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Les 10 jobs qui rendent heureux et motivés (et les 10 plus déprimants),emploi,france

22 Juin 2017, 23:42pm

Publié par hugo

 Les 10 jobs qui rendent heureux et motivés (et les 10 plus déprimants)
 Par Charlotte Arce
Publié le Mardi 20 Juin 2017
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Comme chaque année, le réseau Happy at Work a publié le palmarès des métiers dans lesquels les travailleurs s'épanouissent. Voici leur top 10.
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Quel métier faut-il exercer pour être vraiment heureux au boulot ? Comme chaque année, le réseau Happy at work s'est penché sur la question en s'intéressant aux professions qui rendent les travailleurs épanouis. Réalisée auprès de 120 000 salariés, cette vaste enquête met en lumière les conditions nécessaires pour être heureux au travail. Premier constat : pour arriver au travail le matin le coeur léger, mieux vaut travailler dans une petite boîte. 67% des employés de TPE et de PME se disent heureux, contre 56% des employés de structures plus importantes (de 200 à 999 employés). Quant aux salariés de grandes entreprises, comptant plus de 1 000 collaborateurs, ils ne sont que 50% à se déclarer heureux au travail.
Certains secteurs professionnels sont aussi plus enclins à motiver les travailleurs. C'est le cas du conseil (58% d'employés heureux), de la communication (57%), de la santé (57%), de la restauration (51%), du transport et du juridique.
 
Les 10 métiers qui rendent heureux
Si les mathématicien.ne.s, les architectes ou les chargé.e.s de communication comptent parmi les travailleurs les plus heureux, c'est aussi parce qu'ils sont bien rémunérés. Selon le sondage Happy at Work, 42% des employés exerçant l'un des dix métiers rendant heureux et épanoui se disent satisfaits de leur salaire.
À l'inverse, il y a d'autres professions dans lesquelles les travailleurs peinent à se sentir épanouis et impliqués. Happy at Work a aussi dévoilé le top 10 des métiers les plus déprimants. Parmi ceux-ci, des professions comme agent de police ou infirmier, demandant un fort investissement et requérant une adaptation à des conditions de travail difficiles. Chef de publicité, opérateur qualité ou encore informaticien font aussi partie du classement des métiers rendant le moins heureux. Mais la palme du job le plus déprimant revient à celui de clerc de notaire : seul 10,3% des répondants exerçant ce métier se disent satisfaits de leur travail. N'oubliez pas de consulter ce deux classements avant d'envisager une reconversion professionnelle.

http://www.terrafemina.com/article/les-10-jobs-qui-rendent-heureux-et-motives-et-les-10-plus-deprimants_a332169/1
 

Travailleurs et travailleuses domestiques : de l’invisibilité à l’égalité ! 1/2,femmes,emploi

22 Juin 2017, 03:45am

Publié par hugo

Monde Travailleurs et travailleuses domestiques : de l’invisibilité à l’égalité ! 1/2

Le 16 juin a été proclamé « Journée internationale des travailleurs et travailleuses domestiques ». On estime qu’environ 67 millions de personnes dans le monde, dont une large majorité de femmes, exercent différentes fonctions chez des particuliers, fonctions qui vont de la cuisine au jardinage en passant par le nettoyage, la conduite et les soins aux enfants, aux personnes âgées ou dépendantes. Parmi elles, nombreuses sont celles qui, sans protection sociale ni juridique, sont exploitées et victimes d’abus. Pour braquer les projecteurs sur les différents aspects de cette question en France, plusieurs associations organisaient une manifestation le 17 juin à Paris, au Trocadéro.

Quelques dizaines de personnes se sont rassemblées le 17 juin dernier pour faire entendre les voix de celles et ceux qui ont si peu l’occasion d’être entendus  et pour lesquelles cela reste même impossible dans certains pays. Un des enjeux majeurs de la manifestation était d’inviter le nouveau gouvernement et les tout récent-e-s élu-e-s au Parlement à se saisir de cette question et à prendre toutes les mesures nécessaires pour que la France ratifie enfin la Convention 189 pour un travail décent pour les travailleurs domestiques adoptée le 16 juin 2011 par l’OIT.

Jusqu’ici la France a botté en touche sous des prétextes fallacieux qui permettent à des situations injustes et cruelles de perdurer.

La Convention 189 oblige les États parties à adopter des mesures pour protéger les travailleuses/travailleurs domestiques, en particulier la lutte contre toutes formes de violence et de mauvais traitement et la réglementation des organismes qui recrutent et emploient les travailleuses/travailleurs domestiques. Si des États Généraux de la petite enfance sont réclamés depuis longtemps par les féministes (peu présentes samedi au Trocadéro), c’est en particulier pour améliorer la situation précaire de nombreuses assistantes maternelles (quand se décidera-t-on à employer le terme « parentale »?) et employées de maison qui travaillent dans les familles françaises (estimées à plus d’1,5 million par IPERIA institut, dont 40% en Île de France).

Sans papiers, elles sont trop souvent exploitées et soumises à un stress important, ne pouvant se rendre librement dans leur pays pour y visiter leur famille et voir leurs propres enfants qu’elles y ont parfois laissé pour venir en France afin de subvenir à leurs besoins. Le cas de deux d’entre elles, décédées récemment d’un AVC pendant leur période de travail, a été évoqué ce samedi. Celles qui exercent ces fonctions dans l’intérêt des enfants et des familles, permettent de faire face au manque de place en crèches ou en garderies d’enfants et à des horaires parfois incompatibles avec ceux de ces services publics. Leur accès au droit du travail abolirait la double peine qu’elles subissent et leur permettrait également de participer aux formations nécessaires pour accomplir leur tâches en améliorant leurs compétences.

L’Amicale d’auxiliaire parentale et humanitaire ou AAPH s’est créée pour permettre à ces nounous (comme elles s’appellent) de se réunir et d’échanger à la fois sur leur métier, leurs conditions de travail et leur accès au droit. Isolées, elles n’avaient pas de comités d’entreprises ni de mouvements pour les représenter ou les défendre.

 

Patricia ...

Patricia, Irène et Jeanine : témoignages 

« Nous avons fondé l’ADHH il y a plus de 20 ans pour permettre aux nounous de se rassembler.  Aujourd’hui, l’association compte 2000 membres. Au sein de l’Amicale d’auxiliaire parentale et humanitaire, nous faisons venir des psychologues qui nous aident à faire la part des choses – à la fois pour que nous ne nous attachions pas trop aux enfants dont nous nous occupons et aussi pour que nous restions disponibles pour nos propres enfants après une journée de travail, que nous ne les envoyions pas balader parce que nous sommes fatiguées. On essaie aussi de garder un peu de temps pour nous. Il y a une majorité d’Africaines parmi les nounous, même si aujourd’hui il y en a qui arrivent d’Asie.

