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Le blog de hugo,

Articles avec #economie

Des femmes de chambre en colère : « nous savons quand nous commençons le travail, mais nous ne savons pas quand nous le terminerons »,femmes,emploi,

16 Novembre 2017, 02:07am

Publié par hugo

 15 novembre 2017
ÉconomieDes femmes de chambre en colère : « nous savons quand nous commençons le travail, mais nous ne savons pas quand nous le terminerons »
En grève depuis le 18 octobre, les femmes de chambre, gouvernantes et équipiers du sous-traitant Héméra tiennent bon à l’Holiday Inn de Clichy. Les actions menées jusque là, avec leur syndicat CNT-SO et le soutien de la CGT-HPE, ont eu un bon écho médiatique. Elles ont permis de populariser ce conflit que l’employeur comme le donneur d’ordres espèrent voir s’enliser. En grève reconductible depuis 3 semaines, les salarié·e·s surexploité·e·s d’Hemera revendiquent.
Témoignage d’un équipier
« Je suis équipier (1) chez Holiday Inn de Clichy. Je travaille ici depuis février 2017 et c’est déjà la quatrième société de sous-traitance qui s’occupe de l’hôtel. Nous sommes en grève pour soutenir les femmes de chambre qui ont des conditions de travail qui se dégradent, qui sont indignes. Elles sont payées à la tâche et non plus à l’heure. Celles qui avaient des contrats à l’heure avec les anciennes sociétés de sous-traitance, se sont vus passées aux contrats payés à la tâche.
Avant les femmes de chambre avaient 2 jours de repos par semaine. Aujourd’hui elles sont à la merci de la gouvernante qui décide quand elles pourront se reposer.
Nous n’avons aucun droit. Nous n’avons pas de 13 éme mois par exemple.
Le groupe hôtelier a muté 2 femmes de chambre qui avaient 8 et 10 ans d’ancienneté au Mans, sous le prétexte qu’il y avait trop de femmes de chambre ici. Mais en parallèle, la direction en a fait venir 3 nouvelles dans cet hôtel. Cela n’a pas de sens. Pourquoi ne pas avoir muté les 3 nouvelles employées directement au Mans ? »
Témoignage d’une femme de chambre
« Je suis femme de chambre, sous traitée par la société Héméra, depuis 11 ans. Nous faisons grève parce que 2 collègues ont été abusivement mutées au Mans. Nous revendiquons également nos 2 jours de repos consécutifs, un panier repas, et plus généralement le respect de notre travail. Tous les acquis accordés par les anciennes sociétés de sous-traitance ont été perdus depuis qu’Héméra est devenue la nouvelle société.
Nous manifestons depuis 4 semaines. La direction ne nous écoute pas. Elle nous envoie la police tout les jours. Nous subissons des pressions, mais nous tenons le coup et nous sommes toujours là.
Vendredi 3 novembre à la mairie de Clichy, une députée LREM nous a reçu. Elle nous a dit qu’il fallait être flexibles, que nous n’étions pas le cœur de l’hôtel. Selon elle, le cœur de l’hôtel est la réception, alors que nous, qui sommes dans les étages, nous manifestons et revendiquons nos droits. Elle s’en fout !
Nous allons continuer à manifester jusqu’à ce que nous obtenions la réintégration de nos 2 collègues, nos 2 jours de repos consécutifs, nos paniers repas et nos heures supplémentaires payées. Nous, les femmes de chambre, nous savons quand nous commençons le travail, mais nous ne savons pas quand nous le terminerons. Nos journées sont longues, mais nos salaires restent les mêmes. Nous sommes rémunérées à la tache ! Nous voulons travailler à l’heure. S’il faut faire des heures supplémentaires, nous voulons qu’elles soient payées. »
Propos recueillis par Mailys Ardit 50-50 magazine
1 L’équipier réalise tout ou partie des activités d’un établissement hôtelier ou de tourisme (accueil, services aux clients, entretien des chambres et des locaux, …), selon la charte qualité de l’établissement et les règles d’hygiène et de sécurité. Peut effectuer le service en salle pour les repas.
Partager :


⦁ http://www.50-50magazine.fr/2017/11/15/des-femmes-de-chambre-en-colere-nous-savons-quand-nous-commencons-le-travail-mais-nous-ne-savons-pas-quand-nous-le-terminerons/
⦁ 
 

Revenus : les jeunes paient le prix de la crise,SOCIETE,economie,

13 Novembre 2017, 03:26am

Publié par hugo

 Revenus : les jeunes paient le prix de la crise
Données 3 novembre 2017
Les revenus moyens progressent avec l’âge, mais comment les revenus par âge ont-ils évolué ces dix dernières années ? Pour les 60-69 ans, ils sont orientés à la hausse, avec une progression de 13 %. Chez les jeunes de 18 à 29 ans, le niveau de vie moyen stagne. Les inégalités de revenus entre groupes d’âge se creusent et se doublent d’inégalités d’accès au logement et à la propriété.
Ages et générations Revenus
 
