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Le blog de hugo,

Articles avec #egalites

Pourquoi ces hommes ont troqué leurs pantacourts contre des jupes ?,egalite,parite,politiques,

22 Juin 2017, 03:56am

Publié par hugo

Pourquoi ces hommes ont troqué leurs pantacourts contre des jupes ?

Pourquoi ces hommes ont troqué leurs pantacourts contre des jupes ?
© capture d'écran YouTube Presse Océan

Oui, vous avez bien lu.  A Nantes, quelques hommes ont aujourd’hui décidé de porter une jupe. Leur point commun ? Ils conduisent des bus ou des tramways et leur hiérarchie leur empêche de porter des pantacourts. « Notre direction nous interdit d'être habillés en pantacourt car elle estime que ce n'est pas une tenue adaptée à notre métier », a expliqué à l'AFP Didier Sauvetre, un conducteur du réseau Semitan. Pourtant, canicule oblige, ces messieurs rêvent de sentir un peu d’air frais courir sur leurs guiboles. Ils ont donc eu la bonne idée d’enfiler des jupes ! « Nous avons poussé la 'provoc' à venir en jupe, une tenue autorisée pour les conductrices », ajoute-t-il.
 

Porter une jupe pour l’égalité ?

 
Depuis 2013, la CFDT réclame le droit pour les conducteurs de porter des bermudas et rappelle qu’il fait parfois cinquante degrés derrière les pare-brises. Dans la vidéo que vous pouvez visionner ci-dessus, l’un des conducteurs explique qu’ils sont des « hommes-troncs » derrière leur volant et que ça ne devrait pas gêner grand monde. Jupe en jean ou de couleur noire, ces salariés déterminés ont en tout cas opté pour un dress-code plutôt sobre. Alors, forcément, on compte sur eux pour dégainer à nouveau leur mini, lors de la prochaine Journée de la jupe par exemple, pour militer activement pour l’ égalité femmes-hommes. Chiche ?

http://www.elle.fr/Societe/News/Pourquoi-ces-hommes-ont-troque-leurs-pantacourts-contre-des-jupes-3498125

L'égalité femmes-hommes pour relancer l'économie mondiale ?,egalite,parite,emplois,france

19 Juin 2017, 00:06am

Publié par hugo

L'égalité femmes-hommes pour relancer l'économie mondiale ?
 
 Les femmes sont sous-employées par rapport aux hommes. Et tout le monde y perd. C'est le constat édifiant dressé par le nouveau rapport de l'Organisation internationale du travail (OIT), publié mercredi 14 juin. Si l'égalité professionnelle entre femmes et hommes était respectée, le PIB mondial progresserait de 3,9%. Qu’est-ce qu’on attend ?

Ce n'est (malheureusement) pas nouveau : les femmes ne sont pas aussi bien intégrées que les hommes sur le marché du travail, et cela vaut pour l’ensemble de la planète. Cela aurait pourtant des conséquences positives sur l'économie et ferait même bondir le PIB mondial de 3,9 %, selon l’OIT ! L’organisation rappelle ainsi qu'en 2017, leur taux d'activité mondiale est inférieur de 27 points à celui des hommes (49% contre 76 %). Une tendance encore plus visible dans certains pays du monde, comme l'Inde, l'Arabie Saoudite ou l'Egypte. En outre, quand elles sont présentes sur le marché de l’emploi, elles sont plus souvent touchées par le chômage, plus discriminées en matière de salaire et de progression de carrière. C'est notamment le cas en Europe.
Des avantages économiques oui, mais pas que.

Alors quoi faire ? Comment rééquilibrer la balance entre les deux sexes ? Première étape : aider les femmes à avoir accès au marché du travail, selon l'OIT. L'organisation voit la législation comme un moyen d'éliminer la discrimination fondée sur le genre. Elle insiste, par exemple, sur la nécessité d'instaurer le principe d' égalité de rémunération pour un travail de valeur égale, dans les pays où ce n’est pas encore le cas. Par ailleurs, l'organisation plaide pour un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Accès à des services de garde d'enfants de qualité, congé parental bien rémunéré, indemnisation équitable, accès approprié aux transports... : autant de conditions qui permettraient d'améliorer le bien-être individuel des femmes et celui de leurs familles.

http://www.elle.fr/Societe/Le-travail/Faire-bouger-les-choses/L-egalite-femmes-hommes-pour-relancer-l-economie-mondiale-3496820

Une femme à la tête de l'Assemblée nationale, on y croit ?,femmes,politiques,parite,

17 Juin 2017, 02:39am

Publié par hugo

Une femme à la tête de l'Assemblée nationale, on y croit ?
Article mis à jour le 16/06/17 11:57
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Une femme Premier ministre, c'est raté. Mais quid d'une présidente au Perchoir de l'Hémicycle ? Emmanuel Macron y serait favorable à en croire Le Canard Enchaîné. Plusieurs noms auraient déjà circulé.
 Witt/SIPA
La France est en Marche. L'évolution de la place des femmes en politique aussi ? Peut-être bien. Alors que le nombre de députées pourrait battre un record historique dimanche 18 juin après le second tour des législatives, il se murmure dans les couloirs du Canard Enchaîné que le Président de la République pense à nommer une présidente au Perchoir de l'Assemblée nationale.
Si Emmanuel Macron confirme la rumeur, ce sera une première dans l'histoire de la République puisqu'en 70 ans, seulement des hommes se sont succédé à la tête du Palais Bourbon. Vingt-trois femmes ont eu le titre de vice-présidentes. Qui pourrait alors prendre la place de Claude Bartolone ?
NKM et Pompili pressenties
Le Canard avance que le chef de l'Etat y verrait bien une femme de droite. Nathalie Kosciusko-Morizet, qui souffre d'un traumatisme crânien depuis une agression mercredi 15 juin, serait pressentie, tout comme Laure de La Raudière, députée Les Républicains d'Eure-et-Loire. Ces deux dernières n'étant pas arrivées premières dans leur circonscription lors du premier tour, leur nomination semble peu probable selon les médias politiques.
Un homme comme favori
Deux autres femmes pourraient avoir les faveurs du président et s'imposer au Perchoir : Barbara Pompili et Brigitte Bourguignon. La première, ancienne secrétaire d'Etat à la biodiversité et ex EELV, était la première membre du gouvernement Cazeneuve à se prononcer pour Emmanuel Macron au moment de la présidentielle. La deuxième, ancienne socialiste et candidate dans le Pas-de-Calais, est pressentie par le JDD. Le grand favori dans la course à la présidence de l’Hémicycle reste cependant un homme : Thierry Solère, député Les Républicains des Hauts-de-Seine. Le nom sera connu après le résultat des élections législatives.
Voir aussi :
 
