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Articles avec #emploi

La différence entre les hommes et les femmes - Épisode 12 de "Bienvenue dans le monde du travail" ,femmes,feminisme,emploi,france,egalite

5 Août 2017, 21:32pm

Publié par hugo

Ajoutée le 12 nov. 2012

http://www.info-tpe.fr | En France, en 2012, les femmes gagnent en moyenne 25% de moins que les hommes : bienvenue dans le monde du travail !
Producteur: Force Ouvrière
Conception, réalisation: Pierre Wolf/SFJ
Direction artistique, illustrations et animation 2D : Julie Huguen, studiotricot.com
Conception sonore et mixage: Cyrille Louwerier
Musique: Brice Cavallera

Inégalité des sexes : « Liberté, Égalité, Adelphité » - #DATAGUEULE 71 ,femmes,emploi,economie,frane

5 Août 2017, 21:20pm

Publié par hugo

Inégalité des sexes : « Liberté, Égalité, Adelphité » - #DATAGUEULE 71

279 122 vues
 
 

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Ajoutée le 6 mars 2017

Inégalité des sexes : « Liberté, Égalité, Adelphité » - #DATAGUEULE 71
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L'égalité des sexes, tout le monde est pour, bien sûr. En théorie. Si les choses ont progressé depuis les premières grèves contre le travail des femmes, au début du XXeme siècle, l'égalité réelle entre les sexes reste encore une utopie inachevée. Faisons donc le point et ouvrons un nouvel horizon : celui de l'adelphité (Qu'est-ce donc ? La réponse est dans l'épisode ;-) ).
Avec Réjane Sénac, chargée de recherche CNRS au CEVIPOF, auteure de « Les nonfrères au pays de l'égalité » : https://is.gd/KEML4L

SOURCES
"Le 21 mars 1804, Napoléon Bonaparte, alors Premier Consul de France, promulgue le « Code Civil des Français » " : https://is.gd/VfwEJg + https://is.gd/4Yxljz +
https://is.gd/4IAp50
"Il faut dire qu'en 1762, Jean-Jacques Rousseau avait posé des bases solides. Dans son livre « Émile ou de l'Éducation », il écrit : « toute l’éducation des femmes doit être relative aux hommes »" : https://is.gd/RooBwy + https://is.gd/PGEOTc
"Jusqu'en 1920, les femmes ne peuvent se syndiquer sans l'autorisation de leur mari" : https://is.gd/PGEOTc
"Il faut attendre 1944, pour qu'elles obtiennent le droit de vote." : https://is.gd/KE5rYw
"1945 pour que la notion de « salaire féminin » soit supprimée" : https://is.gd/PGEOTc + https://is.gd/qyChSs
"1954 pour que la tutelle maritale disparaisse. 1970 pour que, dans les textes, « l'autorité paternelle » soit remplacée par « l'autorité parentale ». 1985 pour que la gestion du patrimoine soit réellement partagée" : https://is.gd/PGEOTc
"En 2013, en France, les femmes percevaient un revenu inférieur de 25% en moyenne à celui des hommes" : https://is.gd/EErE0U
"Seul 1/3 de cet écart s'explique par le volume de travail. Les 2/3 restant sont bien dus une différence de salaire. À compétences, poste et temps de travail égal, les femmes gagnent 10% de moins que les hommes" : https://is.gd/qyChSs
"En France, en 2015, 20.5% des hommes actifs sont cadres. Les femmes, elles, ne sont que 14.7%. 12,3% d'entre elles sont en CDD contre 8,5% des hommes. Les emplois non qualifiés ? C'est aussi en priorité pour les femmes. 26,6% des d'entre elles occupent de tels postes contre 14,5% des hommes." : https://is.gd/4h8SdT
"Tous facteurs confondus, la probabilité d'être rémunérée au SMIC est 1.7 fois supérieure pour les femmes que pour les hommes" : https://is.gd/hEKdXF
"En 2015, en France, 1,2 millions de femmes actives étaient en sous-emploi. 9.7% d'entre elles. Alors que cela ne concerne que 3.7% des hommes actifs" : https://is.gd/4h8SdT
"Toujours en 2015, 62.2% des femmes salariées ont un diplôme supérieur au BAC contre 51.7% des hommes" : https://is.gd/hEKdXF
"D'après une étude parue en 2017 dans la revue Science, dès l'âge de 6 ans, les filles ont tendance à se considérer comme moins brillantes que les garçons" : https://is.gd/mkzOvU + https://is.gd/f6cuLt
"D'après l'étude PISA de 2015, dans les pays de l'OCDE, parmi les élèves de 15 ans « très performants » en maths, il y aurait un écart de 19 points entre filles et garçons. À l'avantage des garçons. (…) Logiquement, quelques années plus tard, à l'université, seules 14% des étudiantes choisissent un cursus scientifique, contre 39% des étudiants" : https://is.gd/XDnOMg
"45% des publicités s'adressent exclusivement à la fameuse ménagère de moins de 50 ans" : https://is.gd/lK9z9l
"En 2014, une femme mourrait tous les 2.7 jours suite à des violences conjugales" : https://is.gd/4Yxljz
"Chaque année 216.000 femmes sont victimes de violences" : https://is.gd/fLEI5b D'après une étude de 2015, 100% des utilisatrices des transports en commun ont vécu au moins une situation de harcèlement ou d’agression sexuelle dans ces espaces publics" : https://is.gd/AvQOMU
En France, environ 400.000 personnes présentent des chromosomies atypiques" : https://is.gd/PGEOTc
"Entre 1890 et 1908, la sociologue Madeleine Guilbert a recensé 56 grèves contre le travail des femmes" : https://is.gd/qyChSs
"Aujourd'hui, 30.3% des femmes travaillent à temps partiel contre 8.3% des hommes" : https://is.gd/hEKdXF
"62% des fonctionnaires sont des fonctionnairEs, des femmes. Dans cette même fonction publique, seuls 33% des postes d'encadrement ou de direction sont tenus par des femmes" : https://is.gd/QTG3ET