Toute la population ne subit pas la crise de la même façon. Les inégalités de revenus s’accroissent entre les plus riches et les plus pauvres, mais aussi entre les groupes d’âge. Au cours des dix dernières années connues (2003-2013), les calculs du Centre d’observation de la société [1] montrent que le niveau de vie des 18-29 ans a stagné autour de 20 000 euros annuels (1 700 euros mensuels) après impôts et prestations sociales. Pendant ce temps, le niveau de vie moyen annuel de l’ensemble de la population a augmenté de plus de 1 000 euros (soit un gain de 5 %) et celui des 60-69 ans de plus de 3 000 euros (+ 13 %).
Unité : euros 2013Évolution du niveau de vie annuel moyenselon l'âgeEnsemble18-29 ans60-69 ans200420062008201020121750020000225002500027500300002008● 18-29 ans : 21 152
Source : Insee – Données recalculées pour tenir compte des ruptures de série – © Observatoire des inégalités
/spip.php?page=graphe&num=1454&interpolation=datetime&ligne_depart=&ligne_fin=&colonnes=&type=line&miny=18000&pas=&note=&lignes_exclues=&type0=&couleur0=&type1=&couleur1=&type2=&couleur2=&type3=&couleur3=&type4=&couleur4=&type5=&couleur5=&type6=&couleur6=&type7=&couleur7=&type8=&couleur8=&axe0=&axe1=&axe2=&axe3=&axe4=&axe5=&axe6=&axe7=&axe8=&Y-unite0=&Y-couleur0=&Y-unite1=&Y-couleur1=&Y-unite2=&Y-couleur2=spip.php?page=tableau&num=1454
Ces données minimisent les écarts pour deux grandes raisons. Premièrement, au cours des dix dernières années, le niveau de qualification des plus jeunes a continué à progresser, même si le rythme est moins soutenu qu’auparavant. Cet investissement éducatif ne semble avoir aucun effet, au moins en début de carrière : une partie de la jeunesse est déclassée. Deuxièmement, les plus jeunes subissent les effets de la hausse des prix du logement et en particulier des loyers : l’écart des niveaux de vie serait bien plus grand si l’on déduisait les charges de logement, notamment pour les jeunes qui vivent au sein des grandes villes. Une partie des plus âgés, propriétaires-bailleurs, détourne à son profit une part de la croissance des niveaux de vie.
Plusieurs raisons peuvent expliquer la hausse des inégalités entre les jeunes et les vieux. Tout d’abord, les 60-69 ans de 2013 sont nés au plus tard au milieu des années 1950. Ce sont les dernières générations d’avant crise, celles qui sont nées juste au bon moment [2]. Le taux d’activité féminin y a nettement progressé : de plus en plus de femmes arrivent à l’âge de la retraite avec des carrières complètes (ou moins incomplètes), ce qui joue sur leurs revenus. Ce n’est que pour ceux qui vont arriver ensuite que l’on pourra voir un effet sensible du chômage et de la précarité sur les niveaux de vie. Inversement, les 18-29 ans de 2013 s’insèrent en pleine morosité économique – la croissance est lente depuis 2001 – et ils le paient par des salaires très faibles, du fait d’un rapport de force particulièrement dégradé sur le marché du travail. Dans une période de vaches maigres, chacun défend ses intérêts bec et ongles. À ce jeu, malheur au plus faible, dont les jeunes.
Cette situation a des conséquences concrètes en termes d’accès à la consommation et au logement. Quand les plus âgés vivent de mieux en mieux, c’est bien moins le cas pour les plus jeunes. La conjugaison de statuts précaires et de stagnation des niveaux de vie rend particulièrement délicat l’accès au logement autonome : une partie des jeunes doit se contenter de vivre en colocation à des âges élevés ou de rester habiter chez ses parents. Seule une minorité très favorisée peut se constituer un patrimoine, notamment en accédant à la propriété. Les inégalités se transmettent dans le temps par ce biais : une fois âgés, quand certains auront achevé de rembourser leurs emprunts immobiliers, d’autres verront leur niveau de vie réduit par le paiement d’un loyer, creusant les écarts de niveaux de vie.
Les moyennes peuvent être trompeuses. Les jeunes qui subissent le plus la crise sont les moins diplômés, souvent issus des milieux ouvriers ou employés, pour qui l’insertion sur le marché du travail n’a rien à voir avec celle de la jeunesse diplômée, quand bien même celle-ci a plus de mal aujourd’hui qu’hier. À côté de formes variées de déclassement, il y a aussi l’absence de classement : le fait de demeurer là d’où l’on vient, tout en bas de la hiérarchie sociale. Et de « galérer » parfois des années avant de disposer d’un poste stable payé un peu plus que le minimum.
Ces dix années vont-elles laisser une trace définitive sur le niveau de vie des jeunes ? Au fil du temps, les écarts entre les âges se transforment en écarts entre générations, durablement marquées. Pour les plus jeunes, rien n’est jamais joué : on peut toujours attendre une reprise de la croissance qui modifierait la donne. À l’évidence, toute une partie des générations nées à partir des années 1960-1970, déjà âgées, ont connu une intégration sur le marché du travail bien plus difficile que les précédentes, surtout pour les moins qualifiés. Pour elles, le rattrapage n’est plus envisageable.
Cet article est repris du Centre d’observation de la société.
Photo / © Angèle Schmidt
[1] Les séries sont recalculées pour tenir compte des changements de méthode de l’Insee en 2010 et 2012.
[2] Voir« L’évolution du niveau de vie au fil des générations », Centre d’observation de la société, septembre 2017.
https://www.inegalites.fr/Revenus-selon-l-age

La pauvreté ne frappe pas au hasard les catégories sociales,economie,

13 Novembre 2017, 03:22am

Publié par hugo

 La pauvreté ne frappe pas au hasard les catégories sociales
Données 10 novembre 2017
8,2 % des ouvriers et 10,7 % des employés sont pauvres, contre 1,8 % des cadres supérieurs. 60 % des pauvres sont ouvriers ou employés. La pauvreté ne frappe pas au hasard les milieux sociaux.
Revenus et patrimoine Catégories sociales Pauvreté Revenus et patrimoine
  
