Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de hugo,

Deux adolescentes qui ne voulaient « pas vraiment » : témoignages autour du consentement,femmes,couples;amours,sexes,

31 Août 2017, 22:21pm

Publié par hugo

 Deux adolescentes qui ne voulaient « pas vraiment » : témoignages autour du consentement
Par Anouk Perry | 31 août 2017 | 4 Commentaires
Des hommes ont voulu faire l'amour avec Anita et Margaux, âgées de 14 ans à l'époque. Elles ne le souhaitaient pas, ou en tout cas pas vraiment. Des années plus tard, elles témoignent de leurs histoires sur fond d'absence de consentement.
 
 3Bigups
Parfois, à force d’avoir le nez plongé dans un magazine qui prône le consentement et dans mon monde de personnes respectueuses, je me demande à quoi bon continuer à parler de cette notion.
Je me dis que tout a déjà été dit et surtout bien acquis. Mais il en faut parfois peu pour mettre un coup de pied à mes croyances.
Il peut s’agir du discours d’un inconnu qui pense que les meufs disent non en pensant oui. Ou d’une pote qui me raconte avoir été agressée sexuellement.
Ou encore de deux femmes témoignant dans une émission que j’écoute avec attention, Les pieds sur terre, diffusée sur France Culture.
À 14 ans, Anita et Margaux ont été agressées sexuellement. Elles ne voulaient pas vraiment avoir de rapport sexuel, mais en ont subi un.
Si ces histoires vous en rappellent de nombreuses autres, ça n’a rien d’étonnant : toutes les 9 minutes en France, une femme subit un viol (ou une tentative de viol).
Le lecteur, pour écouter cette émission
Anita et son agression : « Je pensais que c’était normal d’avoir mal »
Anita, la première jeune femme à témoigner dans le podcast, raconte ne pas avoir eu d’éducation sexuelle, ou très peu. Ses parents ne lui ont jamais parlé de ce sujet, ne serait-ce que pour aborder les premières règles ou la contraception.
En revanche, Anita raconte qu’à côté, le père de sa meilleure amie de l’époque tenait des sex shops et que c’est ainsi qu’elle a été exposée au porno à 9 ans.
« Je voyais pas que ça pouvait être beau, qu’il pouvait y avoir de l’amour, qu’une femme pouvait prendre du plaisir.
Je voyais ça comme quelque chose de macho, un peu animal où la femme était constamment rabaissée. C’était ça ma vision du sexe. »
À 14 ans, elle rencontre un mec qui traîne à un arrêt de bus. Il est plus vieux, beau gosse, alors quand il l’invite à un rendez-vous, elle dit oui.
Finalement, l’entrevue se finit dans une caravane un peu glauque. L’homme la pousse à une fellation.
« Moi je me suis reculée, je n’avais jamais fait ça et je n’en avais pas envie. Mais il a continué à me dire de faire un effort, il m’a tenu la tête, et du coup je l’ai sucé… C’était vraiment une expérience affreuse.
Mais en même temps, je me souviens m’être dit que ça devait être les préliminaires, que ça devait être normal. On commence comme ça. Sans doute. Je n’avais jamais rien fait. (…) »
Après ça, Anita raconte qu’il l’a pénètre sans ménagement. Elle a mal, mais elle suppose que c’est normal.
À lire aussi : Tout ce que j’aurais voulu savoir avant de faire l’amour pour la première fois #1
Des années plus tard, elle en parle à des ami•es du lycées qui lui disent qu’il s’agit d’un viol.
Pour elle, ce n’était pas le cas, mais c’était violent.
« Aujourd’hui quand j’y repense, je me dis que ce n’était pas normal non plus. C’est peut-être ce que l’on appelle la zone grise. »
Aux yeux de la loi, c’est pourtant un viol.
Dans le Code Pénal, le viol est défini comme étant « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise ».
Margaux, ou l’histoire d’un consentement bafoué
À quatorze ans, Margaux raconte qu’elle faisait du kayak. C’est dans ce cadre qu’elle a rencontré un entraîneur, aux allures de coach presque idéal.
« Il était capable de dire des choses assez ignobles sur les filles. Mais je l’admirais au point d’oublier ces choses immondes qu’il disait. »
Une nuit, alors qu’elle est partie en stage de kayak avec son club, elle se réveille et trouve l’entraîneur, un peu saoul, dans sa chambre. De manière désintéressée et affectueuse, elle l’aide à le coucher à côté d’elle, se disant naïvement qu’il est perdu.
Et puis ils commencent à se caresser…
« Il y a quelque chose qui montait en moi, du désir. Jusqu’à ce qu’il me dise de venir pour aller faire ça ailleurs. »
Margaux le suit aux toilettes, sans trop expliquer pourquoi. Et puis, elle panique, se dit que c’était trop glauque, trop bizarre.
L’adolescente décide alors de raccompagner le moniteur dans sa chambre pour en finir.
« Et là il me demande si je veux pas venir avec lui dans son lit. Je ne sais ni pourquoi, ni comment, mais j’ai dit oui.
Aujourd’hui encore, je n’arrive pas à me dire que j’avais envie de ça, ou que j’avais envie de le réconforter, j’en sais rien. (…)
Et ça a duré jusqu’au moment où il a tenté de me pénétrer et que ça n’a pas marché… Je pense que de toute façon, j’étais complètement bloquée. Je ne réagissais pas physiquement, j’étais figée. »
À lire aussi : La sidération psychique en cas d’agression sexuelle décryptée
L’entraîneur lui fait promettre ensuite de ne pas partager l’histoire… Mais elle se propage.
Finalement, les parents de Margaux la pousse à aller porter plainte, mais son agression n’est pas considérée comme un viol. L’entraîneur ne reçoit qu’un rappel de la loi.
La jeune fille se retrouve, elle, forcée de changer de club car de nombreuses personnes se montent contre elle, disant que tout est arrivé par sa faute. C’est la double peine des victimes d’agression sexuelle : se retrouver sur le banc des accusées.
Le consentement, une notion à enseigner à tout le monde
Ces deux histoire m’ont marquée parce qu’elles témoignent — en plus du fait que les agresseurs sont souvent peu ou pas punis — du besoin d’enseigner le consentement à tout le monde.
D’un côté, pour apprendre à écouter ses partenaires, savoir s’il ou elle a VRAIMENT envie de pratiquer le sexe de telle manière avec nous.
De l’autre, pour savoir s’exprimer sur ses désirs et surtout, sur ce que l’on ne souhaite absolument pas.
On entend parfois que le consentement est sexy, et c’est vrai. Mais le consentement est bien plus que ça, il est primordial.
À lire aussi : Après 5 tentatives de viol, je refuse de m’arrêter de vivre
Tous les articles Dans l'air du temps Société Témoignages
Les autres papiers parlant deCulture du violSexisme


http://www.madmoizelle.com/temoignage-audio-agression-sexuelle-823123

 La Tchétchénie force les couples divorcés à se remettre ensemble,couples,amour,violences, femmes,

