Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de hugo,

Articles avec #bebe

Les Akas, cette tribu où les hommes donnent le sein aux bébés,bebes,

22 Octobre 2017, 03:43am

Publié par hugo

 

 Les Akas, cette tribu où les hommes donnent le sein aux bébés
 
Par Léa Drouelle
Publié le Vendredi 20 Octobre 2017
Alors que la semaine mondiale de l'allaitement s'achèvera ce dimanche 22 octobre, nous profitons de l'occasion pour revenir sur un modèle dont nos sociétés occidentales gagneraient à s'inspirer : les Akas. Au sein de cette tribu d'Afrique centrale, les pères sont très impliqués dans la garde des enfants. Ils vont même jusqu'à donner leur "sein" au bébé quand la maman n'est pas là.
A lire aussi
 
Au sein de nos sociétés occidentales, le père tiraillé entre ses obligations professionnelles et familiales peine encore à prendre sa place dans dans la gestion du foyer et des enfants. Pourtant, l'influence du rôle du père sur le développement de l'enfant n'en demeure pas moins importante. Certaines tribus d'Afrique l'ont bien compris. C'est notamment le cas des Akas, tribu peuplant les forêts frontalières du Congo-Brazzaville et de la République centre-africaine. Ces chasseurs nomades qui accordent une importance primordiale à la place de l'enfant au sein de la famille détiennent d'ailleurs le titre de "meilleurs papas du monde", décerné en 2005 parThe Guardian.
Selon des données collectées il y a plus de trente ans, les pères Akas consacrent plus de 47% de leur temps à s'occuper de leurs enfants - soit plus que les pères de n'importe quel autre groupe culturel de la planète, indiquait le Guardian. Chez les Akas, l'enfant dort souvent dans la chambre parentale (par choix et non par nécessité) au cours de la première année qui suit la naissance. Et quand bébé pleure pendant la nuit, c'est plus souvent les papas qui se lèvent pour les calmer et les rendormir. Même scénario la journée, quand maman part à la chasse. Mais comment font-ils pour apaiser leur tout-petit lorsqu'il a faim ? Les papas Akas ont trouvé une astuce toute bête. Ils se sont simplement rendus compte que, eux aussi, avaient des mamelons. Certes moins gros et moins nourrissants que ceux de la maman, cette méthode aurait selon les papas Akas, pour effet de soulager bébé, qui va mâchouiller le téton de son père et trouver ainsi chaleur et réconfort en attendant de recevoir sa pitance.
La tribu des Akas
Les hommes capables d'allaiter ?
Chez les Akas, certains pères vont même jusqu'à allaiter (pour de vrai cette fois) leur enfant. Comment est-ce possible ? En pratique, ce phénomène n'a rien d'aberrant puisque d'un point de vue purement physiologique, l'homme est, au même titre que la femme, doté d'un dispositif nourricier : des tétines, des glandes mammaires et une hypophyse. La production de lait étant déclenchée par une hormone appelée la prolactine, les hommes seraient donc en théorie capables de produire du lait. Comme le rapporte un article de Libération, le célèbre naturaliste anglais Charles Darwin s'était d'ailleurs intéressé de très près à cette question dans son ouvrage "The Descent of Organe".
Mais le mâle secrète également une quantité importante de dopamine, une hormone dite "de plaisir" qui stoppe la production de prolactine, ce qui explique pourquoi on ne voit jamais de lait sortir des tétons masculins. Chez les papas Akas, certains parviennent cependant à déclencher le processus eux-mêmes. Un phénomène qui reste toutefois très rare, comme le Dr Suzanne Gilberg-Lenz l'a expliqué au site ConsoGlobe : "il est en effet possible que sous l'effet d'un choc, un homme se mette spontanément à produire du lait, mais c'est rare, très très très rare. Nous avons tous, de façon instinctive, la capacité de produire du lait pour sauver la vie de bébés".
"Je leur ai offert ma poitrine et je me suis aperçu que je pouvais les nourrir"
Très rare, certes. Mais probable quand même. Dans la littérature, deux célèbres histoires ont été relatées plusieurs fois. La première, dévoilée par l'Agence France Presse dans les années 2000, raconte l'histoire du Sri Lankais B. Wijeratne, qui, en 2002, perd sa femme alors que celle-ci vient d'accoucher. Pour nourrir son nouveau-né ainsi que sa petite fille âgée de 18 mois, l'homme essaie le lait de vache. En vain. "Alors, incapable de supporter leurs cris, je leur ai offert ma poitrine et je me suis aperçu que je pouvais les nourrir", raconte B. Wijeratne.

Deux siècles plus tôt, l'explorateur écossais David Livingstone, avait assisté à une scène très similaire, dont il faisait mention dans ses mémoires, rapporte Libération. Vers 1858, en Écosse, un homme s'est retrouvé veuf avec la charge de son petit garçon, qui mourait de faim. Dans un geste de désespoir, l'homme a porté son fils à son torse et a constaté avec stupeur que sa poitrine produisait du lait.

http://www.terrafemina.com/article/les-akas-cette-tribu-ou-les-hommes-donnent-le-sein-aux-bebes_a336277/1
 

Pour ma fille, j'apprends à ne plus cacher que nous sommes une famille homoparentale,femmes,parents,homoparentalite

