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Le blog de hugo,

Articles avec #viol

Mariée à 11 ans à son violeur, cette Américaine témoigne de son calvaire,femmes,filles,societe,usa,

12 Août 2017, 02:53am

Publié par hugo

 Mariée à 11 ans à son violeur, cette Américaine témoigne de son calvaire
par Anais Moine le 11 août 2017
2 085 partages
 
Lorsqu’elle avait 10 ans, Sherry Johnson est tombée enceinte de son violeur. Pour ne pas avoir de problèmes avec les services sociaux, ses parents l’ont forcée à l'épouser, une pratique totalement légale dans certains Etats au pays de l'oncle Sam.
Bien que cela puisse paraître aberrant dans un pays qui se plait à se décrire comme un modèle de liberté et de justice, des milliers de mineurs sont encore aujourd’hui mariés de force aux Etats-Unis. En effet, 38 Etats américains autorisent ces unions sur 52 au total. Pire encore, 27 d’entre eux ne requerraient même pas d’âge minimum selon Le Tahirih Justice Center qui lutte contre les violences faites aux femmes. De ce fait, une jeune fille de moins de 15 ans serait mariée toutes les 7 secondes sur le sol américain d'après l’ONG Save the Children.
Ce fut notamment le cas de Sherry Johnson. Issue d’une famille conservatrice de l’Eglise Pentecôtiste, la jeune fille a été violée avant d’avoir 10 ans par un pasteur et un paroissien. Sherry tombe enceinte d’un de ses violeurs. Sa grossesse attire l’attention des services de protection de l’enfance. Ses parents se concertent alors avec les dirigeants de leur congrégation qui déclarent qu’il faut la marier à son violeur afin d’éviter tout enquête de police comme elle le déclare au New York Times.
Le certificat de naissance confirme qu’à tout juste 10 ans, Sherry a donné naissance à son premier enfant, fruit de son viol. A 11 ans, elle est mariée de force à son violeur de 9 ans son aîné, par ses parents, dans l’Etat de Floride où elle réside. Si un premier greffier s’était opposé à unir la jeune fille à cet homme de 20 ans, un second juge n’y verra rien à redire et célébrera le mariage comme n’importe quelle autre union. L’Eglise décide alors que Sherry doit être retirée du système scolaire pour se dévouer à l’éducation de ses enfants.
"C’était une vie horrible" confie aujourd'hui Sherry. N’allant plus à l’école, elle se consacre totalement à ses enfants alors même qu’elle en est encore une. Elle en aura d’ailleurs 9 de son violeur, qui l’abandonne périodiquement à son bon vouloir. Aujourd’hui séparée de lui, Sherry Johnson mène un combat acharné contre les mariages de mineurs aux Etats-Unis. Selon l’association Unchained at Last, 248 000 enfants auraient été mariés entre 2000 et 2010 au pays de l’American Dream.
C’est pourtant ce même pays qui en 2015 qualifiait dans un document d’Etat les mariages d’enfants dans les autres pays d’"abus allant à l’encontre des droits de l’Homme".
Faites ce que je dis, pas ce que je fais donc...
Voir aussi : Les violences faites aux femmes
 
  © Plan UK 2014/Yves Karew 2011/King Khalid Charitable Foundation 2013
A lire aussi : Aux États-Unis, un violeur peut demander la garde de l'enfant né de ce viol
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par Anais Moine 2 085 partages

http://www.aufeminin.com/news-societe/temoignage-victime-mariage-force-s2341837.html

À Mossoul, les femmes yézidies enlevées par Daech peinent à raconter l'enfer de leur détention,femmes,violences,viol

1 Août 2017, 00:22am

Publié par hugo

À Mossoul, les femmes yézidies enlevées par Daech peinent à raconter l'enfer de leur détention
Publié le 31 juillet 2017 à 11:18
On a lu pour vous ce reportage sur les mystérieux symptômes qui frappent les femmes yézidies libérées des griffes de Daech, et on vous le recommande.
 