Dans notre éducation africaine, quand on naît (fille), on sait garder un enfant, on n’a pas besoin d’aller à l’école pour ça ! En Afrique, la famille est soutenue par tout l’entourage des enfants, les aînées s’occupent des petits frères et sœurs, donc les parents ne sont pas toujours là. Cela peut être les voisin-e-s ou les grandes sœurs qui décident pour les enfants, ils n’ont rien à dire.

Quand on arrive en France, c’est différent, il faut faire très attention à ce que l’on dit ou fait car les parents supportent assez mal que d’autres personnes qu’eux réprimandent leurs enfants ou leur fassent des réflexions sur leur comportement. ll faut donc que nous apprenions à répondre à d’autres critères. Il y a des formations qui nous sont proposées, je les ai faites et je trouve que c’est important. Mais quand on propose aux femmes de se syndiquer et de se former, on dérange ! Soit parce qu’elles n’ont pas de papiers et sont inquiètes des conséquences, soit qu’elles n’ont pas envie de suivre des formations en plus de leurs semaines de travail dont le volume horaire est souvent déjà très important. Elles n’ont le plus souvent que le samedi pour s’occuper de leur propre famille et n’ont pas envie de le consacrer à de la formation. Ce sont des femmes qui, pour la plupart, n’ont jamais eu l’occasion de défendre leurs droits ni de les voir vraiment reconnus.

 

La garde d’enfants, ce n’est pas quand on a tout raté !

Je suis dans la même famille depuis 7 ans. J’ai appris mes droits, j’ai fait un stage sur la communication, je croyais que la communication c’était tout naturel, mais non, il y a plein de choses à apprendre et ça m’a édifiée. Je suis vraiment différente de ce que j’étais avant d’avoir suivi cette formation. Pour ma part, je travaille avec un plaisir énorme. C’est ce que nous essayons d’inculquer aux autres car la garde d’enfants, ce n’est pas quand on a tout raté ! Ce n’est pas quelque chose qu’on fait « en attendant ».

La formation est importante pour apprendre ce qu’il ne faut pas faire – que ce soit avec les enfants des autres ou avec ses propres enfants parfois. Il faut savoir rester professionnelle et ne pas trop s’attacher aux enfants des autres. Dans la petite enfance il y a aussi beaucoup de choses à apprendre pour l’hygiène et la sécurité en particulier. Nous encourageons nos nounous à se former. Nous travaillons avec Caritas afin d’envoyer les femmes en formation le week-end ou pendant les vacances. Elles sont nombreuses à avoir commencé ce métier par hasard. Il y a une vingtaine d’années, le métier de nounou correspondait souvent à celui de « bonniche ». 

C’est un métier passionnant qui doit être valorisé, je suis nounou depuis plus de vingt ans et j’adore mon travail. Je prends du plaisir à travailler avec les enfants, je leur laisse de l’espace mais je leur pose aussi des limites, je leur explique ce qui est bon ou pas pour eux. Il y a des familles qui sont très strictes et d’autres qui sont plus souples voire même relax. J’ai travaillé avec des comtesses très rigoureuses et très religieuses, dans d’autres familles c’est plus décontracté, dans d’autres milieux les enfants sont très gâtés. Je sais me comporter dans chaque famille et adopter l’art de parler ou de se tenir dans les différents milieux. Avant de signer un contrat, je demande aux parents ce qu’ils attendent de moi. Il me donnent leurs lignes de conduites et je fais mon programme. Il faut toujours suivre les règles posées par la famille, on complète avec nos méthodes s’ils sont d’accord. C’est important que tout soit bien clair avant de signer le contrat. Les parents me font confiance, je suis d’ailleurs toujours en relation avec mes anciens patrons.

 

Leur salaire sont un peu « comme à la brocante »

Il y a toujours des femmes auxquelles on tente d’imposer des volumes d’heures trop importants ou des mauvaises conditions de travail. Quand vous allez dans les parcs, vous voyez beaucoup de nounous qui se regroupent pour discuter.  On voit que leur salaire sont un peu « comme à la brocante », surtout quand elles n’ont pas de papiers. Certaines touchent 900 € par mois pour 50 à 60 heures de travail par semaine. Certains patrons ne savent pas mais d’autres abusent. Nous essayons d’être dans le dialogue plutôt que d’aller aux Prud’hommes. En général les conflits se règlent à l’amiable. On essaie de mettre l’intérêt des enfants en premier, il y a souvent une complicité entre les enfants et leurs nounous. On s’y attache. Il y a bien sûr des petits teigneux, des enfants qui ont tout compris et savent où appuyer pour vous faire sortir de vos gonds… Il ne faut pas forcer, il y a des périodes d’adaptation pour les enfants. Parfois les nouveaux-nés pleurent beaucoup. Il faut être patiente dans ce métier ! Mais les enfants c’est merveilleux, c’est un monde d’innocence. Quand ils ne vous aiment pas ils le disent tout de suite sans détour. Dans le monde du travail avec les adultes, c’est plus dur !

Certaines nounous travaillent dans de très mauvaises conditions et viennent pleurer à l’association. Elles vont travailler le ventre noué. Dans ce cas, je leur conseille d’arrêter mais ce n’est pas toujours facile car beaucoup de femmes laissent leurs enfants (et leur mari aussi parfois) au pays pour venir travailler en France et quand elles subissent des pressions ou des mauvais traitements dans leur travail elles ne se rebellent pas car elles doivent envoyer de l’argent à leurs familles. Elles sont venues chercher des ressources dont elles ne peuvent pas se passer. C’est d’autant plus dur pour elles de savoir leurs enfants loin et de ne pas pouvoir se rendre au chevet de leur famille si nécessaire, de ne pas pouvoir aller enterrer leurs parents, car elles n’ont pas de papiers.

Nous ne sommes pas bien représentées dans notre travail de nounou. Les médias ne s’intéressent pas à nous, sauf quand il y a un problème. Mais ils ne parlent jamais de notre métier ni de nos conditions de travail, probablement parce que ce sont des femmes étrangères qui font ces métiers de nounous. Dans les assistantes maternelles, c’est un peu plus mélangé. Nous ne sommes pas encore assez bien défendues. Nous nous battons pour qu’elles se syndiquent mais elles ont peur d’être licenciées si les syndicats interviennent.  La CGT est le premier syndicat qui a accueilli notre association ADHH et nous a fourni des locaux pour nos réunions – il y a déjà plus de cinq ans. Ils nous défendent bien.

