Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de hugo,

"La fille de Brest" : un témoignage exceptionnel,,sante,mediator

30 Novembre 2016, 03:06am

Publié par hugo

Article en Une
Chaque mois, la Rédaction publie des informations en accès libre.
Les 100 derniers :  1 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | 90
Tous les articles en Une
Les 100 derniers
Les articles en Une depuis 2002
"La fille de Brest" : un témoignage exceptionnel
Ce film, tiré du livre "Mediator° 150 mg. Combien de morts ?", est une occasion sans pareille pour prendre la mesure des intérêts contradictoires qui traversent le système de soins, et de ce qu'il reste à accomplir pour que l'intérêt des patients soit la priorité.
Le film "La fille de Brest", sorti en France le 23 novembre 2016, est tiré du livre 
"Mediator° 150 mg. Combien de morts ?" d'Irène Frachon, Prix Prescrire 2011. (http://www.prescrire.org/fr/3/31/47157/0/NewsDetails.aspx)
Ce film montre de façon particulièrement juste la réalité de la période 2009-début 2011, dont Prescrire a été un témoin actif.
Particulièrement juste, et particulièrement claire. Qu'il s'agisse de la réalité des corps des victimes ; du déni invraisemblable d'une firme pharmaceutique ; de l'inertie incroyable d'une Agence du médicament oublieuse de se tenir d'abord au service des patients ; ou de la joie communicative de réussir à faire émerger la vérité et d'agir aux côtés des patients.  
C'est dire combien voir ce film est utile et stimulant pour ceux qui veulent mieux comprendre ou découvrir le désastre Mediator°. Et tout spécialement pour les étudiants en médecine, pharmacie, soins infirmiers, etc., et leurs enseignants.
Car en 2016 il reste toujours beaucoup à faire pour que les professionnels de santé s'émancipent vraiment de l'influence des firmes pharmaceutiques, grâce notamment à bien davantage de fonds publics pour la recherche clinique et la formation continue des soignants ; pour que les autorités sanitaires prennent enfin en compte avec lucidité l'ampleur réelle des effets nocifs des médicaments, et assument leurs responsabilités de protection de la population ; et pour que les victimes des médicaments soient traitées dignement et solidairement.
©Prescrire 29 novembre 2016

Pour en savoir plus :
Un courrier à propos de Mediator° adressé par Servier aux médecins en avril 2009, et dénoncé dans Prescrire en juillet 2009 sous le titre "L'art d'égarer"
Mediator° - l'art d'égarer. Rev Prescrire 2009 ; 29 (309) : III. (pdf, accès libre)
Le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales "Enquête sur le Mediator°" de janvier 2011
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/114000028.pdf
et ses annexes très riches http://www.igas.gouv.fr/IMG/pdf/annexes.pdf
Des comptes rendus écrits et en vidéo des auditions en 2011 de la mission commune d'information "Mediator : évaluation et contrôle des médicaments" sur le site internet du Sénat français :
https://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/mission-commune-d-information-mediator.html
http://videos.senat.fr/commission.medi.p1
Le communiqué conjoint du Collectif Europe et Médicament et d'autres associations "Après le Mediator°, la Dépakine°... Ces scandales seront-ils enfin utiles à tous ? (Août 2016)"
http://www.prescrire.org/Fr/1/507/49888/4985/4136/SubReportDetails.aspx

http://www.prescrire.org/fr/3/31/52630/0/NewsDetails.aspx

"La fille de Brest", ou le combat inachevé d'Irène Frachon,sante,irene frachon

30 Novembre 2016, 02:59am

Publié par hugo

"La fille de Brest", ou le combat inachevé d'Irène Frachon
De gauche à droite : Irène Frachon, la résistante ; Emmanuelle Bercot, la réalisatrice ; Sidse Babett Knudsen, l'incarnation de le première
De gauche à droite : Irène Frachon, la résistante ; Emmanuelle Bercot, la réalisatrice ; Sidse Babett Knudsen, l'incarnation de le première
Wikicommons
"La fille de Brest" sorti sur les écrans français le 23 novembre 2016 est une affaire de femmes : Irène Frachon, héroïne du biopic ; Emmanuelle Bercot, réalisatrice ; et Sidse Babett Knudsen, actrice. Un film qui nous rappelle aussi toutes ces femmes qui n'ont pas hésité à monter à l'assaut de multinationales ou de gouvernements, lanceuses d'alerte tenaces malgré les menaces.
28 NOV 2016
 Mise à jour 28.11.2016 à 10:09 par    
Sylvie Braibant
dansAccueilTerriennesFemmes de cinémaFemmes : résister autrement
L'expression "lanceur d'alerte" se décline souvent au féminin. Et cela partout sur la planète. Les femmes sont tenaces à faire bouger le monde, à leur manière, pugnace et discrète. Comme Irène Frachon qui fit vaciller les Laboratoires Servier, fabricants du mortel Mediator, et qui encore aujourd'hui poursuit son combat pour que les victimes obtiennent justice.

Les représentants de ce géant multinational de la pharmacie devaient bien rire lorsqu'ils ont vu débarquer, des confins occidentaux de l'Europe cette "fille de Brest" ainsi qu'ils l'appelaient avec le mépris des Parisiens pour la province, des hommes pour les femmes. Aujourd'hui, ils tentent de se faire oublier.

Médecin, justicière, mère, épouse
La réalisatrice Emmanuelle Bercot nous invite à revivre ce combat au féminin pluriel. Irène Frachon, drôle, énergique, surgit dès les premières images, de dos, masquée, tendue vers une mission qu'elle ne lâchera plus, incarnée au cinéma par l'actrice danoise Sidse Babett Knudsen, qui interpréta une Première ministre dans la série culte Borgen (cette effraction à la réalité n'est sans doute pas hasardeuse, au delà du talent de l'interprète : Irène Frachon est issue d'une famille protestante, religion dominante au Danemark, où l'on ne badine pas avec la morale)... "Un extraordinaire cadeau dira Irène Frachon" de ce choix, fan de Borgen elle-même.

Dans "La Fille de Brest", Irène Frachon est aussi une mère de famille enthousiaste, une épouse aimante, une amie attentive. Une battante qui ne rechigne pas à fleurir son langage de jurons empruntés à la gente masculine. La comédienne déborde d'admiration pour son modèle : "Là je suis devant une vraie héroïne" a-t-elle confié à France Télévision...
Une héroïne, dans la fiction cinématographique, peut-être juste un peu trop parfaite dans sa vie privée comme professionnelle....

Sidse Babett Knudsen est Irène Frachon : pneumologue, justicière, mère de famille, épouse...
Sidse Babett Knudsen est Irène Frachon : pneumologue, justicière, mère de famille, épouse...
(c) Jean-Claude Lother, Haut et Court

Sur sa route, elle croise bien sûr des confrères, mais surtout d'autres femmes : une chercheuse du même hôpital, celui de Brest ; une cardiologue membre du conseil de l'Agence nationale de la sécurité du médicament chargé d'évaluer les problèmes ; une journaliste, aussi têtue que la pneumologue du centre hospitalier de Brest ; et surtout une malade qui accepte de l'accompagne, malgré sa faiblesse et ce poison médical qui aura raison d'elle. Ces femmes-là se ressemblent dans leur spontanéité, leur humour et la vitalité qu'elles dégagent. Et, oh miracle, aucune d'entre elles n'est hystérique, ce qui change considérablement des clichés habituels. "J’étais cheffe de bande, raconte Irène Frachon. Derrière moi, il y avait des gens qui ont pris des risques incroyables."