Dans les ménages dont la personne de référence est active [1], le taux de pauvreté est de 8,2 % chez les ouvriers, 10,7 % chez les employés, contre 1,8 % chez les cadres supérieurs (selon l’Insee, au seuil à 50 % du niveau de vie médian). Ces moyennes masquent des écarts encore plus grands quand on observe les données détaillées : le taux de pauvreté des ouvriers et employés qualifiés est de l’ordre de 6 %, mais il atteint 25 % chez les personnels de services aux particuliers (femmes de ménage notamment).
Ouvriers et employés représentent à eux seuls près 60 % des personnes pauvres (adultes et enfants compris). Les personnes les plus démunies sont d’abord les moins qualifiées, celles qui ont le plus de difficultés à s’intégrer dans l’emploi stable correctement rémunéré. Ce sont pour partie des femmes soumises à des contraintes familiales : l’absence de mode de garde, les faibles salaires, le temps partiel contraint, font basculer dans la pauvreté une partie des familles et en particulier des familles monoparentales.
La pauvreté selon la catégorie socialeSeuil à 50 % du niveau de vie médianTaux de pauvreté en %Part de la population pauvre en %Agric. expl.,artis.,commerc.,chefsd'entrep.Cadres sup.Prof. interm.EmployésOuvriers010203040Ouvriers● Part de la population pauvre en %: 34.2
Population vivant dans un ménage où la personne de référence est active. Lecture : les personnes (enfants compris) qui vivent dans un ménage dont la personne de référence est ouvrière représentent 34,2 % des pauvres. Parmi les personnes qui vivent dans un ménage dont la personne de référence est ouvrière, 8,2 % sont pauvres.
Source : Insee – Données 2014 – © Observatoire des inégalités
 
La pauvreté selon la catégorie sociale
Seuil à 50 % du niveau de vie médian     
 Nombre de personnes pauvres
en milliers Taux de pauvreté
en % Part de la population pauvre
en %
Agric. expl., artis., commerc., chefs d'entrep. 739 15,7 25,0
Cadres sup. 154 1,8 5,2
Prof. interm. 307 3,0 10,4
Employés 745 10,7 25,2
Ouvriers 1 009 8,2 34,2
   
Ensemble 2 954 6,9 100
Population vivant dans un ménage où la personne de référence est active. Lecture : les personnes (enfants compris) qui vivent dans un ménage dont la personne de référence est ouvrière représentent 34,2 % des pauvres. Parmi les personnes qui vivent dans un ménage dont la personne de référence est ouvrière, 8,2 % sont pauvres.
Source : Insee – Données 2014 – © Observatoire des inégalités
https://www.inegalites.fr/La-pauvrete-ne-frappe-pas-au-hasard-les-categories-sociales

L’état de la pauvreté en France;,articles femmes hommes,societe,

13 Novembre 2017, 01:27am

Publié par hugo

 L’état de la pauvreté en France
Analyses 9 novembre 2017
Combien compte-t-on de pauvres en France ? Comment leur nombre évolue-t-il ? Sur ce sujet très sensible, les polémiques sont fréquentes et les points de repère manquent. L’Observatoire des inégalités publie une note de synthèse sur la pauvreté en France, avec les dernières données disponibles.
Revenus et patrimoine Pauvreté
Quel est le niveau de la pauvreté en France ? Comment évolue-t-elle ? Sur ce sujet très sensible, les polémiques sont fréquentes et les points de repère manquent. Pour permettre à chacun d’y voir plus clair, l’Observatoire des inégalités dresse l’état de la pauvreté monétaire en France, en huit pages synthétiques. Nous présentons les principaux chiffres, leur évolution et cherchons à cerner au mieux le phénomène, sans l’exagérer, comme cela est trop souvent fait. Notre synthèse présente les principales caractéristiques de la population pauvre en France [1].
La capacité est grande dans notre pays à forcer le trait, à exagérer les chiffres pour mobiliser l’attention. On n’assiste pas à une explosion de la pauvreté et de la misère. Partant de bons sentiments, le catastrophisme finit par décrédibiliser l’information et alimente la critique du modèle social français alors que notre pays est parmi ceux qui s’en sortent le mieux au monde sur ce plan jusqu’ici.
Il n’empêche : en considérant la définition la plus restrictive, c’est-à-dire le seuil de pauvreté situé à la moitié du revenu médian [2], le nombre de personnes pauvres a augmenté de 600 000 en dix ans [3]. Au cours de la même période, le taux de pauvreté est passé de 7,5 à 8 %. La décennie 2000 et plus encore, la crise déclenchée en 2008, ont marqué un retournement historique de la tendance : la pauvreté ne diminue plus en France, elle augmente. Vivre avec moins de 850 euros par mois est une réalité qui touche désormais plus de cinq millions de personnes.
Contrairement à un discours commun selon lequel la crise serait généralisée à tous les milieux, la pauvreté ne frappe pas au hasard. Une large partie de la population est à l’abri, même si la peur de la pauvreté ou du chômage s’étend. En 2014, le taux de pauvreté des employés est six fois plus élevé que celui des cadres supérieurs. Et le taux de pauvreté des non-diplômés est trois fois supérieur à celui des diplômés d’un bac + 2.
Face à ce constat largement étayé, faut-il se contenter de « donner sa chance à tout le monde » ? Les enfants et les jeunes de moins de vingt ans représentent 35,6 % des personnes pauvres en France. Suffit-il d’aider les plus méritants d’entre eux à tirer leur épingle du jeu dans une compétition scolaire puis professionnelle sans merci ? Assurément non.
Aider les enfants pauvres à réussir à l’école est un enjeu essentiel de justice sociale. Ils ne sont d’ailleurs pauvres que parce que leurs parents le sont. À l’heure où les allocations logement sont rabotées et le travail flexibilisé, c’est la situation globale des plus défavorisés qui doit nous inquiéter : celle en particulier des jeunes adultes peu diplômés qui peinent à entrer sur le marché du travail mais restent privés d’un revenu minimum, celle de toutes les personnes au chômage, en emploi précaire ou découragées face au manque d’emploi pour les moins qualifiés.
Contrairement à ce qui est dit ici ou là, les Français soutiennent massivement les plus pauvres et sont prêts à davantage de solidarité. Les soi-disant préjugés anti-pauvres ne sont colportés et reçus que par une minorité [4]. L’ampleur des cadeaux fiscaux qui viennent d’être annoncés pour les plus aisés montre clairement qu’améliorer la situation des ménages modestes n’est pas une question de moyens mais de choix politique.
Anne Brunner
« L’état de la pauvreté en France », Notes de l’Observatoire, n° 4, Observatoire des inégalités, novembre 2017.
Éditée avec le soutien de la Fondation Abbé Pierre.
Notes de l’Observatoire
Cette note sur la pauvreté constitue une réactualisation complète de la première note parue sur le sujet en octobre 2013. Les Notes de l’Observatoire sont des publications disponibles gratuitement sur notre site. En regroupant un ensemble d’éléments publiés sur www.inegalites.fr, elles visent à fournir aux citoyens une information globale et documentée.
Voir les autres numéros des Notes de l’Observatoire.
Toute reproduction est interdite sans l’accord des auteurs.
 
