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Articles avec #parites

Mémoire d'écran : les relations hommes-femmes ont-elles évolué ?,articles femmes hommes,egalite,

17 Novembre 2017, 01:37am

Publié par hugo

 Mémoire d'écran : les relations hommes-femmes ont-elles évolué ?
Ce mardi 14 novembre, France 2 revient sur l'évolution des relations hommes-femmes au fil des années.
http://videos.francetv.fr/video/553f411e-cdae-5931-8b6a-f15fbae02f81@Info-web
FRANCE 2
 
France 2France Télévisions
Mis à jour le 14/11/2017 | 17:04
publié le 14/11/2017 | 15:27
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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin  
La femme, cet être étrange, longtemps considéré comme le sexe faible. Dans la tête des hommes, son seul avenir, c'est la cuisine et un horizon limité aux quatre murs de son intérieur. Nous sommes dans les années 60, la femme a obtenu le droit de vote, mais s'échapper du foyer n'est pas encore pour demain. Docile, obéissante, c'est comme ça à l'époque qu'on les aime. Et dans le premier rôle, c'est toujours l'homme.
Le tournant des années 60
Rien ne se fait sans son l'accord du sexe masculin, même quand il s'agit d'ouvrir un compte en banque. Mais une loi en 1965 affranchit les femmes mariées de cette tutelle. Les époux perdent leur toute-puissance et accusent le coup. Et quelle audace quand les femmes osent prendre le volant. Et il leur faut également du courage pour faire un métier dans un monde qui reste masculin. Avec la pilule et mai 68, un vent de liberté raccourcit les jupes. Désormais, les femmes se moquent pas mal du regard des hommes. Les préjugés ont la vie dure, alors les femmes passent à l'offensive. Elles se regroupent. Le mouvement de libération des femmes (MLF) est né et pour la première fois, les femmes réclament l'égalité. Et puis, les rôles viennent parfois à s'inverser. Dans les années 90, la femme est émancipée. Édith Cresson devient Première ministre. En un siècle, elles ont obtenu la parité, la condamnation du harcèlement, l'égalité de salaire, mais tout ça, c'est encore bien théorique.


http://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/memoire-d-ecran-hommes-femmes-les-relations-ont-elles-evolue_2467830.html
 

Au Danemark, une campagne encourage les papas à prendre un congé parental,articles femmes hommes,parents,papas,peres,

14 Novembre 2017, 02:09am

Publié par hugo

 Au Danemark, une campagne encourage les papas à prendre un congé parental
 
Au Danemark, une campagne encourage les papas à prendre un congé parental
 
Par Charlotte Arce
Publié le Lundi 13 Novembre 2017
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Le gouvernement danois vient de lancer une campagne destinée aux néo-papas afin de les encourager à profiter, conjointement avec leur compagne, des 32 semaines de congé paternité auxquels ils ont droit.
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"Prends-le comme un homme !" C'est avec ce slogan que le gouvernement danois vient de lancer une audacieuse campagne destinée aux papas afin de les encourager à rester auprès de leurs bambins dans leurs premières années de vie.
Alors qu'en France, le magazine Causette a récemment relancé le débat sur le nécessaire rallongement du congé paternité pour faire avancer l'égalité sociale entre femmes et hommes, le Danemark réfléchit lui aussi à repenser le rôle des pères de famille et leur implication au sein du foyer. Non pas en rallongeant un quelconque congé en faveur des papas mais, au contraire, en incitant ces derniers à profiter des avantages qui sont les leurs.
Les Danois, pas friands du congé parental
Car les Danois sont plutôt bien lotis en matière de congés parentaux : outre les 14 jours de congé paternité qui leur sont octroyés après la naissance de leur enfant (soit 3 jours de plus qu'en France), les pères peuvent aussi partager avec leur conjointe les 32 semaines de congé parental rémunéré qui leur sont offertes.
Rares sont cependant les hommes à accepter de rester à la maison pour pouponner pendant que leur compagne retourne travailler. Selon les chiffres de Statistics Denmark, les papas danois ne sont restés à la maison que 30,8 jours en moyenne après la naissance de leur bébé en 2015. C'est dix fois moins que leurs compagnes (297,6 jours de congé en moyenne), à qui il incombe toujours la lourde charge de mettre leur carrière entre parenthèses pour s'occuper des enfants.
Pour inverser la tendance, le gouvernement danois a donc tablé sur une campagne osée, qui a pour but de toucher un point sensible : la virilité des messieurs concernés. D'où son slogan "Prends-le comme un homme !" qui enjoint les papas à prendre leur part de responsabilité en partageant équitablement le congé parental avec leur conjointe.
La campagne danoise en faveur du congé parental partagé
"Il faut changer la culture"
Lancée en grande pompe le 3 novembre dernier par la ministre de l'Égalité des genres Karen Ellemann et le ministre du Commerce et de la Croissance Brian Mikkelsen, la campagne "Aktion Fars Orlov" joue sur la corde sensible des pères de famille. Dans le clip diffusé sur les réseaux sociaux, on découvre un jeune papa qui se rend à un match de foot, son fils installé dans le porte-bébé. "Le travail ne part nulle part, les enfants si, avant même que vous ne vous en rendiez compte", avertit la voix off.
"Nous voulons souligner que c'est tout aussi naturel que les papas prennent un congé, comme les mamans le font", explique Karen Ellemann. "Il n'y a pas de modèle fixe, qui soit le bon. La bonne chose est d'avoir cette discussion [autour du congé parental] à la maison et au travail", poursuit la ministre.
"Il faut changer la culture", poursuit Karen Elleman, citée par Le Monde. Car en incitant les hommes à prendre leur part de congé parental, c'est aussi un moyen de faire avancer l'égalité professionnelle. "Si [les femmes] restent à la maison un an, leur absence affecte leur carrière et leur salaire, alors qu'il suffit que les hommes prennent 10% du congé pour qu'on constate un effet positif sur la situation des femmes", affirme la ministre à l'Égalité.
Anticipant la politique du gouvernement en faveur d'une meilleure répartition du congé parental, de nombreuses entreprises ont décidé de soutenir les pères prenant leur part de congé. Ainsi, rapporte Le Monde le laboratoire pharmaceutique Novo Nordish en a même fait un argument de recrutement en indemnisant à 100% les salariés le temps de leur congé parental. Même chose chez l'opérateur danois TDC qui rémunère les papas restant à la maison pendant les huit semaines suivant la prise de leur congé paternité de 14 jours. "85% choisissent d'en profiter", affirme le directeur commercial de l'entreprise Jens Aalose.
Signe que les mentalités sont peut-être en train d'évoluer, trois autres grandes entreprises danoises, Lego, Novozyme et Maersk, soutiennent la campagne du gouvernement en faveur du congé parental. Reste désormais à savoir si les papas danois suivront le mouvement.

http://www.terrafemina.com/article/au-danemark-une-campagne-encourage-les-papas-a-prendre-un-conge-parental_a337122/1

Égalité salariale : l'écart se creuse entre les hommes et les femmes,articles femmes hommes,egalite,parite,economie,

4 Novembre 2017, 03:00am

Publié par hugo

 Égalité salariale : l'écart se creuse entre les hommes et les femmes
Les femmes restent moins bien payées que les hommes. Symboliquement, l'association "Les Glorieuses" a rappelé qu'à partir de ce vendredi 3 novembre à 11h44, les salariées françaises travaillaient gratuitement jusqu'à la fin de l'année par rapport à leurs homologues masculins.
http://videos.francetv.fr/video/fe5be007-c112-50a7-a719-d15f835d8e7b@Info-web
Vidéo HTML5 pas pris en charge
FRANCE 2
 