Une femme à la tête de l'Assemblée nationale, on y croit ?
http://www.journaldesfemmes.com/societe/actu/1853249-legislatives-femme-presidente-assemblee-nationale/

Marie Lebec : « Ce que je souhaite, c’est que l’égalité ne soit plus un combat, mais une réalité »,egalite,parite,politique

12 Juin 2017, 22:11pm

Publié par hugo

9 juin 2017

FranceMarie Lebec : « Ce que je souhaite, c’est que l’égalité ne soit plus un combat, mais une réalité »

Marie Lebec est candidate La République En Marche ! dans la 4ème circonscription des Yvelines. À 26 ans, elle est la plus jeune candidate de son parti en Ile-de-France. Diplômée de Sciences Po Bordeaux en Affaires Publiques, elle a travaillé 2 ans en tant qu’attachée parlementaire d’un député PS. Ancienne militante LR, elle est aujourd’hui consultante en affaires publiques dans une agence parisienne.

 

Que pensez-vous de l’absence de ministère des Droits des femmes au sein du nouveau gouvernement ?

Je pense que c’est un faux débat. Ce n’est pas une question d’intitulé. Pour moi, ce qui est important, c’est de voir à quel ministre le secrétariat d’État est rattaché et quelles sont ses compétences. Au-delà de ça, je suis contente de voir que pour une fois, ce n’est pas « le ministère des Droits des femmes, des maladies rares et des handicapés » … ! L’égalité c’est un combat qui est important, mais je ne suis pas choquée par l’absence de ministère, tout comme je ne l’aurais pas été si le ministère avait été créé. Ce que je souhaite, c’est que l’égalité ne soit plus un combat, mais une réalité.

 

Que pensez-vous de la parité imposée par Emmanuel Macron parmi ses candidat-e-s aux législatives ?

Ce qu’il faut savoir c’est qu’il s’agit d’une parité sur les circonscriptions gagnables. Ici par exemple, dans les Yvelines, comme En Marche ! a fait un très bon score à la présidentielle, on a 9 candidates LREM sur 12 candidat-e-s, ce qui est énorme ! Et j’en suis très contente : dans un territoire traditionnellement dominé par des hommes en politique, d’un certain âge et tous issus probablement du même parcours, je trouve super qu’on confie enfin des responsabilités à des femmes de tous milieux, de tout âge. Il y en a beaucoup qui n’ont aucun passé politique parmi les candidates investies. C’est un combat et un engagement fort de la part d’Emmanuel Macron, de donner aux femmes les mêmes chances qu’aux hommes pour l’emporter. J’espère que cette dynamique se poursuivra tout au long de son mandat.

 

Est-ce une bonne chose la grande proportion de candidat-e-s de la société civile investi-e-s par plusieurs partis ?

De mon expérience à l’Assemblée Nationale, j’ai observé une cassure entre les élu-e-s et les citoyen-ne-s. J’ai aussi trouvé qu’on était dans une logique bipartisane très forte, à tel point que même lorsqu’on élaborait des lois qui étaient reconnues par les deux partis comme allant dans le bon sens, comme la loi Macron ou la loi travail, quand il s’agissait de voter le texte en séance de manière formelle, les partis ne votaient plus par peur de ne pas pouvoir assumer le bilan.

L’Assemblée est une instance qui a des moyens exceptionnels pour travailler, mais elle a vraiment besoin d’être réformée, et je pense que la seule solution c’est de faire entrer des gens qui ont un autre regard sur la politique. Je pense que les gens de la société civile sont des gens qui sont très attachés à leur métier, et qui n’ont pas forcément vocation à cumuler les mandats dans le temps. Je sais moi-même que je ne ferai pas de la politique mon métier, si je suis élue. En revanche, je pense qu’il est également impératif de reconnaître qu’il faut une professionnalisation des élu-e-s, notamment par la formation. Jusqu’à présent, on a été relativement bien encadré-e-s chez EM en termes de formation, et l’accompagnement devra se poursuivre pour les candidat-e-s élu-e-s, pour pouvoir être performant-e-s rapidement.

Je pense en tous cas que cela va apporter un regard neuf, plus concret, et peut-être une notion nouvelle à l’Assemblée qui est celle de productivité et de « rentabilité » vis-à-vis de l’électrice/l’électeur. Mais il va falloir également que les élu-e-s de la société civile abandonnent leur métier, et travaillent énormément pour combler leur « retard » sur les élu-e-s qui sont en politique depuis longtemps. J’ai beaucoup d’espoir dans Emmanuel Macron, mais également dans celles et ceux qui vont le représenter à l’Assemblée.

 

Concernant l’égalité femmes/hommes quelles seraient les premières lois à proposer ou à amender ?

Je pense en premier lieu à l’égalité des salaires. Je ne comprends même pas comment les inégalités salariales puissent encore exister… Je le vis moi-même au quotidien.

La seconde chose pour moi, c’est mettre fin au harcèlement. Sans tomber dans la censure, c’est également quelque chose que j’ai subi à de nombreuses reprises. Je souhaite vraiment qu’on mette fin à cet espèce de regard malsain sur les femmes, et surtout qu’on arrête de le banaliser. J’ai été extrêmement choquée par l’affaire Baupin, et par la décision de dire « les faits sont prescrits, donc surtout on ne fait rien ». Je ne remets pas en cause la notion de prescription, mais quand huit femmes se plaignent du même comportement d’un homme, surtout en politique, c’est inacceptable…

Je trouve que ça dédouane presque Denis Baupin, parce que c’est comme si on disait « au final ce n’est pas très grave, c’est passé », alors que dans le cas de François Fillon, si les actes qu’on lui reproche ne sont pas plus immoraux, le procès de société qui lui est fait est extrêmement violent. Je me permets de comparer les deux affaires dans la mesure où il s’agit de deux hommes politiques qui ont exercé des responsabilités au sein de leur parti, ou au sein d’un gouvernement… il s’agit quand même du Vice-Président de l’Assemblée Nationale ! Je ne comprends vraiment pas l’indifférence dont on a fait preuve vis-à-vis de Denis Baupin.

Je pense enfin que le fait qu’une nouvelle génération de citoyen-ne-s s’empare de ces sujets contribuera à faire bouger les choses dans le domaine de l’égalité femmes-hommes, en cassant les codes.

 

Qu’est-ce qui vous a poussée à vous présenter ?