https://www.inegalites.fr/L-etat-de-la-pauvrete-en-France-2407

Droits. Hausse en trompe-l’œil de l’allocation adulte handicapé,handicap ,

12 Novembre 2017, 15:34pm

Publié par hugo

 Droits. Hausse en trompe-l’œil de l’allocation adulte handicapé
Alexandre Fache
Mardi, 7 Novembre, 2017
L'Humanité
https://www.humanite.fr/sites/default/files/images/53088.HR.jpghttps://www.humanite.fr/sites/default/files/images/53088.HR.jpg
Pour les travailleurs handicapés, le taux de chômage (20%) reste près de 2 fois supérieur à celui du reste de la population. Nicolas Guyonnet/Mlaphoto
Promesse phare d’Emmanuel Macron, la revalorisation de cette prestation est ternie par une multitude de petites mesures d’économies glissées dans le projet de budget 2018 en discussion à l’Assemblée nationale. Les associations disent leur « colère ».
C’était le 20 septembre dernier, lors du comité interministériel du handicap. Édouard Philippe y avait présenté la feuille de route du gouvernement dans ce domaine. En tête de gondole, la fameuse et très attendue revalorisation de l’AAH, ce minimum social versé au quelque 1,1 million de personnes frappées par une incapacité de travail permanente d’au moins 50 %. D’un montant de 810 euros par mois, cette allocation reste loin du seuil de pauvreté en France, estimé à 1 015 euros, si l’on adopte la définition le fixant à 60 % du revenu médian. L’AAH passera bien comme promis à 900 euros, mais en deux ans : 860 euros le 1er novembre 2018, et 900 un an plus tard, fin 2019. « Il faut tenir compte des contraintes budgétaires », avait déjà justifié le premier ministre, sans s’étendre sur les petites surprises qu’allaient encore préparer les services de Bercy pour alléger la facture. « Ces mesures discrètes, on a commencé à les découvrir dans le dossier de presse du comité interministériel, témoigne, amer, Arnaud de Broca, le secrétaire général de la Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés (Fnath). Au-delà du fond, c’est aussi la manière qui nous a mis en colère : il n’y a eu aucune concertation, et encore moins de coconstruction sur ce sujet. »
« Le gouvernement va prendre d’une main ce qu’il donne de l’autre »
Ces mauvaises surprises, quelles sont-elles ? D’abord, les couples bénéficiant de l’AAH ne verront pas leur modeste pécule progresser. Le gouvernement a choisi de rapprocher les règles d’attribution de cette allocation de celles pratiquées pour les autres minima sociaux, moins favorables, comme le RSA. Si deux bénéficiaires de l’AAH vivent en couple, ils ne pourront pas espérer plus de 1 620 euros par mois, soit quasiment le même montant qu’aujourd’hui. Difficile de parler de « revalorisation » pour les 76 000 personnes concernées… « Le gouvernement va prendre d’une main ce qu’il donne de l’autre », résume la Fnath.
Une logique qui transparaît aussi dans la réforme des deux compléments de ressources à l’AAH. Actuellement, la « majoration pour vie autonome » (104 euros) est accordée aux personnes en situation de handicap qui vivent dans un logement indépendant et, de fait, prennent en charge elles-mêmes les dépenses que cela implique. Le « complément de ressources » (179 euros) bénéficie, lui, à celles qui ne peuvent absolument pas travailler (incapacité de 95 % et plus). Le gouvernement a décidé de fusionner ces deux dispositifs en s’alignant sur le moins généreux des deux, celui à 104 euros… Résultat : selon les calculs des associations, sur les 65 000 personnes touchant ces compléments, certains verront au mieux leur revenu progresser de 15 euros par mois, revalorisation comprise, quand d’autres constateront qu’il diminue de 90 euros ! De quoi voir d’un mauvais œil la gigantesque ristourne offerte, séance tenante, par le gouvernement Philippe aux « premiers de cordée » de l’ISF…
« Nous sommes vraiment déçus, résume Alain Rochon, de l’APF. On aurait aimé pouvoir se réjouir de cette revalorisation de l’AAH, mais, dans ces conditions, c’est impossible. Souvenez-vous des débats sur le revenu universel pendant la campagne. On en est loin aujourd’hui… » La secrétaire d’État Sophie Cluzel tente, de son côté, de justifier cette fusion des compléments de revenus par un souci de « rationalisation et de simplification », ajoutant qu’elle ne sera « pas effective avant le début 2019 ». Mais la pilule ne passe toujours pas.
D’autant que les attaques au portefeuille ne s’arrêtent pas là. Les bénéficiaires d’une pension d’invalidité qui travaillent ne pourront plus prétendre, à partir du 1er janvier 2018, à la prime d’activité. Une perte de pouvoir d’achat de 158 euros par mois, selon les associations (APF, Unapei, Emmaüs, France Alzheimer, LDH…), qui ont lancé, mi-octobre, une pétition contre « le recul des droits et l’aggravation de la précarité » des personnes en situation de handicap. Elle recueillait hier près de 37 000 signatures. « Belle façon d’encourager le retour à l’emploi ! » ironise Alain Rochon, qui fustige aussi la hausse de la CSG qui va frapper, sans contrepartie, les mêmes pensionnés d’invalidité, ainsi que les aidants familiaux. « Il y a une accumulation de signaux négatifs qui ternissent totalement l’avancée qu’aurait dû constituer la revalorisation de l’AAH », regrette encore le président de l’APF.
Un taux d’emploi loin des 6 % théoriquement obligatoires
Plus globalement, les personnes en situation de handicap sont fatiguées de devoir faire l’aumône aux pouvoirs publics. « Plutôt que pour des allocations, on aimerait se battre pour des emplois », lance Alain Rochon. Mais là aussi, la situation ne cesse de se dégrader : le taux d’emploi des personnes handicapées atteint péniblement les 3,3 % dans le secteur privé et 5,1 % dans le secteur public, loin des 6 % théoriquement obligatoires depuis 1987 dans les entreprises de plus de 20 salariés. Quant au taux de chômage, il reste deux fois supérieur (20 %) à celui du reste de la population. Face à cela, que propose le gouvernement ? La suppression des contrats aidés (11,4 % étaient occupés par des travailleurs handicapés en 2016) et la réduction des subventions versées aux « entreprises adaptées », ces structures qui emploient au minimum 80 % de personnes en situation de handicap (lire l’entretien ci-après). « Dans les deux cas, on nous dit que ce sont des dispositifs “qui ne fonctionnent pas”, que “ce n’est pas la bonne façon de revenir à l’emploi”, explique Alain Rochon. Mais c’est quoi, la bonne façon ? Se contenter des maigres 3 % actuels ? » De son côté, Arnaud de Broca, de la Fnath, promet de continuer à faire passer le message. « Certains le relaient à l’Assemblée, sans succès pour l’instant, note-t-il. Espérons que nous pourrons être entendus au moment de la rédaction des décrets… »
En lien aah-quel-montant-et-pour-qui-en-attendant-de-la-porter-900-euros-par-mois ?
La loi travail xxl, un handicap de plus
L’Association des paralysés de France (APF) s’inquiète des conséquences de la réforme du Code du travail sur l’emploi des personnes en situation de handicap et des aidants. Lors d’une conférence de presse, hier, l’APF a dit « craindre que ces changements soient source d’accroissement de l’exclusion du marché du travail et de discrimination au travail ». Le handicap est la seconde cause de discriminations dans le travail. 29 % des personnes inscrites au chômage déclarent avoir perdu leur emploi à la suite d’une rupture de contrat pour maladie ou invalidité, contre seulement 6 % pour la population générale.


