Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de hugo,

Articles avec #parites

Pourquoi ces hommes ont troqué leurs pantacourts contre des jupes ?,egalite,parite,politiques,

22 Juin 2017, 03:56am

Publié par hugo

Pourquoi ces hommes ont troqué leurs pantacourts contre des jupes ?

Pourquoi ces hommes ont troqué leurs pantacourts contre des jupes ?
© capture d'écran YouTube Presse Océan

Oui, vous avez bien lu.  A Nantes, quelques hommes ont aujourd’hui décidé de porter une jupe. Leur point commun ? Ils conduisent des bus ou des tramways et leur hiérarchie leur empêche de porter des pantacourts. « Notre direction nous interdit d'être habillés en pantacourt car elle estime que ce n'est pas une tenue adaptée à notre métier », a expliqué à l'AFP Didier Sauvetre, un conducteur du réseau Semitan. Pourtant, canicule oblige, ces messieurs rêvent de sentir un peu d’air frais courir sur leurs guiboles. Ils ont donc eu la bonne idée d’enfiler des jupes ! « Nous avons poussé la 'provoc' à venir en jupe, une tenue autorisée pour les conductrices », ajoute-t-il.
 

Porter une jupe pour l’égalité ?

 
Depuis 2013, la CFDT réclame le droit pour les conducteurs de porter des bermudas et rappelle qu’il fait parfois cinquante degrés derrière les pare-brises. Dans la vidéo que vous pouvez visionner ci-dessus, l’un des conducteurs explique qu’ils sont des « hommes-troncs » derrière leur volant et que ça ne devrait pas gêner grand monde. Jupe en jean ou de couleur noire, ces salariés déterminés ont en tout cas opté pour un dress-code plutôt sobre. Alors, forcément, on compte sur eux pour dégainer à nouveau leur mini, lors de la prochaine Journée de la jupe par exemple, pour militer activement pour l’ égalité femmes-hommes. Chiche ?

http://www.elle.fr/Societe/News/Pourquoi-ces-hommes-ont-troque-leurs-pantacourts-contre-des-jupes-3498125

Assemblée nationale : la parité en marche ?,parite,politiques,

22 Juin 2017, 03:39am

Publié par hugo

9 juin 2017

France Assemblée nationale : la parité en marche ?

Assemblée Nationale : le Laboratoire de l’Égalité se réjouit du nombre de femmes élues et reste attentif à l’attribution des présidences de commissions.

La nouvelle Assemblée Nationale, élue dimanche 18 juin, compte dans ses rangs 223 femmes, soit 38,6% des députées, contre 27% en 2012 et 18,5% en 2007. Cette nette progression permet à la France de se hisser du 64 ème au 17 ème rang mondial quant à la représentation des femmes à l’Assemblée. « Le nombre de femmes élues à l’Assemblée nationale a doublé en 10 ans. C’est une très bonne nouvelle pour la promotion d’une culture commune de l’égalité, même si nous pouvons regretter que la parité encouragée par la loi ne soit toujours pas atteinte. Certains partis préfèrent encore payer des pénalités financières plutôt que présenter des candidates, et investissent encore davantage les femmes dans des circonscriptions difficilement gagnables », déclare Olga Trostiansky, Présidente du Laboratoire de l’Égalité.

Le Laboratoire de l’Égalité souhaite que cette bonne nouvelle s’accompagne de l’élection d’une femme à la présidence de l’Assemblée Nationale, ce qui serait une première en France, et un autre message fort. Les cinq premiers postes à responsabilités politiques (la présidence de la République, celles du Sénat et du Conseil Économique, Social et Environnemental, le Premier ministre, la présidence du Conseil Constitutionnel) sont jusqu’à présent occupés par des hommes. Il serait également important qu’au sein des commissions de l’Assemblée Nationale, la parité soit respectée et que les femmes occupent des postes de questeure, qu’elles président des commissions de façon non stéréotypée, telle que la commission des Lois, des Finances, de la Défense nationale et des forces armées, des Affaires économiques, etc.

Le Laboratoire de l’Égalité se montrera particulièrement vigilant quant au député ou à la députée qui prendra la présidence de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité de l’Assemblée nationale, avec qui ses membres entendent travailler étroitement. Plusieurs candidat.e.s aux élections législatives ont par ailleurs signé le Pacte pour l’Égalité, s’engageant à tout mettre en œuvre pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes une fois élu.e.s. Nous espérons que les 577 élu.e.s suivront le mouvement.

Le laboratoire de l’égalité

_______________________________________________________________________________

Contraintes renforcées et volontarisme affiché : une progression sans précédent des femmes à l’Assemblée

La part des femmes à l’Assemblée nationale connait une progression sans précédent : 223 femmes ont été élues, soit 38,65% des député.e.s. Pour rappel, à l’issue du quinquennat 2012-2017, l’hémicycle était composé de seulement 155 femmes, soit 26,9% des élu.e.s.

Cette évolution de près de 12 points a été permise par l’effet conjugué des contraintes – loi sur le non cumul des mandats et doublement des pénalités financières pour les partis ne respectant pas la parité des candidatures – et l’objectif affiché de parité de la part du parti de la majorité présidentielle, arrivé largement en tête lors de ce second tour des élections législatives.

Le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes (HCE) note toutefois que, si les femmes représentaient 42,4% des candidat.e.s, elles sont 38,65% avoir été élues. Elles ont donc, sans conteste, été plus souvent investies que leurs collègues hommes dans des circonscriptions difficiles.

Le partage des places doit désormais se traduire par un réel partage du pouvoir à l’Assemblée, aussi bien au Bureau qu’à la tête des commissions. Pour rappel, depuis 1958, 15 hommes se sont succédé à la Présidence de l’Assemblée et aucune femme n’a occupé cette fonction. En 2012, le Bureau de l’Assemblée (Présidence, vice-présidence, secrétaires et questeur.rice.s), tout comme la présidence des commissions, comptaient environ un tiers de femmes.

« Cette évolution sans précédent de la part des femmes élues à l’Assemblée nationale est une avancée remarquable pour un partage effectif des responsabilités entre les femmes et les hommes, preuve que la parité n’est plus une option mais une exigence démocratique. » estime Danielle Bousquet, Présidente du Haut Conseil à l’Egalité.

Voir l’évolution depuis 1945 

 

Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes

________________________________________________________________________________

Législatives 2017 la parité en marche à l’Assemblée nationale … Des progrès à confirmer pour  une démocratie aboutie !

