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Le blog de hugo,

Articles avec #viol

VIDEO. "Ses ouvrages sont des appels au viol" : Elodie, victime de David Hamilton, témoigne dans un documentaire

17 Novembre 2017, 01:49am

Publié par hugo

 
VIDEO. "Ses ouvrages sont des appels au viol" : Elodie, victime de David Hamilton, témoigne dans un documentaire
Une victime du photographe anglais se confie à Flavie Flament dans le documentaire "Viols sur mineurs : mon combat contre l’oubli", diffusé sur France 5.
http://videos.francetv.fr/video/NI_1121221@Info-web
/journaliste/isabelle-gautier /journaliste/isabelle-gautier
Isabelle GautierFrance Télévisions
Mis à jour le 15/11/2017 | 13:16
publié le 15/11/2017 | 12:01
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"C’est quand même atroce d’avoir donné un nom artistique à un violeur multirécidiviste." Elodie a été recrutée comme modèle par le photographe en 2004. Elle avait 15 ans, David Hamilton plus de 70 ans. "Selon lui, il nous faisait vivre quelque chose d’exceptionnel, il nous sortait du caniveau." S'ensuivent des séances photos où les parents sont interdits, sans assistants et avec un même rituel : massages qui dérapent, pénétrations.
David Hamilton a régné pendant quarante ans sur les plages de Saint-Tropez et du Cap d’Agde. Au fil du temps, le photographe aux 10 millions de posters vendus dans le monde utilise sa notoriété pour dénuder de plus en plus ses modèles. Aux yeux de tous et en toute impunité.
"Que son flou hamiltonien ne figure plus dans le dictionnaire"
Peu à peu l’Allemagne, l’Angleterre et les Etats-Unis interdisent ses livres et ses expositions, mais pas la France."Cet homme, il a fait paraître normal le fait de regarder des enfants avec un regard sadique", "ses ouvrages sont des appels au viol", déplore Elodie, qui ajoute : "Que la France ait laissé faire ça, ce n’est pas normal." Elle souhaite "que son flou hamiltonien ne figure plus dans le dictionnaire". L’animatrice Flavie Flament, elle aussi victime, a recueilli le témoignage d’Elodie dans un documentaire intitulé Viols sur mineurs : mon combat contre l’oubli, diffusé mercredi 15 novembre sur France 5 à 20h45.
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http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/droit-et-justice/video-ses-ouvrages-sont-des-appels-au-viol-elodie-victime-de-david-hamilton-temoigne-dans-un-documentaire_2467908.html

http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/droit-et-justice/video-ses-ouvrages-sont-des-appels-au-viol-elodie-victime-de-david-hamilton-temoigne-dans-un-documentaire_2467908.html

 

Violences sexuelles au Mouvement des jeunes socialistes : huit femmes témoignent,femmes,violences,

16 Novembre 2017, 01:48am

Publié par hugo

Violences sexuelles au Mouvement des jeunes socialistes : huit femmes témoignent
 
 
Thierry Marshal-Beck (à droite) et la jeunesse socialiste, célébrant la victoire de François Hollande en 2012.
Par Barbara Azaïs
Publié le Mercredi 15 Novembre 2017
Huit femmes accusent l'ancien président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), Thierry Marchal-Beck, de harcèlement et d'agressions sexuelles entre 2010 et 2014, dans les colonnes de "Libération". Plus d'un an après l'affaire Baupin chez les écologistes, la jeunesse socialiste est à son tour entachée par un cas de violences sexuelles.
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"Comme tu as dit oui une fois, tu ne peux plus dire non maintenant". Cette seule phrase despotique suffit à illustrer le sentiment de supériorité dont se croyait doté Thierry Marchal-Beck, ancien président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), accusé par 8 femmes de harcèlement et d'agressions sexuelles entre 2010 et 2014.
Ces femmes, militantes ou cadres du MJS à l'époque des faits, ont décidé de briser le silence et de témoigner dans les colonnes de Libération. Si certaines reconnaissent avoir eu des relations consenties avec l'ancien dirigeant socialiste, toutes font état de son caractère pressant, jusqu'au moment où il n'est plus parvenu à se contrôler. Lui qui brandissait pourtant le féminisme comme un étendard. Lui qui répétait à qui voulait l'entendre : "Je suis féministe, car l'égalité est au coeur du combat socialiste".
"Il me plaque contre le mur, commence à m'embrasser de force"
En 2010 pourtant, après des années de militantisme à l'Union nationale lycéenne (UNL) et au MJS, au sein duquel il participe à la campagne de 2002 de Lionel Jospin, Thierry Marchal-Beck fréquente une militante à qui Libé prête le prénom de "Lise". Très vite, la relation bascule dans le harcèlement et ce dernier devient oppressant, la bombarde de SMS. Un soir, il la convoque chez lui plutôt qu'au siège du Parti socialiste. "J'ai dû le masturber pour m'en débarrasser. Il disait : 'Comme tu as dit oui une fois, tu ne peux plus dire non maintenant'".
Aurore, elle, entretient une relation amoureuse avec lui en 2011, avant qu'il ne devienne président du MJS. Un soir, alors qu'elle souhaite rejoindre seule son appartement, Thierry Marchal-Beck insiste pour la raccompagner. Malgré tous ses efforts, la jeune femme n'arrive pas à s'en débarrasser. "Devant la porte de l'appartement, il me plaque contre le mur, commence à m'embrasser de force, raconte-t-elle. Je mens et je dis qu'un de mes cousins dort à l'intérieur. (...) Pour ne pas que cela aille plus loin, je me sens obligée de lui faire une fellation. Je veux qu'il s'arrête, que son harcèlement s'arrête. Il part tout de suite après".
"On ne se connaît pas, il arrive et il me pelote vigoureusement"
Puis suivent les témoignages de Marie, dont la carrière politique a pris fin après avoir refusé les avances de Thierry Marchal-Beck : "En fait, plus je disais non, plus il disait à tout le monde que je n'étais pas digne de confiance". De Diane, à l'époque responsable fédérale en province et membre du bureau national, qui lors d'un point dans le bureau du président, le voit fermer la porte, enlever sa ceinture et ouvrir sa braguette : "Il prend ma tête, l'approche de son sexe pour m'obliger à lui faire une fellation. Je le repousse très fort, je l'insulte et je pars en courant".
Louise et Blandine ont été toutes deux confrontées à lui en 2012 lors d'un déplacement à Bruxelles. "On ne se connaît pas, il arrive et il me pelote vigoureusement" (les seins, ndlr), raconte aujourd'hui la première, encore stupéfaite que cette scène se soit déroulée devant plusieurs témoins dont il ne se souciait guère. Ce même jour, en coinçant Blandine dans le couloir d'un bar bruxellois et en passant les mains sous son tee-shirt, il lui assure qu'elle ne se souviendra "de rien le lendemain".
La mauvaise posture du MJS
Contacté par Libé, Thierry Marchal-Beck "sidéré" a refusé "de se livrer à un exercice biaisé de questions-réponses", ajoutant qu'il se tenait "naturellement" à la disposition de la justice et se "réserve le droit d'engager toute procédure". Les faits sont prescrits pour plusieurs de ces femmes. Mais deux d'entre elles songeraient à déposer plainte.
Laurianne Deniaud, ancienne dirigeante du MJS, a affirmé au micro d'Europe 1 ce mercredi matin (15 novembre), avoir eu "froid dans le dos en écoutant les témoignages" de ces femmes. "Ça m'a rendu malade, c'est quelqu'un que j'ai beaucoup côtoyé. Il faisait partie de mon équipe quand j'étais présidente du MJS", a rappelé celle qui est désormais première adjointe au maire de Saint-Nazaire. Même constat du côté de l'actuel président du MJS, Benjamin Lucas, qui a réagi sur Facebook en condamnant "sans réserve de tels actes ". "Je suis révulsé par des comportements qui insultent nos valeurs, celles du MJS", a-t-il commenté, soutenant "la courageuse décision de briser le silence".
Le PS demande "des suites judiciaires adéquates"
La secrétaire nationale du PS, Rita Maalouf, en charge des droits des femmes, a déclaré à l'AFP qu'elle demandait "officiellement son exclusion dans les plus brefs délais, en tant que secrétaire nationale femmes". Cette dernière a également appelé à la création d'"une formation obligatoire sur ces questions pour les militants, les cadres et les élus", en réclamant que le harcèlement devienne désormais un "motif d'exclusion".
Dans un communiqué publié mardi soir, le Parti socialiste a estimé que "ces témoignages (...) d'une extrême gravité" ne sauraient "rester sans suites judiciaires adéquates" et a réaffirmé son engagement en faveur de la lutte contre les violences faites aux femmes. "Le Parti socialiste sera intransigeant dans ce combat et sera aux côtés de toutes les victimes", a-t-il martelé.
Allô le président ?
Ces révélations, qui font suite à l'affaire Weinstein et à la libération de la parole des femmes, ont été saluées par les féministes Caroline De Haas, Emmanuelle Piet, Clara Gonzales et Marie Cervetti. Dans un communiqué publié sur Twitter, le collectif à l'origine de la campagne #1femmesur2 rappelle que "les agresseurs sont dans tous les partis ou mouvements politiques, les syndicats, les entreprises, les administrations ou les hôpitaux".
Une nouvelle fois, les militantes féministes appellent le président Macron "à prendre des mesures immédiates. Nous ne pouvons pas attendre : chaque jour, dans notre pays, des femmes sont violentées".
Ce scandale n'est pas sans rappeler l'affaire Baupin, qui en 2016 déjà, pointait du doigt le sexisme exacerbé de la sphère politique. Le député ex-EELV, vice-président de l'Assemblée nationale lors des révélations, avait été accusé de violences sexuelles par 8 femmes sur France Inter et Mediapart. Des faits qui se seraient déroulés entre 1998 et 2014. L'affaire a été portée devant la justice par plusieurs victimes, parmi lesquelles l'ancienne porte-parole de EELV Sandrine Rousseau.