31 Août 2017, 22:09pm

Publié par hugo

 La Tchétchénie force les couples divorcés à se remettre ensemble
par Natacha Couvillers le 30 août 2017
1 572 partages
 
Les autorités tchétchènes obligent désormais les couples séparés à se remettre ensemble “pour les enfants”. Pire encore, la commission gouvernementale prétexte que cette mesure empêcherait les leurs progénitures de tomber dans le terrorisme.
La Tchétchénie est encore une fois au coeur d'un scandale concernant sa politique familiale.
Après la chasse aux homosexuels, les autorités s’attaquent aux couples divorcés. Ces derniers sont fortement poussés à se remettre ensemble “pour les enfants” mais également parce qu’une famille unie empêcherait l’enfant de tomber dans le terrorisme.
Le New York Times a rapporté qu’une commission gouvernementale tchétchène, appelée le "Conseil pour l'harmonisation des mariages et des relations familiales", avait déjà réussi cet été à réunir près de 948 couples en deux mois seulement, dont la plupart étaient séparés de longue date.
Une fois la réunification opérée, le père et la mère sont surveillés de près. Et pour convaincre les couples séparés, l'Etat diffuse des reportage sur les bienfaits de cette nouvelle union : une propagande tchétchène bien maîtrisée donc.
La pression exercée par les autorités est si menaçante, que beaucoup de parents, concernés par cette nouvelle mesure, n’osent rien dire. La commission a d’ailleurs le droit de faire appel aux autorités policières pour qu'elles l'aident dans cette tâche. Cela passe par exemple par des visites placées sous le signe de l’intimidation directement chez les parents concernés.
 
Cette mesure fait froid dans le dos et montre à quel point le gouvernement contrôle l’intimité et la vie privée de ses citoyens. Sans parler du fait que certaines femmes se sont séparées de leur mari pour échapper à des violences conjugales. Mais en Tchétchénie, affirmer son désaccord avec le gouvernement peut avoir de lourde conséquence.
Ramzan Kadyrov, le chef du régime, justifie à sa manière cette politique familiale improbable et irrespectueuse par le fait qu’un enfant de parents divorcés serait plus enclin à tomber dans le terrorisme et d'ajouter : "Sur 100 enfants de familles séparées, seuls cinq ou six sont normaux". Il aurait également dit que le risque était plus important si l’enfant était élevé par la mère.
Encore une fois, la Tchétchénie brille par ses décisions inhumaines.
Voir aussi : Les violences faites aux femmes
http://www.aufeminin.com/news-societe/tchetchenie-couple-divorce-force-politique-familiale-ramzan-kadyrov-s2358696.html

Elle lui sauve la vie, il l'épouse 10 ans après,amours,couple,sante

31 Août 2017, 21:54pm

Publié par hugo

Elle lui sauve la vie, il l'épouse 10 ans après

par Natacha Couvillers aujourd'hui à 16:59
166 partages
 
 

Le site américain Quora a demandé à ses internaute de partager un moment de leur vie, une histoire que l’on pourrait croire directement sortie d’un film. Un des plus beaux témoignages revient à Kevin Walsh, qui a ému de nombreux internautes.

Kevin Walsh raconte une période sombre de sa vie, qui aurait pu très mal se terminer, jusqu'à ce que le hasard de la vie en décide autrement. Il raconte :

"Il était une fois dans un camp de vacances, moi, un ado de 13 ans qui se voit aborder par la plus jolie fille, “le noir te va bien” me dit-elle. Allez savoir pourquoi. Nous sommes ensuite devenus amis et avons gardé contact.De retour de vacances, on prend quelques nouvelles l’un de l’autre mais pas si régulièrement, pourtant pas un jour ne se passe sans que je pense au moins une fois à elle dans la journée."
 

Mais la scolarité de Kevin ne se passe pas bien, il tombe en dépression au lycée. Une dépression qui le poussera à avoir envie de commettre l'irréparable.

 
 
“A 5 secondes près, j’allais passer à l’acte quand mon téléphone a sonné. Je voulais savoir qui était au bout du fil mais le numéro était masqué. J’ai finalement décroché et c’était elle.Je lui ai alors demandé ce qu’elle devenait et elle m’a répondu qu’elle avait senti qu’elle devait m’appeler immédiatement. Cela faisait un an que l’on ne s’était pas parlés. Pour la faire courte, j’ai fini par lui avouer, on a beaucoup parlé, elle m’a dit “Quoi?! Arrête tout de suite”. Elle m’a fait promettre de l’appeler le lendemain et on a raccroché. Cette nuit là j’ai commencé à choisir les mots avec lesquelles je lui demanderai sa main, chose que j’ai fait 10 ans après.”

Le mariage a bien eu lieu et Kevin et Blake vivent désormais leur conte de fées. Leur histoire a touché beaucoup de gens et les internautes leur ont laissé beaucoup de messages attentionnés.
Kevin Walsh raconte que le plus important, lorsque l’on a des idées suicidaires, c’est de parler à quelqu’un, “de le dire tout haut. Et de se rendre compte que ce n'est pas la solution”.

A lire aussi : 3 choses que nous rappelle 13 Reasons Why sur le harcèlement

Pour suivre l'actu, abonnez-vous à la newsletter buzz

par Natacha Couvillers 166 partages

la preuve  que vivre  en couple  cela fait  bien !!!!!!!

je cherche  pareil !!!!!!

MERCI A CETTE FEMME 

Royaume-Uni : il propose des rames de métro réservées aux femmes et crée la polémique,femmes,

31 Août 2017, 21:47pm

Publié par hugo

 
Royaume-Uni : il propose des rames de métro réservées aux femmes et crée la polémique
par Anais Moine le 28 août 2017
 