BONUS
"Les femmes ont pour injonction de ne pas prendre trop de place" : https://is.gd/xlvUnT
"L'impuissance comme idéal de beauté des femmes" : https://is.gd/CO9iS3

Coproduit par IRL/Les nouvelles écritures :
https://www.youtube.com/channel/UCqap...

https://www.youtube.com/watch?v=eAQAN2assMw

 

Équilibre "vie pro-vie perso" : 64 % des salariés insatisfaits de leur employeur,emplois,france,

1 Août 2017, 18:28pm

Publié par hugo

⦁ 
Équilibre "vie pro-vie perso" : 64 % des salariés insatisfaits de leur employeur
Par Mylène Bertaux | Le 31 juillet 2017
http://i.f1g.fr/media/ext/1900x1900/madame.lefigaro.fr/sites/default/files/img/2017/07/equilibre-vie-pro-vie-perso.jpg
⦁ 
D'après le dernier Baromètre OPE, près de deux-tiers des Français trouvent que leur patron n'en fait pas assez pour harmoniser leur temps de travail et leur vie personnelle.
En ce moment
 
Dans l'Hexagone, la grande majorité des salariés, hommes ou femmes confondus, trouve que son équilibre entre vie pro et vie perso est mauvais. C'est la conclusion du «9e Baromètre OPE de la conciliation entre vie professionnelle, vie personnelle et vie familiale» publié à la fin du mois de juin (1). Et dans la majorité des cas, c'est le rôle de l'entreprise qui est mis en cause. 64% des salariés interrogés déclarent que leur employeur «ne fait pas beaucoup de choses» pour les aider à partager leur temps entre la maison et le bureau.
Manque de temps
Cette donnée va de pair avec un sentiment massif de «manquer de temps au quotidien» : 71% en moyenne, et jusqu'à 88% pour les parents d'enfants de moins de 3 ans. Parmi eux, s'ils en avaient plus, ces salariés souhaiteraient consacrer leur temps à leur famille et à leurs proches (38%). Quelque 32% souhaiteraient l'utiliser pour leurs loisirs et leur bien-être. Enfin, 15% voudraient l'utiliser pour se reposer et ne rien faire. Ils sont pourtant 93% à considérer que ce sujet est «important» voire «très important». Ce chiffre monte même à 99% chez les parents d'enfants âgés de moins de 3 ans.
Ce que les salariés voudraient
Quand on les interroge, les salariés mettent en avant le souhait d'une plus grande flexibilité dans l'aménagement des horaires famille-travail. 45% trouvent prioritaire d'avoir la possibilité d'organiser leurs heures de travail en fonction des contraintes parentales alors qu'ils ne sont que 39% à dire que cette mesure est mise en place dans leur société. Enfin, 44% des Français interrogés souhaiteraient plus de souplesse non seulement dans les horaires, mais également dans les modalités (comme le télétravail). Ce n'est pas gagné.
(1) 9e Baromètre OPE de la conciliation entre vie professionnelle, vie personnelle et vie familiale.
Les femmes les plus puissantes selon Forbes


http://madame.lefigaro.fr/societe/vie-pro-perso-64-des-salaries-mecontents-de-leur-employeur-310717-133475