Nadia Murad et Lamiya Aji Bashar, rescapées yézidies, ont reçu le prix Sakharov en 2016 © European Union 2016 - European Parliament, Flickr Creative Commons
“Souhayla s’est échappée le 9 juillet, deux jours après qu’une attaque aérienne ait fait s’effondrer un mur dans le bâtiment où elle était séquestrée, enterrant une autre fille yézidie capturée avec elle, et tuant leur ravisseur qui avait abusé d’elles, raconte son oncle. À ce moment, elle avait encore la force de se hisser hors des gravats et se rendre jusqu’au premier checkpoint irakien. Mais en quelques heures, elle a arrêté de parler. Le temps d’atteindre le camp où sa mère et toute sa famille s’étaient réfugiés après que Daech ait envahi leur village, Souhayla a plongé dans une sorte d’inconscience. Les médecins qui l’ont examinée lui ont prescrit des antibiotiques contre une infection urinaire étendue. Elle a aussi montré des signes de malnutrition. Mais rien n’explique ces symptômes extrêmes, disent sa famille et ses médecins. ‘Je suis heureuse d’être rentrée’, a-t-elle péniblement murmuré à l’oreille de oncle, en réponse à la question d’un journaliste, ‘mais je suis malade’.”
Cet édifiant reportage nous raconte comment, à l’instar de la jeune Souhayla, 16 ans, de nombreuses femmes yézidies échappées des griffes de Daech à Mossoul, en Irak, commencent à évoquer par bribes leurs trois années de détention au cours desquels elles ont subi des viols à répétition et ont été réduites en esclavage. Mais comme Souhayla, la majorité de ces rescapées souffrent de symptômes difficiles à identifier, qui les plongent dans le sommeil et le silence, parfois même dans des états suicidaires, rendant difficile la communication avec leurs proches qu’elles ont pourtant retrouvés avec joie dans un premier temps.
À lire le plus vite possible en VO sur le site du New York Times.


http://cheekmagazine.fr/societe/femmes-yezidies-daech-mossoul/

Au Pakistan, un conseil de village condamne une adolescente à être violée,femmes,viol

29 Juillet 2017, 01:34am

Publié par hugo

 
Au Pakistan, un conseil de village condamne une adolescente à être violée
par Anais Moine le 28 juillet 2017
2 979 partages
 
Dans un village à proximité de la ville de Multan au Pakistan, une jeune fille de 16 ans a été condamnée à être violée pour pallier au crime commis par son frère.
Au Pakistan, la semaine dernière, deux jeunes filles ont été les victimes d'hommes de leur famille. En effet, comme l’explique Alan Baksh, responsable de la police de Multan, "Une jirga (un conseil de village) a ordonné le viol d’une jeune fille de 16 ans comme punition pour un viol commis par son frère sur une enfant de 12 ans".
Dans les contrées reculées du Pakistan, l’accès à la justice est encore compromis. La population se tourne alors vers les jirgas, des assemblées d’hommes qui décident des peines à appliquer selon le crime commis. Après avoir découvert que sa sœur de 12 ans avait été violée par son cousin, un homme a décidé d’en avertir le conseil. Les "sages" se sont alors concertés afin d’établir la peine la plus juste pour le présumé coupable. Ces derniers ont alors convenu que le plaignant devrait violer à son tour la sœur de l’accusé afin qu’ils soient enfin quittes. L’homme s’est donc rendu chez l’adolescente de 16 ans, sa cousine, pour la forcer à avoir un rapport sexuel avec lui.
"Répondre d’un crime par le crime" est un procédé assez répandu chez les jirgas comme l’explique l’AFP. Pourtant, suite au second viol, les deux familles s’opposent et décident alors de "porter plainte l’une contre l’autre" selon les dires de Rashid Taheem, policier chargé de l’enquête.
Après examen médical, les deux agressions sexuelles sont confirmées par les experts. "14 personnes du conseil du village" sont arrêtées mais le "principal accusé", qui a abusé de l’enfant de 12 ans, est toujours en fuite confie le policier.
Très ancrées dans la culture afghane, les jirgas sont illégales au Pakistan. Pourtant, la population se sent parfois plus proche de cette justice de proximité que de celle rendue par l’Etat. Malheureusement, les décisions prises par ces hommes continuent de se faire au détriment des femmes. Punir les hommes en condamnant leurs mères, sœurs, filles reste alors une sorte de coutume.
Voir aussi : Les violences faites aux femmes


http://www.aufeminin.com/news-societe/pakistanaise-condamnee-au-viol-conseil-village-s2328350.html

Elle dézingue la culture du viol avec une photo de son chien,femmes,viol

29 Juillet 2017, 01:28am

Publié par hugo

 Elle dézingue la culture du viol avec une photo de son chien
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2Partages
 
Par Le HuffPost
Publié le Vendredi 28 Juillet 2017
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Ce chien a beaucoup à apprendre à ceux qui pensent que les femmes victimes "l'ont cherché". Et sa maîtresse l'a bien compris lorsqu'elle a posté son puissant message qui dénonce la culture du viol.
A lire aussi
 