Au lendemain des élections législatives, la nouvelle Assemblée nationale est remarquée pour son renouvellement, son ouverture sur la société civile, son rajeunissement et le mélange intergénérationnel, et aussi pour la représentation des femmes qui atteint maintenant 38 ,6% en partant de 27% (soit une progression de 43%). Une première dans l’histoire de la République ! Nous saluons ce bond en avant pour la légitimité des femmes et leur entrée dans l’Assemblée nationale.

Depuis un quart de siècle, un mouvement humaniste et militant d’une grande diversité a œuvré sans relâche pour que progresse la parité dans les instances élues dans une démocratie paritaire et aboutie.  En effet, en 1946, les premières élections enfin ouvertes aux femmes avaient envoyé 6, 8 % d’entre elles à l’Assemblée nationale et cinquante ans plus tard, elles n’étaient que 6,1% dans l’assemblée élue ! Ce large mouvement a été impulsé par des femmes de tous horizons politiques et associatifs, soutenu par le mouvement des femmes en général et par l’engagement de toutes les femmes candidates et élues qui ont montré la légitimité des femmes. Venue du champ politique, l’idée de parité a aussi essaimé dans tous les domaines de la société impulsant des initiatives législatives ou des politiques publiques, pour plus d’égalité et de justice sociale. Le réseau national pluraliste Elles aussi constitué d’antennes et d’associations départementales de femmes et élues, s’est engagé depuis sa création (en 1992) dans ce mouvement paritaire avec de nombreuses et régulières actions d’enquêtes et de sensibilisation.

Dans ce contexte, nous nous félicitons du résultat obtenu en 2017.

Ce résultat résulte du choix des candidatures de La République en Marche et du succès électoral de ce mouvement. Ce pas en avant montre que la volonté politique associée aux contraintes de la loi peut faire évoluer les vieilles habitudes stéréotypées et inégalitaires. Il prouve aussi que, contrairement à ce qui a trop souvent été donné comme raison pour bloquer l’entrée des femmes dans les instances élues, on peut tout à fait trouver des femmes candidates et l’électorat n’hésite pas à les élire au plus haut niveau.

La révolution culturelle de la parité est en marche à l’Assemblée nationale. Le réseau Elles aussi,  attentif aux tentatives de conservatisme archaïque, de hiérarchie entre les sexes et de retour en arrière, souhaite des évolutions similaires dans les autres instances élues où la légitimité des femmes n’est pas encore acquise (Sénat, intercommunalités) ainsi que dans tous les ministères régaliens et tous les cabinets ministériels. Et tout de suite, nous attendons la parité dans les Vice-Présidences et les commissions de la nouvelle l’Assemblée.  A quand une présidente de l’Assemblée nationale ?

Elles aussi


38,65% de femmes élues à l’Assemblée : une nette progression mais pas encore la parité !

Dimanche, la part des femmes élues à l’Assemblée nationale a grimpé à 38,65% des parlementaires contre 26,9% en 2012. C’est une nette progression mais nous sommes encore loin de la parité. En effet, l’hémicycle est constitué de 223 femmes et 354 hommes. Le compte n’y est toujours pas ! Osez le féminisme ! poursuivra son travail de pression et de sensibilisation pour aboutir à la parité effective.

Cette progression s’est inscrite dans un contexte de renforcement des contraintes : lois sur le non-cumul des mandats et doublement des pénalités financières pour les partis ne respectant pas la parité des candidatures. Malgré cela, les femmes ne représentaient encore cette année que 42,4% des candidatures, bon nombre de partis préférant payer de lourdes pénalités durant les 5 années à venir plutôt que répondre à l’exigence démocratique qu’est la parité. Enfin, pour certains partis, la part de femmes élues est significativement inférieure à la part de femmes candidates, démontrant là encore la stratégie sexiste de placer des femmes dans des circonscriptions difficilement gagnables.

 

Dans l’hémicycle, Osez le féminisme ! sera très attentive aux nominations au Bureau de l’Assemblée et dans les commissions qui sont essentielles au travail parlementaire. Nous réclamons une parité effective dans les responsabilités et ne tolérerons ni une majorité d’hommes comme à l’accoutumée, ni une parité de façade. En effet, si le gouvernement d’Edouard Philippe est jusqu’à ce jour paritaire, les ministères régaliens sont réservés aux hommes et la présence des femmes dans les cabinets ministériels est encore trop souvent minoritaire.

Osez le féminisme !

Article actualisé le 20 juin 2017

https://www.50-50magazine.fr/2017/06/19/assemblee-nationale-la-parite-en-marche/

L'égalité femmes-hommes pour relancer l'économie mondiale ?,egalite,parite,emplois,france

19 Juin 2017, 00:06am

Publié par hugo

L'égalité femmes-hommes pour relancer l'économie mondiale ?
 
 Les femmes sont sous-employées par rapport aux hommes. Et tout le monde y perd. C'est le constat édifiant dressé par le nouveau rapport de l'Organisation internationale du travail (OIT), publié mercredi 14 juin. Si l'égalité professionnelle entre femmes et hommes était respectée, le PIB mondial progresserait de 3,9%. Qu’est-ce qu’on attend ?

Ce n'est (malheureusement) pas nouveau : les femmes ne sont pas aussi bien intégrées que les hommes sur le marché du travail, et cela vaut pour l’ensemble de la planète. Cela aurait pourtant des conséquences positives sur l'économie et ferait même bondir le PIB mondial de 3,9 %, selon l’OIT ! L’organisation rappelle ainsi qu'en 2017, leur taux d'activité mondiale est inférieur de 27 points à celui des hommes (49% contre 76 %). Une tendance encore plus visible dans certains pays du monde, comme l'Inde, l'Arabie Saoudite ou l'Egypte. En outre, quand elles sont présentes sur le marché de l’emploi, elles sont plus souvent touchées par le chômage, plus discriminées en matière de salaire et de progression de carrière. C'est notamment le cas en Europe.
Des avantages économiques oui, mais pas que.