Alors nous pensons immanquablement à Erin Brockovich (anagramme d'Irène tiens tiens), cette juriste américaine partie en guerre contre des industries qui avaient pollué l'eau potable d'une petite ville de Californie. Et dont l'histoire avait été adaptée, elle  aussi au cinéma Steven Soderbergh avec Julia Roberts dans le rôle titre. L'Américaine continue son con combat pour la sécurité environnementale... #yaduboulot

Le film est raconté du point de vue d'Irène Frachon

Emmanuelle Bercot, cinéaste
01:55    
01:55
France Télévision, 1'54

Face à ces femmes de caractère, Emmanuelle Bercot a placé des compagnons de routen hommes bienveillants, doux, discrets, hésitants, parfois effrayés de leur propre audace, autant de traits de caractère habituellement accolés aux femmes : un mari aux petits soins, prenant en charge le travail domestique pour laisser sa femme aller au bout de sa bataille ; un chef de service taraudé par ses contradictions, faisant deux pas en avant et un en arrière, mais finalement toujours là ; un fonctionnaire de l'ombre qui donnera le coup de pouce final avec ses statistiques froides à la véracité des hypothèses d'Irène Frachon.

Il faut que les téléspectateurs se rendent compte dans leur chair de ce que cela implique

Emmanuelle Bercot, cinéaste
Emmanuelle Bercot a choisi aussi de ne rien cacher de l'horreur des effets de ce poison légal. Les opérations chirurgicales sur des victimes atteintes de valvulopathie sont hyper-réalistes. Nous sommes dans les yeux des acteurs : chirurgiens, infirmières, assistants... Interrogée sur France Inter, la cinéaste explique ce parti pris : "Ma volonté est de rendre justice aux victimes et que cela ne soit pas abstrait pour les téléspectateurs. De visualiser ce médicament qui détruit des valves. Il faut que les téléspectateurs se rendent compte dans leur chair de ce que cela implique."

Le médiator aurait tué entre 1500 et 2000 personnes, un médicament dont base s'apparente aux anphétamines et qui fut utilisé utilisé près de 20 ans durant dans le traitement du diabète dit "gras", associé à une surcharge pondérale excessive. Un coupe faim, en fait.

L'affaire du Mediator à retrouver sur TV5MONDEINFO.com 

> Mediator : le procès des lobbies pharmaceutiques

Aujourd'hui toujours sur la brèche, depuis Brest où elle a repris ce métier de pneumologue qu'elle aime tant, et où elle cultive l'empathie avec ses patiens, Irène Frachon s'est mise à la disposition des victimes ou de leurs proches qui demandent réparations aux laboratoires Servier d'avoir continué à mener à la mort ou à de graves handicaps des malades "soignés" par leurs enzymes tueurs en dépit des mises en garde des lanceurs d'alertes.

Ce que j’ai éprouvé ce n’est pas l’empathie habituelle du médecin pour ses patients mais l’effroi face au crime

Irène Frachon, pneumologue  
Toujours sur France Inter, de sa voix posée, Irène Frachon lâche cette accusation toujours d'actualité :  "L’affaire du Médiator ce ne sont pas des malades ce sont des gens empoisonnés. Ce que j’ai éprouvé ce n’est pas l’empathie habituelle du médecin pour ses patients mais l’effroi face au crime. Les Laboratoires Servier se comportent encore aujourd’hui comme des gangsters face avec les victimes du Mediator, en les manipulant, en les humiliant. Ces personnes ont absolument besoin de ces indemnités pour survivre."
 


Irène Frachon : "Les victimes du Mediator ne... par franceinter
Dans Terriennes, ces autres héroïnes de l'ombre, parfois tragiquement révélées à la lumière.

> Stéphanie Gibaud, profession : lanceuse d'alerte

> Máxima Acuña de Chaupe, paysanne péruvienne à l'assaut des géants miniers

> Honduras : assassinat de la militante écologiste Berta Caceres

> Quand Sofia Ashraf, rappeuse indienne, fait vaciller la multinationale Unilever 

> Contre les expulsions, la violence et l’injustice, trois femmes se battent au péril de leurs vies


 
cinémaMediatorSanté publiqueIrène Frachon
Sylvie Braibant
Mise à jour 28.11.2016 à 10:09
SUR LE MÊME THÈME
http://information.tv5monde.com/terriennes/la-fille-de-brest-ou-le-combat-inacheve-d-irene-frachon-140351

Violences faites aux femmes: au Maroc, cachez ces bleus que nous ne saurions voir,violences,femmes,femmes battues,

30 Novembre 2016, 02:49am

Publié par hugo

Violences faites aux femmes: au Maroc, cachez ces bleus que nous ne saurions voir
Comment reprendre sa vie tout en beauté après avoir été frappée au visage ? La chaîne marocaine 2M vous explique comment faire.
Comment reprendre sa vie tout en beauté après avoir été frappée au visage ? La chaîne marocaine 2M vous explique comment faire.
capture d'écran
La chaîne marocaine 2M a présenté ses excuses. Trop tard. La chronique "beauté", diffusée à la veille de la Journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes, proposant le meilleur maquillage pour dissimuler les ecchymoses consécutives à des coups, n'en finit pas de faire des vagues.
29 NOV 2016
 Mise à jour 29.11.2016 à 09:31 par    
Sylvie Braibant
dansAccueilTerriennesViolences conjugales, viols et autres agressions sexuelles, entre tabou et répression
"Le vert est utilisé à l'aide d'un pinceau pour camoufler la partie rougeâtre. (.../...) Un correcteur orange puis jaune, puis un fond de teint permettent de recouvrir l'œil au beurre noir" nous conseille la voix douce de Lydya Mouline en nous regardant droit dans les yeux. Avant  d'"espérer avoir donné des solutions aux femmes qui ont besoin de ces conseils, afin qu'elles puissent elles aussi continuer à vivre et se rendre à leur travail".

« On est là pour essayer de donner des solutions à ces femmes qui, les pauvres, mettent leur vie sociale de côté, pendant une période de 2 à 3 semaines, le temps que leurs blessures disparaissent. Ces femmes là ont déjà été soumises à une humiliation morale et n’ont pas besoin de subir le regard d’autrui », renchérit-elle trois jours plus tard en répondant au populaire site d'information marocain Yabiladi.

Le principe : masquer les bleus pour masquer la douleur des femmes violentées
Le 23 novembre 2016, la chaine publique 2M diffuse son programme Sabahyate 2M, un magazine féminin d'une heure qui comprend une traditionnelle rubrique beauté, animée par une maquilleuse professionnelle, Lidya Mouline. Et l'animatrice veut bien faire, parce que dans deux jours le monde entier marquera la Journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes, érigée par les Nations Unies en décembre 1999, chaque 25 novembre en souvenir de l'assassinat le 25 novembre 1960 des trois sœurs Mirabal, militantes de la cause des femmes en République dominicaine.