 
News essentiellesÀ 14 ans, elle écrit un poème puissant pour dénoncer la...
Un message aussi simple que percutant. Sur Facebook, une jeune Américaine a décidé de s'adresser à ceux qui pensent encore que c'est un peu la faute des femmes si elles sont violées: "Elle n'aurait pas dû porter une jupe si courte, vous savez", "elle l'a bien cherché", etc.
Ce qui semble n'être qu'une photo de chien est en fait un message fort sur la culture du viol et le consentement. "A ceux qui disent que les femmes sont violées à cause de la manière dont elles sont habillées", commence Bree Wiseman, 22 ans, dans un post partagé sur Facebook le 20 juillet.
"Si un chien se comporte mieux que vous..."
"Voici mon chien. Sa nourriture préférée, c'est le steak. Il a les yeux rivés sur mon assiette. Mais il ne s'approchera pas plus parce que je lui ai dit non. Si un chien se comporte mieux que vous, vous avez besoin de réévaluer votre vie. N'hésitez pas à partager, mon chien est adorable."
La comparaison est si efficace que plus de 273.000 personnes l'ont partagée et plus de 164.000 l'ont likée.
Contactée par nos confrères du HuffPost américain, la jeune femme, pâtissière dans un restaurant du Tennessee, explique qu'elle a écrit ce texte car elle-même a été victime d'une agression sexuelle.
"Si un pitbull de quatre ans comprend le mot 'non', alors même qu'il regarde quelque chose qu'il veut tellement qu'il en bave, alors les adultes devraient comprendre 'non', peu importe comment l'autre adulte est habillé. L' apparence ne devraient pas faire la différence dans des cas d'agression sexuelle", souligne-t-elle.
"Elle l'a bien mérité"
"Elle l'a bien mérité, elle est responsable de ce qui s'est passé": cette phrase est encore trop employée aujourd'hui pour justifier le viol. Muriel Salmona, Présidente de l'association Mémoire traumatique et Victimologie, explique dans son livre "Violences sexuelles, Les 40 questions-réponses incontournables" que "c'est l'idée selon laquelle les femmes aiment ça, qu'elles le cherchent en s'habillant de façon trop sexy et en raison d'autres stéréotypes sous-entendant que la femme est une prédatrice". Cette idée participe à ce qu'on appelle la "culture du viol".

 http://www.terrafemina.com/article/elle-dezingue-la-culture-du-viol-avec-une-photo-de-son-chien_a333502/1

Inde : une fillette de 10 ans pourra-t-elle avorter après un viol ?,femmes,viols

27 Juillet 2017, 00:57am

Publié par hugo

 Inde : une fillette de 10 ans pourra-t-elle avorter après un viol ?
 
Katra, Uttar Pradesh, 31 may 2014.
©AP Photo/Rajeev Pal
Violée par son oncle, une fillette de 10 ans demande l'autorisation exceptionnelle d'avorter au-delà du délai légal. La Cour suprême indienne accepte d'entendre son recours.
25 juil 2017
Mise à jour 25.07.2017 à 18:06 par
TV5MONDE
Avec AFP
dans
Accueil
Terriennes
L'Inde face aux viols
Leur fille n'est pas physiquement apte à accoucher, affirment les parents de la victime, enceinte de 26 semaines. La grossesse n'a été découverte que récemment quand l'enfant s'est plaint de maux de ventre. Après qu'une cour d'appel a rejeté leur demande, les parents ont saisi la plus haute juridiction du pays.
Les interruptions volontaires de grossesse ne sont autorisées en Inde au-delà de 20 semaines de grossesse que dans les cas où la vie de la mère serait en danger.
La Cour suprême a accepté de se saisir de cette affaire, demandant à des médecins d'examiner mercredi la fillette, avant qu'elle ne rende sa décision vendredi.
Les tribunaux indiens sont régulièrement saisis de demandes d'avortement de victimes de viols réalisant trop tardivement qu'elles sont enceintes. En mai, la Cour suprême avait autorisé une victime de 10 ans originaire de l'Etat de Haryana, dans le nord du pays, à avorter de son foetus de près de 21 semaines.
L'Inde a un triste bilan en matière de viols. En 2012, le viol en réunion d'une étudiante en kinésithérapie à New Delhi avait révulsé le pays, et jeté une lumière crue sur les violences subies par les femmes dans ce pays de 1,25 milliard d'habitants. Dans la seule capitale, 2199 viols ont été signalés en 2015, soit une moyenne de six par jour.
► L'Inde face au viol : un dossier Terriennes
Environ 20 000 viols sont recensés chaque année en Inde, mais leur nombre serait en réalité bien supérieur, les victimes se taisant souvent par peur d'être stigmatisées. Le Comité de l'ONU sur les droits de l'enfant avait estimé en 2014 qu'une victime de viol sur trois en Inde était mineure. Près de 50% des agresseurs sont connus de leur victime.
 