Ce n’est pas la première fois qu’une telle idée est envisagée au Royaume-Uni. En 2015 déjà, Jeremy Corbyn, leader du parti travailliste, l’avait évoquée et s'était attiré l’indignation du public. Aujourd’hui c’est Chris Williamson, député travailliste, qui remet cette mesure sur le tapis. En effet, en l’espace de 5 ans seulement, le nombre de plaintes pour harcèlement sexuel dans les transports en commun aurait doublé dans le pays.
Certains politiques tentent donc de trouver des solutions à ce problème pour le moins préoccupant en se basant notamment sur l'expérience d’autres pays. En effet, le Japon, le Mexique ou encore le Brésil ont adopté ces rames réservées aux femmes avec succès. Pour autant, d’autres pays ayant sauté le pas ont rapidement dû faire marche arrière. En Egypte par exemple, les hommes se jouaient de ces rames en allant s’y installer; quant à l’Indonésie, ces dernières n’auront résisté que 7 mois puisque les femmes comme les hommes boudaient ces wagons qui demeuraient vides.
Au Royaume-Uni, nombreux sont ceux qui pensent que cette mesure anti-harcèlement ferait plus de mal aux femmes que de bien. Ainsi, Laura Bates, écrivaine féministe, expliquait son désarroi au journal The Independent, "Ca envoie le message (délibérément ou non) que les hommes harcèleront et abuseront toujours des femmes et que donc, l’unique solution est de restreindre leurs libertés afin d’assurer leur propre sécurité". Elle-même victime d’une agression sexuelle lors d’un trajet en bus en 2012, la jeune femme s’interroge, "Si une femme se fait agresser alors qu’elle se trouve dans une rame mixte, est-ce qu’elle osera porter plainte ?" De plus, l’auteure n’hésite pas à crier haut et fort que ces rames seraient également une insulte faite aux hommes : "cela revient à les considérer comme des prédateurs sexuels incapables de se contrôler".
 
Lord Adonis, qui fut un temps ministre d’Etat aux Transports, a également tenu à s’exprimer sur le sujet. L’homme politique a ainsi déclaré à la chaîne BBC 5 que cette mesure était "une idée totalement saugrenue" et "extrêmement insultante" pour les femmes. Chris Williamson, à l’origine de cette proposition, a lui-même reconnu que cette dernière ne suffirait pas à venir à bout du harcèlement dans les transports en commun et qu’il faudrait également davantage d’agents de sécurité afin d’y remédier.
En France également, la question de la sécurité des femmes dans les transports en commun pose problème. Ainsi, en avril dernier, un rapport de l’institut d’aménagement et d’urbanisme révélait que plus d’une femme sur deux avaient peur lorsqu’elles devaient les emprunter.
A lire aussi : Japon : les femmes qui se maquillent dans le métro jugées nuisibles et repoussantes
Pour suivre l'actu, abonnez-vous à la newsletter buzz
par Anais Moine 453 partages


http://www.aufeminin.com/news-societe/rames-metro-reservees-femmes-harcelement-sexuel-s2355420.html

"Ce qui fait réellement de nous des individus au sein de la société, c’est notre capacité à nous exprimer",societe

31 Août 2017, 21:44pm

Publié par hugo

"Ce qui fait réellement de nous des individus au sein de la société, c’est notre capacité à nous exprimer"
par la rédaction le 29 août 2017
118 partages
 