A retrouver dans Terriennes :

> #25novembre : mettre les mots justes sur les violences faites aux femmes

Ce qui lui vient à l'esprit pour apporter sa pierre à ce 25 novembre 2016 semble couler de source : apprendre aux femmes à masquer bleus, ecchymoses, plaies et autres traces des coups reçues par une épouse, une soeur, une fille, une petite amie, d'un proche - mari, frère, ami ou père…

Les femmes ont honte de sortir dans la rue avec des bleus sur le visage

Lidya Mouline
Et malgré les excuses publiques de la chaîne qui l'emploie, la présentatrice a du mal à comprendre le tollé qu'elle a provoqué en proposant simplement un « artifice qui permet de continuer à vivre normalement en attendant que justice soit faite. Les femmes ont honte de sortir dans la rue avec des bleus sur le visage. En plus de ce qu’elles ont vécu, doivent-elles être mises de côté et enfermées chez elles le temps que ces bleus partent ? ».

« Franchement, si je peux remonter le moral à une femme qui a déjà subi une humiliation pareille pendant quelques jours et lui permettre de traverser cette période, je n’hésiterais pas. Pour les plaintes, je ne suis pas là pour juger. D'ailleurs, toutes les femmes ne doivent pas juger. On est là pour conseiller et pour offrir certaines solutions à notre manière, qui sont peut-être artificielles mais vitales pour les femmes concernées. »

La vidéo "officielle" a été supprimée, mais des téléspectateurs agiles et avisés avaient réussi à la récupérer et à la diffuser sous de multiples formes, parfois sans son comme celle ci-dessous.
 

 

Il aura fallu trois jours à la direction de la chaîne pour réagir et admettre sa faute, par un communiqué publié sur les réseaux sociaux avant d'être lu à l'antenne. "La direction estime que cette rubrique est complètement inappropriée et comporte une erreur d’appréciation éditoriale compte tenu de la sensibilité et de la gravité du sujet de la violence faite aux femmes."
 

Mais la chaîne publique aurai-elle réagi sans la mobilisation des téléspectateurs et internautes, entre colère et humour noir ?
 
 Suivre
 Hamid-Christ @BCTerror
Bonjour @2MInteractive on veut un tuto pour cacher les traces de strangulation svp
16:11 - 25 Nov 2016
  4 4 Retweets   5 5 j'aime
 
Voir l'image sur Twitter
Voir l'image sur Twitter
 Suivre
 Zr.A.L @Aicha_Liz19
Et comment faire avec la violence verbale..?!! #2M
23:29 - 25 Nov 2016
  1 Retweet   1 j'aime

Aujourd'hui, certain-es attendent des sanctions au delà des excuses. Une pétition a été lancée par des féministes marocaines avec ce mot d'ordre : "Ne couvre pas les traces des coups avec du maquillage, dénonce ton agresseur !"

"En tant que citoyennes marocaines, et militantes de la cause féministe au Maroc, et au nom de tout le peuple marocain, nous dénonçons cet agissement qui a pour objectif de normaliser les violences faites aux femmes et exigeons des sanctions sévères envers cette émission . (.../...) Nous encourageons les signataires à contacter la Haute Autorité de Communication Audiovisuelle (HACA), demandant qu'ils agissent contre 2M et Sabahiyat."

 Suivre
 Samia Errazzouki ✔ @S_Errazzouki
Moroccans have launched a petition demanding HACA take action against 2M and Sabahiyat https://www.change.org/p/haca-don-t-cover-domestic-violence-with-makeup?recruiter=21569190&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=fb_send_dialog …
17:15 - 25 Nov 2016 · Agdal Riyad, Royaume du Maroc
Photo published for HACA : Don't cover domestic violence with makeup !
HACA : Don't cover domestic violence with makeup !
A few days before the International Day for the Elimination of Violence Against Women, a show dedicated to women on the Moroccan public channel 2M aired the November 23th a segment showing Moroccan...
change.org
  22 22 Retweets   19 19 j'aime
violences contre les femmestélévisionmaroc
Sylvie Braibant
Mise à jour 29.11.2016 à 09:31
SUR LE MÊME THÈME


http://information.tv5monde.com/terriennes/violences-faites-aux-femmes-au-maroc-cachez-ces-bleus-que-nous-ne-saurions-voir-141257

Appel à manifester le 25 novembre à Paris,femmes,violences,viols,

29 Novembre 2016, 05:47am

Publié par hugo

France
Appel à manifester le 25 novembre à Paris
LE 25 NOVEMBRE : 18H30 DE BASTILLE A RÉPUBLIQUE ET ON RESTE SUR LA PLACE !

Nous vivons dans un pays où il y a 86 000 viols par an dont seulement 1,5% sont condamnés. 216 000 femmes sont victimes de violences conjugales, 122 sont mortes en 2015. Stop aux violences faites aux femmes !

Nous vivons dans un pays où on enferme une femme, Jacqueline Sauvage, qui a enduré, ainsi que ses enfants, 47 ans de coups, sévices et viols de la part de son mari et a fini par le tuer. Liberté pour Jacqueline Sauvage !

Nous vivons dans un pays où, par manque de volonté politique, les lois et leur application ne sont pas à la hauteur de l’enjeu que représentent ces violences. Pour une loi cadre contre les violences faites aux femmes !

Nous vivons dans un pays qui a signé et ratifié en 2014 la « Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique » dite Convention d’Istanbul . Cette Convention, que les États doivent obligatoirement transposer dans le droit national, contient des dispositions plus favorables que le droit français. Transposition immédiate dans le droit français de la Convention d’Istanbul !

Nous vivons dans un pays qui a adopté une loi courageuse de lutte contre le système prostitutionnel et pour l’accompagnement des personnes prostituées. Application complète de cette loi, avec des budgets suffisants, notamment pour financer les parcours de sortie du système prostitutionnel !

Nous vivons dans un pays où le gouvernement, pliant devant des intégristes religieux, a supprimé les ABCD de l’égalité qui visaient à lutter contre les stéréotypes de sexe à l’école. Pour une réelle éducation à l’égalité, qui ait les moyens concrets d’être effective et de qualité, obligatoire à chaque niveau du système éducatif !

Nous vivons dans un pays où chaque jour 10 viols ou tentatives de viols sont commis sur le lieu de travail, sans parler du harcèlement sexuel, des blagues graveleuses, des remarques sur le physique…. avec en plus le risque pour la victime de perdre son emploi. Adoption d’une norme internationale de l’OIT contre les violences sexistes et sexuelles !

Nous vivons dans un pays où  être lesbienne expose encore à des violences physiques et verbales dans tous les milieux : public, professionnel, familial, amical. Sensibilisation à la lesbophobie dans toutes les actions et campagnes contre les violences faites aux femmes.

Nous vivons dans un pays où 4 femmes handicapées sur 5 vivent des violences physiques, psychologiques, institutionnelles, sexuelles, de discrimination professionnelle etc. et où le manque d’accessibilité des établissements de santé, des tribunaux, des lieux de formation ou de loisirs perdure. Accessibilité, formation des professionnel-les (santé, police, justice) et quota obligatoire d’emploi de 6%, dont 3% pour les femmes !