 

Marie Hélène Le Ny 50-50 Magazine

 

Les organisations : ActionAid France, le Syndicat CFDT des assistantes maternelles et salariés des services à la personne Ile-de-France, l’Amicale d’auxiliaire parentale et humanitaire ou AAPH, l’UNSA – Syndicat National des Auxiliaires parentales et les Salariés du Particulier Employeur et la Fédération CGT Commerce et Services.

 

https://www.50-50magazine.fr/2017/06/20/travailleurs-et-travailleuses-domestiques-de-linvisibilite-a-legalite-12/

L'égalité femmes-hommes pour relancer l'économie mondiale ?,egalite,parite,emplois,france

19 Juin 2017, 00:06am

Publié par hugo

L'égalité femmes-hommes pour relancer l'économie mondiale ?
 
 Les femmes sont sous-employées par rapport aux hommes. Et tout le monde y perd. C'est le constat édifiant dressé par le nouveau rapport de l'Organisation internationale du travail (OIT), publié mercredi 14 juin. Si l'égalité professionnelle entre femmes et hommes était respectée, le PIB mondial progresserait de 3,9%. Qu’est-ce qu’on attend ?

Ce n'est (malheureusement) pas nouveau : les femmes ne sont pas aussi bien intégrées que les hommes sur le marché du travail, et cela vaut pour l’ensemble de la planète. Cela aurait pourtant des conséquences positives sur l'économie et ferait même bondir le PIB mondial de 3,9 %, selon l’OIT ! L’organisation rappelle ainsi qu'en 2017, leur taux d'activité mondiale est inférieur de 27 points à celui des hommes (49% contre 76 %). Une tendance encore plus visible dans certains pays du monde, comme l'Inde, l'Arabie Saoudite ou l'Egypte. En outre, quand elles sont présentes sur le marché de l’emploi, elles sont plus souvent touchées par le chômage, plus discriminées en matière de salaire et de progression de carrière. C'est notamment le cas en Europe.
Des avantages économiques oui, mais pas que.

Alors quoi faire ? Comment rééquilibrer la balance entre les deux sexes ? Première étape : aider les femmes à avoir accès au marché du travail, selon l'OIT. L'organisation voit la législation comme un moyen d'éliminer la discrimination fondée sur le genre. Elle insiste, par exemple, sur la nécessité d'instaurer le principe d' égalité de rémunération pour un travail de valeur égale, dans les pays où ce n’est pas encore le cas. Par ailleurs, l'organisation plaide pour un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Accès à des services de garde d'enfants de qualité, congé parental bien rémunéré, indemnisation équitable, accès approprié aux transports... : autant de conditions qui permettraient d'améliorer le bien-être individuel des femmes et celui de leurs familles.

http://www.elle.fr/Societe/Le-travail/Faire-bouger-les-choses/L-egalite-femmes-hommes-pour-relancer-l-economie-mondiale-3496820

Emmanuelle Pierre-Marie EELV : «Les codes sociaux poussent les femmes à créer leur propre plafond de verre»,,femmes,emploi,

3 Juin 2017, 19:23pm

Publié par hugo

Politique Emmanuelle Pierre-Marie EELV : «Les codes sociaux poussent les femmes à créer leur propre plafond de verre»

Sociologue, élue en 2014 conseillère du 12ème arrondissement de Paris en charge de l’égalité femmes/hommes et des luttes contre les discriminations, féministe et écologiste de longue date, Emmanuelle Pierre-Marie est candidate EELV aux élections législatives de la 8ème circonscription de Paris. Elle choisit de rejoindre les Verts pendant la campagne présidentielle de 2012, en réponse au procès que subissait Eva Joly du fait d’être femme, sexagénaire, immigrée, à la carrière brillante.

 

Que pensez-vous de l’absence de ministère des Droits des femmes au sein du nouveau gouvernement ?

Je pense qu’avoir un ministère des Droits des femmes est un symbole puissant et porteur. Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, a fait énormément de choses parce qu’elle était à la tête d’un ministère. Par le passé nous avons vu que les secrétariats d’Etat avaient moins d’influence que les ministères et que leurs actions étaient moins fortes. Il y a clairement un décalage entre la « révolution » attendu avec l’élection d’Emmanuel Macron et la réalité. Comme toujours, la valeur d’ajustement, parce qu’il y a toujours des valeurs d’ajustement après une élection, se fait au détriment des droits des femmes.

Au gouvernement, en façade la parité est respectée mais on constate que les trois ministères d’Etat sont détenus par des hommes. Les gros portefeuilles reviennent toujours aux hommes. La grande majorité des directeurs de cabinet sont des hommes. Ce n’est que le premier gouvernement formé du quinquennat. Nous savons qu’au fil de la formation de nouveaux gouvernements, les promesses de parité s’effritent. Cela ne laisse rien présager de bon pour les prochains remaniements ministériels.

A l’Elysée, l’équipe de conseillers autour du Président Macron est quasiment exclusivement composée d’hommes. Il y a un décalage entre les promesses de campagne et la réalité.

 

La parité dans la proposition des candidat-e-s aux législatives et la grande proportion des candidat-e-s issu-e-s de la société civile vont-elles permettre un renouvellement de la vie politique ?

Chez EELV, la parité et l’égale proportion entre politicien-ne-s et membres de la société civile sont dans notre ADN. A chaque élection, des places sont réservées à des candidat-e-s issu-e-s de la société civile.

Par exemple, Emmanuelle Cosse venait de la société civile. Le fondateur de l’association Don Quichotte, Augustin Legrand a été également élu EELV sur une place réservée à la société civile.

Je pense qu’il faut des places réservées aux femmes et des places réservées à la société civile, dans des circonscriptions « gagnables » pour permettre un renouvellement de la vie politique. Chez EELV nous utilisons la règle d’Hondt qui est une méthode de calcul permettant de placer autant de candidat-e-s femmes, que d’hommes, politicien-ne-s/membres de la société civile, dans les circonscriptions « gagnables » pour obtenir une parité réelle à l’Assemblée nationale. Depuis 2012, il y a 9 députées EELV et 8 députés EELV. Dans les autres partis politiques, malgré les sanctions financières, les lois sur la parité ne sont pas respectées.

