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Sexe : pourquoi a-t-on plus envie de faire l'amour l'été ?;couples,amours,sexes

21 Juin 2017, 00:05am

Publié par hugo

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Journaliste RTL
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publié le 14/05/2016 à 08:00 mis à jour le 20/06/2017 à 09:42
Cette sensation ne vous est pas étrange... Avec la douceur des beaux jours, vient une envie soudaine. Quand le thermomètre monte, la température de votre corps s'envole avec et votre libido est de plus en plus incontrôlable.
Quand l'été arrive, c'est plus fort que vous, vous avez encore plus envie de faire l'amour que le reste de l'année, lorsque trois couches de vêtements sont nécessaires pour ne pas grelotter de froid. Rassurez-vous, vous n'êtes pas la seule. Selon le site planestoscope.com, une femme sur deux déclare avoir une vie sexuelle plus active l'été.
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Comme pour les animaux, quand le printemps arrive, les envies de s'accoupler suivent rapidement. Ce n'est pas pour rien qu'on l'appelle la "saison des amours". Pourtant, le facteur hormonal, et donc purement animal, d'une montée d'envie sexuelle avec l'arrivée du soleil ne serait qu'assez limité selon le psychologue et sexologue Antoine Spath, joint par Girls.
Avec la chaleur, la "métaphore de la sève qui monte"
Il existe bien chez les hommes, comme chez les animaux, des envies plus prononcées à cette période, mais pas forcément pour les mêmes raisons. Il existe toutefois une explication en partie hormonale qui fait que "quand il fait chaud, on est plus excité", explique le sexologue. "C'est la métaphore de la sève qui monte. Ce sont les appels de la nature à la reproduction, même si le désir a pris le pas chez les hommes".
Et c'est cette dernière précision qui change tout. Quand l'animal s'accouple davantage dans le but de se reproduire, l'humain, lui, fait l'amour pour le plaisir et donc a n'importe quel moment de l'année. D'ailleurs, les pics de naissances sont en septembre, soit 9 mois après le nouvel an (aka la soirée de tous les plaisirs) et non après le printemps.
La luminosité joue sur une glande de l'humeur
L'autre explication est très naturelle et d'autant plus étonnante. Il s'agit de la lumière du soleil. Cette dernière joue aussi sur notre humeur en stimulant la glande pinéale, ou le "siège de l'âme", comme l'appelait René Descartes.
"Elle régule les cycles soleil et nuit et elle est le récepteur à la lumière et organise l'humeur". Avec la lumière du printemps, cela "stimule la glande" ce qui nous rend "plus avenants, plus engagés à la relation à l'autre, on n'est moins dans l'inhibition".
Nous sommes donc davantage tournés vers les autres quand le soleil chauffe notre "siège de l'âme". Et comme notre corps aussi est réchauffé, on est aussi plus déshabillés qu'en hiver. En temps de grand froid "on veut protéger notre corps", en été c'est l'inverse. "Les vêtements plus légers érotisent le regard de l'autre", résume Antoine Spath.
Enfin, avec l'été arrive souvent la période des vacances qui se traduit par moins de stress, plus de disponibilité et plus de relâchement social. Une formule qui nous rend "plus disponibles à la sexualité" et "propice à se laisser l'esprit libre pour le désir", conclut le spécialiste. Mais rappelez-vous, sortez toujours couverts. Canicule ou pas.
La rédaction vous recommande
Orgasmes nocturnes : témoignages de femmes sur un phénomène méconnu
Sexe : Can'u, Dés coquins... 5 applications pour booster votre sexualité
Sexe : quand allons-nous avoir des rapports sexuels avec des robots ?
Sexe : "Je suis féministe et adepte de la soumission"
 
http://www.rtl.fr/girls/love/sexe-pourquoi-a-t-on-plus-envie-de-faire-l-amour-l-ete-7783151027

Voici l'âge auquel les femmes auraient les meilleurs orgasmes,femmes,sante,sexes,

18 Juin 2017, 22:32pm

Publié par hugo

Voici l'âge auquel les femmes auraient les meilleurs orgasmes
 
 Evidemment, on peut avoir des orgasmes réguliers, année après année. Cependant, d'après une nouvelle recherche réalisée par l'application contraceptive Natural Cycles, il semblerait qu'il existe tout de même un âge moyen où nos orgasmes atteindraient leur paroxysme. Et d'après les résultats, ce serait donc à 36 ans que nous prendrions le plus notre pied au lit.
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Pour calculer cet âge, un sondage a été mené sur plus de 2 600 femmes, évaluant à la fois la fréquence et la qualité de leurs orgasmes. Or, il semblerait que la maturité influe positivement sur l'intensité des orgasmes féminins.

 Les femmes âgées de moins de 36 ans seraient ainsi 76% à estimer prendre beaucoup de plaisir au lit contre 86% chez les femmes de plus de 36 ans. 10% d'écart qui donne soudainement envie de prendre de l'âge. Et l'expérience, la maturité et la confiance en soi acquises au fil des ans ne sont sans doute pas étrangères à ce plaisir accru procuré durant les rapports sexuels chez les trentenaires.

Les clés pour des orgasmes fréquents à tout âge

En outre, que vous ayez, 20, 30, 40 ou 50 ans, d'après une récente étude américaine, il semble que de ne pas zapper la phase des préliminaires, user d'une bonne communication au sein du couple et que les partenaires se sentent complices et amoureux constituent des conditions essentielles afin de maximiser les chances d'atteindre des orgasmes fréquemment. Prochaine étape, l'orgasme cervical, considéré comme l'orgasme ultime ?

http://www.terrafemina.com/article/voici-l-age-auquel-les-femmes-auraient-les-meilleurs-orgasmes_a331284/1

Ces photos de couples prises dans leur intimité montrent que le sexy a 1001 visages,couples,amours,sexes,

28 Mai 2017, 12:27pm

Publié par hugo

Ces photos de couples prises dans leur intimité montrent que le sexy a 1001 visages
Il commence à faire chaud, non?
 27/05/2017 08:00 CEST | Actualisé 27/05/2017 09:58 CEST

Kelsey BorresenThe HuffPost
SEXE - De nos jours, de plus en plus de couples revêtent des tenues sexy, dévoilent leurs sous-vêtements ou même prennent la pose nus, comme une preuve de leur passion vivace et de leur connexion puissante.

"Avec les photos de boudoir de couples, tout tourne autour de la connexion que les couples partagent dans le présent", explique le photographe Mike Allebach dans un post de blog. "Nous prenons l'amour, les sentiments et les émotions du couple et nous leur donnons vie devant un objectif".

Sur cette idée, nos confrères du HuffPost américain ont compilé 28 photos de vrais couples qui capturent magnifiquement la sensualité de l'amour.

 
Wolf & Rose Photography | Makeup by Naysla Droguett
 
Hinterland Stills
 
Steph Grant Photography
 
Fiona and Bobby Photography
 
Christine Abbate
 
Allebach Photography
 
Teri Hofford Photography
 
Ewan Phelan
 
Yours Truly Portraiture
 
Urban Utopia Photography
 
Amy Cloud Photography
 
The Girlfriend Experience Boudoir
 
Amy Cloud Photography
 
Alexandria Crahan Art & Photography
 
Boudoir By Ashley
 
Teri Hofford Photography
 
Jennifer Williams Boudoir
 
Abigail Gingerale Photography
 
Boudoir by Elizabeth Urban
 
Amy Cloud Photography
 
Fiona and Bobby Photography
 
Urban Utopia Photography
 
Hinterland Stills
 
Jessica Michael Photography
 
Hoffer Photography
 
Quetzal Wedding Photo
 
Yours Truly Portraiture
 
Allebach Photography
Cet article, publié à l'origine sur Le HuffPost américain a été traduit de l'anglais par Sandra Lorenzo.

Lire aussi :

• Les clichés dénudés de ce couple prouvent que la sensualité n'a pas d'âge

• 11 choses que les couples qui durent font au lit

• 8 façons de pimenter sa vie sexuelle quand on est marié

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Pourquoi le sexe est bon pour la santé, sante,sexes,couples, amours,

27 Mai 2017, 13:25pm

Publié par hugo

Pourquoi le sexe est bon pour la santé
Regain d’énergie générale, sensation de rajeunir, meilleure santé : le plaisir sexuel agit comme un remède naturel et la libido prolonge la vie. Explications.
 
Marie-Anne Garcia Bour
 
© Jupiter
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Sommaire
L’hormone du câlin
Les hommes aussi concernés
Les besoins du coeur
Entretenir l’attirance
L’équilibre par la créativité
De nombreuses études le confirment : le désir, cette pulsion de vie contribue à notre longévité. Tout simplement parce que le plaisir de faire l’amour rend heureux, et que l’état de félicité est excellent pour le système immunitaire. Le plaisir physique, source d’énergie, favorise un meilleur équilibre hormonal. L’explosion des endorphines dans le cerveau au moment de l’orgasme crée cette sensation d’euphorie, puis de bien-être : calme, réduction du stress et de l’anxiété et sommeil récupérateur à la clé.
 