Je suis quelqu’un d’assez patriote et j’ai été extrêmement déçue par l’attitude de la droite, dans le sens où elle a été incapable de se rénover. J’aurais rêvé qu’une personnalité comme Emmanuel Macron émerge au sein de la droite, jeune, dynamique, avec l’envie de travailler avec tout le monde, et je me demande pourquoi on n’a pas réussi à le faire. Il y a en effet des sujets qui divisent et qui diviseront toujours les partis, mais j’ai trouvé l’attitude de la droite peu constructive, notamment lors du vote de la loi Macron, alors que les député-e-s des deux camps avaient travaillé ensemble en commission. J’ai trouvé que ce comportement négatif nuisait à l’intérêt du pays. Ma conviction aujourd’hui c’est que peu importe que les idées viennent de la droite ou de la gauche, l’important c’est de savoir où on va et quel projet de société on dessine. On a besoin d’un projet à 10, 20 ans, et non d’un projet qui soit juste électoral.

J’ai découvert Emmanuel Macron en travaillant pour mon député socialiste. J’ai trouvé en lui quelqu’un de différent, d’un peu plus pédagogue. Ce qui m’a poussée à me présenter, c’est aussi le fait que j’ai été très touchée par sa démarche, au moment des candidatures, de s’adresser directement aux femmes pour les encourager à se présenter. Je l’ai trouvé très sincère.

 

Avez-vous surmonté des obstacles dans votre vie politique du fait d’être une femme ?

À ce jour, je n’en ai pas encore eu vraiment le sentiment. Je n’ai jamais ressenti que le fait d’être une femme était un désavantage. Il se trouve par ailleurs que la majorité de mon équipe de campagne est composée d’hommes, et ils me soutiennent entièrement sans se poser de question par rapport à mon genre. Les militants, bien qu’assez paternalistes à mon égard parfois, sont très réceptifs à ma candidature et bienveillants.

Je trouve en revanche que c’est le regard qu’on porte sur moi en général qui est assez agaçant, notamment en tant que jeune femme. Il y a beaucoup de gens qui me parlent du fait que je sois jeune ou que je sois une femme. Mais ce n’est pas ma grille d’analyse, et je n’en fais pas un argument de campagne ! Les gens me disent « oui, mais on doit quand même le prendre en compte… ». Non, on ne doit pas le prendre en compte ! Est-ce que le seul référentiel que vous avez pour lire qui je suis, c’est le fait que je sois jeune et une femme ?! Non, je suis de droite, je crois dans le projet d’Emmanuel Macron, et les compétences que j’ai ne sont liées ni à mon genre ni à mon âge. Je n’y peux rien… ! Je fais partie intégrante de la société, j’y contribue financièrement, économiquement, je ne vois pas pourquoi les jeunes femmes ne pourraient pas être représentées.

Dans ma circonscription, la majorité des candidat-e-s est composée de femmes. Mais mes principaux concurrents sont des hommes, maires d’un certain âge, qui au début portaient sur moi un regard mi amusé mi méprisant. Aujourd’hui, après avoir vu la dynamique qui s’installait, ils me disent « que le meilleur gagne, hein ! »… J’aimerais vraiment gagner pour déconstruire leur lecture dépassée et vieillotte de la vie politique.

 

Propos recueillis par Mathilde Tobias 50-50 Magazine

http://www.50-50magazine.fr/2017/06/09/marie-lebec-ce-que-je-souhaite-cest-que-legalite-ne-soit-plus-un-combat-mais-une-realite/

La parité en politique : une longue marche vers l’égalité,femmes,egalite

12 Juin 2017, 22:09pm

Publié par hugo

 FranceLa parité en politique : une longue marche vers l’égalité

Poussée par les revendications collectives des mouvements de femmes, la parité est aujourd’hui une notion souvent évoquée en politique, et notamment en périodes électorales. Emmanuel Macron l’a imposée parmi ses candidat-e-s aux élections législatives. Malgré des évolutions indéniables, un long chemin reste encore à parcourir : même si la parité est respectée au sein d’un groupe, les plus grosses responsabilités sont souvent accordées aux hommes, comme le montre la composition du gouvernement Philippe. Elles aussi est un réseau féministe constitué d’associations qui œuvrent pour les femmes et d’associations de femmes élues. Le collectif revient dans son Manifeste « Pour une démocratie paritaire » sur les différents enjeux de la parité en politique.

La parité : un concept récent

La notion de parité s’est forgée en Europe en 1989, bicentenaire de la Révolution française, pour faire face à deux impasses : le très grand écart entre l’égalité formelle et la réalité des faits, ainsi que la quasi absence des femmes dans la représentation politique.  En juin 1999, la révision de la Constitution inscrit les femmes dans l’universel de la République : « la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives. Les partis contribuent à la mise en œuvre de ce principe dans les conditions déterminées par la loi ».

L’ordre ancien est bouleversé : les femmes sont légitimes à gouverner au même titre que les hommes. Rapidement, la parité s’est imposée comme une nécessité pour une démocratie plus aboutie, plus juste et sans sexisme, mais les pratiques politiques conservatrices continuent d’y résister.

 

Un long chemin à parcourir

Mais les auteur-e-s du manifeste nous rappellent que la parité est encore loin d’être accomplie. En effet, le préambule de la Constitution indique toujours que la République « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race, ou de religion », en omettant le genre. Pour le collectif Elles aussi, il est temps d’inscrire dans la constitution l’exigence de parité, et sa garantie dans toutes les assemblées élues, locales, nationales et dans leurs exécutifs.

En effet, malgré l’existence des lois du 6 juin 2000, la parité n’est pas toujours appliquée. On observe plusieurs cas de figure :

  • Dans les communes de plus de 1 000 habitant-e-s, les conseils régionaux et départementaux, et au Parlement européen, la loi est contraignante et la parité est respectée
  • A l’Assemblée nationale et au Sénat, la loi incitative ou partielle résulte en une sous-représentation des femmes
  • Dans les communes de moins de 1 000 habitants et dans les exécutifs des intercommunalités, la loi est muette, et la représentation politique majoritairement masculine.

Par ailleurs, les femmes sont rarement présentes dans les postes à responsabilités. En 2014/2015, elles représentent en effet 16 % des maires, 10 % des président-e-s de départements, et 17 % des président-e-s de région.

On constate ainsi que le déficit de parité est une constante dans la démocratie française. En 2016, la France est classée 63e (alors qu’elle était 42e en 1997) pour la représentation des femmes à la chambre basse de l’Assemblée nationale. Selon les modes de scrutin, l’efficacité des lois est variable : la parité est respectée en cas de scrutins par liste avec stricte alternance femmes/hommes, ou de scrutins binominaux. En revanche, dans les assemblées élues au scrutin uninominal majoritaire, une majorité d’hommes est élue, comme à l’Assemblée nationale. Enfin, les partis politiques sont trop souvent résistants à l’investiture des femmes ou les placent sur des élections « perdantes » et certains vont même jusqu’à préférer payer les retenues sur leurs dotations financières plutôt que de représenter 50 % de candidates aux élections législatives.