Personnellement j’irai plus loin en réservant des places pour des candidat-e-s tiré-e-s au sort. Je pense que beaucoup de personnes n’osent pas se présenter, par peur, parce qu’elles se créent leur propre plafond de verre. Si je n’avais pas eu cet électrochoc en 2012 en voyant ce que subissait Eva Joly, je n’aurais probablement jamais fait de la politique.

 

Concernant l’égalité femmes/hommes quelles seraient les premières lois à proposer ou à amender ?

Je pense qu’il faudrait commencer par imposer aux partis politiques ce que, chez les Verts, nous nous imposons. La loi sur la parité, promulguée il y a dix ans, n’est toujours pas appliquée. Il faut donc faire appliquer la règle d’Hondt. Il faut également faire appliquer la règle de non-cumul des mandats. J’ai été scandalisée de voir que Jean-Yves Le Drian restait ministre après avoir été élu président de Région. Lorsque Emmanuelle Cosse a cumulé la fonction de conseillère régionale avec celle de ministre du Logement en 2016, elle a été exclue d’EELV. La vie politique française a cruellement besoin de transparence et de respect dans l’exercice de la fonction. Il n’est plus acceptable que les postes les plus importants et les plus prestigieux sont systématiquement détenus par des hommes.

J’aimerais ouvrir la PMA pour toutes. Je suis en lien avec beaucoup d’’associations LGBT dans le 12ème. Je suis contre la GPA. Je ne suis ni pour, ni contre. La question du corps des femmes est complexe. C’est la même chose pour la prostitution. La loi sur la prostitution est une fausse bonne mesure. Je suis abolitionniste, mais la loi de criminalisation des clients de la prostitution a pour conséquence de rendre moins visibles les prostituées, elles sont moins suivies et donc plus vulnérables.

En dehors de la question des lois, il y a la sensibilisation à la question de l’égalité entre les femmes et les hommes.

En politique, je suis un triptyque : sensibiliser, informer et former.

Concernant les violences faites aux femmes, l’enjeu est énorme. Les victimes de féminicides sont plus nombreuses que les victimes d’attentats. A Paris nous avons la chance d’avoir un Procureur général qui a pris le problème à bras le corps. Il faut généraliser ce travail avec les associations dans les autres régions. Il faut que tout le monde prenne conscience de ce problème et que les langues se délient. Nous avons cruellement besoin de former la police et le personnel de justice à l’accueil et la prise en charge des victimes de violences. Dans beaucoup de commissariats de Paris, si l’accueil a évolué beaucoup reste encore à faire. Il faut former le personnel médical, de police et de justice aux mécanisme de l’emprise qui enferment les femmes victimes et les empêchent de pousser la porte d’un commissariat.

Ensuite, il faut détruire, dès le plus jeune âge, les préjugés sur les filles et les garçons. Par exemple, les manuels scolaires des écolier-e-s sont cadrés sur des mentalités d’un autre âge : les mamans sont dans la cuisine pendant que les papas sont au travail. Ces préjugés forgent les attentes sociales et les codes sociaux. Les femmes se mettent leur propre plafond de verre, parce que la société, depuis leur enfance, leur apprend à refréner leurs ambitions.

A Paris, le forum des métiers hors genre est organisé tous les ans par la maison des femmes de Paris. Des femmes viennent présenter leur métier, considéré comme masculin : elles sont grutière, metteuse en scène etc.  Les codes de la société sont tels, que si on ne voit pas des femmes exercer certains métiers, les petites filles ne vont pas se projeter, et imagineront que ce ne sont  pas des métiers de femmes.

Il y a tout un travail à entreprendre. J’ai conscience que cela prendra du temps.

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à entrer en politique ?

J’ai commencé à tracter avec d’autres membres d’EEVL. Un ami m’a convaincu d’être sur la liste municipale. Je ne pensais pas être élue. On a fait un très bon score. On m’a demandé ce que je voulais comme délégation. Je voulais la culture ou la cause féministe.

Je suis écologiste féministe depuis toujours. Mes parents étaient féministes et socialistes. Lorsque j’ai rejoint les Verts, j’ai retrouvé les valeurs que j’avais envie de porter et que j’ai toujours envie de défendre au prisme de l’égalité.

Dans le 12ème arrondissement, nous avons la chance d’avoir beaucoup d’association féministes. J’avais envie localement de faire avancer les droits des femmes. Je pense qu’EELV est le parti qui porte le plus les valeurs de la parité et de l’égalité femmes/hommes. Nous sommes le seul parti politique au Conseil de Paris à avoir un couple de  président-e de groupe/co-président-e paritaire, nos candidatures sont toujours en binôme paritaire. Je suis une candidate donc mon suppléant est un homme. Dans les cas où EELV est représenté par un candidat, sa suppléante est une femme. Ensuite, selon la règle d’Hondt, le parti choisi un binôme femme/homme pour chaque circonscription, voire un binôme féminin, nous en avons plusieurs à Paris pour les législatives.

Lorsque l’on m’a proposée d’être candidates aux législatives, j’ai d’abord refusé. J’avais peur de ne pas avoir les épaules pour cela, de ne pas être légitime. Mon mari m’a convaincu en me mettant face à mes paradoxes : je me battais tous les jours pour briser le plafond de verre qui barre la route des femmes, et je m’en imposais un. C’est ce qui m’a convaincu.

 

Avez-vous surmonté des obstacles dans votre vie politique du fait d’être une femme ?

En tant que mère de trois enfants qui travaille à temps plein, j’ai dû endurer les critiques d’autres femmes et d’hommes. Il y a une pression sociale très forte sur les mères de famille.

Je ne suis pas en politique depuis longtemps. J’ai été élue seulement 2 ans après m’être encartée chez les Verts. J’ai subi de nombreuses réflexions sexistes, cachées derrière des boutades, ce qui est souvent le cas des plaisanteries sexistes. Lorsque cela nous arrive, à nous les femmes, et que nous refusons de rire, nous passons pour des rabat-joie.

