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Le blog de hugo,

Articles avec #emploi

« Bien accompagnés, 80 % de salariés en risque d’inaptitude peuvent continuer à travailler. »,handicap,emploi,

17 Novembre 2017, 02:20am

Publié par hugo


 Alain Jabes : « Il faut bien évidemment respecter l'arrêt de travail mais proposer au salarié en risque d'inaptitude d'être accompagné le plus précocement possible. »
« Bien accompagnés, 80 % de salariés en risque d’inaptitude peuvent continuer à travailler. »
Publié le 16 novembre 2017
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⦁ C’est une véritable épidémie. Un salarié sur cent du secteur privé est déclaré inapte à son poste chaque année. Deux fois plus qu’il y a vingt ans. Pour Alain Jabes, médecin du travail et co-fondateur ⦁ du cabinet conseil ALJP, il est possible de favoriser le maintien dans l’emploi. En proposant un accompagnement précoce et interdisciplinaire.
⦁ Faire Face : Pourquoi l’inaptitude progresse-t-elle ?
⦁  Alain Jabes : Chaque année, rien que dans le secteur privé, 180 000 à 200 000 personnes sont reconnues inaptes à leur poste. Soit un salarié sur cent. C’est deux fois plus qu’il y a vingt ans. Cette progression de l’inaptitude est liée à la forte intensification du travail, sans reconnaissance du travail accompli. En clair, les employeurs en demandent plus aux salariés. Ils doivent être plus productifs, plus réactifs… et s’usent donc plus vite.
D’autres raisons s’y ajoutent : le vieillissement des salariés, le recul de l’âge de la retraite, l’augmentation régulière des maladies professionnelles et, paradoxalement, les progrès de la médecine. Il y a quelques années, des personnes victimes d’un cancer ou d’un accident cardiaque ou vasculaire cérébral n’étaient pas capables de retravailler. Aujourd’hui, elles le peuvent, sous réserve toutefois que leur poste soit adapté à leurs capacités.
« Il faut pouvoir se projeter dans un avenir social et professionnel. »
FF : Comment favoriser le maintien dans l’emploi ?
A.J : Une personne en arrêt pendant six mois a un risque sur deux de ne jamais reprendre le travail. Au bout de deux ans, le nombre des reprises est quasi nul. Il faut bien évidemment respecter l’arrêt de travail. Mais nous devons aussi proposer à ce salarié d’être accompagné, lui redonner confiance, le plus précocement possible.
 
Alain Jabes identifie au moins deux impératifs pour favoriser le maintien dans l’emploi : un accompagnement précoce et interdisciplinaire.
Le but est qu’il puisse se projeter dans la possibilité d’un avenir social et professionnel. Pourtant, très souvent, cette question du travail est repoussée à plus tard par les soignants. Cette incertitude est source de stress prolongé qui nuit au processus de guérison ou de rémission.
« L’insertion professionnelle des patients doit être une priorité. »
L’insertion professionnelle des patients doit être une priorité au même titre que la mise en place du protocole de soins car elle augmente les chances de guérison. En juin 2011, la Haute autorité de santé a d’ailleurs recommandé la mise en place d’une démarche précoce d’insertion socioprofessionnelle dans les établissements de soins de suite et de réadaptation spécialisés. Ce que font ceux du réseau Comète, par exemple.
Deuxième point essentiel : il faut que ce travail se fasse de manière interdisciplinaire. Aujourd’hui, le salarié en arrêt rencontre une foule de professionnels. Ils veulent certes œuvrer pour son bien-être mais tiennent chacun leur propre discours et l’ensemble manque de cohérence. Ce qui empêche alors la personne de se reconstruire. Or, tous les acteurs impliqués dans le parcours de la personne, qu’ils viennent des champs médical, social ou professionnel, doivent travailler ensemble et être formés pour cela.
« Fusionner Cap emploi et Sameth va dans le bon sens. »
FF : Est-ce que cet accompagnement précoce et ce travail interdisciplinaire se pratiquent déjà ? Avec quels résultats ?
A.J : Oui, certaines cellules de maintien dans l’emploi travaillent de cette manière. Elles obtiennent de très bons résultats. S’ils sont bien accompagnés, 80 % des salariés en risque d’inaptitude au poste peuvent continuer à travailler. Certains sur le même poste, avec des aménagements. D’autres sur un autre poste chez le même employeur. D’autres dans une nouvelle entreprise et, parfois, en création d’entreprise.
Mais c’est loin d’être la norme. Aujourd’hui, trop souvent encore, l’inaptitude au poste débouche sur un licenciement sans aucune perspective d’avenir. C’est d’autant plus dommageable pour ces salariés et leur entreprise que les enquêtes démontrent la validité médicale et économique de ces accompagnements précoces*.
 