Pour pallier ces inégalités qui persistent, Elles aussi propose trois axes de propositions :

  1. La parité sans exception : au gouvernement, dans les assemblées élues et leurs exécutifs

Pour que les femmes soient justement représentées par leurs élu-e-s, Elles aussi souhaite l’institution d’un scrutin binominal à l’Assemblée, comme pour les élections départementales. Au Sénat, un scrutin de liste paritaire dans de grandes circonscriptions favoriserait la présence des femmes. Il faudrait également élargir les élections au suffrage universel direct par liste paritaire dans toutes les communes et non seulement les plus grandes, qui ne représentent qu’un quart des communes françaises. Enfin, Elles aussi recommande l’institution du même système dans les intercommunalités, pour freiner localement la concentration des pouvoirs et faire respirer la vie politique locale en redistribuant les responsabilités.

  1. Une stricte limitation du cumul des mandats 

Autre frein à l’accès des femmes au pouvoir politique : le cumul des mandats. Il bloque en effet tout renouvellement de la représentation politique, qui résulte notamment en un déséquilibre entre femmes et hommes, sans parler de diversité socio-professionnelle et intergénérationnelle. La loi de 2014 qui apporte des limitations au cumul des parlementaires et des élu-e-s locaux n’aborde pas le cumul dans le temps de plusieurs mandats identiques successifs. Il faut donc en finir avec cela et n’autoriser qu’un mandat, renouvelable une seule fois.

  1. La mise en place d’un statut de l’élu-e

Dans la configuration actuelle, les élu-e-s ne représentent pas la société : sur-représentation des retraité-e-s, des hommes, des salarié-e-s du secteur public, des catégories intellectuelles supérieures… Les femmes et les hommes du secteur privé n’osent se présenter, par peur des difficultés économiques : perdre son emploi, ne pas le retrouver à la fin du mandat… Il existe depuis 2015 des mesures positives mais qui ne suffisent pas. Il faudrait donc généraliser les conditions sociales de la fonction publique sur l’exercice et la sortie du mandat. Ceci permettrait de diversifier le parcours et le profil des élu-e-s qui nous représentent.

 

Mathilde Tobias 50-50 magazine

 

Elles aussi est un réseau pluraliste d’associations de femmes, constitué à la fois d’antennes et d’associations locales qui agissent sur le terrain dans les départements, et d’associations nationales. Tous les six ans, il organise des forums avec les candidates aux élections municipales, et a mené une enquête sur la place des femmes dans les intercommunalités, qui a été reconnue par toutes les institutions, et qui a été présenté lors d’un colloque en 2016. Dans le futur, Elles aussi continuera à travailler pour la parité dans les intercommunalités, notamment en organisant régulièrement des débats dans les départements.

 

http://www.50-50magazine.fr/2017/06/08/la-parite-en-politique-une-longue-marche-vers-legalite/

Les femmes à l’Assemblée Nationale : le Haut Conseil à l’Egalité tire la sonnette d’alarme,egalite,parite,emploi,

31 Mai 2017, 22:20pm

Publié par hugo

France
Les femmes à l’Assemblée Nationale : le Haut Conseil à l’Egalité tire la sonnette d’alarme
Les partis ont officiellement investi leurs candidat-e-s aux élections législatives des 11 et 18 juin. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, seulement 42,2% de celles/ceux-ci sont des femmes. Nous sommes loin de la répartition femmes/hommes à  50-50, à deux points près, exigée par la loi. Le constat est encore plus alarmant au regard des chiffres de ces dix dernières années : en 2007 les partis politiques avaient proposé 42,4% de candidates, tandis qu’en 2012 seules 40% de femmes avaient été investies. Clairement, aucun progrès n’a été atteint vers la parité. Le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes alerte sur le manque de députées à l’Assemblée Nationale.

Le Haut Conseil à l’Egalité constate que « les contraintes légales et les retenues financières n’ont pas permis d’amélioration notoire. »

La loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes a doublé les pénalités financières à l’encontre des partis politiques ne choisissant pas autant de femmes que d’hommes aux législatives. En 5 ans, les partis ont préféré payer 28 millions d’€, soit 8% de leur dotation totale, plutôt que de satisfaire à la règle de la parité.

La dotation publique des partis et groupements politiques pour la 14 ème législature 2012-2017 (1)

 

graphique 3 ter ter

Seuls quelques partis politiques apparaissent dans le tableau mais le total correspond à l’intégralité des partis politiques de la métropole.

Les hommes occupent tout l’espace politique

Pour favoriser la parité au Parlement, le gouvernement Valls a porté la loi sur le non-cumul des mandats interdisant à un-e parlementaire d’effectuer simultanément une fonction de chef-fe ou d’adjoint-e d’un exécutif local (maire, président de Conseil général ou régional). Selon le rapport du HCE de 2013 sur les cumuls des mandats des parlementaires, 80% des parlementaires cumulant plusieurs mandats sont des hommes. Seul 1 homme député sur 5 est en situation de mandat unique, contre près d’1 femme députée sur 2. Une analyse des postes occupés par ces parlementaires démontre que les hommes captent les postes de premier plan : ils sont présidents de Conseil général ou Conseil régional ou maires, tandis que les femmes sont moins visibles, aux postes d’adjointes. 100% des parlementaires en situation de cumul avec une présidence de conseil général ou régional sont des hommes (15 députés-présidents et 38 sénateurs-présidents).

Le cumul des mandats des hommes est tout aussi significative dans le temps. Sous cette 14e législature, les hommes députés sont 10 fois plus nombreux que leurs collègues femmes à être sur les bancs de l’Assemblée nationale depuis au moins 15 ans, soit 4 mandats successifs (128 députés hommes contre 12 députées femmes). Pour 56,9 % des députées en 2012, il s’agit de leur premier mandat, contre 32,1 % des hommes.

