue date. Ou encore dans l'ex zone d'influence de l'Union soviétique qui a conservé des dispositifs encore plus favorables. Et les "émergents" comme le Brésil, et un nombre non négligeable d'Etats africains ou d'Asie, ont adopté des congés maternité conformes aux préconnisations de l'OIT.

Alors ne boudons pas et saluons ces initiatives, en les relativisant, mais qui pourraient, on l'espère, en entraîner d'autres.

Le congé maternité dans le monde, un résumé de l'OIT, organisation internationale du travail
Le congé maternité dans le monde, un résumé de l'OIT, organisation internationale du travail
(c) OIT
parentalitécongé maternitéentreprisesdroit du travail
Sylvie Braibant
Mise à jour 30.12.2016 à 09:38
SUR LE MÊME THÈME
http://information.tv5monde.com/terriennes/le-conge-maternite-nouvel-arme-de-seduction-des-multinationales-146117

En Jordanie, conduire un taxi n'est pas qu'une affaire d'hommes,femmes,emploi,

31 Décembre 2016, 02:08am

Publié par hugo

En Jordanie, conduire un taxi n'est pas qu'une affaire d'hommes
La Jordanienne Nisrine Akoubeh devant son taxi à Amman, le 6 décembre 2016
La Jordanienne Nisrine Akoubeh devant son taxi à Amman, le 6 décembre 2016
afp.com - Khalil MAZRAAWI
30 DÉC 2016
 Mise à jour 30.12.2016 à 12:01 
Par Kamal TAHA
 AFP 
© 2016 AFP
dansAccueilMondeSociétéLes métiers ont-ils un sexe ?
Nisrine Akoubeh vérifie la jauge d'huile, le niveau d'eau puis ferme le capot avant de s'engouffrer au volant de son taxi dans les rues d'Amman à la recherche de sa prochaine cliente.

Cette mère de trois enfants aux cheveux roux passe dix heures par jour dans son taxi, une activité plutôt insolite pour une femme dans la société musulmane conservatrice jordanienne.

"Je veux briser la culture de la honte et prouver au monde arabe que les femmes sont fortes et capables de travailler dans tous les secteurs jusque-là monopolisés par les hommes", lance cette ancienne infirmière, veuve à 31 ans.

Avec ses collègues, elle veut rendre cette profession honorable pour les deux sexes, défiant les normes de cette société patriarcale.

Elle transporte le plus souvent des infirmières après leur vacation de nuit, des étudiantes ou des mères accompagnant leurs enfants à l'école.

En chemise rose et cravate bleu nuit, Nisrine enchaîne les courses dans le vacarme des avertisseurs. Sur la banquette arrière, il lui arrive d'avoir des Saoudiennes de passage et dont les maris refusent qu'elles prennent un taxi conduit par un homme. Ces femmes n'ont pas le droit de conduire une voiture dans leur propre pays, et encore moins un taxi.

"Mes clientes se sentent à l'aise et en sécurité avec moi", se réjouit Nisrine.

"Lorsque je finis tard mes cours à l'université ou quand je sors de la maison la nuit, je préfère prendre ces taxis", confie Ghena al-Asmar, étudiante de 19 ans et fidèle cliente des taxis "roses".

En Jordanie, environ un demi-million de femmes ont leur permis de conduire, représentant 20% des automobilistes, selon des chiffres officiels.

- Moins d'accidents -

Si Nisrine dit recevoir des encouragements, elle regrette aussi "trouver toujours sur (son) passage une personne pour (lui) rappeler qu'(elle) fait un boulot d'hommes et que (sa) place devrait être à la maison".

Comme Mohammad al-Ahmad, un fonctionnaire de 50 ans. "Nous vivons dans une société pétrie de coutumes tribales", justifie-t-il. "Il y a beaucoup d'autres professions dans lesquelles les femmes peuvent briller tout en préservant leur place dans la société, sans être vues d'un mauvais œil", ajoute-t-il.

Mais pour Eid Abou al-Haj, à la tête du groupe qui finance la compagnie Al Mumayaz à l'initiative des "Taxis roses", mettre des femmes au volant n'a que des avantages.

"Elles sont plus prudentes et provoquent moins d'accidents", assure-t-il. Et "en proposant ces voitures exclusivement féminines, nous offrons plus de confort et d'intimité aux passagères".

L'opération a été lancée un 21 mars, jour de la fête des mères dans beaucoup de pays arabes.

"Nous avons commencé avec cinq conductrices et aujourd'hui nous en avons dix, qui ont entre 30 et 45 ans. Nous espérons bientôt nous développer", poursuit M. Abou al-Haj.

Le concept d'un "taxi 100% femmes" avait déjà notamment été testé au Caire, mégalopole de 20 millions d'habitants à la circulation chaotique où personne n'avait jamais entendu parler d'une femme taxi.

Nisrine dit bénéficier d'un bon salaire, d'une assurance maladie et chômage, des jours fériés. Elle peut aussi choisir ses heures de travail.

Naviguer dans cette ville embouteillée de quatre millions d'habitants et 1,4 million d'automobilistes, dont plus de 11.000 taxis, est un défi quotidien. "Il faut beaucoup de concentration, surtout aux heures de pointe".

Un effort compensé par le plaisir quotidien "de faire de nouvelles rencontres et d'écouter les histoires" de ses passagères.

http://information.tv5monde.com/terriennes/en-jordanie-conduire-un-taxi-n-est-pas-qu-une-affaire-d-hommes-146391

6 (très) bonnes raisons pour les femmes de fuir le FN,femmes,extreme droite,sexisme,

30 Décembre 2016, 23:22pm

Publié par hugo

 LES BLOGS
6 (très) bonnes raisons pour les femmes de fuir le FN
 10/12/2015 07:05 CET | Actualisé 05/10/2016 16:39 CEST

Adèle Bréau Responsable du pôle Web sur Terrafemina.com
 
POLITIQUE - Elles ont été nombreuses, forcément, au vu des résultats du scrutin du 6 novembre, à glisser dans l'urne un bulletin du Front National. Et pourtant, si le parti fondé par Jean-Marie Le Pen est certes incarné, aujourd'hui, par deux femmes, cette égérisation tout en marketing trompeur cache une forêt bien obscure pour la gente féminine. Faisons bref et simple : femmes, faites barrage à ce Front qui ne vous veut pas du bien : la preuve par 6.

1. On les veut au foyer

Les femmes au foyer pour libérer des emplois ? C'est la proposition faite par Dominique Martin, eurodéputé FN, au Parlement européen en mars dernier. L'égalité des hommes et des femmes face à l'emploi ? Le charmant monsieur a balayé d'un revers de la main ces préoccupations accessoires pour prôner, au contraire, le retour des femmes à la maison pour régler à la fois le problème du chômage mais aussi de... la sécurité. Ben oui, "ça aurait l'avantage de donner une meilleure éducation à nos enfants, ça aurait l'avantage de sécuriser nos rues parce qu'ils ne traîneraient pas dans nos rues et ne seraient pas soumis à la drogue", a ainsi argumenté l'éminent économiste et sociologue, pas peu fier de sa trouvaille, avant de conclure, fort d'une solide base culturelle : "Je voudrais rappeler que les femmes viennent de Vénus et que les hommes viennent de Mars"... Opposé à la parité, le FN affirme par ailleurs dans son programme, disponible sur Internet, qu'elle est "une idéologie différentialiste et multiculturelle, qui n'est qu'une forme de racisme inversé [dont] les premières victimes (...) sont les hommes blancs hétérosexuels". Snif.