 http://www.terrafemina.com/article/violences-sexuelles-au-mjs-huit-femmes-temoignent_a337207/1

Agressions sexuelles au MJS: l’envers du décor d’un mouvement progressiste,femmes,violences,viol

16 Novembre 2017, 00:16am

Publié par hugo

 Agressions sexuelles au MJS: l’envers du décor d’un mouvement progressiste
Publié le 15 novembre 2017 à 12:57
On a lu pour vous cet article de Libération sur l’ancien président du MJS, Thierry Marchal-Beck, accusé d’agressions et de harcèlement sexuel, et on vous le conseille.
 
L'une des affiches de la campagne anti-manif pour tous lancée par le MJS en 2014
“Ce que tout le monde savait, c’est que ‘TMB’ était un ‘homme à femmes’. […] Pour certaines militantes, qui témoignent aujourd’hui dans Libération, ces relations n’avaient rien de consenti et relèvent de l’acte délictuel. Comment ce mouvement progressiste, féministe, prônant le respect de l’autre et la défense des plus faibles a-t-il pu occulter pendant des années les agissements de l’un des siens en totale contradiction avec ses valeurs? Lors d’un camp d’été en Croatie en 2012, il avait mis en place un jeu avec certains de ses proches. Une sorte de permis de baiser à points. […] ‘Il utilisait son pouvoir de président: vous couchiez, vous montiez dans les instances. C’était le deal.’ […] Le problème c’est que quand elles trouvent la force de parler, les victimes butent sur le choc de leur agression et sentent le poids de l’organisation peser sur elles. ‘Parler de harcèlement en interne sans toucher l’image du mouvement, c’est ça la question’, déclare l’une des huit victimes. […] La meilleure preuve que certains sont conscients du problème, c’est que le mouvement finira par mettre en place un système de protection autour de TMB […] Quand il venait en province, il y avait une bulle de sécurité autour de lui, pour être sûr qu’il rentre dormir sans déraper.”
Dans l’article Au MJS, des années d’omerta et de duplicité, publié hier dans Libération, la journaliste Laure Bretton propose un retour sur le mandat de Thierry Marchal-Beck, ancien président du MJS et accusé par huit femmes d’agressions sexuelles et de harcèlement. On découvre la face cachée d’un mouvement qui s’affiche progressiste et féministe mais qui n’a pas su dénoncer les agissements, pourtant connus de tous, de son leader. Laure Bretton s’intéresse ainsi à la logique des militants et à la notion de fidélité à un groupe ou un parti politique, qu’on veut préserver de tout scandale.
A lire au plus vite sur Libération.fr.


http://cheekmagazine.fr/societe/cheek-point-agressions-sexuelles-mjs/
 

Thierry Marchal-Beck, ex-président du MJS, accusé d'agressions sexuelles et de harcèlement par 8 femmes,femmes,violences,