FF : Le 1er janvier 2018, les Sameth et les Cap emploi vont fusionner. Est-ce que cela va favoriser le travail interdisciplinaire que vous appelez de vos vœux ?
A.J : Les Cap emploi aident les personnes handicapées à trouver un emploi. Les Sameth les accompagnent pour le maintien dans l’emploi. La coexistence de ces deux organismes aux missions différentes mais complémentaires contribue au “saucissonnage” des parcours. Les fusionner va donc dans le bon sens. Sous réserve que cela ne s’accompagne pas d’une réduction de leurs moyens d’intervention. Propos recueillis par Franck Seuret
* Modèle de Sherbrooke (Canada) ou Programme Lombaction (France)


http://www.faire-face.fr/2017/11/16/salaries-inaptitude-continuer-travailler/

Et l’emploi des jeunes diplômés handicapés ?handicap,emploi

17 Novembre 2017, 02:04am

Publié par hugo

 
Tutorat, partenariats avec des entreprises, suivi régulier... : autant de mesures pour permettre aux étudiants handicapés d'être accompagnés dans l'enseignement supérieur et d'améliorer leur insertion professionnelle. © G. Loucel
Et l’emploi des jeunes diplômés handicapés ?
Publié le 15 novembre 2017
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⦁ Inciter les jeunes à poursuivre leurs études. Les aider à effectuer des stages dans de bonnes conditions, en France et à l’étranger… Ce sont quelques-unes des activités d’un chargé de mission handicap dans l’enseignement supérieur. Explications avec Xavier Quernin, qui occupe ce poste à ⦁ UniLaSalle, école d’ingénieurs, et anime le groupe Handicap de la ⦁ Conférence des grandes écoles. Il intervenait lors de la conférence inaugurale de la ⦁ Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées.
⦁ Faire Face : Quel est le quotidien d’un chargé de mission handicap dans une grande école ?
⦁  Xavier Quernin : Mon activité s’organise autour de trois axes. D’abord, l’accompagnement individualisé des étudiants en situation de handicap. De leur participation aux journées portes ouvertes de l’école – me permettant d’anticiper les aménagements pour la rentrée – jusqu’à leur insertion professionnelle.
Cela concerne les cours, les examens, les écoles de terrain – car en géologie, on se déplace en montagne, par exemple – mais aussi le logement et la vie étudiante. À Beauvais, en effet, nous avons un campus à l’américaine avec 1 000 chambres sur site.
Toutes les associations étudiantes ont un référent handicap et l’accent est mis sur l’accessibilité des temps de vie d’équipe et les événements, nombreux.
Le deuxième est la sensibilisation au handicap et le troisième, la communication. En interne et en externe avec, notamment, la promotion de nos formations auprès des filières de l’enseignement secondaire. Trop de jeunes en situation de handicap hésitent à poursuivre leurs études. C’est pourquoi nous sommes aussi engagés dans le programme Phares de la Fédéeh permettant à des lycéens d’être tutorés par des élèves de l’enseignement supérieur.
FF : Quelles actions spécifiques menez-vous dans le domaine de l’emploi ?
X.Q : Nous avons établi des partenariats avec des entreprises soutenant la formation des étudiants handicapés à travers des stages, de l’apprentissage, des emplois. Mais aussi en participant au financement de la dynamique inclusive de l’école, les adaptations et l’accompagnement.
Questions et réponses cash sur l’emploi et le handicap
Ces entreprises viennent aussi répondre aux questions des étudiants. Des questions que je demande aux étudiants de poser “cash”. Par exemple : « Est-ce que la RQTH ne va pas être un frein à mon évolution professionnelle ? » Les entreprises s’engagent à y répondre tout aussi “cash”.
Ensuite, pour l’insertion professionnelle, c’est un accompagnement global avec toute l’équipe pédagogique – le service emploi, les ressources humaines… – et les référents handicap. Des conseils sur la RQTH, sur la façon de parler du handicap… Et, avant d’être en dernière année, je fais tester des logiciels aux étudiants. Pour qu’ils arrivent en entreprise avec une proposition d’aménagement.
FF : Qu’est-ce que le statut international d’étudiant en situation de handicap ?
X.Q : C’est une proposition de la Conférence des grandes écoles avec la Fédéeh et Hanploi CED. Elle vient du constat de nombreuses difficultés rencontrées par les étudiants lors de stages ou de semestres académiques à l’étranger. Des problèmes de transports, de médicaments ou de matériel médical. Mais aussi des problèmes pour utiliser les transports adaptés, pour la vie quotidienne…
Au Québec, par exemple, des étudiants n’ont pas pu se faire rembourser des soins de kinésithérapie car cela relevait là-bas de la physiothérapie. Nous avons donc demandé au gouvernement de porter cette proposition auprès de l’Onu dans le cadre de l’examen périodique universel qui aura lieu en janvier 2018.
Mesures diplomatiques, médicales, financières et administratives
C’est un ensemble de mesures concrètes s’articulant autour de quatre axes : diplomatique, médical, financier et administratif. Par exemple, la mise en place d’un référent handicap dans chaque ambassade ou consulat. Ou la création d’une valise thérapeutique – sur le modèle de la diplomatique – pour acheminer les médicaments.
Ce statut répond aussi aux demandes des entreprises. Il est en effet essentiel pour les étudiants d’avoir une expérience à l’étranger pendant leur cursus. Or, cela peut se révéler compliqué. Un grand groupe nous a signalé le cas d’un autiste Asperger accueilli dans une de ses filiales à Londres. Il a offert aux parents deux semaines de vacances pour l’aider à s’installer. Cela n’aurait pas été possible dans une petite entreprise.
FF : Outre ce statut, quelles mesures pourraient encore faciliter l’insertion des jeunes diplômés handicapés ?
X.Q : J’ai rencontré récemment une start-up, Lemon Adds, œuvrant notamment à l’insertion des travailleurs handicapés dans d’autres start-up. C’est une piste de travail intéressante. Certains de nos étudiants, en effet, sortent de l’école avec une créativité développée et d’autres envies que celle d’intégrer un grand groupe.
En plus de l’innovation, les start-up leur offrent aussi la possibilité d’avoir plus de responsabilités. Il y a donc des choses à faire pour que les jeunes diplômés en situation de handicap soient plus nombreux à pouvoir les intégrer. Propos recueillis par Corinne Manoury


http://www.faire-face.fr/2017/11/15/emploi-jeunes-diplomes-handicapes/

"J'ai entendu des propos sexistes tout au long de mes études de médecine",femmes,sexisme,emploi