20 Octobre 2017, 01:56am

Publié par hugo

 
 Pour ma fille, j'apprends à ne plus cacher que nous sommes une famille homoparentale
J’ai pensé que cette fois, elle méritait mieux que mes pirouettes.
19/10/2017 07:00 CEST | Actualisé il y a 16 heures
⦁ 
⦁ 
Man0umi B.
Pour ma fille, j'apprends à ne plus cacher que nous sommes une famille homoparentale.
Il y a eu ce vieil homme dans le bus, il se disait évangéliste, un père pour tous ces jeunes qu'il avait convaincus de faire confiance à Dieu, et qui me demandait devant Romy si son papa s'occupait bien d'elle.
Puis cette gérante d'un restaurant libanais en banlieue parisienne. Elle brassait un air chaud avec ses mains pressées, elle était commerçante et demandait à Romy: "Alors, elle est où ta maman?". Notre minie avait hésité entre Oumi et moi.
Avant, il y avait eu les bandes de notre rue, à qui l'on n'a jamais donné la moindre explication. J'en parlais ici, je me félicitais d'une invisibilité que beaucoup combattent et qui nous permettait, à nous, les bobos perchées dans leur mansarde fraîchement achetée du 93, de passer inaperçues, au pire, de vivre paisiblement, au mieux.
Auparavant, il y a eu ce pharmacien, qui ne comprenait pas pourquoi cette prescription de PMA m'était faite alors que le suivi n'était pas déclaré à la Sécurité Sociale, et que je n'étais pas prise en charge à 100%.
Et ce technicien médical qui, lisant mes résultats d'analyse, me gratifiait d'un goguenard: "C'est le moment madame, dites à monsieur de ne pas lésiner, ni une ni deux, on ne vous demande pas votre avis et ça marchera vous verrez !"
Il y a eu ces mots maintes fois éculés: "la personne avec qui je vis", "son autre parent".
Il y a eu mille danses des foulards pour m'extirper de situations délicates. Ne pas dire l'homoparentalité. Car c'est délicat, de craindre que son enfant adoré soit confronté à la bêtise de l'adultat, de la voir ravie des regards tendres que tous ces inconnus posent sur elle, et de peser toute la teneur des mots que j'échange avec eux, pour ne pas qu'ils la rejettent.
Je ne dis pas, bien sûr, que tous la rejetteraient.
Le monde va mieux, et une famille telle que la nôtre peut aujourd'hui s'installer en Seine Saint-Denis sans craindre d'être pointée du doigt. Mais cette famille, qu'il nous a fallu bâtir dans la banalité des combats d'amour, est fragile de ses particularités.
Elle est forte de son métissage, et tremblante des milles couleurs qui la composent.
Elle porte fièrement ses héritages spirituels, et n'ose pas toujours argumenter quand elle célèbre l'Aïd et Noël.
Elle parle français et arabe, elle a deux langues maternelles et reste glacée quand quelqu'un, si sincère soit-il, s'inquiète que l'un prenne le pas sur l'autre. Surtout s'il s'agit de l'arabe.
Il y a eu, cet été, la prise de conscience acide de mon homophobie intérieure
Le trait grossit, mais la réalité était claire: j'étais de celles qui éludent, et qui n'y voient aucun mal.
J'étais ce jour-là entre Romy et les trois mamans croisées au parc depuis un mois. L'été avait cette lenteur qui permet de parler de tout et de rien, dans un babille sans conséquence. L'une d'entre elles a demandé: "J'ai vu ta fille avec une autre femme, les cheveux longs, une brune. C'est sa nourrice?"
"Sa nourrice? Non, j'en doute, elle ne viendrait pas aussi loin de chez elle. Elle ressemblait à quoi?"
J'allais changer de sujet, par réflexe.
Mais j'ai pensé à ma Romy, au milieu de ces enfants qui seront l'an prochain ses camarades de classe. A son innocence au monde, à tout ce qu'elle ignore du combat que nous lui laissons déjà en héritage. On dit que chaque enfant doit s'écarter du sillon parental, qu'on ne peut que faire l'éclairage doux sur sa route, et garder la porte ouverte en cas d'intempérie.
J'ai pensé que cette fois, elle méritait mieux que mes pirouettes.
Que je ne pouvais pas toujours m'en sortir indemne, sous prétexte de pudeur.
Qu'il me faut apprendre plus de transparence, parce que là où je n'ai jamais eu besoin de me définir par mes amours, elle, aura besoin de s'appuyer sur une irréductible dignité pour grandir telle qu'elle est: la fille adorée de deux mamans.
Alors il y a eu ma voix un peu trop forte, comme toujours quand je suis mal à l'aise:
"Ah oui, ça devait être sa deuxième maman. Ma Femme."
L'argument d'amour, en espérant que ça passe. Romy continuait à jouer, elle n'a pas entendu un mot de nos échanges. Elle n'a pas vu le jour d'après mon hésitation quand nous nous sommes installées à côté des mêmes mamans, et mon soulagement intérieur quand elles ont partagé leur goûter avec nous. Elle n'avait pas vu, des années auparavant, ceux qui ont déserté notre mariage, qui n'ont pas répondu présent, qui ont buté à l'examen de tolérance sous prétexte de convictions. Elle ne sait pas encore, que certains préfèrent leur idée du monde, au monde réel. Alors qu'aurait-elle pu entendre des blessures et des victoires dont elle remet chaque jour les compteurs à zéro?
Il y a eu ce petit pas, cet été.
Dire ce que je ne dis d'ordinaire pas, pour elle, pour sa fratrie à venir, pour ne jamais qu'elle croie qu'il faut taire notre famille. Dire le plus possible sous couvert de banalité, comme je l'ai toujours fait. Dire en espérant qu'un jour, il n'y aura plus d'effets d'annonce.
Ce billet est également publié sur le blog Manoumi.
 