Nous vivons dans un pays où l’État consacre 0,05 % de son budget (soit 221,2 millions d’euros) à l’égalité femmes-hommes. Quant  à elles , les violences conjugales reviennent à  2,5 milliards d’euros par an ( frais médicaux, de thérapie de justice, police, perte d’emploi, déménagements, etc). Les subventions accordées aux associations qui hébergent et accompagnent les femmes victimes de violences sont rognées constamment. Augmentation du budget du Ministère et des subventions pour que les associations qui remplissent des missions de service public puissent fonctionner !

Nous vivons dans un pays où les discours populistes et réactionnaires augmentent et veulent faire croire que fermer les frontières suffirait à arrêter les violences faites aux femmes ; dans un pays dont le gouvernement a déclaré ne vouloir recevoir en 2 ans que 30 000 exilé-e-s qui fuient la guerre, les persécutions et la terreur, notamment de Daesh en Syrie. Halte aux mensonges, aux amalgames et à la stigmatisation ! Bienvenue aux exilé-e-s !

Nous vivons dans un pays qui participe à des conflits armés engendrant tueries, violences sexuelles, viol utilisé comme arme de guerre, enlèvements, trafic sexuel, déplacements massifs et forcés, accroissement de la pauvreté, etc. Priorité aux cessez-le-feu, aux pourparlers de paix et à la participation des femmes aux processus de paix !

Nous vivons dans un pays où, malgré les grands principes d’égalité femmes/hommes, inscrits dans tous les textes fondamentaux , dont tout le monde se félicite, sévissent toujours domination patriarcale, inégalités et violences.

Au pays des « droits de l’homme » et de l’égalité, on frappe, on viole, on tue tous les jours.

POUR QUE LE PAYS DES DROITS DE L’HOMME DEVIENNE ENFIN, AUSSI, LE PAYS DES DROITS DES FEMMES !


Premiers signataires : Collectif National pour les Droits des Femmes, Actit, Agir Ensemble contre le Chômage, Alternative Libertaire, Amicale Du nid, APEL-Egalité, Association de Solidarité avec les Femmes Algériennes démocrates, Association nationale des études féministes, Attac France, CGT, Chiennes de garde, Collectif 20è Tenon/ivg, Collectif féministe contre le Viol, Collectif Féministe pour l’Égalité, Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et la Contraception, Coordination lesbienne en France, Culture égalité, association féministe de Martinique, les effronté-e-s, Ensemble, Femmes égalité, Femmes libres – Radio libertaire, Femmes solidaires, Femmes pour le Dire Femmes Pour Agir, Fédération Syndicale Unitaire, Gender Company, Ligue des femmes iraniennes pour la Démocratie, Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, Mémoire traumatique et victimologie, Maison des Femmes Thérèse Clerc Montreuil, Marche Mondiale des Femmes, Osez le féminisme, Parti de Gauche, PCF, Réseau Féministe « Ruptures », SKB Union des Femmes socialistes Turquie, SNPES-PJJ-FSU, SOS Femmes Alternative-Centre Flora Tristan, Union Syndicale Solidaires, Solidarité Femmes.

 

50/50 Magazine
http://www.50-50magazine.fr/2016/11/21/appel-a-manifester-le-25-novembre-a-paris/

La "taca taca tac tactique" du gendarme face aux menaces de viol: le déni...,femmes,viol,

29 Novembre 2016, 05:45am

Publié par hugo

La "taca taca tac tactique" du gendarme face aux menaces de viol: le déni...
Que peut penser un agresseur d'une telle attitude du gendarme ? Qu'il a tout le loisir de continuer ses saloperies.
 28/11/2016 10:46 CET | Actualisé il y a 18 heures

Caroline Mécary Avocate et élue au conseil de Paris (apparentée PS)

MARIOGUTI
La "taca taca tac tactique" du gendarme face aux menaces de viol, le déni. Illustration.
Monsieur Le Drian

Monsieur Urvoas

Monsieur Cazeneuve,

"Moi j'te prends par les cheveux, j'te fous ma bitte dans la bouche, j'te prends par les cheveux puis j'vais t'enculer à sec sale putain"

C'est l'histoire d'une femme qui a reçu un message constitutif de menaces de mort, menaces de viol le tout agrémenté d'injures à caractère sexiste. Précisons que cette femme vit en couple avec une autre femme depuis des années.

Lorsque cette femme s'est présentée à la gendarmerie d'Authon-du-Perche, pour déposer plainte contre l'auteur qu'elle a reconnu, elle a été reçue par un gendarme. Qu'a fait ce dernier ?

Il a :

refusé d'écouter le message enregistré sur le répondeur du portable de la femme,
a déclaré que la femme était responsable de l'appel en lui disant qu'elle aurait dû mieux choisir ses fréquentations,
a refusé de prendre la plainte en indiquant qu'elle serait classée,
a ajouté que la jeune femme ne pourrait plus rien faire, après le classement.
Et pourtant voici quelques extraits du message enregistré :

"Comment ça t'es pas disponible ? Hein ? (rires) Comment ça t'es pas disponible ? Hein ? De quoi t'es pas disponible que j't'appelle tout de suite que tu vas décrocher. Hein ? T'es encore partie te faire sauter toi ! Hein ?

(...) j'arrive tout d'suite avec l'AK47 ! hein ? hein ? tu vas voir toi, tu vas voir ta gadjo qu't'es mort que j'vais t'le prendre j'te le mange en deux tout de suite moi ! Hein ? D'où tu réponds pas ? T'es pas disponible de quoi ? Tu vas m'appeler tout de suite ou XX t'es morte. XX parce que moi j'vais t'décharger tout ça dans la bouche sale putain XX

(Rires)

(...) Toi, j't'attrape... Attends tu veux faire la maligne ? Tu veux prendre des prunes ?

Hé tu vas voir demain j'viens chez toi j'vais t'enculer à sec et tu vas tout avaler ! Avaler comme si c'était de la purée.

Salope !

(...) Ecoute moi bien, t'as compris ce qu'il a dit le gars, mon copain ? il est pas content il va te cracher dans la bouche sale putain que tu n'es pas. Tu n'es pas dicave que tu n'es pas. Moi j'te prends par les cheveux, j'te fous ma bitte dans la bouche, j'te prends par les cheveux puis j'vais t'enculer à sec sale putain que tu n'es pas. C'est pas dicave que tu n'es pas qu' j'vais t'enculer à sec sale putain.

(...) Elle a pris du temps parce qu'elle a pris feu ! Hein ? Et toi ton cul c'est ton cul et ta chatte ça prend l'feu sale putain que tu n'es pas...

(...) Il connait pas le p'tit David XX dicave salope ... bang ! bang ! bang ! bang bang bang ! Salopion ! ....

(Cris, Rires) XX Salope XX, Sale pute !

Ah c'est marrant. Attends tu vas voir demain tu vas moins rigoler hé hé ! .... Tu sais c'est qui mémère ? C'est le roi du XX, Avec ma queue tu vas jouer du violon !". [1]

Quatre jours après la tentative de dépôt de plainte, le même gendarme a appelé la victime pour lui dire qu'il avait rencontré de manière informelle l'agresseur et que ce dernier avait reconnu les faits et qu'il ne recommencerait pas.

Mais la femme n'a toujours pas pu déposer plainte pour ces faits alors que dans le même temps ce même gendarme a accepté de prendre une plainte pour une vitre cassée dans une maison voisine : la vie d'une femme vaudrait elle moins qu'une vitre cassée ?