16 Novembre 2017, 19:25pm

Publié par hugo

"J'ai entendu des propos sexistes tout au long de mes études de médecine"
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1Partage
 
Marie, 29 ans, à propos du sexisme en médecine : " aujourd'hui, je ne me laisserai plus faire "
Par Léa Drouelle
Publié le Jeudi 16 Novembre 2017
Blagues salaces, sifflements, clins d'oeil... Au bloc opératoire ou dans les couloirs de l'hôpital, les remarques et propos sexistes se répandent à la vitesse d'un virus. Alors que l'ISNI dévoilera ce vendredi 17 novembre les résultats de la première enquête nationale sur le sexisme dans les études de médecine, Marie, 29 ans, ancienne interne en médecine générale, nous confie ses souvenirs d'étudiante.
A lire aussi
 
 
"Hey Doc, les études médicales sont-elles vraiment sexistes ?". Voici le slogan choc d'une vaste enquête nationale -la première du genre- sur le sexisme dans les études en médecine lancée par l'Intersyndicat national des internes (ISNI) dont les résultats seront dévoilés ce vendredi 17 novembre. Alors, les carabins (sobriquet que l'on donne aux étudiant(e)s en médecine) sont-ils impacté(e)s par le sexisme ? "Oui", assure Marie, 29 ans, qui a terminé son internat en médecine générale à Paris il y a un an. Ses dix années d'étude lui ont fait côtoyé le sexisme quotidiennement, surtout à l'hôpital. À tel point qu'à l'époque, elle pensait que cela faisait partie de la tradition, que c'était "normal". Mais avec le recul, la jeune médecin a largement revu son diagnostic. Elle nous livre son témoignage.
"J'ai entendu des propos et vu des attitudes sexistes tout au long de mes études de médecine. Quand j'ai commencé mon internat, j'ai eu l'occasion de faire un stage en pédiatrie. Dans le service, nous étions trois filles et trois garçons. Il y avait un médecin- un homme- qui favorisait clairement les garçons. Il leur montrait des cas intéressants, tandis que nous, les filles, avions droit à la pédiatrie de base, aux consultations classiques. Dès qu'il y avait un cas qui sortait de l'ordinaire ou un acte technique à réaliser, nous n'étions pas sollicitées en premier lieu. J'ai aussi eu droit à beaucoup de remarques du style : 'Tu ne peux pas être à 100% dans ton travail car tu dois aussi gérer la maison, et puis après tu vas avoir une famille, tu vas faire des enfants etc'.
"Je me disais que c'était la tradition, l'humour médecine"
Mes chefs de service me présentaient souvent aux patients comme le 'joli médecin' ou 'la jolie jeune femme'. C'était constamment des remarques sur mon physique, toujours en lien avec le fait que je sois une femme. Par exemple, je porte très souvent du rouge à lèvres : quand j'en mettais pour aller travailler, je me prenais des remarques à ce sujet toute la journée. Quand je n'en mettais pas, j'avais le droit à des réflexions du type 'Tiens, aujourd'hui tu n'en as pas mis !'. À force, c'était vraiment fatigant. Mais c'était tellement répandu, qu'à l'époque, je n'y faisais pas plus attention que ça. Je me disais que c'était la tradition, 'l'humour médecine'.
Quand j'étais interne, il était courant que les patients ne me prennent pas au sérieux non plus. Dans mon milieu, on fait plus facilement confiance à un homme. Je ne compte plus le nombre de fois où, à la fin de la consultation, mes patients m'ont demandé, 'Quand est-ce que je vais voir le médecin ?'. Dans ces cas là, vous avez envie de répondre : 'Et bien, ça fait une demi-heure que je vous parle là, et oui, je suis bien médecin'. Parfois, les patients se permettent aussi de faire des remarques sur notre physique. Certains sont même allés jusqu'à me demander mon numéro ou à m'envoyer une invitation Facebook à peine la consultation terminée.
"Aujourd'hui, je ne me laisserai plus faire"
Récemment, j'ai assisté à une réunion de service. Nous parlions du harcèlement de rue. Un des médecins a pris la parole et a dit : 'Si maintenant on ne peut même plus siffler une femme dans la rue...' Et il a ajouté : 'Quand j'arrive le matin ici, je vous trouve toutes jolies, donc c'est normal que je vous le dise. Là, une femme médecin plus âgée a réagi en disant qu'en fait non, ça n'avait rien de normal. C'est déplorable, quand on sait que ce médecin-qui appartient à une autre génération- peut recevoir des patientes éventuellement victimes d'agressions sexuelles ou de violences... Et puis parfois, ça peut aller jusqu'au harcèlement sexuel. Personnellement, ça ne m'est jamais arrivée, mais je me souviens d'un médecin qui tentait systématiquement des approches en insistant énormément dès que des femmes stagiaires arrivaient dans le service.
Tout le monde à l'hôpital était conscient de ces écarts, que ce soit les remarques sexistes ou le comportement de certains médecins vis-à-vis de nous. Mais peu d'entre nous réagissait, moi y compris. Je ne me suis jamais vraiment offusquée de ce que j'entendais ou des remarques qu'on me faisait. Mais c'était il y a presque dix ans. J'étais plus jeune, moins expérimentée, je ne m'en rendais certainement pas bien compte non plus. Aujourd'hui, le problème est bien plus médiatisé, c'est devenu plus facile d'en parler. Aujourd'hui, je ne me laisserai plus faire."
Propos recueillis par Léa Drouelle


http://www.terrafemina.com/article/sexisme-en-etudes-de-medecine-une-ancienne-interne-temoigne_a337232/1