15 Novembre 2017, 19:10pm

Publié par hugo

POLITIQUE
Thierry Marchal-Beck, ex-président du MJS, accusé d'agressions sexuelles et de harcèlement par 8 femmes
Des faits qui se seraient répétés entre 2010 et 2014.
14/11/2017 20:17 CET | Actualisé il y a 14 heures
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Claire Tervé Claire Tervé
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AFP/Getty Images
Thierry Marchal-Beck, ex-président du MJS, accusé d'agressions sexuelles et de harcèlement par 8 femmes
AGRESSION SEXUELLE - Elles brisent le silence. Ce mardi 14 novembre, Libération révèle les témoignages de huit femmes qui accusent l'ancien président du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), Thierry Marchal-Beck, de harcèlement sexuel et d'agressions sexuelles.
Entre 2010 et 2014, ces cadres et militantes socialistes ont côtoyé l'ancien dirigeant du mouvement. Le quotidien relate les expériences, parfois traumatisantes, qu'elles ont vécues. "Dans leur grande majorité, ces faits sont prescrits et n'ont pour l'instant pas fait l'objet d'un dépôt de plainte, même si deux victimes y réfléchissent", selon Libé, qui ajoute qu'en plus de ces huit témoignages, quatre autres cas supplémentaires ont pu être recensés.
"J'ai dû le masturber pour m'en débarrasser"
Sur ces huit histoires, deux relatent au départ des "relations consenties". "Ensuite, je ne pouvais plus m'en sortir', explique Lise, militante, dont la relation avec Thierry Marchal-Beck s'est déroulée en 2010. Comme les autres femmes qui ont témoigné, son prénom a été changé. Elle aurait subi du harcèlement, des pressions... Un jour, le dirigeant aurait convoqué la jeune femme chez lui. "J'ai dû le masturber pour m'en débarrasser. Il disait : 'Comme tu as dit oui une fois, tu ne peux plus dire non maintenant'", raconte-t-elle à Libération. Son calvaire à pris fin plusieurs mois plus tard lorsqu'elle a rencontré son compagnon.
Même chose pour Aurore, en 2011. Membre des instances nationales du MJS, elle développe une relation amoureuse avec Thierry Marchal-Beck. Un soir, alors qu'elle veut rentrer chez elle, sans lui, il aurait absolument tenu à la raccompagner et à lui porter ses affaires.
"Devant la porte de l'appartement, il me plaque contre le mur, commence à m'embrasser de force, raconte-t-elle. Je mens et je dis qu'un de mes cousins dort à l'intérieur. Il ne peut plus entrer. Pour ne pas que cela aille plus loin, je me sens obligée de lui faire une fellation. Je veux qu'il s'arrête, que son harcèlement s'arrête. Il part tout de suite après".
Les histoires des six autres femmes, exposées de façon chronologique, évoquent une tout autre façon d'opérer. Par surprise, parfois en public et parfois face à des femmes qu'ils ne connaissait presque pas. Diane, responsable fédérale en province et membre du bureau national, évoque une réunion avec l'ancien président. Après avoir fermé la porte et débouclé sa ceinture, l'homme se serait dirigé vers elle: "Il prend ma tête, l'approche de son sexe pour m'obliger à lui faire une fellation. Je le repousse très fort, je l'insulte et je pars en courant".
Une autre femme témoigne d'une soirée où, "TMB" serait arrivé derrière elle, alors qu'elle était assisse avec ses collègues, et aurait attrapé ses seins pour les malaxer, devant tout le monde. Une autre membre du MJS raconte également comment l'homme l'aurait plaquée contre un mur, lors d'une soirée, la touchant en arguant que de toute façon: "j'avais tellement bu que je ne me souviendrai de rien le lendemain". "Malheureusement si : je n'étais pas saoule et je me souviens de tout", affirme-t-elle aujourd'hui.
Contacté par Libération, l'intéressé se dit "sidéré" par ses accusations. Refusant de se livrer "à un exercice biaisé de questions-réponses", il explique toutefois qu'il se tient "naturellement" à la disposition de la justice et se "réserve le droit d'engager toute procédure".
Une destitution en vue?
La secrétaire nationale du PS Rita Maalouf, en charge des droits des femmes, a demandé mardi soir que soit exclu du parti Thierry Marchal-Beck. "Je demande officiellement son exclusion dans les plus brefs délais, en tant que secrétaire nationale femmes", a indiqué Rita Maalouf à l'AFP.
Comportement inqualifiable et inexcusable. Soutien total aux victimes. La justice doit passer. Que de tels faits (...) se soient passés dans une organisation (...) que j'ai présidée en 1995 me révulse au plus haut point", a tweeté le député Régis Juanico.
L'actuel président du MJS, Benjamin Lucas, s'est dit "révulsé", et s'est engagé sur Facebook à "continuer le travail entrepris (depuis) plusieurs semaines" pour "interroger et transformer nos cadres collectifs, nos pratiques, nos silences".
Maalouf souhaite que soit mise une cellule d'écoute au sein du parti, veut "une formation obligatoire sur ces questions pour les militants, les cadres et les élus" du parti, et entend à l'avenir que "le harcèlement soit un motif d'exclusion", a-t-elle précisé.
Les "témoignages qui accusent un ancien président du MJS d'harcèlements sexuels et d'agressions sexuelles à l'encontre de jeunes femmes, militantes du mouvement de jeunesse, sont d'une extrême gravité. Ils ne sauraient rester sans suites judiciaires adéquates", a indiqué de son côté le PS dans un communiqué.
Lire aussi :
•George H.W. Bush accusé d'agression sexuelle sur une mineure
•7000 femmes du monde de l'art signent une lettre ouverte dénonçant le harcèlement
•Affaire Weinstein, la police a enregistré une hausse de 23% des plaintes
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http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/14/thierry-marchal-beck-ex-president-du-mjs-accuse-dagressions-sexuelles-et-harcelement-par-8-femmes_a_23277190/

Acquitté après avoir violé une fille de 11 ans : les associations féministes en colère,femmes,viol,feminisme

14 Novembre 2017, 01:47am

Publié par hugo

 
Acquitté après avoir violé une fille de 11 ans : les associations féministes en colère
Acquitté après avoir violé une fille de 11 ans : les associations féministes réclament une loi
 