 

Mailys ARDIT 50-50 magazine

 

(1) Ministère de l’Intérieur – Haut Conseil à l’Egalité

HCEf/h Parité des candidatures aux élections législatives de 2017

HCEf/h Étude genrée sur le cumul des mandats des parlementaires

http://www.50-50magazine.fr/2017/05/29/les-femmes-a-lassemblee-nationale-deux-rapports-alarmants-du-hcefh/

ENTREPRISE Comment combattre les discriminations au travail ?,emploi,egalite,parite,

25 Mai 2017, 14:08pm

Publié par hugo

ENTREPRISE Comment combattre les discriminations au travail ?
THOMAS LESTAVEL   24/05/2017 
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C’est une lettre qui fera sans doute date dans la lutte contre les discriminations : le 23 mai, la CGT a adressé par huissier un courrier à la direction de Safran Aircraft Engine pour porter à son attention le cas de 34 salariés. Selon elle, ceux-ci subissent un « dommage dans leur évolution professionnelle c’est-à-dire promotionnelle et salariale », en raison de leur engagement syndical. L’entreprise a six mois pour agir, avant que la justice ne s’en mêle.

Jusqu’alors, lorsqu’un salarié s’estimait victime d’une discrimination, il lui revenait d’aller en justice par ses propres moyens. Mais, depuis le 11 mai, la possibilité d’intenter une action de groupe, introduite par la loi de modernisation de la justice du XXIe siècle votée fin 2016, est entrée en application. La CGT a d’ores et déjà annoncé que d’autres procédures suivraient, concernant d’autres formes de discriminations. A voir si cet outil, le dernier en date d’un arsenal juridique assez étoffé, sera plus efficace que les autres pour faire changer les pratiques et les mentalités. 

Stéréotypes persistants

« Au cours d’un entretien, la DRH m’a demandé si mes parents parlaient français et d’où venait mon prénom. Elle a aussi posé plusieurs questions sur ma ville, mon quartier et a fini par dire que son cabinet ‘est très Vieille France, vous comprenez ?’ » Ce récit tiré d’un recueil de témoignages publié l’an dernier par le Défenseur des droits1 illustre une réalité tenace dans le monde du travail. Les stéréotypes ont la vie dure et les discriminations2 portent sur de multiples facettes : origine, religion, sexe, apparence physique, état de santé, lieu de résidence, orientation sexuelle, activités syndicales... Le Défenseur des droits s’inquiète par exemple du « parcours d’obstacles » que doivent réaliser les individus dont le nom porte une consonance arabe. Pour s’en sortir, « ils acceptent des emplois moins qualifiés et moins payés. Ou pour les plus diplômés, choisissent de partir à l’étranger » décrit le rapport.

Un actif sur trois déclare avoir été victime de discrimination au cours des cinq dernières années Twitter
D’après le dernier baromètre annuel de l’institution publique, un actif sur trois déclare avoir été victime de discrimination au cours des cinq dernières années. L’emploi constitue le premier vecteur de discrimination dans la société, loin devant l’école, les relations avec l’administration ou les contrôles de police. L’âge et le sexe ressortent comme les deux principaux critères de discrimination au travail, suivis de l’origine et de la couleur de peau. Les femmes, en particulier, souffrent de taux d’activité3 inférieurs de dix points à ceux des hommes et d’un écart de salaire inexpliqué de 12%.

Talents gâchés

Le Défenseur des droits n’est pas le seul à alerter sur ces inégalités de traitement. Etude du CNRS basée sur des annonces de location de logements, enquête « Trajectoires et Origines » de l’Insee et l’Ined, rapport du think tank libéral l’Institut Montaigne sur les discriminations religieuses… La littérature sur le sujet est abondante. « Même l’OCDE et le FMI soulignent que les inégalités, qui résultent largement de discriminations, grèvent la croissance, or on ne peut pas dire que le FMI soit a priori soucieux d’égalité sociale » glisse Marie-Cécile Naves, chercheuse associée à l’IRIS et co-auteure du livre « Talents gâchés » (2015).

Le gouvernement a annoncé en octobre 2016 que 97 entreprises avaient été sanctionnées financièrement pour n’avoir pas respecté l’égalité salariale entre hommes et femmes Twitter
Sur le front de l’égalité hommes femmes et des discriminations contre les handicapés, la loi fait bouger les choses, même s’il reste fort à faire. Toute entreprise d’au moins 20 salariés doit employer des travailleurs handicapés à hauteur de 6% des effectifs, faute de quoi elle doit s’acquitter d’une contribution à l’Agefiph (fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées). Concernant les inégalités de salaires entre hommes et femmes, un décret publié fin 2012 prévoit des pénalités allant jusqu’à 1% de la masse salariale. Le gouvernement a annoncé en octobre 2016 que 97 entreprises avaient été sanctionnées financièrement. L’Islande va encore plus loin. En mars, Reykjavik a annoncé une nouvelle loi obligeant les entreprises de plus de 25 salariés à appliquer la stricte égalité salariale entre hommes et femmes, à travail égal. Une première mondiale.

Salaires : les femmes sont les plus discriminées

Ecarts de salaires inexpliqués à un poste donné (2009-2014), en %

Lecture : toutes choses égales par ailleurs, les femmes nées dans les DOM ont en moyenne un salaire inférieur de 13% à celui des hommes sans ascendance migratoire directe.

Source : France Stratégie, sur la base des enquêtes Emploi de l’Insee
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Cependant la loi peine à combattre d’autres formes de discrimination comme l’origine ou l’orientation sexuelle, par ailleurs plus difficiles à prouver. « Les discriminations volontaires sont plutôt rares. Les décisions biaisées expriment avant tout le poids des habitudes. Et les publics discriminés participent malgré eux du mouvement car ils intériorisent un sentiment d’infériorité sociale », décrypte Marie-Cécile Naves.

Name and shame

Fort de ce constat, le ministère du Travail a mené en 2016 une campagne de « testing » consistant à envoyer deux CV identiques en réponse à 1500 offres d’emplois de 40 grands recruteurs. Seule la consonance du nom et du prénom différait entre les deux CV. Bilan : les candidats d’origine maghrébine souffraient d’un taux de réponse inférieur de 11 points aux autres. Suite à cette opération, Myriam El Khomri, alors ministre du Travail a publiquement fustigé Courtepaille et AccorHotels pour leur action insatisfaisante en matière de lutte contre les discriminations. Courtepaille a, depuis, renforcé son arsenal de contrôle interne. « Dans une société de l’information comme la nôtre, ce type d’annonce peut faire le ‘buzz’ et nuire à l’image de l’entreprise. Le ‘name and shame’ a déjà fait ses preuves aux Etats-Unis », souligne Marie-Cécile Naves. Le nouveau chef de l’Etat qui entend faire de la lutte contre les discriminations une cause nationale, veut lui aussi multiplier les opérations de contrôle aléatoires et les testing dans les 22 motifs de discrimination prévus par la loi.

