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Le blog de hugo,

Articles avec #egalites

L'égalité en héritage au coeur du débat en Tunisie,egalite,parite,societe,femmes,feminisme,

18 Août 2017, 01:17am

Publié par hugo

 
L'égalité en héritage au coeur du débat en Tunisie
 
Dessin paru sur le compte twitter de la dessinatrice Willis From Tunis, à l'occasion du débat autour d'une réforme de l'héritage en Tunisie.
 
«La Tunisie se dirige inexorablement vers l’égalité dans tous les domaines !» La formule prononcée par Béji Caïd Essebsi, dimanche 13 août 2017, jour de la fête nationale de la femme, fera, on ne peut que l'espérer, date. L'occasion pour le président tunisien de relancer officiellement le débat sur un sujet hautement délicat : l’égalité entre femmes et hommes en matière d’héritage.
17 aoû 2017
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#LaBonneNouvelleDuJour (pour reprendre la formule d'une Terrienne tunisienne sur Facebook) n'a jamais eu autant sa place en ce jour de « Fête de la femme » en Tunisie. Cette journée célèbre tous les 13 août la promulgation en 1956 du Code du statut personnel (CSP), un texte qui a accordé plusieurs droits aux femmes et a aboli la polygamie et la répudiation.
Aujourd'hui la Tunisie est considérée, notamment grâce à sa nouvelle Constitution adoptée en 2014, stipulant que les « citoyens et citoyennes sont égaux en droits et devoirs », comme pionnière dans le monde arabe. Malgré tout, sur la question de l'héritage, tout reste à faire. Les femmes continuent d’hériter généralement uniquement de la moitié de ce qui revient aux hommes, comme le prévoit le Coran. Cela pourrait donc changer ...
« Nous avons une Constitution [stipulant] que l’Etat est civil, mais tout le monde sait que notre peuple est musulman […] et nous ne voulons pas aller vers des réformes qui choqueraient le peuple tunisien », a dit le chef de l’Etat lors d'une allocution prononcée dimanche 13 août 2017 devant le gouvernement et un parterre d’invité.e.s.
« Mais il faut que nous disions que nous allons vers l’égalité entre eux [hommes et femmes] dans tous les domaines. Et toute la question réside dans l’héritage », a-t-il ajouté. Le président a annoncé avoir formé une commission chargée d’étudier « la question des libertés individuelles » et celle de « l’égalité dans tous les domaines », qui doit lui remettre un rapport à une date qui n’a pas été spécifiée.
Nous allons trouver la formulation qui ne choquera pas les sentiments d’un certain nombre de citoyens et de citoyennes et qui fera en sorte qu’il n’y ait pas d’injustice Béji Caïd Essebsi
« J’ai confiance dans l’intelligence des Tunisiens et dans les hommes de loi. Nous allons trouver la formulation qui ne choquera pas les sentiments d’un certain nombre de citoyens et de citoyennes et qui fera en sorte qu’il n’y ait pas d’injustice » à l’égard des femmes, a-t-il affirmé. Béji Caïd Essebsi a aussi annoncé avoir demandé au gouvernement de retirer une circulaire datant de 1973 et empêchant le mariage des Tunisiennes musulmanes avec des non-musulmans. Des organisations de la société civile ont ces derniers mois lancé une campagne sur cette question et une plainte a été déposée auprès du tribunal administratif pour annuler la circulaire.
Hériter à égalité, question si sensible
La question de l’égalité entre hommes et femmes en matière d’héritage reste une question très sensible dans ce pays, comme presque partout dans le monde arabe. En 2016, le député Mehdi Ben Gharbia avait présenté une proposition de loi visant à faciliter l’égalité en matière d’héritage. Le mufti de la République, la plus haute autorité religieuse musulmane du pays, et tous les partis traditionnalistes et autres institutions religieuses y étaient alors opposés. Aujourd'hui, le député est devenu ministre, ceci expliquant peut-être que la question revienne sur la table.
Autre facteur favorable à une réforme, cette récente victoire pour la défense des Tunisiennes. Après certes, de longs débats et tractations, le vote le 26 juillet 2017 à l'unanimité des 146 députés présents (sur 217 élus) d'une loi très attendue pour lutter contre les violences faites aux femmes. Le texte renforce en particulier la protection des victimes et abolit des dispositions jugées rétrogrades.
Retrouvez nos récents articles sur la Tunisie dans Terriennes :
>Loi contre les violences aux femmes : victoire "historique" des Tunisiennes
>Tunisie : seulement 2% des femmes fonctionnaires occupent des postes à responsabilité
Une proposition polémique
Le discours du président tunisien soulève depuis dimanche une très vive polémique, les critiques fusant du côté du camp radical et des traditionnalistes. Un projet au contraire soutenu par les modérés et le camp réformiste.
Dans les médias, une députée du parti libéral-social Afek Tounes, Rim Mahjoub, a qualifié ce discours de "progressiste et révolutionnaire". " Cela doit être suivi par un projet de loi qui sera déposé à l’assemblée. Projet qui devrait être facilement adopté par la majorité parlementaire", estime-t-elle.
Dans une publication sur sa page Facebook, l’office de l’Iftaa, dirigé par le Mufti de la République tunisienne Cheikh Othman Battikh, a fait l’éloge du discours du président de la République, affirmant que ses propositions renforcent la place de la femme au sein de la société tunisienne et garantissent le principe de l’égalité entre les deux sexes.
Cette réaction a suscité de vives réactions dans le camp des opposants au changement. Le syndicat des imams tunisiens rejette les propositions présidentielles. Fadhel Achour, secrétaire-général de ce syndicat, a exprimé, dans une déclaration à Shems FM, son opposition au contenu du dernier communiqué du mufti de la république (cité plus haut) et demandé à ce dernier de démissionner.
Depuis l'Egypte, Abbas Chouman, vice-grand imam de la mosquée Al-Azhar estime qu'"un appel à une égalité dans l’héritage entre les deux sexes s’oppose aux doctrines de la Charia (doctrines et règles musulmanes ndlr)". "La répartition de l’héritage entre les héritiers est organisée conformément à des versets du coran bien clairs qui ne suscitent pas l’interprétation", a-t-il dit dans une déclaration rapportée par plusieurs agences de presse.
Lors d'un entretien, mardi 15 août 2017, sur les ondes d'une radio tunisienne, Express Fm, Sadok Belaïd, ancien doyen de la Faculté de droit et une grande sommité en droit, estime que "le fait d’avoir appliqué les modalités sur l’héritage pendant plus de 13 siècles, ne vaut nullement dire qu’elles sont exactes". "A quatre reprises, le texte coranique met l’accent sur le fait que l’héritage doit être réparti après en avoir déduit les montants de dette ou de legs sans oublier que le même texte coranique abonde en versets prônant l’égalité parfaite entre hommes et femmes", déclare le professeur.
Concernant la question du mariage d’une musulmane avec un non musulman, l'ancien doyen évoque l’absence d’un texte coranique clair l’interdisant, donnant ainsi raison, là aussi, au président de la République.
Face à la controverse galopante, la porte-parole de la présidence de la République Saïda Garrach estime, que les tentatives de ramener cette question au discours religieux, n’est, selon elle, qu’un moyen de contourner le problème. "Cela ne dépendra pas d'une fatwa !", a-t-elle lancé lors d'une émission télévisée, précisant que l'Islam est "évolutif" et ajoutant que "ce dernier n’a pas aboli l’esclavage et s’est pourtant inscrit dans l’ère des droits humains".
La bataille autour du bastion de l'héritage, chasse gardée masculine s'il en est depuis la nuit des temps s'annonce rude. A la Tunisie maintenant de confirmer son statut d'exception... #ASuivre