Etre beau, "c'est presque vital dans certains jobs" ,racisme,emploi

15 Juillet 2017, 12:48pm

Publié par hugo

 Etre beau, "c'est presque vital dans certains jobs"
Emploi
Gestion de Carriere
Par Caroline Politi, publié le 26/10/2010 à 12:32
⦁ 
 REUTERS/Mike Segar
Faut-il être beau pour trouver un job? Les Internautes de l'Express.fr réagissent sur les discriminations liées à l'apparence physique.
Gloups: Évidemment le physique est discriminant. Mais l'est-il plus que l'âge, le sexe ou le lieu de résidence, pas sûr... Après, c'est clair, que certains cumulent les handicaps.
Selon le dernier rapport d'activité de la Halde, la Haute autorité de lutte contre les discriminations, l'origine reste encore le principal motif de discriminations à l'embauche. Les personnes d'origine africaine auraient, selon cet organisme, trois à quatre fois moins de chances de trouver un emploi que les Européens. Viennent ensuite les exclusions liées à l'âge, au sexe ou à l'annonce du handicap. Mais il est difficile d'établir un "palmarès" des facteurs les plus discriminants. La beauté n'était pas clairement définie par la loi, les discriminations liées à l'apparence physique sont très difficiles à prouver. Mais si ce type de pratiques est avéré, l'employeur risque jusqu'à 45 000 € d'amende.
Luludelyon: La beauté peut être discriminante en ce sens qu'il ne faut pas être trop différent. On peut être jeune et beau (belle) et, de ce fait, ne pas être pris au sérieux. Quand on est beau, on peut être pris pour un imbécile: une belle fille ne peut pas être intelligente. La beauté crée aussi de la jalousie, fait des envieux. De toutes les façons, dans le monde de l'entreprise, le mieux est d'être passe-partout.
La discrimination liée à l'apparence physique touche également les personnes séduisantes. Selon une étude réalisée par le Journal of Social Psychology en mai/juin 2010, les belles femmes seraient moins bien considérées pour des postes de type "masculins", tels que le management, la recherche, la finance ou l'ingénierie mécanique. Les chercheurs ont nommé ce phénomène l'effet beauty is beastly (la beauté est la bêtise). Ainsi, en août 2009, Debrahlee Lorenzana, une banquière américaine de la Citibank, a été licenciée car elle était trop belle et trop sexy. Son physique déconcentrait ses collègues, argumentaient ses managers. L'étude montre, au contraire, que la beauté chez les hommes sera toujours considérée comme un plus.
Marie: Dans certains métiers on ne peut faire autrement: c'est pratiquement vital pour l'entreprise. Maintenant, je travaille dans la pub avec mon homme et devant le client, il faut une certaine prestance, en plus du savoir faire...
Certains secteurs sont plus touchés par ces discriminations que d'autres. Dans les métiers de la vente ou nécessitant d'être en relation fréquentes avec les clients, le physique est particulièrement important, assure Hélène Garner-Mayer, chercheuse en Sciences de gestion. "Selon plusieurs études marketing, les vendeurs considérés comme beaux seraient plus performants car plus convaincants à l'égard de la clientèle". Mais ces discriminations touchent également les postes moins exposés. D'après le testing réalisé par l'Observatoire des discriminations, les employeurs seraient tout aussi attentifs au physique d'un salarié pour un poste de comptable que d'attaché commercial. Et n'hésiteraient pas à écarter les CV avec une photo d'une personne moins séduisante.
JL Monchicourt: A tous points de vue, une personne belle ou charmante aura plus de facilites que ce soit au boulot ou dans la vie de tous les jours. Un peu de sincérité messieurs : est ce que vous ne prendriez pas plus facilement en stop une jolie fille de 20 ans plutôt qu'un laideron de 50 ans?
Ce type de discriminations s'explique, selon Hélène Garner-Mayer, par les représentations et croyances associées à la beauté. "La beauté a toujours été valorisée dans nos sociétés. De nombreuses études menées par des psychosociologues anglo saxons ont établi que des attributs positifs sont d'emblée associés à une belle personne. Ainsi les individus beaux sont jugés a priori comme plus charismatiques, plus sociables et bénéficiant de plus grandes qualités relationnelles que les autres."
Rachelle:"On demande souvent d'envoyer une photo avec son CV... C'est clair que c'est pour cette raison..."
Certaines entreprises expérimentent actuellement le CV anonyme: tous les éléments potentiellement discriminants -photos, âge, sexe, adresse... en sont absents. "Ne pas demander la photo avec le CV constituerait déjà une avancée de ce point de vue, assure Hélène Garner-Moyer. Cela peut permettre de passer l'étape du CV. Mais en entretien, les représentations ont également une influence, notamment lors de la formation de la première impression. Or, c'est ce qui se joue dans les premières minutes de l'entretien et qui repose en grande partie sur l'apparence physique! C'est pourquoi je pense qu'il faut en priorité s'atteler à prendre conscience de nos représentations".
 
http://www.lexpress.fr/emploi/gestion-carriere/etre-beau-c-est-presque-vital-dans-certains-jobs_931133.html

Inégalités salariales : le travail des femmes vaut 14% de moins que celui des hommes,femmes,hommes,emplois,

9 Juillet 2017, 03:06am

Publié par hugo

 Inégalités salariales : le travail des femmes vaut 14% de moins que celui des hommes
/"
 
 
Les femmes sont toujours moins bien payées que les hommes
 
Par Charlotte Arce
Publié le Jeudi 06 Juillet 2017
Suivre
Selon une étude de l'Insee publiée ce mardi 4 juillet, les femmes sont toujours payées en moyenne 14% de moins par heure que leurs confrères masculins dans le secteur privé.
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Le 8 mars dernier, pour la Journée internationale pour les droits des femmes, de nombreuses associations féministes ont appelé les femmes actives à cesser de travailler à 15h40 afin de lutter contre les inégalités salariales entre femmes et hommes. À la lumière de la nouvelle étude de l'Insee sur le sujet, ce type d'action prend tout son sens.
Publiée mardi 4 juillet 2017, cette nouvelle enquête réalisée avec la University College of London s'intéresse en particulier aux écarts de rémunération entre femmes et hommes dans le secteur privé. Premier constat : malgré les efforts fournis par certaines sociétés et les différentes mesures législatives censées booster l'égalité salariale, femmes et hommes ne sont toujours pas logées à la même enseigne. À compétences et à travail égal, une salariée du privé gagnait en 2014 en moyenne 14% de moins de l'heure que son confrère masculin. Certes, l'écart de rémunération à l'heure tend à se réduire : en 1995, il était encore de 16,8%. Mais si l'on se penche sur les revenus annuels perçus par femmes et hommes, c'est une autre histoire : alors qu'elles sont en général plus diplômées que les hommes, les femmes percevaient en 2013 un salaire inférieur en moyenne de 25% par rapport à eux, et ce quelle que soit leur profession.
La maternité, éternel frein à la carrière des femmes
L'écart salarial se creuse encore un peu plus pour les femmes cadres. L'étude de l'Insee pointe d'ailleurs un paradoxe : si les femmes sont aujourd'hui plus enclines à occuper des postes hiérarchiques plus élevés, elles sont en revanche de moins en moins nombreuses à travailler dans les secteurs d'activité les plus rémunérateurs. Ainsi, 13,4 % des femmes sont cadres en 2014, contre 7,4 % en 1995. En revanche, les cinq secteurs d'activité où les salaires moyens sont les plus élevés comptent 33,3 % de femmes parmi leurs salariés en 2014, contre 40,2 % en 1995. De même, les cinq secteurs d'activité où les salaires sont en moyenne les plus faibles emploient 53,9 % de femmes en 2014, contre 49,1 % en 1995.
Comment expliquer cette persistance des écarts salariaux et la trop faible présence de femmes aux postes les mieux rémunérés ? Pour les chercheurs de l'Insee, les causes sont multiples. D'abord, ils pointent de véritables "ségrégations sectorielle et socioprofessionnelle" qui entravent la carrière des femmes. Lorsqu'elles choisissent d'avoir des enfants, les mères actives auraient tendance à choisir des emplois moins bien rémunérés, mais qui leur permet de concilier leur vie professionnelle et leurs impératifs familiaux. Elles sont aussi plus nombreuses à arrêter de travailler : avec un enfant, le taux d'activité des femmes est de 86,3%, contre 95,7% pour les hommes. Dans un foyer de trois enfants, le taux d'activité des hommes reste pratiquement inchangé, tandis que celui des femmes dégringole à 64.2 %.
L'expérience des femmes moins valorisée sur le marché du travail
Autre inégalité dont les femmes actives pâtissent dans leur carrière : la moindre reconnaissance de leur expérience professionnelle. D'après l'étude, celle-ci contribue à près de la moitié de l'écart inexpliqué : l'expérience accumulée par les femmes est moins valorisée que celle des hommes, toutes choses égales par ailleurs. Cet écart de valorisation est le signe de carrières salariales plus plates chez les femmes que chez les hommes. Il pourrait s'expliquer en partie aussi par une moindre valorisation de l'expérience professionnelle à temps partiel, plus fréquente chez les femmes que chez les hommes, que de celle à temps plein. Autant dire qu'avant que femmes et hommes se voient versés le même salaire pour le même travail fourni, il faudra sans doute encore attendre longtemps.