2. On les soupçonne d'avorter comme on va chez le coiffeur

"Je considère qu'aujourd'hui, ce sont des associations politisées qui véhiculent une banalisation de l'avortement." Pour Marion Marechal-Le Pen, c'est bien simple, les plannings familiaux sont des facilitateurs d'IVG destinés à des femmes aujourd'hui habituées à aller se faire avorter aux frais de la princesse comme on va se faire faire un balayage. Du coup, couic, elle a décidé de couper les subventions ! Les jeunes filles en difficulté, les contraceptifs délivrés aux plus précaires, fragiles, isolées, l'écoute de femmes souvent victimes de violences, de discriminations dans leur accès à la santé ? Hop, au panier, dépensières ! Si elle a feint de prendre ses distances quant à cette décision toute personnelle, n'oublions pas que tata Marine est l'auteur, en 2012, de la célèbre notion d' "avortement de confort". Quant au parti lui-même, il parlait il y a quelques années en évoquant l'avortement de... "génocide anti-français".


3. On les utilise

Radicalement contre le port du voile, le FN ferait-il montre d'un combat pour la libération des femmes, dont il ne supporterait pas qu'on les contraigne de la sorte ? Non. En revanche, utiliser cet argument pour stigmatiser et rejeter une partie d'entre elles semble avoir de longue date séduit les membres du parti, qui utilise même ces arguments délirants pour menacer les électeurs des pires sanctions divines s'ils reculaient devant les urnes. "Si nous perdons, le voile sera imposé à toutes les femmes, la charia remplacera notre constitution, la barbarie s'installera", a récemment tweeté Marine Le Pen. Oui, et des licornes maléfiques tomberont du ciel, des sorcières brûleront les ongles de pied des enfants et transformeront les résistants en statues de pâte à sel. Brrr.

4. On veut les punir comme des enfants

Histoire d'appâter le chaland, le FN propose plein de petits trucs sympas pour la famille, et notamment pour les mamans. Abaissement de l'âge de la retraite pour les courageuses qui auront eu trois enfants, aide à la garde (laquelle ? mystère), fameux salaire parental pour celles et ceux qui souhaiteraient rester au foyer (mis "dès que les finances le permettront" précise toutefois le texte)... Mais ATTENTION, avertit le Projet, gare à celles qui sortiraient du droit chemin, car "si une telle politique crée des droits, elle implique aussi des devoirs. Les facilités qu'elle procure supposent que les parents assument leurs responsabilités vis-à-vis de leurs enfants. En cas de manquement, ils devraient en être partiellement ou même totalement privés, sur décision de justice." Bim. Quant à savoir quels sont ces fameux "manquements" à ses responsabilités de parents, on n'en sait guère davantage...

5. Les mères célibataires clouées au pilori

Si elles sont brossées dans le sens du poil, Marine Le Pen ne manquant jamais une occasion de rappeler qu'elle est elle-même une mère de trois enfants divorcée, les mères seules sont cependant accusées de bien des maux qui les dépassent. Abordant le suicide des enfants, dont les chiffres sont alarmants, le parti tente d'analyser ce mal-être juvénile bien français : "cet état dépressif et cette grave détresse des jeunes et des enfants sont le résultat de la destruction de la cellule familiale, ayant perdu ses repères, sa valeur d'exemple, d'absences de limites clairement définies (autorité, respect mérite), de la situation économique précaire particulièrement des mères seules pour élever leurs enfants, de l'isolement moral et psychique créé par internet, face book et autres jeux vidéo sans surveillance", mettant dans un même sac un peu foutraque face book, donc (en deux mots), la diabolique Toile et les mères seules manifestement incapables d'autorité sans expliquer par ailleurs le rôle du fameux papa hétérosexuel blanc parti on ne sait où...

6.La régression du droit des femmes

Systématiquement, les deux députés FN siégeant à l'Assemblée nationale, à commencer par la chouchoute et benjamine du parti Marion Maréchal-Le Pen, votent "non" à l'avancée du droit des femmes. Loi pour l'abolition du système prostitutionnel ? Contre. Loi pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes ? Contre ! Loi sur le harcèlement sexuel ? Contre encore.

Alors à moins que vous ne souffriez d'un syndrome de Stockholm qu'il serait bon de rapidement soigner, vous l'aurez compris, chères détentrices de cette précieuse carte d'électeur/trice que nombre de femmes opprimées nous envient, ne vous y trompez pas. Pour faire valoir ces droits si chèrement acquis par nos mères et grand-mères pour nous offrir une vie plus belle, libre et juste, faites le bon choix.

Lire aussi :
• Marine Le Pen ou Xavier Bertrand? Cherchez la différence dans leurs programmes

• Échange tendu juste avant le débat entre Maréchal-Le Pen et Estrosi

• Mélenchon refuse de choisir entre droite et FN dans le Nord et en Paca

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#RDLS12 - JACQUELINE SAUVAGE, CHRISTINE LAGARDE, CAISSIÈRE AUCHAN, INSCRIPTION LISTES ÉLECTORALES,femmes,femmes battues,

30 Décembre 2016, 21:50pm

Publié par hugo

#RDLS12 - JACQUELINE SAUVAGE, CHRISTINE LAGARDE, CAISSIÈRE AUCHAN, INSCRIPTION LISTES ÉLECTORALES
JEAN-LUC MÉLENCHON 
JEAN-LUC MÉLENCHON 
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https://youtu.be/OVp-swl3NuE
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13:55
 
Ajoutée le 30 déc. 2016
Dans ce 12e épisode de la revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient rapidement sur le déplacement en Martinique et en Guadeloupe ainsi que sur le programme, les livres qui sortiront prochainement et youtube. Il parle ensuite de sa demande de repousser la date limite d'inscription sur les listes électorales. Puis il aborde deux affaires concernant la justice : l'affaire Jacqueline Sauvage et l'affaire Lagarde. Il intervient sur la question des conditions de travail misérables auxquelles sont confrontées de plus en plus de gens, en attestent les cas de la caissière du Auchan de Tourcoing qui a fait une fausse couche à sa caisse et celui d'Emeline Broequevielle, salariée de la poste qui a fait un AVC. Enfin, Jean-Luc Mélenchon termine en appelant les gens à aller voter aux élections professionnelles qui se déroulent jusqu’au 12 janvier, puis il aborde le cadeau de Noël de 6 millions d'euros que Carlos Ghosn s'est fait en cette fin d'année. 

*** SOMMAIRE ***
00:00 : Introduction : grippe, Antilles et livres
03:45 : 140 000 abonné.e.s sur YouTube, merci ! 
05:00 : Inscription sur les listes électorales : repoussons la date limite. 
08:10 : Primaire PS : ouverture du concours « vas-y prends moi pour un poisson rouge » 
08:48 : L'affaire Jacqueline Sauvage
16:04 : Justice à 2 vitesses : Christine Lagarde dispensée de peine
18:16 : Conditions de travail inhumaines : fausse couche et AVC au travail 
20:50 : Elections professionnelles : allez voter ! 
22:05 : 6 millions d’€ pour Carlos Ghosn, 9 centimes pour le SMIC

*** LES LIENS ***
- Abonnez-vous à la chaîne : https://www.youtube.com/channel/UCk-_...
- Le visuel des 140 000 abonné.e.s à partager : https://www.facebook.com/JLMelenchon/...
- Pour vous inscrire sur les listes électorales : https://www.service-public.fr/particu...
- Pour voir et partager la lettre sur la grâce de Jacqueline Sauvage : https://www.facebook.com/JLMelenchon/...
- Revoir la vidéo sur le témoignage d’Emeline Broequevielle : https://www.facebook.com/JLMelenchon/...
Catégorie
Actualités et politique
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Licence YouTube standard

https://www.youtube.com/watch?v=OVp-swl3NuE

Le procès sans fin de Jacqueline Sauvage, victime et coupable, finalement graciée,,femmes,violences,femmes battues,