http://information.tv5monde.com/terriennes/l-egalite-en-heritage-au-coeur-du-debat-en-tunisie-186209

La différence entre les hommes et les femmes - Épisode 12 de "Bienvenue dans le monde du travail" ,femmes,feminisme,emploi,france,egalite

5 Août 2017, 21:32pm

Publié par hugo

Ajoutée le 12 nov. 2012

http://www.info-tpe.fr | En France, en 2012, les femmes gagnent en moyenne 25% de moins que les hommes : bienvenue dans le monde du travail !
Producteur: Force Ouvrière
Conception, réalisation: Pierre Wolf/SFJ
Direction artistique, illustrations et animation 2D : Julie Huguen, studiotricot.com
Conception sonore et mixage: Cyrille Louwerier
Musique: Brice Cavallera

A Malte, la légalisation du mariage homosexuel en cache misère d’un régime réactionnaire,lois,homo

16 Juillet 2017, 13:00pm

Publié par hugo

 A Malte, la légalisation du mariage homosexuel en cache misère d’un régime réactionnaire
Ce mercredi 12 juillet, le parlement maltais a voté à la quasi-unanimité la légalisation du mariage entre personnes du même sexe, sous la pression des différents groupes militants du pays.
Léon Kahlo
jeudi 13 juillet
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⦁ whatsapp://send?text=A Malte, la légalisation du mariage homosexuel en cache misère d’un régime réactionnaire - Ce mercredi 12 juillet, le parlement maltais a voté à la quasi-unanimité la légalisation du mariage entre personnes du même sexe, sous la pression des différents groupes militants du pays.:  http://www.revolutionpermanente.fr/A-Malte-la-legalisation-du-mariage-homosexuel-en-cache-misere-d-un-regime-reactionnaire
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Crédits photo : REUTERS/Darrin Zammit Lupi
Les couples homosexuels de Malte pourront se marier grâce aux organisations qui ont fait pression sur le Parlement. Cette proposition faisait parti des promesses électorales du gouvernement Muscat après la reconnaissance de l’union de couples du même sexe en 2014 et a été votée sous Joseph Muscat, réélu en 2017.
Cependant, comment expliquer que des droits élémentaires comme le droit des femmes à disposer librement de leur corps soit toujours recalé ? Malte est le seul pays de l’U.E qui interdit complètement l’avortement. Ainsi une femme ayant fait une fausse-couche peut être poursuivie pour crime, le tribunal allant jusqu’a emprisonner le/la spécialiste qui se serait occupé-e d’aider ces femmes. Ces problèmes tirent leurs racines dans la séparation floue entre l’église catholique et l’Etat maltais, laissant ainsi une emprise religieuse extrêmement forte.
Au delà de l’écran de fumée lancé par le gouvernement libéral de Muscat, le pays reste toujours en proie aux idées réactionnaires qui se cachent sous un vernis progressiste. La figure macronienne de Muscat, mettant son costard tissé de fils arc-en-ciel LGBT institutionnel, cherche à récuperer une tranche de nos luttes en s’accaparant nos victoires et en voilant nos combats. En effet, il ne fait guère de doute que, légalisation du mariage homosexuel ou pas, la lutte contre l’homophobie et le sexisme d’État sera toujours d’actualité à Malte, tant le prisme religieux configure tous les aspects de la société. De la lutte pour le droit à l’avortement jusqu’à l’adoption d’enfant par les couples homosexuels en passant par la PMA, la victoire arrachée sur le mariage homosexuel doit, à contrario d’une canalisation de la colère, permettre d’enraciner et de poursuivre la bataille.
 