http://www.terrafemina.com/article/inegalites-salariales-le-travail-des-femmes-vaut-14-de-moins-que-celui-des-hommes_a332817/1

Égalité femmes-hommes : comment le gouvernement s'attaque aux mauvais élèves,articles femmes hommes,

6 Juillet 2017, 22:41pm

Publié par hugo

Égalité femmes-hommes : comment le gouvernement s'attaque aux mauvais élèves
Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, revient sur la mise en place d'une action importée des pays anglo-saxons. L'objectif : inciter les entreprises françaises à respecter l'égalité entre les salariés.
 
publié le 05/07/2017 à 14:04 mis à jour le 05/07/2017 à 14:05
Droit à l'avortement, violences faites aux hommes, inégalités salariales... Les chantiers ne manquent pas en terme d'égalité entre les femmes et les hommes. C'est pour cette dernières thématiques que le secrétariat d'État dirigé par Marlène Schiappa a mis en place son action baptisée "name and shame".
L'objectif de cette initiative importée des pays anglo-saxons : les grands groupes aux mauvaises pratiques voient leurs noms révélés au grand public. De quoi réveiller les consciences en interne comme en externe ?
 
Le gouvernement français n'en est pas encore là. Invitée au micro de France Inter, ce mercredi 5 juillet, la secrétaire d'État en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes a expliqué que le gouvernement français souhaitait procéder en plusieurs étapes.
Après s'être procuré la liste des 10 dernières entreprises les moins performantes en terme d'égalité, le gouvernement français les a invitées à se rendre au secrétariat d’État de Marlène Schiappa.
"Name and change" ?
"On les invite à une journée de formation que nous prenons en charge et nous faisons le pari de les transformer en acteurs de l'égalité", a expliqué Marlène Schiappa au micro de France Inter.
Pour les entreprises qui ne feront pas le déplacement, place au "name and shame" : leurs noms seront dévoilés. En mars dernier, Myriam El Khomri, alors ministre du Travail, avait épinglé AccorHotels et Courtepaille pour des discriminations à l'embauche, peut-on lire dans un article de L'Express.
AccorHotels a "pris acte des résultats" tandis que Courtepaille "a fait part de sa surprise" d'être cité dans le rapport. L'entreprise serait rapidement revenue dans les rangs, toujours selon L'Express. Name and change ?
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Qu'est-ce que le "manspreading", ce geste dont vous allez encore entendre parler longtemps ?
 
http://www.rtl.fr/girls/identites/egalite-femmes-hommes-comment-le-gouvernement-s-attaque-aux-mauvaises-eleves-7789224601

Pierrette et Tania FO – André : « Aujourd’hui, l’âge, le physique sont les critères d’embauche » 1/2,emploi,france,racisme,

1 Juillet 2017, 00:05am

Publié par hugo

ÉconomiePierrette et Tania FO – André : « Aujourd’hui, l’âge, le physique sont les critères d’embauche » 1/2

Pierrette travaille depuis 29 ans chez André, aujourd’hui dans une boutique de Paris, et milite depuis 9 ans à Force Ouvrière, elle est membre de la commission égalité hommes/femmes du syndicat. Tania est engagée depuis 16 ans à Force Ouvrière et a commencé à travailler, il y a 25 ans, chez André à Cergy. Témoignage de deux femmes engagées, sur le monde merveilleux du commerce.

20170627_215722                               pierrette

                    Tania                                                                                     Pierrette

 

 

Le groupe Vivarte

Vivarte est une groupe qui comprend Naf Naf, Kookai, Carole, Minelli, André etc. ll y a moins de 3 ans le groupe comportait 25 enseignes, il en reste moins de 10 aujourd’hui.