L’hormone du câlin
L’hormone qui nous met dans cet état et nous rend accro l’un à l’autre, c’est l’ocytocine. Boostée par les caresses et les baisers, elle atteint son maximum dans le sang au moment de l’orgasme. Bien connue pour déclencher l’accouchement et développer l’attachement mère-enfant, l’ocytocine joue également un rôle dans la protection contre le cancer du sein. Libérée par la stimulation des mamelons lors des échanges sexuels, elle aiderait à éliminer les éléments carcinogènes des glandes mammaires. « Les femmes dont la poitrine est régulièrement caressée pendant les échanges sexuels sont mieux protégées du cancer du sein. C’est ce que révèle une étude de 1995, explique Sylvain Mimoun, gynécologue, et sexothérapeute. Faire l’amour booste la circulation générale et locale. Des relations sexuelles régulières abaissent ainsi les risques de phénomènes inflammatoires qui font le lit des cancers et des maladies cardio- vasculaires. En cas d’abstinence, il est donc conseillé de se caresser. »
 
Les hommes aussi concernés
« Du côté masculin, une étude américaine, réalisée sur 30 000 hommes et confirmée par une étude australienne, montre que des éjaculations fréquentes abaissent le risque du cancer de la prostate », explique Frédéric Saldmann, cardiologue, nutritionniste et auteur de La Vie et le temps (J’ai lu, “Poche”, 2012). Les statistiques sont plus que précises : à partir de douze éjaculations mensuelles la prévention devient significative et vingt et une éjaculations par mois réduisent ce risque d’un tiers. En effet, le massage prostatique effectué lors du rapport et l’émission de sperme contribueraient à éliminer les cellules carcinogènes. Et il réduirait aussi les microcalcifications qui s’accumulent dans la prostate. Là encore, les études soulignent qu’en l’absence de rapports sexuels, la masturbation protège la prostate.
Les besoins du coeur
À la trappe l’idée que l’activité sexuelle est dangereuse pour le coeur. Au contraire. Chez les femmes c’est l’abstinence, mais aussi l’insatisfaction qui augmenterait les risques d’infarctus du myocarde. Chez les hommes, selon une étude de l’université de Bristol de 1997, le risque de mortalité cardio-vasculaire est divisé par deux pour les amateurs de plaisir sexuel. Excellent exercice physique, l’activité sexuelle augmente la fréquence cardiaque, élimine les toxines par la sueur et tonifie les muscles.
 
Mais faut-il vraiment comptabiliser les échanges sexuels, pour s’assurer santé et longévité ? « On peut avoir l’orgasme triste, purement électrique, sans aucun sentiment de plénitude et de réalisation, déplore Alain Héril, psychothérapeute et sexothérapeute. Ce qui fait l’alchimie d’une sexualité épanouie, ce n’est pas la quantité, mais la qualité de nos échanges. » La sexualité qui équilibre corps et esprit est avant tout affaire de désir. « Et c’est ce désir, sexuel ou non, qui est fondamentalement réparateur », insiste le psychothérapeute.
 
A DÉCOUVRIR
Le sentiment d'être reliés
« Nos célébrations amoureuses reposent sur un toucher délicat, presque spirituel, explique Willy, 70 ans, ancien banquier. Des rituels sur la table de massage et des gestes quotidiens. J’enlace Anne, ma femme, quand elle fait la vaisselle et je lui masse les épaules, le dos, les hanches… “Regarde, dit-elle, mes poils se hérissent, je bande !” Une maladie l’handicape et nous avons maintenant une sexualité sans pénétration. Mais nous sommes dans la réjouissance. Une gratitude envers la vie par les contacts, la respiration en conscience, la communication et surtout le sentiment d’être reliés. »
 
Comment entretenir son désir quand on est seul ? En prenant du plaisir à ressentir, tout simplement ! En se plongeant dans des lectures sensuelles. « Frissons érotiques garantis », promet Galya Ortega, thérapeute holistique et auteure de Pratique du massage taoïste (Marabout, “Poche”, 2012). On n’hésite pas non plus à s’épancher entre amis sur le sujet. Enfin, on joue en permanence avec sa sensualité, en se masturbant, en se faisant masser ou en se massant. L’idée est d’extravertir ses sens, en se parfumant, en se délectant à table, en roucoulant quand on chante, en faisant la fête sensorielle avec la nature, le vent sur la peau, le sable sous les pieds, les bras autour des arbres…
 
Entretenir l’attirance
Ils vivent ensemble depuis quinze ans, vingt ans et plus, et pris par leurs obligations professionnelles et familiales, ils ont mis peu à peu leur sexualité entre parenthèses. Ce n’est pas pour autant la fin de l’amour. Selon un sondage TNS Sofres réalisé pour Notre temps, « les trois quarts des retraités en couple sont amoureux ». Alors quand on s’aime, on se demande comment profiter de cet amour. On peut déjà donner du temps à sa relation. Partir seuls en week-end. Noter, chacun de son côté, les cinq critères qui faisaient « que c’était bien avant ». Et oser se parler de ses fantasmes.
 
« Parler estompe la gêne et les malentendus, souligne Philippe Baschoux, sexothérapeute. Le grand ennemi du désir c’est le silence. » On peut aussi réapprivoiser le rapport de peau à peau. « Les massages sont une bonne idée, mais sans enchaîner sur un rapport sexuel, du moins au début, note Alain Héril. Il faut prendre le temps de voir ce qui se remet en place dans l’attention du corps de l’autre. »
 
© Jupiter
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L’hormone du câlin
Les hommes aussi concernés
Les besoins du coeur
Entretenir l’attirance
L’équilibre par la créativité
L’équilibre par la créativité
A DÉCOUVRIR
Le sexe, ça s'apprend
« “Ne te touche pas, c’est sale”, “Fais plaisir” : ces mots ont marqué mon éducation. Adulte et amoureuse, j’étais toujours tournée vers l’autre et coupée de moi-même, raconte Nathalie Giraud, sexothérapeute et fondatrice du site Piment Rose. C’est l’auto-érotisme qui m’a permis de défricher cette partie de moi à l’abandon. J’ai découvert les sex-toys avec des amies américaines à l’aise dans leur sexualité. Elles m’ont offert mon premier vibro et la bible américaine de la masturbation féminine. Je suis passée aux travaux pratiques. Je me sentais ridicule, mais je percevais une pulsion de vie qui m’attirait et me faisait peur. Pratiquer régulièrement m’a permis d’avoir mon premier orgasme à 38 ans. Il faut de la douceur et du temps pour apprivoiser son corps. Parce que j’ai appris à me connaître, j’ai pu me connecter à l’autre en toute conscience. »
 
La sublimation, la capacité de réinvestir son énergie sexuelle dans une activité créative peut être une excellente solution à l’absence de sexualité. Exercice physique ou artistique, danse, écriture, théâtre etc. « Plus on va prendre du plaisir dans une création, avec du partage et des échanges, plus le désir, sexuel ou non, va se renforcer et nous rééquilibrer intérieurement », souligne Alain Héril.
 
« J’ai traversé des périodes d’abstinence liées à une absence de partenaire, confie la comédienne et vidéaste Myrtille Chartuss. Mais j’en ai souvent profité pour démarrer de nouvelles créations. Dans ces moments de forte créativité, je n’ai pas souffert de solitude sexuelle. Au contraire, j’étais dans la stimulation des projets. »
 
Abandonnée par son mari, dépressive, Sylvie ne voulait pas rencontrer d’autres hommes. Mais elle a senti que quelque chose en elle voulait éclore et elle s’est mise à l’aquarelle. Lors de séances avec son groupe, elle a pu décrire « des moments d’émotions proches de sensations de plaisir sexuel ». Bien sûr, on n’a pas d’orgasme en peignant !
 
Quoi que… Mais Sylvie a pu faire plus facilement le deuil de son ancienne relation. Autre excellent moteur du désir, le théâtre amateur qui engage le corps, l’imagination et la créativité. Sur scène, on ne voit pas ce qu’on fait, mais on est accrédité par l’autre. Quelqu’un vous regarde. Et voir dans d’autres yeux qu’on est apprécié, cela renarcissise. C’est le fondement même du désir.
 
http://www.psychologies.com/Couple/Sexualite/Desir/Articles-et-Dossiers/Pourquoi-le-sexe-est-bon-pour-la-sante/7L-equilibre-par-la-creativite#xtor=CS2-6-%5B26-05-2017%5D-%5B20:30%5D-%5Bsexe-bon-sante%5D

Sexe : de quoi les femmes ont-elles vraiment envie ?,femmes,sexes,

26 Mai 2017, 15:24pm

Publié par hugo

Sexe : de quoi les femmes ont-elles vraiment envie ?
Les femmes sont-elles un peu, beaucoup libérées ? Et leurs désirs, sont-ils insatisfaits, comblés ? Loin des stéréotypes, nous avons voulu savoir comment, en 2014, elles jugent leur vie sexuelle, quels sont leurs tabous, satisfactions, fantasmes, plaisirs… Un grand sondage Ipsos pour Psychologies commenté par nos experts.
 
Hélène Fresnel
 
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Sommaire
Elles veulent faire plus et mieux l’amour
Elles jouent avec les codes et les rôles
Elles veulent avoir confiance en elles
Phénomène : “Cinquante Nuances de Grey”, évolution ou régression ?
Décryptage : ces séries télé qui captent le désir féminin
Témoignages : Vous sentez-vous libre sexuellement ?
Près de cinquante ans après Mai 68, s’il est une chose que la révolution dite sexuelle aura permise, c’est bien la libération de la parole, et particulièrement celle des femmes. Dans notre sondage, la quasi-totalité d’entre elles (97 %) a le sentiment qu’elles peuvent et osent parler davantage de leurs désirs sexuels, et ce, tous critères confondus, quel que soit leur âge, leur niveau d’études ou leur situation de famille. 82 % perçoivent d’ailleurs cette libération comme un phénomène positif. Les femmes se sentent plus libres d’exprimer leurs désirs, trouvent « facile » de parler de leurs positions préférées avec leur partenaire (70 %), de leurs pratiques (66 %) et de leur jouissance (64 %), moins toutefois de leurs fantasmes (49 %).
 