http://www.revolutionpermanente.fr/A-Malte-la-legalisation-du-mariage-homosexuel-en-cache-misere-d-un-regime-reactionnaire

Inégalités salariales : le travail des femmes vaut 14% de moins que celui des hommes,femmes,hommes,emplois,

9 Juillet 2017, 03:06am

Publié par hugo

 Inégalités salariales : le travail des femmes vaut 14% de moins que celui des hommes
/"
 
 
Les femmes sont toujours moins bien payées que les hommes
 
Par Charlotte Arce
Publié le Jeudi 06 Juillet 2017
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Selon une étude de l'Insee publiée ce mardi 4 juillet, les femmes sont toujours payées en moyenne 14% de moins par heure que leurs confrères masculins dans le secteur privé.
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Le 8 mars dernier, pour la Journée internationale pour les droits des femmes, de nombreuses associations féministes ont appelé les femmes actives à cesser de travailler à 15h40 afin de lutter contre les inégalités salariales entre femmes et hommes. À la lumière de la nouvelle étude de l'Insee sur le sujet, ce type d'action prend tout son sens.
Publiée mardi 4 juillet 2017, cette nouvelle enquête réalisée avec la University College of London s'intéresse en particulier aux écarts de rémunération entre femmes et hommes dans le secteur privé. Premier constat : malgré les efforts fournis par certaines sociétés et les différentes mesures législatives censées booster l'égalité salariale, femmes et hommes ne sont toujours pas logées à la même enseigne. À compétences et à travail égal, une salariée du privé gagnait en 2014 en moyenne 14% de moins de l'heure que son confrère masculin. Certes, l'écart de rémunération à l'heure tend à se réduire : en 1995, il était encore de 16,8%. Mais si l'on se penche sur les revenus annuels perçus par femmes et hommes, c'est une autre histoire : alors qu'elles sont en général plus diplômées que les hommes, les femmes percevaient en 2013 un salaire inférieur en moyenne de 25% par rapport à eux, et ce quelle que soit leur profession.
La maternité, éternel frein à la carrière des femmes
L'écart salarial se creuse encore un peu plus pour les femmes cadres. L'étude de l'Insee pointe d'ailleurs un paradoxe : si les femmes sont aujourd'hui plus enclines à occuper des postes hiérarchiques plus élevés, elles sont en revanche de moins en moins nombreuses à travailler dans les secteurs d'activité les plus rémunérateurs. Ainsi, 13,4 % des femmes sont cadres en 2014, contre 7,4 % en 1995. En revanche, les cinq secteurs d'activité où les salaires moyens sont les plus élevés comptent 33,3 % de femmes parmi leurs salariés en 2014, contre 40,2 % en 1995. De même, les cinq secteurs d'activité où les salaires sont en moyenne les plus faibles emploient 53,9 % de femmes en 2014, contre 49,1 % en 1995.
Comment expliquer cette persistance des écarts salariaux et la trop faible présence de femmes aux postes les mieux rémunérés ? Pour les chercheurs de l'Insee, les causes sont multiples. D'abord, ils pointent de véritables "ségrégations sectorielle et socioprofessionnelle" qui entravent la carrière des femmes. Lorsqu'elles choisissent d'avoir des enfants, les mères actives auraient tendance à choisir des emplois moins bien rémunérés, mais qui leur permet de concilier leur vie professionnelle et leurs impératifs familiaux. Elles sont aussi plus nombreuses à arrêter de travailler : avec un enfant, le taux d'activité des femmes est de 86,3%, contre 95,7% pour les hommes. Dans un foyer de trois enfants, le taux d'activité des hommes reste pratiquement inchangé, tandis que celui des femmes dégringole à 64.2 %.
L'expérience des femmes moins valorisée sur le marché du travail
Autre inégalité dont les femmes actives pâtissent dans leur carrière : la moindre reconnaissance de leur expérience professionnelle. D'après l'étude, celle-ci contribue à près de la moitié de l'écart inexpliqué : l'expérience accumulée par les femmes est moins valorisée que celle des hommes, toutes choses égales par ailleurs. Cet écart de valorisation est le signe de carrières salariales plus plates chez les femmes que chez les hommes. Il pourrait s'expliquer en partie aussi par une moindre valorisation de l'expérience professionnelle à temps partiel, plus fréquente chez les femmes que chez les hommes, que de celle à temps plein. Autant dire qu'avant que femmes et hommes se voient versés le même salaire pour le même travail fourni, il faudra sans doute encore attendre longtemps.

http://www.terrafemina.com/article/inegalites-salariales-le-travail-des-femmes-vaut-14-de-moins-que-celui-des-hommes_a332817/1

Parité à l'Assemblée nationale : quelle place pour les députées?,egalite,parite,politiques,

27 Juin 2017, 04:43am

Publié par hugo

 
Parité à l'Assemblée nationale : quelle place pour les députées ?