Par Charlotte Arce
Publié le Lundi 13 Novembre 2017
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Jugé pour le viol d'une fille de 11 ans en 2009, un homme de 30 ans a été acquitté la semaine dernière par la cour d'assises de Seine-et-Marne au motif que le viol n'était pas caractérisé par "la contrainte, la menace, la violence et la surprise". Une décision de justice qui a causé l'émoi des associations féministes.
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Une fillette de 11 ans peut-elle être consentante à une relation sexuelle avec un inconnu ? C'est une des questions à laquelle la cour d'assises de Seine-et-Marne a dû répondre la semaine dernière. Dans le box des accusés, se trouvait un homme de 30 ans, jugé pour le viol d'une fille de 11 ans. Les faits remontent à 2009. Alors âgé de 22 ans, l'homme avait abordé la victime alors qu'elle jouait avec sa cousine à Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne). Selon ce dernier, la fillette lui aurait qu'elle "avait 14 ans et qu'elle allait vers ses 15 ans", affirme l'avocat de la défense, Me Samir Mbarki. Ils auraient selon l'accusé eu une relation sexuelle consentie, ce que conteste vivement la famille de la victime. Celle-ci n'avait eu connaissance des faits qu'en 2010, lorsqu'a été découverte la grossesse de la victime. L'enfant, 7 ans aujourd'hui, a été placé en famille d'accueil à sa naissance.
Huit ans de réclusion avaient été requis contre l'accusé, mais à l'issue des deux jours d'audience, les jurés ont estimé que le viol n'était pas caractérisé. Ils ont en effet considéré que les éléments constitutifs du viol que sont "la contrainte, la menace, la violence et la surprise n'étaient pas établis", a expliqué la procureure de Meaux, Dominique Laurens, citée par Le Monde. Selon Le Parisien, le parquet général a fait appel de l'acquittement vendredi 10 novembre.
"À 11 ans, on n'a ni la maturité, ni le discernement pour consentir à un rapport sexuel"
La décision de la cour de justice a ulcéré les associations féministes, qui ont convenu, à l'appel du Collectif national pour le droit des femmes (CNDF) d'un rassemblement mardi 14 novembre devant le ministère de la Justice, 18h30, pour protester contre la remise en liberté de l'accusé. "Très peu d'ordonnances de protection de victimes sont délivrées ; 1% des violeurs sont condamnés ; le viol, un crime qui devrait être jugé en cour d'Assises, est jugé en correctionnelle, entre un vol de portable et un délit d'escroquerie", explique la féministe Suzy Rotjman dans le texte accompagnant la pétition qu'elle a lancée sur Change.org, et qui a déjà recueilli près de 50 000 signatures.
Interrogée par FranceInfo, la co-porte-parole du collectif Les effronté-e-s Fatima Benomar s'est dit "écoeurée et abasourdie" par le verdict et réclame un âge minimum au-dessous duquel il ne pourrait y avoir débat sur un éventuel consentement de la victime. "Il n'y a pas d'âge minimum en France, contrairement à beaucoup d'autres pays européens, au-dessous duquel on ne peut pas partir du principe qu'un enfant, en l'occurrence de onze ans, peut consentir à un rapport sexuel, notamment avec quelqu'un qui a 22 ans", déplore Fatima Benomar, qui estime que quelqu'un de 22 ans est de fait un "adulte" qui a un "ascendant" sur la victime. "On ne part pas de l'idée que, à l'âge de 11 ans, on n'a pas du tout ni la maturité, ni le discernement, ni même parfois la connaissance de ce qu'est un rapport sexuel et du désir mutuel qui peut se construire autour de ça."
La définition d'un âge de consentement sexuel prévue
Un constat que partage Marlène Schiappa. Invitée dimanche 12 novembre de l'émission BFM Politique la secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes a rappelé qu'était actuellement en débat un âge de présomption de non-consentement, et que cette mesure serait présente dans le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles que le gouvernement présentera en 2018.
"Dans la loi contre les violences sexistes et sexuelles, on a identifié trois volets, dont l'un est la création d'un seuil de présomption de non consentement irréfragable", a expliqué Marlène Schiappa. Cela signifie "qu'en dessous d'un certain âge, on considère qu'il ne peut pas y avoir débat sur le consentement sexuel d'un enfant, et que tout enfant en dessous d'un certain âge serait d'office considéré comme violé ou agressé sexuellement", a-t-elle poursuivi.
Reste désormais à définir la limite d'âge au-dessous de laquelle la victime sera considéré comme non-consentante. "L'âge est un sujet sur lequel nous sommes en train de débattre, a expliqué Marlène Schiappa. Il y a différentes recommandations. Le Haut Conseil à l'Égalité parle de 13 ans. Des parlementaires et des experts parlent plutôt de 15 ans. Il faut que l'on regarde l'âge médian européen, l'âge de la maturité affective. Mais ça se jouerait à priori entre 13 et 15 ans."
Actuellement, le Code Pénal réprime le fait pour un.e majeur.e d'avoir une relation sexuelle consentie avec un.e mineur.e de moins de 15 ans. Qualifiée d'atteinte sexuelle, elle est considérée comme un délit passible de 5 ans d'emprisonnement.
Société
 http://www.terrafemina.com/article/acquitte-apres-avoir-viole-une-fille-de-11-ans-les-associations-feministes-en-colere_a337112/1

Mais pourquoi donc les femmes victimes de violences ne portent-elles pas plainte ? ,femmes,violences,viol

12 Novembre 2017, 22:56pm

Publié par hugo

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⦁ Mais pourquoi donc les femmes victimes de violences ne portent-elles pas (...)
Violences sexuelles
Mais pourquoi donc les femmes victimes de violences ne portent-elles pas plainte ?
par Nolwenn Weiler 9 novembre 2017
 