France 2France Télévisions
Mis à jour le 03/11/2017 | 20:54
publié le 03/11/2017 | 20:54
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Et si les femmes s'arrêtaient de travailler pour compenser les disparités de salaire ? C'est la compagne lancée ce vendredi 3 novembre par un collectif féministe qui appelle à une grève symbolique depuis 11h44. Selon leurs calculs, à salaire égal, depuis le 3 novembre et jusqu'au 31 décembre, les femmes vont travailler gratuitement, soit 39 jours non payés.
440 euros de différence
Depuis ces dix dernières années, l'écart se creuse. En 2012, les femmes gagnaient 15% de moins que les hommes. En 2017, la différence de salaire s'élève à 15,8%. Plus on progresse dans l'échelle des salaires, plus l'écart entre les femmes et les hommes est important. Les plus fortes disparités concernent les chefs d'entreprise, les secteurs de la finance et des assurances. À titre d'exemple, le salaire d'une femme est inférieur de 440 euros à celui d'un homme.


http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/emploi-des-femmes/egalite-salariale-l-ecart-se-creuse-entre-les-hommes-et-les-femmes_2450674.html

En quoi un congé paternité plus long faciliterait la vie des femmes ?,aticles femmes hommes,parite,parents,emploi,conge de paternite,maternite

4 Novembre 2017, 02:05am

Publié par hugo

 En quoi un congé paternité plus long faciliterait la vie des femmes ?
Le magazine "Causette" a lancé une pétition pour réclamer un allongement du congé paternité, signée par plus de 18 000 personnes. Un tel changement permettrait de réduire les inégalités entre les sexes. Explications avec Brigitte Grésy, secrétaire générale du conseil supérieur à l’égalité entre les femmes et les hommes.
 En France, 70% des pères ont recours au congé paternité. (SALLY ANSCOMBE / GETTY IMAGES)
/journaliste/carole-belingard /journaliste/carole-belingard
Propos recueillis parCarole BélingardFrance Télévisions
Mis à jour le 03/11/2017 | 09:45
publié le 01/08/2017 | 06:03
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Les habitudes sont encore tenaces. En 2017, les tâches domestiques, comme le ménage ou les soins aux enfants, sont encore majoritairement assumées par les femmes au sein des couples. Cette inégale répartition des tâches a inspiré la blogueuse Emma, qui a mis en scène cette "charge mentale" portée les femmes. A cette situation, s'ajoute un déséquilibre toujours criant dans le monde professionnel. Pour réduire les inégalités hommes-femmes, l'Observation français des conjonctures économiques (OFCE) propose d'allonger le congé paternité, fixé à onze jours calendaires aujourd'hui.
Le magazine Causette appuie cette idée et a lancé une pétition en ligne, signée par plus de 18 000 personnes, vendredi 3 novembre, dont une quarantaine de personnalités masculines. Le magazine réclame une "réforme du congé paternité", pour qu'il devienne obligatoire et plus long. Pour mieux comprendre les enjeux d'un congé paternité allongé, franceinfo a interrogé Brigitte Grésy, secrétaire générale du conseil supérieur à l’égalité entre les femmes et les hommes.
Franceinfo : Le congé paternité est actuellement de onze jours. Pourquoi est-ce insuffisant ?
Brigitte Grésy : Ce système ne permet pas vraiment aux hommes "d'accrocher" la question de la paternité. D'abord, ces onze jours ne sont pas obligatoires. En France, les pères le prennent à 70% et beaucoup plus dans la fonction publique que dans le privé. C’est pas mal, mais ces onze jours correspondent en fait à une sorte de congé de naissance [fixé à trois jours] allongé, comme des petites vacances. C'est un appoint qui est le bienvenu pour soulager la mère – surtout quand il y a d’autres enfants car le père s'en occupe. Mais onze jours ne peuvent pas correspondre à une prise en charge réelle de l’enfant par le père.
A combien de jours devrait être allongé ce congé paternité pour changer quelque chose ?
Une des solutions que je préconise depuis 2013, ce serait de passer de onze jours calendaires à vingt-deux jours. Cela a un coût que j’avais évalué, à l'époque, à 250 millions d’euros pour un congé non obligatoire. Des analyses plus récentes estiment que le surcoût serait de 500 millions d’euros s'il était obligatoire.
Pourquoi ce congé ne pourrait-il être obligatoire, comme celui de la mère ?
L’obligation, elle est réelle du côté congé maternité. Ce dernier est fondé sur un corpus législatif lié à la santé de la mère et de l’enfant. C’est la seule inégalité farouche, structurelle et irréductible : les hommes et les femmes ne sont pas à égalité au moment de la naissance. Pour les pères, ce serait donc un texte juridique basé sur l'égalité, ce qui n’est pas forcément évident.
Qu'est-ce qui se joue pour le père au moment du congé paternité ?
Partir un mois, ça veut dire quelque chose. Tout peut se mettre en place pendant ce mois : c'est l'apprentissage de l’anticipation des besoins, du corps-à-corps, des câlins, de la parole, du soin, des visites chez le médecin... C'est un apprentissage extraordinaire. Avec ce congé paternité, on pourrait imaginer que la femme prend son congé maternité de seize semaines puis que le père prend ce qui suit. C'est également important que les hommes restent seuls avec les enfants.
En quoi un congé paternité plus long peut changer la donne dans la répartition des tâches au sein du couple ?
Aujourd’hui, les activités domestiques sont entièrement prises en charge par les femmes. Etre dans la paternité précoce fait qu’il y aura sans aucun doute un partage de la "charge mentale". Ce partage des tâches mènera à une meilleure prise en compte de la parentalité en entreprise et à un meilleur équilibre des hommes, mais cela va entraîner au sein des couples des nouveaux rôles avec une négociation conjugale.
Il faut s’attendre aussi à une obligation de partage de la charge affective, c’est-à-dire une meilleure délégation au sein du couple, ce qui n’est forcément évident.
Les enfants ne vont plus forcément courir dans les jambes de la mère, mais aussi dans les jambes du père. Et puis à partir du moment où le père est là, il sera là pour tout, il aura aussi des exigences plus fortes.
Brigitte Grésy
à franceinfo
Aujourd’hui, les femmes c’est 80% du temps, mais c’est 80% qu’elles organisent quasiment seules, donc ça va entraîner beaucoup plus de négociations conjugales.
Ce serait un nouveau défi pour les couples... Comment pourront-ils le régler ?
Il est évident que les hommes et les femmes ne doivent pas s’engager dans un épuisant dialogue quotidien du partage. Le "Je lave une cuillère, tu laves une fourchette", ce n'est pas possible. C’est donc plutôt une négociation sur ce que chacun fait le mieux ou apprécie le plus. Reste qu'il y aura forcément du travail sur des rôles qui ne sont pas ceux dictés aujourd’hui. Actuellement, les femmes font 90% du repassage, s'occupent du nettoyage, de la cuisine... C'est considéré comme naturel et normal. Avec un congé paternité allongé, on va inventer des rôles nouveaux. Et qui dit invention de rôles nouveaux, dit délégations nouvelles et lâcher prise.
Vous pensez que les femmes ont du mal à lâcher prise ?
Il ne faut pas remettre la culpabilité sur les femmes. On en a assez d'être coupables de tout. On délègue bien quand on sait que l'autre personne le fait à fond et qu'elle est autonome et responsable. Si c'est juste "je t’ai balayé TA cuisine, j’ai changé la couche de TON enfant", alors on est dans un service d’appoint et, alors là on a du mal à déléguer. En revanche, si le partenaire prend en charge les choses de façon autonome en prenant des décisions, là on y arrive.
Selon vous, à quel moment le père devrait-il prendre son congé paternité pour que cette période soit la plus efficace ?
On pourrait imaginer que le congé paternité puisse se prendre très tard, même jusqu'aux douze ans de l'enfant. Mais je pense qu’il faut le rapprocher de la naissance parce que le réflexe de la paternité active doit se prendre très vite. Pour s’y engager, il faut avoir pris soin de son enfant très tôt, y compris dans le corps-à-corps ou dans les soins au nourrisson. La parentalité, c’est aussi cette prise en charge d’un petit extrêmement fragile dans un contact corporel qui s’apprend et qui n’est pas évident.
En Suède, le système est, certes, beaucoup plus généreux [480 jours à répartir en deux, dont 60 jours au moins à garder chacun], avec un taux de recours au congé paternité de 80%. Mais on a souvent des pères qui prennent leurs congés au moment des vacances, au point qu’on dit souvent "mère toujours, père d’été".
En quoi le congé paternité peut également permettre de lutter contre les inégalités hommes-femmes au niveau professionnel ?
Il y a une discrimination statistique des femmes sur le marché du travail parce qu'il y a un effet de réputation. Même si les femmes n’ont pas d’enfants, elles sont réputées comme étant moins attachées à leur travail ou à leur carrière. Il y a donc un vrai risque pour la carrière des femmes qui est lié aux enfants, et qui n’existe pas pour les hommes. Plus les hommes ont des enfants, plus il y a une sorte "d'escalator de verre" pour eux. A l'inverse, plus les femmes ont des enfants, moins on leur confie de responsabilités. Ainsi, à l’arrivée d’un enfant, il y a une disparité énorme : 40% des femmes modifient leurs trajectoires professionnelles, contre seulement 7% des hommes.
Le congé paternité allongé est un des leviers possible pour transformer "le risque maternel" – perçu par les employeurs – en un "risque parental", c’est-à-dire un risque partagé entre les hommes et les femmes. C’est un signe fort de dire que la parentalité ce n'est pas seulement les femmes, c’est les hommes ET les femmes. Il faudrait faire prendre en compte que ça va de pair avec le salarié.
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http://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/en-quoi-un-conge-paternite-plus-long-faciliterait-la-vie-des-femmes_2302077.html