ÉCLAIRAGE - Elles sont 224 femmes à siéger à l'Assemblée nationale. Un taux record d'élues pour un hémicycle présidés par... les hommes.
 L'Assemblée nationale, le 18 octobre 2016.Crédit : CHAMUSSY/SIPA
 
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publié le 26/06/2017 à 15:40
La parité à l'Assemblée, ce n'est pas gagné. 224 femmes pour 353 hommes, c'est le nouveau visage de l'Assemblée nationale. Un taux record d'élues (39%) salué par les associations féministes et revendiqué par les équipes de La République en Marche. Le parti d'Emmanuel Macron ayant présenté aux élections législatives une parité presque parfaite en terme de candidatures.
"L'Assemblée national enregistre son record de femmes députées. fierté d'y avoir contribué avec toute la commission d'investiture La République en Marche", a par exemple tweeté Marlène Schiappa, la secrétaire d'État chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes, le jour des résultats.
À lire aussihttp://www.rtl.fr/girls/identites/resultats-legislatives-2017-les-nouveaux-
Résultats législatives 2017 : les nouveaux visages des députées à l'Assemblée
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Quelques jours après la rentrée des nouveaux députés, la formation nécessaire pour prendre ses quartiers dans l'hémicycle, l'Assemblée nationale s'est constituée en plusieurs groupes avec, pour chacun, un élu chef de parti, jouissant donc d'un peu plus de responsabilité.
La parité reste à surveiller à tous les étages
Plusieurs associations féministes ont, dès les résultats des élections législatives, manifestées leur réserve quant aux résultats chiffrés d'une presque parité. Elles ont alors argué qu'il fallait attendre la composition des commissions, la nomination des groupes de députés et la révélation du nom du président ou de la présidente pour crier victoire en faveur de la parité à l'Assemblée.
Comme le soulignait par exemple l'association Politiqu'Elles, les députées sont en majorité représentées dans "les commissions les moins prestigieuses des familles, de l'environnement et de la culture et beaucoup moins dans les plus prisées comme les finances et les affaires étrangères", a également rappelé Politiqu'Elles.
Une Assemblée dirigée par des hommes
Pour cette édition 2017, les sept postes de présidence de groupe ont été attribués à sept hommes (André Chassaigne, Olivier Faure, Richard Ferrand, Marc Fesneau, Christian Jacob, Jean-Luc Mélenchon et Thierry Solère). Soit, après un rapide calcul, une représentation des femmes qui s'élève à 0%.
Un taux moins bon que celui de la promotion 2012 où le groupe écologiste avait été présidé par un duo où au moins une femme était représentée.
En cause : peu de femmes se sont portées candidates, souligne un article des Nouvelles News avant d'ajouter que seul le clan des socialistes présentait une candidate (Delphine Batho) face à l'élu Olivier Faure après l'abandon de Marielle de Sarnez du groupe MoDem. Delphine Batho n'avait cependant aucune chance de battre le président sortant du groupe socialiste au regard des résultats du vote : 3 voix contre 31.
Une Assemblée dirigée par une femme ?
Elles sont déjà deux députées de La République en Marche à s'être portées candidate à la présidence de l'Assemblée nationale. Sophie Errante (Loire-Atlantique) et Brigitte Bourguignon (Pas-de-Calais) s'opposent à François de Rugy, ancien candidat de la primaire citoyenne de la gauche durant l'élection présidentielle.
"Une femme présidente de l’Assemblée nationale, ce serait bien, non ?" a lancé Sophie Errante à LCP tandis que Brigitte Bourguignon a ajouté : "C’est le moment d’avoir une femme au perchoir… que ce soit Sophie ou moi !". Fin du suspens ce mardi 27 juin à 15 heures.
La rédaction vous recommande
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Arabie saoudite : les femmes pourront désormais voyager et étudier sans demander la permission
Résultats législatives 2017 : les nouveaux visages des députées à l'Assemblée
Résultats législatives 2017 : record battu pour le nombre de députées à l’Assemblée
 
http://www.rtl.fr/girls/identites/parite-a-l-assemblee-nationale-quelle-place-pour-les-deputees-7789113604
 
http://www.rtl.fr/girls/identites/parite-a-l-assemblee-nationale-quelle-place-pour-les-deputees-7789113604

Cergy, ville engagée,egalite,parite,article femmes hommes,

24 Juin 2017, 16:40pm

Publié par hugo

22 juin 2017

FranceCergy, ville engagée

Cergy, ville de 61 000 habitant-e-s de la banlieue Nord-Ouest de Paris s’engage de plus en plus dans la lutte contre les discriminations et pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Grâce à ses deux quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), Cergy est un territoire riche en associations à caractère social qui interviennent sur ces thématiques.