« Pourquoi les victimes n’ont-elles pas porté plainte ? », se sont interrogés certains hommes, via les réseaux sociaux, suite à l’émergence des hashtags #balancetonporc et #metoo, et à la succession d’accusations des viols ou de violences commises par plusieurs personnalités publiques. Voici pourquoi.
Après l’émergence des hashtags #balancetonporc et #metoo, de nombreuses femmes se sont vu reprocher de ne pas porter plainte après avoir subi des violences sexuelles. Elles ont pourtant de bonnes raisons de ne pas le faire, entre les menaces de l’agresseur, le peu de crédit que l’on accorde à leur récit, la longueur et le coût des procédures ou encore l’impunité dont bénéficient les agresseurs accusés. 81 % des victimes de violences sexuelles ayant porté plainte éprouvent le sentiment de ne pas avoir été reconnues par la Justice. Et elles sont parfois si maltraitées qu’elles regrettent d’avoir parlé.
Parce que les victimes sont terrorisées
Faut-il le rappeler ? Les hommes qui harcèlent, frappent et violent sont dangereux. Ils terrorisent leurs victimes, et s’appliquent à les faire taire, pour assurer leur impunité. Quand les viols se passent au sein du foyer, ils menacent explicitement leur victime : « Si tu rapportes à ta mère, je te tuerai », dit un père violeur [1]. Dans les relations de travail, les agresseurs insistent sur leur supériorité hiérarchique, et sociale : « Qui te croiras si tu parles ? Tu as vu ton âge ? Moi, j’ai des relations », cite un directeur de maison de quartier à sa jeune salariée, qu’il viole régulièrement [2]. La plupart des femmes qui dénoncent des violences sexuelles subies au travail perdent leur emploi. « Si tu avertis qui que ce soit, je recommencerai », claironne un jeune voisin à sa victime [3].
Dans le cas des violences conjugales – presque toujours accompagnées de viols –, beaucoup de femmes sont tuées lors des séparations, qui correspondent souvent à des moment où elles décident de dire ce qu’elles subissent [4]. Une femme, soutenue par l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), raconte combien elle était terrorisée par un ancien collaborateur contre lequel elle avait porté plainte, et qui s’invitait régulièrement dans son quartier, lui déposait des mots directement dans sa boîte aux lettres, la suivait en voiture... Face à ces dangers de représailles, les victimes ne sont pas toujours protégées. L’enquête « Impact des violences sexuelles de l’enfance à l’âge adulte » (IVSEA) réalisée en 2015 par l’Association mémoire traumatique et victimologie révèle que les deux-tiers des victimes qui ont porté plainte n’ont bénéficié d’aucune mesure de protection.
Parce qu’elles sont souvent mal accueillies au commissariat
Si d’importants progrès ont été faits ces 20 dernières années, notamment sous l’impulsion des associations féministes, l’accueil des victimes de viols qui décident de porter plainte reste très inégal et trop souvent maltraitant. En octobre 2015, Adeline a accompagné une amie dans un commissariat pour un dépôt de plainte [5]. Le viol avait eu lieu la veille. Le policier qui les reçoit téléphone à la médecin légiste, qui doit ausculter la victime, et plaisante devant les plaignantes : « Allo ! Comment tu vas depuis le temps ?! Oui moi tout baigne ! » Puis : « Ah bon ! Et on fait comment ? J’vais quand même pas la tuer pour que tu puisses t’occuper d’elle ?! Haha ! ». Devant le regard furieux des jeunes femmes, il se justifiera en expliquant que la médecin légiste ne s’occupait que des cadavres ce week-end là... Après cet épisode, les jeunes filles ont dû aller seules à pied, en pleine nuit jusqu’à l’hôpital où des prélèvements ADN devaient être faits.
Une autre jeune femme, violée par un inconnu, se souvient avoir eu des difficultés à se faire admettre au service des urgences parce qu’elle n’avait pas sa carte vitale. « Le violeur m’avait explosé la figure, j’étais en sang », précise-t-elle... Julie, qui a été violée enfant par le grand frère d’une amie se souvient que « pendant l’enquête, en attendant la confrontation, nous étions tous les deux limite à nous toucher dans le couloir. J’étais seule, c’était affreux ». Accompagnée de sa femme, l’agresseur s’est à un moment mis à pleurer, devant le juge. Celui-ci lui glisse : « Ne vous inquiétez pas, cela ne passera pas aux assises. »
Parce qu’on ne les croit pas
En matière de violences sexuelles, les enquêtes se suivent et se ressemblent : le lieu de tous les dangers, c’est la maison. La majorité des femmes violées le sont dans leur enfance et leur adolescence. Le violeur est presque toujours connu de la victime et la plupart des viols sont commis sans autre forme de violence. Mais peu importe semble-t-il : une victime qui ne correspond pas au stéréotype du viol – commis de nuit, dans un sous-sol ou au détour d’un bois par un inconnu muni d’un couteau - continue à être considérée comme potentiellement menteuse. On leur demande comment elles étaient habillées, si l’agresseur leur plaisait, la manière dont elles ont résisté, voire si elles ont eu un orgasme.
Il existe des « représentations encore tenaces sur l’éventuelle contribution de la victime au viol qu’elle a subi », relève Véronique Le Goaziou, sociologue, auteure d’une étude sur le devenir des plaintes pour viols (voir ici). Des policiers qui demandent à une femme victime de viols conjugaux si elle a l’habitude d’avoir des relations sadomasochistes avec son mari, c’est encore possible, en France, en 2017. Il arrive aussi que l’on considère qu’une femme a pu consentir à une pénétration après avoir été rouée de coups. Ou qu’un non lieu soit prononcé alors que l’agresseur admet que la victime a dit non et qu’il lui tenait fermement les bras.
L’excuse avancée pour justifier ces maltraitances sur les victimes, c’est la peur des fausses allégations, qui ne représentent pourtant qu’une part infime des plaintes déposées. Une étude publiée en 2010 estime qu’elle représentent 6 % des plaintes déposées, soit un cas sur seize. Elles sont en plus rapidement repérées par les policiers ou les magistrats, dont plusieurs s’accordent à dire qu’il est très rare qu’une victime se lance dans une plainte « s’il n’y a rien ».
Parce qu’une large majorité des plaintes sont classées sans suite
En France, 70 % des plaintes pour viol – 60 % pour les mineures – sont classées sans suite. « Les viols les plus fréquents sont ceux qui ont le plus de risque d’être classés sans suite, remarque Muriel Salmona, psychiatre, dans son manifeste contre l’impunité des crimes sexuels. Ce sont les viols sans violence, les viols par partenaire, les viols sur de jeunes enfants, les viols incestueux paternels dénoncés par les mères, les viols sur des personnes handicapées, marginalisées. »
Parmi les raisons du classement sans suite : le manque de clarté du récit. Les magistrats, n’estimant pas avoir suffisamment d’éléments pour établir clairement ce qu’il s’est passé, décident de ne pas poursuivre. En plus du risque de discrimination envers les femmes qui peinent à trouver les bons mots, le classement sans suite est le signe d’une ignorance des conséquences psycho-traumatiques des viols. Ceux-ci peuvent être à l’origine du caractère elliptique du récit et de l’apparente indifférence de la victime.
Autre raison des classements des affaires de viol : la prescription. D’une durée de 10 ans pour les viols et tentative de viol commis sur des personnes majeures, et de 20 ans après la majorité pour les victimes mineures, la prescription permet aux agresseurs d’effacer leur ardoise. Plusieurs associations réclament l’imprescriptibilité des violences sexuelles.
Parce qu’une petite minorité d’accusés terminent devant une cour d’assises
Parmi les 30 % de plaintes restantes (40% pour les mineurs), la quasi-totalité aboutissent à un jugement en correctionnel, à la demande du parquet, alors qu’il s’agit de crimes devant être jugés aux Assises. L’État demande ainsi à ce que des crimes soient jugés comme des délits : les viols deviennent des agressions sexuelles, des violences, du harcèlement. La prescription passe de 10 à 3 ans. Les audiences sont beaucoup plus courtes, et les peines encourues par l’agresseur moindres.
Une enquête sur le TGI de Bobigny sur 2013-2014 a montré que 40% des agressions sexuelles jugées au tribunal correctionnel sont des viols qui ont été déqualifiés. Finalement, seuls 15% des viols dénoncés – ce qui, au regard de l’ensemble des viols, y compris ceux qui sont tus par la victime, ne représentent que 2 % des viols commis – seront jugés en cour d’assises et 10% feront l’objet d’une condamnation. Dont « quasiment aucun viol par pénétration digitale, par pénétration buccale ou commis par conjoint », remarque Muriel Salmona.
Parce que c’est très long et que cela coûte cher
Entre le moment du viol et le jugement en cour d’assises, on compte en moyenne cinq ans ! « C’est très compliqué pour les victimes d’accepter que cela soit si long, dit Marie-France Casalis, du collectif féministe contre le viol. Elles vivent avec ça en tête, tout le temps. C’est difficile à supporter. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles elles acceptent le passage en correctionnelle, parce qu’on leur assure que ce sera moins long. »
De plus, faire valoir ses droits coûte cher. Francesca, violée pendant son enfance, est tenue de se déplacer, à ses frais, dans la ville de résidence de son agresseur lorsqu’il y a des confrontations. Elle y va seule, en général, parce qu’elle n’a pas les moyens de payer deux billets de train. Une femme violée par un inconnu, qui a été retrouvé et condamné, a calculé que cela lui a coûté 11 000 euros de frais d’avocat.
Instituée en 1991, l’aide juridictionnelle ne permet pas, selon de nombreux avocats, de financer l’important travail que nécessitent les dossiers de violences sexuelles. Il s’agirait plutôt d’une indemnisation des frais. Maude Beckers, avocate, prend l’exemple de l’indemnisation qu’elle a reçu dans le cadre du dossier Diallo, du nom d’une femme de chambre agressée dans un grand hôtel parisien en juillet 2010 (voir notre article ici). « 235 € pour quatre années d’instruction. Après le versement de la TVA et la déduction de 70 % de charges sociales et de charges de cabinet sur mes 196 € bruts, il reste 59 € net, explique-t-elle. Quand on prend en charge de tels dossiers, c’est du militantisme. »
Les récentes ordonnances sur la réforme du code du travail signées par Emmanuel Macron, en amputant la possibilité d’être indemnisées à hauteur de leur préjudice, va augmenter le risque pour les femmes de se retrouver totalement appauvries après avoir dénoncé des violences.
Parce que la justice française est indigente
Les taux importants de classements sans suite et de correctionnalisations s’expliquent aussi par l’indigence des moyens dont disposent policiers et, surtout, magistrats, qui n’arrivent pas à écluser les stocks de dossiers. « On use de la correctionnalisation parce qu’on n’a pas les moyens d’allers aux assises, où un procès dure plusieurs jours », remarquent des juges. En correctionnel, on peut juger une dizaine d’affaires en une journée. Manquant de personnel, de feuilles A4 et d’encre pour imprimer les fax, la Justice française est l’une des plus mal notées par la Commission européenne pour l’efficacité de la Justice. Selon son étude de 2016, l’hexagone consacre 64 euros par habitant à la Justice, contre 108 euros en Allemagne, et 88 euros en Espagne. Chaque procureur français reçoit plus de 2500 dossiers par an, contre 875 en Allemagne, 775 en Belgique et 263 aux Pays-bas.
Si les victimes se mettaient toutes à parler, il faudrait revoir les procédures de dépôt de plainte, les mises hors de danger des femmes et des enfants, la prise en charge des soins de santé, la tenue des procès, le suivi des agresseurs, les prisons déjà surpeuplées... Si les femmes ne portent pas plainte, c’est que rien, ou si peu, n’est organisé pour qu’elles le fassent. Pire : celles qui osent parler sont parfois si maltraitées que certains psychologues disent ne plus savoir, au bout d’un moment, si le traumatisme des victimes relève des faits dénoncés ou de la procédure judiciaire qu’elles sont en train de traverser.
« Beaucoup de procédures et de décisions judiciaires sont incompréhensibles pour les victimes, elles aggravent leur souffrance et leurs psycho-traumatismes en les confrontant à leurs agresseurs, en les mettant en cause et en ne les reconnaissant pas comme victimes », proteste le manifeste Stop à l’impunité des crimes sexuels. Celles qui estiment ne pas s’être senties reconnues comme victimes par la police et la justice ont davantage tendance à tenter de se suicider que la moyenne des autres victimes.
Nolwenn Weiler
Dessin : Rodho
Notes
[1] Citation extraite de Les silences de la loi, de Marie-Pierre Porchy, ancienne juge pour enfants.
[2] Témoignage extrait d’un procès aux assises, Est de la France, 2011.
[3] Témoignage extrait de l’enquête Le viol, un crime presque ordinaire, 2011.
[4] Sur les assassinats de femmes, écouter cette émission de Affaires sensibles, sur France Inter.
[5] Les prénoms ont été modifiés.
https://www.bastamag.net/Mais-pourquoi-donc-ne-portent-elle-pas-plainte