Elles pensent que les hommes en parlent et les réalisent plus souvent qu’elles. Ce qui ne surprend pas le psychanalyste et sexothérapeute Alain Héril : « L’inconscient collectif féminin reste encore imprégné de l’idée que le fantasme est masculin. Depuis vingt-cinq ans, dans mon cabinet, je reçois des femmes qui me disent qu’elles n’ont pas de fantasmes. Et quand je leur réponds qu’elles en ont peut-être mais qu’elles ne veulent pas y accéder, elles me regardent comme si ce n’était pas envisageable. Pourtant, les images fantasmatiques sont bien présentes en elles. Simplement, elles ne se donnent pas de droit d’entrée. »
 
A DÉCOUVRIR
A lire
Les âges sexuels de la femme
Il a reçu des femmes en consultation pendant vingt ans. L’expérience d’Alain Héril, psychanalyste et sexothérapeute, lui a permis de brosser six profils psychosexuels selon les âges. Une vision rassurante de la sexualité féminine (...).
 
La psychanalyste Sophie Cadalen partage ce point de vue et souligne que, souvent, « les femmes surestiment la capacité des hommes à parler de leurs fantasmes. Et si elles évoquent plus facilement leur plaisir, c’est que celui-ci est au coeur des codes en vigueur : supposé délicat pour elles, il ne cesse d’être interrogé comme un Graal à conquérir pour être une “vraie” femme ».
 
Est-ce à cause de ce mythe – le statut de « femme » qui ne s’atteindrait que grâce à l’épanouissement sexuel – que leurs attentes ne sont pas totalement comblées ?
 
Elles veulent faire plus et mieux l’amour
La note de satisfaction qu’elles décernent à leurs relations sexuelles n’est pas mauvaise, mais pas non plus exceptionnelle (7,1 sur 10). Si, comme le soutient Platon, et avec lui les psychanalystes lacaniens, désirer c’est manquer, alors la mission est accomplie. Les femmes sont loin d’atteindre la béatitude de la satiété. Moins d’une sur cinq attribue une note comprise entre 9 et 10 (19 %) à son plaisir au cours de ses rapports, tandis qu’un tiers se montre relativement critique en lui donnant une note inférieure ou égale à 6 sur 10 (30 %). Curieusement, le fait d’être en couple ou célibataire n’influe pas vraiment sur la note.
 
C’est un peu comme si le temps passé avec l’autre n’avait pas contribué à nourrir la complicité, la connaissance du corps et des goûts de celui qui partage leurs nuits. Si la plus forte proportion de femmes (21 %) qui donnent une note située entre 9 et 10 est mariée, ce sont également elles qui distribuent les plus mauvaises appréciations (elles représentent 27 % de celles qui attribuent une note entre 4 et 6 sur 10).
Sexe : de quoi les femmes ont-elles vraiment envie ?
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Elles veulent faire plus et mieux l’amour
Elles jouent avec les codes et les rôles
Elles veulent avoir confiance en elles
Phénomène : “Cinquante Nuances de Grey”, évolution ou régression ?
Décryptage : ces séries télé qui captent le désir féminin
Témoignages : Vous sentez-vous libre sexuellement ?
En termes de fréquence, en tout cas, la rareté des rapports sexuels n’est pas la norme. Aujourd’hui, une femme sur deux déclare faire l’amour au moins une fois par semaine (51 %, dont 4 % au moins une fois par jour, 27 % entre deux et cinq fois par semaine et 20 % une fois par semaine).
 
Malgré ces résultats, beaucoup souhaiteraient faire l’amour plus souvent. Presque une femme sur deux aimerait avoir des relations sexuelles plus fréquentes qu’aujourd’hui (47 %), et seulement 6 % avouent qu’elles préféreraient faire l’amour moins souvent (contre 46 % qui se montrent satisfaites de la fréquence actuelle de leurs relations sexuelles). Est-ce la vie quotidienne stressante qui les épuise et les éloigne du sexe ? Ou les hommes auraient-ils, à leur tour, « la migraine » ? Sont-ils effrayés par les femmes, particulièrement par les jeunes ? Les 18-24 ans sont en effet très nombreuses à affirmer vouloir faire l’amour plus souvent (61 %).
 
A DÉCOUVRIR
VIDÉO
10 questions sexo à Alain Héril 
A quoi est due la perte de désir ? Comment dire non ? Se masturber, est-ce tromper ? Les préliminaires sont-ils obligatoires ? Le sexothérapeute vous donne les clés d'une sexualité épanouie (...).
 
La psychanalyste Catherine Blanc refuse, elle, d’aborder le problème sous un angle quantitatif : « Nous n’avons pas besoin de faire l’amour quatre fois par jour. Que voudrait dire cette revendication : faire la démonstration de nos capacités ? La sexualité, c’est la rencontre de deux élans, celui du corps – la mobilisation du système nerveux – et ce que l’humain va en faire : refuser peut-être cette excitation corporelle, ou l’accueillir. Et qui sait, avoir un orgasme ? Tout cela dépend de l’individu, de son âge, de ses préoccupations et de sa quête dans sa relation au partenaire, mais aussi à la société. La sexualité est le théâtre de grands enjeux : nous ne sommes pas seuls dans un lit. Nous sommes avec notre corps, avec l’idée que nous en avons, mais aussi avec la relation, ses impératifs, la perception que nous nous en faisons, avec l’enfant que nous étions, avec ce que la société imagine de ce que nous devons être à 20, 30, 40, 50 ou 60 ans. »
 
C’est cette influence de l’environnement extérieur, des normes définies par la société, qui perturbe notre rapport à la sexualité, assure Sophie Cadalen. « L’angoisse de mes patients se résume toujours à cette interrogation : “Est-ce que je suis normal ?” Et à mon sens, quand les femmes affirment vouloir faire plus fréquemment l’amour, c’est de ça dont il est question car, pour le reste, elles ont l’air assez satisfaites : 7,1 comme note, ce n’est vraiment pas mal.
 
Se plaignent-elles parce qu’elles ont envie ou parce qu’“il faudrait” ? Honnêtement, j’ai l’impression que les femmes deviennent aujourd’hui de plus en plus actrices de leur sexualité. » Une affirmation corroborée par les chiffres : 53 % affirment prendre souvent l’initiative de l’acte sexuel. Les jeunes âgées de 18 à 24 ans sont 18 % à affirmer le faire très souvent (contre 6 % pour les 45-59 ans). L’égalité est en marche.
Sexe : de quoi les femmes ont-elles vraiment envie ?
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Elles veulent faire plus et mieux l’amour
Elles jouent avec les codes et les rôles
Elles veulent avoir confiance en elles
Phénomène : “Cinquante Nuances de Grey”, évolution ou régression ?
Décryptage : ces séries télé qui captent le désir féminin
Témoignages : Vous sentez-vous libre sexuellement ?
Elles jouent avec les codes et les rôles
La domination uniquement masculine dans les rapports sexuels a pris fin, comme le démontrent les réponses concernant les pratiques sexuelles. Dans ce domaine, en effet, les femmes semblent s’amuser de plus en plus à changer les rôles et à en jouer. Et 81 % n’ont pas honte de leurs désirs. Seulement un tiers d’entre elles aiment être dominées pendant l’amour (33 %), tandis qu’une sur quatre prend plaisir à dominer l’autre (26 %).
 
Ce rejet d’un rapport de force unilatéral se retrouve d’ailleurs dans les préférences en termes de positions. Si le pourcentage de femmes préférant être sous leur partenaire pendant l’amour reste élevé (76 %), celui de celles préférant être sur lui l’est aussi (68 %), même s’il reste légèrement inférieur. Cette différence de huit points est essentiellement due à des raisons générationnelles : les femmes de plus de 60 ans apprécient moins que les plus jeunes d’être sur leur partenaire. Les 18-24 ans jouent encore plus facilement que les autres de cette alternance dominant-dominé, passant de l’un à l’autre sans difficulté : 70 % aiment être dominées, 56 % dominer.
 
A DÉCOUVRIR
Pour aller plus loin
Retrouvez l'ensemble des résultats de notre sondage exclusif en cliquant ici.
 
Sophie Cadalen voit là les signes d’un enrichissement très prometteur dans les rapports, même si, souligne-t-elle, « être sur l’homme peut aussi être une réponse à son envie à lui, une forme d’obéissance. On est tout à la fois sujet et objet dans la sexualité, et les jeunes générations semblent assumer davantage ces rôles et leur alternance. À l’époque de la révolution sexuelle, il y avait quelque chose à revendiquer par rapport au sexe dit fort. C’est moins le cas aujourd’hui. En filigrane, il me semble que nous ne sommes plus tellement dans une compétition hommes-femmes. Je trouve que les choses s’équilibrent ».
 
De plus en plus détachées, affranchies des rapports de force classiques, les femmes ne sont pas pour autant adeptes de pratiques très transgressives. La plupart déclarent ne pas apprécier ou ne jamais avoir essayé d’attacher, d’être attachées (40 %), d’être fessées ou de donner une fessée (48 %). Quant aux sex-toys, elles sont peu nombreuses (27 %) à en utiliser.
 
Sophie Cadalen n’est pas étonnée « que la sexualité, dans sa pratique, ne soit pas plus variée ou aussi “ébouriffée” qu’on voudrait le laisser croire. Faire bien l’amour ne réclame par forcément une imagination débridée et des surenchères. Ces résultats remettent bien les pendules à l’heure et font s’écrouler quelques pans fantasmatiques d’une sexualité qui serait ou devrait être supercréative, audacieuse ou terriblement frustrante ».
 