 

Propos recueillis par Mailys ARDIT 50-50 Magazine

https://www.50-50magazine.fr/2017/06/02/emmanuelle-pierre-marie-eelv-les-codes-sociaux-poussent-les-femmes-a-creer-leur-propre-plafond-de-verre/

Les femmes à l’Assemblée Nationale : le Haut Conseil à l’Egalité tire la sonnette d’alarme,egalite,parite,emploi,

31 Mai 2017, 22:20pm

Publié par hugo

France
Les femmes à l’Assemblée Nationale : le Haut Conseil à l’Egalité tire la sonnette d’alarme
Les partis ont officiellement investi leurs candidat-e-s aux élections législatives des 11 et 18 juin. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, seulement 42,2% de celles/ceux-ci sont des femmes. Nous sommes loin de la répartition femmes/hommes à  50-50, à deux points près, exigée par la loi. Le constat est encore plus alarmant au regard des chiffres de ces dix dernières années : en 2007 les partis politiques avaient proposé 42,4% de candidates, tandis qu’en 2012 seules 40% de femmes avaient été investies. Clairement, aucun progrès n’a été atteint vers la parité. Le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes alerte sur le manque de députées à l’Assemblée Nationale.

Le Haut Conseil à l’Egalité constate que « les contraintes légales et les retenues financières n’ont pas permis d’amélioration notoire. »

La loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes a doublé les pénalités financières à l’encontre des partis politiques ne choisissant pas autant de femmes que d’hommes aux législatives. En 5 ans, les partis ont préféré payer 28 millions d’€, soit 8% de leur dotation totale, plutôt que de satisfaire à la règle de la parité.

La dotation publique des partis et groupements politiques pour la 14 ème législature 2012-2017 (1)

 

graphique 3 ter ter

Seuls quelques partis politiques apparaissent dans le tableau mais le total correspond à l’intégralité des partis politiques de la métropole.

Les hommes occupent tout l’espace politique

Pour favoriser la parité au Parlement, le gouvernement Valls a porté la loi sur le non-cumul des mandats interdisant à un-e parlementaire d’effectuer simultanément une fonction de chef-fe ou d’adjoint-e d’un exécutif local (maire, président de Conseil général ou régional). Selon le rapport du HCE de 2013 sur les cumuls des mandats des parlementaires, 80% des parlementaires cumulant plusieurs mandats sont des hommes. Seul 1 homme député sur 5 est en situation de mandat unique, contre près d’1 femme députée sur 2. Une analyse des postes occupés par ces parlementaires démontre que les hommes captent les postes de premier plan : ils sont présidents de Conseil général ou Conseil régional ou maires, tandis que les femmes sont moins visibles, aux postes d’adjointes. 100% des parlementaires en situation de cumul avec une présidence de conseil général ou régional sont des hommes (15 députés-présidents et 38 sénateurs-présidents).

Le cumul des mandats des hommes est tout aussi significative dans le temps. Sous cette 14e législature, les hommes députés sont 10 fois plus nombreux que leurs collègues femmes à être sur les bancs de l’Assemblée nationale depuis au moins 15 ans, soit 4 mandats successifs (128 députés hommes contre 12 députées femmes). Pour 56,9 % des députées en 2012, il s’agit de leur premier mandat, contre 32,1 % des hommes.

 

Mailys ARDIT 50-50 magazine

 

(1) Ministère de l’Intérieur – Haut Conseil à l’Egalité

HCEf/h Parité des candidatures aux élections législatives de 2017

HCEf/h Étude genrée sur le cumul des mandats des parlementaires

http://www.50-50magazine.fr/2017/05/29/les-femmes-a-lassemblee-nationale-deux-rapports-alarmants-du-hcefh/

Sclérose en plaques : quel impact sur l'embauche ?,emploi,handicap,

31 Mai 2017, 22:04pm

Publié par hugo

 Sclérose en plaques : quel impact sur l'embauche ?

 
Résumé : À l'occasion de la journée mondiale de la sclérose en plaques (SEP), le 31 mai 2017, une étude revient sur les conséquences de la maladie dans la sphère professionnelle. Frein à l'embauche, nécessité de communiquer, poste adapté... Décryptage. 
 
Par    Handicap.fr / Aimée Le Goff, le 31-05-2017 
Réagissez à cet article !
 
Pour la première fois en France, une étude publiée en mai 2017, initiée par les laboratoires pharmaceutiques Roche, se penche sur l'impact de la sclérose en plaques (SEP) dans le milieu professionnel. Au total, 800 personnes ont été interrogées : atteintes ou non par la maladie, aidants, employeurs et population active... Des données éclairantes qui mettent en lumière les besoins en termes de sensibilisation et de communication en entreprise.
 
Obstacle aux évolutions de carrière
Avec un diagnostic posé en moyenne à 30 ans, la SEP pénalise certaines personnes avant même leur entrée sur le marché du travail. À ce sujet, l'étude révèle que 87% des personnes atteintes considèrent que cette maladie est un « véritable frein pour trouver un travail ». Chez les employeurs, la moitié estime que l'obstacle le plus important à l'embauche réside dans le caractère aléatoire de l'évolution de la maladie. De la même manière, plus de trois quarts des aidants affirment que le caractère imprévisible de la SEP a eu une incidence sur leur vie professionnelle. Cette pathologie est d'ailleurs vécue, de la part des aidants, comme un « obstacle majeur à l'évolution de leur carrière ».
 
Une maladie encore méconnue
Autre constat : la SEP reste méconnue et nécessite encore de sensibiliser et d'informer un grand nombre d'employeurs. Pour 87% des personnes atteintes interrogées, c'est aujourd'hui avant tout le manque d'information à destination du grand public qui constitue un frein à leur maintien dans l'emploi. Un fait largement partagé : si 7 Français sur 10 déclarent avoir entendu parler de la loi handicap du 11 février 2005, 80% disent ne jamais avoir assisté à une campagne de sensibilisation au handicap en entreprise au cours de leur vie professionnelle.
 
Parler pour rester dans l'emploi
En revanche, si l'annonce de la maladie est une démarche difficile, faire preuve de transparence facilite le maintien dans l'emploi et la vie en entreprise, selon les observateurs. L'étude indique que 90% des personnes interrogées ont fait le choix d'annoncer leur maladie à leur employeur et à leurs collègues. Le dire a été, pour une majorité d'entre eux (70%), une source d'amélioration du quotidien au travail par une prise en compte proactive et bienveillante de l'entourage professionnel. Il en ressort également que, pour un sur deux, des mesures spécifiques ont été prises par la suite, avec, en premier lieu, un aménagement des horaires.
 