"Tu devrais la baiser pour qu'elle réalise qu'elle est gay": Ellen Page se confie à son tour sur le harcèlement sexuel qu'elle a subi,femmes,violences,viol

11 Novembre 2017, 04:01am

Publié par hugo

 
"Tu devrais la baiser pour qu'elle réalise qu'elle est gay": Ellen Page se confie à son tour sur le harcèlement sexuel qu'elle a subi
Elle estime également avoir fait la "plus grosse erreur de sa carrière" en tournant avec Woody Allen.
10/11/2017 22:35 CET | Actualisé il y a 1 heure
⦁ 
⦁ La rédaction du HuffPost
⦁ 
Mario Anzuoni / Reuters
Ellen Page se confie à son tour sur le harcèlement sexuel qu'elle a subi.
HARCELEMENT SEXUEL - Un long billet édifiant qui met une nouvelle fois en cause le monde d'Hollywood. Sur sa page Facebook, la comédienne Ellen Page accuse ce vendredi 10 novembre un cinéaste anonyme de l'avoir "caressée" et Brett Ratner, un grand producteur et réalisateur américain, d'avoir révélé son homosexualité sur le plateau du tournage du film "X-Men: L'Affrontement final", alors qu'elle avait 18 ans.
L'homme de 48 ans est d'ailleurs accusé de violence sexuelle par six femmes, dont les actrices Natasha Henstridge et Olivia Munn.
"Tu devrais la baiser pour lui faire réaliser qu'elle est gay", aurait notamment lancé le réalisateur à une femme âgée de dix ans de plus qu'Ellen Page. Une humiliation pour l'actrice, qui n'avait pas encore fait son coming out, comme elle l'explique dans son post Facebook: "Je savais que j'étais gay, mais je ne savais pas, pour ainsi dire. Je me sentais violée quand cela est arrivé."
Mais l'actrice accuse également un autre réalisateur d'agression sexuelle. "Quand j'avais seize ans, un directeur m'a emmené dîner (une obligation professionnelle et très commune)", écrit-elle. "Il a caressé ma jambe sous la table (...) J'ai eu la chance de m'échapper de cette situation. Une personnalité pour qui je travaillais avait l'intention de m'exploiter physiquement."
La comédienne explique également regretter d'avoir tourné avec Woody Allen. Elle estime même qu'il s'agit de "la plus grosse erreur de [sa] carrière". Le célèbre réalisateur est accusé d'avoir agressé sexuellement sa fille adoptive Dylan Farrow dans les années 1990.
Lire aussi :
 
http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/10/tu-devrais-la-baiser-pour-quelle-realise-quelle-est-gay-ellen-page-se-confie-a-son-tour-sur-le-harcelement-sexuel-quelle-a-subi_a_23273718/?utm_hp_ref=fr-homepage

456 actrices suédoises dénoncent les agressions sexuelles et les viols qu'elles ont subis,femmes,violences,viol

10 Novembre 2017, 16:58pm

Publié par hugo

 
56 actrices suédoises dénoncent les agressions sexuelles et les viols qu'elles ont subis
Publié le 10 novembre 2017 à 11:08
On a lu pour vous cet article du Monde sur ces 456 actrices et comédiennes suédoises qui dénoncent les harcèlements, agressions sexuelles et les viols qu’elles ont subis de la part d’acteurs, de réalisateurs ou de metteurs en scène.
 