C'est grâce à trois femmes, Héloïse Nio, Judith Aquien et Jennifer Leblond, que l'association Thot (Transmettre un Horizon à Tous) a vu le jour il y a déjà un an. Une école qui offre aux migrants et réfugiés la possibilité d'apprendre le français, mais aussi d'envisager un projet professionnel. Rencontre avec Judith Aquien, directrice générale et cofondatrice de Thot.
Pourquoi vous avez lancé Thot ?
J’ai lancé Thot avec Héloïse Nio et Jennifer Leblond, après avoir passé plusieurs mois sur un campement parisien où ont vécu (d’août à octobre 2015) des centaines d’exilés, puis à mesure que le temps passait, près de 1300. Ce campement était un ancien lycée, le lycée Jean-Quarré, situé dans le 19e arrondissement. À l’époque j’étais freelance et je faisais de la conception de sites et applications web, et comme j’avais du temps (c’était l’été), j’y suis allée et j’y ai consacré mes journées. J’ai rencontré des gens. Ça peut paraître idiot de dire ça, mais passer du stade où on pense à "des migrants" à celui où on parle d’"individus" crée un changement fort, et permet de comprendre les enjeux d’une situation humaine inédite à mon échelle d’âge (j’ai 33 ans) et à Paris où j’ai grandi.
Je parlais beaucoup avec les gens sur place, en anglais, et je me suis aperçue que l’horizon était très bouché, déjà parce que la demande d’asile est un parcours du combattant, mais aussi parce que nous savions tous que l’exil était la fin d’un parcours énorme, un renoncement à tout ce qui structurait une vie (un métier, une vie sociale, un statut au sein d’une communauté). Il s’agissait donc de trouver des moyens de restructurer la vie des gens, de trouver une nouvelle colonne vertébrale pour que chacune de ces personnes, dont la dignité était à vrai dire impressionnante vu la vie qu’ils traversaient et les conditions de leur vie ici, puisse se reconstruire.
Un jeune homme m’avait notamment fait part de son désir de travailler dans l’innovation liée aux voitures, et je l’avais mis en lien avec Simplon, avant même qu’ils ne décident de lancer leur programme "Refugeeks". Des étudiants de l’ENS commençaient aussi à lancer un programme d’étudiants invités au sein d’ULM, et de mon côté, je m’obsédais sur le besoin de reconnaissance des formations.
Dans la mesure où un programme émergeait pour les personnes diplômées dans leur pays, j’ai voulu créer quelque chose pour les autres, ceux qui, comme mes propres grands-parents, n’avaient pas eu accès à des études, et qui faisaient preuve de la même dignité et du même désir de vivre dignement que les autres. J’ai donc contacté une autre personne, Héloïse Nio, qui intervenait sur ce campement, et ensemble nous avons construit les premiers pas de Thot, en nous adjoignant à mesure que nous avancions de nouveaux experts qui ont formé l’équipe de Thot avec nous. Ce qui est très troublant, c’est que l’immense majorité des associations fonctionne sur une base de bénévolat. Or apprendre, cela demande des professionnels (que je sache, nos professeurs n’étaient pas bénévoles, et ce n’est pas pour rien). Donc il fallait créer un lieu qui ressemble davantage à une école qu’à une association.
 francais-pour-migrants-s2356432.html © Cyril Chapellier/Thot
Les trois cofondatrices : Héloïse Nio, Judith Aquien, Jennifer Leblond
Comment vous avez compris le besoin des migrants d'acquisition de la langue française ?
Étonnamment, ça ne tombait pas sous le sens car je pensais qu’il fallait parer au plus pressé : permettre aux gens de manger et dormir correctement. C’est quand un jeune homme m’a dit qu’il fallait cesser de penser à cela et leur permettre d’accéder à la langue que j’ai compris que ce qui fait réellement de nous des individus au sein de la société, c’est notre capacité à nous exprimer, à dire précisément ce que l’on a à dire, à comprendre quand il faut dire non, à maîtriser tous ces codes qui sont aussi, et surtout, des codes sociaux.
S’exprimer et comprendre, c’est cela, la colonne vertébrale qui fait de nous tous des humains libres et égaux (à défaut de l’être en droit, au moins en outils pour faire valoir ces droits à la dignité). Lors de notre dernier recrutement d’étudiants, l’un d’eux a dit que s’il voulait entrer chez nous, c’était parce que "sans la langue, il était une non chose dans la société". La France ne peut pas se permettre que certaines personnes se sentent menacées d’être des "non choses". Ce n’est pas notre socle de valeur, et il s’agit de nous élever à l’évidence de l’humanisme, consistant à donner accès à de l’espace commun, et donc à la vie de la société.
//  © Rectorat de Paris - Sylvain Lhermie
Remise de diplômes de la 1ère session de cours au Rectorat de Paris
Comment fonctionne l'association ?
L’association fonctionne comme un vraie école : nous avons une direction d’école, une direction pédagogique, des professeurs (un par classe) formés de français langue étrangère et rémunérés, une chargée de l’orientation professionnelle, une psychothérapeute experte en problématiques de l’exil, un groupe d’artistes qui animent depuis notre création des ateliers. Une avocate nous aide aussi, et Héloïse Nio, qui assure la direction de l’école (à la manière d’un proviseur) assure 6 heures de permanence sociale par semaine. Des bénévoles assistent aussi les professeurs en cours, durant les ateliers d’insertion professionnelle, et font 2 heures de tutorat par semaine. Tous sont formés par Mariame Camara, la directrice pédagogique.
Côté "back-office", il y a Jennifer Leblond, troisième cofondatrice, qui œuvre à la solidité de notre socle administratif et juridique, et moi qui travaille sur les partenariats, recherches de fonds et sur la communication.
Quand je dis que nous sommes une "vraie" école, cela vient du fait que l’ensemble de notre formation soit "normée", au meilleur sens du terme : nos professeurs ne sont pas des bénévoles qui apprennent sur le tas. Ils connaissent les techniques de didactisation de notre langue. Grâce à cela, nos professeurs suivent nos classes d’un bout à l’autre de la session, 160 heures en tout. Comme le suivi est stable, que les horaires, les groupes classe, et le lieu (nous sommes hébergés dans les locaux de l’Alliance française de Paris) sont fixes, nous pouvons faire des sessions courtes et ramassées (16 semaines) au bout desquelles des personnes qui n’avaient jamais tenu un stylo de leur vie ont appris à lire, écrire et s’exprimer, et obtiennent d’excellents scores au diplôme (le DILF et le DELF).
En 3 mois et demi, ces personnes peuvent donc accéder à une autonomie qui change leur vie ici, et qui éclaircit cet horizon dont je parlais tout à l’heure. D’ailleurs Thot, au-delà d’être le dieu égyptien inventeur du langage, est aussi l’acronyme de "Transmettre un horizon à tous".
En 3 mois et demi, ces personnes peuvent accéder à une autonomie qui change leur vie ici.
Quels sont vos projets ?
Nous avons ouvert en juin 2016 avec 4 classes grâce à un crowdfunding qui a réuni plus de 1 100 personnes. En janvier 2017, nous avons été lauréates du concours La France s’engage qui cofinance notre travail à 40% sur 3 ans. Aujourd’hui, nous allons commencer une session de cours en septembre avec 6 classes, soit en tout 80 étudiants. L’objectif est d’en ouvrir encore davantage car la demande est très élevée, mais pour cela il faut de l’argent.
Nous voulons aussi monter des antennes de Thot ailleurs en France, mais nous attendons d’avoir bien éprouvé notre travail ici pour transmettre à un porteur de projet une charte et une documentation nettes sur nos processus de travail. Et nous voulons produire des outils destinés aux exilés comme aux acteurs du terrain. Nous travaillons avec RFI Savoirs, notre tout premier partenaire, dans ce sens.
Le site de l'association : www.thot-fle.fr
Pour soutenir leur projet : https://thot.iraiser.eu
 francais-pour-migrants-s2356432.html © Pénélope Bagieu
Strip de Pénélope Bagieu, marraine de Thot
par la rédaction


http://www.aufeminin.com/news-societe/thot-ecole-diplomante-francais-pour-migrants-s2356432.html

Cette start-up sauve le quotidien de ces jeunes Ougandaises pendant la période de menstruation,femmes,sante

31 Août 2017, 21:35pm

Publié par hugo

Cette start-up sauve le quotidien de ces jeunes Ougandaises pendant la période de menstruation
par Natacha Couvillers le 29 août 2017
177 partages
 
Dans de nombreux pays d’Afrique, beaucoup de jeunes filles n’ont pas d’autre choix que de louper l’école à cause du manque d’accès aux protections hygiéniques durant leurs règles. En Ouganda, ce problème est en train de changer grâce à la start-up Eco-Pads, qui a travaillé au service des femmes.
Les règles peuvent être vécues comme un véritable fléau pour les femmes. L’accès aux protections hygiéniques et les tabous qui entourent les menstruations sont responsables de nombreux décès chaque année.
En Ouganda, comme dans d’autres pays, les jeunes filles sont obligées de rester à la maison au moment des règles car les protections hygiéniques coûtent trop cher et les systèmes D pratiqués sont dangereux pour la santé. En Inde par exemple, certaines jeunes femmes issues de villages pauvres et isolés utilisent de la terre et des cendres comme protection. Ce qui provoque des infections et des maladies.
Aussi, afin d’apporter de l’aide au Ougandaises et de faire face à ce problème, la start-up Eco-pads a eu la très bonne idée de s’intéresser à des serviettes hygiéniques écologiques et réutilisables. Outre l'amélioration de l'hygiène au moment des règles, la start-up joue aussi un rôle social dans la vie des jeunes filles. En effet plusieurs études montrent qu’en Afrique, les jeunes filles qui suivent une scolarité jusqu’au collège ont six fois moins de chance de se marier trop jeune ou de subir un mariage forcé.
//www.pinterest.com/pin/create/button/?url=http%3A%2F%2Fwww.aufeminin.com%2Fnews-societe%2Fouganda-eco-pads-regles-menstruation-serviettes-hygieniques-s2356681.html&description=Ouganda+%3A+une+start-up+invente+des+protections+hygi%C3%A9niques+r%C3%A9utilisables++&media=https%3A%2F%2Fimage.afcdn.com%2Fstory%2F20170829%2Fouganda-une-start-up-invente-des-protections-hygieniques-reutilisables-1116595_origincxt0cyt214cxb528cyb672.jpg/news-societe/ouganda-eco-pads-regles-menstruation-serviettes-hygieniques-s2356681.html © eco pads facebook
Les serviettes hygiéniques Eco-pads ont la particularité d’être fabriquées à base de canne à sucre qui se révèle être un puissant absorbant et peu coûteux. Il faut faire bouillir les résidus de la plante de canne à sucre, puis transformer la fibre sèche en serviette hygiénique. Ces dernières sont efficaces sur une durée de 9 heures, elles se lavent, sont biodégradables et sont donc réutilisables.
Voir aussi : Les stars humanitaires
 phalbm24485779.jpg
 