Certes, parmi les plus jeunes (les 18-24 ans), presque une femme sur deux avoue apprécier être attachée pendant l’amour, attacher son partenaire (respectivement 44 % et 43 %) ; fesser, être fessée (31 % et 36 %) ; mais, contrairement aux apparences, ces pratiques seraient moins le signe d’une liberté sexuelle que d’une aliénation à certains impératifs comme celui de devenir des « grandes », ainsi que l’explique très justement Catherine Blanc.
 
« Le désir n’est pas qu’une histoire physiologique. À 20 ans, il évoque aussi le fait que je vais laisser la petite fille que je suis derrière moi, éclaire-t-elle. Que veut dire pour moi l’acte sexuel ? S’agit-il de témoigner de ma capacité à aimer quelqu’un d’autre que mes parents ? De m’inscrire dans la société des adultes ? De “m’envoyer en l’air” comme la star que j’admire ? À cet âge-là, on est difficilement au plus près de ses sensations personnelles. C’est certainement la période où l’on est finalement le moins libre, le moins détachée des diktats contemporains. La sexualité, et plus encore le devoir de performance, témoignent actuellement du pouvoir de l’individu. Dans le discours des jeunes femmes, il est ainsi question de la sexualité pour la sexualité, avec l’utilisation de mots parfois très crus ou désincarnés, comme “prendre son pied”. Elles ont le projet de faire l’amour parfois comme elles vont au club de gym, mais ce n’est qu’une posture au travers de laquelle elles se cherchent. »
 
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Elles veulent faire plus et mieux l’amour
Elles jouent avec les codes et les rôles
Elles veulent avoir confiance en elles
Phénomène : “Cinquante Nuances de Grey”, évolution ou régression ?
Décryptage : ces séries télé qui captent le désir féminin
Témoignages : Vous sentez-vous libre sexuellement ?
Elles veulent avoir confiance en elles
Une attitude destinée à masquer un manque d’assurance, car quand on les interroge sur ce dont elles auraient besoin pour accroître leur plaisir, 41 % des 18-24 ans répondent « plus de confiance en moi ». Cela dit, le sujet concerne l’ensemble des femmes. Tous âges confondus, c’est ce dont elles affirment d’abord avoir besoin (31 %), devant la tendresse (28 %), les préliminaires (28 %), la sensualité (25 %), les attentions (24 %), l’amour (20 %), l’audace (18 %), l’imagination (18 %) et la délicatesse (17 %).
 
Pour Sophie Cadalen, le manque de confiance en soi qui, selon les femmes, les empêche d’atteindre la plénitude, est précisément tout ce qui fait l’intérêt et le sel du sexe : « Une sexualité ne s’embrasse vraiment que lorsqu’on renonce à une parfaite confiance en soi. Certes, nous savons ce que nous voulons, nous savons ce que nous assumons quand nous faisons l’amour, mais il s’agit dans ce cas précis d’assumer un vertige plutôt que d’agiter des pratiques. Et plus nous tenterons de cerner la sexualité, de la « normer », de la chiffrer, de la contrôler, plus elle nous échappera. Les femmes sont encore régies par des tas de clichés, des préjugés, des automatismes. Elles tâtonnent, mais leurs hésitations sont, à mon avis, très bénéfiques : elles sont le signe d’une relation à l’autre plus équilibrée et égalitaire. » Après la révolution et les revendications, voici peut-être venir le temps de la pacification.
 
Phénomène : “Cinquante Nuances de Grey”, évolution ou régression ?
A DÉCOUVRIR
TEST
Sexualité : que savez-vous vraiment des femmes ? 
 
Fabienne Kraemer, psychanalyste, coach et auteure de Je prends soin de mon couple, revient pour nous sur le succès de la trilogie signée E.L. James.
 
« Que signifie le succès de cette trilogie ? Que les femmes ont pris conscience que le désir s’entretient. Aujourd’hui, elles veillent à maintenir cette envie de l’autre, notamment en utilisant des ressources extérieures. Que ce roman soit devenu un tel best-seller prouve que cette recherche est assumée au grand jour. En revanche, son contenu montre, lui, qu’il y a encore du chemin à parcourir en termes de liberté sexuelle. E.L. James propose un schéma classique de jeune femme “initiée” par un homme un peu plus âgé qu’elle. Les lectrices s’en tiennent donc à un fantasme oedipien traditionnel : il n’a rien de dérangeant puisque l’héroïne est en position de soumission et ne remet pas en cause la domination masculine. Ce succès peut s’assimiler à celui du fameux canard vibromasseur. L’acte d’achat prouve que des verrous ont sauté. Mais ils incarnent une dimension très politiquement correcte de la sexualité. Le canard est certes un sex-toy, mais… en forme de canard. Et Cinquante Nuances reprend des motifs que l’on trouvait déjà dans Angélique, marquise des anges, sorti en 1964. » 
 
Décryptage : ces séries télé qui captent le désir féminin
En 1998, une bande de filles déboule sur la chaîne HBO et enchante les téléspectatrices du monde entier. Elles sont habillées comme pour un shooting de Vogue, mais, surtout, elles évoquent sans complexes leurs histoires de sexe. Fantasmes sur un prêtre, expérience homosexuelle, importance de la taille du pénis… Carrie et ses amies de Sex and the City sont les apôtres d’une sexualité multiforme et décomplexée « qui sort de la sphère privée pour se raconter dans la sphère publique », explique Aurélie Blot, enseignante-chercheuse, auteure de Cinquante Ans de sitcoms américaines décryptées (L’Harmattan, 2013).
 
En 2004, Desperate Housewives montre qu’une nouvelle étape a été franchie : tentation de l’adultère, érosion du désir dans le couple… Le succès de Bree, Gabrielle et les autres confirme que la parole s’est libérée, jusque dans ses aspects moins joyeux. La série met en effet l’accent sur « les frustrations », note Aurélie Blot et, via le personnage de Lynette, pose une question qui taraude nombre de téléspectatrices : l’épanouissement sexuel est-il soluble dans la routine familiale ?
 
Si Desperate Housewives parlait à leurs mères, Girls, lancée en 2012, évoque la sexualité des « vingtenaires » : corps imparfaits, scènes naturalistes, les jeunes téléspectatrices de la génération Y plébiscitent une représentation « vraie », exempte de « glamourisation » et « plus angoissée », estime Aurélie Blot.
 
Plus connectée aussi, pourrait-on dire, à regarder la drôlissime websérie Les Textapes d’Alice, diffusée par France 4 sur son site depuis le début de l’année. Alice et sa bande s’inquiètent du nombre de « likes » sur leurs photos de profil tandis que monte la température via des échanges SMS avec des partenaires abordés sur des sites de rencontres. Avant de débriefer la nuit sur son blog. Bref, sous nos yeux se redessine une carte du tendre générationnelle sur laquelle Twitter ou Facebook aiguillonnent les ego en même temps que le désir. 
 
© Jupiter
Sommaire
Elles veulent faire plus et mieux l’amour
Elles jouent avec les codes et les rôles
Elles veulent avoir confiance en elles
Phénomène : “Cinquante Nuances de Grey”, évolution ou régression ?
Décryptage : ces séries télé qui captent le désir féminin
Témoignages : Vous sentez-vous libre sexuellement ?
Témoignages : Vous sentez-vous libre sexuellement ?
Nous avons posé la question à trois femmes, trois écrivaines, trois générations : confidences intimes et sans détour.
 
Lola Lafon, 38 ans
 
« Pourquoi devrais-je me sentir “libérée sexuellement” ? Parce que j’aurais le droit de consommer du sexe ? Et si, demain, je rencontrais une personne avec laquelle je souhaitais passer le reste de ma vie, cela ferait-il de moi une personne moins “libre” ? Cette expression ne me plaît pas, c’est un slogan publicitaire qui cache un nouveau diktat : “Soyez sexuelle !” Après avoir empêché les femmes de parler d’orgasme, l’aliénation s’est inversée : il faut faire l’amour, jouir et en parler. Mais attention : en restant sexy ! Regardez le symbole actuel de la “libération sexuelle féminine” : les Femen, de belles jeunes femmes aux seins parfaits. Et la liberté sexuelle des handicapées, des vieilles, des grosses… ? Pour moi, la liberté consiste à s’efforcer d’échapper aux injonctions, quelles qu’elles soient. Je lutte sans cesse pour cela, dans tous les domaines, parce que toute norme imposée m’est insupportable. Mais je ne sais pas si j’y parviens pour autant, parce que je vis dans mon époque, et qu’il est compliqué d’être libre dans une société qui, contrairement à ce qu’elle affiche, ne l’est pas du tout. »
 
Dernier ouvrage paru : La Petite Communiste qui ne souriait jamais (Actes Sud, 2014).
 
A DÉCOUVRIR
A lire aussi
Régine Deforges : « J’aurais aimé avoir eu plus d’amants »  
Quelques jours avant sa disparition, le 30 avril dernier, l’écrivaine nous livrait son dernier entretien, un témoignage sans fard et sans censure, fidèle à elle-même (...).
 