Alors quoi faire ? Comment rééquilibrer la balance entre les deux sexes ? Première étape : aider les femmes à avoir accès au marché du travail, selon l'OIT. L'organisation voit la législation comme un moyen d'éliminer la discrimination fondée sur le genre. Elle insiste, par exemple, sur la nécessité d'instaurer le principe d' égalité de rémunération pour un travail de valeur égale, dans les pays où ce n’est pas encore le cas. Par ailleurs, l'organisation plaide pour un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Accès à des services de garde d'enfants de qualité, congé parental bien rémunéré, indemnisation équitable, accès approprié aux transports... : autant de conditions qui permettraient d'améliorer le bien-être individuel des femmes et celui de leurs familles.

http://www.elle.fr/Societe/Le-travail/Faire-bouger-les-choses/L-egalite-femmes-hommes-pour-relancer-l-economie-mondiale-3496820

Une femme à la tête de l'Assemblée nationale, on y croit ?,femmes,politiques,parite,

17 Juin 2017, 02:39am

Publié par hugo

Une femme à la tête de l'Assemblée nationale, on y croit ?
Article mis à jour le 16/06/17 11:57
Partager sur 
Une femme Premier ministre, c'est raté. Mais quid d'une présidente au Perchoir de l'Hémicycle ? Emmanuel Macron y serait favorable à en croire Le Canard Enchaîné. Plusieurs noms auraient déjà circulé.
 Witt/SIPA
La France est en Marche. L'évolution de la place des femmes en politique aussi ? Peut-être bien. Alors que le nombre de députées pourrait battre un record historique dimanche 18 juin après le second tour des législatives, il se murmure dans les couloirs du Canard Enchaîné que le Président de la République pense à nommer une présidente au Perchoir de l'Assemblée nationale.
Si Emmanuel Macron confirme la rumeur, ce sera une première dans l'histoire de la République puisqu'en 70 ans, seulement des hommes se sont succédé à la tête du Palais Bourbon. Vingt-trois femmes ont eu le titre de vice-présidentes. Qui pourrait alors prendre la place de Claude Bartolone ?
NKM et Pompili pressenties
Le Canard avance que le chef de l'Etat y verrait bien une femme de droite. Nathalie Kosciusko-Morizet, qui souffre d'un traumatisme crânien depuis une agression mercredi 15 juin, serait pressentie, tout comme Laure de La Raudière, députée Les Républicains d'Eure-et-Loire. Ces deux dernières n'étant pas arrivées premières dans leur circonscription lors du premier tour, leur nomination semble peu probable selon les médias politiques.
Un homme comme favori
Deux autres femmes pourraient avoir les faveurs du président et s'imposer au Perchoir : Barbara Pompili et Brigitte Bourguignon. La première, ancienne secrétaire d'Etat à la biodiversité et ex EELV, était la première membre du gouvernement Cazeneuve à se prononcer pour Emmanuel Macron au moment de la présidentielle. La deuxième, ancienne socialiste et candidate dans le Pas-de-Calais, est pressentie par le JDD. Le grand favori dans la course à la présidence de l’Hémicycle reste cependant un homme : Thierry Solère, député Les Républicains des Hauts-de-Seine. Le nom sera connu après le résultat des élections législatives.
Voir aussi :
 
Une femme à la tête de l'Assemblée nationale, on y croit ?
http://www.journaldesfemmes.com/societe/actu/1853249-legislatives-femme-presidente-assemblee-nationale/

Marie Lebec : « Ce que je souhaite, c’est que l’égalité ne soit plus un combat, mais une réalité »,egalite,parite,politique

12 Juin 2017, 22:11pm

Publié par hugo

9 juin 2017

FranceMarie Lebec : « Ce que je souhaite, c’est que l’égalité ne soit plus un combat, mais une réalité »

Marie Lebec est candidate La République En Marche ! dans la 4ème circonscription des Yvelines. À 26 ans, elle est la plus jeune candidate de son parti en Ile-de-France. Diplômée de Sciences Po Bordeaux en Affaires Publiques, elle a travaillé 2 ans en tant qu’attachée parlementaire d’un député PS. Ancienne militante LR, elle est aujourd’hui consultante en affaires publiques dans une agence parisienne.

 

Que pensez-vous de l’absence de ministère des Droits des femmes au sein du nouveau gouvernement ?

Je pense que c’est un faux débat. Ce n’est pas une question d’intitulé. Pour moi, ce qui est important, c’est de voir à quel ministre le secrétariat d’État est rattaché et quelles sont ses compétences. Au-delà de ça, je suis contente de voir que pour une fois, ce n’est pas « le ministère des Droits des femmes, des maladies rares et des handicapés » … ! L’égalité c’est un combat qui est important, mais je ne suis pas choquée par l’absence de ministère, tout comme je ne l’aurais pas été si le ministère avait été créé. Ce que je souhaite, c’est que l’égalité ne soit plus un combat, mais une réalité.

 

Que pensez-vous de la parité imposée par Emmanuel Macron parmi ses candidat-e-s aux législatives ?

Ce qu’il faut savoir c’est qu’il s’agit d’une parité sur les circonscriptions gagnables. Ici par exemple, dans les Yvelines, comme En Marche ! a fait un très bon score à la présidentielle, on a 9 candidates LREM sur 12 candidat-e-s, ce qui est énorme ! Et j’en suis très contente : dans un territoire traditionnellement dominé par des hommes en politique, d’un certain âge et tous issus probablement du même parcours, je trouve super qu’on confie enfin des responsabilités à des femmes de tous milieux, de tout âge. Il y en a beaucoup qui n’ont aucun passé politique parmi les candidates investies. C’est un combat et un engagement fort de la part d’Emmanuel Macron, de donner aux femmes les mêmes chances qu’aux hommes pour l’emporter. J’espère que cette dynamique se poursuivra tout au long de son mandat.

 

Est-ce une bonne chose la grande proportion de candidat-e-s de la société civile investi-e-s par plusieurs partis ?

De mon expérience à l’Assemblée Nationale, j’ai observé une cassure entre les élu-e-s et les citoyen-ne-s. J’ai aussi trouvé qu’on était dans une logique bipartisane très forte, à tel point que même lorsqu’on élaborait des lois qui étaient reconnues par les deux partis comme allant dans le bon sens, comme la loi Macron ou la loi travail, quand il s’agissait de voter le texte en séance de manière formelle, les partis ne votaient plus par peur de ne pas pouvoir assumer le bilan.

L’Assemblée est une instance qui a des moyens exceptionnels pour travailler, mais elle a vraiment besoin d’être réformée, et je pense que la seule solution c’est de faire entrer des gens qui ont un autre regard sur la politique. Je pense que les gens de la société civile sont des gens qui sont très attachés à leur métier, et qui n’ont pas forcément vocation à cumuler les mandats dans le temps. Je sais moi-même que je ne ferai pas de la politique mon métier, si je suis élue. En revanche, je pense qu’il est également impératif de reconnaître qu’il faut une professionnalisation des élu-e-s, notamment par la formation. Jusqu’à présent, on a été relativement bien encadré-e-s chez EM en termes de formation, et l’accompagnement devra se poursuivre pour les candidat-e-s élu-e-s, pour pouvoir être performant-e-s rapidement.