Une lutte commune pour l'accès au travail
Faut-il voir en ces chiffres une évolution des mentalités ? Ou du moins le signe que l'inclusion professionnelle des personnes handicapées ayant une maladie telle que la SEP tend à se développer ? Pour Véronique Bustreel, conseillère nationale Travail-emploi-formation à l'APF (Association des paralysés de France), « tous les acteurs doivent lutter ensemble contre les préjugés que les employeurs et les salariés peuvent avoir sur la maladie. L'expérience me fait dire que la personne atteinte d'une maladie chronique telle que la SEP peut être différemment productive, différemment organisée, différemment intégrée mais être un excellent collègue et collaborateur. »
 
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30 ans de l'Agefiph : un anniversaire sous tension,handicap,emploi,

30 Mai 2017, 19:34pm

Publié par hugo

30 ans de l'Agefiph : un anniversaire sous tension

Résumé : 2016, année de transition, 2017, année anniversaire. Pour ses 30 ans, l'Agefiph entend mobiliser tous les acteurs de droit commun pour booster l'emploi des travailleurs handicapés. Stratégie indispensable pour faire face à la baisse de ses moyens ! 

Par    Handicap.fr / Emmanuelle Dal'Secco, le 30-05-2017 
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L'Agefiph prétend en 2016, année de « transition », avoir « revisité les fondamentaux ». Le mardi 23 mai 2017, le fonds rendait publics les résultats 2016 de ses actions en faveur de l'emploi des personnes handicapées (doc en lien ci-dessous). Dans un contexte de chômage persistant à un niveau élevé, l'association a augmenté de 3% ses résultats en matière de placements aidés, de créations aidées, de contrats en alternance et de maintiens aidés (1% pour l'insertion et 8% pour le maintien). En 2016, deux mesures phares sont venues consolider ses engagements : les travailleurs indépendants handicapés peuvent désormais être comptabilisés dans le quota des entreprises et le dispositif d'emploi accompagné a été mis en œuvre en France (articles en lien ci-dessous).

Budget critique !
Pour la première fois en 2016, les collectes de l'Agefiph (sommes payées par les entreprises qui ne satisfont pas au quota de 6% de travailleurs handicapés) sont en hausse, de 0,7% -la reprise économique a permis la création de nouvelles entreprises qui n'ont pas encore entrepris des démarches dans ce domaine et doivent donc s'acquitter de contributions-, soit 404,5 millions d'euros. Mais le budget global dont dispose le fonds, si l'on tient compte des produits financiers, s'élève à 438 millions, soit en très légère baisse par rapport à 2015. Or 450 millions ont été engagés pour accompagner les travailleurs et entreprises, ce qui le contraint à puiser dans ses réserves. Elles seront officiellement à sec d'ici fin 2017 (article en lien ci-dessous). Face à l'urgence, le défi de l'Agefiph est donc de faire mieux avec moins. L'effet choc de simplification ? Selon Anne Baltazar, présidente du fonds, « les aides doivent être moins nombreuses et plus facilement identifiables » tout en s'accordant la possibilité de créer des « aides auxiliaires » lorsque la personne ne « rentre dans aucune case ». Elle parle même de « big-bang » de l'offre.

Priorité à la formation
En décembre 2016, le CIH (Comité interministériel du handicap) définissait de nouvelles mesures pour l'emploi des personnes handicapées, qui misent notamment sur la diversification des métiers, le renforcement des Cap emploi ou la restructuration des financements de l'Agefiph et du Fiphfp (son équivalent pour le public). De son côté, l'Agefiph a défini ses priorités. Parmi elles, la sécurisation des parcours professionnels qui contraignent à agir avant que la situation de handicap ne survienne ; on dénombre 64 000 licenciements par an pour inaptitude en France, dont 96 % conduisent à une RQTH (reconnaissance qualité travailleur handicapé). Selon Didier Eyssartier, son nouveau directeur, « c'est bien le rôle de notre fonds d'agir plus tôt lorsque la personne est encore en emploi ». Mêmes ambitions dans le champ de la formation, qui reste un des enjeux majeurs ; l'Agefiph dit vouloir s'impliquer « autrement », en ciblant notamment son offre en amont des parcours de formation (par exemple dans le cadre de remises à niveau, du nouveau certificat professionnel CléA…), pour permettre, ensuite, d'accéder aux formations qualifiantes. À ce titre, l'alternance, via son plan 2013-2016, demeure son cheval de bataille, intégrée de manière pérenne dans son offre, même si le fonds observe une légère baisse des contrats signés en 2016, qu'elle explique par la reprise économique qui incite les entreprises à signer davantage de contrats en CDD et CDI. « Il faut surtout que les acteurs de droits communs se mobilisent pour lever les freins dans les parcours de formation », explique Anne Baltazar.

Viser les petites entreprises
Pour 2017, l'Agefiph a défini d'autres axes de progrès qui visent, en priorité, à mobiliser l'ensemble du monde social et économique. Pour ce faire, elle lance un plan d'action pour élargir ses réponses à toutes les entreprises (et pas seulement celles de 20 employés et plus soumises à l'obligation d'emploi) ; elle entend ainsi proposer une « offre socle » pour « informer, sensibiliser et accompagner », en développant des « outils personnalisés ». « Nous répondons aux besoins des PME et TPE qui nécessitent un accompagnement spécifique car elles n'ont pas les moyens d'avoir des missions handicap », poursuit Anne Baltazar. Un vivier à ne pas négliger puisque 50% des placements réalisés par Cap emploi en 2016 l'ont été dans des entreprises de moins de 20 salariés.

D'autres actions…
L'Agefiph prévoit également de mettre à disposition un « kit ressources » pour orienter la négociation collective, tout en répondant aux besoins spécifiques de certains secteurs (par exemple la banque, l'assurance…). Du sur-mesure pour s'adapter également aux particularités de certains territoires. L'Agefiph prévoit par ailleurs la création d'un centre ressources pour un meilleur partage des connaissances sur « emploi et handicap » avec, pourquoi pas, la possibilité de soutenir des travaux de recherche universitaires sur ce thème. Le fonds entend également être force de proposition auprès des pouvoirs publics et les conduire vers des solutions concrètes, en valorisant les expériences de terrain, comme ce fut le cas sur le dossier de l'emploi accompagné. In fine, faire mieux connaître ses actions et porter la parole des personnes handicapées auprès des différentes instances.

Une hausse dérisoire
Lourde tâche face aux réalités ; le taux d'emploi global de travailleurs handicapés dans le privé (qui comprend la sous-traitance, les accords entreprises, le recours aux travailleurs indépendants…) s'élève (chiffres 2014) à 4,1% (seulement 3,3% en emploi direct). Il gagne péniblement 0,1% chaque année. À ce rythme, combien de décennies pour atteindre les 6% imposés par la loi ? Rappelons qu'en France, le nombre de personnes en situation de handicap en capacité de travailler ne cesse de croître ; parmi elles, 938 000 sont en emploi (contre 700 000 en 2011). Une recrudescence qui s'explique par l'augmentation de l'espérance de vie, le recul de l'âge de départ à la retraite mais aussi par une structuration de l'accompagnement moins stigmatisant qui encourage les travailleurs à demander une reconnaissance. Leur taux de chômage (19%) reste néanmoins deux fois supérieur à la moyenne nationale. De quoi se réjouir ?