Écriture inclusive, difficulté de plus pour les dyslexiques?,egalite,parites,articles femmes hommes,

1 Novembre 2017, 19:55pm

Publié par hugo

 Écriture inclusive, difficulté de plus pour les dyslexiques?
 
 Résumé : Censée favoriser l'égalité femmes-hommes, l'écriture inclusive, avec ses points dans les mots, est-elle un obstacle pour les enfants dyslexiques? C'est ce qu'estime la ministre de la Culture, alors qu'associations et orthophonistes s'interrogent.
Par L'AFP pour Handicap.fr, le 30-10-2017
Lire les réactions et réagissez !
Penser pour encourager l'égalité femmes-hommes, l'écriture inclusive, avec ses points dans les mots, est considérée par certains comme un obstacle pour les enfants dyslexiques. C'est ce qu'estime Françoise Nyssen, ministre de la Culture, tandis que des associations et orthophonistes s'interrogent. « Une chose qu'on n'a pas assez notée : comment font les enfants dyslexiques pour s'en sortir avec cette écriture-là ? », s'est interrogée Mme Nyssen le 27 octobre 2017 sur France Inter, après que l'Académie française eut qualifié, la veille, l'écriture inclusive de « péril mortel » pour notre langue.
Écrire en épicène
« Je ne suis vraiment pas pour », a-t-elle ajouté, se disant en revanche favorable à la féminisation des noms (« autrice », par exemple). Selon ses promoteurs, l'écriture inclusive est un outil destiné à lutter contre les stéréotypes liés aux sexes et les inégalités entre les femmes et les hommes. Outre la féminisation des noms, elle prône l'utilisation à égalité du féminin et du masculin, en écrivant par exemple des ingénieur.e.s ou des salarié.e.s. C'est ce qu'on appelle l'écriture épicène. « Ça peut compliquer la lecture pour les élèves dyslexiques », estime Agnès Vetroff, présidente de l'Association nationale des associations de parents d'enfants dyslexiques (Anapedys), interrogée par l'AFP.
Pas une « entrave majeure » ?
« Mettre un point devant les e, ça n'est pas simple, alors que la ponctuation est déjà difficile à acquérir », poursuit-elle. En écriture épicène, le fameux point (appelé « point-milieu ») est toutefois placé au milieu de la ligne et non en bas comme le point final. La présidente d'un autre groupe d'associations, la FFDys (Fédération française des dys), juge celle que l'écriture inclusive « n'est pas une entrave majeure ». « La FFDys n'a pas d'avis sur l'écriture inclusive, mais mon avis personnel c'est qu'il est réducteur de dire qu'on ne doit pas l'appliquer au motif qu'elle entraverait la lecture des dyslexiques », affirme Nathalie Groh.
Confusion pour traiter les infos visuelles
Pour rappel, la dyslexie est une difficulté à identifier les mots qui entrave la lecture et la compréhension du langage écrit. Il existe d'autres troubles dys comme la dysphasie (langage) ou la dyspraxie (développement moteur et écriture). L'un des enfants de Mme Nyssen, qui s'est donné la mort en 2012, était lui-même dyslexique, dyspraxique, « dys tout ce que vous voulez et... merveilleux », avait-elle confié à Libération en 2016. « Entre 3 et 5% des enfants seraient concernés » par la dyslexie, estime l'Inserm. « Ce qui est compliqué pour ces enfants, c'est de réussir à traiter toutes les informations visuelles. Or l'écriture épicène en rajoute », explique à l'AFP Françoise Garcia, vice-présidente de la Fédération nationale des orthophonistes.
Un débat qui prend de l'ampleur
« D'autre part, l'écriture inclusive ajoute de la confusion dans la conversion entre ce qu'on entend et ce qu'on écrit », poursuit-elle, alors que ce travail de « conversion grapho-phonétique » est une difficulté pour les dyslexiques. « Mais on manque pour l'instant d'études scientifiques sur le sujet », note-t-elle. « Il en existe pour savoir comment les enfants traitent les mots, leur compréhension globale, mais pour le traitement de l'écriture épicène par l'enfant lambda et dyslexique, on ne sait pas ».
Le sujet de l'écriture inclusive était resté assez éloigné du grand public jusqu'à ce que le Figaro fasse état, fin septembre 2017, de son utilisation dans un manuel scolaire publié il y a six mois par les éditions Hatier. Depuis, le débat enfle entre les partisans de cette écriture et ceux qui pensent qu'elle dénature la langue française. « Dans la mesure où 97% des orthophonistes sont des femmes, nous écrivons nous-mêmes certaines choses en épicène à nos collègues », sourit Françoise Garcia.
© Wikimedia / S.Kobold / Fotolia
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  https://informations.handicap.fr/art-ecriture-inclusive-dyslexie-24-10305.php
 
 

Annonce d’un projet de loi contre les violences sexuelles : vers la fin de l’impunité ?,femmes,violences,viol