Je pense en tous cas que cela va apporter un regard neuf, plus concret, et peut-être une notion nouvelle à l’Assemblée qui est celle de productivité et de « rentabilité » vis-à-vis de l’électrice/l’électeur. Mais il va falloir également que les élu-e-s de la société civile abandonnent leur métier, et travaillent énormément pour combler leur « retard » sur les élu-e-s qui sont en politique depuis longtemps. J’ai beaucoup d’espoir dans Emmanuel Macron, mais également dans celles et ceux qui vont le représenter à l’Assemblée.

 

Concernant l’égalité femmes/hommes quelles seraient les premières lois à proposer ou à amender ?

Je pense en premier lieu à l’égalité des salaires. Je ne comprends même pas comment les inégalités salariales puissent encore exister… Je le vis moi-même au quotidien.

La seconde chose pour moi, c’est mettre fin au harcèlement. Sans tomber dans la censure, c’est également quelque chose que j’ai subi à de nombreuses reprises. Je souhaite vraiment qu’on mette fin à cet espèce de regard malsain sur les femmes, et surtout qu’on arrête de le banaliser. J’ai été extrêmement choquée par l’affaire Baupin, et par la décision de dire « les faits sont prescrits, donc surtout on ne fait rien ». Je ne remets pas en cause la notion de prescription, mais quand huit femmes se plaignent du même comportement d’un homme, surtout en politique, c’est inacceptable…

Je trouve que ça dédouane presque Denis Baupin, parce que c’est comme si on disait « au final ce n’est pas très grave, c’est passé », alors que dans le cas de François Fillon, si les actes qu’on lui reproche ne sont pas plus immoraux, le procès de société qui lui est fait est extrêmement violent. Je me permets de comparer les deux affaires dans la mesure où il s’agit de deux hommes politiques qui ont exercé des responsabilités au sein de leur parti, ou au sein d’un gouvernement… il s’agit quand même du Vice-Président de l’Assemblée Nationale ! Je ne comprends vraiment pas l’indifférence dont on a fait preuve vis-à-vis de Denis Baupin.

Je pense enfin que le fait qu’une nouvelle génération de citoyen-ne-s s’empare de ces sujets contribuera à faire bouger les choses dans le domaine de l’égalité femmes-hommes, en cassant les codes.

 

Qu’est-ce qui vous a poussée à vous présenter ?

Je suis quelqu’un d’assez patriote et j’ai été extrêmement déçue par l’attitude de la droite, dans le sens où elle a été incapable de se rénover. J’aurais rêvé qu’une personnalité comme Emmanuel Macron émerge au sein de la droite, jeune, dynamique, avec l’envie de travailler avec tout le monde, et je me demande pourquoi on n’a pas réussi à le faire. Il y a en effet des sujets qui divisent et qui diviseront toujours les partis, mais j’ai trouvé l’attitude de la droite peu constructive, notamment lors du vote de la loi Macron, alors que les député-e-s des deux camps avaient travaillé ensemble en commission. J’ai trouvé que ce comportement négatif nuisait à l’intérêt du pays. Ma conviction aujourd’hui c’est que peu importe que les idées viennent de la droite ou de la gauche, l’important c’est de savoir où on va et quel projet de société on dessine. On a besoin d’un projet à 10, 20 ans, et non d’un projet qui soit juste électoral.

J’ai découvert Emmanuel Macron en travaillant pour mon député socialiste. J’ai trouvé en lui quelqu’un de différent, d’un peu plus pédagogue. Ce qui m’a poussée à me présenter, c’est aussi le fait que j’ai été très touchée par sa démarche, au moment des candidatures, de s’adresser directement aux femmes pour les encourager à se présenter. Je l’ai trouvé très sincère.

 

Avez-vous surmonté des obstacles dans votre vie politique du fait d’être une femme ?

À ce jour, je n’en ai pas encore eu vraiment le sentiment. Je n’ai jamais ressenti que le fait d’être une femme était un désavantage. Il se trouve par ailleurs que la majorité de mon équipe de campagne est composée d’hommes, et ils me soutiennent entièrement sans se poser de question par rapport à mon genre. Les militants, bien qu’assez paternalistes à mon égard parfois, sont très réceptifs à ma candidature et bienveillants.

Je trouve en revanche que c’est le regard qu’on porte sur moi en général qui est assez agaçant, notamment en tant que jeune femme. Il y a beaucoup de gens qui me parlent du fait que je sois jeune ou que je sois une femme. Mais ce n’est pas ma grille d’analyse, et je n’en fais pas un argument de campagne ! Les gens me disent « oui, mais on doit quand même le prendre en compte… ». Non, on ne doit pas le prendre en compte ! Est-ce que le seul référentiel que vous avez pour lire qui je suis, c’est le fait que je sois jeune et une femme ?! Non, je suis de droite, je crois dans le projet d’Emmanuel Macron, et les compétences que j’ai ne sont liées ni à mon genre ni à mon âge. Je n’y peux rien… ! Je fais partie intégrante de la société, j’y contribue financièrement, économiquement, je ne vois pas pourquoi les jeunes femmes ne pourraient pas être représentées.

Dans ma circonscription, la majorité des candidat-e-s est composée de femmes. Mais mes principaux concurrents sont des hommes, maires d’un certain âge, qui au début portaient sur moi un regard mi amusé mi méprisant. Aujourd’hui, après avoir vu la dynamique qui s’installait, ils me disent « que le meilleur gagne, hein ! »… J’aimerais vraiment gagner pour déconstruire leur lecture dépassée et vieillotte de la vie politique.

 

Propos recueillis par Mathilde Tobias 50-50 Magazine

http://www.50-50magazine.fr/2017/06/09/marie-lebec-ce-que-je-souhaite-cest-que-legalite-ne-soit-plus-un-combat-mais-une-realite/

Les femmes à l’Assemblée Nationale : le Haut Conseil à l’Egalité tire la sonnette d’alarme,egalite,parite,emploi,

31 Mai 2017, 22:20pm

Publié par hugo

France
Les femmes à l’Assemblée Nationale : le Haut Conseil à l’Egalité tire la sonnette d’alarme
Les partis ont officiellement investi leurs candidat-e-s aux élections législatives des 11 et 18 juin. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, seulement 42,2% de celles/ceux-ci sont des femmes. Nous sommes loin de la répartition femmes/hommes à  50-50, à deux points près, exigée par la loi. Le constat est encore plus alarmant au regard des chiffres de ces dix dernières années : en 2007 les partis politiques avaient proposé 42,4% de candidates, tandis qu’en 2012 seules 40% de femmes avaient été investies. Clairement, aucun progrès n’a été atteint vers la parité. Le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes alerte sur le manque de députées à l’Assemblée Nationale.