(Le nom de l'auteur a été modifié à sa demande)
Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffingtonpost.fr
Lire aussi:
• Ce jeu de sept familles "arc-en-ciel" représente toutes les formes de familles
• Ce compte instagram célèbre la paternité des couples gays
• Les familles homoparentales sont comme toutes les autres
• Pour suivre les dernières actualités sur Le HuffPost C'est La Vie, cliquez ici
• Deux fois par semaine, recevez la newsletter du HuffPost C'est La Vie
• Retrouvez-nous sur notre page Facebook


http://www.huffingtonpost.fr/man0umi-b/pour-ma-fille-japprends-a-ne-plus-cacher-que-nous-sommes-une-famille-homoparentale_a_23246034/

Des mères plus âgées, des enfants plus maigres... Ce qu'il faut retenir de l'enquête périnatale 2016,femmes,grossesse,bebe

12 Octobre 2017, 06:23am

Publié par hugo

 Des mères plus âgées, des enfants plus maigres... Ce qu'il faut retenir de l'enquête périnatale 2016
L'Inserm et la Drees ont mis en ligne les premiers résultats de l'enquête nationale sur l'état de santé des femmes enceintes et de leurs enfants en 2016. Et certains sont inquiétants.
 Selon la nouvelle enquête périnatale, les mères sont de plus en plus âgées. (A. NOOR / AFP)
 
franceinfo avec AFPFrance Télévisions
Mis à jour le 11/10/2017 | 21:00
publié le 11/10/2017 | 20:58
24 partages
PartagerTwitterPartagerEnvoyer
LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin  
Grossesses, accouchements, santé du nouveau-né... L'enquête nationale périnatale dresse un état de santé des femmes enceintes et de leurs enfants. L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) ont mis en ligne, mercredi 11 octobre, les premiers résultats de l'édition 2016. Réalisée sous l'égide du ministère de la Santé, elle a porté sur 14 142 naissances (enfants nés vivants ou morts-nés) survenues entre le 14 et le 20 mars 2016 et sur 13 894 femmes dans l'ensemble des maternités de France, dont les cinq départements et régions d'outre-mer (Drom).
Franceinfo vous présente les principaux enseignements de cette nouvelle étude.
Des mères de plus en plus âgées
La proportion de naissances chez les femmes âgées de 35 ans et plus atteint désormais 21% en métropole contre 19% lors de la précédente enquête de 2010. En 2003, cette proportion était de 15,9%. Il s'agit d'une évolution de long terme, l'âge des mères au moment de l'accouchement augmentant de manière continue depuis des décennies, selon les auteurs de l'étude.
Le report des naissances vers un âge maternel plus avancé est considéré comme une évolution défavorable car cela a une influence négative sur la fertilité et majore les risques pour la mère et l'enfant : "Prématurité, gémellité, trisomie, complications de pathologies qui peuvent s'aggraver avec l'âge...", explique la responsable de l'enquête, Béatrice Blondel (Inserm). L'âge moyen des mères (pour les naissances vivantes) est passé de 26,5 ans en 1977 à 29,5 ans en 2003, puis à 29,9 ans en 2010 et 30,4 ans en 2016. Pour le premier enfant, les femmes avaient en moyenne 28,5 ans en France en 2015, soit quatre ans et demi de plus qu'en 1974, soulignait une étude de l'Insee en mars.
Des cas de surpoids de plus en plus fréquents
L'augmentation du surpoids et de l'obésité chez la mère est également préoccupante. En 2016, en métropole, 20% des mères étaient en surpoids et près de 12% étaient obèses, contre respectivement 17% et 10% en 2010. En 2003, ces proportions étaient de 15% pour le surpoids et de 7% pour l'obésité. En outre-mer, le taux d'obésité des femmes enceintes est plus élevé (21%).
En raison de cet excès de poids, "pendant la grossesse, les femmes sont plus à risque de pathologies graves (pré-éclampsie, diabète...) et elles ont un risque plus élevé de mortalité", souligne la chercheuse. "Pour l'enfant, cela a un impact en termes d'anomalies de croissance in utero, de mortalité foetale, mais aussi probablement à plus long terme sur le poids et la santé de manière générale", rappelle-t-elle.
Des enfants de plus en plus maigres
L'enquête montre aussi la dégradation de certains indicateurs de santé périnatale. Le taux de prématurité augmente depuis 1995 (de 4,5% en 1995 à 6% en 2016 chez les enfants uniques nés vivants) tandis que la proportion d'enfants de petit poids (indépendamment de la durée de la grossesse) a augmenté durant cette période (de 10,1% à 10,8% chez les enfants uniques).
Des épisiotomies en baisse
Parmi les "bonnes nouvelles", les auteurs relèvent un meilleur suivi par les soignants des recommandations au moment de l'accouchement, ce qui se traduit notamment à travers la poursuite de la baisse du taux d'épisiotomies (55% en 1998, 27% en 2010, 20% en 2016).
De même, le recours à l'oxytocine, médicament qui permet d'accélérer les contractions et présente des risques pour la santé maternelle, baisse (de 57,6 % à 44,3 %) chez les femmes en travail spontané. Ce médicament a cependant d'autres usages utiles en gynécologie, souligne la chercheuse, comme pour les préventions de l'hémorragie du post-partum (après l'accouchement) qui, point positif selon l'enquête, se sont généralisés.
A lire aussi
INFO FRANCEINFO. La mairie de Paris veut interdire les voitures à essence à partir de 2030
États généraux de l’alimentation : Macron propose de relever le seuil de revente à perte
Rage : comment éviter de contracter la maladie?
Emmanuel Macron promet une loi pour mieux rémunérer les agriculteurs
Dans ma rue : quand les agriculteurs fixent leurs prix
Sujets associés


http://www.francetvinfo.fr/sante/des-meres-plus-agees-des-enfants-plus-maigres-ce-qu-il-faut-retenir-de-l-enquete-perinatale-2016_2414611.html

Schiappa demande le retrait d'une affiche de la Manif pour tous contre la GPA,femmes,grossesse,bebe,GPA

9 Octobre 2017, 03:25am

Publié par hugo

 
Schiappa demande le retrait d'une affiche de la Manif pour tous contre la GPA
Par Delphine Perez, 08 octobre 2017 | 14h39
La secrétaire d'Etat à l'égalité hommes-femmes demande le retrait d'une affiche de la campagne «No PMA sans père» et «No GPA», initiée par la Manif pour tous.
 