Des femmes de chambre en colère : « nous savons quand nous commençons le travail, mais nous ne savons pas quand nous le terminerons »,femmes,emploi,

16 Novembre 2017, 02:07am

Publié par hugo

 15 novembre 2017
ÉconomieDes femmes de chambre en colère : « nous savons quand nous commençons le travail, mais nous ne savons pas quand nous le terminerons »
En grève depuis le 18 octobre, les femmes de chambre, gouvernantes et équipiers du sous-traitant Héméra tiennent bon à l’Holiday Inn de Clichy. Les actions menées jusque là, avec leur syndicat CNT-SO et le soutien de la CGT-HPE, ont eu un bon écho médiatique. Elles ont permis de populariser ce conflit que l’employeur comme le donneur d’ordres espèrent voir s’enliser. En grève reconductible depuis 3 semaines, les salarié·e·s surexploité·e·s d’Hemera revendiquent.
Témoignage d’un équipier
« Je suis équipier (1) chez Holiday Inn de Clichy. Je travaille ici depuis février 2017 et c’est déjà la quatrième société de sous-traitance qui s’occupe de l’hôtel. Nous sommes en grève pour soutenir les femmes de chambre qui ont des conditions de travail qui se dégradent, qui sont indignes. Elles sont payées à la tâche et non plus à l’heure. Celles qui avaient des contrats à l’heure avec les anciennes sociétés de sous-traitance, se sont vus passées aux contrats payés à la tâche.
Avant les femmes de chambre avaient 2 jours de repos par semaine. Aujourd’hui elles sont à la merci de la gouvernante qui décide quand elles pourront se reposer.
Nous n’avons aucun droit. Nous n’avons pas de 13 éme mois par exemple.
Le groupe hôtelier a muté 2 femmes de chambre qui avaient 8 et 10 ans d’ancienneté au Mans, sous le prétexte qu’il y avait trop de femmes de chambre ici. Mais en parallèle, la direction en a fait venir 3 nouvelles dans cet hôtel. Cela n’a pas de sens. Pourquoi ne pas avoir muté les 3 nouvelles employées directement au Mans ? »
Témoignage d’une femme de chambre
« Je suis femme de chambre, sous traitée par la société Héméra, depuis 11 ans. Nous faisons grève parce que 2 collègues ont été abusivement mutées au Mans. Nous revendiquons également nos 2 jours de repos consécutifs, un panier repas, et plus généralement le respect de notre travail. Tous les acquis accordés par les anciennes sociétés de sous-traitance ont été perdus depuis qu’Héméra est devenue la nouvelle société.
Nous manifestons depuis 4 semaines. La direction ne nous écoute pas. Elle nous envoie la police tout les jours. Nous subissons des pressions, mais nous tenons le coup et nous sommes toujours là.
Vendredi 3 novembre à la mairie de Clichy, une députée LREM nous a reçu. Elle nous a dit qu’il fallait être flexibles, que nous n’étions pas le cœur de l’hôtel. Selon elle, le cœur de l’hôtel est la réception, alors que nous, qui sommes dans les étages, nous manifestons et revendiquons nos droits. Elle s’en fout !
Nous allons continuer à manifester jusqu’à ce que nous obtenions la réintégration de nos 2 collègues, nos 2 jours de repos consécutifs, nos paniers repas et nos heures supplémentaires payées. Nous, les femmes de chambre, nous savons quand nous commençons le travail, mais nous ne savons pas quand nous le terminerons. Nos journées sont longues, mais nos salaires restent les mêmes. Nous sommes rémunérées à la tache ! Nous voulons travailler à l’heure. S’il faut faire des heures supplémentaires, nous voulons qu’elles soient payées. »
Propos recueillis par Mailys Ardit 50-50 magazine
1 L’équipier réalise tout ou partie des activités d’un établissement hôtelier ou de tourisme (accueil, services aux clients, entretien des chambres et des locaux, …), selon la charte qualité de l’établissement et les règles d’hygiène et de sécurité. Peut effectuer le service en salle pour les repas.
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⦁ http://www.50-50magazine.fr/2017/11/15/des-femmes-de-chambre-en-colere-nous-savons-quand-nous-commencons-le-travail-mais-nous-ne-savons-pas-quand-nous-le-terminerons/
⦁ 
 