Le Haut Conseil à l’Egalité constate que « les contraintes légales et les retenues financières n’ont pas permis d’amélioration notoire. »

La loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes a doublé les pénalités financières à l’encontre des partis politiques ne choisissant pas autant de femmes que d’hommes aux législatives. En 5 ans, les partis ont préféré payer 28 millions d’€, soit 8% de leur dotation totale, plutôt que de satisfaire à la règle de la parité.

La dotation publique des partis et groupements politiques pour la 14 ème législature 2012-2017 (1)

 

graphique 3 ter ter

Seuls quelques partis politiques apparaissent dans le tableau mais le total correspond à l’intégralité des partis politiques de la métropole.

Les hommes occupent tout l’espace politique

Pour favoriser la parité au Parlement, le gouvernement Valls a porté la loi sur le non-cumul des mandats interdisant à un-e parlementaire d’effectuer simultanément une fonction de chef-fe ou d’adjoint-e d’un exécutif local (maire, président de Conseil général ou régional). Selon le rapport du HCE de 2013 sur les cumuls des mandats des parlementaires, 80% des parlementaires cumulant plusieurs mandats sont des hommes. Seul 1 homme député sur 5 est en situation de mandat unique, contre près d’1 femme députée sur 2. Une analyse des postes occupés par ces parlementaires démontre que les hommes captent les postes de premier plan : ils sont présidents de Conseil général ou Conseil régional ou maires, tandis que les femmes sont moins visibles, aux postes d’adjointes. 100% des parlementaires en situation de cumul avec une présidence de conseil général ou régional sont des hommes (15 députés-présidents et 38 sénateurs-présidents).

Le cumul des mandats des hommes est tout aussi significative dans le temps. Sous cette 14e législature, les hommes députés sont 10 fois plus nombreux que leurs collègues femmes à être sur les bancs de l’Assemblée nationale depuis au moins 15 ans, soit 4 mandats successifs (128 députés hommes contre 12 députées femmes). Pour 56,9 % des députées en 2012, il s’agit de leur premier mandat, contre 32,1 % des hommes.

 

Mailys ARDIT 50-50 magazine

 

(1) Ministère de l’Intérieur – Haut Conseil à l’Egalité

HCEf/h Parité des candidatures aux élections législatives de 2017

HCEf/h Étude genrée sur le cumul des mandats des parlementaires

http://www.50-50magazine.fr/2017/05/29/les-femmes-a-lassemblee-nationale-deux-rapports-alarmants-du-hcefh/

ILS REPASSENT LEUR LINGE EN PUBLIC POUR L'ÉGALITÉ FACE AUX TÂCHES MÉNAGÈRES,societe,articles femmes hommes,parite,

28 Mai 2017, 13:19pm

Publié par hugo


Ils repassent leur linge en public pour l'égalité face aux tâches ménagèresTwitter
ILS REPASSENT LEUR LINGE EN PUBLIC POUR L'ÉGALITÉ FACE AUX TÂCHES MÉNAGÈRES

Par R.T avec AFP, 20 mai 2017 | 7h22
L'association Zéromacho lutte contre la «répartition traditionnelle» des tâches ménagères. 
Ils militent pour un meilleur partage des tâches ménagères, fer à repasser en main. Des hommes ont repassé leur linge en public, samedi à Paris, pour dénoncer «une des inégalités les plus répandues». Avec cette initiative, menée chaque année avant la fête des mères, «on a pris le parti de s'adresser à l'homme non militant, non conscientisé, monsieur tout-le-monde», explique Frédéric Robert, cofondateur de Zéromacho.
 
Ce collectif masculin, défenseur de l'égalité entre hommes et femmes, s'invite dans la rue pour «rappeler que les tâches ménagères est une des inégalités les plus répandues». «On attend culturellement des femmes qu'elles s'en occupent», développe son représentant.
 
 Suivre
 Hypathie @HypathieBlog
Ne vous froissez pas Messieurs, @Zeromacho repassera pour l'égalité le 20 mai de 15H à 17H à Paris, Orléans,Toulouse https://zeromacho.wordpress.com/2014/05/25/repassage/ …
14:16 - 18 May 2017
Photo published for Action « Repassons pour l’Égalité » les photos
Action « Repassons pour l’Égalité » les photos
Zéromacho se félicite du succès de L’opération « Pour l’égalité, on repassera ! » qui a eu lieu le 24 mai, veille de la fête des mères. Dans 6 villes de France (Li…
zeromacho.wordpress.com
  1 Retweet   3 3 j'aime
Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité
 
 
«Libérez les femmes de leurs fers !», crie à ses côtés Olivier Manceron, devant une table à repasser. «Il faut que la honte gagne les hommes, ce sera le premier pas vers une nouvelle ère», rapporte-t-il. En attendant, peu d'hommes s'arrêtent pour discuter. Au mieux jettent-ils un regard rapide vers les pancartes déployées: «Homme ne te froisse pas, repasse!», «des hommes osent le fer!», «pour la fête des mères, offrez-lui l'égalité».
 
Lutter contre la «répartition traditionnelle»

 

De fait, quand il est question de ce sujet, «les hommes se mettent immédiatement dans une situation défensive», selon Frédéric Robert. Zéromacho, fondé en 2011 autour de la lutte contre la prostitution, s'en prend par ailleurs à la «répartition traditionnelle» des tâches qui se résume, selon le tract distribué aux passants, à «tondre le gazon pour nous, récurer les toilettes pour elles».
 
Il y a les tâches «valorisantes que les hommes veulent bien faire», comme «le bricolage, s'occuper des enfants, cuisiner quand les amis sont là», détaille le militant. Et il y a celles «ingrates, répétitives et qui ne se voient pas» (nettoyage, repassage...) que les hommes ignorent, selon lui. D'après les derniers chiffres de l'Insee (2010), les femmes effectuent la majorité des tâches ménagères et parentales - respectivement 71 % et 65 %.
 