Auparavant, la stratégie des dirigeants de Vivarte était d’acheter des enseignes pour éviter que les concurrents ne le fassent mais aujourd’hui ils se rendent compte qu’il y en a qui sont rentables et d’autres moins, leur stratégie est donc de se débarrasser de celles qui sont le moins rentables.

L’entreprise a un très gros déficit, une dette énorme. Les actionnaires ont racheté la dette et ce sont eux que l’on rembourse depuis 2012, ils s’en sont mis plein les poches, ils se sont enrichis sur le dos des salarié-e-s, car le taux d’intérêt de cette dette est très élevé, 12%, un taux revolving.

Notre entreprise est au bord du gouffre, elle est aujourd’hui en vente. On cherche un repreneur. Nous salarié-e-s croisons les doigts pour que notre entreprise ne soit pas en cessation de paiement comme Tati.

André a 120 ans. André est la maison mère qui a fondé le groupe Vivarte. Entre les magasins et le siège, l’entreprise a 810 salarié-e-s dont 80% de femmes et 132 magasins. Il y a 30 ans, il y avait 270 magasins. La société a subi trois PSE (1) , un en 1997, un autre en 1999 et enfin le dernier en 2015.

Savoir que Vivarte veut se débarrasser d’André, ce n’est pas concevable pour nous. C’est André qui a créé la Halle aux chaussures, la Halle aux vêtements, etc. La Halle aux chaussures est en plein PSE, la direction veut essayer de mutualiser les enseignes au lieu d’avoir un magasin de chaussures et un magasin de vêtements, il n’y en aura plus qu’un afin d’éviter de payer deux loyers. Pour le moment, elle ne licencie personne, mais d’ici peu de temps il y aura « trop de salarié-e-s». On va leur dire : « vous n’êtes pas rentables » et les mettre dehors.

Aujourd’hui on ne sait pas où l’on va.

 

 

Les femmes : toutes sur le même profil

Dans le commerce il y a beaucoup plus de femmes que d’hommes, même si le secteur commence à s’ouvrir aux hommes, Il y a aujourd’hui beaucoup plus de mixité qu’il y a quelques années. Mais les hommes sont souvent des étudiants qui ont moins de charge de famille et qui sont à temps partiel.

Il y a 20 ans, il y avait des discriminations sur le plan du salaire et des carrières entre femmes et hommes mais aujourd’hui grâce aux accords, il n’y en a plus.

La majorité des salarié-e-s sont des femmes seules avec enfants qui font un temps partiel subi. De plus les temps partiels font très souvent les fermetures des magasins, c’est à dire 17h / 20h.Très souvent elles se retrouvent seules à gérer jusqu’à 6/7 client-e-s. Au risque qu’un client les suive, lorsqu’elles vont dans la réserve. C’est déjà arrivé au moins une fois à toutes nos collègues. Il nous arrive parfois de parler toute seule pour faire croire que nous ne sommes pas seules dans la magasin. S’il vous arrive le moindre problème, vous pouvez rester des heures sans être secourues.

Etant donné les conditions de travail il y a des collègues qui ne peuvent même pas aller aux toilettes de toute la journée. On a des soucis que n’ont pas les hommes, comme par exemple les règles.

Dans les magasins, que ce soit les responsables ou les vendeuses, aujourd’hui l’âge, le physique sont les critères d’embauche, même si ce n’est jamais avoué. Y compris au siège on est dans les stéréotypes. Toutes les jeunes qui sont récemment arrivées sont sur le même modèle : 1,65 m – 50kg. Les femmes sont toutes clonées.

Les jeunes, belles/beaux ont toutes leurs chances, elles/ils n’ont pas besoin d’être diplomé-e-s . Récemment une responsable avait embauché une femme un peu ronde et le directeur régional l’a refusé, alors que cette vendeuse faisait du bon travail, un bon chiffre. Elle n’avait pas le profil !

Une responsable de magasins devait avoir une expérience, un certain âge aujourd’hui c’est le contraire. Les personnes qui arrivent dans la société ont plus de facilités à évoluer qu’un personne qui est là depuis longtemps. Il existe une réelle discrimination envers les ancien-ne-s. De très jeunes, 25 ans, sans aucun diplôme, peuvent se retrouver à gérer de grosses boutiques.

 

 

Des conditions de travail qui se dégradent

Notre métier se dégrade, je ne sais pas si les responsables en ont conscience ou s’ils le savent et n’en tiennent pas compte. Nous continuons à faire part de nos doléances, nous ne lâchons rien sur nos conditions de travail, de plus l’informatique ne les a pas arrangé car c’est une surcharge de travail pour nous.

Si les conditions de travail se dégradent de plus en plus, c’est principalement parce que la direction veut faire des économies sur les heures.

Évidemment la direction ne réduit pas nos temps de travail mais si une personne part d’un magasin, que ce soit un-e retraité-e ou un-e démissionnaire, elle/il n’est pas du tout remplacé-e ou remplacé-e par une personne qui fera moins d’heures que celle qui s’en va. Nous sommes dans cette problématique depuis 5 ans.

Sur une seule année, on arrive à 30 000 heures économisées.

La législation n’est pas respectée car le minimum d’heures pour les salarié-e-s qui ne sont pas étudiant-e-s c’est 21 h. Et André peut faire des contrats de 20h ou de 15h à des personnes qui ne sont pas étudiant-e-s. Les gens prennent quand même le travail parce qu’ils n’ont rien d’autre. Il arrive aussi qu’on leur fasse signer un papier mentionnant qu’elles/ils ne veulent pas faire plus d’heures. Et si vous ne remplissez pas le papier, la direction trouvera une autre personne très rapidement !