 © Getty
A lire aussi : Voilà ce que certaines Indiennes doivent utiliser comme protection hygiénique...
Pour suivre l'actu, abonnez-vous à la newsletter buzz
par Natacha Couvillers 177 partages


http://www.aufeminin.com/news-societe/ouganda-eco-pads-regles-menstruation-serviettes-hygieniques-s2356681.html

Cette start-up sauve le quotidien de ces jeunes Ougandaises pendant la période de menstruation,femmes,sante

31 Août 2017, 21:35pm

Publié par hugo

Cette start-up sauve le quotidien de ces jeunes Ougandaises pendant la période de menstruation
par Natacha Couvillers le 29 août 2017
177 partages
 
Dans de nombreux pays d’Afrique, beaucoup de jeunes filles n’ont pas d’autre choix que de louper l’école à cause du manque d’accès aux protections hygiéniques durant leurs règles. En Ouganda, ce problème est en train de changer grâce à la start-up Eco-Pads, qui a travaillé au service des femmes.
Les règles peuvent être vécues comme un véritable fléau pour les femmes. L’accès aux protections hygiéniques et les tabous qui entourent les menstruations sont responsables de nombreux décès chaque année.
En Ouganda, comme dans d’autres pays, les jeunes filles sont obligées de rester à la maison au moment des règles car les protections hygiéniques coûtent trop cher et les systèmes D pratiqués sont dangereux pour la santé. En Inde par exemple, certaines jeunes femmes issues de villages pauvres et isolés utilisent de la terre et des cendres comme protection. Ce qui provoque des infections et des maladies.
Aussi, afin d’apporter de l’aide au Ougandaises et de faire face à ce problème, la start-up Eco-pads a eu la très bonne idée de s’intéresser à des serviettes hygiéniques écologiques et réutilisables. Outre l'amélioration de l'hygiène au moment des règles, la start-up joue aussi un rôle social dans la vie des jeunes filles. En effet plusieurs études montrent qu’en Afrique, les jeunes filles qui suivent une scolarité jusqu’au collège ont six fois moins de chance de se marier trop jeune ou de subir un mariage forcé.
//www.pinterest.com/pin/create/button/?url=http%3A%2F%2Fwww.aufeminin.com%2Fnews-societe%2Fouganda-eco-pads-regles-menstruation-serviettes-hygieniques-s2356681.html&description=Ouganda+%3A+une+start-up+invente+des+protections+hygi%C3%A9niques+r%C3%A9utilisables++&media=https%3A%2F%2Fimage.afcdn.com%2Fstory%2F20170829%2Fouganda-une-start-up-invente-des-protections-hygieniques-reutilisables-1116595_origincxt0cyt214cxb528cyb672.jpg/news-societe/ouganda-eco-pads-regles-menstruation-serviettes-hygieniques-s2356681.html © eco pads facebook
Les serviettes hygiéniques Eco-pads ont la particularité d’être fabriquées à base de canne à sucre qui se révèle être un puissant absorbant et peu coûteux. Il faut faire bouillir les résidus de la plante de canne à sucre, puis transformer la fibre sèche en serviette hygiénique. Ces dernières sont efficaces sur une durée de 9 heures, elles se lavent, sont biodégradables et sont donc réutilisables.
Voir aussi : Les stars humanitaires
 phalbm24485779.jpg
 
 © Getty
A lire aussi : Voilà ce que certaines Indiennes doivent utiliser comme protection hygiénique...
Pour suivre l'actu, abonnez-vous à la newsletter buzz
par Natacha Couvillers 177 partages


http://www.aufeminin.com/news-societe/ouganda-eco-pads-regles-menstruation-serviettes-hygieniques-s2356681.html