Que peut penser un agresseur d'une telle attitude du gendarme ? Qu'il a tout le loisir de continuer ses saloperies.

Que peut penser la femme victime de ce "viol téléphonique" du comportement du gendarme ? Qu'il déshonore l'uniforme qu'il porte, qu'il alimente le sentiment d'injustice et qu'il oblige la femme victime - celle qui devrait être protégée - à déposer une plainte devant le procureur de la République pour que l'auteur et ses complices (ils étaient plusieurs) soient poursuivis et condamnés pour ces faits avérés et intolérables !

[1] L'enregistrement complet du message dure 4 minutes, c'est long 4 minutes lorsque vous vivez à la campagne et que vous êtes menacé de mort, de viol sans parler des injures sexistes....

Lire aussi :

• Flavie Flament "dévastée" par la mort de David Hamilton qu'elle accuse de l'avoir violée

• Les journalistes et leurs articles sexistes sont aussi responsables des violences faites aux femmes

• A quand la reconnaissance des victimes d'inceste, pour enfin se reconstruire ?

• Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

• Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

• Retrouvez-nous sur notre page Facebook

À voir également sur Le HuffPost:

 

:

La "taca taca tac tactique" du gendarme face aux menaces de viol? Le déni...

 

http://www.huffingtonpost.fr/caroline-mecary/plainte-viol-gendarmerie/

 

La violence à l’encontre des femmes,femmes,viol,

28 Novembre 2016, 20:23pm

Publié par hugo

La violence à l’encontre des femmes

Violence d’un partenaire intime et violence sexuelle à l’encontre des femmes

Aide-mémoire
Novembre 2016

Principaux faits

La violence à l’encontre des femmes, qu’elle soit le fait d’un partenaire intime ou de nature sexuelle, est un grand problème de santé publique et une violation majeure des droits de la femme.
Selon les estimations mondiales de l'OMS, 35% des femmes, soit près d'1 femme sur 3, indiquent avoir été exposées à des violences physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire intime ou de quelqu’un d’autre au cours de leur vie.
En moyenne, 30% des femmes qui ont eu des relations de couple signalent avoir subi une forme quelconque de violence physique et/ou sexuelle de la part de leur partenaire.
Au niveau mondial, jusqu’à 38% des meurtres de femmes sont le fait de leur partenaire intime masculin.
Ces violences entraînent des problèmes de santé physique, mentale, sexuelle, reproductive chez les femmes victimes et peuvent accroître leur vulnérabilité au VIH.
Pour l’auteur de violence, les facteurs de risque sont les suivants: un faible niveau d’instruction, des antécédents de maltraitance pendant l’enfance ou de violence familiale, l’utilisation nocive de l’alcool, l’acceptation de la violence et de l’inégalité entre les sexes.
Pour la victime de violence, les facteurs de risque sont les suivants: un faible niveau d’instruction, l’exposition à la violence interparentale, des sévices pendant l’enfance et l’acceptation de la violence et de l’inégalité entre les sexes.
Dans les milieux aisés, les programmes scolaires tendant à prévenir la violence dans les relations entre les jeunes («violence à l’occasion des sorties») témoignent d’une grande efficacité.
Dans les milieux défavorisés, des stratégies visant à autonomiser davantage les femmes au plan économique et social, comme le microcrédit associé à une formation à l’égalité entre les sexes et à des initiatives communautaires pour lutter contre les inégalités fondées sur le sexe et promouvoir les compétences relationnelles, se sont avérées efficaces en matière de réduction de la violence d’un partenaire intime.
Les situations de conflit, post-conflit et de déplacement des personnes peuvent exacerber la violence existante, notamment la violence d’un partenaire intime, et occasionner de multiples formes de violence à l’encontre des femmes.
Introduction

Les Nations Unies définissent la violence à l'égard des femmes de la façon suivante «tous les actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée».

Par violence d’un partenaire intime, on entend tout comportement qui, dans le cadre d’une relation intime (partenaire ou ex-partenaire), cause un préjudice d’ordre physique, sexuel ou psychologique, notamment les actes d’agression physique, les relations sexuelles forcées, la violence psychologique et tout autre acte de domination.

Par violence sexuelle, on entend tout acte sexuel, tentative d’acte sexuel ou tout autre acte exercé par autrui contre la sexualité d’une personne en faisant usage de la force, quelle que soit sa relation avec la victime, dans n’importe quel contexte. Cette définition englobe le viol, défini comme une pénétration par la force physique ou tout autre moyen de coercition de la vulve ou de l’anus, au moyen du pénis, d’autres parties du corps ou d’un objet.

Ampleur du problème
Les enquêtes auprès de la population fondées sur les déclarations des victimes fournissent les estimations les plus précises sur la prévalence de la violence exercée par les partenaires intimes ou de la violence sexuelle qui se manifeste hors conflits. La première enquête multipays de l’OMS sur la santé des femmes et la violence domestique à l’encontre des femmes, menée en 2005 dans 10 pays principalement à revenu faible ou intermédiaire, a permis de constater que chez les femmes de 15 à 49 ans:

entre 15% des femmes au Japon et 71% des femmes en Éthiopie ont déclaré avoir subi des violences physiques et/ou sexuelle de la part d’un partenaire intime;
entre 0,3 et 11,5% des femmes ont déclaré avoir subi des violences sexuelles depuis l’âge de 15 ans de la part de personnes qui n’étaient pas leur partenaire;
de nombreuses femmes ont déclaré que leur première expérience sexuelle s’est déroulée sous la contrainte – 17% dans les zones rurales de Tanzanie, 24% dans les zones rurales du Pérou et 30% dans les zones rurales du Bangladesh.
Une analyse menée en 2013 par l’OMS avec la London School of Hygiene and Tropical Medicine et le Medical Research Council, sur la base de données en provenance de plus de 80 pays, a constaté qu’au niveau mondial, près d’un tiers des femmes (30%) qui ont eu des relations de couple, ont subi des violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur partenaire intime.

Les estimations de la prévalence varient de 23,2% dans les pays à revenu élevé et de 24,6% dans la Région du Pacifique occidental à 37% dans la Région de la Méditerranée orientale, et à 37,7% dans la Région de l’Asie du Sud-Est. Par ailleurs, dans le monde, 38% de l’ensemble des meurtres de femmes sont commis par leur partenaire intime. En plus de la violence exercée par le partenaire intime, 7% des femmes dans le monde indiquent avoir subi une agression sexuelle de la part d’une personne autre que le partenaire, toutefois les données concernant ces cas sont limitées.

Les actes de violence imputables à un partenaire intime et les actes de violence sexuelle sont principalement commis par des hommes contre des femmes. Les sévices sexuels infligés aux enfants touchent aussi bien les garçons que les filles. Des études internationales indiquent qu’environ 20% des femmes et 5 à 10% des hommes déclarent avoir été victimes de violence sexuelle dans leur enfance. La violence chez les jeunes, et notamment à l’occasion des sorties, est également un problème majeur.

Facteurs de risque

Les facteurs de risque liés à la violence exercée par le partenaire intime et à la violence sexuelle apparaissent au niveau individuel, familial, communautaire et sociétal au sens large. Certains facteurs sont liés aux auteurs de violence, d’autres aux victimes et d’autres encore aux deux.