https://www.humanite.fr/droits-hausse-en-trompe-loeil-de-lallocation-adulte-handicape-645023

La pauvreté frappe neuf millions de personnes en France,economie,fance

12 Novembre 2017, 15:31pm

Publié par hugo

 
La pauvreté frappe neuf millions de personnes en France
Neuf millions de personnes seraient concernées par la pauvreté, selon un nouveau rapport du Secours catholique. Dans plus de la moitié des cas, il s'agit d'une famille monoparentale.
http://videos.francetv.fr/video/ea344e11-d613-5aac-8c8a-d15fa0122a03@Info-web
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France 2
 
France 2France Télévisions
Mis à jour le 09/11/2017 | 12:44
publié le 09/11/2017 | 12:44
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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin  
Travail précaire, chômage, exclusion... La pauvreté ne faiblit pas en France. Elle concernerait actuellement neuf millions de personnes, selon l'Insee et le Secours catholique. Parmi elles, de nombreux enfants vivent dans des familles de plus en plus démunies : des couples avec enfants dans 24,2% des cas, des familles monoparentales dans 55%.
Femmes et étrangers plus vulnérables
Les femmes représentent la majorité des adultes concernés, soit 53%. Autre catégorie particulièrement vulnérable : les étrangers. Plus de la moitié des adultes d'origine étrangère sont sans statut légal et ne peuvent ni travailler ni bénéficier des aides sociales. Le revenu mensuel moyen n'augmente que lentement. L’an dernier, il était de 548 euros, largement en dessous du seuil de pauvreté fixé à 1 015 euros par mois.


http://www.francetvinfo.fr/economie/immobilier/immobilier-indigne/la-pauvrete-frappe-neuf-millions-de-personnes-en-france_2459500.html

« Les retombées positives des Jeux paralympiques de Londres ont été balayées. »,handicap,

12 Novembre 2017, 13:28pm

Publié par hugo

Anne Hidalgo, la maire de Paris, des officiels et des sportifs ont posé, vendredi 10 novembre, devant l’emblème paralympique installé sur le parvis de l'Hôtel de ville. © JEAN-MARIE HERVIO / KMSP / PARIS 2024
« Les retombées positives des Jeux paralympiques de Londres ont été balayées. »
Publié le 10 novembre 2017
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⦁ Que doivent attendre les Français en situation de handicap des Jeux paralympiques que Paris organisera en 2024 ? Alors que ⦁ la maire, Anne Hildalgo, recevait ce vendredi 10 novembre Andrew Parsons, nouveau Président du Comité international paralympique, Faire-face.fr a interrogé Ian Brittain sur l’héritage des Jeux à Londres en 2012. ⦁ Ce chercheur à Coventry Business School, spécialiste du mouvement paralympique, a publié ⦁ un article scientifique sur le sujet.
⦁ Faire Face : Quel héritage le gouvernement britannique avait-il promis après les Jeux paralympiques ?
 Ian Brittain : Les Jeux devaient permettre de transformer le regard de la société sur les personnes handicapées. Ils devaient aussi contribuer à développer leur participation à des activités physiques et sportives. Enfin, dernier héritage attendu, un plus grand engagement de la société pour identifier et éliminer les barrières à la participation des citoyens handicapés.
FF : Ces promesses-ont elles été tenues ?
I.B : Le gouvernement l’assure. Il s’appuie notamment sur une enquête d’opinion réalisée en 2013. 81 % des personnes interrogées pensent que les Jeux ont eu un effet positif sur la manière dont les citoyens handicapées sont considérés. Mais, un sondage datant de la même année auprès des personnes en situation de handicap tempère ce satisfecit : 81 % assurent qu’elles n’ont pas vu de changement.
Plus prosaïquement, si progrès il y a eu, ils restent mesurés. La pratique handisport s’est certes développée, mais surtout à un haut niveau. Et seules 50 des 270 stations du métro londonien sont totalement accessibles.
 