Elles ont réinventé les pochettes-surprises !,femmes,feminisme,

30 Août 2017, 21:32pm

Publié par hugo


⦁ 
29 août 2017
ContributionsElles ont réinventé les pochettes-surprises !
Un jour, Virginie Hellegouarch a voulu changer de vie parce que la pression qu’elle subissait en tant que commerciale la poussait tout droit au burn-out. De son côté, Mélinda Harmoniaux s’épuisait à mener seule « tambour battant » sa petite entreprise d’événementiel. La rencontre entre les deux femmes a donné naissance à Mystère et Bigoudi, un drôle de nom « qui sonne et qu’on garde en tête » pour des coffrets pas comme les autres, respectueux de l’environnement et plein de surprises. Elles viennent d’en souffler la première bougie et si leur entreprise est encore à dimension très humaine, elles n’en demandent pas beaucoup plus. «Le train est en marche » dit Virginie « et il prend tranquillement sa vitesse.»
Virginie Hellegouarch est originaire de Lorient. Mélinda Harmoniaux est Belge et a suivi son mari dans sa Bretagne natale. La deuxième, un jour, a poussé la porte de la première pour faire imprimer des cartes de visite. Depuis elles sont devenues amies et quand Virginie décide de « tout arrêter » et que Pôle Emploi lui a fait comprendre qu’à 45 ans passés, on devient senior et que retrouver du travail « c’est pas gagné », c’est Mélinda qui trouve les mots pour l’accompagner. «Mélinda a été très bienveillante» se souvient aujourd’hui Virginie. «Lâche prise » lui dit-elle « fais-toi du bien et tu vas voir, ça va repartir ! »
Quelques mois plus tard, elle fait part à son amie toujours sans emploi d’une envie qui l’anime : créer sa propre entreprise de diffusion de coffrets à destination des femmes. Virginie est emballée par l’idée. «J’avais le goût d’entreprendre » reconnaît-elle « mais je ne voulais pas être seule.» C’est à côté de Rennes, à Saint-Grégoire qu’elles fondent ensemble Mystère et Bigoudi le 4 juillet 2016.
On les regardait comme «d’aimables rigolotes»
« Nous sommes complémentaires » dit Virginie « je suis dans le relationnel, le commercial et elle est plus dans la création, la recherche d’idées. » Virginie devient la « première testeuse » des trouvailles de Mélinda. Et les voilà parties à deux sur le chemin semé d’embûches de la création d’entreprise. Virginie se souvient qu’on les regardait « comme d’aimables rigolotes » malgré leurs expériences antérieures dans différents domaines (agroalimentaire, imprimerie, services, communication, etc.) et leurs acquis professionnels.
«Quand vous n’êtes pas dans les nouvelles technologies de l’information ou dans l’industrie, quand vous ne créez pas d’un seul coup vingt, trente ou cinquante emplois, on ne vous prend pas en considération» déplore la jeune femme qui ajoute : «mais c’est très formateur parce que le fait de casser une femme, ça la renforce !» Entre temps, elle a fait la connaissance du réseau Force Femmes qui la soutient «partant du principe que vous n’êtes pas finies quand vous arrivez à l’âge fatidique de cinquante ans !»
En septembre 2016, Mystère et Bigoudi met sur le marché son premier coffret. « Nous avons voulu un concept qui rappelle un peu les pochettes surprises de notre enfance » explique Virginie qui insiste sur le fait qu’elle préfère parler de coffret plutôt que de box, un mot un « peu galvaudé ». Derrière le mot bigoudi, les deux jeunes femmes ont mis une partie de leur féminité mais aussi l’ancrage breton qu’elles revendiquent. On n’est pas loin des bigoudènes ; tout près aussi du « be good » anglais (sens-toi bien!).
Chez Mystère et Bigoudi, « on a jeté la poubelle »
Dans le coffret de Mélinda et Virginie, on trouve des « un concentré de bonheur » constitué de produits fabriqués par leurs soins (notamment des bijoux et des bougies) ou découverts chez des artisans locaux ou régionaux, toujours des petites, voire très petites, structures « qui rentrent dans la philosophie de Mystère et Bigoudi ».
Pas de produits industriels, « encore moins de plastique », les coffrets répondent à des normes précises : «on veut » dit encore Virginie « être dans le développement durable et le zéro déchets ». Chez elle, « on a jeté la poubelle» et même le coffret peut être réutilisé lorsqu’il est vide !
«Un pari osé» reconnaît la co-fondatrice de l’entreprise puisque l’acheteur-euse ne sait pas ce que contient son achat. «Les gens nous font confiance « estime-t-elle « ils savent simplement qu’il y a dedans trois univers : la gourmandise, le bien-être et la déco créative.» Tous les deux mois, sous le joli papier de soie en couleur se cachent cinq à six produits : savon, brosse à dent en bambou, fleur de sel aux épices, broches à fabriquer soi-même, guimauve aux fruits frais, etc. «L’idée c’est de surprendre à chaque fois » précise Virginie « et de mettre en avant des jeunes sociétés très prometteuses.»
Pas d’abonnement ou d’engagement chez Mystère et Bigoudi. Les coffrets s’achètent à l’unité sur Internet ou lors de marchés de créateurs et depuis cet été elles ont inventé le coffret pour hommes « Mister Be Good ». Les deux jeunes femmes se réjouissent au fil des mois de devoir les expédier de plus en plus loin, et même jusqu’à l’étranger.
S’épanouir et « être débrouillarde »
« Au début, on était un peu fofolles » sourit Virginie « on croyait pouvoir faire un coffret par mois. Finalement, en 2018, on passera sans doute à un par saison, soit quatre par an, parce que ça prend du temps de découvrir les produits, de les tester, d’être constamment à l’affût de choses différentes .»
« J’aurai cinquante ans l’année prochaine et aujourd’hui je suis plus détendue, plus sereine et c’est important » avoue Virginie « je crois qu’une femme doit s’épanouir dans son travail, elle a déjà tellement de casquettes, tellement de poids sur les épaules ! ».Ce projet est pour elle «une satisfaction de tous les jours.» Même s’il a fallu aussi faire quelques sacrifices. « Il y a un autre stress, un autre rythme de vie aussi ; c’est un projet de famille, finalement » dit-elle.
Ses enfants de onze et quinze ans tout comme son mari sont parties prenantes, car son changement de vie professionnelle n’est pas sans conséquences personnelles. Pour l’instant, Mélinda et Virginie n’ont pas les moyens de s’octroyer de salaires. «Ce sont des sacrifices financiers » dit Virginie « mais ce n’est pas grave, on peut vivre avec moins ; il suffit d’être débrouillarde !»
Ne pas être au CAC 40, mais pouvoir « se rémunérer juste ce qu’il faut »
Elle privilégie désormais les bourses aux vêtements, les secondes mains et les circuits courts. «La philosophie de Mystère et Bigoudi, finalement, on l’applique aussi à la maison» dit-elle, comme une envie de «revenir à des chose simples qui ont du sens» parce que les deux jeunes femmes se disent «citoyennes du monde» et précise Virginie : «on n’a qu’une planète, il faut en prendre soin.»
Parce qu’elle veut pouvoir «couvrir le prêt de la maison et assurer le fait de bien manger à [ses] enfants» Virginie envisage de se «rémunérer juste ce qu’il faut. On ne veut pas être demain au CAC 40 « argumente-t-elle « on veut juste commercialiser nos coffrets intelligemment sans être dans une logique de productivité. On avance lentement mais sûrement et je crois que ce n’est jamais bien de partir sur les chapeaux de roues.»
Une sagesse doublée de l’envie de partager ce développement futur. Quand les commandes seront trop importantes pour être préparées à deux dans l’atelier de Mélinda, les deux cheffes d’entreprises envisagent de faire appel à des ESAT pour le conditionnement parce que « ça aurait du sens d’un point de vue humain.»


http://www.50-50magazine.fr/2017/08/29/elles-ont-reinvente-les-pochettes-surprises/

 Business. Lutter contre la culture machiste dans le monde du travail,femmes,feminisme,emploi,france