Une affiche rose, sur laquelle on voit dessiné en noir une rangée de légumes et parmi eux un bébé. «Après les légumes OGM, les enfants à un seul parent ?» interroge cette campagne de la Manif pour tous, baptisée «No PMA sans père» et «No GPA». Cette affiche a été postée sur Twitter le 2 octobre dernier, par le compte @pma_gpa, géré par l'association anti «mariage pour tous». Elle s'accompagnait de la question suivante en légende : «Agir pour le respect de nos animaux et des plantes, mais pas pour celui des enfants ?»
Samedi, Marlène Schiappa a demandé le retrait de cette campagne. «Comparer les bébés nés après FIV ou insémination à des légumes OGM est profondément offensant pour les enfants et leurs familles.» a-t-elle écrit sur Twitter. «Les familles monoparentales sont aussi stigmatisées par cette campagne. Nous sommes au 21e siècle. Il n'y a pas un modèle unique de famille», a-t-elle ajouté dans un autre tweet. Les tenants de la Manif pour tous ont réagi sur Twitter en demandant une rencontre avec la ministre : «Stop aux calomnies et caricatures ! @LaManifPourTous demande un rendez-vous à @MarleneSchiappa pour débattre».
Une réaction que dénonce la Manif pour tous, évoquant un «faux procès».
«Jamais un enfant n'a été comparé à un légumes OGM. Jamais l'opposition à la PMA sans père n'a stigmatisé les familles monoparentales», écrit-elle dans un communiqué dimanche, demandant un rendez-vous à Marlène Schiappa «pour dialoguer en vérité».
«Ce n'est pas notre calendrier. Nous avons toujours dit que le débat sur la PMA aurait lieu au moment des états généraux de la bioéthique», en 2018, a répondu le secrétariat de Mme Schiappa, interrogé par l'AFP. D'ici là, la secrétaire d'Etat appelle à un débat «serein et apaisé» sur la PMA, selon son cabinet.
Le 12 septembre, sur BFMTV / RMC, Marlène Schiappa avait confirmé les déclarations de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, en juillet sur France Inter : l'ouverture de la «PMA pour toutes» sera bien proposée au Parlement en 2018 dans le cadre du débat sur la bioéthique. En revanche, «la GPA n'est pas à l'ordre du jour et ne sera pas proposée par le gouvernement au cours de ce quinquennat», avait-elle assurée.


http://www.leparisien.fr/laparisienne/actualites/societe/schiappa-demande-le-retrait-d-une-affiche-de-la-manif-pour-tous-comparant-un-enfant-ne-d-une-fiv-a-un-legume-ogm-08-10-2017-7316562.php
 

Devenir mère seule, une décision difficile à prendre,femmes,meres,maman,grossesse,bebe

7 Octobre 2017, 04:38am

Publié par hugo

 Devenir mère seule, une décision difficile à prendre
Publié le 6 octobre 2017 à 10:34
On a lu pour vous ce témoignage émouvant d’une mère qui a pris la décision difficile de faire un bébé toute seule et ne l’a jamais regrettée.
 
DR
“En plus d’être seule, on se prend cette horloge biologique en pleine gueule ou plutôt en plein dans les ovaires. Nous, les femmes, vivons sous le coup de cette terrible injustice. À partir de 35 ans, notre fécondité -quel mot dégueulasse- dégringole à 30% alors qu’on est censée être au top de notre vie professionnelle. Pendant que les hommes, eux, peuvent continuer à faire des mômes jusqu’à ce que mort s’ensuive, s’ils le souhaitent. Alors évidemment oui, mille fois oui, j’aurais préféré faire cet enfant avec un homme plutôt qu’avec une éprouvette. Jamais dans mes rêves les plus fous, je n’aurais imaginé avoir recours à la PMA. (…)
Non décidément, tout ça n’a rien à voir avec une petite virée shopping qui apaiserait mon angoisse existentielle. Ce que personne ne dit, c’est qu’il faut une volonté sans faille, un courage énorme pour entreprendre seule une PMA. Alors, je suis peut-être égoïste mais je suis une égoïste vachement courageuse. Aujourd’hui, ma fille a 5 ans. Elle n’est pas un secret, mon choix n’est pas une honte et je l’assume totalement. Elle est merveilleuse, incroyable, parfaite et surtout épanouie. C’est le mot qui revient souvent dans la bouche de ma famille, mes amis, mes collègues, les maîtresses d’école.”
Dans un long témoignage publié sur le site de L’Obs, Elsa, une maman quadra, raconte le cheminement personnel, pas toujours simple, qui l’a conduite à entreprendre une PMA en Belgique, une option qui n’en avait jamais été une avant qu’elle fasse le constat, à 41 ans, célibataire, que c’était sa seule chance d’avoir un enfant. Un témoignage émouvant et sincère, qui démonte l’idée reçue selon laquelle faire un bébé toute seule est un caprice.
À lire le plus vite possible sur le site de L’Obs.


http://cheekmagazine.fr/societe/pma-maternite-solo-celibataire/

Les Insoumis veulent une crèche à l'Assemblée nationale,politiques,egalite,parite,

7 Octobre 2017, 03:22am

Publié par hugo

Les Insoumis veulent une crèche à l'Assemblée nationale

/"
0Partage
 
 
Les députés de la France Insoumise le 3 juillet 2017 à Paris
 
Par Charlotte Arce
Publié le Mercredi 04 Octobre 2017
Suivre
Vendredi 29 septembre, les députés de La France Insoumise ont déposé un amendement réclamant la création d'une crèche à l'Assemblée nationale. Et pourquoi pas ?
A lire aussi
 