VIDEO. Tâches ménagères : Maxime Machenaud présente ses excuses à sa femme


 
laparisienne.com
Sur le même sujet :
Tâches ménagères : Maxime Machenaud présente ses excuses à sa femme
VIDEO. Tâches ménagères : quand les rugbymen présentent leurs excuses à leurs femmes

http://www.leparisien.fr/laparisienne/actualites/societe/ils-repassent-leur-linge-en-public-pour-l-egalite-face-aux-taches-menageres-20-05-2017-6967686.php#xtor=AD-32280603-[notification]&utm_content=notification&utm_campaign=extension&utm_medium=extension&utm_source=ExtensionFactory.com

Parité, droite-gauche, société civile… le savant cocktail du Gouvernement Philippe,parite,politiques,

26 Mai 2017, 15:30pm

Publié par hugo

GOUVERNEMENT D'EDOUARD PHILIPPE 17/05/2017


Parité, droite-gauche, société civile… le savant cocktail du Gouvernement Philippe
par Aurélien Hélias
Hôtel Matignon © Flickr-CC-P.Janicek
Outre l’équilibre droite-gauche, le premier gouvernement d’Edouard Philippe annoncé ce mercredi 17 mai, composé de 22 ministres, s’affiche aussi strictement paritaire. Et ouvert à la « société civile », pour un bon tiers de ses membres. Quatre maires seulement y font leur entrée… mais dont deux ministres d’Etat.

22 ministres composent le premier Gouvernement d’Edouard Philippe, dont quatre secrétaires d’Etat. Comme promis, il est strictement paritaire (onze femmes, onze hommes) même si les trois ministères d’Etat ainsi que trois des quatre ministères régaliens sont occupés par des hommes.

Comme vanté durant la campagne par Emmanuel Macron et confirmé depuis son élection à l’Elysée, l’équilibre droite-gauche-société civile est aussi symbolisé par les titulaires des trois ministres d’Etat du Gouvernement Philippe :

Gérard Collomb (LREM/PS) à l’Intérieur,
François Bayrou (Modem) Garde des Sceaux
et Nicolas Hulot, non affilié politiquement, à la transition écologique et solidaire.
Déjà titulaire de Matignon avec la nomination d’Edouard Philippe, Les Républicains décrochent d’autres maroquins non moins importants : Bruno Le Maire à l’Economie et Gérald Darmanin à l’Action et comptes publics.

Quatre maires dont deux décrochent un ministère régalien
Au regard, les « Marcheurs » historiques apparaissent presque comme les moins bien lotis, sans ministère d’Etat ni aucun portefeuille régalien. Mais on retrouve tout de même le sénateur PRG Jacques Mézard, l’un des premiers sénateurs à avoir rejoint Emmanuel Macron, à l’agriculture, le secrétaire général d’En marche ! Richard Ferrand, nommé à la Cohésion des territoires, ou encore le porte-parole du candidat Macron durant la campagne Christophe Castaner, chargé des relations avec le Parlement.

A noter que seulement quatre maires rejoignent le Gouvernement Philippe, mais deux sont ministres d’Etat : Gérard Collomb, maire et président de la métropole de Lyon, et François Bayrou, maire de Pau. Les imitent Gérald Darmanin (Tourcoing) et Christophe Castaner (Forcalquier).

Premier conseil des ministres jeudi 18
S’y ajoutent le conseiller municipal et président d’intercommunalité Jacques Mézard (Aurillac), la conseillère de Paris Marielle de Sarnez, et les conseillers régionaux bretons Richard Ferrand et… Jean-Yves Le Drian, qui préside même le conseil régional. On ne sait encore s’il bénéficiera de la même mansuétude que sous le quinquennat Hollande pour cumuler ministère (les Affaires étrangères après la Défense) et présidence de l’exécutif régional.

Premier conseil des ministres à Matignon dès demain, jeudi 18 mai.

 

La liste complète des 22 ministres du Gouvernement d’edouard Philippe

Gérard Collomb, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur
Nicolas Hulot: ministre d’Etat, ministre de la transition écologique et solidaire
François Bayrou: ministre d’Etat, Garde des Sceaux, ministre de la justice
Sylvie Goulard: ministre des Armées
Jean-Yves Le Drian: ministre de l’Europe et des Affaires étrangères
Richard Ferrand: ministre de la Cohésion des territoires
Agnès Buzyn: ministre des Solidarités et de la Santé
Françoise Nyssen: ministre de la Culture
Bruno Le Maire: ministre de l’Economie
Muriel Penicaud: ministre du Travail
Jean-Michel Blanquer: ministre de l’Education nationale
Jacques Mézard: ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation
Gérald Darmanin: ministre de l’Action et des comptes publics
Frédérique Vidal: ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation
Annick Girardin: ministre des Outre-mer
Laura Flessel: ministre des Sports
Elisabeth Borne: ministre chargée des Transports auprès de Nicolas Hulot
Marielle de Sarnez: ministre chargée des Affaires européennes auprès de Jean-Yves Le Drian
Christophe Castaner: secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement
Marlène Schiappa: secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes
Sophie Cluzel: secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées
Mounir Mahjoubi: secrétaire d’Etat au numérique

http://www.courrierdesmaires.fr/69283/parite-droite-gauche-societe-civile-le-savant-cocktail-du-gouvernement-philippe/

ENTREPRISE Comment combattre les discriminations au travail ?,emploi,egalite,parite,

25 Mai 2017, 14:08pm

Publié par hugo

ENTREPRISE Comment combattre les discriminations au travail ?
THOMAS LESTAVEL   24/05/2017 
Facebook
Twitter
Partager sur ...
LinkedIn
9Milliards
Mail
Imprimer
C’est une lettre qui fera sans doute date dans la lutte contre les discriminations : le 23 mai, la CGT a adressé par huissier un courrier à la direction de Safran Aircraft Engine pour porter à son attention le cas de 34 salariés. Selon elle, ceux-ci subissent un « dommage dans leur évolution professionnelle c’est-à-dire promotionnelle et salariale », en raison de leur engagement syndical. L’entreprise a six mois pour agir, avant que la justice ne s’en mêle.

Jusqu’alors, lorsqu’un salarié s’estimait victime d’une discrimination, il lui revenait d’aller en justice par ses propres moyens. Mais, depuis le 11 mai, la possibilité d’intenter une action de groupe, introduite par la loi de modernisation de la justice du XXIe siècle votée fin 2016, est entrée en application. La CGT a d’ores et déjà annoncé que d’autres procédures suivraient, concernant d’autres formes de discriminations. A voir si cet outil, le dernier en date d’un arsenal juridique assez étoffé, sera plus efficace que les autres pour faire changer les pratiques et les mentalités. 