Article du Daily Mail, le deuxième plus gros quotidien britannique, en octobre 2010 : « 75% des bénéficiaires de pensions d’invalidité fraudent. »
FF : Pourquoi un tel écart entre les promesses et les réalisations ?
I.B : Les méga-évènements sportifs ne se déroulent pas ex nihilo mais dans un contexte politique, économique et culturel donné. Dans le cas des Jeux de Londres, plusieurs facteurs ont impacté sévèrement et négativement l’héritage attendu. Notamment les mesures d’austérité mises en œuvre par le gouvernement en réponse à la crise financière. Mais aussi les tentatives de réformer le système d’aides sociales destinées aux personnes handicapées.
De plus, la couverture médiatique de cette réforme n’a rien arrangé. Des journaux l’ont abordée sous l’angle des profiteurs de la Sécurité sociale, en publiant des articles sur des personnes valides qui prétendraient être malades ou handicapés pour percevoir indûment des allocations.
Par conséquent, quelles qu’aient été les retombées positives des Jeux de Londres, elles ont été balayées.
FF : Quelles leçons en tirer pour Paris 2024 ?
I.B : Il faut se focaliser sur des objectifs bien définis et atteignables. Des objectifs trop larges conduisent à des attentes trop élevées. Il est également très important d’impliquer les personnes handicapées le plus en amont possible.
FF : Faut-il craindre que les Jeux paralympiques offrent une représentation biaisée des personnes handicapées en donnant uniquement à voir de jeunes sportifs performants ?
I.B : Le discours dominant, c’est que les Jeux paralympiques peuvent contribuer à changer positivement le regard sur les personnes handicapées. Mais ces dernières sont nombreuses à considérer qu’en fait cet événement, qui a évolué vers le modèle sportif olympique élitiste, leur rend un mauvais service. En faisant des sportifs paralympiques la norme, le risque est en effet d’isoler encore un peu plus celles et ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas s’impliquer dans le sport. Propos recueillis par Franck Seuret
*Voir cet autre article de faire-face.fr sur la représentation des sportifs handicapés dans les médias.
http://www.faire-face.fr/2017/11/10/retombees-paralympiques-londres-balayees/

AAH et invalidité : le gouvernement droit dans ses bottes,HANDICAP,economie,

9 Novembre 2017, 08:29am

Publié par hugo

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Sophie Cluzel, la secrétaire d'État chargée des personnes handicapées (à gauche), et Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités (à droite), se sont exprimées sur quatre sujets qui fâchent.
AAH et invalidité : le gouvernement droit dans ses bottes
Publié le 7 novembre 2017
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⦁ Interrogées par les députés sur les ressources des personnes handicapées et de leurs aidants, Sophie Cluzel et Agnès Buzyn ont apporté des précisions. Sans pour autant lâcher grand-chose sur le fond des mesures contestées.
⦁ Bougera ? Ne bougera pas ? Le gouvernement défend, depuis début octobre, son projet de loi de finances devant le Parlement. Mais de nombreuses associations contestent plusieurs mesures sur les ressources des personnes handicapées. ⦁ Elles ont même lancé une pétition.
⦁ Vendredi 3 novembre, Sophie Cluzel, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, et Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités, ⦁ se sont exprimées devant la commission des affaires sociales élargie. Au programme, quatre sujets qui fâchent. Le gel du plafond de ressources pour les allocataires en couple et la suppression de la prime d’activité pour les pensionnés d’invalidité en emploi. Mais aussi la disparition du complément de ressources et la hausse de la CSG pour les aidants.
AAH en couple : va bouger à la marge
Si vous avez manqué les épisodes précédents
Le gouvernement a décidé de porter le montant de l’AAH à taux plein de 810 € aujourd’hui à 860 € le 1er novembre 2018 et à 900 € un an plus tard. Mais aussi de geler le plafond de ressources y ouvrant droit pour les allocataires en couple. Ces derniers ne vont donc pas tous bénéficier d’une augmentation de 90 € de leur AAH.
Ce que vient de dire le gouvernement aux députés
Selon Sophie Cluzel, « seuls 19 000 allocataires » en couple dont les ressources (revenu net imposable du conjoint après abattement + AAH) sont supérieures à 1 620 € vont voir le montant de leur allocation inchangé. 85 000 bénéficieront partiellement de la revalorisation (moins de 90 €). Et 155 000 en profiteront intégralement : leur AAH passera à 860 € puis 900 €. Dans un précédent article, faire-face.fr a calculé les seuils à partir desquels vous allez gagner beaucoup, un peu ou rien du tout.
La secrétaire d’État n’envisage donc pas du tout de revenir sur le gel du plafond de ressources. En revanche, elle se dit « favorable à une mesure de lissage permettant qu’il n’y ait pas de rupture des droits. Je m’engage à la mettre en place au niveau adapté sous forme de mesures réglementaires. » Une mesure très technique pour corriger les effets indésirables de la décision du gouvernement.
 