Stéphanie Janicot, 47 ans
 
« Je suis d’une génération qui est entrée dans le monde de la sexualité en même temps que le sida. J’avais 17 ans lorsque les conférences d’information ont commencé à fleurir dans les provinces en général, et dans la mienne en particulier. Sur le chemin de la libération de nos corps, tous les voyants étaient au rouge. On nous répétait à l’envi : “Aimer sans prudence, c’est risquer sa vie.” Pas très engageant… Sans doute est-ce la raison pour laquelle l’expression “liberté sexuelle féminine” n’a pas la même résonance pour moi – pour nous, peut-être – que pour les femmes de la génération précédente. Elle s’apparente moins à une sexualité débridée qu’à une indifférence vis-à-vis des conformismes et des préjugés. Si liberté sexuelle veut dire ne pas me soucier du regard des autres, ne pas me conformer à ce que la société attend de moi, vivre uniquement en accord avec mes désirs, alors j’ai été libre et le suis toujours. Si on veut parler d’entrer dans le cadre des injonctions de séduction, de partenaires multiples, d’expériences désordonnées, de désir de provocation, alors je ne sais même pas de quoi il s’agit ! »
 
Dernier ouvrage paru : La Mémoire du monde II (Albin Michel, 2014).
 
http://www.psychologies.com/Couple/Sexualite/Desir/Articles-et-Dossiers/Sexe-de-quoi-les-femmes-ont-elles-vraiment-envie/13Temoignages-Vous-sentez-vous-libre-sexuellement

La masturbation nuit-elle au plaisir lors des rapports?,femmes,sexes,

22 Mai 2017, 22:12pm

Publié par hugo

La masturbation nuit-elle au plaisir lors des rapports?
PAR DR CATHRINE SOLANO LE 24 AVR 2017 À 21H03 MIS À JOUR 24 AVR 2017 À 21H03
AMOUR & SEXO
SEXUALITÉ
DÉSIR/PLAISIR
MASTURBATION
MASTURBATION FÉMININE
 masturbation_plaisir
© Thinkstock
Bien sûr que non, c'est faux. Une femme qui se masturbe a autant de chances que les autres d'avoir des orgasmes lors des relations de couple.
 
 
Il faut savoir que la masturbation féminine concerne à plus de 95 % le clitoris. Elle permet en général à la plupart des femmes d'obtenir un (ou plusieurs) orgasme en quelques minutes.
 
Par la suite, lors des relations sexuelles en couple, ces femmes peuvent assez facilement obtenir un orgasme provoqué par les caresses que leur prodigue leur partenaire... à condition qu'il pratique le même type de modalités de stimulations que celui qu'elles utilisent lors de la masturbation. Ces modalités efficaces dépendent de chacune : parfois une femme a besoin de caresses très douces ou au contraire énergiques, parfois de tapotements ou de pressions appuyées sur le clitoris. Certaines femmes réagissent davantage si les stimulations se font directement sur le clitoris. D'autres ont besoin que les caresses soient effectuées plutôt à côté ou au-dessus, etc. Un homme doit donc connaître ce dont sa partenaire a besoin pour lui prodiguer du plaisir.
 
Quant à l'orgasme lié à la pénétration, il faut très souvent un certain temps de vie sexuelle pour qu'il survienne. Car la zone vaginale est moins érotisée, c'est-à-dire moins entraînée au plaisir, que la zone clitoridienne. Et cela se vérifie pour la grande majorité des femmes, qu'elles pratiquent ou non la masturbation.
 
A lire aussi:
 
Couple : quelle place pour la masturbation dans les relations sexuelles ?
 
Sexo : découvrez tous les orgasmes que le corps féminin peut offrir
 
5 bonnes raisons de se masturber quand on est une femme
 
7 questions que vous n'avez jamais osé poser sur la masturbation
 
La masturbation nuit-elle au plaisir lors des rapports?
PAR DR CATHRINE SOLANO LE 24 AVR 2017 À 21H03 MIS À JOUR 24 AVR 2017 À 21H03
AMOUR & SEXO
SEXUALITÉ
DÉSIR/PLAISIR
MASTURBATION
MASTURBATION FÉMININE
 masturbation_plaisir
© Thinkstock
Bien sûr que non, c'est faux. Une femme qui se masturbe a autant de chances que les autres d'avoir des orgasmes lors des relations de couple.
 
 
Il faut savoir que la masturbation féminine concerne à plus de 95 % le clitoris. Elle permet en général à la plupart des femmes d'obtenir un (ou plusieurs) orgasme en quelques minutes.
 
Par la suite, lors des relations sexuelles en couple, ces femmes peuvent assez facilement obtenir un orgasme provoqué par les caresses que leur prodigue leur partenaire... à condition qu'il pratique le même type de modalités de stimulations que celui qu'elles utilisent lors de la masturbation. Ces modalités efficaces dépendent de chacune : parfois une femme a besoin de caresses très douces ou au contraire énergiques, parfois de tapotements ou de pressions appuyées sur le clitoris. Certaines femmes réagissent davantage si les stimulations se font directement sur le clitoris. D'autres ont besoin que les caresses soient effectuées plutôt à côté ou au-dessus, etc. Un homme doit donc connaître ce dont sa partenaire a besoin pour lui prodiguer du plaisir.
 
Quant à l'orgasme lié à la pénétration, il faut très souvent un certain temps de vie sexuelle pour qu'il survienne. Car la zone vaginale est moins érotisée, c'est-à-dire moins entraînée au plaisir, que la zone clitoridienne. Et cela se vérifie pour la grande majorité des femmes, qu'elles pratiquent ou non la masturbation.
 
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https://www.topsante.com/couple-et-sexualite/sexualite/desir-plaisir/la-masturbation-nuit-au-plaisirlors-des-rapports-617314

“L'ÂGE LIBRE”: LA PIÈCE DE THÉÂTRE QUI PARLE DES DÉSIRS FÉMININS SANS TABOU,femmes,feminisme,sexes,

22 Mai 2017, 22:07pm

Publié par hugo

“L'ÂGE LIBRE”: LA PIÈCE DE THÉÂTRE QUI PARLE DES DÉSIRS FÉMININS SANS TABOU
Publié le 22 mai 2017 à 6:00
On est allées voir L’Âge Libre, une pièce de théâtre sur les désirs féminins, jouée par les comédiennes de la compagnie Avant l’Aube et mis en scène par Maya Ernest au théâtre de la Reine Blanche à Paris. 3 bonnes raisons d’aller les voir avant le 10 juin. 
  
© Cie Avant l'Aube 
© Cie Avant l'Aube


Sur la scène du Théâtre de la Reine Blanche dans le 18ème arrondissement de Paris, les quatre comédiennes Lucie Leclerc, Lillah Vial, Agathe Charnet et Inès Coville, de la compagnie de théâtre Avant l’Aube,  libèrent la parole féminine sur des sujets aussi tabous que la sexualité féminine, aussi douloureux que ceux de la rupture, aussi incompréhensibles que l’amour. Un ring pour décor, elles témoignent dans L’Âge libre de leurs différentes histoires de jeunes femmes en 2017, avec sincérité, sans chercher à se justifier. Elles ne courent pas non plus après la compassion, ni la pitié. “Nous n’avions à raconter que nos histoires, aussi ridicules que grandioses, nos déceptions extraordinaires comme nos envies platement banales”, explique la metteuse en scène Maya Ernest. Ces quatre femmes communiquent avec force les anecdotes d’une génération qu’elles incarnent à travers leurs propres vécus. Au centre de leur spectacle, cette citation de Roland Barthes dans Fragments d’un discours amoureux: “N’est-ce donc rien pour vous que d’être la fête de quelqu’un?” Voici trois bonnes raisons d’aller les voir sur scène le plus vite possible. 

 

Parce qu’il ne faut jamais sous-estimer la puissance de quatre femmes sur un ring 

Elles parlent des désirs féminins, de sexe, racontent les rencontres, la rupture, la bonne réaction à avoir face à celui qui ne donne plus de nouvelles et se pointe à nouveau comme une fleur. Parler? Garder tout pour soi et faire comme si de rien n’était? S’énerver et lui montrer sa colère? Ou se laisser aller à l’hystérie? Les filles d’Avant l’Aube tentent toutes les solutions possibles. Et finalement, en existe-t-il vraiment une? Elles assument haut et fort leurs désirs sexuels sans réserves ni restrictions, lorsqu’elles veulent parler crûment, elles le font. Elle assument également leurs faiblesses, leurs larmes face à la rupture, leurs pensées folles d’aller jusqu’à se tailler les veines juste pour voir les regrets dans le visage de celui qui a fui, juste pour qu’il se rende compte du mal qu’il a fait. 

Comme pour combattre à coups de poings les préjugés, c’est sur un ring qu’elles s’expriment.
En réalité, elle retranscrivent juste “L’Âge libre”, cet âge où l’on se fout des codes, de tout et où l’on accepte chaque nouvelle tentation comme une fête. Et puis elles se questionnent aussi: “Qu’est-ce que ça veut dire: être une pute?”, cette insulte jetée aux femmes qui ont des rapports sexuels libérés, est-ce légitime? Sont-elles coupables de céder à leurs désirs? Comme pour combattre à coups de poings les préjugés, c’est sur un ring, entourées de luminaires rouges façon néons de discothèque, que ces vingtenaires s’expriment et se livrent. Une génération qui vit sans se soucier des qu’en dira-t-on, cette jeunesse qui “baise”, fait l’amour, drague, pleure, souffre mais qui finalement vit!

 

Parce que c’est vraiment drôle 

Ces quatre femmes sont complètement déjantées, folles de bonne humeur, désinhibées de tout, et les éclats de rires ne se font d’ailleurs pas attendre dans la salle après les premières minutes de surprise face à l’énergie débordante émanant des comédiennes. La mise en scène et la théâtralité des gestes, des voix viennent appuyer les histoires qu’elles racontent, comme celles qu’on se raconte entre copines.

Les filles d’Avant l’Aube impliquent également le public. L’interaction avec l’assistance masculine fonctionne: l’une d’elle choisit un spectateur et lui dit toute les vérités qu’elle aurait voulu dire à son ex. Elles n’hésitent pas à en inviter un autre sur le ring pour le draguer. Leur approche, osée et inattendue, se traduit à tous les coups par une réaction gênée et surprise de l’intéressé. Ce qui ne manque pas d’amuser la salle, et, finalement, l’heureux élu y compris. Comme si faire tomber les tabous pouvait tout de suite détendre l’atmosphère: le rire l’emporte alors sur la retenue.