Avec AFP
Mise à jour 25.07.2017 à 18:06

 http://information.tv5monde.com/terriennes/inde-une-fillette-de-10-ans-pourra-t-elle-avorter-apres-un-viol-182803

Viols : les festivalières en danger ?,femmes,viol

24 Juillet 2017, 01:37am

Publié par hugo

 Viols : les festivalières en danger ?
Publié le 22 juillet 2017 à 09h30  © Getty
« Ce n'est pas un sujet chez nous », « Ça n'existe pas » : quand on évoque les agressions sexuelles, les équipes des Francofolies ou de Lollapalooza balaient la question. Alors qu'en Suède un festival a été annulé après des plaintes pour agressions et viols, en France, aucun chiffre. « Nous n'avons pas l'habitude de voir ces comportements, assure Jérôme Tréhorel, des Vieilles Charrues. Dans un contexte d'état d'urgence, ce n'est pas le point de vigilance le plus important. » Pour Raphaëlle Rémy-Leleu, d' Osez le féminisme !, c'est l'omerta : « Chaque été, on reçoit des témoignages de victimes et, sur le Web, des festivalières recommandent de bien verrouiller sa tente ou de porter un short long. » L'an dernier, un homme a été expulsé de Rock en Seine, après avoir eu des gestes déplacés envers une femme qui campait. « Cela reste marginal, mais il faut surveiller », insiste son directeur, François Missonnier. Cette année, l'association En avant toute(s) tiendra d'ailleurs un stand à Rock en Seine pour sensibiliser les 120 000 festivaliers. Une première.


http://www.elle.fr/Societe/News/Viols-les-festivalieres-en-danger-3512150

Les associations féministes lancent une campagne d'interpellation à Macron,femmes,feminisme

20 Juillet 2017, 03:39am

Publié par hugo

 Les associations féministes lancent une campagne d'interpellation à Macron
Après l'annonce de coupes budgétaires de la part du gouvernement, les associations féministes réagissent et lancent une campagne d'interpellation à l'attention d'Emmanuel Macron.
 Osez le féminisme lors d'une manifestation à Bordeaux le 21 janvier 2017Crédit : MEHDI FEDOUACH / AFP
 
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publié le 18/07/2017 à 19:48
"Rétablissez le budget des droits des femmes". C'est la demande d'un collectif d'associations féministes à l'attention de Emmanuel Macron.
Osez le féminisme, Fédération Solidarité Femmes, Les Effronté-e-s, Les Glorieuses ou encore Voix de Femmes ont rassemblé leurs voix après l'annonce des coupes budgétaires avancées par le gouvernement et qui devraient, selon Le journal Du Dimanche, toucher plusieurs organisations féministes venant notamment en aide aux femmes victimes de violences.
 
Marlène Schiappa : que dit sa note de cadrage budgétaire ?
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Les chiffres donnés par le JDD ont très vite été démentis par Marlène Schiappa sur Twitter. La secrétaire d'État en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes s'est également défendue sur LCI en arguant qu'une "sanctuarisation des subventions pour les associations qui accueillent des femmes victimes de violences sexuelles ou sexistes" avait été décidée au sein du gouvernement. "C’est une priorité de l’action qu’on mène. Il n’y aura donc pas de coupes", a-t-elle martelé.
Une "mission de service public"
"Doit-on comprendre que les autres associations seront touchées ? Le gouvernement se permettrait-il d’opérer une hiérarchie dans les combats féministes ?", s'indigne alors Osez le féminisme dans un communiqué, publié ce mardi 18 juillet, soulignant le "travail remarquable" de ces structures mais refusant la "concurrence" entre associations, ainsi que la baisse de leurs subventions.
Dans leur campagne d'interpellation à Emmanuel Macron, le collectif d'associations féministes demande simplement une garantie de leur budget et en profite alors pour réaffirmer son rôle auprès de "centaines de milliers de femmes" : "faire avancer l’égalité professionnelle, déconstruire les stéréotypes, prévenir les violences sexistes et sexuelles, accueillir et prendre en charge les femmes victimes."
Et pour mener à bien cette "mission de service public", l'argent reste un facteur indispensable.
Les associations font le travail que nous impulsons, elles ont besoin de moyens.
Laurence Rossignol
Partager la citation
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Sur Tiwtter, la campagne a été reprise par de nombreuses personnalités engagées pour les droits des femmes (la militante féministe Caroline De Haas, la dessinatrice Pénélope Bagieu, la sénatrice de Loire-Atlantique socialiste Michelle Meunier ou encore Anne-Cécile Mailfert, la présidente de la Fondation des Femmes) tandis que sur Public Sénat, Laurence Rossignol, ancienne ministre des Familles, des Droits des Femmes et de l'Enfance a réagi en affirmant que "les associations font le travail que nous impulsons, elles ont besoin de moyens".
La rédaction vous recommande
Schiappa dément la baisse des subventions aux associations féministes
Ministère des Droits des femmes : Macron et Schiappa n'ont pas tenu leur promesse
Le gouvernement Macron respecte-t-il la parité ?
Macron président : les associations féministes restent "vigilantes"
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http://www.rtl.fr/girls/identites/les-associations-feministes-lancent-une-campagne-d-interpellation-a-macron-7789395709