Aujourd’hui, ce plafond est égal à 1 621,78 € pour un couple, soit deux fois le plafond pour une personne seule (= 2 x 810,89 €, le montant de l’AAH à taux plein aujourd’hui). Alors qu’il aurait mécaniquement dû augmenter avec la hausse programmée de l’AAH et passer à 1 800 € (= 2 x 900 €) en novembre 2019, le gouvernement a choisi de le geler. Comment ? En abaissant le coefficient multiplicateur du montant à taux plein de l’AAH, de 2 à 1,9 puis 1,8, à chaque hausse programmée de l’allocation.
Le 1er novembre 2018, le plafond de ressources sera donc égal à 1,9 x le montant de l’AAH à taux plein à cette date (860 €), soit 1 634 €. Le 1er novembre 2019, il retombera à 1 620 €, soit 1,8 x 900 €. Autrement dit, un allocataire en couple justifiant de 1 630 € aurait droit à l’AAH le 1er novembre 2018 (plafond autorisé = 1 634 €) mais plus le 1er novembre 2019 (plafond autorisé = 1 620 €). Le lissage viserait donc à éviter qu’il perde ses droits à cause de ces variations minimes du plafond de ressources. Cette mesure technique concerne donc un nombre extrêmement réduit d’allocataires.
Prime d’activité pour les pensionnés d’invalidité : ne bouge pas
Si vous avez manqué les épisodes précédents
À partir de 2018, les travailleurs titulaires d’une pension, d’une rente d’invalidité ou d’une rente accident du travail-maladie professionnelle ne pourront plus bénéficier d’une prime d’activité. L’APF et l’Unapei avaient obtenu du gouvernement Valls que, pour le calcul de cette prime, les rentes et pensions soient considérées comme un revenu d’activité au même titre que les revenus professionnels et non comme une prestation sociale. Ce qui permettait aux pensionnés d’invalidité exerçant un emploi de pouvoir prétendre à cette prime versée à tous les travailleurs percevant de faibles ressources d’activité.
Ce que vient de dire le gouvernement aux députés
« Cette dérogation n’est pas complètement cohérente avec l’esprit de la prime d’activité qui a pour objectif, et seul objectif, d’inciter les bénéficiaires à augmenter les revenus tirés de leur activité, a expliqué Agnès Buzyn. (…) Les rentes AT-MP et les pensions d’invalidité (…) sont des prestations sociales et des revenus de remplacement. Elles n’ont pas vocation à être assimilées à des revenus d’activité pour le calcul de la prime. »
Mais alors pourquoi le gouvernement ne tient-il pas le même raisonnement pour l’AAH ? Les titulaires de l’allocation adulte handicapé en emploi bénéficient en effet de la même dérogation que ceux de la pension d’invalidité : elle est prise en compte comme un revenu d’activité pour le calcul de la prime et non comme une prestation sociale.
Sans doute parce que l’onde de choc aurait été beaucoup plus forte. Et, avance Agnès Buzyn, le coût de cette mesure pour les pensions d’invalidité « n’avait pas été budgété » par le précédent gouvernement.
Suppression du complément de ressources : ne bouge pas
Si vous avez manqué les épisodes précédents
Le gouvernement va supprimer l’un des deux compléments de l’AAH. Le complément de ressources (179,31 €) (…) disparaîtra au profit de la majoration pour la vie autonome (MVA – 104,77 €).
Ce que vient de dire le gouvernement aux députés
« La coexistence de ces deux compléments (…) nuit à la lisibilité des dispositifs et concourt à l’engorgement des Maisons départementales des personnes handicapées, a justifié Sophie Cluzel. La fusion (…) ne sera pas effective avant le début 2019. (…) Les droits des bénéficiaires actuels seront maintenus. La fusion des compléments interviendra au fil des nouvelles demandes. » Mais que se passera-t-il lors de l’arrivée à échéance de leurs droits des bénéficiaires actuels du complément ? L’issue reste floue.
Et pour les nouveaux ? « L’essentiel des nouveaux demandeurs vont pouvoir bénéficier de cette MVA. (…) Seuls en seraient exclus les nouveaux bénéficiaires de l’AAH qui seraient par ailleurs propriétaires de leur logement ou logés à titre gratuit. » Bénéficier des aides au logement est en effet une des conditions pour pouvoir y avoir droit alors que ce critère n’était pas exigé pour le complément de ressources.
Hausse de la CSG pour les aidants : va bouger
Sophie Cluzel est revenue sur un point de la loi de financement de la Sécurité sociale, adopté en première lecture par l’Assemblée nationale.
Si vous avez manqué les épisodes précédents
La contribution sociale généralisée (CSG) va augmenter d’1,7 point le 1er janvier 2018. Sur tous les revenus, y compris le dédommagement perçu par les aidants d’un allocataire de la prestation de compensation du handicap (PCH).
Ce que vient de dire le gouvernement aux députés
Sophie Cluzel a confirmé les propos de Gérald Darmanin. Le ministre des comptes publics s’est en effet engagé à « corriger cette injustice » lors du passage du texte en seconde lecture, courant novembre ou début décembre. « La hausse de la CSG ayant un impact global limité de l’ordre de cinq millions d’euros environ (…), une solution est sans doute possible », a-t-elle précisé. Deux pistes sont possibles : « La revalorisation du dédommagement ou un changement de la nature fiscale de la prestation. » Franck Seuret


http://www.faire-face.fr/2017/11/07/reforme-aah-gouvernement-modifications/

Rebondissement APL : une baisse sur 3 ans ! ,HANDICAP,societe

7 Novembre 2017, 11:40am

Publié par hugo

Rebondissement APL : une baisse sur 3 ans !
 