Le métier est difficile, physiquement c’est dur. En fin de carrière, on est cassées, déglinguées, totalement usé-e-s, on a des problèmes de cervical, de sciatique, des tendinites etc.

 

 

Pierrette et Tania Force Ouvrière – André

1 Le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) vise à faciliter le reclassement des salarié-e-s dont le licenciement économique est inévitable.

http://www.50-50magazine.fr/2017/06/29/pierrette-et-tania-fo-andre-aujourdhui-lage-le-physique-sont-les-criteres-dembauche-12/

Les 10 jobs qui rendent heureux et motivés (et les 10 plus déprimants),emploi,france

22 Juin 2017, 23:42pm

Publié par hugo

 Les 10 jobs qui rendent heureux et motivés (et les 10 plus déprimants)
 Par Charlotte Arce
Publié le Mardi 20 Juin 2017
Suivre
Comme chaque année, le réseau Happy at Work a publié le palmarès des métiers dans lesquels les travailleurs s'épanouissent. Voici leur top 10.
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Quel métier faut-il exercer pour être vraiment heureux au boulot ? Comme chaque année, le réseau Happy at work s'est penché sur la question en s'intéressant aux professions qui rendent les travailleurs épanouis. Réalisée auprès de 120 000 salariés, cette vaste enquête met en lumière les conditions nécessaires pour être heureux au travail. Premier constat : pour arriver au travail le matin le coeur léger, mieux vaut travailler dans une petite boîte. 67% des employés de TPE et de PME se disent heureux, contre 56% des employés de structures plus importantes (de 200 à 999 employés). Quant aux salariés de grandes entreprises, comptant plus de 1 000 collaborateurs, ils ne sont que 50% à se déclarer heureux au travail.
Certains secteurs professionnels sont aussi plus enclins à motiver les travailleurs. C'est le cas du conseil (58% d'employés heureux), de la communication (57%), de la santé (57%), de la restauration (51%), du transport et du juridique.
 
Les 10 métiers qui rendent heureux
Si les mathématicien.ne.s, les architectes ou les chargé.e.s de communication comptent parmi les travailleurs les plus heureux, c'est aussi parce qu'ils sont bien rémunérés. Selon le sondage Happy at Work, 42% des employés exerçant l'un des dix métiers rendant heureux et épanoui se disent satisfaits de leur salaire.
À l'inverse, il y a d'autres professions dans lesquelles les travailleurs peinent à se sentir épanouis et impliqués. Happy at Work a aussi dévoilé le top 10 des métiers les plus déprimants. Parmi ceux-ci, des professions comme agent de police ou infirmier, demandant un fort investissement et requérant une adaptation à des conditions de travail difficiles. Chef de publicité, opérateur qualité ou encore informaticien font aussi partie du classement des métiers rendant le moins heureux. Mais la palme du job le plus déprimant revient à celui de clerc de notaire : seul 10,3% des répondants exerçant ce métier se disent satisfaits de leur travail. N'oubliez pas de consulter ce deux classements avant d'envisager une reconversion professionnelle.

http://www.terrafemina.com/article/les-10-jobs-qui-rendent-heureux-et-motives-et-les-10-plus-deprimants_a332169/1
 

Travailleurs et travailleuses domestiques : de l’invisibilité à l’égalité ! 1/2,femmes,emploi

22 Juin 2017, 03:45am

Publié par hugo

Monde Travailleurs et travailleuses domestiques : de l’invisibilité à l’égalité ! 1/2

Le 16 juin a été proclamé « Journée internationale des travailleurs et travailleuses domestiques ». On estime qu’environ 67 millions de personnes dans le monde, dont une large majorité de femmes, exercent différentes fonctions chez des particuliers, fonctions qui vont de la cuisine au jardinage en passant par le nettoyage, la conduite et les soins aux enfants, aux personnes âgées ou dépendantes. Parmi elles, nombreuses sont celles qui, sans protection sociale ni juridique, sont exploitées et victimes d’abus. Pour braquer les projecteurs sur les différents aspects de cette question en France, plusieurs associations organisaient une manifestation le 17 juin à Paris, au Trocadéro.

Quelques dizaines de personnes se sont rassemblées le 17 juin dernier pour faire entendre les voix de celles et ceux qui ont si peu l’occasion d’être entendus  et pour lesquelles cela reste même impossible dans certains pays. Un des enjeux majeurs de la manifestation était d’inviter le nouveau gouvernement et les tout récent-e-s élu-e-s au Parlement à se saisir de cette question et à prendre toutes les mesures nécessaires pour que la France ratifie enfin la Convention 189 pour un travail décent pour les travailleurs domestiques adoptée le 16 juin 2011 par l’OIT.

Jusqu’ici la France a botté en touche sous des prétextes fallacieux qui permettent à des situations injustes et cruelles de perdurer.

La Convention 189 oblige les États parties à adopter des mesures pour protéger les travailleuses/travailleurs domestiques, en particulier la lutte contre toutes formes de violence et de mauvais traitement et la réglementation des organismes qui recrutent et emploient les travailleuses/travailleurs domestiques. Si des États Généraux de la petite enfance sont réclamés depuis longtemps par les féministes (peu présentes samedi au Trocadéro), c’est en particulier pour améliorer la situation précaire de nombreuses assistantes maternelles (quand se décidera-t-on à employer le terme « parentale »?) et employées de maison qui travaillent dans les familles françaises (estimées à plus d’1,5 million par IPERIA institut, dont 40% en Île de France).