Jamo, une expérience d’emploi accompagné, handicap , emploi

15 Novembre 2017, 01:18am

Publié par hugo

 
Jamo, c'est un binôme neuropsychologue et jobcoach pour accompagner dans l'emploi des personnes avec un handicap cognitif ainsi que leurs employeurs.
Jamo, une expérience d’emploi accompagné
Publié le 14 novembre 2017
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⦁ Elle organise la ⦁ Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées et a initié les Ésats hors-les-murs, pour favoriser l’inclusion en milieu ordinaire. ⦁ Ladapt, en partenariat avec ⦁ l’AFTC, expérimente depuis un an un dispositif de joabcoaching pour des personnes atteintes d’une lésion cérébrale acquise.
⦁ « Avant, je voulais absolument m’adapter au poste. Maintenant, je prends le temps de trouver celui qui va rentrer dans mes capacités tout en me permettant de faire ce que j’aime. L’équipe de Jamo m’accompagne dans la construction de ce projet et m’a surtout aidée à être pleinement actrice de mon avenir professionnel », explique Christelle Cupit, bénéficiaire de Jamo depuis mai 2017.
⦁ Jamo ? C’est l’acronyme de “⦁ joabcoching accompagnement en milieu ordinaire”. Un dispositif expérimental monté en Île-de-France par ⦁ Ladapt et ⦁ l’Association des familles de traumatisés crâniens et de cérébrolésés (AFTC). Avec un double objectif. D’abord, soutenir les personnes dans leur parcours professionnel – de leur recherche d’emploi à l’évolution de de leur carrière. Ensuite, accompagner les employeurs pour le recrutement, l’accueil, l’intégration et le maintien dans l’emploi de ces mêmes personnes.
Un binôme neuropsychologue + jobcoach
Jamo a démarré il y a tout juste un an, avec pour équipe une neuropsychologue et une jobcoach. Christelle Cupit, est accompagnée par le binôme. Fin 2013, alors qu’elle circule à pied, cette salariée du service judiciaire d’un opérateur téléphonique est percutée par un bus. Mais si les conséquences physiques de son accident sont bien prises en charge, son traumatisme crânien, en revanche, ne fait l’objet d’aucun suivi.
Si bien qu’à la reprise du travail, elle met sur le compte de sa mauvaise organisation les difficultés qu’elle éprouve. Elle s’isole, pense que personne ne la comprend… Jusqu’à ce qu’elle se reconnaisse en regardant le documentaire Traumatismes invisibles. En août 2016, elle prend donc contact avec l’AFTC. Là, on lui parle de Jamo qui doit bientôt débuter.
Un accompagnement pour changer de poste
« Je suis arrivée sans attente particulière, mais avec l’objectif de trouver un accompagnement pour changer de poste, souligne-t-elle. Si les automatismes acquis au fil des années m’ont aidée à la reprise, le travail en open-space est devenu très pénible. Il augmente ma fatigabilité et mes difficultés de concentration. »
Sous la houlette de la neuropsychologue, Christelle a en effet compris que le nerf de la guerre, c’était son énergie. Qu’il fallait qu’elle s’aide d’outils pour planifier, gérer son emploi du temps et se ménager des pauses. Tant dans sa vie professionnelle que personnelle.
 
Le binôme l’a aussi accompagnée pour obtenir la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. L’aidant à la constitution de son dossier, la rassurant aussi sur le fait que ça ne l’enfermait pas dans une case.
« Aujourd’hui, je considère que ça fait partie de ma vie privée. Mais ça risque d’impacter l’équipe que je vais intégrer. Donc, il va falloir travailler sur la façon de communiquer là-dessus », dit-elle. Un travail qu’elle mènera avec la joabcoach, dès lors qu’elle aura identifié chez son employeur une fiche de poste compatible avec ses capacités et satisfaisant son besoin de travailler dans un lieu plus isolé qu’aujourd’hui.
Des outils logistiques et des outils physiques
« Aujourd’hui, nous travaillons sur la mise en place d’outils logistiques mais aussi physiques », explique Christelle. L’équipe Jamo l’a aidée à organiser ses demandes auprès du médecin du travail pour l’adaptation de son poste actuel. En mettant des propositions en face du compte-rendu hospitalier le plus récent. Par exemple, porter un casque ou des bouchons d’oreille pour lutter contre les interférences auditives qui la déconcentrent.
L’équipe Jamo s’est aussi portée volontaire pour rencontrer, si besoin, les managers ou RH de Christelle. Possibilité qu’elle n’a pour l’heure pas saisie. Mais ce qui est essentiel à ses yeux, c’est qu’elle a cessé de perdre son temps à gaspiller son énergie à se dire qu’elle ne pouvait pas, qu’elle n’y arrivait pas aussi bien qu’avant.
« On m’a fait prendre conscience qu’il y avait un avant et un après et que tout n’était pas noir. Le lâcher prise a été difficile mais très libérateur. Je me suis sentie soutenue et aujourd’hui, je vois un avenir. » L’accompagnement n’est pas fini. Mais elle le juge déjà très bénéfique. Corinne Manoury
Vous avez dit emploi accompagné ?
Si le dispositif Jamo, expérimental, ne relève pas de l’emploi accompagné tel qu’il est actuellement mis en œuvre dans le cadre de la loi Travail du 8 août 2016, il en partage un grand nombre de caractéristiques. Ainsi, les personnes accompagnées ont toutes un projet de travail en milieu ordinaire ou rencontrent des difficultés à se maintenir dans l’emploi et à sécuriser, de façon durable, leur parcours professionnel.
Elles bénéficient, comme prévu dans l’article 52 d’un accompagnement médico-social et d’un soutien à l’insertion professionnelle. Et ce, en complément des prestations et actions des dispositifs existants : Sameth, Cap emploi, Pôle emploi, mission locale… Des partenaires qui, d’ailleurs, sollicitent Jamo.
Les entreprises, de leur côté, peuvent également être accompagnées. Selon Manuèle Massenet, responsable de Ladapt Paris, elles commencent à prendre contact. Et si l’expérimentation n’est prévue que pour trois ans, l’équipe de Jamo est bien dans une perspective d’accompagnement au long cours, avec des périodes de veille et d’interventions ponctuelles. « En fonction des besoins », comme le précise le Collectif France pour l’emploi accompagné.
La seule grande différence en fait est que les personnes ne sont pas orientées par la MDPH qui en revanche est partenaire du dispositif.
http://www.faire-face.fr/2017/11/14/jamo-emploi-accompagne-handicap/