Les stéréotypes de genre aggravent les pénuries de main d’œuvre dans certains métiers considérés comme masculins ou féminins Twitter
L’enjeu est de taille car la discrimination nuit non seulement à l’égalité des chances mais aussi à la performance économique, estiment certains experts. « Plus on monte dans la hiérarchie d’une entreprise, moins les personnels sont issus d’origines diverses et moins il y a de femmes. On se prive donc de compétences. C’est un coût en termes économiques mais aussi en termes de cohésion sociale, de valeurs. On ne peut réduire cet enjeu à un calcul de rentabilité », estime Marie-Cécile Naves. Les stéréotypes de genre viennent par ailleurs aggraver les pénuries de main d’œuvre dans certains métiers considérés comme masculins (ingénieur, chef de chantier) ou féminins (infirmière, auxiliaire de vie). Seuls 17% des métiers, représentant 16% des emplois, peuvent être considérés comme mixtes4.

150 milliards d’euros

Au final, les inégalités d’accès à l’emploi et aux postes qualifiés coûteraient à notre pays près de 7 points de PIB, soit environ 150 milliards d’euros, si on en croit les calculs de France Stratégie. Voici comment le bureau d’études, qui dépend de Matignon, explique son calcul : si on faisait converger le taux d’emploi5 et le taux d’accès aux emplois qualifiés des populations discriminées vers ceux des autres populations, cela se traduirait par la création de 608 000 postes, à 93% féminins. Ces salaires supplémentaires viendraient stimuler la consommation et le PIB6. D’autre part, « les discriminations amènent des individus peu talentueux aux postes qualifiés, et des individus talentueux à des postes peu qualifiés. Nous avons cherché à mesurer la perte induite pour l’économie. On peut s’attendre à ce que cet effet soit de l’ordre de 3% du PIB environ », complète Clément Dherbécourt, chef de projet chez France Stratégie.

Pour certains experts, mobiliser l’argument économique au service de la lutte contre les discriminations est dangereux Twitter
D’autres experts, telle l’économiste Hélène Périvier, jugent cette approche économique dangereuse. « Mobiliser l’argument économique ouvre la voie à la justification des discriminations si l’on démontrait pour certaines d’entre elles qu’il coûte plus cher de les combattre que de les accepter », avance-t-elle.

Que ce soit pour des raisons économiques, éthiques, par souci d’image ou par simple crainte des sanctions, des entreprises se mobilisent pour améliorer la diversité au niveau des embauches et l’équité des salaires et des promotions. C’est le cas par exemple des grands groupes adhérant à l’Association Française des Managers de la Diversité (AMD). Ces initiatives doivent néanmoins être considérées avec prudence, car certaines sociétés se contentent de publier des chartes sans mener d’actions concrètes ni de véritables contrôles. Des études américaines démontrent qu’un environnement de travail plus équitable améliore l’ambiance et le bien-être au bureau. L’entreprise de demain sera-t-elle plus inclusive ? C’est ce qu’espère Marie-Cécile Naves « Il y a un effet d’entraînement pour tous les salariés, même pour ceux qui sont ’du bon côté de la barrière’ (les hommes blancs diplômés des plus grandes universités) et qui auraient donc, théoriquement, quelque chose à y perdre ».

1. Institution publique qui peut être saisie gratuitement par tout individu estimant que ses droits ne sont pas respectés. Créée en 2011, elle est la réunion de quatre institutions : le Médiateur de la République, le Défenseur des enfants, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE) et la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS).
2. Distinction opérée de manière intentionnelle ou non entre des personnes sur la base de critères non objectifs, et susceptible d’entraîner un désavantage particulier. La loi française interdit 22 motifs de discrimination.
3. Proportion d’actifs (occupés et chômeurs) dans une population donnée.
4. Métier mixte : métier comportant au moins 40% d’hommes et 40% de femmes.
5. Part d’une population donnée ayant un emploi.
6. A court terme, l’afflux de main d’œuvre induit aurait certes pour effet d’augmenter le chômage. Mais à long terme, l’augmentation de la population en emploi est censée accroître la richesse par tête, donc le PIB.

http://www.alternatives-economiques.fr/combattre-discriminations-travail/00078980

Egalité femmes-hommes : « il y a encore des efforts à faire pour changer les mentalités »,egalite,parite,emploi,

25 Mai 2017, 14:04pm

Publié par hugo

Egalité femmes-hommes : « il y a encore des efforts à faire pour changer les mentalités »

Publié le 24 mai 2017 à 18h07 Egalité femmes-hommes : « il y a encore des efforts à faire pour changer les mentalités »
© Getty
Le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) a dévoilé le 23 mai son « rapport annuel sur l’état de la France en 2017 ». Et ce que l’on peut vous dire, c’est que l’égalité femmes-hommes est loin d’être atteinte !
Le temps de quatre tables rondes, dans l’hémicycle du CESE, les rapporteurs du rapport - Guillaume Duval, rédacteur en chef d’ «  Alternatives Economiques »  et Pierre Lafont, représentant du CESE - accompagnés d’experts, ont confronté leur analyse sur les différentes thématiques du rapport telles que les inégalités face à l’éducation et la pauvreté, lapeur du déclassement ou encore lerepli identitaire. L’objectif ? Trouver des solutions pour « une refondation de notre cohésion sociale » selon les auteurs, cités par « Le Monde », partenaire de l’événement.

LES FEMMES TOUJOURS DISCRIMINÉES AU TRAVAIL

Quid de la situation des femmes ? Brigitte Grésy, secrétaire générale du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, a dressé un bilan mitigé : « Si la majorité des femmes travaillent (84% des femmes âgées de 25 à 49 ans), de nombreuses discriminations demeurent. » Parmi elles, le sexisme sur le lieu de travail. « 90% des femmes interrogées déclarent que les agissements sexistes ont eu un impact sur leur vie professionnelle », a souligné Brigitte Grésy, également auteure de « Le sexisme au travail : fin de la loi du silence ? » (éd. Belin). Néanmoins, l’experte a salué la présence du mot « sexisme » dans le code du travail, une première européenne.

LA CHARGE MENTALE DES MÈRES 

Autre inégalités citées, celles liées à la conciliation vie professionnelle-vie privée. « On observe une parentalité toujours bancale » a estimé Brigitte Grésy en regrettant la moindre implication des pères dans les tâches domestiques. C’est le principe de la charge mentale qui pèse encore sur les mères et qui a des conséquences sur leur disponibilité au travail. On vous en parlait ici, à l’occasion de le sortie de la BD de la dessinatrice Emma. Enfin, « l’égalité de salaires n’est toujours pas atteinte puisque les femmes gagnent toujours un quart de moins que les hommes ! » Un écart en partie dû à un manque de mixité des métiers. En effet, comme le mentionne le rapport, les femmes occupent davantage que les hommes des emplois peu qualifiés et peu rémunérés et subissent davantage le temps partiel et les contrats précaires que leurs collègues masculins (9,8% contre 3,8%) . Le chemin à parcourir est encore long !