Sans papiers, elles sont trop souvent exploitées et soumises à un stress important, ne pouvant se rendre librement dans leur pays pour y visiter leur famille et voir leurs propres enfants qu’elles y ont parfois laissé pour venir en France afin de subvenir à leurs besoins. Le cas de deux d’entre elles, décédées récemment d’un AVC pendant leur période de travail, a été évoqué ce samedi. Celles qui exercent ces fonctions dans l’intérêt des enfants et des familles, permettent de faire face au manque de place en crèches ou en garderies d’enfants et à des horaires parfois incompatibles avec ceux de ces services publics. Leur accès au droit du travail abolirait la double peine qu’elles subissent et leur permettrait également de participer aux formations nécessaires pour accomplir leur tâches en améliorant leurs compétences.

L’Amicale d’auxiliaire parentale et humanitaire ou AAPH s’est créée pour permettre à ces nounous (comme elles s’appellent) de se réunir et d’échanger à la fois sur leur métier, leurs conditions de travail et leur accès au droit. Isolées, elles n’avaient pas de comités d’entreprises ni de mouvements pour les représenter ou les défendre.

 

Patricia ...

Patricia, Irène et Jeanine : témoignages 

« Nous avons fondé l’ADHH il y a plus de 20 ans pour permettre aux nounous de se rassembler.  Aujourd’hui, l’association compte 2000 membres. Au sein de l’Amicale d’auxiliaire parentale et humanitaire, nous faisons venir des psychologues qui nous aident à faire la part des choses – à la fois pour que nous ne nous attachions pas trop aux enfants dont nous nous occupons et aussi pour que nous restions disponibles pour nos propres enfants après une journée de travail, que nous ne les envoyions pas balader parce que nous sommes fatiguées. On essaie aussi de garder un peu de temps pour nous. Il y a une majorité d’Africaines parmi les nounous, même si aujourd’hui il y en a qui arrivent d’Asie.

Dans notre éducation africaine, quand on naît (fille), on sait garder un enfant, on n’a pas besoin d’aller à l’école pour ça ! En Afrique, la famille est soutenue par tout l’entourage des enfants, les aînées s’occupent des petits frères et sœurs, donc les parents ne sont pas toujours là. Cela peut être les voisin-e-s ou les grandes sœurs qui décident pour les enfants, ils n’ont rien à dire.

Quand on arrive en France, c’est différent, il faut faire très attention à ce que l’on dit ou fait car les parents supportent assez mal que d’autres personnes qu’eux réprimandent leurs enfants ou leur fassent des réflexions sur leur comportement. ll faut donc que nous apprenions à répondre à d’autres critères. Il y a des formations qui nous sont proposées, je les ai faites et je trouve que c’est important. Mais quand on propose aux femmes de se syndiquer et de se former, on dérange ! Soit parce qu’elles n’ont pas de papiers et sont inquiètes des conséquences, soit qu’elles n’ont pas envie de suivre des formations en plus de leurs semaines de travail dont le volume horaire est souvent déjà très important. Elles n’ont le plus souvent que le samedi pour s’occuper de leur propre famille et n’ont pas envie de le consacrer à de la formation. Ce sont des femmes qui, pour la plupart, n’ont jamais eu l’occasion de défendre leurs droits ni de les voir vraiment reconnus.

 

La garde d’enfants, ce n’est pas quand on a tout raté !

Je suis dans la même famille depuis 7 ans. J’ai appris mes droits, j’ai fait un stage sur la communication, je croyais que la communication c’était tout naturel, mais non, il y a plein de choses à apprendre et ça m’a édifiée. Je suis vraiment différente de ce que j’étais avant d’avoir suivi cette formation. Pour ma part, je travaille avec un plaisir énorme. C’est ce que nous essayons d’inculquer aux autres car la garde d’enfants, ce n’est pas quand on a tout raté ! Ce n’est pas quelque chose qu’on fait « en attendant ».

La formation est importante pour apprendre ce qu’il ne faut pas faire – que ce soit avec les enfants des autres ou avec ses propres enfants parfois. Il faut savoir rester professionnelle et ne pas trop s’attacher aux enfants des autres. Dans la petite enfance il y a aussi beaucoup de choses à apprendre pour l’hygiène et la sécurité en particulier. Nous encourageons nos nounous à se former. Nous travaillons avec Caritas afin d’envoyer les femmes en formation le week-end ou pendant les vacances. Elles sont nombreuses à avoir commencé ce métier par hasard. Il y a une vingtaine d’années, le métier de nounou correspondait souvent à celui de « bonniche ». 

C’est un métier passionnant qui doit être valorisé, je suis nounou depuis plus de vingt ans et j’adore mon travail. Je prends du plaisir à travailler avec les enfants, je leur laisse de l’espace mais je leur pose aussi des limites, je leur explique ce qui est bon ou pas pour eux. Il y a des familles qui sont très strictes et d’autres qui sont plus souples voire même relax. J’ai travaillé avec des comtesses très rigoureuses et très religieuses, dans d’autres familles c’est plus décontracté, dans d’autres milieux les enfants sont très gâtés. Je sais me comporter dans chaque famille et adopter l’art de parler ou de se tenir dans les différents milieux. Avant de signer un contrat, je demande aux parents ce qu’ils attendent de moi. Il me donnent leurs lignes de conduites et je fais mon programme. Il faut toujours suivre les règles posées par la famille, on complète avec nos méthodes s’ils sont d’accord. C’est important que tout soit bien clair avant de signer le contrat. Les parents me font confiance, je suis d’ailleurs toujours en relation avec mes anciens patrons.