18 Octobre 2017, 03:39am

Publié par hugo

 17 octobre 2017
DÉBATSAnnonce d’un projet de loi contre les violences sexuelles : vers la fin de l’impunité ?
Ces dernières semaines, les violences sexistes et sexuelles se sont invitées dans le débat médiatique et politique. Procès de Pontoise, « On n’est pas couché », une des Inrocks, Affaire Weinstein #Balancetonporc et #MeToo, autant d’évènements, de témoignages et de mobilisation qui attestent d’une prise de conscience collective. La société dans son ensemble ouvre enfin les yeux et les oreilles pour entendre ce dont les femmes témoignent quand on veut bien les écouter. Le message porté par les associations depuis des décennies commence à être reçu : nous connaissons toutes et tous des victimes, nous connaissons toutes et tous des agresseurs.
Tant de témoignages permettent de mettre des visages sur une réalité pourtant bien connue :
⦁ Les violences sexuelles sont massives : 1 femme sur 8 a subi au moins un viol ou une tentative de viol au cours de sa vie. Ce sont donc 83 000 femmes qui sont victimes de viol ou tentatives de viol chaque année.
⦁ Ces violences sont peu dénoncées : la moitié des victimes ne fait aucune démarche et seulement 10% des victimes de viol portent plainte.
⦁ Elles sont peu condamnées : seulement 10% des plaintes pour viol aboutissent à la condamnation de l’agresseur. In fine, 99% des violeurs sont impunis.
Pour Danielle BOUSQUET, Présidente du Haut Conseil à l’Egalité : « Il y urgence à mieux condamner socialement et judiciairement les violences sexuelles. La honte doit changer de camp ».C’est pourquoi, le HCE salue l’annonce que viennent de faire Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat chargée l’égalité entre les femmes et les hommes et Nicole Belloubet, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, d’un projet de loi prévoyant :
⦁ l’allongement des délais de prescription des violences sexuelles faites aux mineur.e.s ;
⦁ la fixation d’un âge minimal en dessous duquel le viol est constitué de fait ;
⦁ la verbalisation du harcèlement de rue.
S’inspirant de son Avis pour une juste condamnation sociétale et judiciaire du viol et autres agressions sexuelles, le Haut Conseil propose que ce projet de loi soit également l’occasion de :
⦁ préciser la définition des éléments constitutifs des agressions sexuelles et du viol, à savoir la violence, la contrainte, la menace ou la surprise (articles 222-22 et 222-22-1 du code pénal) ;
⦁ intégrer dans les soins pris en charge à 100% par l’Etat les soins dispensés aux victimes de violences sexuelles majeures, y compris l’accompagnement psycho-traumatique ;
⦁ renforcer l’accès au droit à l’indemnisation par les victimes ;
⦁ faciliter le recueil de preuves de violences en l’absence de plainte et leur conservation pendant une période raisonnable.
Cette avancée législative attendue devra s’accompagner d’un renforcement de la formation des magistrat.e.s et de l’ensemble des professionnel.le.s, de campagnes d’information permettant de sensibiliser le grand public, du financement des associations spécialisées qui accueillent et accompagnent les victimes. La lutte contre le sexisme sous toutes ses formes doit être au cœur de l’action publique.
Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes
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http://www.50-50magazine.fr/2017/10/17/annonce-dun-projet-de-loi-contre-les-violences-sexuelles-vers-la-fin-de-limpunite/

Ecriture inclusive : de quoi parle-t-on ? Suivez notre grand débat en direct;,egalite,parite,

18 Octobre 2017, 01:29am

Publié par hugo

 
Ecriture inclusive : de quoi parle-t-on ? Suivez notre grand débat en direct
 
Tv5Monde organise ce mardi 17 octobre le premier débat autour de l'écriture inclusive, en direct sur la page Facebook de TV5Monde et celle de Terriennes.
En France, 75 % de la population se déclare favorable au principe de l’écriture inclusive, selon un sondage Harris Interactive pour l'agence de communication Mots-clés, paru ce mardi. Pourtant, elle continue de susciter de vives polémiques. Alors pour ou contre son emploi ? Pourquoi déchaîne-t-elle les passions ? Réponses dans notre grand débat à suivre en direct sur cette page à 18 h 30.
17 oct 2017
Mise à jour 17.10.2017 à 18:40 par
Lynda Zerouk
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Auteure, autrice, écrire au féminin
Grand débat : « Pour ou contre l’écriture inclusive ? »
Plusieurs invité.e.s se retrouvent en direct sur le plateau de TV5MONDE ce mardi 17 octobre à 18 h 30. Avec Bernard Cerquiglini, Recteur honoraire de l’Agence universitaire de la Francophonie et Ancien délégué général à la langue française et aux langues de France, Raphaël Enthoven, Philosophe, Claire Guiraud, Secrétaire générale du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes, Raphaël Haddad, Docteur en communication et auteur du Manuel d’écriture inclusive, Kaoutar Harchi, Auteure, chercheure associée au Cerlis, Paris-Descartes, Jean-Daniel Levy, Directeur du département Politique & Opinion che Harris Interactive. Philippe Magnabosco, Chef de projet AFNOR en charge de la mise à jour du clavier français, Marie-Estelle Pech, Journaliste au Figaro, Eliane Viennot, Professeure émérite de Littérature française, autrice de "Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin."
75 % favorable « au principe de l’écriture inclusive »
Selon un sondage Harris interactive pour l’agence de communication Mots-clés paru, mardi 17 octobre, 4 personnes sur 10 (41 %) déclarent avoir entendu parler de l’écriture inclusive.
Ainsi, dans cette étude inédite menée les 11 et le 17 octobre dernier, sur un échantillon de 1000 personnes représentatif de la société française et âgées de 18 ans et plus, 59 % d’entre-elles ignorent cette graphie qui vise à l’égalité des sexes.
Pourtant, pour Raphaël Haddad, le fondateur de l’agence Mot-clé, éditrice d’un Manuel d’écriture inclusive, « ce chiffre indique que le débat longtemps circonscrit à une discussion de spécialistes, s’inscrit progressivement comme un véritable enjeu de société. »
 A la question : Diriez-vous que vous êtes favorable ou opposé/opposée à l’écriture inclusive de manière générale ? 75 % des personnes sondées se déclarent favorables, dont 24 % très favorables. Plus précisément, 84 % des personnes se montrent favorables à la féminisation des noms de métiers, grades, fonctions, etc. et 81 % favorables à l’usage du féminin et du masculin plutôt que du masculin "générique " lorsqu’on s’adresse à la fois à des femmes et des hommes.
 
L’impact des formulations genrées, épicènes, inclusives
Cette étude visait " à mesurer également l’influence des formulations" selon qu’elles soient "genrées ", " inclusives ", ou " épicènes ". Lorsque les personnes ont été invitées à citer " deux présentateurs de journaux télévisés " ou " deux champions olympiques ", elles ont davantage cité uniquement des hommes. Alors qu’elles citent plus de femmes lorsqu’elles sont confrontées à des formulations inclusives ou épicène. Exemples : citez deux écrivains ou écrivaines célèbres (langage inclusif) ou encore citez deux personnes célèbres pour leurs écrits (langage épicène).
 