30 Décembre 2016, 10:03am

Publié par hugo

Le procès sans fin de Jacqueline Sauvage, victime et coupable, finalement graciée
La mobilisation pour la libération de Jacqueline Sauvage défie le temps...
La mobilisation pour la libération de Jacqueline Sauvage défie le temps...
Facebook https://www.facebook.com/events/369922580008741/
Rebondissement : le président François Hollande accorde finalement une grâce totale à Jacqueline Sauvage, mettant fin à sa détention. Cette grâce survient après des appels répétés devant les juges d'application des peines. Jacqueline Sauvage, 70 ans, victime durant des décennies de violences récurrentes, avant d'assassiner son mari, a été jugée, condamnée, graciée partiellement, et est restée en prison pendant plusieures années. Ses défenseurs ont maintenu leur mobilisation sur les réseaux sociaux pour obtenir sa libération et cette grâce pleine et entière désormais accordée.
28 DÉC 2016
 Mise à jour 28.12.2016 à 17:21 par    
Sylvie Braibant
dansAccueilTerriennesViolences conjugales, viols et autres agressions sexuelles, entre tabou et répression
Finalement graciée. Le président François Hollande l'a annoncé ce mercredi 28 décembre 2016 sur son compte Twitter : Jacqueline Sauvage obtient la grâce présidentielle totale et donc sa libération de prison. 

 Suivre
 François Hollande ✔ @fhollande
J'ai décidé d'accorder à Jacqueline Sauvage une remise gracieuse du reliquat de sa peine. Cette grâce met fin immédiatement à sa détention.
16:12 - 28 Déc 2016
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Dans un communiqué de l'Elysée, il a été précisé : "Le Président de la République a estimé que la place de Madame Sauvage n’était plus aujourd’hui en prison, mais auprès de sa famille."

Son avocate s'est dit "terrassée par la joie et l'émotion".

Ce dénouement survient après des mois de lutte de son avocate, de ses proches et de ses soutiens.

Le 9 décembre 2016, à la veille d'une manifestation des défenseurs de Jacqueline Sauvage, après un nouveau refus des juges de lui accorder une libération conditionnelle, nous faisions le point sur ce qui semblait de l'ordre de l'acharnement judiciaire...

Donc elle avait été graciée, même partiellement, mais graciée, en janvier 2016, voilà presque un an. Et pourtant, elle restait en prison, après près de quatre ans de détention. Premier rejet de liberté conditionnelle en août 2016. Deuxième refus, le 24 novembre, une date bien choisie, à la veille de la journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes.

De quoi les juges avaient-ils peur ? Que Jacqueline Sauvage, à peine sortie, s'empare une nouvelle fois d'un fusil pour aller exécuter un autre mari violent, dans ce joli et tranquille Gâtinais où elle vécut toujours, telle une Diane vengeresse ? Mais alors sera-t-elle moins dangereuse dans deux ans après avoir effectué sa peine que maintenant ?
A moins que les magistrats, cette fois encore, ne supportaient ni la pression de la rue, ni le "bruit médiatique" et peut-être encore moins l'intrusion d'un chef de l'Etat dont les propos peu amènes à leur égard en ont fâché plus d'un.

Ce qui est devenu "l'affaire" Jacqueline Sauvage oppose le droit, l'émotion et la morale, d'où qu'on la regarde.

Violences conjugales avérées
Certes dans le crime commis par Jacqueline Sauvage, il reste des zones d'ombre, sur l'enchaînement des faits, sur la précision du tir, sur son état psychique ce jour de septembre 2012 où elle tua son mari. Mais d'un procès à l'autre, en octobre 2014 devant la Cour d'assises d'Orléans puis en appel en décembre 2015 devant celle de Blois et la confirmation de la condamnation à 10 ans de réclusion, la violence conjugale, familiale, dont cette ouvrière, malmenée dans son enfance comme dans sa vie d'adulte, et ses filles furent victimes 47 ans durant, n'est plus mise en question, même par ses plus farouches détracteurs. Ces faits répétés 47 ans durant, c'est aussi ce que l'on appelle, en droit pénal, des "circonstances atténuantes".

Retrouver le déroulé de l'affaire Jacqueline Sauvage dans Terriennes :

> Jacqueline Sauvage, meurtrière devenue icône de la lutte contre les violences conjugales

La justice condamne une "position victimaire"

D'ailleurs, ce n'est pas en raison de l'imprécision des faits que les magistrats de la Cour d'appel de Paris ont refusé la nouvelle demande de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage, après le refus de celle de Melun. Les uns après les autres, les juges se répètent : ils reprochent à Jacqueline Sauvage "de ne pas assez s'interroger sur son acte" et estiment qu'elle ne pouvait "prétendre vivre à proximité des lieux des faits, dans un environnement qui, compte tenu des soutiens dont elle bénéficie et de la médiatisation des faits, risquerait de la maintenir dans une position victimaire". Comprenne qui pourra...

Le parquet avait aussitôt décidé de faire appel. "Epuisée de l'acharnement judiciaire à son encontre", Jacqueline Sauvage a renoncé à se pourvoir contre le rejet de sa demande de libération conditionnelle. Carole Marot, l'une des filles de Jacqueline Sauvage a expliqué : "Ma mère ne croit plus en la justice. Elle n'en peut plus de se justifier sans arrêt.".
Du fait des réductions de peine automatiques, cette femme de 70 ans, malgré la grâce partielle accordée par François Hollande, ne pourra sortir qu'en 2018. D'autres veulent aller plus vite : son comité de soutien en appelle une nouvelle fois au président de la République française pour qu'il décide cette fois d'une grâce complète. Cette demande, elles/ils la crieront haut et fort dans les rues de Paris et d'ailleurs, le samedi 10 décembre 2016.
La veille de cette manifestation, la demande de grâce totale a été transmise à la Chancellerie. "Elle doit rendre un avis et le président prendra sa décision sur cette base-là", a-t-on précisé dans l'entourage de François Hollande.

Il y a quelque chose de politique dans tout ça et cette femme en fait les frais

Annie Duperey, comédienne
Dans la foule, des anonymes et aussi des vedettes. Stupéfaits de ce qu'elles/ils désignent comme un acharnement judiciaire, après la décision du 24 novembre. A commencer par la populaire comédienne Annie Duperey, l'une de ses défenseures de la première heure.


Affaire Jacqueline Sauvage : Anny Duperey... par Europe1fr

Ou comme la non moins célèbre chanteuse Véronique Sanson, autre voix forte de la cause de Jacqueline Sauvage qui demande sa libération immédiate via son compte twitter .