Le chômage des personnes handicapées décrypté en cinq minutes,handicap,emploi

14 Novembre 2017, 01:40am

Publié par hugo

 Une interview audio, cinq minutes, et un fait de société expliqué.
Le chômage des personnes handicapées décrypté en cinq minutes
Publié le 13 novembre 2017
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⦁ Vous avez cinq minutes à consacrer à une question d’actualité ? C’est le principe de Binge actu. En cette 20e semaine pour l’emploi des personnes handicapées, Véronique Bustreel, conseillère nationale emploi formation à l’APF, décrypte les freins à l’emploi des personnes en situation de handicap.
⦁ Deux chiffres qui semblent contradictoires. En dix ans, de 2007 à 2017, le nombre de demandeurs d’emploi handicapés a doublé, atteignant 500 000 aujourd’hui. En parallèle, 1 million de personnes handicapées travaillent aujourd’hui en milieu ordinaire. Soit deux fois plus qu’en 2007.
⦁ Des précisions contre les idées reçues
 
Véronique Bustreel, conseillère nationale emploi formation à l’APF identifie trois freins majeurs : le regard sur les personnes handicapées, le manque d’accès aux espaces de travail et de formation. © DR
Comment expliquer ces chiffres ? Quels sont les freins majeurs à l’emploi ? Comment les dépasser ? Et pourquoi le faire ? Véronique Bustreel, conseillère nationale emploi formation à l’APF éclaire toutes ces questions.
Autant d’explications venant contrebalancer le titre volontairement provocateurs de cette interview : “Les chômeurs handicapés sont-ils incasables ?” Signalé par Valérie Di Chiappari
À écouter sur binge.audio


http://www.faire-face.fr/2017/11/13/chomage-personnes-handicapees-decrypte-cinq-minutes/

La pauvreté ne frappe pas au hasard les catégories sociales,economie,

13 Novembre 2017, 03:22am

Publié par hugo

 La pauvreté ne frappe pas au hasard les catégories sociales
Données 10 novembre 2017
8,2 % des ouvriers et 10,7 % des employés sont pauvres, contre 1,8 % des cadres supérieurs. 60 % des pauvres sont ouvriers ou employés. La pauvreté ne frappe pas au hasard les milieux sociaux.
Revenus et patrimoine Catégories sociales Pauvreté Revenus et patrimoine
  
Dans les ménages dont la personne de référence est active [1], le taux de pauvreté est de 8,2 % chez les ouvriers, 10,7 % chez les employés, contre 1,8 % chez les cadres supérieurs (selon l’Insee, au seuil à 50 % du niveau de vie médian). Ces moyennes masquent des écarts encore plus grands quand on observe les données détaillées : le taux de pauvreté des ouvriers et employés qualifiés est de l’ordre de 6 %, mais il atteint 25 % chez les personnels de services aux particuliers (femmes de ménage notamment).
Ouvriers et employés représentent à eux seuls près 60 % des personnes pauvres (adultes et enfants compris). Les personnes les plus démunies sont d’abord les moins qualifiées, celles qui ont le plus de difficultés à s’intégrer dans l’emploi stable correctement rémunéré. Ce sont pour partie des femmes soumises à des contraintes familiales : l’absence de mode de garde, les faibles salaires, le temps partiel contraint, font basculer dans la pauvreté une partie des familles et en particulier des familles monoparentales.
La pauvreté selon la catégorie socialeSeuil à 50 % du niveau de vie médianTaux de pauvreté en %Part de la population pauvre en %Agric. expl.,artis.,commerc.,chefsd'entrep.Cadres sup.Prof. interm.EmployésOuvriers010203040Ouvriers● Part de la population pauvre en %: 34.2
Population vivant dans un ménage où la personne de référence est active. Lecture : les personnes (enfants compris) qui vivent dans un ménage dont la personne de référence est ouvrière représentent 34,2 % des pauvres. Parmi les personnes qui vivent dans un ménage dont la personne de référence est ouvrière, 8,2 % sont pauvres.
Source : Insee – Données 2014 – © Observatoire des inégalités
 
La pauvreté selon la catégorie sociale
Seuil à 50 % du niveau de vie médian     
 Nombre de personnes pauvres
en milliers Taux de pauvreté
en % Part de la population pauvre
en %
Agric. expl., artis., commerc., chefs d'entrep. 739 15,7 25,0
Cadres sup. 154 1,8 5,2
Prof. interm. 307 3,0 10,4
Employés 745 10,7 25,2
Ouvriers 1 009 8,2 34,2
   
Ensemble 2 954 6,9 100
Population vivant dans un ménage où la personne de référence est active. Lecture : les personnes (enfants compris) qui vivent dans un ménage dont la personne de référence est ouvrière représentent 34,2 % des pauvres. Parmi les personnes qui vivent dans un ménage dont la personne de référence est ouvrière, 8,2 % sont pauvres.
Source : Insee – Données 2014 – © Observatoire des inégalités
https://www.inegalites.fr/La-pauvrete-ne-frappe-pas-au-hasard-les-categories-sociales