Raphaël Haddad conclut que " les formulations inclusives ou épicènes donnent jusqu’à deux fois plus de place aux femmes dans les représentations spontanées".
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> Pour ou contre l'écriture inclusive à l'école, deux enseignantes témoignent
> Pour en finir avec l'invisibilité des femmes dans la langue françaiseSuivez Lynda Zerouk sur Twitter @lylyzerouk

http://information.tv5monde.com/terriennes/ecriture-inclusive-de-quoi-parle-t-suivez-notre-grand-debat-en-direct-197895

Pour ou contre l’écriture inclusive à l’école ? Deux enseignantes témoignent,socite,egalite,parite,

17 Octobre 2017, 23:35pm

Publié par hugo

Pour ou contre l’écriture inclusive à l’école ? Deux enseignantes témoignent
 
Isabelle Cabat-Houssais (à gauche), professeure des écoles à Paris pratique l'écriture inclusive avec ses éléves depuis 15 ans et Emmanuelle de Riberolles (à droite), professeur au collège en Picardie y est fermement opposée.
(c) DR
En publiant, en mars 2017, le premier manuel scolaire en écriture inclusive, les éditions Hatier ont ravivé le débat sur la féminisation de la langue française. Faut-il l'employer à l’école ? Deux enseignantes, Emmanuelle de Riberolles fermement opposée à son application et Isabelle Cabat-Houssais qui la pratique depuis 15 ans avec ses élèves nous livrent leurs arguments. Entretiens croisés avant le grand débat que TV5MONDE vous propose mardi 17 octobre 2017, en direct sur Facebook, à 18h30
16 oct 2017
Mise à jour 16.10.2017 à 09:53 par
Lynda Zerouk
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Terriennes
Égalité femmes-hommes
Auteure, autrice, écrire au féminin
Colère de l'une, enthousiasme de l'autre, deux enseignantes jugent l'écriture inclusive
Isabelle Cabat-Houssais, est professeure des écoles en primaire, à Paris. Elle pratique depuis 15 ans auprès de ses élèves l'écriture inclusive, une graphie visant à l'égalité des sexe dans la langue française. Elle l'emploie également dans toutes ses communications avec les parents, ses collègues et sa hiérarchie.
Emmanuelle de Riberolles, est professeur de Lettres modernes, dans un collège en Picardie. Elle est opposée à la pratique de l'écriture inclusive à l'école mais aussi au collège et au lycée. Elle a co-créé une page Facebook à la suite de la réforme du collège axée sur les contenus des manuels scolaires. Entretiens croisés.
J’étais consternée et en colère parce qu’à l’origine, il s’agit non pas d’une écriture mais d’une graphie militante
Emmanuelle de Riberolles, professeur de collège
Comment avez-vous réagi à la découverte du manuel scolaire rédigé en écriture inclusive par les Editions Hatier et que pensez-vous du contenu ?
Emmanuelle de Riberolles - J’étais consternée et en colère parce qu’à
l’origine, il s’agit non pas d’une écriture mais d’une graphie militante. Je n’ai pas eu accès au manuel d’Histoire publié par les éditions Hatier, par conséquent je ne connais pas encore son contenu. Mais l’irruption en tant que telle, de ce français saccadé et enlaidi, dans un ouvrage scolaire m’interpelle. Fort heureusement, les manuels ne sont pas prescriptifs.
Isabelle Cabat-Houssais - Je l’ai accueilli avec beaucoup d’enthousiasme et de surprise. Je ne pensais pas qu’une initiative aussi forte viendrait d’une maison d’édition. C’est une porte ouverte évidemment. L’écriture inclusive, avant cela, était cantonnée aux milieux féministes, syndicaux et employée par quelques personnalités politiques essentiellement de gauche. Cette entrée dans l’école donne une légitimité. Je n’ai pas eu la chance de découvrir le contenu, mais je suis curieuse de savoir si cet acte s’inscrit dans une démarche plus globale qui, au delà de l’écriture inclusive, tient compte également de représentations non stéréotypées des femmes et des hommes ainsi que des filles et des garçons dans les textes et les iconographies.
La langue reflète notre société comme la société reflète notre langue. Elle s'inscrit dans un système patriarcalIsabelle Cabat-Houssais, professeure des écoles en primaire
Doit-on pratiquer l’écriture inclusive à l’école ?
Emmanuelle de Riberolles - Elle n’a rien à faire à l’école, ni dans le primaire, ni dans le second degré ou même après. Dès lors que cette graphie a été choisie pour lutter contre l’invisibilité des femmes, comme le rapporte le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, elle est, de fait, militante.
Or, les enfants ne doivent pas être entraînés dans des luttes qui ne les concernent pas. Et l’école laïque et républicaine ne doit pas accueillir en son sein un discours prosélyte véhiculé à travers cette écriture. Neutralité et discrétion sont indispensables. Les professeurs eux-mêmes s’y astreignent.
Un établissement scolaire doit donc être comme un sanctuaire. Comme le disait Jean Zay, ancien ministre de l’Education nationale (1936 à 1939) « les écoles doivent rester un asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent pas ».
Isabelle Cabat-Houssais - Il faut l’enseigner. La langue reflète notre société comme la société reflète notre langue. Elle s’inscrit dans un système patriarcal. Il est donc important à travers elle de s’adresser aux deux genres dans une classe.
Cependant, il ne suffit pas d’enseigner l’écriture inclusive. Elle doit faire partie d’un ensemble pédagogique non sexiste pour s’émanciper des stéréotypes. En classe, je change tous les exemples stéréotypés qu’on peut trouver dans des textes ou manuels. Si il est question d’une maman qui aide sa fille ou son fils à faire ses devoirs, je remplace « maman », par « papa ».
Et pour ma part, les règles de l’Etat civil « Madame », « Monsieur » et « Mademoiselle », avant qu’on me les explique, je ne savais pas du tout ce qu'elles pouvaient symboliser dans un formulaire, mais quand on y réfléchit c’est lourd de symbolique. Le fait de discuter de l’écriture inclusive, nous pousse aussi à nous interroger et à tendre vers une forme de communication moins stéréotypée.
Je pratique l'écriture inclusive avec les élèves très facilement depuis 15 ans mais je ne l’enseigne pas
Isabelle Cabat-Houssais
Justement vous pratiquez cette écriture avec vos élèves depuis 15 ans, rencontrez-vous des difficultés ?
Isabelle Cabat-Houssais - Je la pratique avec les élèves très facilement depuis 15 ans mais je ne l’enseigne pas. Elle n’est pas au programme et le ministre de l’Education s’est dit « très réservé » sur cette question. D’où mon enthousiasme avec l’arrivée de ce manuel scolaire chez Hatier.
Il est très intéressant d’enseigner l’Histoire de la langue aux élèves, de montrer qu’elle évolue, que les mots y rentrent et en sortent. Je veille, à l’oral comme à l’écrit à m’adresser toujours aux garçons et aux filles. Pour y parvenir, il suffit de chercher des génériques, d’employer le langage épicène c'est à dire qui à la même forme selon les deux genres, la double flexion (formateurs et formatrices) et d’éviter des expressions telle que « droits de l’Homme » qui m’écorche les oreilles.
En revanche, je n’ai jamais employé « les points milieux » avec mes élèves de primaire. Je les utilise dans mes communications avec les parents, mes collègues et ma hiérarchie et cela ne m’a jamais valu de remarques, sinon positives. Puis, si les points choquent certaines personnes ou qu’elles jugent que c’est lourd, au lieu d’écrire « les professeur.e.s », il suffit d’écrire « le corps enseignant ».
Cette graphie est source de confusions, elle bat en brèche les règles grammaticales
Emmanuelle de Riberolles
Et vous, Emmanuelle de Riberolles, pensez-vous que l’écriture inclusive puisse poser des difficultés sur un plan pédagogique ?
Emmanuelle de Riberolles - Cette graphie est source de confusions, elle bat en brèche les règles grammaticales. Tout le concept de cette écriture peut amener à la négation d’une partie de la grammaire. A l’image de la règle d’accord qui veut que « le masculin l’emporte sur le féminin au pluriel ». Je vois d’ici l’idée qu’on va la changer, pour procéder aux accords de proximité qui aboutiraient à dire « les hommes et les femmes sont belles».
Je ne doute pas que certains parviendront à enseigner cette graphie, comme on fait des « twictées » sur Twitter et non des dictées en disant que cette pédagogie fonctionne bien. Cependant, je demande à voir les résultats dans 10 ans pour ces élèves.
A l’heure où on enregistre un taux d’illettrisme important et persistant dans certains territoires notamment, faire usage de cette graphie inclusive qui présente de nombreux défauts, c’est mettre la charrue avant les bœufs. D’autant que pour expliquer les fondements de cette graphie aux enfants, on entrerait dans des considérations sociales, sociologiques, et idéologiques à l’école, où elles n’ont rien à faire.