30 ans en 2017
2017 est pourtant à la fête. C'est en effet le trentième anniversaire de l'Agefiph, enfanté par la loi de 1987 qui instaurait l'obligation d'emploi des personnes handicapées dans les entreprises privées. Pour cette occasion, il investira la toute nouvelle scène musicale de l'île Seguin (Boulogne-92) le 8 octobre 2017. Signe d'une nouvelle partition ?

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Résultats 2016 de l'Agefiph

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"La fille de Brest", film favori des cinéphiles sourds,sante,emploi,medecine

30 Mai 2017, 19:33pm

Publié par hugo

"La fille de Brest", film favori des cinéphiles sourds

Résumé : Pour désigner le meilleur film francophone sous-titré, une association a constitué un jury national de cinéphiles sourds et malentendants, à l'occasion du festival de Cannes. En 2017, "La fille de Brest", d'Emmanuelle Bercot, est récompensé. 

Par    Handicap.fr / Aimée Le Goff, le 30-05-2017 
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À Cannes, un jury national de cinéphiles sourds et malentendants, constitué par l'ARDDS (Association de réadaptation et défense des devenus sourds), a décerné le « Prix 2017 du meilleur film sous-titré pour les sourds et malentendants » à Emmanuelle Bercot pour son long-métrage La fille de Brest, inspiré de la vie d'Irène Frachon, pneumologue ayant lutté pour les patients victimes du médicament Mediator. Une œuvre très bien reçue par le public en situation de handicap auditif.

Manque d'accès à la culture
Pour la composition de ce jury, l'ARDDS  avait lancé un appel auprès de ses sections régionales et d'autres membres du bureau de coordination Bucodes SurdiFrance, avec l'idée de « recruter » des cinéphiles sourds ou malentendants désireux d'aller voir des films francophones sous-titrés sortis en 2016 et de leur attribuer une note. « Il est très difficile, sinon impossible, d'accéder à la culture pour les six millions de personnes sourdes ou malentendantes en France », explique l'association dans un communiqué publié le 15 mai. C'est donc dans l'espoir de sensibiliser les médias et toutes les personnes concernées par ce manque d'accessibilité que l'association a décidé d'attribuer un « Prix du meilleur film pour les sourds et les malentendants ». Une initiative parrainée par le réalisateur Paul Vecchiali, qui a remis le Prix à Emmanuelle Bercot à l'occasion du festival de Cannes.

Un Prix pour 2018
Pourquoi choisir La fille de Brest ? « Ce film m'a permis de vivre ce qu'ont vécu Irène Frachon et son équipe, de ressentir dans mes tripes, comme elle, leur lutte interminable, leur persévérance, leur découragement parfois, mais aussi les pressions subies, l'injustice, le pouvoir des autorités, alors qu'elle menait un combat juste, non pas pour elle-même mais pour tous ces malades », confie un des jurés. D'autres y voient une « belle leçon de courage pour une cause juste ». Pour la prochaine édition, un nouveau jury est déjà à l'œuvre afin d'attribuer le Prix 2018…
En matière de handicap, la sélection officielle du 70e festival de Cannes avait par ailleurs fait honneur au film Vers la lumière, de Naomi Kawase (lire article en lien ci-dessous), qui mettait en scène un photographe aveugle.

© La fille de Brest / Emmanuelle Bercot

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Le site de l'ARDDS
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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Aimée Le Goff, journaliste Handicap.fr"

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BD : sensibiliser les pros au quotidien des salariés aidants,handicap, emploi

30 Mai 2017, 19:26pm

Publié par hugo

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BD : sensibiliser les pros au quotidien des salariés aidants

Résumé : Pour sensibiliser le milieu professionnel au statut de salarié aidant, deux organismes publient un guide à destination des entreprises. Avec, à la clé, une bande-dessinée pour mieux se rapprocher, en dessins, des réalités du quotidien. 

Par    Handicap.fr / Aimée Le Goff, le 28-05-2017 
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Comment faire comprendre aux entreprises ce à quoi sont confrontés les salariés aidants ? Grâce à une bande dessinée : Les entreprises et leurs salariés : aidants familiaux ! L'idée a fait son chemin à l'UNAF (Union nationale des associations familiales) et au sein de l'ORSE (Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises), qui se sont associés pour proposer un guide à destination des entreprises dont les salariés aident un parent âgé confronté à la perte d'autonomie ou un proche en situation de handicap.

Dessiner les difficultés du quotidien
Partie intégrante du guide, cette bande-dessinée met en scène Séverine et Mathieu, deux personnages qui accompagnent au quotidien, un parent âgé pour Séverine et un fils en situation de handicap pour Mathieu. Réaction des collègues, coups de fil personnel, manque de temps pour soi, besoin de reconnaissance, suivi administratif, gestion du budget, coordination… De nombreux aspects du quotidien y sont relatés avec, pour intention principale, de sensibiliser le milieu professionnel au statut de salarié aidant.

Pour compléter la BD, le guide (en lien ci-dessous) apporte au lecteur des informations plus précises sur les avancées législatives récentes, notamment en matière de congés, d'accords d'entreprises et de services ouverts. Des solutions pratiques à connaître pour s'organiser au mieux…


© UNAF / ORSE

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Le guide à destination des entreprises

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AVEC EMPOW'HER, SOAZIG BARTHÉLÉMY AIDE LES FEMMES À DEVENIR ENTREPRENEURES,femmes,emplois,feminisme,

28 Mai 2017, 17:07pm

Publié par hugo

SOAZIG BARTHÉLÉMY / INTERVIEW “WORKAHOLIC”

AVEC EMPOW'HER, SOAZIG BARTHÉLÉMY AIDE LES FEMMES À DEVENIR ENTREPRENEURES
Publié le 23 mai 2017 à 6:00
Sensible aux questions d’égalité femmes-hommes, Soazig Barthélémy a découvert le monde de l’entrepreneuriat féminin alors qu’elle n’était encore qu’étudiante. Depuis, sa boîte Empow’Her propose outils et formations aux femmes qui souhaitent lancer leur entreprise, partout dans le monde. 
  