Sous l’impulsion politique de l’élue Hawa Fofana (adjointe au maire, déléguée aux droits des femmes) et du chargé de mission égalité de la ville Djafar Lakrouz, Cergy a créé, en octobre 2015, un comité de pilotage égalité qui a pour but de rassembler tous les acteurs locaux agissant pour l’égalité entre les femmes et les hommes ou pour la protection des femmes victimes de violences. Parmi ces acteurs, on trouve des associations comme Du côté des femmes qui lutte contre les violences faites aux femmes, Voix de Femmes qui est engagée contre les mariages forcés, le Planning familial, le CIDFF (Centre d’Informations des Droits des Femmes et des Familles) mais aussi des acteurs institutionnels comme l’Université de Cergy-Pontoise.

Le comité de pilotage a principalement travaillé, dans un premier temps, sur l’organisation de manifestations publiques comme le 8 mars ou encore le 25 novembre.

Depuis la rentrée 2016, le COPIL égalité s’est orienté vers l’élaboration et le développement de politiques publiques menées plus en amont et en profondeur. Ainsi, grâce au rapport en matière d’égalité entre les femmes et les hommes réalisé par Jules Donzelot (sociologue) sur le territoire de la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise et grâce au rapport en matière d’égalité entre les femmes et les hommes (1) produit par la ville de Cergy, des éléments saillants d’inégalités ont été rendus visibles.

Le COPIL a dégagé de ces rapports trois thématiques prioritaires à traiter : la monoparentalité féminine, l’employabilité des femmes avec un axe sur les temps partiels, et le chômage féminin. Bien entendu, le volet événementiel est conservé à travers les journées du 8 mars , du 11 octobre (Journée de la fille) et du 25 novembre. Enfin, convaincu-e-s de l’importance de l’éducation à l’égalité, les acteurs et actrices se coordonnent afin d’appliquer la loi du 4 juillet 2001 relative à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception qui incite à ce qu’une information et une éducation à la sexualité soient dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d’au moins trois séances annuelles et par groupes d’âge homogène.

 

L’égalité, le fil rouge de la politique de la ville

L’égalité entre les femmes et les hommes est un axe majeur pour toutes les directions de la mairie de Cergy. En effet, la ville de Cergy a des accords de coopération décentralisée avec les villes de Thiès (Sénégal) et de Saffa (Palestine) depuis dix ans et la mission action internationale et développement durable s’engage à travers ces jumelages à promouvoir l’égalité. La ville travaille avec des groupements de femmes pour la promotion féminine (développement/leadership) et a organisé notamment un échange de pratiques entre des femmes juristes sénégalaises et l’association Du côté des femmes. En novembre 2016, la ville a accueilli un groupe de Palestinien-ne-s.

La direction jeunesse et sports de la ville avec le Point information jeunesse (PIJ) s’implique dans les manifestations publiques comme le 8 mars en mettant en place des murs d’expression sur les questions d’égalité dans les trois lycées de la ville.

La direction de la communication publie chaque année, en mars, dans le journal mensuel de la ville « Cergy, ma ville » des articles consacrés aux droits des femmes, à l’égalité entre les femmes et les hommes et aux actions menées sur le territoire en faveur de l’égalité. En 2012, la direction de la communication a réalisé une plaquette d’information sur les associations qui viennent en aide aux femmes victimes de violences.

 

Un plan d’action ambitieux pour le futur

Les ressources humaines de la ville de Cergy, pour promouvoir l’égalité femmes-hommes vont réexaminer les règles de temps de travail, avec notamment l’objectif de concilier le temps professionnel et personnel avec les exigences du service, démarrer une réflexion sur les régimes indemnitaires versés aux agent-e-s dans la perspective d’une généralisation d’une nouvelle prime dans la Fonction Publique, poursuivre leurs efforts en matière de recrutement pour modifier les équilibres des filières genrées et, mettre en place un plan de formation avec un volet stratégique autour de la lutte contre les discriminations et l’égalité.

La mission Egalité femmes-hommes de la ville s’est fixée des objectifs à travers le plan d’actions à court et moyen terme (2017-2020) qui a été décidé lors de la rédaction en 2016 du rapport sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. Il s’agira dans un premier temps de signer la charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale afin d’affirmer publiquement et officiellement la volonté politique de lutter pour une égalité réelle et effective entre les femmes et les hommes.

La direction de la communication, avec l’aide des partenaires associatifs, souhaite réaliser une plaquette à destination du public recensant les différents acteurs du territoire, traduite en plusieurs langues (anglais, espagnol, arabe…) afin d’informer et de sensibiliser les victimes, témoins et proches de victimes de violences.

A moyen-long terme, la ville de Cergy candidatera au label égalité et diversité pour affirmer une fois de plus son engagement dans la lutte contre les discriminations et pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

 

Manon Choaler 50-50 magazine

 

1 Loi du 4 août 2014, pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes de Najat Vallaud-Belkacem

http://www.50-50magazine.fr/2017/06/22/cergy-ville-engagee/

Pourquoi ces hommes ont troqué leurs pantacourts contre des jupes ?,egalite,parite,politiques,

22 Juin 2017, 03:56am

Publié par hugo

Pourquoi ces hommes ont troqué leurs pantacourts contre des jupes ?