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 Veronique Sanson ✔ @SansonOfficiel
Francois Hollande: Libération immédiate de Jacqueline Sauvage - Signez la pétition! https://www.change.org/p/francois-hollande-lib%C3%A9ration-imm%C3%A9diate-de-jacqueline-sauvage?recruiter=407526007&utm_source=share_petition&utm_medium=twitter&utm_campaign=share_twitter_responsive … via @ChangeFrance
11:00 - 30 Nov 2016
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Francois Hollande: Libération immédiate de Jacqueline Sauvage
Grâce totale pour Jacqueline Sauvage ! Nous venons d'apprendre avec effroi et colère que le tribunal d'application des peines a rejeté la demande de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage ,...
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Légitime défense à géométrie variable

Certain-es ont pris le contre-pied, au nom du Droit, sacré à leurs yeux, et qui est pourtant loin d'être une science précise. Celles-là (et ceux-là) continuent à ne pas comprendre cette défense-là de cette femme-là. Comme Yaël Mellul, qui se présente sur son blog "professionnelle du Droit et militante féministe" et qui accuse les partisans de la libération de Jacquelines Sauvage de "manipulation politique", en usant elle même... d'arguments politiques. A savoir qu'en ces temps troublés, il ne faut pas embêter les juges :  "En une période où les policiers, dépositaires de la force publique, demandent une réévaluation de la notion de légitime défense dans le cadre d'une intervention, il n'est ni sain ni raisonnable de soulever la notion fumeuse de "présomption de légitime défense" pour les femmes victimes de violences. (.../...) Espérer créer un droit spécifique pour ces crimes, les sortir du droit commun, c'est encore une fois rompre l'unité nationale et ignorer le principe de l'égalité des citoyens face à la Loi. Et les femmes sont citoyennes à part entière ! (.../...) Enfin, je vais me permettre d'affirmer ici que Jacqueline Sauvage est victime d'une autre forme de violence, celle de n'être plus considérée que comme un objet de militantisme."

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 Yael Mellul @YaelMellul
Jacqueline Sauvage : victime ET coupable. http://m.huffingtonpost.fr/yael-mellul/lutilisation-de-jacqueline-sauvage-a-des-fins-politiques-est-in/ …
09:48 - 5 Déc 2016
Photo published for L'utilisation de Jacqueline Sauvage à des fins politiques est inadmissible
L'utilisation de Jacqueline Sauvage à des fins politiques est inadmissible
C'est en tant que professionnelle du Droit mais tout autant en tant que militante féministe que je vais intervenir.
huffingtonpost.fr
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Mais d'autres "professionnels du droit" voient la justice autrement, comme une sorte de loterie à laquelle des femmes perdent et d'autres gagnent, selon les juges et les lieux des jugements. Tel Alain Houpert, sénateur "Les Républicains" (droite) de la Côte d’Or (Bourgogne).
 

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 Alain Houpert ✔ @alainhoupert
La justice française est curieuse : Jacqueline Sauvage n’est toujours pas libérée et la mère de Fiona n’a eu que 5 ans…Je ne comprends pas !
12:07 - 29 Nov 2016
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Militante féministe, Karine Plassard fut de celles qui ont organisé la mobilisation dès la confirmation de la condamnation en appel. Elle a lancé la première puis la deuxième pétition, l'une avant et l'autre après la grâce partielle présidentielle. La première initiée en décembre 2015 avait recueilli 436 000 signatures en quelques jours pour obtenir la grâce. La deuxième, en ligne depuis août 2012, toujours adressée au président François Hollande, a dépassé les 332 000 soutiens. Cofondatrice de l'antenne de l'association "Osez le Féminisme" à Clermont-Ferrand (centre de la France), elle entend ne pas relâcher la pression. Nous lui avons demandé pourquoi.

Les juges refusent de reconnaître que ces femmes sont en danger de mort, qu'elles vivent en sursis.

Karine Plassard, militante Osez le féminisme
Karine Plassard, militante féministe, cofondatrice de l'antenne OLF 63 (Puy de Dôme)
Karine Plassard, militante féministe, cofondatrice de l'antenne OLF 63 (Puy de Dôme)
twitter
Pourquoi, malgré la grâce, demandez vous la libération immédiate de Jacqueline Sauvage ?

Karine Plassard : "Il y a eu un dysfonctionnement de la justice : le procureur de la République avait annoncé à sa famille, qu'avec les remises de peine, Jacqueline Sauvage pourrait sortir en janvier 2017, mais la qualification des faits verrouillait pour cinq ans au moins la peine de détention. La grâce présidentielle permettait de faire sauter ce verrou. Il aurait été normal que le tribunal d'application des peines confirme cette possibilité. Or, le tribunal a refusé, malgré l'avis favorable du parquet pour cette libération. Et donc, non, il n'est pas acceptable que Jacqueline Sauvage reste en prison."

Que pensez vous des arguments des magistrats qui craignent qu'elle soit "maintenue dans une position victimaire en étant libérée" ?

Karine Plassard : "C'est juste scandaleux de dire ça. Ce n'est pas la médiatisation qui en fait une victime. Elle est une victime. Cela fait 47 ans qu'elle en est une. Depuis le départ, la justice lui dénie ce statut de victime parce qu'elle a tué. Et nous disons que ce n'est pas parce qu'elle a tué qu'elle n'est pas une victime. Ce jour où elle a tué son mari, elle a eu un geste de survie, parce qu'après 47 ans de violences, elle a pensé que ce jour là, elle allait mourir. Et de fait, on est plus dans le "moral" que dans le "judiciaire". Depuis quelque temps, la justice a tendance à ne pas reconnaître les femmes en proie à la violence conjugale comme victimes. Les juges refusent de reconnaître que ces femmes sont en danger de mort, qu'elles vivent en sursis."

La libération de Jacqueline Sauvage ne pourrait-elle pas inciter les femmes à se venger plutôt qu'à aller vers des associations, des structures, qui les aideraient ?

Karine Plassard : "Si Jacqueline Sauvage avait eu les moyens de partir ; si on disposait de suffisamment de structures d'hébergement sur tout le territoire nationale ; si ces femmes pouvaient déposer plainte tout de suite à la police ou à la gendarmerie ; si elles étaient ensuite mises à l'abri et protégées ; si les auteurs de violence étaient condamnés ; alors oui, les victimes useraient d'autres moyens que de celui de se défendre. Mais ces moyens sont inexistants. Alors quoi ? Il faudrait accepter que ces femmes se fassent tuées en silence ?  Il n'est pas question, en disant ça, de délivrer un permis de tuer. Je ne suis pas une partisane effrénée de la "légitime défense différée" (l'un des arguments de la défense de Jacqueline Sauvage, ndlr). Mais il faut mettre en place tous les moyens nécessaires pour accompagner les femmes victimes de violence. Il faut qu'il y ait des juridictions spécialisées. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. C'est plutôt la roulette russe. Dans le cas de Jacqueline Sauvage par exemple, une magistrate, visiblement pas bien formée à ces questions,  lui a demandé "mais enfin pourquoi n'êtes vous pas partie ?". Elle a essayé de partir trois fois, sa fille a fugué et a été ramenée de force, par les gendarmes, avec une claque, chez son père qui la violait."

Pourquoi est-elle devenue un emblème de cette violence faite aux femmes ?

Karine Plassard : "Pour ma part, je n'ai pas voulu en faire un emblème. Elle est devenue une icône malgré elle. Aujourd'hui nous nous battons pour elle, pour sa liberté.  Parce qu'à 70 ans, sa place n'est plus en prison et qu'elle a le droit de vivre en paix et en sécurité. Quand elle sortira, personne ne lui demande de devenir la porte parole d'une cause. Son histoire a beaucoup touché, a beaucoup intéressé les médias. Lorsque j'ai lancé la pétition, au soir du prononcé de la confirmation de sa peine en appel, je n'imaginais pas que cela fonctionnerait, et que l'on obtiendrait une grâce partielle du président. Cela a provoqué une prise de conscience autour de la situation de ces femmes qui vivent sous les coups de leur mari. Il faut savoir aussi tirer les leçons de son histoire. Jacqueline Sauvage, elle, est fatiguée de tout cela. "

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Violences fates aux femmesjusticeJacqueline Sauvagemobilisation
Sylvie Braibant
Mise à jour 28.12.2016 à 17:21
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Femmes et franc-maçonnerie: loges féminines ou féministes?,femmes,feminisme,