30 Août 2017, 21:29pm

Publié par hugo

 
 Business. Lutter contre la culture machiste dans le monde du travail
Business
Expat
Australie
États-Unis
Courrier Expat - Paris
Publié le 01/08/2017 - 08:31
http://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_original_1280/public/assets/images/start-up_femme_0.jpg?itok=dP9a1ES1 http://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_original_1280/public/assets/images/start-up_femme_0.jpg?itok=dP9a1ES1PHOTO Startup Stock Photos / Pexels / CC
Dans les entreprises, les femmes doivent faire face à des préjugés et des stéréotypes qui limitent leur réussite. En Australie comme aux États-Unis, les médias s’emparent de la question.
Contenus sponsorisés
Consulter les offres
⦁ Les obstacles à l’entrée des femmes dans le monde du travail sont nombreux et, une fois embauchées, leur sort est souvent bien moins enviable que celui de leurs collègues masculins. Quant à la création d’entreprise, on peut noter par exemple que seulement 17 % des start-up ont été fondées par des femmes en 2016, selon une étude menée par la plateforme américaine Crunchbase. En cause notamment : l’existence d’une culture machiste au travail.
Exemples de machisme
Kasey Edwards, féministe et auteur de nombreux ouvrages sur la maternité et le monde du travail, cite justement le cas de Daniel Mumby, fondateur de Startup Foundation, dans The Canberra Times. Daniel Mumby a publié récemment sur LinkedIn un article expliquant que si les femmes n’obtiennent pas d’aussi bons résultats que leurs homologues masculins, c’est parce qu’elles se donnent des excuses comme “mais mon mari ne me laissera pas”, “mais je dois m’occuper de ma famille”, “mais je dois nettoyer ma maison”. Jouant sur la comparaison entre les termes anglais “but” (mais) et “butt” (littéralement, le derrière), Daniel Mumby est allé jusqu’à illustrer son article avec des photos de fesses de femmes.
Selon Kasey Edwards, le raisonnement de Daniel Mumby illustre parfaitement ce dont les femmes sont victimes dans le monde du travail, notamment dans l’univers des start-up, en Australie et ailleurs :
La culture machiste des start-up est ultra-individualiste ; basée sur l’idée que le succès est une simple affaire de travail et de persévérance. Elle refuse de reconnaître que les carrières d’hommes – que ce soit dans des start-up ou au sein d’entreprises établies – sont souvent rendues possibles par le fait d’avoir une femme faisant le travail domestique, non payé, et s’occupant des enfants.”
Par ailleurs, les résultats des femmes et ceux des hommes ne sont pas perçus de la même manière. En ce qui concerne l’entrepreneuriat, l’échec est considéré comme inévitable et formateur pour les hommes… mais pas pour les femmes, comme l’explique Kasey Edwards :
Pour les femmes, l’échec est regardé avec beaucoup moins de bienveillance. Quand les femmes échouent, elles ne sont pas considérées comme des héroïnes, elles sont juste des ratées.”
Une réalité qui dépasse l’Australie et le monde des start-up
À Boston, un article publié par le magazine Fast Company souligne que les femmes sont moins valorisées dans l’entreprise que leurs collègues masculins. Elles sont réticentes à mettre en avant leur travail, note Caroline Cotto, l’auteur de l’article :
Pour trop de femmes comme moi, l’humilité est une règle sociale. Nous avons été formées à laisser nos accomplissements parler d’eux-mêmes.”
Par ailleurs, quand elles travaillent en équipe avec un homme, les femmes ont tendance à sous-estimer leur participation et à souligner le travail de leur partenaire. Leurs efforts sont donc moins reconnus que ceux des hommes, d’après une étude menée en 2013 par deux chercheuses de Harvard. Une stratégie consisterait donc à demander aux femmes de parler davantage de leurs réussites, mais cela leur imposerait une nouvelle charge de travail.
Quelques solutions pratiques
Caroline Cotto a finalement trouvé une solution pour remédier à ces difficultés. Si les entreprises ne veulent pas soutenir le travail des femmes, elles n’ont qu’à s’encourager elles-mêmes ! Ce principe, baptisé “humble brag” [littéralement, vantardise modeste], a été appliqué dans l’entreprise où travaille Caroline Cotto, la société de marketing web Hubspot. Il consiste à pousser les femmes à reconnaître les contributions des autres femmes dans l’entreprise. Elles peuvent, par exemple, rédiger des recommandations LinkedIn à leurs collègues, féliciter publiquement les femmes les plus efficaces dans l’entreprise ou élire la meilleure employée de la semaine pour récompenser une femme qui a particulièrement brillé.
À terme, l’idée est de donner des modèles aux jeunes femmes qui souhaiteraient réussir dans le monde du travail et de lutter contre l’autocensure qui découle de la culture machiste.


http://www.courrierinternational.com/article/business-lutter-contre-la-culture-machiste-dans-le-monde-du-travail?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook&link_time=1501569578#xtor=CS1-9

Dans la première école aborigène pour filles,femmes,filles,feminisme,

30 Août 2017, 21:19pm

Publié par hugo

29 août 2017
Dans la première école aborigène pour filles
Partager
⦁ 
⦁ 
⦁ En Australie, le Collège Worawa est un établissement scolaire bien particulier : il est réservé aux jeunes filles aborigènes, qui y vivent en pension. Rencontre avec la directrice, Lois Peeler.
⦁ 
⦁ Les 70 étudiantes de 12 à 16 ans viennent de toute l’Australie. Elles résident sur place et retournent dans leur famille à chaque fin de session – un très long voyage pour certaines, originaires de villages perdus dans le désert.
C’est un grand terrain où les eucalyptus géants projettent un semblant d’ombre sur quelques bâtisses de plain-pied, éparpillées çà et là. Sur des tables à pique-nique, quelques adolescentes à la peau foncée profitent du soleil de février, en cette fin d’été austral. Nous sommes au cœur des vignobles de la Yarra Valley, à la sortie de Healesville, gros village tranquille surtout connu pour son train touristique et son zoo, à 60 km de Melbourne.
Les 70 étudiantes de 12 à 16 ans du Collège Worawa viennent de toute l’Australie. Elles résident sur place et retournent dans leur famille à chaque fin de session – un très long voyage pour certaines, originaires de villages perdus dans le désert. On ne leur parlera pas : la directrice, Lois Peeler, est du genre protectrice. Leur bien-être est d’ailleurs l’une des missions de l’école. « Ici, elles se sentent en sécurité, soutient Mme Peeler. C’est très important, parce que beaucoup d’entre elles viennent de communautés où il peut y avoir des dysfonctionnements, par exemple de la violence familiale. Là-bas, si les filles n’ont pas accès à l’éducation, elles vont avoir des bébés beaucoup trop tôt. »
Une douce musique vient mettre un terme à la récréation. Rien d’anodin dans le choix de ces chansons aborigènes, explique la directrice : le son d’une cloche est trop connoté pour son peuple. C’est ce qui marquait les différents moments importants de la journée dans les missions, souvent dirigées par des religieux, où on éduquait les « générations volées ». Une histoire similaire à celle des pensionnats autochtones canadiens, qui s’est déroulée sur six décennies, jusque dans les années 1970, et que Mme Peeler, aujourd’hui fringante septuagénaire, a vécue. Les enfants étaient arrachés à leur famille et se voyaient inculquer une éducation « à la blanche ». Soixante-dix pour cent des familles aborigènes du pays ont été touchées. Leurs rejetons n’avaient pas pour autant accès à une formation scolaire : les filles travaillaient comme domestiques, et les garçons à la ferme.
Dans le bureau de la directrice est affichée une lettre d’excuses au peuple aborigène, signée en 2008 par le premier ministre de l’époque, Kevin Rudd. Un moment « fabuleux », se souvient-elle. À quelques reprises, la sonnerie du téléphone interrompt l’entrevue. Mme Peeler tient à répondre, car il peut s’agir de la famille d’une étudiante qui appelle depuis l’unique cabine téléphonique de sa communauté. Pas question de manquer ce coup de fil qu’on ne peut retourner…
Un accomplissement familial
Impossible de visiter le Collège Worawa sans parler d’histoire. Celle des aborigènes, bien sûr, mais aussi celle de la famille de Lois Peeler, profondément activiste. En 1938, ses parents prennent part à l’exode de Cummeragunja, lorsque 170 membres de la tribu yorta yorta quittent volontairement leur réserve pour protester contre leurs conditions de vie. Son oncle, le pasteur Douglas Nicholls, fait partie du lot : il deviendra plus tard l’un des plus célèbres militants pour la réconciliation en Australie.
 