Pourquoi ces hommes ont troqué leurs pantacourts contre des jupes ?
© capture d'écran YouTube Presse Océan

Oui, vous avez bien lu.  A Nantes, quelques hommes ont aujourd’hui décidé de porter une jupe. Leur point commun ? Ils conduisent des bus ou des tramways et leur hiérarchie leur empêche de porter des pantacourts. « Notre direction nous interdit d'être habillés en pantacourt car elle estime que ce n'est pas une tenue adaptée à notre métier », a expliqué à l'AFP Didier Sauvetre, un conducteur du réseau Semitan. Pourtant, canicule oblige, ces messieurs rêvent de sentir un peu d’air frais courir sur leurs guiboles. Ils ont donc eu la bonne idée d’enfiler des jupes ! « Nous avons poussé la 'provoc' à venir en jupe, une tenue autorisée pour les conductrices », ajoute-t-il.
 

Porter une jupe pour l’égalité ?

 
Depuis 2013, la CFDT réclame le droit pour les conducteurs de porter des bermudas et rappelle qu’il fait parfois cinquante degrés derrière les pare-brises. Dans la vidéo que vous pouvez visionner ci-dessus, l’un des conducteurs explique qu’ils sont des « hommes-troncs » derrière leur volant et que ça ne devrait pas gêner grand monde. Jupe en jean ou de couleur noire, ces salariés déterminés ont en tout cas opté pour un dress-code plutôt sobre. Alors, forcément, on compte sur eux pour dégainer à nouveau leur mini, lors de la prochaine Journée de la jupe par exemple, pour militer activement pour l’ égalité femmes-hommes. Chiche ?

http://www.elle.fr/Societe/News/Pourquoi-ces-hommes-ont-troque-leurs-pantacourts-contre-des-jupes-3498125

L'égalité femmes-hommes pour relancer l'économie mondiale ?,egalite,parite,emplois,france

19 Juin 2017, 00:06am

Publié par hugo

L'égalité femmes-hommes pour relancer l'économie mondiale ?
 
 Les femmes sont sous-employées par rapport aux hommes. Et tout le monde y perd. C'est le constat édifiant dressé par le nouveau rapport de l'Organisation internationale du travail (OIT), publié mercredi 14 juin. Si l'égalité professionnelle entre femmes et hommes était respectée, le PIB mondial progresserait de 3,9%. Qu’est-ce qu’on attend ?

Ce n'est (malheureusement) pas nouveau : les femmes ne sont pas aussi bien intégrées que les hommes sur le marché du travail, et cela vaut pour l’ensemble de la planète. Cela aurait pourtant des conséquences positives sur l'économie et ferait même bondir le PIB mondial de 3,9 %, selon l’OIT ! L’organisation rappelle ainsi qu'en 2017, leur taux d'activité mondiale est inférieur de 27 points à celui des hommes (49% contre 76 %). Une tendance encore plus visible dans certains pays du monde, comme l'Inde, l'Arabie Saoudite ou l'Egypte. En outre, quand elles sont présentes sur le marché de l’emploi, elles sont plus souvent touchées par le chômage, plus discriminées en matière de salaire et de progression de carrière. C'est notamment le cas en Europe.
Des avantages économiques oui, mais pas que.

Alors quoi faire ? Comment rééquilibrer la balance entre les deux sexes ? Première étape : aider les femmes à avoir accès au marché du travail, selon l'OIT. L'organisation voit la législation comme un moyen d'éliminer la discrimination fondée sur le genre. Elle insiste, par exemple, sur la nécessité d'instaurer le principe d' égalité de rémunération pour un travail de valeur égale, dans les pays où ce n’est pas encore le cas. Par ailleurs, l'organisation plaide pour un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Accès à des services de garde d'enfants de qualité, congé parental bien rémunéré, indemnisation équitable, accès approprié aux transports... : autant de conditions qui permettraient d'améliorer le bien-être individuel des femmes et celui de leurs familles.

http://www.elle.fr/Societe/Le-travail/Faire-bouger-les-choses/L-egalite-femmes-hommes-pour-relancer-l-economie-mondiale-3496820

Une femme à la tête de l'Assemblée nationale, on y croit ?,femmes,politiques,parite,

17 Juin 2017, 02:39am

Publié par hugo

Une femme à la tête de l'Assemblée nationale, on y croit ?
Article mis à jour le 16/06/17 11:57
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Une femme Premier ministre, c'est raté. Mais quid d'une présidente au Perchoir de l'Hémicycle ? Emmanuel Macron y serait favorable à en croire Le Canard Enchaîné. Plusieurs noms auraient déjà circulé.
 Witt/SIPA
La France est en Marche. L'évolution de la place des femmes en politique aussi ? Peut-être bien. Alors que le nombre de députées pourrait battre un record historique dimanche 18 juin après le second tour des législatives, il se murmure dans les couloirs du Canard Enchaîné que le Président de la République pense à nommer une présidente au Perchoir de l'Assemblée nationale.
Si Emmanuel Macron confirme la rumeur, ce sera une première dans l'histoire de la République puisqu'en 70 ans, seulement des hommes se sont succédé à la tête du Palais Bourbon. Vingt-trois femmes ont eu le titre de vice-présidentes. Qui pourrait alors prendre la place de Claude Bartolone ?
NKM et Pompili pressenties
Le Canard avance que le chef de l'Etat y verrait bien une femme de droite. Nathalie Kosciusko-Morizet, qui souffre d'un traumatisme crânien depuis une agression mercredi 15 juin, serait pressentie, tout comme Laure de La Raudière, députée Les Républicains d'Eure-et-Loire. Ces deux dernières n'étant pas arrivées premières dans leur circonscription lors du premier tour, leur nomination semble peu probable selon les médias politiques.
Un homme comme favori
Deux autres femmes pourraient avoir les faveurs du président et s'imposer au Perchoir : Barbara Pompili et Brigitte Bourguignon. La première, ancienne secrétaire d'Etat à la biodiversité et ex EELV, était la première membre du gouvernement Cazeneuve à se prononcer pour Emmanuel Macron au moment de la présidentielle. La deuxième, ancienne socialiste et candidate dans le Pas-de-Calais, est pressentie par le JDD. Le grand favori dans la course à la présidence de l’Hémicycle reste cependant un homme : Thierry Solère, député Les Républicains des Hauts-de-Seine. Le nom sera connu après le résultat des élections législatives.
Voir aussi :
 