L’écriture inclusive au vu de tous ces défauts est, selon moi, un luxe qu’on peut se permettre quand on est adulte, qu’on maîtrise déjà les codes de la langue. On peut dans ces conditions s’amuser à la pratiquer, si on considère qu’elle fait avancer la cause des femmes.
Je peux être amenée à leur expliquer que les grammairiens ont estimé que le masculin avait plus de valeur que le féminin.
Isabelle Cabat-Houssais, professeure des écoles
La règle qui veut que « le masculin l’emporte sur le féminin » soulève souvent des interrogations de la part des élèves, comment y répondez-vous ?
Isabelle Cabat-Houssais : C’est intéressant de montrer aux élèves quand on travaille les accords au CE1 et CE2 (des élèves de 7 et 8 ans) que cette règle de grammaire n’est pas immuable, d’expliquer qu’elle n’a pas toujours existé et, qu’avant, le masculin ne l’emportait pas sur le féminin. On pouvait dire et écrire, « des jours et des nuits heureuses » au regard de la règle de proximité ou de contiguité, qui veut que l’adjectif s’accorde avec le terme le plus proche.
S’ils me demandent pourquoi cette règle a changé, en fonction de l’âge de mes élèves, je m’adapte et réponds aux questions en n'allant jamais au-delà de leurs propres interrogations. Ainsi, je peux être amenée à leur expliquer que les grammairiens ont estimé que le masculin avait plus de valeur que le féminin.
Je refuse d’y voir l’intrusion de la main de l’homme contre la femme ou un quelconque machisme
Emmanuelle de Riberolles
Emmanuelle de Riberolles : Au collège, les élèves ne m’ont jamais posé de questions sur cette règle. Mais si on m’interrogeait, je leur répondrais que ce n’est pas la première fois qu’on apprend une règle, et qu’elle doit être étudiée comme on étudie la fonction du complément d’objet direct.
S’il le faut, je préciserais également aux élèves qu’au stade de leur scolarité, l’enseignement de l’Histoire de cette règle est complexe. Sinon, on perd de vue notre efficacité, surtout dans des classes de 6ème et 5ème.
Par ailleurs, je refuse d’y voir l’intrusion de la main de l’homme contre la femme ou un quelconque machisme pour une règle qui, à mon sens, relève davantage de l’arbitraire de genre contenu dans notre langue, comme on peut l’observer à travers des dénominations telles que « le soleil », « la lune ».
Cette écriture inclusive a-t-elle un sens à l’oral ?
Isabelle Cabat-Houssais : Elle a autant d’importance qu’à l’écrit. L’oralité est très présente dans une classe. Je m’adresse toujours aux garçons et aux filles, et je n’utilise jamais le masculin censé « être neutre ». Je dis « bonjour à toutes et tous » par exemple. Et cela n’aurait aucun sens de l’utiliser à l’écrit sans l’employer à l’oral.
L’idée, c’est d’avoir une pédagogie qui soit la même pour les éléves. Beaucoup d’études ont démontré que le corps enseignant ne se comporte pas de la même façon avec les garçons et les filles. Exemple : on va être plus exigeant avec les filles sur la façon d’écrire et on sera plus souple avec un garçon si l’écriture n’est pas soignée.
Emmanuelle de Riberolles : A l’oral, il suffit de dire les agricultrices et agriculteurs. Je peux être amenée à bien inscrire ces distinctions, mais ça m’arrive assez peu. Et si je dis ou écris « les professeurs », je ne pense pas invisibiliser les femmes.
A titre personnel, je me sens agressée sur le fond et sur la forme par cette écriture et par tout ce qui peut abîmer les mots. Exemple : écrire « colonelle », ça m’agresse et on ne s’honore pas en tant que femmes à travers ces revendications.
De même à l’oral, cette graphie n’a pas de sens. On dispose de tous les outils dans notre langue, qui est suffisamment riche, pour se faire comprendre par les élèves, quand on s’adresse aux deux genres, sans recourir à des subterfuges.
Je suis arrivée à la triste conclusion que lorsqu’on écrit « professeur.e.s », on aboutit à un effacement du métier et de l’individu.
Emmanuelle de Riberolles
Comme l’avancent des linguistes, la langue a un impact sur les constructions mentales et les représentations sociales... L’écriture inclusive ne contribuerait-elle pas à plus d’égalité entre les femmes et les hommes ?
Emmanuelle de Riberolles : J’avais des idées très arrêtées sur le sujet, j’ai donc écrit quelques mots en écriture inclusive, qui concerne aussi la féminisation des noms de métiers. Et je suis arrivée à la triste conclusion que lorsqu’on écrit « professeur.e.s », on aboutit à un effacement du métier et de l’individu.
Je vois juste que je suis une femme, qu’on ne s’adresse à moi qu’à travers ce statut, et non en tant que personne. Or, si je suis professeur agrégé, je le dois à mes compétences, mes études et mon travail, mais ici on me renvoie en pleine figure ma féminité. Je le prends comme une insulte.
L’universalité contenue dans les mots comme « professeur » s’efface et surgit dans la graphie une lutte qui, pour moi, ne sera pas résolue par l’écriture inclusive. Linguistiquement le français n’a pas de neutre, la grammaire française est faite d’arbitraire mais je ne vois pas en quoi ça porte atteinte aux femmes.
En revanche, je pense que c’est insulter les vrais combats, les vraies discriminations et violences faites aux femmes. Elles existent et doivent être combattues mais avec l ‘écriture inclusive, on devient des « Précieuses ridicules » à militer comme ça. On maltraite notre langue, qui n’est plus jolie à regarder, on ralentit la lecture, sa fluidité, au profit d’une lutte qui ne fera pas avancer le combat des femmes. Pour moi, c’est quasiment une escroquerie.
Inclusif signifie inclure les deux genres et ne pas en exclure un, en considérant que le masculin représente les deux.Isabelle Cabat-Houssais Isabelle Cabat-Houssais : Absolument, l'écriture inclusive peut contribuer à l'égalité des sexes. Prenons la féminisation des noms de métiers, il subsiste encore de nombreuses résistances, à l’idée de dire « madame la Maire » ou « madame la ministre » au lieu de « madame le ministre ». Pourquoi dit-on aussi facilement infirmier et pas chirurgienne ? C’est la preuve que la langue assigne des places de pouvoirs. On observe que c’est précisément là, où persiste le plafond de verre, que les résistances se font plus tenaces.
Néanmoins, ce n’est pas parce qu’on va utiliser l’écriture inclusive qu’on aura autant de chirurgiens que de chirurgiennes, de maîtres que de maitresses mais ça y participe dans le système patriarcal qui est le nôtre.
Je pense aussi qu’à terme une écriture générique serait plus simple. Inclusif signifie, inclure les deux genres et ne pas en exclure un, en considérant que le masculin représente les deux. L’idée serait d’enlever le masculin et le féminin qui assignent, au profit de termes génériques comme artiste, journaliste, car la langue française est très genrée contrairement à l’anglais plus « neutre ».
Comment expliquez-vous tant d'oppositions en France, n’y a-t-il pas des raisons politiques ?
Emmanuelle de Riberolles - Il est vrai qu’il se dégage des tendances politiques si on observe les obédiences des personnes qui s’y opposent ou y adhèrent. Pourtant, le débat devrait se placer au-dessus des clivages politiques.
J’essaie autant que possible de m’exprimer en tant qu’enseignante, en livrant mes arguments sans me poser la question de savoir s’ils sont raccord avec le parti auquel j’appartiens éventuellement.
Pour ma part, je suis syndiquée dans l’Education nationale et, en effet, mon syndicat ne pratique pas l’écriture inclusive, à la différence de nombreux autres organisations syndicales d’enseignants qui le font. Il doit donc y avoir forcément des convictions d’ordre politique au-delà des considérations personnelles.
Cependant, la politique n’a rien à voir avec la langue qui évolue d’elle même. Le français arrive du latin et que d’évolution à travers les siècles ! Toute une série de mots se sont féminisés alors qu’ils ne l’étaient pas au départ, et c’est devenu un réflexe de les employer. Aujourd’hui, on en fait beaucoup à coup de marche forcée, c’est aussi pour cette raison que le sujet devient source de dissensions et de clivages.
Isabelle Cabat-Houssais - La langue évolue au fil des courants idéologiques. Aujourd’hui, les membres de l’Académie française, la classe politique résistent énormément.
Il y a une frange de la population qui conserve une vison très spécifique de ce que doivent être le féminin et le masculin au sens large. La place des femmes et celle des hommes, seraient axées pour les premières autour de la maternité, la beauté…etc., et pour les seconds autour des postes de pouvoir.
Je ne comprends par pourquoi on s’y oppose, de la même façon que je ne comprends pas qu’on s’oppose au mariage pour tous. Qu’est-ce que cela enlève ou coûte à ces personnes ? Une partie d’entre eux ne veut pas que la société change et pour rejeter cette écriture inclusive, on invoque souvent qu’elle est féministe et donc militante. Mais la langue évolue avec les mouvements. Etre féministe, c’est comme être antiraciste, c’est être pour l’égalité.
 