30 Décembre 2016, 02:23am

Publié par hugo

Femmes et franc-maçonnerie: loges féminines ou féministes?
Madeleine Postal, présidente de la loge mixte, le Droit Humain
Madeleine Postal, présidente de la loge mixte, le Droit Humain
© Elise Saint-Jullian
La Grande Loge féminine de France fêtait cette année 2016 ses 70 ans. Pourtant, la franc-maçonnerie a longtemps été un domaine réservé aux hommes. Les franc-maçonnes qui sont de plus en plus nombreuses, ont pour modèle les combattantes Maria Deraismes, Olympe de Gouges ou encore Louise Michel. Aujourd’hui, si les franc-maçonnes ne sont plus toutes aussi militantes, elles restent néanmoins très attachées à l’émancipation des femmes.
28 DÉC 2016
 Mise à jour 28.12.2016 à 09:58 par    
Elise Saint-Jullian
dansAccueilTerriennesFéminismesFemmes, le poids des religions
« Les personnes admises membres d'une loge doivent être hommes de bien et loyaux, nés libres et d'âge mûr et discrets, ni esclaves, ni femmes, ni hommes immoraux, ni scandaleux, mais de bonne réputation », pouvait-on lire dans l’article III de la Constitution d’Anderson, rédigée en 1721 par le grand maître de la loge de Londres, comprenant les règles et usages des franc-maçons. Elle excluait alors les femmes de cette voie ésotérique et initiatique, visant à l’amélioration de l’humanité et de la société.

Aujourd’hui, les franc-maçonnes représentent en France le quart des effectifs dans les loges et plus de 25 000 femmes ont été initiées depuis 1970.
Au 18ème siècle, la place des femmes dans la franc-maçonnerie se limitait aux milieux aristocratiques et aux loges féminines dites « d’adoption », qui restaient sous la tutelle de celles des hommes. La création de loges indépendantes fut le fruit d’un long combat, mené en parallèle de la lutte pour les droits des femmes dans la société. Ce n’est que le 14 janvier 1882 qu’est initiée la première femme selon le même rituel d’initiation que les hommes, Maria Deraismes, femme de lettres et féministe. Une vraie transgression pour l’époque, vivement réprouvée par les obédiences masculines.
L’égalité de l'homme et de la femme devant l’initiation maçonnique
Mais cette grande oratrice trouve en Georges Martin, médecin, sénateur et franc-maçon, un vrai allié pour l’égalité hommes/femmes en franc-maçonnerie. Onze ans après le scandale qu’avait provoqué son initiation, tout deux décident de créer la première loge mixte, le « Droit Humain ».
Rapidement, seize femmes très engagées pour l’émancipation féminine sont initiées et rejointes par quelques hommes. « Le Droit Humain est issu du mouvement féministe réformateur de l’époque, sous la troisième République. C’est à cette période que les femmes ont été autorisées à ouvrir un livret d’épargne sans l’autorisation de leur mari, qu’elles ont enfin eu accès à l’université et aux syndicats », explique Dominique Segalen, membre de la commission Histoire du Droit Humain. « Le premier article de notre constitution internationale de 1893 au Droit Humain est très important car il déclare l’homme et la femme comme égaux dans leurs droits et leurs devoirs », ajoute l’auteure de plusieurs romans sur des grandes figures de la franc-maçonnerie féminine comme Maria Pognon ou Marie Becquet de Vienne.

Vocabulaire spécifique à la franc-maçonnerie :
-    Franc-maçonnerie : voie ésotérique et initiatique apparue au XVIIe siècle en Ecosse. Elle vise à l’amélioration de l’humanité et de la société.
-    Loges : ateliers de travail des franc-maçons, dirigés par des Vénérables maîtres.
-    Obédience : Une obédience maçonnique est un regroupement de loges. Il existe en France cinq grandes obédiences et d’autres plus petites.
-    Grand maître : titre attribué au président d’une obédience.
-    Temple : nom symbolique donné à l’endroit où se réunissent les loges pour pratiquer leurs rituels, dans le cadre de réunions qu'ils nomment des « tenues ».
-    Planche : La planche est le travail (généralement écrit) présenté en loge par le franc-maçon.

Marqueurs d’une véritable évolution dans l’histoire de la franc-maçonnerie, Georges Martin et Maria Deraismes font la fierté du Droit Humain. Au siège à Paris, dès l’entrée, sont exposés les bustes des fondateurs, marqueurs de l’identité mixte de la loge. « Le Droit Humain a été créé par un homme et une femme mais surtout par un homme qui ne comprenait pas pourquoi ses frères vivaient leur franc-maçonnerie en oubliant l’autre moitié de l’humanité », commente Madeleine Postal, présidente de cet ordre international.

Maria Deraismes et Georges Martin, fondateurs du Droit Humain, en photo à gauche et à droite en bustes exposés au siège parisien du Droit humain
Maria Deraismes et Georges Martin, fondateurs du Droit Humain, en photo à gauche et à droite en bustes exposés au siège parisien du Droit humain
© Elise Saint-Jullian
Le choix de la mixité en loge, un vrai progrès ?
Pour elle, la mixité est d’ailleurs indispensable en franc-maçonnerie. « Il y aurait plus de changements dans la société si hommes et femmes travaillaient ensemble. Je pense que la franc-maçonnerie bouge. Dans quarante ans il n’y aura plus ces obédiences traditionnelles mono-genre », assure Madeleine Postal.

Parmi elles, la Grande Loge féminine de France (GLFF) qui fêtait ses 70 ans cette année 2016. Avec plus de 14 000 soeurs et plus de 400 loges en France et dans le monde, l’obédience assume son choix de non-mixité et se voit comme un lieu privilégié.  « Dans la vie quotidienne, nous sommes tout le temps en mixité. Les endroits où il n’y a que des femmes sont rares. Nous nous construisons donc entre femmes mais cela ne veut pas dire que nous sommes contre les hommes. On dit d’ailleurs souvent dans nos loges : " Vous êtes un pôle de l’humanité, n’oubliez pas que l’homme est l’autre pôle ". Je pense que les femmes ne disent pas les mêmes choses en présence des hommes. Cela nous permet d’aller dans l’intime », constate Marie-Thérèse Besson, grande maîtresse de la GLFF.

A la Grande loge féminine de Memphis Misraïm, qui compte environ 1300 soeurs, la mixité n’est pas non plus synonyme de progrès et se veut presque un obstacle à l’affirmation de soi. « Notre obédience a 50 ans d’existence seulement. Nous voulions nous démarquer de la franc-maçonnerie masculine, montrer que nous sommes aussi capables de réfléchir, de chercher à nous perfectionner et à tendre vers plus de spiritualité. Dans les loges mixtes, c’est pour moi plus difficile d’être soi-même », estime l’une de ses membres.

Aujourd’hui les femmes du Droit Humain sont moins engagées dans le féminisme

Madeleine Postal, « grand-maître » de la loge mixte le Droit Humain
Au Droit Humain justement, pas question d’appeler Madeleine Postal « grande maîtresse », car les titres et fonctions restent au masculin selon les choix de la loge. Pas non plus de commission des droits des femmes ou de travaux sur ce thème, malgré l’orientation féministe des pionnières de la loge. « Nous soutenons les revendications pour les droits des femmes mais nous préférons avoir une commission sociétale. Nous sommes conscients que les femmes sont discriminées au niveau des salaires, qu’elles subissent des violences, mais dans notre fonctionnement maçonnique nous ne faisons pas la différence hommes/femmes. On dit que la condition de la femme est celle de l’humanité », justifie « le grand maître » élu cette année, sans condition de parité.