Une femme à la tête de l'Assemblée nationale, on y croit ?
http://www.journaldesfemmes.com/societe/actu/1853249-legislatives-femme-presidente-assemblee-nationale/

Marie Lebec : « Ce que je souhaite, c’est que l’égalité ne soit plus un combat, mais une réalité »,egalite,parite,politique

12 Juin 2017, 22:11pm

Publié par hugo

9 juin 2017

FranceMarie Lebec : « Ce que je souhaite, c’est que l’égalité ne soit plus un combat, mais une réalité »

Marie Lebec est candidate La République En Marche ! dans la 4ème circonscription des Yvelines. À 26 ans, elle est la plus jeune candidate de son parti en Ile-de-France. Diplômée de Sciences Po Bordeaux en Affaires Publiques, elle a travaillé 2 ans en tant qu’attachée parlementaire d’un député PS. Ancienne militante LR, elle est aujourd’hui consultante en affaires publiques dans une agence parisienne.

 

Que pensez-vous de l’absence de ministère des Droits des femmes au sein du nouveau gouvernement ?

Je pense que c’est un faux débat. Ce n’est pas une question d’intitulé. Pour moi, ce qui est important, c’est de voir à quel ministre le secrétariat d’État est rattaché et quelles sont ses compétences. Au-delà de ça, je suis contente de voir que pour une fois, ce n’est pas « le ministère des Droits des femmes, des maladies rares et des handicapés » … ! L’égalité c’est un combat qui est important, mais je ne suis pas choquée par l’absence de ministère, tout comme je ne l’aurais pas été si le ministère avait été créé. Ce que je souhaite, c’est que l’égalité ne soit plus un combat, mais une réalité.

 

Que pensez-vous de la parité imposée par Emmanuel Macron parmi ses candidat-e-s aux législatives ?

Ce qu’il faut savoir c’est qu’il s’agit d’une parité sur les circonscriptions gagnables. Ici par exemple, dans les Yvelines, comme En Marche ! a fait un très bon score à la présidentielle, on a 9 candidates LREM sur 12 candidat-e-s, ce qui est énorme ! Et j’en suis très contente : dans un territoire traditionnellement dominé par des hommes en politique, d’un certain âge et tous issus probablement du même parcours, je trouve super qu’on confie enfin des responsabilités à des femmes de tous milieux, de tout âge. Il y en a beaucoup qui n’ont aucun passé politique parmi les candidates investies. C’est un combat et un engagement fort de la part d’Emmanuel Macron, de donner aux femmes les mêmes chances qu’aux hommes pour l’emporter. J’espère que cette dynamique se poursuivra tout au long de son mandat.

 

Est-ce une bonne chose la grande proportion de candidat-e-s de la société civile investi-e-s par plusieurs partis ?

De mon expérience à l’Assemblée Nationale, j’ai observé une cassure entre les élu-e-s et les citoyen-ne-s. J’ai aussi trouvé qu’on était dans une logique bipartisane très forte, à tel point que même lorsqu’on élaborait des lois qui étaient reconnues par les deux partis comme allant dans le bon sens, comme la loi Macron ou la loi travail, quand il s’agissait de voter le texte en séance de manière formelle, les partis ne votaient plus par peur de ne pas pouvoir assumer le bilan.

L’Assemblée est une instance qui a des moyens exceptionnels pour travailler, mais elle a vraiment besoin d’être réformée, et je pense que la seule solution c’est de faire entrer des gens qui ont un autre regard sur la politique. Je pense que les gens de la société civile sont des gens qui sont très attachés à leur métier, et qui n’ont pas forcément vocation à cumuler les mandats dans le temps. Je sais moi-même que je ne ferai pas de la politique mon métier, si je suis élue. En revanche, je pense qu’il est également impératif de reconnaître qu’il faut une professionnalisation des élu-e-s, notamment par la formation. Jusqu’à présent, on a été relativement bien encadré-e-s chez EM en termes de formation, et l’accompagnement devra se poursuivre pour les candidat-e-s élu-e-s, pour pouvoir être performant-e-s rapidement.

Je pense en tous cas que cela va apporter un regard neuf, plus concret, et peut-être une notion nouvelle à l’Assemblée qui est celle de productivité et de « rentabilité » vis-à-vis de l’électrice/l’électeur. Mais il va falloir également que les élu-e-s de la société civile abandonnent leur métier, et travaillent énormément pour combler leur « retard » sur les élu-e-s qui sont en politique depuis longtemps. J’ai beaucoup d’espoir dans Emmanuel Macron, mais également dans celles et ceux qui vont le représenter à l’Assemblée.