Suède : bientôt un festival réservé aux femmes,femmes,violences,

20 Juillet 2017, 03:24am

Publié par hugo

 Accueil / Musique / Festivals / Suède : bientôt un festival réservé aux femmes
 
© iStock
Suède : bientôt un festival réservé aux femmes
Rédigé par : La rédaction in Festivals, MSN Musique 18/07/2017 14:30 0 1,430 vues
 
La Suède lancera en 2018 le premier festival entièrement interdit aux hommes. Cette décision fait suite à une série d’agressions sexuelles survenues au festival Bråvalla, plus gros événement du genre en Suède
Le 1er juillet 2017, le festival Bråvalla se clôturait sur une note particulièrement dramatique. Plusieurs viols et de nombreuses agressions sexuelles ont été signalées, entraînant automatiquement la suspension d’une prochaine édition pour l’événement. L’annonce de ces attaques a engendré beaucoup de réactions en Suède. L’une d’entre elles a été particulièrement remarquée. Emma Knycare présente une émission de radio sur une fréquence locale. Sur son compte Twitter, l’animatrice a suggéré de créer un festival interdit aux hommes : « Que pensez-vous d’organiser un festival vraiment sympa où seulement ceux qui ne sont pas des hommes sont les bienvenus, et que l’on gèrerait jusqu’à ce que TOUS les hommes aient appris à se comporter correctement ? »
L’idée a fait mouche sur le réseau social et a donné envie à la jeune femme de concrétiser son idée. « Dans les jours qui viennent, je vais former un groupe de promoteurs talentueux et de chefs de projet pour qu’ils deviennent les organisateurs de ce festival. » L’événement aura lieu l’année prochaine, lors de la saison des festivals.
Ce n’est pas la première fois qu’une telle initiative est prise par des festivaliers ou des promoteurs. En effet, l’année dernière le festival britannique Glastonbury avait décidé d’instaurer un système permettant de protéger les femmes. Baptisé « La Sororité », il propose aux femmes qui le souhaitent de se rendre dans une zone dédiée, en marge du festival. Dans cet espace totalement interdit aux hommes, les festivalières peuvent assister à des concerts spécifiques, à des conférences ainsi qu’à des DJ sets qui emmènent les femmes au bout de la nuit en toute sécurité. L’édition 2017 a conservé ce système.
Le tabou autour de la problématique des agressions sexuelles en festival tombe peu à peu, permettant aux organisateurs de mettre en place des initiatives drastiques mais nécessaires.
Louise-Camille Bouttier


http://www.rollingstone.fr/suede-bientot-un-festival-reserve-aux-femmes/

Viols sur les campus américains : 118 victimes écrivent à Donald Trump,femmes,violences,viol

14 Juillet 2017, 19:34pm

Publié par hugo

 Viols sur les campus américains : 118 victimes écrivent à Donald Trump
Par Baptiste Erondel | Le 13 juillet 2017
http://i.f1g.fr/media/ext/1900x1900/madame.lefigaro.fr/sites/default/files/img/2017/07/les-victimes-dagressions-en-universite-serigent-contre-donald-trump.jpg
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Des survivants d'agressions sexuelles sur les campus ont cosigné une lettre adressée au président américain pour le sensibiliser à la gravité de la situation et à la mauvaise prise en charge des victimes.
En ce moment
«Dès le moment où nous avons été violés ou agressés, la question de savoir qui nous protège nous a tous hantés.» Ce sont les mots de 118 survivants d'agressions sexuelles sur les campus américains, dont des hommes, qui ont écrit une lettre au président Donald Trump et à la secrétaire d'État chargée de l'Éducation, Betsy Devos. Le but de cette lettre ouverte : alerter sur le non-respect des droits de l'homme au sein même des universités.
La lettre, publiée mercredi 12 juillet, demande à Donald Trump et à son administration de protéger davantage les survivants d'agressions sexuelles. «Collectivement, nous représentons des milliers de cas d'échec institutionnel. Nous avons souffert et la trahison institutionnelle (c'est ainsi qu'ils désignent la décision de modifier la réglementation instaurée par Obama en 2011, NDLR) a forcé beaucoup d'entre nous à quitter l'école.»
90 minutes pour convaincre
La trahison institutionnelle a forcé beaucoup d'entre nous à quitter l'école
Extrait issu de la lettre adressée à Donald Trump
L'idée de la lettre a surgi après l'annonce d'une rencontre entre survivants et avocats, organisée par le département d'Éducation américain, et jugée injuste par les victimes. En effet, les réunions, qui se déroulent ce 13 juillet, sont organisées en trois débats de 90 minutes chacun. La première heure est attribuée aux survivants et aux groupes de plaidoyer pour relater leurs histoires et discuter de la raison pour laquelle il est si important que la loi fédérale soit appliquée. Le deuxième «dialogue» s'organise autour des «accusés à tort de viols». La troisième discussion, menées par les équipes juridiques et universitaires portera, elle, sur les évolutions possibles.
«C'est très frustrant de n'avoir que 90 minutes, soit autant que les accusés à tort», s'est indignée auprès du HuffPost Jess Davidson, directrice de l'organisation «End Rape on Campus». «Savoir que les voix de survivants seront si peu entendues a été la source de l'inspiration principale de l'écriture de cette lettre», a rajouté la jeune femme en colère.
Une demande : continuer la politique d'Obama
La lettre demande également à l'administration de Donald Trump de pérenniser les mesures prises par Barack Obama en 2011, à savoir l'obligation pour les écoles d'aborder la question de la violence sexuelle sur les campus et l'explication de la nécessité d'appliquer rigoureusement cette loi. Or, l'actuel président des États-Unis a sérieusement envisagé de démanteler les protections pour les survivants de violences sexuelles en affaiblissant les mécanismes de surveillance. Une décision dans le droit fil de ses déclarations sexistes et de ses premières mesures «anti-santé des femmes».
Women's March : les femmes défilent contre Donald Trump à travers le monde
 Voir toutes les photos
La rédaction vous conseille :
Congé maternité : "Les États-Unis sont arriérés sur la question"
Un club de Harvard refuse les femmes pour leur épargner des "inconduites sexuelles"
Quand Donald Trump s'en prend (encore) aux femmes journalistes
⦁ 
http://madame.lefigaro.fr/societe/la-lettre-de-118-survivants-dagressions-sexuelles-sur-les-campus-a-donald-trump-130717-133271