Chaque 8 mars, si certaines loges décident de participer à la manifestation pour la journée internationale des droits des femmes, le Droit Humain préfère rester discret et fleurir le buste de Maria Deraismes, square des Epinettes à Paris (XVIIème arrondissement). Mais pour la suppression du droit à l’avortement en Espagne en 2014, Madeleine Postal l’assure, les franc-maçons du Droit Humain étaient partis manifester.

« Dès 1920, toutes les femmes franc-maçons du Droit Humain ont commencé à militer pour le droit de vote des femmes. Aujourd’hui, elles sont moins engagées. Il n’y pas de féministes à ma connaissance dans notre loge. Mais on ne vit pas non plus repliés dans nos temples, nous avons des formes d’investissement à titre privé », soutient l’ancienne directrice d’école, dont la loge qu’elle préside revendique 17 000 membres, dont deux tiers de femmes.

Dominique Palefroy, présidente de la grande loge féminine de Memphis Misraïm
Dominique Palefroy, présidente de la grande loge féminine de Memphis Misraïm
© Elise Saint-Jullian
Nous sommes une loge féminine mais pas féministe

Dominique Palefroy, présidente de la grande loge féminine de Memphis Misraïm
Chez les « soeurs » de Memphis Misraïm, les ateliers de réflexion sont moins portés sur des sujets sociaux concernant les femmes et plus sur des sujets philosophiques et symboliques. « Nous sommes une loge féminine mais pas féministe. Nous travaillons sur le féminin sacré par exemple, mais surtout sur nous-mêmes. Cela n’empêche pas que des soeurs, lors de commissions inter-obédencielles, aient participé aux travaux sur les violences faites aux femmes », explique Dominique Palefroy, présidente de la grande loge féminine de Memphis Misraïm.

La GLFF, Grande Loge féminine de France, se présente quant à elle dans sa plaquette, comme « particulièrement attentive à la promotion des femmes, aux respect de leurs droits et de leur dignité ». Dans cette obédience, la féminisation des titres va de soi, et la commission des droits des femmes se veut très active. « Nous suivons les textes de loi, nous faisons des articles, des communiqués contre la prostitution par exemple, sur la santé des femmes, leurs droits. Le Sénat nous consulte sur de nombreux sujets. Nous organisons des conférences, des colloques, comme l’année dernière pour les quarante ans de la loi Veil », énumère la présidente de la commission nationale du droit des femmes de la GLFF, qui préfère rester anonyme.

A droite, équerre et compas, symboles maçonniques. A gauche, tablier franc-maçon
A droite, équerre et compas, symboles maçonniques. A gauche, tablier franc-maçon
© Elise Saint-Jullian
Aujourd’hui nous sommes davantage dans l’évolution des droits des femmes. Nous n’en voulons pas plus, mais au moins les mêmes droits

Marie-Thérèse Besson, grande maîtresse de la GLFF
L’obédience aborde également les droits des femmes au niveau européen, possédant un Institut maçonnique européen (IME) et faisant partie du comité de liaison de la maçonnerie féminine qui regroupe toutes les obédiences féminines européennes (CLIMAF).
 

Marie-Thérèse Besson, Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France
Marie-Thérèse Besson, Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France
© GLFF
« Le CLIMAF a fait paraître un communiqué de presse sur les migrantes. Toutes les commissions travaillent donc en ce moment sur cette problématique. Le sujet de notre assemblée générale du mois de janvier était : "Regards maçonniques sur les migrantes et les réfugiées dans l’Europe d’aujourd’hui ". Mais nous réfléchissons à ce que nous pouvons faire sur le terrain, pour ne pas se contenter de manier des idées. Nous avons notamment des contacts avec Gynécologie sans Frontières », ajoute Marie-Thérèse Besson, grande maîtresse de la GLFF, qui s’est rendue quelques semaines plus tard dans le camp de réfugiés de Grande Synthe près de Dunkerque, au côté de l’association.

Mais si la plupart des franc-maçonnes de la GLFF portent des idées féministes en loge comme dans le « monde profane », elles n’en font pas non plus une priorité et ne sont plus toutes aussi militantes. « Je rapproche le militantisme de ce que l’on voyait dans les années 70, quand il fallait revendiquer des droits tels que l’avortement, la pilule… Aujourd’hui nous sommes davantage dans l’évolution des droits. Nous n’en voulons pas plus, mais au moins les mêmes droits », analyse la présidente.

La franc-maçonnerie, un lieu d’épanouissement pour les femmes
Et si l’apport et l’implication de la franc-maçonnerie pour les droits des femmes ne sont plus autant significatifs que par le passé, il n’en reste pas moins selon les loges, un endroit qui participe à l’émancipation des femmes. « Une jeune femme franc-maçonne va acquérir grâce à son initiation et au travail en loge une connaissance d’elle-même, une force et une assurance qui vont l’aider dans sa vie professionnelle et personnelle », soutient Marie-Thérèse Besson, rentrée en maçonnerie à l’âge de trente ans.

La franc-maçonnerie se présente également comme une façon de se ressourcer dans un autre espace en dehors de la sphère professionnelle et familiale, même si cette voie demande investissement et engagement. Mais selon l’analyse de la grande loge féminine de Memphis Misraïm, elle attirerait aujourd’hui de plus en plus de jeunes femmes moins établies socialement que par le passé. Elle répondrait ainsi aux besoins d’une société actuelle en quête de sens, et serait une vraie voie spirituelle, épanouissante pour les femmes. « Les femmes cherchent peut être des valeurs auxquelles se rattacher dans une société qui ne les garantie plus. Elles pensent les trouver en franc-maçonnerie. Cela devient un véritable espace de liberté pour elles ».

J’aime l’idée de recevoir l’initiation de femme à femme

Corinne Drescher-Lenoir, membre de la GLFF
Corinne Drescher-Lenoir au 13 Salon Maçonnique du Livre de Paris - 2015 et ses Livres de la collection Voix d’Initiées de la GLFF
Corinne Drescher-Lenoir au 13 Salon Maçonnique du Livre de Paris - 2015 et ses Livres de la collection Voix d’Initiées de la GLFF
© Elise Saint-Jullian
Trois questions à Corinne Drescher-Lenoir, l’une des auteures de la collection Voix d’initiées de la GLFF
 
Quel est le point de départ de cette collection de livres ?
Corinne Drescher-Lenoir : A l’époque, nous avons réalisé un petit livret à la GLFF sur Louise Michel. Et puis nous avons eu envie de faire de vrais livres, pour mettre en avant les trésors de notre loge. Nous avons beaucoup de planches et nous voulions extérioriser nos réflexions, montrer la vision de la GLFF. Il y a eu trois premiers thèmes : Louise Michel, les femmes et la santé, et les violences. Ce sont des livres de réflexion ouverts à tous et où l’on y explique un peu le chemin maçonnique.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au livre : « Du destin biologique à la liberté » ?
Corinne Drescher-Lenoir : Je suis membre de la commission des droits des femmes et également obstétricienne. Il était donc naturel pour moi de participer au thème de la femme et de la santé. C’était l’occasion de revenir sur les luttes où la GLFF avait été active, notamment au moment de l’IVG, de la contraception, de la création du planning familial. Des soeurs ont vraiment oeuvré à ce moment là. Chacune choisit son combat individuellement. Personnellement en tant que gynécologue, j’essaye d’aider au quotidien les femmes en difficultés, que ce soit par rapport au couple, à la sexualité, ou à la maternité.

Qu’est-ce qui vous plaît dans une loge féminine ?
Corinne Drescher-Lenoir : J’aime l’idée de recevoir l’initiation de femme à femme. La société évolue en mixité et c’est normal. Mais cette continuité de l’initiation, du travail entre femmes, cette complicité, cette intimité sont importantes. Les mouvements initiatiques féminins ont d’ailleurs toujours existé (Egypte, Grèce…). Les initiations féminines inscrivaient les femmes dans leur rôle social, mais maintenant on essaye de se dégager des stéréotypes.