 

Leur salaire sont un peu « comme à la brocante »

Il y a toujours des femmes auxquelles on tente d’imposer des volumes d’heures trop importants ou des mauvaises conditions de travail. Quand vous allez dans les parcs, vous voyez beaucoup de nounous qui se regroupent pour discuter.  On voit que leur salaire sont un peu « comme à la brocante », surtout quand elles n’ont pas de papiers. Certaines touchent 900 € par mois pour 50 à 60 heures de travail par semaine. Certains patrons ne savent pas mais d’autres abusent. Nous essayons d’être dans le dialogue plutôt que d’aller aux Prud’hommes. En général les conflits se règlent à l’amiable. On essaie de mettre l’intérêt des enfants en premier, il y a souvent une complicité entre les enfants et leurs nounous. On s’y attache. Il y a bien sûr des petits teigneux, des enfants qui ont tout compris et savent où appuyer pour vous faire sortir de vos gonds… Il ne faut pas forcer, il y a des périodes d’adaptation pour les enfants. Parfois les nouveaux-nés pleurent beaucoup. Il faut être patiente dans ce métier ! Mais les enfants c’est merveilleux, c’est un monde d’innocence. Quand ils ne vous aiment pas ils le disent tout de suite sans détour. Dans le monde du travail avec les adultes, c’est plus dur !

Certaines nounous travaillent dans de très mauvaises conditions et viennent pleurer à l’association. Elles vont travailler le ventre noué. Dans ce cas, je leur conseille d’arrêter mais ce n’est pas toujours facile car beaucoup de femmes laissent leurs enfants (et leur mari aussi parfois) au pays pour venir travailler en France et quand elles subissent des pressions ou des mauvais traitements dans leur travail elles ne se rebellent pas car elles doivent envoyer de l’argent à leurs familles. Elles sont venues chercher des ressources dont elles ne peuvent pas se passer. C’est d’autant plus dur pour elles de savoir leurs enfants loin et de ne pas pouvoir se rendre au chevet de leur famille si nécessaire, de ne pas pouvoir aller enterrer leurs parents, car elles n’ont pas de papiers.

Nous ne sommes pas bien représentées dans notre travail de nounou. Les médias ne s’intéressent pas à nous, sauf quand il y a un problème. Mais ils ne parlent jamais de notre métier ni de nos conditions de travail, probablement parce que ce sont des femmes étrangères qui font ces métiers de nounous. Dans les assistantes maternelles, c’est un peu plus mélangé. Nous ne sommes pas encore assez bien défendues. Nous nous battons pour qu’elles se syndiquent mais elles ont peur d’être licenciées si les syndicats interviennent.  La CGT est le premier syndicat qui a accueilli notre association ADHH et nous a fourni des locaux pour nos réunions – il y a déjà plus de cinq ans. Ils nous défendent bien.

 

Marie Hélène Le Ny 50-50 Magazine

 

Les organisations : ActionAid France, le Syndicat CFDT des assistantes maternelles et salariés des services à la personne Ile-de-France, l’Amicale d’auxiliaire parentale et humanitaire ou AAPH, l’UNSA – Syndicat National des Auxiliaires parentales et les Salariés du Particulier Employeur et la Fédération CGT Commerce et Services.

 

https://www.50-50magazine.fr/2017/06/20/travailleurs-et-travailleuses-domestiques-de-linvisibilite-a-legalite-12/

L'égalité femmes-hommes pour relancer l'économie mondiale ?,egalite,parite,emplois,france

19 Juin 2017, 00:06am

Publié par hugo

L'égalité femmes-hommes pour relancer l'économie mondiale ?
 
 Les femmes sont sous-employées par rapport aux hommes. Et tout le monde y perd. C'est le constat édifiant dressé par le nouveau rapport de l'Organisation internationale du travail (OIT), publié mercredi 14 juin. Si l'égalité professionnelle entre femmes et hommes était respectée, le PIB mondial progresserait de 3,9%. Qu’est-ce qu’on attend ?

Ce n'est (malheureusement) pas nouveau : les femmes ne sont pas aussi bien intégrées que les hommes sur le marché du travail, et cela vaut pour l’ensemble de la planète. Cela aurait pourtant des conséquences positives sur l'économie et ferait même bondir le PIB mondial de 3,9 %, selon l’OIT ! L’organisation rappelle ainsi qu'en 2017, leur taux d'activité mondiale est inférieur de 27 points à celui des hommes (49% contre 76 %). Une tendance encore plus visible dans certains pays du monde, comme l'Inde, l'Arabie Saoudite ou l'Egypte. En outre, quand elles sont présentes sur le marché de l’emploi, elles sont plus souvent touchées par le chômage, plus discriminées en matière de salaire et de progression de carrière. C'est notamment le cas en Europe.
Des avantages économiques oui, mais pas que.

Alors quoi faire ? Comment rééquilibrer la balance entre les deux sexes ? Première étape : aider les femmes à avoir accès au marché du travail, selon l'OIT. L'organisation voit la législation comme un moyen d'éliminer la discrimination fondée sur le genre. Elle insiste, par exemple, sur la nécessité d'instaurer le principe d' égalité de rémunération pour un travail de valeur égale, dans les pays où ce n’est pas encore le cas. Par ailleurs, l'organisation plaide pour un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Accès à des services de garde d'enfants de qualité, congé parental bien rémunéré, indemnisation équitable, accès approprié aux transports... : autant de conditions qui permettraient d'améliorer le bien-être individuel des femmes et celui de leurs familles.

http://www.elle.fr/Societe/Le-travail/Faire-bouger-les-choses/L-egalite-femmes-hommes-pour-relancer-l-economie-mondiale-3496820