Le viol, encore largement impuni en Inde,femmes,viol

12 Juillet 2017, 19:33pm

Publié par hugo

Le viol, encore largement impuni en Inde
Par Pauline Landais-Barrau@GeopolisAfrique | Publié le 19/06/2014 à 09H31, mis à jour le 04/03/2015 à 16H21

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La mère d'une de deux filles retrouvées pendues à Katra Sadatganj, un village du nord de l'Inde, ne peut cacher son désespoir. © AFP PHOTO / CHANDAN KHANNA
Dans ce pays de plus de 1,2 milliard d’habitants, les violences sexuelles sont un véritable fléau. Entre déclarations choquantes et prises de position timides, le gouvernement indien ne semble pas prêt à se donner les moyens de régler ce problème persistant. En Inde, une femme est violée toutes les 22 minutes et une sur trois a moins de 18 ans.
Le 16 décembre 2012, dans un bus à New Delhi, une jeune femme de 23 ans est sauvagement agressée et violée par six hommes avant d’être laissée pour morte. Quelques jours plus tard, cette étudiante en kinésithérapie succombe à ses blessures. Elle sera surnommée la «Fille de l’Inde». A l’époque, des milliers d’Indiens, choqués par la violence de l’agression, ont manifesté pour que les choses changent. Plus d’un an et demi a passé et rien n’a bougé.
Encore pire, depuis 2013, de nombreuses agressions sexuelles et d’autres viols collectifs ont été commis alors même que des mesures avaient été prises pour renforcer la législation punissant le viol en Inde. En moins d’un an, trois touristes – suisse, danoise et américaine – ont subi le même sort que les Indiennes.
Et preuve que rien n’a changé, ce viol de deux adolescentes de 12 et 14 ans, retrouvées le 28 mai 2014 pendues à un arbre dans le village de Katra Sadatganj dans l’Etat de l’Uttar Pradesh, situé au nord de l’Inde. Les deux cousines, parties aux toilettes dans un champ, car elles ne possédaient pas de latrines, n’en sont jamais revenues. L’autopsie a démontré qu’elles avaient été violées et étranglées avant d’être suspendues à un manguier.
Vidéo d'Euronews - 30 mai 2014
Les deux frères, pères des victimes, ont refusé de descendre les corps tant que la police ne prendrait pas l’affaire en charge. Finalement, après quelques jours d’attente, trois suspects ont été arrêtés et deux policiers sont en détention pour avoir tenté de dissimuler ces crimes. La caste dite inférieure à laquelle appartenaient les deux filles et qui font d’elles des dalits, expliquerait le manque d’intérêt porté par les pouvoirs publics à leur rendre justice.
«Fille de l’Inde» : la justice vient d'être rendue
La barbarie du viol et du meurtre de Jyoti Singh Pandey avait ému le monde entier. Aujourd’hui, la justice vient d’être rendue : sur les six agresseurs, quatre viennent d’être condamnés à la peine de mort. Une application stricte de la loi, qui prévoit cette sanction pour toute agression sexuelle entraînant la mort ou un état végétatif persistant de la victime, rendue possible par une médiatisation sans précédent et des manifestations populaires internationales.
Car ce qui est particulier dans cette affaire, c'est que Jyoti appartenait à la classe moyenne indienne, étudiait la médecine et habitait dans la capitale de l’Inde, New Delhi. Ce soir-là, elle est même accompagnée de celui qui doit devenir son mari. Ils rentrent chez eux dans le sud de la ville. Ils prennent un bus dans lequel se trouvent les six hommes qui vont battre et tuer la jeune femme après avoir assommé son ami avec une barre de fer rouillée. Cette même barre qui leur sert à violer Jyoti.
Les deux autres agresseurs ne resteront pas impunis non plus. Le plus jeune, mineur au moment des faits, a écopé de 3 ans de prison : la peine maximale encourue par un mineur pour un viol collectif. Un verdict jugé insuffisant par la famille de la victime. Le chauffeur, lui, s’est suicidé en prison.
Quand rien ne change…
Pourtant, après cet épisode tragique, l’Inde avait mené une campagne afin de durcir sa législation. Le haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, Navanethem Pillary, avait exigé un «débat d’urgence» sur les mesures à prendre face au «problème national» que constituent les violences sexuelles, tout en estimant que «la peine de mort n’est pas la solution». Le nouveau texte de loi, adopté en mars 2013, prévoit donc une peine de 20 ans minimum en cas de viol en réunion. Mais les agresseurs continuent d’agir en toute impunité.
Les autorités de l’Uttar Pradesh, l’Etat le plus peuplé du pays où les affaires s’enchaînent, sont, elles, mises en cause pour leur inaction depuis fin mai. Début juin 2014, une femme a accusé quatre policiers de l’avoir violée dans un commissariat de ce même Etat. Le 11 juin, une femme de 45 ans a été retrouvée pendue après avoir été violée. Une enquête serait en cours. Dès le lendemain, la police de l’Etat a annoncé qu’elle enquêtait sur la mort d’une jeune fille de 19 ans également retrouvée pendue à un arbre, à l’aide de son foulard.
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Dernière victime en date : une jeune fille de 19 ans retrouvée pendue à son foulard © REUTERS / STRINGER INDIA
…dans l’indifférence générale