 3 bonnes raisons d'aller voir cette pièce qui parle des désirs féminins

© Cie Avant l’Aube 

Parce que c’est musical et festif 

L’Âge libre est en réalité une grande fête, et qui dit fête, dit musique. Une violoncelliste accompagne la pièce de théâtre tout au long du spectacle: Nina Simone, Jean-Sébastien Bach et impros, les morceaux proposés sont éclectiques. “Le violoncelle, par ses formes courbées et la vibration de ses cordes, nous semblait tout particulièrement symbolique dans notre recherche”, explique la troupe d’Avant l’Aube dans son communiqué de presse.

Le violoncelle complète également les voix des comédiennes en chansons. Les titres qu’elles interprètent tout au long du spectacle ne sont d’ailleurs pas choisis au hasard: on découvre notamment leur interprétation du Can’t Take My Eyes Off You de Gloria Gaynor. On retrouve aussi la douce mélodie du titre Pleasure de Camille avec des paroles sans langue de bois ancrées dans la problématique du désir féminin: “Je suis si peu électricienne, un fruit juteux et je jouis à l’ancienne.” Sans oublier l’intemporel Besame Mucho et d’autres. Des musiques qui rythment une heure de spectacle dont on ressort souriant.e et joyeux.se comme après une belle soirée entre ami.es.

Samia Kidari

http://cheekmagazine.fr/culture/theatre-age-libre-desir-feminin/

Comment réussir un cunnilingus ?,couples,amours,sexes,

21 Mai 2017, 01:41am

Publié par hugo

Comment réussir un cunnilingus ?
Par Camille Anseaume
cunnilingus 
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On connaissait le goût de Napoléon Bonaparte pour les femmes, pas toujours son attrait pour leur goût… Dans des lettres à son épouse Joséphine de Beauharnais, la « petite forêt noire » et les « petites visites » qu’il évoque n’ont rien de champêtre. S’il a longtemps été considéré comme tabou et avilissant, le cunnilingus délie désormais les langues, en particulier sous l’influence de la sexualité taoïste mettant à l’honneur l’échange des fluides corporels. Zoom sur une pratique qui est désormais sur (presque) toutes les lèvres.
Le cunnilingus, les femmes témoignent

« En couple depuis plus de quinze ans, je n’avais jamais connu le sexe oral jusqu’à ce que je commence à souffrir de sécheresse vaginale. On s’est d’abord mis au lubrifiant, puis une nuit, dans un bel hôtel en Italie alors qu’on avait oublié le flacon, mon mari a commencé à humidifier mon sexe avec ses doigts. Puis, la faute au champagne ou au lit king size, il est descendu sous la couette. C’était un moment magique, et depuis on rattrape nos quinze ans de retard. Sans lubrifiant. » Esther, 42 ans

« A 37 ans, je connais bien mon corps. Je sais comment me faire du bien, et je n’ai aucune difficulté à avoir un orgasme avec mon partenaire quand je prends les choses en main. Le cunnilingus, c’est très différent… Je ne contrôle rien, je ne suis sure de rien. Mais quand je m’abandonne au plaisir et que l’orgasme me surprend, il est bien plus intense que tous les autres. » Isabelle, 37 ans

« J‘ai déjà essayé plusieurs fois, mais rien à faire ça ne me plaît pas et c’est presque douloureux. J’ai l’impression que c’est une zone trop sensible pour recevoir une stimulation aussi précise. » Marion, 32 ans

« J’adore le cunni en position du 69. J’ai besoin d’être dessous, pour parvenir à jouir. Et l’orgasme simultané dans cette position, j’ai rarement connu mieux… » Sandra, 35 ans 

« Pendant très longtemps c’était « zone rouge » pour moi. Hyper complexée par une lèvre plus grande que l’autre, je refusais qu’on s’approche de mon sexe. Mon compagnon actuel adore le cunnilingus et, en me rassurant, m’a aidée à dépasser ce blocage. Il a eu raison. Vraiment raison. » Juliette, 31 ans

Le cunnilingus raconté par les hommes

« Au bout de six mois de relation, voyant que je ne prenais pas l’initiative, ma copine m’a demandé de lui faire un cunni. Je l’ai fait pour lui faire plaisir. Quelques semaines après, j’y retourne et là elle m’arrête : « Ca m’excite si je vois que mon mec est excité aussi… J’ai bien vu que tu ne prends pas vraiment ton pied, alors remonte, laisse tomber… »  Sur le coup je me suis senti un peu bête, mais finalement nous aussi on a le droit d’avoir nos petits blocages. » Julien, 29 ans

« Je suis en déplacement toute la semaine, et on a que le week-end pour profiter de notre intimité… Alors forcément, j’ai tendance à être très excité et à avoir du mal à me contrôler. Le cunni, c’est exactement ce qu’il nous faut : je lui donne du plaisir, ça maintient mon excitation sans pour autant être trop stimulé… Je lui en fais plusieurs fois par rapport, pour faire une petite pause… » Claude, 43 ans

« J’ai remarqué qu’à une certaine période de son cycle, le sexe de ma femme a un goût particulier. A ce moment-là je prends moins de plaisir à le lécher, et je sais que dans quelques jours je retrouverai ce goût qui me rend fou. »  Eric, 38 ans

« Je suis resté pendant 7 ans avec une fille qui n’aimait pas le cunnilingus. Depuis qu’on est séparés, j’ai eu quelques aventures d’un soir et je trouve qu’il faut une certaine intimité pour descendre jusque-là. Alors à 31 ans ça peut paraître bizarre mais franchement, la dernière fois que j’ai eu l’occasion, je me suis senti comme un ado maladroit et depuis je n’ose plus vraiment m’aventurer sur ce terrain-là… » Damien, 31 ans   

« La dernière fois un pote m’a demandé ce que je choisirai si avant de mourir j’avais droit à une fellation ou à un cunnilingus. Sans hésiter, c’est la deuxième option. Je pense que c’est la pratique sexuelle que je préfère. J’ai l’impression qu’on m’offre l’accès à quelque chose de précieux, d’intime et de secret. J’ai l’impression de contrôler le monde avec le bout de ma langue. Oui, rien que ça. » Anthony, 34 ans

Les bonnes pratiques du cunnilingus à souffler à l'oreille des hommes

Mon amour,

- Tu as un sens de l’orientation à toute épreuve. Tu sais maintenant exactement où est mon clitoris (vivement que tu trouves aussi le balai dans le placard), et comment faire pour y parvenir. Mais on n’est pas pressés, si tu y allais par quatre chemins ? Emprunte les petites routes (là, entre mes seins), fais des pauses (entre mes cuisses),  admire la vue (du mont de Vénus), prends des détours (passe par le côté, là où ça me fait frissonner), appuie un peu sur le frein (savais-tu qu’une pression sur la fine membrane du même nom située sur ton sexe permet de retarder l’éjaculation ?) (De rien). Bref, ne te précipite pas sur mon clitoris comme un ministre sur un compte en suisse.

- Ca y est, tu y es. Tu vois, c’est comme un bon vin, plus on attend, meilleur c’est. Et la stimulation génitale comme l’alcool est à consommer avec modération. Bois ton verre par petites gorgée, savoure, vas-y tout doucement, quitte à accélérer le rythme après.   

- Il fait chaud sous la couette, mais pas autant que dans ton slip (que tu n’as toujours pas eu le temps d’enlever). Mon sexe est particulièrement sensible aux variations de température (enfin pas le mien hein, celui des femmes en général) : souffle le chaud et le froid jusqu’à me faire oublier que je suis frileuse. Une respiration profonde tout près de la vulve, bouche entrouverte, émet un souffle chaud. Au contraire, un souffle léger comme si tu allais siffler, en reculant un peu ton visage, provoque une sensation de fraîcheur.

- N’hésite pas à donner un coup de main. Enfin à mettre la main à la patte. Enfin tu vois l’idée. Non ? Donne.

- Tu connais mon goût (…) pour les accessoires. Alors introduis-en (…) dans notre pause gâterie : sextoy (si ta crise de jalousie est passée), glaçon, gorgée de thé chaud ou bonbon à la menthe pour varier l’éventail des températures…

- Oui, je suis une petite chose sensible qui pleure parfois devant les pubs MasterCard. J’aime le romantisme, les roses et les mots d’amour, mais n’oublie pas que comme toi je descends du singe, et que parfois j’ai juste envie de jouir. Quand tu sens que je n’en suis pas loin, continue exactement ce que tu faisais. En revanche si juste après je te repousse c’est juste pour hypersensibilité alors ne le prends pas mal : prends moi tout court ou dans tes bras, plutôt.

http://www.marieclaire.fr/,comment-reussir-un-cunnilingus,817404.asp

Le plaisir (féminin) ça s’apprend,femmes,feminisme,sexes,

21 Mai 2017, 01:40am

Publié par hugo

Le plaisir (féminin) ça s’apprend

Jean-Marc Proust — 29.03.2012 - 11 h 51, mis à jour le 01.10.2013 à 18 h 03
1.9k
Science, cabinets médicaux, soirées BDSM, tantrisme et orgasmes multiples: le sexe féminin est au cœur d’une vaste enquête d’Elisa Brune, «La Révolution du plaisir féminin». Voyeurs s’abstenir: le livre ne contient pas d’images, mais 450 pages qui délivrent toutes le même enseignement: le plaisir s’apprend.