Après la publication d'un manuel scolaire chez Hatier rédigé avec l'écriture inclusive, le débat sur la féminisation de la langue française s'invite à l'école.
(c) Dragan Lekic
L'écriture inclusive, une polémique qui s'en va et revient
Déjà employée par de nombreuses féministes, universitaires, syndicalistes et quelques personnalités politiques, l’écriture inclusive a fait irruption dans un manuel scolaire à la rentrée 2017/2018. Les éditions Hatier ont en effet créé la surprise en publiant le livre d’histoire, Magellan et Galilée « Questionner le monde », destiné aux élèves de CE2, qui utilise une graphie dont le but est de respecter l’égalité des sexes. On peut y lire par exemple que « grâce aux agriculteur.rice.s, aux artisan.e.s et aux commerçant.e.s, la Gaule était un pays riche ».
L’éditeur a suivi ici les recommandations du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes qui a largement encouragé ce type d’écriture dès 2015 en publiant un guide pratique « pour une communication publique sans stéréotype de sexe. » Hatier s’est alors félicité d’être le premier à faire usage de la féminisation de langue dans un manuel, mais l’initiative a déchaîné des foules d’opposants sur Twitter. Comme l'un d'eux qui écrit « si mes enfants reçoivent un tel manuel, la solution sera simple, je le brûle».
Le Figaro revenait à la charge, le 6 octobre 2017 avec sa Une au titre provocateur « Féminisme : les délires de l’écriture inclusive » Suscitant la réaction immédiate de la députée PS et ex- ministre du droits des Femmes, Laurence Rossignol, qui signe cette réplique sur Twitter : « Le patriarcat terrifié par les féministes armées d'un stylo et d'une nouvelle règle d'accord grammatical, ça donne ça. »
Quelques jours plus tôt, le philosophe Raphaël Enthoven s’enflammait au micro d’Europe 1. Selon lui, « l’écriture inclusive est une agression de la syntaxe par l’égalitarisme ». « Qu’on supprime les mots ou qu’on les découpe pour les rendre illisibles, que le but soit de contrôler les gens comme dans "1984", ou d’extirper à la racine du mot toute trace d’inégalité comme dans l’écriture inclusive, dans les deux cas, partant du principe qu’on pense comme on parle, c’est le cerveau qu’on vous lave quand on purge la langue. » « (…) Car toute langue est une mémoire dont les mots sont les cicatrices. », défend-il.
La langue française est-elle sexiste ?
Du côté des spécialistes, Eliane Viennot, historienne, professeure émérite de littérature à l’université de Saint-Etienne et autrice de « Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin ! » a, à plusieurs reprises, expliqué que la langue française n’est pas inégalitaire par essence. Ce sont « les grammairiens masculinistes » qui ont conduit au fil de siècles à l’invisibilisation des femmes dans la langue.
« La formule le masculin l’emporte sur le féminin, répétée semaine après semaine durant toutes les premières années de nos apprentissages, nous met dans la tête un ordre politique bien plus qu’une règle linguistique – dont, le français peut se passer, explique-t-elle. Toutes les langues romanes laissent le choix de l’accord, et pratiquent bien souvent, comme cela s’est fait en français jusqu’au XIXe siècle, « l’accord de proximité », c’est avec le mot le plus proche. Parce que c’est la première chose qui se propose à l’esprit : les conducteurs et conductrices sont arrivées. » En respectant cette règle de proximité, cela reviendrait à dire et écrire, par exemple, les « des jours et les nuits heureuses ».
C’est bien parce que le langage est politique que la langue française a été infléchie délibérément vers le masculin.Raphaël Haddad, fondateur de l’agence de communication Mots-clé De même pour Raphaël Haddad, fondateur de l’agence de communication Mots-clé et enseignant en communication à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne : « Une langue qui rend les femmes invisibles est la marque d’une société où elles jouent un rôle second. C’est bien parce que le langage est politique que la langue française a été infléchie délibérément vers le masculin durant plusieurs siècles par les groupes qui s’opposaient à l’égalité des sexes. »
Au micro de la RTBF, le linguiste belge Michel Francard, enseignant à l'UCL (université catholique de Louvain) abonde dans ce sens. Il souligne que « si les femmes veulent une place dans la société, il faut aussi qu’elles aient une place dans la langue ».
Comment pratiquer l’écriture inclusive ?« L'écriture inclusive désigne l'ensemble des attentions graphiques et syntaxiques permettant d'assurer une égalité des représentations entre les femmes et les hommes, explique l’agence de communication Mots-Clé, qui a édité un manuel d’écriture inclusive, disponible gratuitement en ligne.
Dans un entretien accordé à Terriennes, Raphaël Haddad, le fondateur de cette agence explique qu’on peut l’employer, selon trois conventions :
1 - Accord des fonctions et des grades
Accorder systématiquement en genre les noms de fonctions, grades, métiers et titres.
Exemples : professeure, docteure, chercheuse, etc.
2- La double flexion, langage épicène, points milieux
On peut y recourir lorsqu’on s’adresse à un groupe :
> Les points milieux : il s’agit d’inclure ici le féminin dans les noms . Exemple : candidat·e·s, ami·e·s ou encore agriculteur·rice·s. Cette graphie suscite néanmoins de vives critiques, au motif qu’elle rendrait les textes illisibles. Or, le linguiste belge Michel Francard, interrogé par la RTBF, considère que « l’accoutumance fait que la complexité est réduite. Si on en fait usage, elle perdra sa pénibilité. »
Notons que l’Afnor, l'Association française de normalisation, est en train de réformer le clavier Azerty pour inclure ce point central qui s’obtient aujourd'hui sur Mac à l’aide des touches Maj+alt+f et sur PC : Alt250 ou Alt0183.
> Le langage épicène : Il permet d’employer des mots qui ne sont pas marqués du point de vue du genre grammatical. Exemples : journaliste, adulte, artiste, élève etc.
On peut également recourir à des formulations inclusives, comme « le corps enseignant », « les personnalités candidates ».
> La double flexion : on appliquera ici les deux termes pour marquer le féminin et le masculin. Exemple : les formateurs et formatrices. Il faut cependant respecter l’ordre alphabétique pour le placement des mots. Ainsi on dira, « les maires et les mairesses », et en appliquant la règle de proximité, on écrira : « les maires et les mairesses étaient enchantées ».
3 – Privilégier les termes universels
On préfèrera, comme le recommande le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, l’expression « droits humains » à « droits de l’Homme ».
Cette intolérable laideur...
Michaël Edwards, académicien
Du côté de l’Académie française même si elle n’a pas réagi officiellement, l’académicien Michaël Edwards, interrogé dans les colonnes du Figaro, nous apprend qu’officieusement des immortels sont « scandalisés» et lui-même qualifie l’usage de l’écriture inclusive « de français défiguré », invitant à « commettre des erreurs ». « C'est aux partisans de la féminisation de la langue, poursuit-il de proposer un moyen d'y arriver qui évite cette intolérable laideur. Qui ne produise pas une langue que l'on n'aurait plus envie de parler ni d'écrire (…) »
Au micro de LCI, le ministre de l’Education français, Jean-Michel Blanquer, s’est dit « très réservé » pour son usage à l’école.
Moins de crispations dans les autres pays
Ce débat n’est pas nouveau, comme le rappelle France culture. Il y a une trentaine d’années, il était déjà question de remettre du neutre mais « la langue française étant très genrée », contrairement à l’anglais par exemple qui l’est beaucoup moins, l’instauration de la parité, est apparue plus pertinente.
Aujourd’hui, l’écriture inclusive ne fait pas seulement débat en France, mais à travers le monde. « En Afrique, le français est plus souple », explique Ousmane Ndiaye, rédacteur en chef à TV5Monde qui rappelle, par exemple, que l’écrivain et homme d’Etat « Leopold Sedar Senghor avait beau être académicien, il s'est battu néanmoins pour faire entrer dans le dictionnaire des « sénégalaiseries » comme primature ou essencerie... » Le débat suscite également moins de crispations en Belgique, en Suisse et au Quebec, là où se pratique aussi le français avec enthousiasme.
Suivre Lynda Zerouk sur Twitter @lylyzerouk
Lynda Zerouk
Mise à jour 16.10.2017 à 09:53