 

 

Écrit par...
Lou Bes
Lou Bes
@Lou Bes
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http://www.elle.fr/Societe/Le-travail/Faire-bouger-les-choses/Egalite-femmes-hommes-il-y-a-encore-des-efforts-a-faire-pour-changer-les-mentalites-3486467

Taïwan, ENFIN une décision historique en faveur du mariage pour tous,egalite,homosexualite

24 Mai 2017, 17:51pm

Publié par hugo

Taïwan, ENFIN une décision historique en faveur du mariage pour tous
par Natacha Couvillers
aujourd'hui à 14:38
137 partages  
L'île taïwanaise est en passe de vivre une petite révolution. La Cour constitutionnelle s'est prononcée en faveur du mariage gay. Le pays deviendrait alors le premier pays d’Asie à ouvrir la voie.

Mercredi 24 mai, la justice taïwanaise a rendu un jugement en faveur du mariage gay. L’arrêt en question - sur lequel au moins 10 juges ont dû s’accorder - ouvre la voie à la légalisation du mariage pour tous.
C’est la Cour constitutionnelle qui a (enfin) jugé que le code civil ne plaçait pas ses citoyens sur un pied d’égalité concernant le mariage. Une déclaration historique pour le pays. Et la nouvelle présidente Tsai Ing-wen, au pouvoir depuis mai 2016, y est certainement pour quelque chose puisqu’elle s’est clairement affichée pour le mariage pour tous.

En Taiwan, le contrat de mariage ne pouvait avoir lieu qu’entre un homme et une femme. La Cour constitutionnelle a donc estimé que le texte “violait” la Constitution garantissant la liberté de mariage et l'égalité entre les citoyens.

Si cette déclaration est un premier pas vers la légalisation du mariage pour les couples homosexuels, dans les faits, la haute juridiction a donné deux ans au gouvernement pour qu’il prenne une mesure arrêtée sur cette question.

Le climat est de bonne augure donc, et Taiwan deviendrait alors le premier pays d'Asie à légaliser le mariage pour les couples homosexuels. Une avancée historique qui aura sûrement des conséquences sur les autres pays du continent.

Le Parisien a relayé le témoignage d’un militant pour la légalisation du mariage homosexuel, Chi Cia-wei, 59 ans qui se bat pour cette cause depuis de nombreuses années : "Je me sens certain à 100% d'obtenir une issue positive. Je suis optimiste mais ma joie ne sera pas excessive. Cela aurait dû se produire il y a bien longtemps". Cela fait depuis 1986 que Chi Cia-wei milite pour la reconnaissance du mariage gay.

A lire aussi : En Indonésie, deux hommes condamnés à recevoir 85 coup de fouet pour homosexualité

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par Natacha Couvillers
137 partages

http://www.aufeminin.com/news-societe/taiwan-mariage-gay-decret-decision-justice-mariage-pour-tous-s2257242.html

A quand la diversité sur grand écran ?,egalite,racisme,societe,

24 Mai 2017, 00:58am

Publié par hugo

A quand la diversité sur grand écran ?
par Mounir Belhidaoui
Divines Houda Benyamina Film CésarCrédits : Easy Tiger
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La diversité a-t-elle sa place dans le cinéma français ? La question est récurrente. Les réponses, elles, sont encore loin d’être trouvées. Mais, petit à petit, les choses changent à leur rythme. Moteur, ça tourne !

Tapis rouge, coups de projecteurs sur des stars tous sourires, montée des marches, retransmissions en direct à la télévision. Comme le disait l’actrice Mélanie Laurent dans un discours d’ouverture du Festival de Cannes resté dans les mémoires : « le cinéma, c’est magique ». Peut-être, mais certains ont un peu plus de mal que d’autres à déceler cette magie, et ce n’est pas Georges Clooney qui dira le contraire. L’acteur, rendu célèbre grâce à son rôle de médecin dans la série Urgences, a très vite été érigé en icône du cinéma américain grâce à des rôles de premier plan.

Très engagé dans les causes sociales aux Etats-Unis, l’acteur avait posé cette question pour le moins polémique, lors de la cérémonie des Oscars en 2016 : « Le problème n’est pas tant qui vous choi­sis­sez, mais combien d’op­tions sont dispo­nibles pour les mino­ri­tés dans les films, parti­cu­liè­re­ment de qualité ? ». La star de la trilogie Ocean’s ajoutant qu’il avait l’impression que le cinéma américain allait « dans la mauvaise direction » et que bien des acteurs, Will Smith et Idriss Elba en tête, auraient pu être nommés pour leur film Concussion et Beast of no Nation respectivement.

Divines… et populaires

Le débat est d’ampleur outre-Atlantique, mais il l’est aussi en France. Régulièrement, des voix s’élèvent, dénonçant le flagrant manque de diversité au cinéma. On constate, après consultation d’une étude du centre national du cinéma (CNC), que la grande majorité des films français dépassant le million d’entrées sont des comédies « grand public », offrant dans la plupart du temps une vision quelque peu caricaturale des banlieues et de ses jeunes. Mais force est de constater que, petit à petit, les choses changent. Petit retour en arrière, en février 2017, lors de la prestigieuse Cérémonie des Césars. Les lumières sont braquées sur deux jeunes filles émues, accompagnées par une grande femme les regardant avec une fierté non dissimulée. La grande dame, c’est Houda Benyamina, la réalisatrice du film Divines, contant l’aventure de deux jeunes filles essayant de se sortir de leur condition dans un quartier précaire.

Divines Houda Benyamina
Le film Divines met en lumière des femmes combatives issues des quartiers. Crédits : Page Facebook du film
Houda Benyamina n’a pas fait « que » réaliser un film montrant un autre visage de la banlieue, présentant des femmes combattives qui veulent sortir de la misère et briser les inégalités sous couvert de bons mots (« toi, t’as du clitoris ! »), la réalisatrice s’est aussi illustrée par sa tenace volonté de créer une association, 1 000 visages, venant en aide aux futurs talents du cinéma en manque de réseau, venant pour la plupart d’horizons sociaux peu favorisés.