Soazig Barthélémy, DR 
Soazig Barthélémy, DR


Aider les femmes entrepreneures à travers le monde, c’est l’objectif d’Empow’Her, lancé en 2013 par Soazig Barthélémy. C’est déjà la quatrième année que la jeune femme de 27 ans et son équipe proposent formations et outils susceptibles d’aider les femmes à monter leur entreprise, de la Côte d’Ivoire à la Birmanie. L’idée est née au cours d’un projet d’étude, en 2012, pendant lequel Soazig Barthélémy et un groupe de camarades sont partis à la rencontre de femmes micro-entrepreneures au Cambodge, au Burkina Faso, au Sénégal et au Pérou. Rapidement, ils réalisent que leur formation à l’École supérieure de commerce de Paris (ESCP) leur permet d’apporter des connaissances et des outils utiles à toutes ces femmes.

Un enjeu particulièrement important car pour ces femmes “L’entrepreneuriat est une question de survie, déclare la jeune cheffe d’entreprise. Dans un pays comme la Côte d’Ivoire, il y a plus de 60% de femmes qui sont entrepreneures. Mais très souvent, elles font partie de l’économie informelle.” Peu de solutions existent pour les accompagner. Déjà sensibilisée aux questions d’égalité femmes-hommes, la Bretonne explique que “c’est en allant sur le terrain et en découvrant la multiplicité des situations que j’ai eu envie de m’engager et de proposer des solutions”.

Soazig Barthélémy a été classée parmi les 30 entrepreneur.es sociaux de moins de 30 ans de l’année par Forbes.
À son retour en France, Soazig Barthélémy fonde donc l’association Empow’Her. Dans un premier temps, tout le travail effectué est bénévole -la jeune femme s’en occupe en parallèle d’un premier emploi dans une banque d’investissement. Mais l’appel de l’entrepreneuriat se fait plus fort: “Il y a un an et demi, j’étais assise devant mon écran, et j’ai eu un moment de solitude, raconte-t-elle. Ça a peut-être duré une heure. Et puis, je me suis levée et j’ai annoncé à mon supérieur que je partais pour faire d’Empow’Her une véritable entreprise.”

Depuis, en plus des missions ponctuelles dans différents pays, l’organisation s’est implantée en Côte d’Ivoire, et sera bientôt au Niger. Empow’her développe aussi son activité en France, où elle propose des formations et des actions de sensibilisation à l’égalité femmes-hommes. Une activité remarquée jusque chez Forbes France, qui a classé sa directrice parmi les 30 entrepreneur.es sociaux de moins de 30 ans de l’année. Nous l’avons soumise à l’interview “Workaholic”.

À quand remontent les premiers symptômes de ton workaholisme?

À la période où j’étais étudiante! J’ai toujours bien aimé avoir beaucoup de choses à faire, m’intéresser à plusieurs trucs à la fois: en classe préparatoire, j’avais une charge de travail importante, il fallait bosser beaucoup. J’ai continué comme ça dans le supérieur, en prenant beaucoup d’engagements associatifs, au-delà de mes activités universitaires.

La fois où tu as frôlé le burn out?

Ça peut arriver, dans les périodes-clés comme la fin d’année, ou la rentrée scolaire. Je peux me retrouver avec une to-do list, sans vraiment savoir par quel bout la prendre. Dans ces cas-là, l’enjeu est de ne pas se laisser dépasser par la charge de travail. Mais bon, pour l’instant ça va quand même! (Rires.)

En quoi travailler est-il grisant ?

Entreprendre est grisant, c’est fascinant parce que ça permet de créer quelque chose, de mettre un bout de soi, de ses tripes mais aussi son âme et son cerveau dans un projet qui tient à coeur. Une entreprise, c’est un bébé. Alors c’est prenant certes, mais c’est vraiment passionnant, c’est incroyable d’avoir cette liberté d’action.

Ton truc pour avoir de l’endurance ?

Plusieurs trucs, dont un trouvé cette semaine: j’essaie d’avoir un rythme de vie un peu équilibré, j’ai besoin de faire du sport, de me défouler, donc je cours, et puis je me suis mise au yoga, qui me calme bien. Sinon, je viens de commencer la méditation, donc on en reparle dans un mois!

Quels sont les effets secondaires désagréables ?

Ça laisse beaucoup moins de temps pour la vie personnelle, moins de temps pour la famille et les proches. Et c’est difficile de faire comprendre pourquoi on travaille tant, même s’il est normal que tout parent ou grand-parent pose ce genre de question. Mais il faut arriver à maintenir un équilibre entre vie sociale, vie affective, vie personnelle et boulot, donc ça demande de l’organisation.

Avec Empow'Her, Soazig Barthélémy aide les femmes à devenir entrepreneures

L’équipe d’Empow’Her, DR 

La dernière fois que tu as fait une nuit blanche?

Dans l’avion. Ça m’arrive même assez souvent parce que je suis pas mal en déplacement. En rentrant du Niger, par exemple, les vols retour sont toujours de nuit. Du coup, les nuits sont courtes, je dors peu.

Ton anti-stress le plus efficace?

Le bruit des vagues, les pieds dans le sable. Le simple fait de l’entendre me transporte dans un autre univers, c’est radical.

Ta façon d’appréhender la détox ?

J’ai besoin de temps. Pas nécessairement d’un lieu particulier, mais de quelques jours pour vraiment déconnecter. Je n’ai pas encore passé le cap de changer les codes de ma boîte mail pour les filer à quelqu’un d’autre, mais j’aurais besoin de le faire. Parce que la détox digitale aussi est importante: je me force à ne pas regarder mes mails, mes messages, etc.

À long terme, envisages-tu de décrocher?

Décrocher, je ne sais pas, faire autre chose, oui. J’aime lancer de nouvelles initiatives et j’espère garder cet état d’esprit. Après, si ça se fait dans le cadre d’Empow’her ou pas, on verra. Mais dans les prochaines années, de toute façon, je n’ai vraiment pas prévu de décrocher: il reste tellement de choses à faire!

Qu’est-ce qui te ferait arrêter?

Si je me lève un matin et que je n’ai plus envie d’y aller, que je ne sais pas pourquoi j’y vais, que je perds les valeurs qui sont au fondement de cette entreprise, ça remettrait pas mal de choses en question. Empow’Her véhicule des valeurs fortes, donc il est important qu’elles subsistent.

Propos recueillis par Mathilde Saliou


http://cheekmagazine.fr/societe/empowher-soazig-barthelemy-femmes-entrepreneures/