Tous les moyens sont bons pour interpeller les communautés internationale et indienne sur cette problématique, même les plus extrêmes. C’est le douloureux constat fait par un groupe appelé YesNoMaybe qui a mis en ligne une vidéo sur Youtube dans laquelle on voit une camionnette blanche garée dans New Delhi. A l’intérieur du véhicule, une chaîne hi-fi et un disque qui retransmet en boucle les hurlements d’une femme qui fait semblant d’être agressée. Le groupe explique vouloir ainsi mener une expérience sociale : aux cris d’une femme qui hurle enfermée dans un véhicule, combien de personnes réagissent ? Si la plus grande majorité des passants semblent interpellés par les cris, peu d’entre eux s’arrêtent, de peur sûrement de se faire agresser à leur tour. Finalement, quelques hommes tentent d’intervenir dont un homme de 73 ans muni d’un bâton !
Vidéo de YesNoMaybe - 6 juin 2014
En une semaine, la vidéo a été vue plus de 1,2 million de fois et illustre une certaine indifférence envers les violences subies par les femmes en Inde d’après les militants des droits des femmes. Ces mêmes militants qui s’insurgent également contre une conviction populaire selon laquelle la femme doit avoir fait quelque chose pour mériter une telle agression. C’est en tout cas les propos qu’avaient tenu une des responsables de la commission nationale pour les femmes de New Delhi, Asha Mirje, provoquant un tollé dans le pays.
Désintérêt de la classe politique
Les membres du gouvernement eux-mêmes peinent à prendre position, ou tentent de donner des explications pour le moins hasardeuses, à l’instar de Ramsevak Paikra, ministre de l’Intérieur de l’Etat de Chhattisgrah et membre du Bharatiya Janata Party (BJP), le parti nationaliste hindou, qui estime que les viols arrivent «par accident». «Ces incidents ne se produisent pas délibérément. Ils surviennent par accident», a-t-il déclaré.
Une hypothèse difficilement crédible face aux chiffres des viols en Inde : on en recenserait plus de 15.000 par an, mais il n’existe aucun moyen précis pour les dénombrer. Une hypocrisie quand on sait que le viol en Inde est également utilisé comme punition. C’est ce qui s’est passé en début d’année dans le village de Subalpur dans l’est de l’Inde où une jeune fille de 20 ans a été condamnée au viol pour avoir fréquenté un homme d’une autre communauté, musulman. Les deux amoureux, accusés d’avoir une liaison, ont été attachés à un arbre et sommés de payer une amende de 25.000 roupies chacun (300 euros). Dans l’incapacité de réunir une telle somme, la jeune femme a été violée par les habitants, sous l’ordonnance du chef du village. Hospitalisée, elle a identifié treize agresseurs.
Babulal Gaur, responsable gouvernemental chargé de la justice et de la sécurité dans l’Etat du Madhya Pradesh décrit, lui, le viol comme un crime social «parfois légitime, parfois injuste». Ce député indien a déclaré qu’un viol ne pouvait être reconnu que s’il était signalé à la police. «Tant qu’il n’y a pas de plainte, rien ne peut arriver. Les viols sont parfois condamnables, parfois non», a-t-il assuré.
Il a également témoigné sa sympathie à Mulayam Singh Yadav, responsable régional du parti Samajwadi qui dirige l’Uttar Pradesh. Lors des élections législatives du mois d’avril, Mulayam Singh Yadav a critiqué les modifications de la loi qui prévoient la peine de mort en cas de viol collectif, affirmant que «les garçons commettent des erreurs, allons-nous les pendre pour ça ?». Se déclarant hostile à la condamnation à mort pour viol, il avait plaidé «les hommes sont les hommes».
Son propre père, Akilesh Yadav, chef de l’exécutif de l’Uttar Pradesh, avait interrompu une journaliste qui lui posait des questions : «Vous n’avez pas été violée n’est-ce pas ? Non ? Très bien, merci». L’Uttar Pradesh, Etat du nord de l’Inde où vivent plus de 200 millions d’habitants, est à la traîne en matière de développement, de santé et d’éducation. Quelque 23.569 crimes visant des femmes y ont été enregistrés en 2012, classant l’Etat au troisième rang en termes de criminalité contre les femmes.
Narendra Modi, l’homme providentiel ?
Finalement, le seul à s’ériger contre le viol, c’est Narendra Modi, le nouveau Premier ministre indien. Lui aussi fait parti du parti nationaliste, le BJP, mais contrairement à ses compagnons, il semble motivé à lutter contre les violences faites aux femmes. Il a promis de renforcer le système judiciaire à cette fin. Il a également annoncé sa volonté d’installer des toilettes et de l’électricité dans tous les foyers. Un vaste chantier quand on sait que près de la moitié de la population indienne doit aller se soulager dans la nature, faute de latrines. Et que c’est à ce moment là que les femmes sont les plus vulnérables.
«Respecter et protéger les femmes devrait être une priorité des 1,25 milliard de personnes de ce pays», a-t-il déclaré, lors de son premier discours au Parlement depuis la victoire de son parti aux élections législatives. «Tous ces incidents doivent nous inciter à l’introspection. Le gouvernement va devoir agir», a-t-il ajouté. Le gouvernement s’est d’ailleurs engagé à réserver un tiers des sièges au Parlement et aux assemblées régionales pour les femmes. Un engagement qu’avaient déjà pris les précédents gouvernements.