Facteurs de risque concernant la violence exercée par le partenaire intime et la violence sexuelle:

faible niveau d’instruction (pour les auteurs comme pour les victimes);
exposition à la maltraitance pendant l’enfance (auteurs et victimes);
exposition à la violence familiale (auteurs et victimes);
troubles antisociaux de la personnalité (auteurs);
usage nocif de l’alcool (auteurs et victimes);
multiplicité des partenaires ou suspicion d’infidélité de la part du partenaire (auteurs); et
attitude d’acceptation de la violence et de l’inégalité entre les sexes (auteurs et victimes).
Facteurs de risque associés à la violence exercée par le partenaire intime:

antécédents d’actes violents (auteurs et victimes);
mésentente et insatisfaction conjugales (auteurs et victimes).
difficultés de communication entre partenaires.
Facteurs de risque associés à la violence sexuelle:

croyances relatives à l’honneur de la famille et à la pureté sexuelle;
idéologies sur les droits sexuels de l’homme; et
faiblesse des sanctions juridiques contre la violence sexuelle.
L’inégalité des femmes par rapport aux hommes et le recours normatif à la violence pour résoudre des conflits sont étroitement associés tant à la violence exercée par le partenaire intime qu’à la violence sexuelle exercée par d’autres que le partenaire.

Conséquences sur la santé
La violence d’un partenaire intime et la violence sexuelle entraînent à court et long terme de graves problèmes de santé physique, mentale, sexuelle et génésique pour les victimes et leurs enfants et elles ont de ce fait des coûts sociaux et économiques élevés.

La violence à l’encontre des femmes peut avoir une issue mortelle, qu’il s’agisse d’homicides ou de suicides.
Elle peut entraîner des traumatismes – 42% des femmes qui subissent des violences de la part d’un partenaire intime signalant des blessures consécutives à l’acte.
La violence d’un partenaire intime et la violence sexuelle peuvent entraîner des grossesses non désirées, des avortements provoqués, des problèmes gynécologiques et des infections sexuellement transmissibles, dont le VIH. L’étude de 2013 a montré que les femmes qui avaient été victimes d’abus sexuels ou de maltraitance avaient 1,5 fois plus de risques de souffrir d’une infection sexuellement transmissible et, dans certaines régions, d’être infectées par le VIH que les femmes qui n’avaient pas subi de violence de leur partenaire. Elles risquent également deux fois plus souvent de subir un avortement.
La violence d’un partenaire intime pendant une grossesse augmente aussi la probabilité de fausse couche, de naissance d’enfants mort-nés, d’accouchement prématuré et d’insuffisance pondérale à la naissance.
Ces formes de violence peuvent entraîner des dépressions, des états de stress post-traumatique, troubles anxieux, des troubles du sommeil, de l’alimentation, des troubles psychiques et des tentatives de suicide. Les femmes ayant subi des violences de la part de leur partenaire intime sont presque 2 fois plus nombreuses à connaître des problèmes de dépression ou d’alcoolisme. Ce chiffre est encore supérieur pour les femmes qui ont subi des violences de la part de quelqu’un d’autre.
Les effets sur la santé peuvent être des céphalées, des douleurs du dos, des douleurs abdominales, des fibromyalgies, des troubles digestifs, une mobilité réduite et un mauvais état de santé général.
La violence sexuelle, en particulier pendant l’enfance, peut entraîner une augmentation du tabagisme, l’usage abusif de drogues et d’alcool et des comportements sexuels à risque à un stade ultérieur de la vie. On l’associe aussi à une tendance à recourir à la violence (pour les hommes) ou à être victime de violences (pour les femmes).
Impact sur les enfants
Les enfants grandissant dans des familles ou sévit la violence du partenaire intime peuvent souffrir de tout un éventail de troubles comportementaux et émotionnels susceptibles de les amener ultérieurement à commettre des actes violents ou à en être victime.
On a également associé à la violence du partenaire intime des taux plus élevés de morbidité et de mortalité chez les nourrissons et les enfants (maladies diarrhéiques ou malnutrition par exemple),
Coûts socio-économiques
Les coûts socio-économiques de la violence du partenaire intime et de la violence sexuelle sont énormes et se répercutent dans toute la société. Les femmes peuvent souffrir d’isolement, les amener ultérieurement à commettre des actes violents ou à en être victime.

On retrouve les facteurs de risque associés à la violence du partenaire intime et à la violence sexuelle chez les individus, dans les familles, dans les communautés et plus largement dans la société. Certains facteurs sont liés aux auteurs des violences, d’autres aux victimes et d’autres encore aux deux.

Prévention et riposte

Il existe un nombre croissant d’études bien conçues examinant l’efficacité des programmes de prévention et de riposte. Il faut davantage de ressources pour renforcer la prévention, notamment primaire, de la violence exercée par le partenaire intime et de la violence sexuelle, c’est à-dire pour éviter que des actes de ce type ne soient commis et pour renforcer la riposte contre cette violence.

En ce qui concerne la prévention primaire, il semble que les programmes mis en place dans les écoles de pays à revenu élevé aient donné de bons résultats pour prévenir la violence des adolescents dans leurs fréquentations. Il reste, toutefois, à les évaluer dans les milieux moins nantis.

Plusieurs autres stratégies de prévention primaire se sont montrées prometteuses mais devront être évaluées ultérieurement, à savoir:

l’indépendance économique et la formation à l’égalité entre les sexes;
la promotion des techniques de communication et relationnelles au sein des communautés;
la réduction de l’accès à l’alcool et de son usage nocif;
la modification des normes culturelles en matière de relation hommes-femmes.
Pour instaurer un changement durable, il importe de promulguer des textes législatifs et d’élaborer des politiques visant à:

lutter contre les discriminations à l’encontre des femmes;
promouvoir l’égalité entre les sexes;
soutenir les femmes; et
contribuer à pacifier les normes culturelles.
Une action adaptée émanant du secteur de la santé peut jouer un rôle important pour prévenir la violence et y faire face. La sensibilisation et l’éducation des prestataires des services de santé notamment, constituent elles aussi, une stratégie importante. Une action multisectorielle s’impose pour prendre pleinement en compte les conséquences de la violence et répondre aux besoins des victimes/rescapés.