Duck to duck / frielp via FlickrCC License by
Duck to duck / frielp via FlickrCC License by
La Révolution du plaisir féminin est un livre parfaitement hétéroclite. Elisa Brune y dialogue avec plus de 70 personnes, en Europe et aux Etats-Unis: des femmes, des hommes, des scientifiques, des spécialistes, des témoins, de simples curieux. Balayons rapidement les rares oublis, à commencer par celui, sidérant, de l’homosexualité féminine, à peine évoqué par des échangistes. Sans oublier la jeunesse: aucun témoignage des 15 ans- 25 ans?

Pour ces derniers, peu importe au fond car ce qui est dit ici suppose d’une certaine manière, de l’expérience, de l’âge. A l’heure où l’on croit l’orgasme généralisé, Elisa Brune démontre qu’il n’en est rien. Nombre de femmes le découvrent tardivement; et pas toujours (rarement?) dans le creux du lit conjugal.

L’absence de plaisir a des causes multiples. Il y a le cas extrême, celui de l’excision, pratique barbare, difficilement réparable, malgré les efforts de quelques chirurgiens. Car «ce qui est coupé est perdu. Exactement comme si on coupait le gland d’un homme», explique le chirurgien Pierre Foldès qui a procédé –gratuitement– à plus de 3.000 reconstructions de clitoris.

Arriver à aimer son sexe
Mais l’absence du plaisir s’explique le plus souvent par l’ignorance. L’éducation, les partenaires, le corps médical... Le sexe de la femme est le plus souvent caché, tu. Ici, c’est un manuel de biologie au collège où le clitoris n’est pas mentionné, là, c’est une femme de 40 ans qui pensait ne pas avoir de clitoris parce que «son premier partenaire lui avait dit qu’elle était mal fichue et qu’elle n’en avait pas»...

Le clitoris, pourtant, n’est pas le plus mal loti. Car du sexe, on ne connaît en général que ce l’on peut en voir.

Ainsi, la masturbation «se porte généralement sur le gland du clitoris, facilement accessible». En revanche, le tabou du sexe interne reste vivace: «On n’y touche pas», «c’est sale».

Les femmes ne connaissent pas leur sexe, certaines le désignent par des non-dits: «ça», «en bas». Et si, confrontées à des photos, elles se disent capables de retrouver le pénis de leur mari, en revanche, elles ne reconnaîtraient pas leur vulve. Pis: elles trouvent dégoûtant que la sexologue Corinne Del Aguila-Berthelot leur conseille de la regarder dans un miroir pour se l’approprier. «Ce serait un énorme progrès si les femmes arrivaient enfin à aimer leur sexe», indique le sexologue Pierre Desvaux.

Et la recherche? Elle est essentiellement fondée sur les besoins de l’homme, les dysfonctionnements érectiles se traduisant par des traitements médicamenteux, donc une commercialisation (Viagra, Cialis…).

Lorsque la science s’intéresse au sexe féminin, c’est pour étudier l’utérus, les ovules… En un mot: la procréation, pas le plaisir. Cette ignorance explique pourquoi la découverte du point G fit tant de bruit, il y a quelques années.

Aujourd’hui, la recherche patine, faute de financements et de reconnaissance. Constat désabusé de Marie Chevret-Méasson, psychiatre et sexologue:

«En matière de médicaments qui stimulent la libido, on ne fera plus rien pour les femmes avant vingt ans. Ce ne sera pas pour notre génération.»
Sex-toy, gigolo, cours, assistants sexuels...
Pas de «viagra» féminin? Il faut donc doper –ou tout simplement construire– sa sexualité autrement. Le livre abonde en témoignages variés qui semblent confirmer les pourcentages de Brassens jusqu’au jour où...

Plus que le pénis, le déclencheur, c’est la masturbation ou l’accessoire. Le rôle-clef du sex-toy est maintes fois souligné. L’objet s’est démocratisé et adapté à la demande. Il ne ressemble plus nécessairement à un pénis, est doté de mouvements divers. Certains visent un public de niche, ne correspondant qu’à «5% de la demande» (ce qui n’est pas négligeable). La découverte survient à tout âge. A l’issue d’un atelier sur la sexualité, Jacqueline confesse avoir découvert l’orgasme avec un vibromasseur à 60 ans:

«Elle en pleure d’émotion, et nous avec elle.»
D’autres femmes recourent à... un gigolo. S’il est attentionné, il peut révéler une femme à elle-même. Comme «Charles» qui estime que «beaucoup d’hommes n’ont rien compris»: ils devraient donner du plaisir d’abord «pour recevoir beaucoup plus ensuite». Certaines ont vu en Charles leur «dernière chance». Presque toutes jouissent avec lui. Sans doute parce qu’il est pro et que payer a un effet libérateur. Mais surtout parce qu’elles se laissent aller, à l’image de cette sexagénaire ménopausée, devenue femme fontaine entre ses bras. Il leur donne le sentiment «d’être séduisantes et désirables», les aidant à (re)construire leur sexualité. Un vantard? Elisa Brune a interrogé des clientes. Ravies, comme celle-ci:

«Il m’a remise sur les rails de ma féminité...»
Dans certains cas, pour des personnes abusées dans leur enfance ou bloquées (vierges à 30 ans, 40 ans, voire 50 ans), le recours à un sex surrogate (substitut sexuel) peut s’avérer précieux. Il peut suffire d’une main posée, longtemps, immobile, sur un sexe de femme pour que celle-ci se libère d’années de refus de son corps.

En Californie, dans quelques chapitres très seventies, Elisa Brune assiste à des ateliers dispensés par Sandra, dynamique salariée de The Pleasure Chest (BDSM, sexe oral, sexe anal), avec démonstration –habillée– et conseils pratiques, devant un public passionné. La sexualité s’apprend.

Se connaître et prendre du plaisir
Certaines passent à la pratique, lors de stages et ateliers. Comme celui-ci, professé par Deborah Sundhal à Schöppingen, qui permettra à une douzaine de participantes de découvrir leur point G. L’objectif: éjaculer (1). Certaines y parviennent, plusieurs fois, d’autres pas. Mais toutes l’ont trouvé, regardé, caressé, apprivoisé.

Il y a, dans la sexualité, une part d’apprentissage et de découverte, mais aussi une pratique régulière. Comme un musicien, il s’agit de connaître son instrument pour en mesurer les possibilités, les différents sons. Pour le point G, Deborah Sundhal recommande «vingt minutes de massage deux fois par semaine: un minimum».

Il en est de même avec «le périnée (qui) est vraiment le muscle de l’orgasme», affirme Laure Mourichon, kinésithérapeute et sexologue.

«On peut le contracter pendant le rapport et faire diffuser l’excitation pour monter par vagues, jusqu’à l’orgasme.»
Ce muscle mérite donc d’être connu. Or, la plupart des femmes ne le découvrent que pendant un accouchement et lors de la rééducation périnéale. Pour le faire travailler, au service du plaisir, l’urologue Béatrice Cuzin recommande les boules de geisha, moins chères que bien des traitements. Elles coûtent 3,5 euros et sont aussi «très utiles pour stimuler le point G»...

Accepter le plaisir égoïste
L’enjeu est de prendre du plaisir. Or, nombre de femmes l’attendent. Corinne Del Aguila-Berthelot pointe «la déresponsabilisation des filles» qui «croient toujours que le Prince charmant va arriver et tout leur apporter».

Pour certaines, la fusion romantique avec «le mythe de l’orgasme simultané, ce gâchis» (Pierre Desvaux), crée des inhibitions. Pour d’autres, le plaisir de l’homme est une fin en soi, comme en témoigne l’essor de la nymphoplastie: «Le souci des femmes, ce n’est pas leur plaisir, c’est d’abord d’être conformes», déplore Bernard-Jean Paniel (2). L’accès à la jouissance suppose une forme d’égoïsme et aussi de s’affranchir de tabous solidement ancrés et, parfois, cela vient sur le tard:

«Ma vie de femme a commencé à 50 ans. Je me suis réappropriée ma sexualité qui était jusque-là non seulement calquée sur les désirs et les attentes de l’autre, mais qui était carrément devenue son objet (...). Etre femme, c’est assumer toute sa sensualité, sans que cela vous transforme en putain ou en salope.»
Avec ton partenaire, cause toujours
Savoir également que le coït n’est pas toujours synonyme de plaisir, que le pénis ne peut pas tout, suppose un difficile travail sur soi.

«Les magazines féminins sont les pires pourvoyeurs de complexes, tempête Françoise Simpère. Vous faites l’amour en amazone? Mettez-vous de dos qu’il ne voie pas ballotter vos seins. C’est criminel, des conditionnements pareils!»

… Et un non moins difficile dialogue avec le partenaire. Ainsi, pour qu’une femme jouisse pendant un coït, «le plus efficace, c’est qu’elle se stimule elle-même pendant la pénétration, estime le gynécologue Sylvain Mimoun. Mais là on touche à ce qui est souvent un énorme tabou pour les femmes: la masturbation devant l’autre. Elles ne savent pas le faire, ou même si elles le font, elles ne sentent plus rien.» Sans oublier que l’homme s’en trouvera souvent dévalorisé.

Malheureusement, dans le couple (mais quid des couples lesbiens?), le dialogue est rare alors qu’il est primordial. D’abord parce que l’homme pense généralement tout savoir d’emblée et que la femme lui en fait crédit –orgasme ou non.

Si le corps est libéré, la parole l’est rarement. D’autant plus que le sexe à l’occidentale, dans le noir, se prête mal à de tels échanges. Comme si la sexualité consistait «parfois à se masturber l’un avec l’autre, deux solitudes ensemble qui n’osent pas se regarder –surtout, éteignons les lumières» (3).