 Résumé : Après plusieurs semaines de concertation, un amendement gouvernemental permettant d'étaler la baisse des APL sur 3 ans, au lieu d'une application directe en 2018, a été adopté par les députés le 3 novembre 2017.
Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal'Secco, le 03-11-2017
Lire les réactions et réagissez !
Les députés La République en Marche ! et le Gouvernement ont-ils tenu compte des inquiétudes exprimées par les bailleurs sociaux ? En partie ! L'amendement adopté en séance publique le 3 novembre 2017 introduit l'ambition de moderniser en profondeur le secteur du logement social afin de le rendre plus efficace et performant au regard de ses missions sociales. Il maintient l'objectif ambitieux d'économies d'1,5 milliard dès 2018, tout en introduisant une progressivité dans la baisse des APL (aide pour le logement) et des loyers sur 3 ans (800 millions d'euros en 2018, 1,2 milliard en 2019). Et non plus en une seule fois dès 2018 comme prévu initialement.
Les loyers les plus chers
Les contreparties mises en place par l'Etat permettent aux bailleurs d'absorber cet effort financier. La baisse des loyers étant plus importante que celle des APL, tous les locataires du parc social seront "gagnants". Selon François Jolivet, député de l'Indre et rapporteur spécial de la mission "logement et hébergement d'urgence" pour le PLF 2018 : "La France investit 40 milliards d'euros par an dans le domaine du logement et pourtant c'est dans notre pays que les loyers sont les plus chers. L'objectif de l'article 52, tel qu'il est réécrit, est de faire en sorte que l'Etat et le monde des HLM retrouvent des enjeux communs et s'approprient les contraintes des uns et des autres, le tout dans l'intérêt des demandeurs de logement et des locataires."
Cette réforme est une première étape dans réforme du secteur du logement social. Le projet de loi Logement examiné au premier semestre 2018 a vocation à poursuivre cette "transformation profonde du secteur".
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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Emmanuelle Dal'Secco, journaliste Handicap.fr"
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 https://informations.handicap.fr/art-apl-baisse-rebondissement-5-10314.php

Égalité femmes-hommes : quels sont les pays les plus paritaires ?articles femmes hommes,egalite,

7 Novembre 2017, 00:48am

Publié par hugo

 
Égalité femmes-hommes : quels sont les pays les plus paritaires ?
 
Publié le Vendredi 03 Novembre 2017
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Selon un nouveau rapport du Forum économique mondial, les inégalités entre femmes et hommes continuent à se creuser. Parmi les pays étudiés, certains se distinguent néanmoins par leurs progrès en matière de parité, tandis que d'autres affichent un taux d'inégalités entre les sexes record.
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C'est le rapport qui tombe à point nommé. Alors que depuis ce vendredi 3 novembre à 11h44, eles femmes travaillent bénévolement du fait des inégalités salariales, le Forum économique mondial (WEF) a rendu public hier un nouveau rapport qui montre qu'en effet, les inégalités entre femmes et hommes au travail ne sont pas près de disparaître.
Réalisée depuis 2006 auprès de 144 pays, cette étude mesure les inégalités entre les genres selon quatre domaines : la représentation et les opportunités économiques (salaires, participation et fonctions dirigeantes), l'éducation (accès à l'éducation de base et supérieure), l'émancipation politique (représentativité au sein des structures décisionnaires) et enfin la santé (espérance de vie, ratio filles-garçons).
Et le rapport établi pour 2016 n'est guère optimiste, puisque les données globales indiquent nettement un recul de l'égalité entre les femmes et les hommes. "En 2017, nous ne devrions pas voir la tendance à l'amélioration de la parité se retourner", déplore Saadia Zahidi, l'une des auteurs du rapport.
"68% de l'écart mondial entre les genres a été comblé. On retient par conséquent une légère détérioration par rapport à 2016 et 2015, où l'écart était de 68,3% et 68,1% respectivement", indique l'étude du WEF. Conséquence immédiate : la date à laquelle l'égalité entre les genres au travail sera une réalité recule également. Il faudra, d'après les calculs du WEF, attendre 2234 (soit dans 217 ans) pour que la parité professionnelle soit effective. À titre de comparaison, l'an dernier, les chercheurs avaient calculé qu'il faudra attendre 170 ans pour atteindre l'égalité au travail. "Ce constat est bien celui d'une inversion de tendance et ce chiffre est la plus faible performance mesurée par l'indice depuis 2008."
Des disparités géographiques
Ce que pointe également le rapport réalisé par le Forum économique mondial, ce sont les fortes disparités entre les régions du monde en matière d'égalité femmes-hommes. Ainsi, l'Europe de l'Ouest se positionne comme la région du monde la moins inégalité avec une disparité moyenne de 25% entre les femmes et les hommes. À y regarder de plus près, là aussi les disparités sont de mise : ainsi, si l'Islande est inconditionnellement la championne en matière d'égalité, suivie de la Norvège, la Finlande (3e) et de la Suède (5e), la Belgique (31e), les Pays-Bas (32e), la Pologne (39e) ou encore l'Italie (82e) font figure de mauvais élèves.
Et la France dans tout ça ? Elle truste la 11e place du classement, gagnant 6 places par rapport à l'an dernier. Elle se place ainsi devant l'Allemagne (12e) et le Royaume-Uni (15e). "Le challenge pour la France est maintenant d'améliorer son score au niveau du pilier économique, où elle arrive 64e pour la deuxième année consécutive", explique l'étude.
De manière générale, l'Europe de l'Ouest s'en sort mieux que l'Amérique du Nord, où les États-Unis se classent 49e et le Canada 16e en matière d'égalité femmes-hommes. Elle se place aussi devant le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, régions du globe les moins bien classées, avec un fossé entre femmes et hommes de 40%. "Hormis Israël (44e), les pays les plus performants de la région sont la Tunisie (117e), les Émirats arabes unis (120e) et Bahreïn (126e). La région abrite quatre des cinq pays les moins bien classés au monde en matière d'émancipation politique : le Koweït (129e), le Liban (137e), le Qatar (130e) et le Yémen (144e)."

 http://www.terrafemina.com/article/egalite-femmes-hommes-quels-sont-les-pays-les-plus-paritaires_a336797/1