L’état de la pauvreté en France;,articles femmes hommes,societe,

13 Novembre 2017, 01:27am

Publié par hugo

 L’état de la pauvreté en France
Analyses 9 novembre 2017
Combien compte-t-on de pauvres en France ? Comment leur nombre évolue-t-il ? Sur ce sujet très sensible, les polémiques sont fréquentes et les points de repère manquent. L’Observatoire des inégalités publie une note de synthèse sur la pauvreté en France, avec les dernières données disponibles.
Revenus et patrimoine Pauvreté
Quel est le niveau de la pauvreté en France ? Comment évolue-t-elle ? Sur ce sujet très sensible, les polémiques sont fréquentes et les points de repère manquent. Pour permettre à chacun d’y voir plus clair, l’Observatoire des inégalités dresse l’état de la pauvreté monétaire en France, en huit pages synthétiques. Nous présentons les principaux chiffres, leur évolution et cherchons à cerner au mieux le phénomène, sans l’exagérer, comme cela est trop souvent fait. Notre synthèse présente les principales caractéristiques de la population pauvre en France [1].
La capacité est grande dans notre pays à forcer le trait, à exagérer les chiffres pour mobiliser l’attention. On n’assiste pas à une explosion de la pauvreté et de la misère. Partant de bons sentiments, le catastrophisme finit par décrédibiliser l’information et alimente la critique du modèle social français alors que notre pays est parmi ceux qui s’en sortent le mieux au monde sur ce plan jusqu’ici.
Il n’empêche : en considérant la définition la plus restrictive, c’est-à-dire le seuil de pauvreté situé à la moitié du revenu médian [2], le nombre de personnes pauvres a augmenté de 600 000 en dix ans [3]. Au cours de la même période, le taux de pauvreté est passé de 7,5 à 8 %. La décennie 2000 et plus encore, la crise déclenchée en 2008, ont marqué un retournement historique de la tendance : la pauvreté ne diminue plus en France, elle augmente. Vivre avec moins de 850 euros par mois est une réalité qui touche désormais plus de cinq millions de personnes.
Contrairement à un discours commun selon lequel la crise serait généralisée à tous les milieux, la pauvreté ne frappe pas au hasard. Une large partie de la population est à l’abri, même si la peur de la pauvreté ou du chômage s’étend. En 2014, le taux de pauvreté des employés est six fois plus élevé que celui des cadres supérieurs. Et le taux de pauvreté des non-diplômés est trois fois supérieur à celui des diplômés d’un bac + 2.
Face à ce constat largement étayé, faut-il se contenter de « donner sa chance à tout le monde » ? Les enfants et les jeunes de moins de vingt ans représentent 35,6 % des personnes pauvres en France. Suffit-il d’aider les plus méritants d’entre eux à tirer leur épingle du jeu dans une compétition scolaire puis professionnelle sans merci ? Assurément non.
Aider les enfants pauvres à réussir à l’école est un enjeu essentiel de justice sociale. Ils ne sont d’ailleurs pauvres que parce que leurs parents le sont. À l’heure où les allocations logement sont rabotées et le travail flexibilisé, c’est la situation globale des plus défavorisés qui doit nous inquiéter : celle en particulier des jeunes adultes peu diplômés qui peinent à entrer sur le marché du travail mais restent privés d’un revenu minimum, celle de toutes les personnes au chômage, en emploi précaire ou découragées face au manque d’emploi pour les moins qualifiés.
Contrairement à ce qui est dit ici ou là, les Français soutiennent massivement les plus pauvres et sont prêts à davantage de solidarité. Les soi-disant préjugés anti-pauvres ne sont colportés et reçus que par une minorité [4]. L’ampleur des cadeaux fiscaux qui viennent d’être annoncés pour les plus aisés montre clairement qu’améliorer la situation des ménages modestes n’est pas une question de moyens mais de choix politique.
Anne Brunner
« L’état de la pauvreté en France », Notes de l’Observatoire, n° 4, Observatoire des inégalités, novembre 2017.
Éditée avec le soutien de la Fondation Abbé Pierre.
Notes de l’Observatoire
Cette note sur la pauvreté constitue une réactualisation complète de la première note parue sur le sujet en octobre 2013. Les Notes de l’Observatoire sont des publications disponibles gratuitement sur notre site. En regroupant un ensemble d’éléments publiés sur www.inegalites.fr, elles visent à fournir aux citoyens une information globale et documentée.
Voir les autres numéros des Notes de l’Observatoire.
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https://www.inegalites.fr/L-etat-de-la-pauvrete-en-France-2407

Jeunes handicapés : des pistes pour trouver un emploi... ,handicap,emploi

13 Novembre 2017, 01:24am

Publié par hugo

 Jeunes handicapés : des pistes pour trouver un emploi...
 