Stéréotypes persistants

« Au cours d’un entretien, la DRH m’a demandé si mes parents parlaient français et d’où venait mon prénom. Elle a aussi posé plusieurs questions sur ma ville, mon quartier et a fini par dire que son cabinet ‘est très Vieille France, vous comprenez ?’ » Ce récit tiré d’un recueil de témoignages publié l’an dernier par le Défenseur des droits1 illustre une réalité tenace dans le monde du travail. Les stéréotypes ont la vie dure et les discriminations2 portent sur de multiples facettes : origine, religion, sexe, apparence physique, état de santé, lieu de résidence, orientation sexuelle, activités syndicales... Le Défenseur des droits s’inquiète par exemple du « parcours d’obstacles » que doivent réaliser les individus dont le nom porte une consonance arabe. Pour s’en sortir, « ils acceptent des emplois moins qualifiés et moins payés. Ou pour les plus diplômés, choisissent de partir à l’étranger » décrit le rapport.

Un actif sur trois déclare avoir été victime de discrimination au cours des cinq dernières années Twitter
D’après le dernier baromètre annuel de l’institution publique, un actif sur trois déclare avoir été victime de discrimination au cours des cinq dernières années. L’emploi constitue le premier vecteur de discrimination dans la société, loin devant l’école, les relations avec l’administration ou les contrôles de police. L’âge et le sexe ressortent comme les deux principaux critères de discrimination au travail, suivis de l’origine et de la couleur de peau. Les femmes, en particulier, souffrent de taux d’activité3 inférieurs de dix points à ceux des hommes et d’un écart de salaire inexpliqué de 12%.

Talents gâchés

Le Défenseur des droits n’est pas le seul à alerter sur ces inégalités de traitement. Etude du CNRS basée sur des annonces de location de logements, enquête « Trajectoires et Origines » de l’Insee et l’Ined, rapport du think tank libéral l’Institut Montaigne sur les discriminations religieuses… La littérature sur le sujet est abondante. « Même l’OCDE et le FMI soulignent que les inégalités, qui résultent largement de discriminations, grèvent la croissance, or on ne peut pas dire que le FMI soit a priori soucieux d’égalité sociale » glisse Marie-Cécile Naves, chercheuse associée à l’IRIS et co-auteure du livre « Talents gâchés » (2015).

Le gouvernement a annoncé en octobre 2016 que 97 entreprises avaient été sanctionnées financièrement pour n’avoir pas respecté l’égalité salariale entre hommes et femmes Twitter
Sur le front de l’égalité hommes femmes et des discriminations contre les handicapés, la loi fait bouger les choses, même s’il reste fort à faire. Toute entreprise d’au moins 20 salariés doit employer des travailleurs handicapés à hauteur de 6% des effectifs, faute de quoi elle doit s’acquitter d’une contribution à l’Agefiph (fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées). Concernant les inégalités de salaires entre hommes et femmes, un décret publié fin 2012 prévoit des pénalités allant jusqu’à 1% de la masse salariale. Le gouvernement a annoncé en octobre 2016 que 97 entreprises avaient été sanctionnées financièrement. L’Islande va encore plus loin. En mars, Reykjavik a annoncé une nouvelle loi obligeant les entreprises de plus de 25 salariés à appliquer la stricte égalité salariale entre hommes et femmes, à travail égal. Une première mondiale.

Salaires : les femmes sont les plus discriminées

Ecarts de salaires inexpliqués à un poste donné (2009-2014), en %

Lecture : toutes choses égales par ailleurs, les femmes nées dans les DOM ont en moyenne un salaire inférieur de 13% à celui des hommes sans ascendance migratoire directe.

Source : France Stratégie, sur la base des enquêtes Emploi de l’Insee
Facebook Twitter Partager sur ...
LinkedIn
Mail
 
Cependant la loi peine à combattre d’autres formes de discrimination comme l’origine ou l’orientation sexuelle, par ailleurs plus difficiles à prouver. « Les discriminations volontaires sont plutôt rares. Les décisions biaisées expriment avant tout le poids des habitudes. Et les publics discriminés participent malgré eux du mouvement car ils intériorisent un sentiment d’infériorité sociale », décrypte Marie-Cécile Naves.

Name and shame

Fort de ce constat, le ministère du Travail a mené en 2016 une campagne de « testing » consistant à envoyer deux CV identiques en réponse à 1500 offres d’emplois de 40 grands recruteurs. Seule la consonance du nom et du prénom différait entre les deux CV. Bilan : les candidats d’origine maghrébine souffraient d’un taux de réponse inférieur de 11 points aux autres. Suite à cette opération, Myriam El Khomri, alors ministre du Travail a publiquement fustigé Courtepaille et AccorHotels pour leur action insatisfaisante en matière de lutte contre les discriminations. Courtepaille a, depuis, renforcé son arsenal de contrôle interne. « Dans une société de l’information comme la nôtre, ce type d’annonce peut faire le ‘buzz’ et nuire à l’image de l’entreprise. Le ‘name and shame’ a déjà fait ses preuves aux Etats-Unis », souligne Marie-Cécile Naves. Le nouveau chef de l’Etat qui entend faire de la lutte contre les discriminations une cause nationale, veut lui aussi multiplier les opérations de contrôle aléatoires et les testing dans les 22 motifs de discrimination prévus par la loi.

Les stéréotypes de genre aggravent les pénuries de main d’œuvre dans certains métiers considérés comme masculins ou féminins Twitter
L’enjeu est de taille car la discrimination nuit non seulement à l’égalité des chances mais aussi à la performance économique, estiment certains experts. « Plus on monte dans la hiérarchie d’une entreprise, moins les personnels sont issus d’origines diverses et moins il y a de femmes. On se prive donc de compétences. C’est un coût en termes économiques mais aussi en termes de cohésion sociale, de valeurs. On ne peut réduire cet enjeu à un calcul de rentabilité », estime Marie-Cécile Naves. Les stéréotypes de genre viennent par ailleurs aggraver les pénuries de main d’œuvre dans certains métiers considérés comme masculins (ingénieur, chef de chantier) ou féminins (infirmière, auxiliaire de vie). Seuls 17% des métiers, représentant 16% des emplois, peuvent être considérés comme mixtes4.