 
Ils ont beau être députés, ils sont confrontés aux mêmes problèmes de garde d'enfants que tous les autres parents. Ce vendredi 29 septembre, les députés de La France Insoumise (LFI) ont déposé un amendement afin de réclamer l'ouverture d'une crèche "mise à disposition pour les enfants de député ou députée, des fonctionnaires, des collaborateurs et collaboratrices, et de tout agent employé par les services administratifs de l'Assemblée nationale".
Signé notamment par Clémentine Autain, Adrien Quatennens, Jean-Luc Mélenchon ou encore François Ruffin, l'amendement vise à aider les collaborateurs.ices du Palais Bourbon à concilier vie professionnelle et vie familiale en leur offrant un mode de garde rattaché à leur lieu de travail. Alors qu'il manque aujourd'hui plus de 400 000 places dans les structures d'accueil collectif et que les crèches d'entreprise sont de plus en plus plébiscitées par les salariés et les employeurs.
Un argument d'ailleurs développé par les députés LFI signataires de l'amendement. "Le Sénat dispose d'une halte-garderie, le Conseil de l'Europe a une crèche, de grandes entreprises ont compris l'intérêt de mettre à disposition de ses salarié·e·s.
Dès 1991, Ségolène Royal en faisait la requête. Le 11 décembre 2012, Barbara Romagnan et Axelle Lemaire réitéraient cette demande. Le poids symbolique d'instituer un tel service à l'Assemblée nationale, qui doit endosser le rôle exemplaire qui est le sien doit nous conduire à proposer cet amendement", écrivent-ils.
Un enjeu d'égalité femmes-hommes
La question de la création d'une crèche au sein de l'Assemblée nationale n'est en effet pas nouvelle. En juillet dernier encore, Clémentine Autain avait jugé "étonnant et regrettable" qu'aucune structure d'accueil collective ne soit disponible pour faciliter la vie des députés jeunes parents. "Pourquoi les députés resteraient à l'écart de ce que la société vit, c'est-à-dire l'aspiration à mieux articuler les temps de travail et la vie familiale ?", s'interrogeait l'élue dans les colonnes du Parisien. "J'ai l'intention de mettre la question à l'ordre du jour du bureau de l'Assemblée. Je trouve étonnant et regrettable que le Palais-Bourbon, surtout au regard des horaires qui sont les nôtres, avec des séances de nuit notamment, n'ait pas prévu la prise en charge des modes de garde des enfants. C'est un enjeu d'égalité femmes-hommes", poursuivait Clémentine Autain.
Si l'amendement n'a pour le moment pas été discuté au sein de l'hémicycle, il est fort peu probable que la majorité se prononce en faveur d'un tel projet. Déjà cet été, la députée LREM Aurore Bergé avait réagi à la proposition de Clémentine Autain. "Les députés gagnaient suffisamment bien leur vie pour trouver des solutions de garde", arguait-elle sur Twitter, excluant d'emblée le débat la question de la conciliation des temps de vie. En revanche, elle ne voyait pas le problème à "poser la question pour les collab et le personnel".
Reste désormais à savoir si la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes jugera l'amendement des députés LFI opportuns. Signe que Marlène Schiappa – créatrice du réseau Maman Travaille – n'a pas laissé tout à fait de côté la question de la conciliation vie pro-vie familiale comme moteur de l'égalité, elle a créé en juin un "bureau des enfants" au sein de son ministère. Ce dispositif de dépannage permet aux parents ayant eu un problème de garde de venir a travailler avec leur enfant. "Avoir des enfants ne doit plus relever seulement de la responsabilité des parents, mais bien de la société toute entière", faisait valoir Marlène Schiappa lors de son inauguration. Puissent les députés de La République En Marche s'en souvenir au moment de discuter de l'amendement.
Politique
vie pro-vie perso
News essentielles
Société
loi
http://www.terrafemina.com/article/les-insoumis-veulent-une-creche-a-l-assemblee-nationale_a335657/1
 

Grossesse: l'hypertension pourrait entraîner un risque accru d'obésité de l'enfant,femmes,sante,grossesse,

3 Octobre 2017, 00:49am

Publié par hugo

 
Grossesse: l'hypertension pourrait entraîner un risque accru d'obésité de l'enfant
Par A-C.D. avec Relaxnews, 02 octobre 2017 | 14h30
De nouvelles recherches montrent qu'une forte tension artérielle maternelle peut augmenter le risque de voir son enfant souffrir d'obésité plus tard dans la vie.
 Des équipes de l'université de Qingdao en Chine et de l'université de Cambridge au Royaume-Uni ont passé en revue la tension et le poids de 88 406 paires mère-enfant, entre 1999 et 2013. Les résultats de prise de tension artérielle des mères ont été analysés pendant les trois trimestres de grossesse, alors que les enfants ont été pesés entre l'âge de 4 et 7 ans.
Un risque d'obésité ou de surpoids accru de 49%
Les résultats ont montré que les femmes qui enregistraient de l'hypertension pendant leur second trimestre de grossesse donnaient naissance à des enfants au risque 49% accru de développer du surpoids ou de l'obésité en comparaison avec des mères sans hypertension.
On notera que le risque baisse un peu en fin de grossesse, les enfants nés de mères à forte tension artérielle au cours du dernier trimestre enregistraient un risque accru d'obésité de seulement 14%. Les chercheurs ont aussi noté que les résultats n'étaient pas affectés par le poids des mères avant et pendant la grossesse.
L'obésité infantile, un problème de santé publique mondial
«Notre étude est la première à démontrer que pour les femmes enceintes, une pression artérielle élevée est associée à un risque accru d'obésité et de surpoids chez leurs enfants», a expliqué le premier auteur de l'étude Ju-Sheng Zheng.
«Les résultats indiquent que toutes les femmes enceintes et leurs médecins devraient suivre et essayer de limiter les augmentations importantes de pression artérielle au milieu et en fin de grossesse», a ajouté le professeur Zheng, «cela pourrait peut-être aider à réduire la probabilité de voir leurs enfants souffrir d'obésité.»
L'obésité infantile est désormais un problème de santé publique mondial. L'OMS estime à 42 millions le nombre d'enfants de 5 ans et moins à travers la planète pouvant être considérés en surpoids ou obèses.
 
laparisienne.com
Sur le même sujet :
Les perturbateurs endocriniens affectent le comportement des petits garçons

http://www.leparisien.fr/laparisienne/actualites/societe/grossesse-l-hypertension-pourrait-entrainer-un-risque-accru-d-obesite-de-l-enfant-28-09-2017-7294743.php

Où est l’argent pour les droits sexuels et reproductifs ? Danielle Bousquet 1/3,femmes,economie,sexes,

1 Octobre 2017, 00:54am

Publié par hugo


29 septembre 2017
ÉconomieOù est l’argent pour les droits sexuels et reproductifs ? Danielle Bousquet 1/3
Le 20 septembre dernier, se tenait un colloque : « Où est l’argent pour les droits sexuels et reproductifs ? », une suite à la publication en septembre 2016 du rapport « Où est l’argent pour les droits des femmes ? Une sonnette d’alarme. » En discussion : les baisses de financements pour les droits sexuels et reproductifs, au moment de la montée en puissance des mouvements conservateurs. Trois questions à Danielle Bousquet, présidente du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes.
1- En 2016 a été publié le rapport, « Où est l’argent pour les droits des femmes ? une sonnette d’alarme ». Quelles ont été les suites de ce rapport sans précédent ?
 