« Notre peuple a vécu de la terre, et a donc une approche beaucoup plus pratique. Nous utilisions les étoiles pour nous orienter : on peut partir de ça pour donner une perspective indigène aux cours de science. Nous avons notre propre station météo : on parle donc du cycle des saisons dans un contexte aborigène, et on y ajoute des technologies de l’information, des sciences et des mathématiques. »
— Lois Peeler, directrice du Collège Worawa
Dans son église aborigène de Melbourne, la jeune Lois pratique son chant. C’est alors la sombre période de « l’Australie blanche », qui s’est étendue de 1861 à 1973 : seuls les immigrants d’origine européenne sont acceptés sur l’île. Quelques musiciens noirs viennent toutefois donner des spectacles : les jeunes aborigènes vont leur souhaiter la bienvenue et chantent avec eux. Lois Peeler découvre ainsi le soul. Elle fera ensuite partie d’un groupe aborigène, The Sapphires, qui voyagera jusqu’au Vietnam. « Quand la guerre a commencé, on a appris qu’il y avait beaucoup de divertissement pour les soldats blancs, mais très peu pour les Noirs. On a joué le rôle d’artistes de couleur pour eux. » L’histoire du groupe a été portée à l’écran en 2012, dans un film éponyme.
La sœur aînée de Lois, Hyllus Maris, décédée en 1986, était plus cérébrale : philosophe et poète, c’est elle qui a ciselé le projet d’école aborigène qui a vu le jour en 1983. Lois, qui prolonge aujourd’hui son rêve, la décrit comme une visionnaire s’étant elle-même sentie étrangère au cours de sa propre scolarité. « Là où Hyllus est allée à l’école, il n’y avait que trois aborigènes, donc beaucoup de racisme. On y enseignait que c’était le capitaine Cook qui avait découvert ce pays. Il n’y avait rien de positif sur la culture des Premières Nations, jamais. Parallèlement, les enfants indigènes avaient des problèmes de santé, car ils vivaient dans une grande pauvreté. Elle en a conclu qu’il fallait une école adaptée à leurs besoins. » Et s’est battue pour la reconnaissance de celle-ci par le gouvernement, qui finance la scolarité des jeunes filles.
Après 34 ans d’existence dans la région de Melbourne, les dirigeants du Collège Worawa réfléchissent maintenant à ouvrir d’autres établissements, dans d’autres États australiens. La demande est là, affirme Lois Peeler, car la situation des aborigènes d’Australie est toujours extrêmement difficile. « Nous voulions être sûrs que nous avions un bon modèle, et je pense que c’est chose faite », dit-elle.
La culture aborigène au cœur de l’enseignement
 
Au Collège, l’accent est mis sur l’empowerment par l’entremise d’un enseignement qui respecte les standards australiens, mais qui fait la part belle à la culture des étudiantes. Les pratiques culturelles sont donc encouragées, partagées et célébrées.
Le Collège Worawa a pris le virage de la non-mixité en 2010. Un choix facile à justifier, pour Lois Peeler. « On logeait sur une petite superficie des garçons et des filles à une étape clé de leur développement; je pense que vous comprenez de quoi je parle. Et nous avons constaté que le système scolaire australien offrait beaucoup d’opportunités pour les garçons, parce qu’ils sont bons au football [australien], ce qui pouvait leur ouvrir les portes des meilleures écoles du pays. Mais il n’y avait rien ou presque pour les filles à ce moment-là, donc nous avons décidé de nous occuper d’elles. Et j’en suis heureuse. »
L’accent est donc mis sur l’empowerment par l’entremise d’un enseignement qui respecte les standards australiens, mais qui fait la part belle à la culture des étudiantes, autrefois considérées comme le « diable ». Sur le petit campus, les pratiques culturelles, comme la danse, sont encouragées et partagées, célébrées même. Les tableaux et les sculptures des étudiantes sont exposés dans la galerie d’art.
Mais c’est jusqu’au contenu des cours qui est imprégné de culture aborigène, bien au-delà des leçons d’histoire. « Notre peuple a vécu de la terre, et a donc une approche beaucoup plus pratique, dit l’ancienne chanteuse. Nous utilisions les étoiles pour nous orienter : on peut partir de ça pour donner une perspective indigène aux cours de science. Nous avons notre propre station météo : on parle donc du cycle des saisons dans un contexte aborigène, et on y ajoute des technologies de l’information, des sciences et des mathématiques. » L’objectif est double, selon elle : former des jeunes fières de leur culture, qui peuvent retourner aider leur communauté ou accéder à une éducation supérieure et être capables de s’épanouir dans la société australienne.
Mais aussi de s’émanciper en tant que femmes. De la même manière que les communautés indigènes ont un rite de passage de l’adolescence à l’âge adulte, le cours Chemin vers la vie de femme (Pathways to womanhood) aide les étudiantes à faire cette transition sainement.
« Ce qu’on souhaite pour ces filles, c’est qu’elles puissent travailler dans les deux mondes », résume Lois Peeler, cependant bien au fait des récupérations possibles de son travail par des personnes voulant donner une diversité de façade à leur entreprise – ce qu’on appelle tokenism en anglais. « Parfois, il y a une tendance à inclure une personne aborigène à un comité pour se donner bonne conscience, affirme-t-elle. Je pense que toute communauté doit avoir le droit de participer à la prise de décisions. »
Et le meilleur moyen pour obtenir cette reconnaissance est de se comporter de manière exemplaire, raison pour laquelle la directrice du Collège Worawa prêche une rigueur qui, pense-t-elle, est également intrinsèque à la culture aborigène. « Nos histoires ne sont pas écrites. Nous les racontons à travers l’art, la danse, la chanson. Nous devons donc faire preuve de concentration et de rigueur pour perpétuer nos traditions. C’est ce que j’exige des filles. Nos attentes sont élevées. »


https://www.gazettedesfemmes.ca/14005/dans-la-premiere-ecole-aborigene-pour-filles/