La relève arrive

Souleymane Sylla est l’un des représentants de cette association. Né à Dakar, il est arrivé à 8 ans à Paris, où il a très vite gravi les échelons. Théâtre au lycée, langues étrangères appliquées à l’Université, avant de bénéficier de l’aide de 1 000 visages via un passage au casting du film « Divines ». Dès lors, une voie royale s’ouvre pour Souleymane qui entre au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, le passage quasi-obligé pour devenir un « vrai » acteur de cinéma.

Souleymane Julles Sylla 1 000 visages
Souleymane Sylla, l’une des figures de l’association 1 000 visages. Crédits : DR
Le jeune homme, qui n’a pas sa langue dans sa poche, n’hésite pas à pointer le fait que c’est « la société qui construit les clichés ». Devant son soda dans une brasserie de la Porte des Lilas, à Paris, Souleymane Sylla, du haut de ses 25 ans, déplore le fait qu’un « acteur noir qui joue une fois le rôle d’une racaille va rester cantonné à ce rôle toute sa vie », et pointe du doigt une banalisation des clichés. « Prenons le film Gangsterdam (un film réalisé par Romain Lévy, sorti en 2017, ndlr) qu’on a accusé dès sa sortie d’homophobie, de racisme, de misogynie. Pourquoi reproche-t-on à ce film de jouer sur ces clichés éculés alors qu’il est le fruit de la comédie populaire française ? », questionne-t-il. Celui-ci se réjouit néanmoins que l’association 1 000 visages prenne de l’ampleur, voyant arriver des réalisateurs et des acteurs de toutes sensibilités et de toutes les couleurs. « Viendra le moment où on ne pourra plus faire comme si on existait pas », avance Souleymane Sylla, résolument optimiste.

« Fondu enchaîné », comme on dit dans le 7ème art. Un soir de pluie, un petit théâtre de la rue de Charonne voit arriver une petite foule. Cette dernière est venue voir « Je suis le prochain », une pièce écrite et mise en scène par Mickaël Délis. Là aussi, on décèle de la finesse et de l’émotion dans le jeu proposé par des comédiens tels que Vladimir Perrin ou encore Yassine Houicha. Un cru qui passe du théâtre au cinéma avec une certaine aisance, Yassine Houicha ayant par exemple fait partie, lui aussi, du casting du film Divines. Ce dernier est purement et simplement « tombé amoureux » d’Houda Benyamina qui l’a grandement aidé dans sa carrière. « Je n’y croyais pas plus que ça, mais Houda a cru en moi avant moi-même. C’est sa force ». Même si Yassine trouve que « c’est plus dur pour certains que pour d’autres », il nuance son jugement par rapport à celui, tranché, de Souleymane Sylla : « Le cinéma reste tout de même accessible, j’ai pu faire des démarches,  pour ma part je sens que je peux jouer des registres et des rôles différents, mais c’est vrai qu’il faut tout de même faire attention à ne pas se laisser enfermer dans des cases dans lesquelles on ne sort plus ».

Imaginer le cinéma de demain

« Houda a beau avoir été honorée dans des cérémonies de renom, ça ne l’empêche pas de retourner à Grigny, d’aller voir les jeunes un par un, de les accompagner, les aider ». Ces mots sont ceux de Vladimir Perrin, un réalisateur qui intervient régulièrement dans le cadre de « Master class » organisées par l’association 1 000 visages. « Dans un monde où on voit bien que les sociétés se divisent, 1 000 visages donne la promesse d’un monde meilleur, au moins par l’image », dit-il dans un ton où l’on ne décèle pas trop d’emphase malgré la sonorité lyrique du propos. Au-delà de placer des jeunes espoirs issus de la diversité dans les fauteuils rembourrés des festivals du cinéma français, 1 000 visages se démarque donc par sa dimension sociale. L’organisme organise régulièrement des ateliers sur les thèmes du harcèlement ou du racisme. Farès Ben Maouya, salarié de l’association qui, à 23 ans, a déjà réalisé un long-métrage et prépare actuellement son 6ème court, insiste sur ce point.

Master Class 1 000 visages
L’association 1 000 visages prodigue des cours à d’aspirants acteurs/réalisateurs… Crédits : 1 000 visages
Le jeune homme se souvient notamment d’une inscription à une agence de castings : « On a tout de suite commencé à me proposer des rôles de petit frère d’un dealer qui faisait sa loi dans le quartier, ça m’a très vite pris la tête ». Farès Ben Maouya a très vite délaissé le jeu pour la réalisation. « Dans le film que je prépare, j’imagine un acteur noir qui évoluerait dans un milieu social plutôt aisé », dit-il, plein d’un espoir réaliste.

Laurence Lascary : « Il y a des inégalités sociales qui sont réelles »

Laurence Lascary a fondé la société de production De l’autre côté du périph’ (DACP) en 2008, qui produit des courts et longs métrages. Le dernier film qu’elle a produit, L’Ascension, sorti en janvier 2017, raconte l’histoire vraie de Nadir Dendoune, un jeune d’une cité du 93, qui a grimpé l’Everest en 2008..

Avec le nom de votre société, De l’autre côté du périph’, on imagine que votre objectif, dès le départ, était d’apporter un peu de diversité dans le paysage audiovisuel français ?

Tout à fait, De l’autre côté du périph’ c’est finalement dire que, en dehors de Paris, il y a le reste du monde, alors allons chercher de nouveaux récits, des auteurs qui sont pris dans d’autres écosystèmes… Personnellement je viens du 93, mais ça peut être beaucoup plus large. La volonté est de raconter des récits qui sont à la fois universels et incarnés, de personnes qui sont représentatives de la population française.

Au quotidien, comment faites-vous pour remplir cette mission que vous vous êtes donnée ?

Je cherche au quotidien des projets, j’en reçois beaucoup, je me déplace en festival, je me rapproche de dispositifs pour faire émerger des jeunes talents… Ce qui m’intéresse, c’est l’originalité, parce qu’il y a certes la dimension sociétale, mais j’ai aussi la volonté de mettre en avant des beaux projets, artistiques. Ce n’est pas l’un sans l’autre.

Est-ce que vous pensez que les jeunes des cités désireux de faire du cinéma se mettent des barrières ?

Ce n’est pas eux qui se mettent des barrières, c’est les autres qui leur en mettent. S’il y a autocensure, elle est la conséquence d’inégalités sociales qui sont réelles. On peut avoir la sensation que certains métiers ne sont pas accessibles quand on ne vient pas du bon milieu, qu’on n’a pas été dans des écoles d’élite, etc… Et justement mon expérience prouve que c’est possible. C’est complètement à l’image du film.

Propos recueillis par Héloïse Leussier

http://www.respectmag.com/28666-a-diversite-grand-ecran