« D Bousquet 1 »Lecteur audio
01:11
01:12
Utilisez les flèches haut/bas pour augmenter ou diminuer le volume.
1. « D Bousquet 1 »
1:13
2- On a parlé de la montée des extrêmes droites et des mouvements anti-choix lors des discussions. Comment faire dans ces conditions de sous-financement pour défendre et faire avancer les doits sexuels et reproductifs ?
 
« D Bousquet 2 »Lecteur audio
00:00
02:17
Utilisez les flèches haut/bas pour augmenter ou diminuer le volume.
1. « D Bousquet 2 »
2:17
3- Quelles sont les conséquences du manque de financement pour les droits sexuels et reproductifs ? Que faut-il faire alors que les États Unis par exemple adoptent une nouvelle version du « Global Gag Rule », c’est-à-dire retirent leur soutien financier ?
 
« D Bousquet 3 »Lecteur audio
00:00
02:41
Utilisez les flèches haut/bas pour augmenter ou diminuer le volume.
1. « D Bousquet 3 »
2:42
Propos recueillis par Brigitte Marti 50-50 magazine
Colloque organisé par le Conseil économique social et environnemental, le Comité ONU Femmes France, Equipop, la Fondation des Femmes, le Fonds pour les femmes en Méditerranée, le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes et Women’s WorldWide Web.
Rapport où est l’argent pour les droits des femmes ? Une sonnette d’alarme
Partager :

http://www.50-50magazine.fr/2017/09/29/danielle-bousquet/

Harcèlement sexuel au travail : le plafonnement des indemnités par les ordonnances en question,femmes,grossesse,bebe,emploi

1 Octobre 2017, 00:45am

Publié par hugo

 
 
Harcèlement sexuel au travail : le plafonnement des indemnités par les ordonnances en question
Par Ronan Tésorière (@RonTesoriere), 26 septembre 2017 | 16h34
Les ordonnances changent trois choses importantes pour les femmes victimes de harcèlement sexuel au travail : particulièrement le plafonnement des indemnités.
 
Décidément les ordonnances n'en finissent plus de réserver des surprises et en particulier aux femmes. Ce mardi, un collectif de personnalités et d'associations féministes a révélé une nouvelle faille dans le code du travail, après celle repérée sur la question du congé maternité. Elle concerne les dispositions ayant trait au harcèlement sexuel en entreprise. En cas de rupture à l'origine de la personne salariée, elle sera soumise au plafond des indemnisations prud'homales. Y compris en cas de harcèlement.
«L’ordonnance n° 2017-1387 relative à la prévisibilité et la sécurisation des relations de travail plafonne les indemnités pour les victimes qui rompent leur contrat de travail suite à des faits de harcèlement sexuel. Une salariée victime de harcèlement sexuel peut rompre son contrat de travail unilatéralement. Cette rupture est qualifiée de «prise d’acte». Elle est ensuite requalifiée de «licenciement nul» par un juge. La salariée avait droit jusqu’à aujourd’hui à des indemnités prud'homales non plafonnées.» explique le collectif sur son site Internet. Dans certains cas, des plaignantes ont ainsi obtenu jusqu'à 27 mois de salaires d'indemnités pour moins de 10 ans de contrat, contre un plafonnement situé à 20 mois pour 30 ans d'activité !
Mais voilà aujourd'hui les ordonnances précisent bien que les plafonds s’appliquent désormais même en cas de «prise d’acte». «Le gouvernement doit rétropédaler. Dans nos dossiers, 25 % des femmes choisissent la prise d'actes. Cela créé des différences de traitement entre les femmes. C'est inacceptable. On pense même que c'est illégal si l'on se réfère au droit européen» explique Marilyn Baldeck de l'AVFT (Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail), dont les recommandations ont nourri la campagne de communication. La prise d'acte est une procédure qui permet aux femmes victimes de harcèlement de sortir de l'entreprise en 48 heures. Elle s'accompagne aussi d'une plainte au pénal, et permet aux femmes de bénéficier d'indemnités chômage dans le cadre d'une «rupture involontaire du contrat de travail». Des mesures protectrices pour les victimes.
Le gouvernement dément
Autre perte potentielle pour les victimes de harcèlement sexuel, la disposition dite du «rappel des salaires». En cas de «prise d’acte», le juge pouvait prononcer un « rappel des salaires ». Cela signifiait que la victime pouvait toucher, en plus des indemnités, le montant des salaires entre la rupture du contrat de travail et le jugement. Cette disposition est supprimée dans les ordonnances. Elle n’existe plus que pour les cas de discriminations.
«Sans sanctions financières lourdes pour les employeurs, ils n'auront aucune raison de faire la prévention sur le harcèlement sexuel au travail. Le message envoyé est très catastrophique pour les victimes.» tient à rappeler Marylin Baldeck.
Le ministère du Travail réfute toutefois ces accusations, qu'il juge «totalement inexactes». Les ordonnances prévoient en effet que le barème ne s'applique pas dans les cas de harcèlement ou de violation d'une liberté fondamentale. Et selon la direction générale du Travail (DGT), c'est également le cas lorsque le licenciement abusif découle d'une «prise d'acte». «Le barème ne s'appliquera pas» si le juge reconnaît que la «prise d'acte» est bien «fondée sur des faits de harcèlement», indique-t-on à la DGT.
laparisienne.com
Sur le même sujet :
Ordonnances : le congé maternité pourrait être régi par un accord d'entreprise
Congé maternité : «Je fais confiance aux partenaires sociaux pour négocier», déclare Marlène Schiappa


http://www.leparisien.fr/laparisienne/actualites/societe/harcelement-sexuel-au-travail-les-ordonnances-plafonnent-en-partie-les-indemnites-26-09-2017-7288188.php