Métaphore musicale encore, pour Béatrice Cuzin:

«Apprendre à faire l’amour, c’est comme apprendre à jouer du violon. Il faut vouloir se perfectionner.»
Les silences, les non-dits appauvrissent la vie sexuelle. On s’abstient de parler «pour finir dans une vie tout abstenue».

L’orgasme à 70 ans
Certaines franchissent le pas, osent. C’est sans doute ce qui frappe en refermant le livre: la résolution, voire le courage qui anime ces femmes lorsqu’elles vont voir un médecin, un chirurgien, un gigolo, se rendent dans un club échangiste, tentent le BDSM, ou osent tout simplement assumer leurs désirs.

Car, si le plaisir emprunte des chemins de traverses, plus ou moins tortueux, il n’est jamais donné. Telle a découvert l’orgasme à 30 ans, telle autre à 45 ans, d’autres encore à 65 ans ou 70 ans!

«En Suisse, l’assistance peut concerner aussi les personnes âgées, comme cette dame de 84 ans qui avait envie de sexe et dont les enfants se sont cotisés pour lui offrir les services d’un assistant sexuel.»
Si la sexualité des aînés est souvent cachée (on dit pourtant que dans les maisons de retraite, ça baise à tout-va), c’est à tort. Comme le constate le gynécologue Serge Rozenberg, «une femme qui atteint la ménopause se trouve seulement à la moitié de sa vie sexuelle». La mécanique est moins réactive (une femme de 20 ans a besoin de «15 secondes pour lubrifier complètement son vagin», ménopausée, il lui faudra «3 à 4 minutes») mais le corps éprouve toujours des désirs.

Un livre érudit
Outre les témoignages, le livre relate les dernières découvertes de la science, avec une forme d’érudition, qui confine parfois à l’abstraction pour qui croit tout savoir, à force d’avoir joué au docteur. En fait, on ne sait rien.

«Le clitoris possède une tête, un coude, un tronc, une fourche, deux jambes et deux bulbes.»
Euh… tout ça?

Et la suite est à l’avenant. Les érections féminines? On se gausse.

«Pour être internes, elles n’en sont pas moins glorieuses (...): les tissus érectiles engorgés d’une femme excitée ont le même volume qu’un pénis en érection.»
Hein? Notre virilité en prend un coup et pourtant, on aurait pu s’en douter, puisque «le pénis se retrouve alors engagé dans un conduit entouré de coussins rembourrés».

Et si l’on commence à savoir que le sexe d’une femme est une «pelote de nerfs», (8.000 terminaisons nerveuses, c’est épatant, le gland n’en a pas tant), qui les connaît dans le détail? Ce nerf pelvien, ce nerf hypogastrique, ce nerf vague et ce nerf pudendal qui dessine un voile arachnéen, comme un bas résille, surnommé le voile d’Aphrodite?

Le point G? De la 3D
Tous sans doute ont leur part dans le plaisir féminin mais les études restent rares, lacunaires.  

Ainsi du point G, très médiatisé mais qui reste pour une large part méconnu. Ce n’est d’ailleurs pas un point, explique Helen O’Connell, mais un ensemble formé par le plafond du vagin intérieur (près de l’entrée), le clitoris et l’éponge para-urétrale. Le point G, c’est «une zone 3D (qu’on devrait) appeler unité clito-urétro-vaginale». Et si le point G reste souvent dormant, c’est qu’il est ignoré, à la fois lors des découvertes masturbatoires, et lors des «coïts qui ne visent pas spécifiquement à éveiller cette zone».

L’étudier reste une gageure; Odile Buisson, gynécologue obstétricienne, narre les difficultés rencontrées à la fois pour financer de telles recherches et en obtenir l’autorisation (il faut souscrire une assurance pour étudier un couple faisant l’amour!).

Il a fallu attendre 2009 pour que soit réalisée la première échographie du clitoris. Il n’y a aucune étude scientifique sur le rapport entre la tonicité du périnée et le plaisir. L’orgasme vaginal, déclenché par le nerf vague derrière le col, concernerait 2% des femmes. Il «vient quand on le cherche pas». C’est le mot: on ne cherche pas.


L'invité - Odile BUISSON par YVELINESPREMIERE

Vidéo avec une échographie NSFW (?) à partir de la 4e minute.

La science balbutie, les inconnues demeurent, bien des femmes s’ignorent et ignorent, non seulement leur sexualité mais leur sexe même. Elisa Brune prône la fin de l’analphabétisme sexuel, appelant toute femme à prendre son plaisir en mains, sans jeux de mots et sans complexes.

Jean-Marc Proust

Elisa Brune: La Révolution du plaisir féminin (sexualité et orgasme), Editions Odile Jacob, 21,90 euros
[1] Et si, stimulation du point G oblige, les femmes fontaines se multiplient, il n’y a «aucune réponse scientifiquement démontrée à ce jour» sur l’origine et la nature de cette éjaculation. Certains souhaiteraient qu’il s’agisse d’un liquide noble, c’est-à-dire un liquide prostatique produit par les glandes para-urétrales, lesquelles pourtant ne permettraient qu’une éjaculation de 3 à 4 millilitres. Il s’agit plus sûrement d’urine diluée, non chargée en toxines. Elisa Brune suggère de l’appeler «eau de vessie» pour la poétiser car, malheureusement, en parler ouvertement peut avoir un effet bloquant pour les femmes fontaines, lorsqu’elles ont au contraire besoin de totalement lâcher-prise. Pour le savoir, il faudrait «tester un grand nombre de femmes en pleine activité sexuelle dans des conditions de laboratoire (ce qui) ne tente personne». Retourner à l’article

[2] L’esthétique du sexe de petite fille gagne du terrain? «La fréquence de la chirurgie des lèvres ou “fashion du minou” augmente de 20% par an», estime Bernard-Jean Paniel, qui procède à de nombreuses interventions. L’enjeu est de préserver la fonction sexuelle, en conservant l’intégralité du clitoris et du vestibule. Retourner à l’article

[3] Le tantrisme ouvre cette autre question: peut-on rencontrer l’autre par le corps uniquement? La «sexualité sans lien» (la pratique du sexe avec des inconnus) est à l’opposé d’une culture occidentale «qui a compacté ensemble la sexualité, le rapport, le lien, l’amour». Retourner à l’article

Jean-Marc ProustJean-Marc Proust (163 articles) 
Journaliste
atteindre l'orgasme — on a lu pour vous — fiche de lecture — excision — médicaments

http://www.slate.fr/story/52299/plaisir-feminin-apprendre

Les "sex robots" débarquent et ça fait peur (vidéo),sexes,

20 Mai 2017, 09:04am

Publié par hugo

Les "sex robots" débarquent et ça fait peur (vidéo)
par Anais Moine
le 19 mai 2017
927 partages  
L’industrie pornographique ne cesse de se renouveler. Les dernières avancées technologiques participent à innover dans ce secteur qui pèse près de 100 milliards de dollars. Leur dernière création ? Un robot personnalisable doté d'une intelligence artificielle... et qui ne dit jamais "non".

L’industrie pornographique profite des dernières trouvailles technologiques pour rallier un public toujours plus important. Depuis le minitel jusqu’aux films pour adultes en réalité virtuelle, tous les supports informatiques ont été mis au service du consommateur. Pourtant ce dernier a une particularité bien spécifique à l’univers de la pornographie : en plus de se lasser toujours plus vite, il se montre de plus en plus exigeant. Les grandes sociétés du milieu comme celle de Marc Dorcel, concentrent donc tous leurs moyens pour satisfaire les nouveaux besoins de leur clientèle.

 Pour 15 000 $ ces robots sexuels peuvent même tenir une discussion (vidéo) © apar
La dernière-née, Harmony
Harmony, ce nom qui évoque la conciliance a été choisi par une société californienne, pour représenter ses nouvelles RealDoll ("poupées réalistes"). Contrairement aux modèles déjà commercialisés, Harmony est dotée d’une intelligence artificielle. Elle est capable de tenir des discussions sur la littérature ou le cinéma, de faire des blagues mais également d’échanger sur les goûts de son propriétaire. Harmony est complétement personnalisable, elle peut ainsi être dotée d’un trait de caractère particulier comme la jalousie mais également de caractéristiques physiques qui font d’elle une pièce une pièce unique. L’usine qui la produit dispose à ce titre de 14 styles de lèvres et de 42 formes de tétons différentes mais il est également possible de rajouter un troisième sein si ces messieurs préfèrent l’excentricité à une RealDoll plus classique. Dotée de la reconnaissance vocale et d’une mémoire, Harmony permet des interactions sur le long terme avec ses interlocuteurs, un détail qui a son importance car le prix de la poupée demeure encore assez onéreux.

La journaliste Jenny Kleeman, a évoqué ce nouveau sex robot dans un entretien pour Slate : "Elle sera capable de combler un créneau qu’aucun autre produit dans l’industrie du sexe n’est capable de combler actuellement: en parlant, en apprenant et en répondant à la voix de son propriétaire, Harmony est construite pour devenir aussi bien un partenaire de substitution qu’un sex toy.". 

Vendue 15 000 dollars, il faudra attendre quelques semaines avant de pouvoir acquérir une Harmony, pourtant, les précommandes explosent déjà.

Si cette poupée peut déjà sembler terrifiante en mettant à mal les vrais rapports humains, l’industrie techno-pornographique a bien l’intention de profiter des dernières innovations afin que dans 20 ans, l’Homme puisse vivre de réelles histoires d’amour avec ces robots.


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par Anais Moine
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http://www.aufeminin.com/news-societe/realdoll-poupee-robot-sexuel-intelligence-artificielle-industrie-porno-sexe-relation-amour-femme-personnalisable-s2252329.html