Narendra Modi, le nouveau premier ministre indien, lors de son premier discours au Parlement le 26 mai 2014 © AFP PHOTO / PRAKASH SINGH
Des promesses en l’air ? Pour les défenseurs des droits des femmes, ce dernier épisode de violence prouve que les autorités de l’Uttar Pradesh n’agissent pas sérieusement contre les crimes sexuels. La présidente de l’organisme public National Commission for Women, Mamta Sharma, a exhorté le chef du gouvernement de l’Etat Akhilesh Yadav à démissionner jugeant «honteux» son immobilisme. Les autorités de cet Etat «ont non seulement été incapables de protéger les femmes mais ils n’ont même pas le contrôle de leur police», a-t-elle ajouté.
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Le 31 mai 2014, à Allahabad, dans l'Uttar Pradesh, des femmes brûlent l'effigie de Akhilesh Yadav, le chef du gouvernement de l'Etat © REUTERS / JITENDRA PRAKASH
Petit à petit, les mentalités évoluent. La tolérance vis-à-vis du viol diminue et les femmes sont prêtes à se battre pour faire valoir leurs droits, à l’instar de ces six Indiennes qui ont défilé topless le 12 juin dernier dans les rues de Kochi (Kerala), à l’extrême sud du pays. Loin de chercher la comparaison avec les Femen, elles assurent n’avoir qu’un objectif : abolir le viol en Inde.
Pour autant, le viol n’est pas encore admis dans toutes ses formes et certaines inégalités demeurent. Par exemple, devant la loi, ni les maris, ni la police ne peuvent être poursuivis pour viol. Quant aux viols des hommes, il n’est pas reconnu. Une impunité certaine qui ralentit encore un peu plus les poursuites judiciaires et les condamnations.
http://geopolis.francetvinfo.fr/le-viol-encore-largement-impuni-en-inde-37499