 « Maternité, la face cachée du sexisme », un manifeste pour l’égalité parentale au Québec,femmes,sexisme,conge de maternite

30 Septembre 2017, 00:59am

Publié par hugo

 « Maternité, la face cachée du sexisme », un manifeste pour l’égalité parentale au Québec
 
La sainte trinité - papa, maman, bébé -, une image d'épinal qui ne correspond pas à la réalité vécue des mères
wikicommons
Quand va-t-on installer des tables à langer dans les toilettes des hommes ? C’est l’une des questions que pose la journaliste québécoise Marilyse Hamelin dans son livre « Maternité, la face cachée du sexisme – plaidoyer pour l’égalité parentale ». Un pamphlet de près de 200 pages dans lequel elle affirme qu’il n’y a toujours pas d’égalité des sexes dans la parentalité et que la maternité reste un noyau dur du sexisme.
29 sep 2017
Mise à jour 29.09.2017 à 09:02 par
Catherine François
dans
Accueil
Terriennes
La maternité dans tous ses états
Égalité femmes-hommes
Des employeurs frileux à l’idée d’embaucher des jeunes femmes parce qu’elles sont en âge de procréer et pourraient s’absenter pour un congé maternité ; un candidat préféré à une candidate pour décrocher un emploi parce que Monsieur sera moins souvent absent que Madame si jamais les enfants sont malades ; une jeune mère qui perd son emploi ou qui se fait enlever des responsabilités professionnelles au retour de son congé maternité ; une jeune femme qui ne trouve pas d’emploi parce qu’elle s’est absentée du marché du travail pour prendre soin de son enfant durant les deux premières années de sa vie ; autant d’exemples, autant de cas désolants présentés par la journaliste Marilyse Hamelin, auteure du blogue "La semaine rose" dans son dernier essai "Maternité, la face cachée du sexisme – plaidoyer pour l’égalité parentale ".
Pour elle, aucun doute : « La discrimination professionnelle liée à la maternité s’opère de manière systémique à l’encontre de toutes les femmes, qu’elles soient mères ou non, et ce, peu importe leur âge ». En effet…
 
La journaliste Marilyse Hamelin évoque au micro de Radio-Canada l'inégalité parentale
(c) Radio-Canada / Olivier Lalande
Parent responsable ou par défaut, une autre "charge mentale" des femmes
La journaliste poursuit son raisonnement en expliquant que la femme est également pénalisée dans sa vie professionnelle parce qu’elle est toujours et encore vue comme le « premier » parent responsable ou le « parent par défaut », celui qui va aux rencontres parents/professeurs à l’école, celui qui reste à la maison quand bébé est malade, celui qui quitte le travail en cas d’urgence avec le p’tit dernier, etc. « Tant que la parentalité sera considérée comme une responsabilité naturellement féminine, il n’y aura pas de vraie égalité des chances pour les femmes, toutes les femmes, au travail comme à la maison » déclare Marilyse Hamelin. « Comment peut-on faire en sorte que le fait d’avoir des enfants soit accueilli favorablement, ou à tout le moins considéré comme un passage normal de la vie, plutôt qu’un problème ? » s’interroge la journaliste.
Moi la première, j’ai fait des choix professionnels en très grande partie liés à ma condition de mère : dans ce métier de journaliste aux horaires parfois atypiques, j’ai toujours privilégié des postes qui me permettaient de concilier travail et famille, de rentrer à la maison pas trop tard pour veiller aux devoirs de mes filles, préparer le repas, etc. Si je n’avais pas eu d’enfant, j’aurais profité d’une « liberté » qui m’aurait permis d’emprunter d’autres chemins dans ma carrière. Je n’ai aucun regret bien sûr, car ma priorité a toujours été mes enfants, sans négliger au demeurant ma vie professionnelle, mais ces choix, ce sont effectivement encore beaucoup plus les mères que les pères qui les font. Et pourquoi ? Qu’est-ce qui justifie encore cette situation au 21ème siècle ?
Dans la majorité des unions, c’est la mère qui porte le fardeau mental de la planification familiale
Marilyse Hamelin
Maternité sexiste donc et parentalité inégalitaire. C’est ce que constate avec dépit Marilyse Hamelin : non, il n’y a toujours pas d’égalité entre l’Homme et la Femme dans la parentalité. Une réalité indéniable !
« Dans la majorité des unions, c’est la mère qui porte le fardeau mental de la planification familiale » écrit Marilyse Hamelin, qui va encore plus loin : c’est sur les épaules des femmes que pèsent aussi, en quelque sorte, le poids du bonheur familial.
La journaliste revient également sur les fortes pressions sociales pour être LA mère parfaite où les réseaux sociaux semblent avoir pris le relais des commérages des décennies passées.
Bref, encore aujourd’hui, la femme en a plein les bras et ce, même si l’homme en fait plus à la maison, même s’il y a un meilleur partage des tâches domestiques, même si l’homme assume davantage son rôle de père, même si des progrès notables ont été enregistrés dans ces domaines.
Les fruits du RQAP : le régime québécois d’assurance parentale
 Et ces progrès, au Québec, on les doit notamment au RQAP, le régime d’assurance parentale, un programme mis en place en 2006 unique en Amérique du nord et qui suscite bien des envies dans le reste du Canada et ailleurs. Il s’agit d’une sorte de caisse collective à laquelle cotisent tous les travailleurs québécois via un prélèvement dans leurs salaires afin d’offrir des congés maternité, paternité et parental aux nouveaux parents. Le régime de base prévoit 5 semaines de congé paternité, 18 semaines de congé maternité et un congé parental de 32 semaines qui peut se partager entre le père et la mère. On parle ici de congés payés bien entendu, mais selon une échelle dégressive et pas à 100% du salaire – l’employeur peut verser une compensation financière à son employé pour compléter le revenu – je me souviens, quand j’ai bénéficié de ce programme, que je touchais 55% de mon salaire durant les semaines du congé parental.
Ainsi, 85% des pères prennent le congé paternité qui leur est offert : plus du tiers ne le prennent pas à la naissance de l’enfant mais après, et la majorité le prennent durant l’été ou durant le temps des fêtes – ah ben tiens... Par ailleurs, seulement 35% des pères profitent du congé parental et dans 80% des cas, en parallèle à celui de la mère.
Le congé paternité au Québec, une réalité en demi-teinte
Autrement dit, malgré la possibilité qui leur est offerte, peu de pères se prévalent des semaines de congé parental. Pourquoi ? Parce que, explique la journaliste dans son livre, il existe encore bien des préjugés à combattre, notamment au sein des employeurs, pour le père qui veut passer du temps auprès de son bébé.
Marilyse Hamelin cite des exemples de ce père à qui l’employeur demande s’il peut faire un peu de boulot pendant son congé parental, ou de cet autre à qui on demande de déplacer son congé pour que cela convienne à l’entreprise, etc.
Faire une marche avec bébé dans la poussette, c’est charmant, mais prendre 32 semaines de congé parental, faudrait pas charrier !
Marilyse Hamelin
Un sondage mené auprès de travailleurs par l’Ordre des conseillers en ressources humaines du Québec avait été publié en novembre 2015 : il révèle qu’un travailleur québécois sur trois croit qu’un employeur voit d’un mauvais œil le fait que le père prenne congé à la naissance de son enfant et la moitié des hommes interrogés estiment que cela peut nuire à leur carrière s’ils prennent leur congé paternité.
« La société valorise les hommes qui prennent soin de leur enfant, mais pas trop quand même. Faire une marche avec bébé dans la poussette, c’est charmant, mais prendre 32 semaines de congé parental, faudrait pas charrier ! » ironise Marilyse Hamelin !
Alos comment rendre égalitaire la parentalité ? Marilyse Hamelin est tout d’abord d’avis qu’il faut bonifier le RQAP : ce programme a indéniablement du bon et il a fait avancer les choses positivement au Québec au cours de la dernière décennie mais il est imparfait et on peut l’améliorer. Il est par exemple peu adapté aux travailleurs qui ont des revenus autonomes ou à faibles revenus, ainsi qu’à ceux qui ont des horaires flexibles et qui se retrouvent parfois tributaires des humeurs du boss. Marilyse Hamelin propose donc que les allocations ne soient plus calculées par semaine mais par jour pour rendre le système plus flexible et mieux adapté à cette catégorie de travailleurs.
 