Moa Gammel in Underbara älskade (2006)
“Elles sont quatre cent cinquante-six. Des actrices et comédiennes. Certaines abonnées aux premiers rôles. D’autres moins connues. Sofia Helin, que les amateurs de séries télévisées scandinaves ont vue dans Bron. Lena Endre, qui incarnait la rédactrice en chef Erica Berger dans Millénium. Moa Gammel, qui tient le rôle principal dans l’étrange Jordskott, diffusé en 2016 sur Arte… Toutes ont signé le très long texte, publié jeudi 9 novembre dans le quotidien Svenska Dagbladet, où elles racontent le harcèlement sexuel, et même les viols, pour certaines, dont elles ont été victimes, sur les planches des théâtres et les plateaux de cinéma suédois. […]
Leurs agresseurs sont des acteurs, avec lesquels elles partagent l’affiche; des réalisateurs et des metteurs en scène, qui les dirigent. ‘Il était ivre et m’a ordonné de tenir son sexe quand il pissait dans l’évier.’ ‘Lors d’une fête, il m’a suivie dans une chambre d’hôtel, poussée violemment par terre, s’est jeté sur moi et m’a tenue fort en rigolant avec un regard noir.’”
Anne-Françoise Hivert, la correspondante du Monde en Suède, consacre un article à ces 456 actrices et comédiennes suédoises qui ont décidé de “rompre la culture du silence” et ont compilé dans un texte une vingtaine de témoignages anonymes de harcèlements, d’agressions sexuelles et de viols subis dans le milieu du cinéma et du théâtre.
À lire le plus rapidement possible sur le site du Monde.
http://cheekmagazine.fr/societe/456-actrices-suedoises-agressions-sexuelles-viols/

Buzzfeed a passé une journée dans les locaux de Viols Femmes Informations,femmes,feminisme,viol

9 Novembre 2017, 21:51pm

Publié par hugo

 Buzzfeed a passé une journée dans les locaux de Viols Femmes Informations
Publié le 8 novembre 2017 à 13:45
On a lu pour vous ce reportage de BuzzfeedNews sur la ligne d’écoute Viols Femmes Informations et on vous le conseille fortement.
 
DR
“Ces dernières semaines, les femmes qui appellent Viols Femmes Informations sont nombreuses à faire référence à l’actualité. ‘Presqu’à chaque appel, elles en parlent’, observe Natalia Vacherand, l’une des écoutantes, qui fait ce travail depuis deux ans. […] ‘Il doit y avoir trois fois plus d’appels que d’habitude’, décrit de son côté Élodie. Ce phénomène avait déjà eu lieu lors des affaires Strauss-Kahn, Polanski, ou Baupin.
Justine a été violée par un ami. Élodie la rassure, et lui donne des conseils, fouillant dans de gros classeurs usés où sont soigneusement rangées les adresses utiles, département par département. L’écoutante est la dernière arrivée au CFCV (Ndlr: Collectif féministe contre le viol, qui gère la ligne téléphonique): elle s’occupe de répondre aux appels depuis septembre dernier. Toutes installées dans une même pièce, bénévoles et salariées prennent les appels.
Au téléphone, Élodie insiste: Justine a bien fait de les contacter, il n’avait pas le droit de faire ça. Tout au long de l’entretien, elle prend des notes, pour remplir une ‘fiche d’appel’. La conversation va durer presqu’une heure. ‘Les appels durent en moyenne vingt minutes, mais là c’était la première fois qu’elle appelait, ça demande plus de temps’, nous explique Élodie. À la fin de l’appel, elle détaille à Justine: ‘Je vais vous donner un code avec votre département, c’est ‘Justine du 27’. Si vous nous rappelez, vous pourrez nous donner ce code et comme ça nous retrouverons votre fiche. Vous n’aurez pas à tout nous raconter à nouveau.’ Souvent, les victimes rappellent. Depuis 1986, année de son lancement, Viols Femmes Informations a reçu plus de 53 600 témoignages de victimes. Le compteur, affiché sur le site, augmente tous les jours.”
La journaliste Marie Kirschen a passé une journée en immersion dans les locaux de Viols Femmes Informations, la seule ligne téléphonique de France dédiée spécifiquement aux violences sexuelles. Dans son reportage publié hier sur le site de BuzzFeedNews, la journaliste décrit les échanges téléphoniques entre les écoutantes et les victimes de viol ou leurs proches. Les cinq salariées et quelques bénévoles du Collectif féministe contre le viol prodiguent des conseils, fournissent des informations sur le dépôt de plainte, expliquent la stratégie des agresseurs et compilent des données statistiques au fil des appels. L’article retrace également l’histoire de la création du numéro, qu’on vous rappelle: 0 800 05 95 95.
À lire le plus rapidement possible sur le site de BuzzfeedNews.


http://cheekmagazine.fr/societe/reportage-buzzfeed-plateforme-telephonique-viols-femmes-informations/

Au Pérou, les Miss prennent la tête du combat contre les violences faites aux femmes,femmes,feminisme,violences,

4 Novembre 2017, 03:49am

Publié par hugo

  Au Pérou, les Miss prennent la tête du combat contre les violences faites aux femmes
 
Romina Lozano, élue Miss Pérou 2018, est devenue une double star le 29 octobre 2017, pour sa beauté et son engagement contre les violences faites aux femmes. Un engagement qui lui vaut d'être saluée par ses fans, comme ici à Lima, le 2 novembre 2017, alors que les Terriennes la rencontraient...
(c) Jérémy Joly
Alors qu'elles se présentaient, en direct à la télévision, les unes après les autres pour la finale de Miss Pérou, le dimanche 29 octobre 2017, les candidates ont créé le choc. A la place de leur tour de poitrine, de taille et de hanche, les 23 finalistes du concours national de beauté ont égrené d'autres chiffres : ceux des actes de violences sexuelles contre les femmes dans ce pays. Terriennes a rencontré Romina Lozano - Miss Pérou 2018 et Jessica Newton, organisatrice de l'événement
03 nov 2017
Mise à jour 03.11.2017 à 09:28 par
Jérémy Joly
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Violences faites aux femmes : coups, viols et autres agressions sexuelles
« Je représente la province du Callao et mes mensurations sont : 3114 femmes ont été victimes de la traite d’être humains jusqu’en 2014. » C’est par ces paroles chocs que Romina Lozano s’est présentée dimanche 29 octobre 2017 lors de l’élection de Miss Pérou 2017, qu’elle a ensuite remportée. Tout comme les 22 autres candidates, elle a choisi de dénoncer les violences faites aux femmes dans le pays andin, plutôt que de dévoiler ses mensurations.
Féminicides, violences familiales viols, jeunes filles mortes victimes de l’exploitation, personnes âgées agressées sexuellement… Le Pérou est le deuxième pays d'Amérique du Sud qui compte le plus grand nombre de femmes violées, derrière la Bolivie, d'après l'Observatoire de la sécurité citoyenne qui dépend de l'Organisation des Etats américains (OEA).
Le Pérou, un record de violences faites aux femmes
C’est ce triste tableau du Pérou qui a été dessiné durant une cérémonie davantage habituée au charme et aux paillettes, et particulièrement populaire auprès des téléspectateurs/trices. Un choix réfléchi, porté par les candidates et par Jessica Newton, ancienne miss et organisatrice du concours, féministe engagée, assumée, qui sur son compte Instagram préfère poster des moments de fierté, de réflexion et de combat que des futilités. Comme ce 2 novembre 2017, où elle proclame : "En tant que mère, je suis fière de pouvoir donner cet exemple à mes filles. Chaque mère a la responsabilité et l'occasion merveilleuse d'élever des femmes fortes et courageuses qui sont prêtes à se battre pour leurs principes et leurs idées. Nous avons le pouvoir de tout changer, ne laissons pas passer le temps !"
 