Action de l’OMS

En collaboration avec ses partenaires, l’OMS:

renforce les bases factuelles sur l’ampleur et la nature de la violence à l’encontre des femmes dans différents milieux et aide les pays à recueillir des informations sur la violence et ses conséquences et la mesurer, notamment en améliorant les méthodes de mesure de la violence à l’égard des femmes dans le contexte du suivi des objectifs de développement durable.
renforce la recherche et la capacité de recherche afin d’évaluer les interventions permettant de s’atteler à la violence du partenaire intime;
effectue des recherches sur les interventions afin de tester et d’identifier les interventions du secteur de la santé efficaces pour lutter contre la violence à l’encontre des femmes;
diffuse des informations et soutient les efforts nationaux pour faire progresser l'état de santé et les droits des femmes, la prévention et l’action contre la violence à l’encontre des femmes, sexuelle ou du fait du partenaire intime;
aide les pays à renforcer la prise en charge de ces violences au niveau sanitaire et à mettre en oeuvre les recommandations et directives de l'OMS;
collabore avec des institutions et organisations internationales pour réduire/éliminer dans le monde entier la violence du partenaire intime et la violence sexuelle.

http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs239/fr/

En France, toutes les sept minutes, une femme est violée...,femmes,viol,

28 Novembre 2016, 20:20pm

Publié par hugo

Infos et actualités    Infos et actualités
INFOS ET ACTUALITES
En France, toutes les sept minutes, une femme est violée...
25.11.16 par Bernadette Fabregas. Mise à jour le 28.11.16
0RéagirImprimerEnvoyer
  
Violences conjugales, agressions sexuelles, viols, attouchements, excisions, mariages forcés, violences psychologiques, harcèlement… les formes de violence subies par les femmes, séculaires et planétaires, perdurent et elles les endurent au quotidien. La journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, ce 25 novembre, le rappelle : si ce combat dépend des pouvoirs publics qui lancent en France un 5e plan de mobilisation en la matière, il doit également impliquer l’ensemble de la société. Le ruban blanc, porté par toutes celles et ceux qui sont investis dans ce combat, est aussi là pour en témoigner.

mannequin abîmé
La journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, ce 25 novembre 2016, permet à l’ensemble des acteurs et actrices de réaffirmer l’importance d’une mobilisation collective contre ce fléau mondial qui perdure.
Les Nations Unies définissent la violence à l'égard des femmes de la façon suivante tous les actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. La journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes du 25 novembre 2016 permet donc à l’ensemble des acteurs et actrices de réaffirmer l’importance d’une mobilisation collective contre ce fléau mondial qui perdure. Plus de 20 ans après la Déclaration de l'Assemblée générale des Nations Unies sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes, une femme sur trois est toujours victime de violence physique ou sexuelle, le plus souvent commise par un partenaire intime.

Et vous, pensez-vous connaître la situation de la violence à l'égard des femmes ? Testez vos connaissances...

A l'occasion de cette Journée de sensibilisdation et de mobilisation, Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, a lancé le 5ème plan de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux femmes (2017-2019). Ce plan traduit l’engagement sans relâche de l’État pour permettre aux femmes victimes de violences, d’accéder à leur droit d’être protégées et accompagnées, pour sortir des violences et se reconstruire. La ministre l'a tristement rappelé, en France, toutes les sept minutes, une femme est violée ; tous les deux jours et demi, une femme meurt sous les coups de son compagnon ou ex-conjoint ; 220 000 femmes sont victimes chaque année de violences dans le couple. Derrière ces chiffres, il y a des femmes, des enfants, dont le quotidien est fait de souffrances et de peur. Ces violences sont insoutenables et inacceptables pour nous toutes et tous. (…) Les violences faites aux femmes sont séculaires et planétaires. Elles sont économiques, physiques, morales, ou sexuelles. Nous les affrontons toutes. Nous combattons leur banalisation, en usant de mots adaptés pour les nommer. Nous combattons la solitude et l’isolement des victimes. Nous combattons l’impunité des auteurs. Nous avons les moyens. Nous avons la volonté. Nous devons aux femmes des résultats. Pour la ministre, si ce combat dépend des pouvoirs publics, il doit impliquer l’ensemble de la société. Il est de notre ressort de donner l’impulsion nécessaire au changement des mentalités pour que la tolérance à l’égard des violences recule et que la honte change de camp.

Si l’accompagnement et la mise à l’abri des femmes victimes de violences a progressé, en revanche, les faits de violences et le nombre de victimes reste dramatiquement stable.

affiche violence faite aux femmesCe 5e plan de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux femmes (2017-2019) fixe trois objectifs.

Sécuriser et renforcer les dispositifs qui ont fait leurs preuves pour améliorer le parcours des femmes victimes de violences et assurer l’accès à leurs droit : le 3919 - numéro d’écoute et d’orientation de référence, anonyme et gratuit - et le dispositif des intervenants sociaux dans les commissariats et gendarmeries seront renforcés, la formation des professionnels (médecins, policiers, gendarmes,sapeur-pompiers, travailleurs sociaux…) qui constituent le premier recours des femmes victimes de violences sera systématisée. L’offre d’hébergement d’urgence sera amplifiée pour parvenir à 4 900 places dédiées aux femmes victimes de violences (+2 000 sur la durée des 4e et 5e plans). L'incitation faite aux femmes de porter plainte sera accentuée ainsi que l'aide aux victimes les plus fragiles (offre de soins psycho-traumatiques). Un clip sera diffusé sur les chaînes du groupe France Télévisions le 25 novembre 2016, ainsi que sur les réseaux sociaux.


Renforcer l’action publique là où les besoins sont les plus importants : auprès des enfants victimes des violences conjugales, des jeunes femmes particulièrement exposées aux violences, dans le couple et sur internet, et des femmes vivant en milieu rural. Des actions concrètes renforcent également l’accès aux droits des femmes handicapées victimes de violences, des femmes résidant dans les territoires d’outre-mer et des femmes étrangères.

Déraciner les violences par la lutte contre le sexisme, qui banalise la culture des violences et du viol : en effet de nombreux stéréotypes banalisent les violences ou font porter aux victimes la culpabilité des agressions qu’elles subissent. Des visuels diffusés sur les réseaux sociaux porteront sur les violences conjugales et leur impact sur les enfants, et pour la première fois, sur le viol. De fait, la visibilité des dispositifs d’écoute et la déconstruction des stéréotypes associés aux violences faites aux femmes sont essentielles pour permettre aux victimes de sortir des violences.

Au total, ce sont plus de 125 millions d’euros qui seront engagés entre 2017 et 2019 pour financer les mesures de ce plan. De plus, dans le cadre du plan de mobilisation et d’actions contre le sexisme lancé en septembre 2016, de nombreuses initiatives visant à faire reculer les violences faites aux femmes ont été labellisées. Une carte permet de retrouver plus de 850 manifestations signalées dans les territoires de métropole et d’Outre-mer :

Pour afficher votre solidarité envers les violences faites aux femmes sur les réseaux sociaux, utilisez les hashtags #orangetheworld et #16days! sur twitter, orangez votre photo de profil sur Facebook.

Ce que disent les chiffres…

Dans le monde

pourcentage de violence physique faite aux femmesSelon les estimations, 35 % des femmes dans le monde ont été victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part d'un partenaire intime ou de violences sexuelles de la part d'une autre personne à un moment donné dans leur vie. Cependant, des études menées à l'échelle nationale font apparaître que 70 % des femmes ont été victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part d'un partenaire intime au cours de leur vie.
Plus de 700 millions de femmes actuellement en vie se sont mariées alors qu’elles étaient encore enfants (avant l’âge de 18 ans). Parmi celles-ci, plus d'une sur trois   soit près de 250 millions de femmes s'est mariée avant son 15e anniversaire.
Environ 120 millions de filles (soit un peu plus d'une sur dix) ont déjà été forcées à avoir des relations sexuelles ou à s'adonner à d'autres actes de nature sexuelle à un moment donné de leur existence.
200 millions de filles et de femmes ont subi une forme de mutilation génitale féminine/excision dans 30 pays. Dans la plupart de ces pays, la majorité des filles ont été coupés avant 5 ans.
En France