Père et fils au début du 20ème siècle
Wikicommons
Elle suggère également d’allonger le congé paternité ainsi que le congé parental afin que le père en profite davantage sans pour autant empiéter sur celui de la mère. Et elle conseille que le père soit en congé alors que la mère est au travail : ainsi seul à la maison avec son enfant, le père mesure davantage l’ampleur des tâches domestiques et il resserre fortement ses liens avec son enfant.
J’ai vu récemment un de mes contacts Facebook qui vient d’avoir un bébé et qui profite d’un congé parental écrire sur son mur : « Je trouve qu’on devrait changer le terme « congé parental » par « travail parental », ce qui est on ne peut plus vrai !
Marilyse Hamelin rejette haut et fort le mythe selon lequel la femme est mère intuitivement et naturellement, le fameux « instinct maternel ». Tout faux dit-elle, on ne nait pas mère on le devient, pour parodier le célèbre "on ne nait pas femme, on le devient" de Simone de Beauvoir. Elle estime que tant que ce mythe va perdurer, la parentalité égalitaire sera impossible à atteindre. « Un homme peut tout aussi bien prendre soin des enfants qu’une femme, écrit-elle. La seule différence biologique se situe au niveau de la grossesse et de l’allaitement. Pour le reste, il n’y a rien de naturel là-dedans ».
Et elle ajoute : « Un père qui se retrouve seul à la maison avec son enfant voit ses compétences parentales stimulées. Il gagne en assurance. C’est la meilleure façon d’assurer une véritable coparentalité ».
En matière de parentalité, en plus de la résistance au changement, il faut se buter à des stéréotypes puissants et persistants
Marilyse Hamelin a pris soin de donner la parole dans son livre à autant d’hommes que femmes ). « Est-il possible de se redéfinir collectivement ? Peut-être mais il va falloir beaucoup d’efforts et de volonté politique. Et ce ne sera pas le fait d’une seule génération » renchérit-elle.
« Bien que lente, la progression de l’égalité sur le plan intime et familial est néanmoins indéniable. Je crois par ailleurs que la population est toujours légèrement en avance sur les décideurs politiques… Toutefois, en matière de parentalité, en plus de la résistance au changement, il faut se buter à des stéréotypes puissants et persistants. Contrairement aux idées reçues, il reste énormément de chemin à parcourir pour changer les mentalités » constate la jeune femme.
C’est pourquoi elle croit que l’État a un rôle fondamental à jouer pour poursuivre sur ce chemin de la parentalité égalitaire en mettant en place les mesures qui vont la favoriser. « La parentalité égalitaire compte parmi les dossiers centraux, si ce n’est LE principal chantier, où il faut œuvrer pour atteindre l’égalité des chances pour les femmes, toutes les femmes. Et il reste beaucoup à faire » conclut Marilyse Hamelin.
Ouais, y’a du boulot !!!
Catherine François
Mise à jour 29.09.2017 à 09:02
 
Sur le même thème

http://information.tv5monde.com/terriennes/maternite-la-face-cachee-du-sexisme-un-manifeste-pour-l-egalite-parentale-au-quebec

CHERCHE UNE RELATION STABLE  ET DURABLE  AVEC UNE FEMME