(c) jessica.newton.777
Depuis le début de l’année, au Pérou, plus de 90 femmes sont mortes dans le pays et les plaintes pour violences dépassent les 160.000.
Alors que le mouvement Ni Una Menos ("Pas une de plus", ndlr) prépare une nouvelle marche, Romina Lozano et Jessica Newton nous expliquent les raisons de cette action.
Rencontre à Lima.
Ce que l’on voulait montrer c’est que derrière chaque jolie femme, il y a quelqu’un de fort et qui lutte pour que la violence disparaisse, pour représenter les femmes qui n’ont pas de voix
Romina Lozano, Miss Pérou 2018
Terriennes : Comment est née l’idée de cette action ?
Romina Lozano : C’est un projet qui rassemble toutes les participantes parce que c’est un grand problème dans le pays. Il y a beaucoup de violence de genre et les femmes sont les plus touchées. On voulait que les gens prennent conscience de l’importance du problème. Si chacune d’entre nous vient d’une région différente du pays, la violence contre les femmes touche tout le monde. On a donc voulu hausser la voix et dire stop à ces agressions.
Jessica Newton : L’objectif est d’attirer l’attention des autorités. Être la voix de toutes les femmes maltraitées qui vivent la violence dans le pays et qui ont peur dans leurs maisons. Il faut arrêter toute cette violence. Le concours de beauté de Miss Pérou est le plus adapté pour demander de l’aide puisque la cérémonie est très regardée.
Terriennes : Comment s’est fait le choix du choix pour chaque participante ?
Romina Lozano : C’est une décision personnelle. Par rapport à ce qui touche le plus notre région. Moi par exemple, je suis originaire de la forêt, de la région de San Martin (Nord du Pérou, ndlr). Là-bas, le trafic de femmes est un problème très important. Je ne l’ai pas vécu directement mais on me l’a souvent raconté. Des personnes très proches l’ont vécu. C’est une thématique très importante pour moi.
Terriennes : Le public d’un concours de beauté n’est pas forcément le plus sensibilisé aux questions féministes. Y-avait-il un risque d’être inaudibles ?
Romina Lozano : Les concours de beauté sont critiqués pour leur choix de montrer les femmes en maillot de bain ou seulement en train de sourire. Mais, cela ne signifie pas qu’elles ne soient pas fortes ou ne soient pas intelligentes. Ce que l’on voulait montrer c’est que derrière chaque jolie femme, il y a quelqu’un de fort et qui lutte pour que la violence disparaisse, pour représenter les femmes qui n’ont pas de voix.
Jessica Newton : Beaucoup de personnes n’avaient aucune idée de la violence faite aux femmes dans notre pays. Et je pense qu’ils ont pris le temps d’écouter. Qu’ils n’ont pas changé de chaîne tout de suite. Cela a permis de leur ouvrir les yeux, de leur montrer que nous sommes un pays violent. L’impact a été fort parce qu’ils ont entendu tous ces chiffres à un moment où ils ne s’y attendaient pas.
 
Romina Lozano, Miss Pérou 2018, à Lima, le 2 novembre 2017, lors de la rencontre avec Terriennes
(c) Jérémy Joly
Une femme en maillot de bain pense pareil quand elle est habillée. On ne doit pas faire un lien entre les vêtements et le respect
Jessica Newton, organisatrice de Miss Pérou 2018
Terriennes : Des critiques se sont élevées sur les réseaux sociaux, mettant en doute le fait que des femmes qui défilent en bikini soient légitimes pour tenir un discours pareil. Qu’en pensez-vous ?
Jessica Newton : Ce que j’ai noté c’est que cela venait surtout de femmes : nous sommes parfois plus machistes que les hommes ! Prétendre qu’une femme doit faire ou ne pas faire certaines choses pour avoir le droit au respect, c’est barbare. Il faut que l’on ait la liberté d’être comme on a envie d’être. Une femme en maillot de bain pense pareil quand elle est habillée. On ne doit pas faire un lien entre les vêtements et le respect.
Terriennes : Le hashtag #Perupaisdevioladores (Pérou pays de violeurs) a fait du bruit il y a quelques jours. S’agit-il d’une réalité ?
Romina Lozano : C’est une expression très forte. Nous sommes 3e au niveau mondial des agressions (ndlr : derrière le Bangladesh et l'Ethiopie) mais on peut changer les choses. On ne peut pas attendre que le changement soit seulement politique ou législatif. Il doit commencer à l’école, à la maison, en éduquant la société.
Jessica Newton : Le pire c’est sans doute qu’on ne parle que des cas rapportés officiellement. 2/3 des femmes péruviennes ont été violentées ! C’est un scandale mondial ! Ce n’est pas possible d’être préoccupé par autant d’autres sujets et qu’on laisse de côté la situation des femmes dans le pays.
(Dans le tweet ci dessous, une internaute écrit à propos du mot dièse #Perupaisdevioladores : "Cela se produit lorsqu'un pays n'est pas suffisamment éduqué.")
Terriennes : Quelle est la prochaine étape ?
Romina Lozano : On a présenté beaucoup de chiffres, de problèmes. Désormais, on va devoir se fixer des objectifs, des priorités. On sait qu’on ne pourra pas changer les choses tout de suite. Mais, on va s'en donner les moyens à court terme et à long terme. Miss Pérou va devenir une plateforme plus large.
Jessica Newton : On va devoir s’allier avec d’autres organisations pour aider les femmes qui n’arrivent pas à dénoncer les violences dont elles sont victimes. On vit dans une culture ou la femme se sent encore coupable quand elle est agressée. Et c’est une honte. Il va aussi falloir arpenter tout le pays. D’une région à l’autre, les questions ne sont pas les mêmes. Dans les montagnes par exemple, c’est un problème d’alphabétisation avec les enseignants qui abusent des élèves. Chaque région a ses spécificités qu’il va falloir appréhender les unes après les autres.
 
Romina Lozano, Miss Pérou 2018 se prête de bonne grâce à la demande de selfies, après ses propos contre les violences faites aux femmes
(c) Jérémy Joly
Sur le même sujet, violences contre les Péruviennes, à retrouver dans Terriennes :
> "Je ne le ferai plus" : au Pérou, les mensonges récurrents des compagnons violents
> Au Pérou, les lesbiennes sortent de l’ombre
> Au Pérou, 300 000 femmes stérilisées de force
> Pérou : seins nus pour défendre le droit à l'avortement
> Pérou : Angela Villon, prostituée, candidate aux élections législatives
> Máxima Acuña de Chaupe, paysanne péruvienne à l'assaut des géants miniers
> Ruth Buendia, voix péruvienne des 'sans voix' à la conférence sur le climat
Jérémy Joly
Mise à jour 03.11.2017 à 09:28
 
Sur le même thème

http://information.tv5monde.com/terriennes/au-perou-les-miss-prennent-la-tete-du-combat-contre-les-violences-faites-aux-femmes