 

Concernant l’égalité femmes/hommes quelles seraient les premières lois à proposer ou à amender ?

Je pense en premier lieu à l’égalité des salaires. Je ne comprends même pas comment les inégalités salariales puissent encore exister… Je le vis moi-même au quotidien.

La seconde chose pour moi, c’est mettre fin au harcèlement. Sans tomber dans la censure, c’est également quelque chose que j’ai subi à de nombreuses reprises. Je souhaite vraiment qu’on mette fin à cet espèce de regard malsain sur les femmes, et surtout qu’on arrête de le banaliser. J’ai été extrêmement choquée par l’affaire Baupin, et par la décision de dire « les faits sont prescrits, donc surtout on ne fait rien ». Je ne remets pas en cause la notion de prescription, mais quand huit femmes se plaignent du même comportement d’un homme, surtout en politique, c’est inacceptable…

Je trouve que ça dédouane presque Denis Baupin, parce que c’est comme si on disait « au final ce n’est pas très grave, c’est passé », alors que dans le cas de François Fillon, si les actes qu’on lui reproche ne sont pas plus immoraux, le procès de société qui lui est fait est extrêmement violent. Je me permets de comparer les deux affaires dans la mesure où il s’agit de deux hommes politiques qui ont exercé des responsabilités au sein de leur parti, ou au sein d’un gouvernement… il s’agit quand même du Vice-Président de l’Assemblée Nationale ! Je ne comprends vraiment pas l’indifférence dont on a fait preuve vis-à-vis de Denis Baupin.

Je pense enfin que le fait qu’une nouvelle génération de citoyen-ne-s s’empare de ces sujets contribuera à faire bouger les choses dans le domaine de l’égalité femmes-hommes, en cassant les codes.

 

Qu’est-ce qui vous a poussée à vous présenter ?

Je suis quelqu’un d’assez patriote et j’ai été extrêmement déçue par l’attitude de la droite, dans le sens où elle a été incapable de se rénover. J’aurais rêvé qu’une personnalité comme Emmanuel Macron émerge au sein de la droite, jeune, dynamique, avec l’envie de travailler avec tout le monde, et je me demande pourquoi on n’a pas réussi à le faire. Il y a en effet des sujets qui divisent et qui diviseront toujours les partis, mais j’ai trouvé l’attitude de la droite peu constructive, notamment lors du vote de la loi Macron, alors que les député-e-s des deux camps avaient travaillé ensemble en commission. J’ai trouvé que ce comportement négatif nuisait à l’intérêt du pays. Ma conviction aujourd’hui c’est que peu importe que les idées viennent de la droite ou de la gauche, l’important c’est de savoir où on va et quel projet de société on dessine. On a besoin d’un projet à 10, 20 ans, et non d’un projet qui soit juste électoral.

J’ai découvert Emmanuel Macron en travaillant pour mon député socialiste. J’ai trouvé en lui quelqu’un de différent, d’un peu plus pédagogue. Ce qui m’a poussée à me présenter, c’est aussi le fait que j’ai été très touchée par sa démarche, au moment des candidatures, de s’adresser directement aux femmes pour les encourager à se présenter. Je l’ai trouvé très sincère.

 

Avez-vous surmonté des obstacles dans votre vie politique du fait d’être une femme ?

À ce jour, je n’en ai pas encore eu vraiment le sentiment. Je n’ai jamais ressenti que le fait d’être une femme était un désavantage. Il se trouve par ailleurs que la majorité de mon équipe de campagne est composée d’hommes, et ils me soutiennent entièrement sans se poser de question par rapport à mon genre. Les militants, bien qu’assez paternalistes à mon égard parfois, sont très réceptifs à ma candidature et bienveillants.

Je trouve en revanche que c’est le regard qu’on porte sur moi en général qui est assez agaçant, notamment en tant que jeune femme. Il y a beaucoup de gens qui me parlent du fait que je sois jeune ou que je sois une femme. Mais ce n’est pas ma grille d’analyse, et je n’en fais pas un argument de campagne ! Les gens me disent « oui, mais on doit quand même le prendre en compte… ». Non, on ne doit pas le prendre en compte ! Est-ce que le seul référentiel que vous avez pour lire qui je suis, c’est le fait que je sois jeune et une femme ?! Non, je suis de droite, je crois dans le projet d’Emmanuel Macron, et les compétences que j’ai ne sont liées ni à mon genre ni à mon âge. Je n’y peux rien… ! Je fais partie intégrante de la société, j’y contribue financièrement, économiquement, je ne vois pas pourquoi les jeunes femmes ne pourraient pas être représentées.

Dans ma circonscription, la majorité des candidat-e-s est composée de femmes. Mais mes principaux concurrents sont des hommes, maires d’un certain âge, qui au début portaient sur moi un regard mi amusé mi méprisant. Aujourd’hui, après avoir vu la dynamique qui s’installait, ils me disent « que le meilleur gagne, hein ! »… J’aimerais vraiment gagner pour déconstruire leur lecture dépassée et vieillotte de la vie politique.

 

Propos recueillis par Mathilde Tobias 50-50 Magazine

http://www.50-50magazine.fr/2017/06/09/marie-lebec-ce-que-je-souhaite-cest-que-legalite-ne-soit-plus-un-combat-mais-une-realite/