1 femme décède tous les 2,7 jours victime de son conjoint ou ex-conjoint : 122 femmes ont été tuées en 2015.
Chaque année, en moyenne, 84 000 femmes majeures sont victimes de viol ou de tentatives de viol (Dans 37% des cas, c’est le conjoint qui est l’auteur des faits.)
143 000 enfants vivent dans un foyer où leur mère a déclaré être victime de violences de la part de son conjoint ou ex-conjoint. 42% d’entre eux ont moins de 6 ans(en 2015 96 enfants sont devenus orphelins suite aux homicides au sein du couple)
1 victime d’agression sexuelle sur 3 était âgée de 18 à 25 ans au moment de l‘agression, 90% des mariages forcés sont réalisés avant 25 ans, 1 jeune fille sur 5 a été insultée en ligne sur son apparence physique et 1 sur 6 a été confrontée à des cyberviolences à caractère sexuel par photos, vidéos ou texto.
Le handicap est un facteur aggravant d’exposition aux violences faites aux femmes (3,9% pour les femmes handicapées versus 1,87% des femmes en moyenne)
La prévalence des violences faites aux femmes est plus forte dans les territoires ultramarins : elles sont 15% à la Réunion et 18% à la Martinique à se déclarer victimes de violences conjugales, lorsque ces dernières concernent 10% des femmes dans l’hexagone.

violence envers les femmes
Source OMS
A lire aussi

La violence à l’encontre des femmes / Violence d’un partenaire intime et violence sexuelle à l’encontre des femmes Aide-mémoire Septembre 2016, OMS

http://www.infirmiers.com/actualites/actualites/france-toutes-sept-minutes-femme-violee.html

Le nouveau refus de libération de Jacqueline Sauvage provoque l'indignation,femmes,femmes battues,violences conjugales,

28 Novembre 2016, 05:03am

Publié par hugo

Accueil / Société / News société / Le nouveau refus de libération de Jacqueline Sauvage provoque l'indignation

Le nouveau refus de libération de Jacqueline Sauvage provoque l'indignation
 5764 partages

Publié par Violette Salle 
le 24 novembre 2016


 Facebook

La Cour d'Appel de Paris a rejeté la demande de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent.

Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son époux en 2014, et partiellement graciée par le Président de la République, a vu une seconde fois sa demande de libération conditionnelle rejetée. Une décision incompréhensible, qui indigne Osez le Féminisme : "Est-ce vraiment cela la justice française ? Une justice qui condamne les victimes ? Une justice qui accable une femme qui a été maltraitée et violentée pendant des décennies ? Une justice qui semble tout ignorer des phénomènes d’emprise et des syndromes post-traumatiques des femmes battues ?".

PUBLICITÉ

inRead invented by Teads

Le 10 septembre 2012, Jacqueline Sauvage a tué son mari de trois coups de fusil dans le dos, à leur domicile de Selle-sur-le-Bied, dans la Loire. Pendant 47 ans, celui-ci a battu son épouse à plusieurs reprises et a abusé sexuellement de ses trois filles. En octobre 2014, elle a été condamnée à dix ans de réclusion criminelle, une peine qui a été confirmée lors de son procès en appel en décembre 2015. La Cour a toujours rejeté la légitime défense. Partiellement graciée par François Hollande le 31 janvier dernier, elle a eu la possibilité de faire immédiatement une demande de libération conditionnelle.

"Il est grand temps de changer la loi"

​La demande avait été refusée par le tribunal d'application des peines de Melun (Seine-et-Marne), qui reprochait à Jacqueline Sauvage de "ne pas assez s'interroger sur son acte", malgré un comportement correct lors de sa détention. Plusieurs rapports d'experts ne voyaient, par ailleurs, pas de risques de récidive. "Si la justice, à défaut d’être juste, se contente de faire appliquer la loi, alors il est grand temps de changer la loi", écrit Osez le Féminisme "Et de former les acteurs et actrices de nos systèmes policier et judiciaire, pour qu’enfin les victimes soient correctement accueillies, les femmes correctement protégées."

Pourtant, le parquet général ne s'était "pas opposé" à sa demande de libération, le 12 août dernier. Sauf que ce procès avait été beaucoup trop médiatisé, et cela n'avait pas joué en sa faveur. Les avocats de Jacqueline Sauvage avaient décidé que, pour le procès qui s'est tenu aujourd'hui, la discrétion serait de mise. Une stratégie qui n'a finalement pas porté ses fruits et qui choque les internautes :

 Suivre
 Tatiana-Laurence D. ✔ @TL_Delarue
Aujourd'hui un compagnon violent peut vivre normal en liberté et une victime de violence en prison... Le monde va mal #JacquelineSauvage
16:21 - 24 Nov 2016
  32 32 Retweets   57 57 j'aime
 Suivre
 Anna Conda @an_conda
Comme quoi, une femme battue pendant 47 ans est plus dangereuse pour la société qu'un terroriste ou un politique corrompu #JacquelineSauvage
15:57 - 24 Nov 2016
  1 670 1 670 Retweets   1 079 1 079 j'aime
 Suivre
 Antoine Adam @Ant1Adam
J'ai honte de la justice de mon pays. Liberté pour #JacquelineSauvage, battue et violée pendant 47 ans. Elle a purgé une peine suffisante.
15:54 - 24 Nov 2016
  274 274 Retweets   167 167 j'aime
 Suivre
 Tatiana-Laurence D. ✔ @TL_Delarue
Ma maman n'a rien dit...Elle est décédée... #JacquelineSauvage À agi... Elle est en prison...Une victime doit faire quoi, juste pour vivre?
15:50 - 24 Nov 2016
  598 598 Retweets   547 547 j'aime
 Suivre
 Christophe Beaugrand ✔ @Tof_Beaugrand
Choqué de la décision sur #JacquelineSauvage indigne pour Elle, indigne pour tous ceux qui se battent contre les violences faites aux femmes
15:43 - 24 Nov 2016
  581 581 Retweets   1 170 1 170 j'aime
Et maintenant ?
Jacqueline Sauvage pourra faire une nouvelle demande de libération conditionnelle auprès du tribunal de Melun, mais cette hypothèse reste très incertaine. En effet, elle avait déjà exprimé sa lassitude lors de son précédent procès au mois d'août. Elle pourrait être libérée en juillet 2018, compte-tenu de la réduction de peine automatique. Pour l'instant, elle a déjà passé trois années derrière les barreaux en détention provisoire.

Ses avocates ont annoncé aujourd'hui que leur cliente refuse de se pourvoir en cassation.

A lire aussi, le gouvernement renforce ses moyens pour lutter contre les violences faites aux femmes

Abonnez-vous à la Newsletter Buzz !

Les campagnes contre les violences faites aux femmes
Voir aussi : Les violences faites aux femmes

http://www.aufeminin.com/news-societe/jacqueline-sauvage-la-justice-decide-de-la-laisser-en-prison-s2062475.html

Il maltraite sa femme - Cam Clash,femmes,violences conjugales,

28 Novembre 2016, 04:44am

Publié par hugo

Et ils vécurent heureux, violences conjugales / domestic violence (ENGLISH SUBTILES AVAILABLE),femmes,femmes battues,violences conjugales,

28 Novembre 2016, 04:42am

Publié par hugo