 Résumé : Un tout nouveau guide "Jeunes handicapés : comment trouver un emploi ?", répond, en 208 pages, à 31 questions concrètes. À paraître le 15 novembre 2017.
Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal'Secco, le 12-11-2017
Réagissez à cet article !
Comment faire reconnaître mon handicap ? Qui peut m'accompagner ? Contrats aidés : comment puis-je en bénéficier ? À l'occasion de la Semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées, qui se tiendra du 13 au 19 novembre 2017, le secrétariat d'État aux Personnes handicapées et le ministère du Travail publient le guide Jeunes handicapés : comment trouver un emploi ?, édité par La documentation française.
31 questions concrètes
En France, seules 43% des personnes handicapées sont actives - 35% ont un emploi et 8% sont au chômage (Enquête Emploi de l'Insee – 2015). Parmi elles, le taux de chômage des jeunes en situation de handicap entre 15 et 24 ans s'élève à 34% contre 26 pour l'ensemble des 15-24 ans. Pour aider les jeunes handicapés à mieux s'insérer sur le marché du travail, ce guide de 208 pages répond à 31 questions concrètes, allant de la reconnaissance du statut de travailleur handicapé à la création d'entreprise. À titre d'exemple : quel rôle Pôle emploi joue-t-il pour les travailleurs handicapés ? Comment effectuer un stage étudiant en milieu professionnel ? Quelles sont les obligations des employeurs ? Qu'est-ce que le principe de non-discrimination à l'embauche ?
En vente dès les 15 novembre
Ce guide inédit, qui s'inscrit dans la collection Les indispensables jeunes, offre un contenu pratique pour mieux connaître ses droits, trouver les bons acteurs et comprendre les spécificités propres aux secteurs public et privé. Il est en vente à partir du 15 novembre 2017 au prix de 8 euros sur le site de La documentation française (en lien ci-dessous).
Handicap, d'autres guides…
Dans les collections Les indispensables et Aides en poche, éditées par La documentation française, d'autres titres dédiés aux personnes handicapées sont également disponibles :
• Handicap et Emploi, droits et dispositifs, coll. Les indispensables, 2016, 448 pages, 15€.
• Guides des aides aux adultes handicapés, 2017, coll. Aides en poche, 128 pages, 6€.
• Guides des aides aux enfants handicapés, 2017, coll. Aides en poches, 128 pages, 6€.
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Handicap.fr vous suggère les liens suivants :
Sur Handicap.fr
https://emploi.handicap.fr/art-guide-jeunes-handicapes-1029-10322.php

On s'y emploie. Handicap : des discriminations fréquentes dans le monde du travail,handicap,emploi,france,

12 Novembre 2017, 19:30pm

Publié par hugo

On s'y emploie. Handicap : des discriminations fréquentes dans le monde du travail
La Semaine pour l'Emploi des Personnes Handicapées débute demain. Des travailleurs qui, quand ils parviennent à trouver un emploi, subiraient souvent des discriminations, selon la FNATH, l'association des accidentés de la vie.
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Philippe DuportfranceinfoRadio France
Mis à jour le 12/11/2017 | 10:53
publié le 12/11/2017 | 10:53
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 Près de 500 000 travailleurs handicapés sont au chômage. Et la situation n'évolue pas dans le bon sens. (ROBERT SCHLESINGER / PICTURE ALLIANCE)
Arnaud de Broca est secrétaire général de la FNATH, l'association "des accidentés de la vie".
La Semaine pour l'Emploi des Personnes Handicapées commence demain, et vous dites : c'est de la "com"... Pourquoi ?
Arnaud de Broca : "C'est de la com' parce que c'est une semaine pendant laquelle les entreprises vont dire ce qu'elles font de bien. C'est nécessaire, mais il y a 51 autres semaines dans l'année pendant lesquelles la situation des travailleurs handicapés n'est pas si rose que le vernis de cet événement peut le laisser entendre".
Avec un nombre élevé de licenciements pour inaptitude
Arnaud de Broca : "Un nombre qui augmente très fortement. Parmi nos adhérents, il y en a 67% qui ont été licenciés pour inaptitude après un accident ou une maladie qui a rendu leur maintien en emploi compliqué. Pourquoi ? Parce que le monde du travail n'est sans doute pas si accueillant pour les personnes handicapées, qu'il y a des pressions qui font que les travailleurs handicapés ne peuvent pas rester dans leur poste, et puis parce qu'on n'anticipe pas assez le maintien en emploi pour ces travailleurs, soit parce que l'emploi lui-même, les conditions de travail vont créer du handicap, soit parce qu'on a aussi un vieillissement accru, et que, pour certains métiers, on sait que c'est impossible. Donc il y a tout un contexte de conditions de travail et de vision du handicap dans le monde de l'entreprise qui fait que les travailleurs handicapés, ou ceux qui deviennent handicapés sont licenciés pour inaptitude.
Des travailleurs handicapés qui subissent des discriminations, selon vous ?
Arnaud de Broca : "C'est en tout cas de plus en plus visible et perçu comme tel par les travailleurs handicapés qui ont envie de travailler. On reçoit beaucoup de témoignages de la part de personnes qui ont par exemple intercepté des mails de leurs managers qui aimeraient bien ne pas avoir autant de travailleurs handicapés mais des travailleurs "compétents" à la place. Ou des salariés qui se sentent, par le collectif de travail, un peu repoussés. Il y a en une notamment qui nous a écrit qu'elle avait entendu de la part de ses collègues qu'elle profitait de son handicap pour ne rien faire... Donc il faut vivre avec son handicap, il faut vivre avec l'accessibilité, et en plus faire avec un monde du travail qui est peu accueillant..."
ll y a un paradoxe, avec d'un côté de plus en plus de travailleurs handicapés qui ont un emploi, et de l'autre, de plus en plus de personnes handicapées au chômage
Arnaud de Broca : "On arrive à près de 500.000 personnes handicapées au chômage, ce qui représente un taux beaucoup plus important que celui du reste de la population, et que l'on n'arrive pas à faire évoluer ces dernières années. Et il y a assez peu de leviers. La Semaine pour l'Emploi est un moment de communication, mais il faudrait que le gouvernement s'implique davantage, et pour le moment, les mesures sont plutôt contraires à ça. La forte réduction des contrats aidés va impacter directement beaucoup de travailleurs handicapés pour qui c'est un levier d'insertion dans l'emploi. C'est une première marche pour eux dans l'insertion dans le monde du travail."
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