⦁  http://information.tv5monde.com/terriennes/pour-ou-contre-l-ecriture-inclusive-l-ecole-deux-enseignantes-temoignent-196963

Sénat 2017 : micro progression de la parité !,femmes,politiques,parite

11 Octobre 2017, 01:21am

Publié par hugo

 10 octobre 2017
DÉBATSSénat 2017 : micro progression de la parité !
La mise en place de nouvelles règles électorales pour la composition du Sénat doit répondre à une nécessité démocratique.
A la suite du renouvellement partiel du Sénat et de la mise en place de son bureau et de ses commissions nous constatons que rien ou presque n’a changé dans le déséquilibre entre élues et élus !
Pas de gouvernance paritaire au Sénat !
Les femmes ne représentent même pas un tiers du Sénat, le pourcentage de sénatrices passant de 25% à seulement 29%.
L’entre soi masculin se révèle aussi dans la composition du nouveau bureau du Sénat : 1 président, 3 femmes sur 8 dans les vice-présidences, aucune dans les fonctions de questeur et seulement 5 femmes sur 14 secrétaires ! Autant dire que le pouvoir reste le privilège masculin à 64% !
Seulement 2 femmes sur 9 dans les présidences des commissions et moins de 29% de femmes dans leurs bureaux!
Le compte n’y est pas !!!
Le nouveau Sénat n’a pas connu de cure de jouvence et de plus la légitimité des femmes est loin d’y être reconnue, affichée, respectée.
Depuis un quart de siècle, le mouvement paritaire, issu du Mouvement des femmes, et leurs alliés a oeuvré pour que progresse la parité dans les instances élues. Si des progrès indéniables ont été constatés lors de la composition de l’Assemblée Nationale en juin dernier, il est à regretter que le Sénat lors de sa recomposition partielle n’ait pas suivi le même chemin vers la Parité.
Plusieurs raisons à ce constat :
⦁ le système électoral indirect et mixte, et dans de trop petites circonscriptions (les départements) favorisant les notables et où seule la tête de liste est élue souvent.
⦁ le faible pourcentage de femmes têtes de liste réduit les chances d’être élues au Sénat : seulement 25% alors qu’elles représentaient 45% des candidat.e.s.
⦁ le grand nombre de listes dissidentes menées par des hommes qui refusent une troisième place sur une liste, et qui sont un instrument performant de contournement organisé de la parité. Cette stratégie anti-parité orchestrée par les partis se renforce depuis les dernières élections (le nombre de candidat.e.s a plus que doublé entre 2008 et 2017, passant de 754 à 1996).
Notre démocratie peut-elle accepter ce blocage ?
Nous héritons d’une longue histoire française d’inégalités à déconstruire. Et nous constatons que si la loi est muette, les résistances demeurent.
Pour en finir avec les inégalités entre les femmes et les hommes dans cette assemblée, nous demandons :
1 L’interdiction de tout rattachement après l’élection d’un.e sénateur.rice à un parti ou groupe politique qui ne l’a pas présenté.e , comme cela se pratique à l’Assemblée Nationale.
2. La mise en place d’un scrutin de liste paritaire dans de larges circonscriptions.
Dix-sept ans après la première loi sur la parité, il faut changer les règles de la vie politique dans toutes les instances et transformer nos vieilles pratiques, pour entrer dans la modernité d’une démocratie paritaire et aboutie.
Elles Aussi


http://www.50-50magazine.fr/2017/10/10/senat-2017-micro-progression-de-la-parite/

Les footballeurs norvégiens baissent leur salaire pour que l'équipe féminine soit payée pareil,femmes,salaire,egalite

10 Octobre 2017, 23:52pm

Publié par hugo

 Norvège
Les footballeurs norvégiens baissent leur salaire pour que l'équipe féminine soit payée pareil
Publié le 10 octobre 2017 à 12:09
Un accord signé vendredi entre l’association Niso et la fédération norvégienne de football instaure l’égalité salariale entre joueuses et joueurs des équipes nationales de Norvège. Un geste symbolique fort.
 
Instagram / @graham95
Elles sont 14èmes au classement FIFA, ont décroché les titres de championnes du Monde (1995), d’Europe (1987 et 1993) et ont été victorieuses des JO de 2000. Pourtant, jusqu’ici, les footballeuses norvégiennes étaient payées deux fois moins que leurs homologues masculins, qui pointent pourtant à la 73ème place du classement et ont un palmarès bien moins impressionnant, avec une seule qualification pour les 8es de finale d’une compétition internationale, en 1998.
Une injustice réparée vendredi dernier grâce à l’accord scellé entre Niso, l’association représentant les footballeurs locaux et la fédération norvégienne de football, qui prévoit un lissage de salaire entre équipes nationales masculine et féminine de football. La somme touchée par les femmes passe donc de 3,1 millions de couronnes, soit 320 000 euros, à 6 millions de couronnes, soit 640 000 euros par an. L’équipe masculine a accepté de baisser son salaire annuel de 550 000 couronnes, soit 60 000 euros, pour arriver à égalité avec les joueuses féminines. Un effort salué sur Instagram par les joueuses norvégiennes, à l’instar de la milieu de terrain Caroline Graham Hansen: “C’est peut-être un petit geste pour vous (…) mais cela signifie tellement pour nous. Pour notre équipe. Pour notre sport (…), faire passer le message que l’égalité salariale est normale me donne envie de pleurer! J’ai envie de tous vous faire des câlins.”
Margot Cherrid


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