Franc-maçonnerieParité hommes-femmeshistoiretransmission
Elise Saint-Jullian
Mise à jour 28.12.2016 à 09:58
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En Suisse, Lausanne chiffre le harcèlement sexuel de rue pour mieux le combattre,femmes,violences,

30 Décembre 2016, 01:51am

Publié par hugo

En Suisse, Lausanne chiffre le harcèlement sexuel de rue pour mieux le combattre
Témoignage dans les rues de Lausanne : "Quand j'étais plus jeune, je pensais que je provoquais ça, que je devais modifier mon comportement pour que je sois plus acceptable. On devrait pouvoir marcher dans la rue et être tranquille." Reportage RTS, G de Diesbach, M. Germond, S. Mérillat, Ph. Kohler, 1'48"
Interpellée en janvier 2016, la municipalité de Lausanne a lancé une enquête en juin, pour en livrer les résultats le 19 décembre 2016 : "72% des femmes âgées de 16 à 25 ans interrogées ont rapporté avoir été confrontées à au moins un épisode de harcèlement de rue à Lausanne lors des 12 derniers mois."
27 DÉC 2016
 Mise à jour 27.12.2016 à 09:07 par    
Sylvie Braibant
dansAccueilTerriennesLe harcèlement de rue
C'est un gros chiffre qu'annonce la municipalité de Lausanne, grande - et belle - ville de Suisse romande, sur les rives helvètes du Lac Léman : "72% des femmes âgées de 16 à 25 ans interrogées ont rapporté avoir été confrontées à au moins un épisode de harcèlement de rue à Lausanne lors des 12 derniers mois". Et pourtant, par rapport à 2015, les Lausannoises ont gagné 10% de tranquilité. En janvier 2016, le harcèlement de rue était évoqué par 82 % des femmes de Suisse romande comme l'une des plaies de leur vie quotidienne.

Hé mad’moiselle… il se passe quoi avec le harcèlement de rue à Lausanne ?
C'est d'ailleurs cette enquête d'opinion qui avait conduit Léonore Porchet, conseillère communale "Verts vaudois" de Lausanne, à passer à l'offensive, sur l'un des sujets qui lui tient particulièrement à coeur. Sur un ton ironique, elle avait interpellé ses collègues de la municipalité avec cette question : « Hé mad’moiselle… il se passe quoi avec le harcèlement de rue à Lausanne ? ». Son but était de choquer pour faire bouger les choses, et cela dans la foulée des événements de la Saint Sylvestre, le 31 janvier 2015, à Cologne - des milliers de plaintes avaient alors été déposées  dans cette ville allemande des bords du Rhin, contres des "des bandes de jeunes gens très violents, prenant pour cible des femmes, dans un mélange d'agressions sexuelles et de vols à l'arraché".

Opération réussie. "Parce qu’il existait peu de données sur le phénomène", Lausanne installait aussitôt un  Observatoire de la sécurité sur cette question et lançait une étude. Devenant ainsi la première ville suisse à s'emparer officiellement de ce problème quotidien de société.

Les conclusions de cette enquête menée à l'été 2016 ont été rendues publiques six mois plus tard, dans un rapport présenté à la presse le 19 décembre 2016, et disponible sur le site de la Mairie : "Deux cent dix personnes ont été interrogées au cours des mois de juin et juillet 2016, pour cette enquête principalement menée dans quatre zones de Lausanne (centre-ville, bord du lac, ouest, nord). L’application mobile Civique développée par l’institut de recherche Idiap permettait de géo-localiser les interviews menées par les enquêteurs à l’aide de leur Smartphone." Avec ces précisions supplémentaires : "La majorité des répondants étaient de sexe féminin (87%). Environ la moitié des répondants étaient âgés de 16-25 ans, et l'autre moitié de 25-50
ans. Le niveau d'éducation des répondants était varié. La majorité des répondants vivent à Lausanne."

Dans leur questionnaire, les sondeurs ont tenté de brasser diverses manifestations du harcèlement :
•    les regards insistants
•    les sifflements
•    les commentaires sur le physique ou la tenue vestimentaire
•    les poursuites
•    les frottements
•    les avances sexuelles
•    les attouchements

Le sifflement, moyen privilégié des harceleurs
L'ATS, agence télégraphique suisse, principale agence de presse de la Confédération helvétique suisse, analyse ainsi les résultats de cette investigation : "Les résultats du sondage non exhaustif, portant sur 210 personnes dont 90% de femmes plutôt jeunes et mené avec l'institut de recherche Idiap, confirment que le harcèlement de rue est bel et bien une réalité, bien qu'il ne soit que très rarement rapporté à la police. Seules dix plaintes en moyenne sont déposées chaque année, selon Yolande Gerber de l'observatoire de la sécurité. Comme dans les autres villes européennes, les jeunes femmes sont particulièrement touchées, puisque sept sur dix, 72%, ont été confrontées à au moins un épisode cette année. Et pour 50% des victimes, le phénomène s'est produit au moins une fois par mois. Le harcèlement de rue se manifeste le plus souvent par des sifflements. Toutefois, d'autres comportements constituant des infractions pénales ont été mentionnés, ce dans des proportions non négligeables : 63% des victimes ont dit avoir été insultées et 32% avoir subi des attouchements."

Les autorités de Lausanne pourront se consoler en constatant que le harcèlement de rue n'y est pas plus prégnant qu'ailleurs : la ville se situe dans la moyenne européenne, et même dans une moindre mesure qu'à Londres qui culmine avec 80% de femmes se disant victimes d'actes de harcèlement de rue.

Géolocalisation des interviews menées par les deux enquêteurs à Lausanne - Suisse
Géolocalisation des interviews menées par les deux enquêteurs à Lausanne - Suisse
Idiap, octobre 2016

Vous pouvez suivre Sylvie Braibant sur twitter @braibant1 https://twitter.com/Braibant1

http://information.tv5monde.com/terriennes/lausanne-chiffre-le-harcelement-sexuel-de-rue-145224

Allemagne : la presse sous le choc après la supposée censure d’un rapport sur la pauvreté par le gouvernement,allemagne,

30 Décembre 2016, 01:43am

Publié par hugo

Allemagne : la presse sous le choc après la supposée censure d’un rapport sur la pauvreté par le gouvernement
 06h59, le 16 décembre 2016
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DERRIÈRE LE BUZZ EST UNE CHRONIQUE DE L'ÉMISSION EUROPE 1 BONJOUR
DIFFUSÉE LE VENDREDI 16 DÉCEMBRE 2016
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La presse allemande accuse le gouvernement d'avoir censuré plusieurs passages d'un rapport très attendu sur la pauvreté.


Dans la presse internationale, le gouvernement allemand accusé de censure. Il aurait supprimé plusieurs passages d’un rapport sur la pauvreté qui est très attendu. 

Oui, un rapport très complet sur l’état de la pauvreté dans le pays. On ne le publie que tous les quatre ans outre-Rhin, il n’est attendu qu’au printemps mais certaines conclusions ont filtré dans la presse, des conclusions fort désagréables pour le gouvernement. Si l’économie allemande est au vert, qu’elle a presque retrouvé le plein emploi, beaucoup ne s’en sont pas aperçus. La presse enchaîne les titres : 16 millions de pauvres, la honte ! Plus de quatre millions d’Allemands sont surendettés. Ces retraités qui ne peuvent plus se nourrir car non seulement le nombre de pauvres a augmenté depuis quatre ans, mais les inégalités se sont creusées. Le nombre de millionnaires a bondit de 30%  et les plus riches se sont enrichis, quand un Allemand sur cinq ne possède rien du tout.