150 milliards d’euros

Au final, les inégalités d’accès à l’emploi et aux postes qualifiés coûteraient à notre pays près de 7 points de PIB, soit environ 150 milliards d’euros, si on en croit les calculs de France Stratégie. Voici comment le bureau d’études, qui dépend de Matignon, explique son calcul : si on faisait converger le taux d’emploi5 et le taux d’accès aux emplois qualifiés des populations discriminées vers ceux des autres populations, cela se traduirait par la création de 608 000 postes, à 93% féminins. Ces salaires supplémentaires viendraient stimuler la consommation et le PIB6. D’autre part, « les discriminations amènent des individus peu talentueux aux postes qualifiés, et des individus talentueux à des postes peu qualifiés. Nous avons cherché à mesurer la perte induite pour l’économie. On peut s’attendre à ce que cet effet soit de l’ordre de 3% du PIB environ », complète Clément Dherbécourt, chef de projet chez France Stratégie.

Pour certains experts, mobiliser l’argument économique au service de la lutte contre les discriminations est dangereux Twitter
D’autres experts, telle l’économiste Hélène Périvier, jugent cette approche économique dangereuse. « Mobiliser l’argument économique ouvre la voie à la justification des discriminations si l’on démontrait pour certaines d’entre elles qu’il coûte plus cher de les combattre que de les accepter », avance-t-elle.

Que ce soit pour des raisons économiques, éthiques, par souci d’image ou par simple crainte des sanctions, des entreprises se mobilisent pour améliorer la diversité au niveau des embauches et l’équité des salaires et des promotions. C’est le cas par exemple des grands groupes adhérant à l’Association Française des Managers de la Diversité (AMD). Ces initiatives doivent néanmoins être considérées avec prudence, car certaines sociétés se contentent de publier des chartes sans mener d’actions concrètes ni de véritables contrôles. Des études américaines démontrent qu’un environnement de travail plus équitable améliore l’ambiance et le bien-être au bureau. L’entreprise de demain sera-t-elle plus inclusive ? C’est ce qu’espère Marie-Cécile Naves « Il y a un effet d’entraînement pour tous les salariés, même pour ceux qui sont ’du bon côté de la barrière’ (les hommes blancs diplômés des plus grandes universités) et qui auraient donc, théoriquement, quelque chose à y perdre ».

1. Institution publique qui peut être saisie gratuitement par tout individu estimant que ses droits ne sont pas respectés. Créée en 2011, elle est la réunion de quatre institutions : le Médiateur de la République, le Défenseur des enfants, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE) et la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS).
2. Distinction opérée de manière intentionnelle ou non entre des personnes sur la base de critères non objectifs, et susceptible d’entraîner un désavantage particulier. La loi française interdit 22 motifs de discrimination.
3. Proportion d’actifs (occupés et chômeurs) dans une population donnée.
4. Métier mixte : métier comportant au moins 40% d’hommes et 40% de femmes.
5. Part d’une population donnée ayant un emploi.
6. A court terme, l’afflux de main d’œuvre induit aurait certes pour effet d’augmenter le chômage. Mais à long terme, l’augmentation de la population en emploi est censée accroître la richesse par tête, donc le PIB.

http://www.alternatives-economiques.fr/combattre-discriminations-travail/00078980

Egalité femmes-hommes : « il y a encore des efforts à faire pour changer les mentalités »,egalite,parite,emploi,

25 Mai 2017, 14:04pm

Publié par hugo

Egalité femmes-hommes : « il y a encore des efforts à faire pour changer les mentalités »

Publié le 24 mai 2017 à 18h07 Egalité femmes-hommes : « il y a encore des efforts à faire pour changer les mentalités »
© Getty
Le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) a dévoilé le 23 mai son « rapport annuel sur l’état de la France en 2017 ». Et ce que l’on peut vous dire, c’est que l’égalité femmes-hommes est loin d’être atteinte !
Le temps de quatre tables rondes, dans l’hémicycle du CESE, les rapporteurs du rapport - Guillaume Duval, rédacteur en chef d’ «  Alternatives Economiques »  et Pierre Lafont, représentant du CESE - accompagnés d’experts, ont confronté leur analyse sur les différentes thématiques du rapport telles que les inégalités face à l’éducation et la pauvreté, lapeur du déclassement ou encore lerepli identitaire. L’objectif ? Trouver des solutions pour « une refondation de notre cohésion sociale » selon les auteurs, cités par « Le Monde », partenaire de l’événement.

LES FEMMES TOUJOURS DISCRIMINÉES AU TRAVAIL

Quid de la situation des femmes ? Brigitte Grésy, secrétaire générale du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, a dressé un bilan mitigé : « Si la majorité des femmes travaillent (84% des femmes âgées de 25 à 49 ans), de nombreuses discriminations demeurent. » Parmi elles, le sexisme sur le lieu de travail. « 90% des femmes interrogées déclarent que les agissements sexistes ont eu un impact sur leur vie professionnelle », a souligné Brigitte Grésy, également auteure de « Le sexisme au travail : fin de la loi du silence ? » (éd. Belin). Néanmoins, l’experte a salué la présence du mot « sexisme » dans le code du travail, une première européenne.

LA CHARGE MENTALE DES MÈRES 

Autre inégalités citées, celles liées à la conciliation vie professionnelle-vie privée. « On observe une parentalité toujours bancale » a estimé Brigitte Grésy en regrettant la moindre implication des pères dans les tâches domestiques. C’est le principe de la charge mentale qui pèse encore sur les mères et qui a des conséquences sur leur disponibilité au travail. On vous en parlait ici, à l’occasion de le sortie de la BD de la dessinatrice Emma. Enfin, « l’égalité de salaires n’est toujours pas atteinte puisque les femmes gagnent toujours un quart de moins que les hommes ! » Un écart en partie dû à un manque de mixité des métiers. En effet, comme le mentionne le rapport, les femmes occupent davantage que les hommes des emplois peu qualifiés et peu rémunérés et subissent davantage le temps partiel et les contrats précaires que leurs collègues masculins (9,8% contre 3,8%) . Le chemin à parcourir est encore long !

 

 

Écrit par...
Lou Bes
Lou Bes
@Lou Bes
À lire également
La disparition du ministère des Droits des femmes agace les féministes et on vous explique pourquoi
Gouvernement Macron : parité presque respectée mais…
Boulot : 5 conseils avisés pour devenir chef
Vous allez changer au moins trois fois de job dans votre vie !

http://www.elle.fr/Societe/Le-travail/Faire-bouger-les-choses/Egalite-femmes-hommes-il-y-a-encore-des-efforts-a-faire-pour-changer-les-mentalites-3486467