Alors vous me direz, il n’y a pas qu’en Allemagne, c’est ce que l’on observe dans le monde entier. La différence c’est que ce rapport en tirait des conclusions politiques.

Comment ça, politiques ?

Plusieurs chercheurs se sont penché sur le lien, entre l’exercice du vote, la pauvreté et la façon dont les politiques intègrent ces données dans leur programmes, le poids des lobbys. Ils ont prouvé que plus on est pauvre, moins on vote. Que les partis, tous confondus, perdent donc moins de temps à séduire cet électorat qui de toute façon n’ira pas voter. "Une réforme a plus de chance d’être adoptée si elle est soutenue par les riches", concluait une version que s’est procurée la presse, les décisions prises favorisent les plus aisés, l’Allemagne connaît une crise de la représentation politique. Et ce sont ces extraits qui ont été supprimés. 

Supprimés, censurés donc ?

Et cela scandalise une grande partie de l’opinion. On efface carrément les pauvres, accuse le quotidien TaggesSpiegel. C’est une indigence démocratique et surtout, commentent plusieurs chercheurs, c’est d’une sottise sans nom :  taire la réalité ne la fera pas disparaître. Mais en s’interdisant de réfléchir à la manière de mieux redistribuer les richesse, on risque de précipiter la crise et de jeter ces oubliés dans les bras des partis populistes qui gagnent déjà du terrain.

Géraldine WOESSNER
Par Géraldine WOESSNER

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En 2015, une femme sur cinq victime de violences physiques en Europe,femmes violences,

29 Décembre 2016, 20:02pm

Publié par hugo

En 2015, une femme sur cinq victime de violences physiques en Europe
Par Emmanuèle Peyret et BIG — 24 novembre 2015 à 19:16
Les femmes victimes de leur partenaire
Les femmes victimes de leur partenaire BIG  
Le 25 novembre, c’est la Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, organisée par les Nations unies.

  En 2015, une femme sur cinq victime de violences physiques en Europe
Pour certains, le 25 novembre, c’est la Sainte-Catherine, désuète fête des filles qui n’ont pas trouvé de mari à 25 ans. Pour d’autres, c’est la Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, organisée par les Nations unies depuis une résolution de décembre 1999. Objectif : promouvoir le droit des femmes et, surtout, sensibiliser le public, l’informer de la situation des femmes, réaffirmer la nécessité d’un combat indispensable.

La preuve en chiffres : la forme la plus courante est la violence physique infligée par le partenaire intime. En moyenne, au moins une femme sur trois dans le monde est battue, victime de violence sexuelle ou autrement maltraitée au cours de sa vie.

Une violence mal perçue

Selon les données de la Banque mondiale, le viol et la violence conjugale représentent pour une femme âgée de 15 à 44 ans un risque plus grand que le cancer, les accidents de la route, la guerre et le paludisme réunis. Une femme sur cinq sera victime de viol ou de tentative de viol au cours de sa vie.

Les chiffres font froid dans le dos : rien qu’en France, une femme meurt tous les trois jours, dans tous les milieux, à la ville comme à la campagne, sous les coups de son conjoint. Alors, bien sûr que cette journée du 25 novembre «a une vraie utilité», martèle Elisabeth Morin-Chartier, députée européenne et présidente de l’European Union of Women (EUX) : «Il faut expliquer aux unes et aux autres, aux femmes et aux hommes, aux médecins et aux patients, aux enfants et aux adultes, aux employeurs et aux salariés, ce qu’est une violence. Informer, libérer la parole, protéger les femmes qui ont parlé, c’est primordial.»

Peu de recours à la police 

Sinistre peloton.
Une femme sur cinq en Europe a subi des violences physiques ou sexuelles, presque une sur deux des violences psychologiques, selon une enquête de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (1) menée sur 42 000 femmes et parue l’an dernier. En tête du sinistre peloton, les Pays-Bas, la Suède, la Roumanie… et la France, où une femme sur quatre dit avoir été victime de violences physiques : alors que la moyenne européenne est de 22 %, l’Hexagone affiche un score de 26 %. Il s’élève encore en Lettonie et au Danemark, qui affichent chacun 32 %, les pays du Nord de l’Europe, pourtant très en pointe en termes d’égalité homme-femme, ayant les plus mauvais chiffres. «A cause de l’alcoolisme, essentiellement, commente la députée européenne. Mais aussi parce que les femmes y sont plus sensibilisées à leurs droits fondamentaux, hésitent moins à parler que dans d’autres pays européens, se sentent plus légitimes à dénoncer les violences qu’elles ont subies.»

Il faut donc déduire que les chiffres donnés par l’enquête sont sans doute très en deçà de la réalité. Les femmes ont souvent peur de parler, parce qu’après, que va-t-il se passer ? Alors il faut informer, faire parler, soutenir.

Méconnaissance des lois

Rappeler ce qu’est une violence, d’abord, où elle commence : «Se faire bousculer, gifler, tirer les cheveux, frapper du poing, brûler avec une cigarette, énumère Elisabeth Morin-Chartier, mais aussi subir de la dépréciation récurrente, du genre "tu es nulle, tu n’arriveras jamais à rien", des comportements abusifs, par exemple se faire confisquer ses clés de voiture ou se voir interdire de voir sa famille, être victime de chantage, ou bien de comportements dominants et de violence économique.» Il s’agit aussi de reconnaître qu’on subit des violences à des signes qui ne trompent pas, comme la dépression, les troubles du sommeil, de l’anxiété ou des crises de panique. Se rendre compte qu’on a été isolée, coupée de ses proches : c’est le chemin de croix des victimes de violence conjugale, avec bien souvent les enfants au milieu (en 2014 en France, 35 sont morts dans un contexte de violence dans le couple, et 134 femmes). Le problème en Europe, poursuit la députée, «c’est le manque d’information et d’implication à tous les niveaux, social, politique».

La crise économique frappe très fortement les femmes depuis 2008, souvent en situation de précarité, de temps partiel et d’inégalité salariale criante, et contribue à la fragilité de nombre d’entre elles : «Nous sommes à un moment de recul dans l’histoire des femmes, dont la place dans la société est étroitement liée à leur éducation et à la transformation de leur savoir dans la vie économique.»

Traité d’Istanbul.
Il faut donc, répète encore Elisabeth Morin-Chartier, qu’il y ait plus d’actions nationales, et surtout, pour commencer, que tous les pays européens ratifient la convention du Conseil de l’Europe sur la violence à l’égard des femmes et les violences domestiques, signée à Istanbul en 2011 par 13 pays, qui ont donc décidé de retrousser leurs manches pour venir en aide aux victimes. Parmi eux, l’Autriche, le Danemark, la Suède, l’Italie, le Portugal et la France, qui s’est décidée en juillet 2014.

Indispensable, insiste la députée : «Les femmes ont besoin d’être aidées par la justice. Si toute l’Europe signe ce traité d’Istanbul, alors on pourra commencer à être efficace et mettre en place un système européen cohérent.» D’une façon générale, conclut Elisabeth Morin-Chartier, «c’est une question d’ordre privé qui doit absolument être portée sur la place publique».

VOIR AUSSI NOTRE EXPÉRIENCE INTERACTIVE
 L'une d'elles

Un numéro à composer, celui de Violences femmes info : le 3919. Un site : Stop-violences-femmes.gouv.fr.

http://www.liberation.fr/france/2015/11/24/en-2015-une-femme-sur-cinq-victime-de-violences-physiques-en-europe_1415860