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Le blog de hugo,

Articles avec #politiques

Agressions sexuelles au MJS: "Il y avait une tolérance inacceptable de ce type de comportements,femmes,violences,

17 Novembre 2017, 02:02am

Publié par hugo

 Agressions sexuelles au MJS: "Il y avait une tolérance inacceptable de ce type de comportements"
Une militante socialiste a confié à franceinfo, sous couvert d'anonymat, son témoignage sur l'affaire Thierry Marchal-Beck. L'ancien président des jeunes socialistes est accusé par huit femmes de viols, d'aggressions et de harcèlement sexuels.
 Stéphane Le Foll, alors ministre de l'Agriculture, tend le micro à Thierry Marchal-Beck, alors président du Mouvement des jeunes socialistes, le 23 août 2013 à La Rochelle (Charente-Maritime). (MAXPPP)
 
franceinfoRadio France
Mis à jour le 16/11/2017 | 06:17
publié le 15/11/2017 | 21:09
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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin  
Huit femmes accusent l'ex-président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), Thierry Marchal-Beck, de harcèlement et d'agressions sexuelles de 2010 à 2014, dans le journal Libération. L'ancien patron du MJS nie les faits et dit se tenir à la "disposition de la justice".
Une militante socialiste a accepté de réagir sur franceinfo, sous couvert d'anonymat. Elle confirme que Thierry Marchal-Beck "avait un comportement que l'on pourrait apparenter à un prédateur sexuel". "J'ai refusé, à titre personnel, un certain nombre de comportements, notamment à caractère sexuel", poursuit cette militante pour qui, "il y avait une tolérance inacceptable de ce type de comportements".
franceinfo : Confirmez-vous les faits de harcèlement et d'agressions sexuelles ?
En ce qui me concerne, je confirme qu'il [Thierry Marchal-Beck] avait un comportement que l'on pourrait apparenter à un prédateur sexuel. J'espère que ces femmes auront le courage d'aller au bout de leur démarche et auront la possibilité de porter plainte pour que cela remonte devant la justice.
Faisait-il preuve d'un abus de pouvoir en tant que président du MJS ?
J'ai refusé, à titre personnel, un certain nombre de comportements, notamment à caractère sexuel. La conséquence de ce 'petit jeu' était de me décrédibiliser et de dire aux responsables nationaux que je n'étais pas digne de confiance. À la suite de cela, j'ai eu des difficultés pour avancer au sein de l'organisation. Avec le recul, c'est un comportement qu'on peut qualifier d'abusif. À l'époque, cela ne me semblait pas digne d'une organisation qui défendait notamment le respect, le droit et l'égalité des relations entre les hommes et les femmes. On m'avait répondu que son comportement était certes critiquable. Pour autant, les personnes à qui j'en ai parlé semblaient accepter la situation comme étant un état de fait et qu'il fallait faire avec. J'en ai parlé à des responsables de l'organisation jeunesse de l'époque. Ils ne pensaient pas que les faits étaient aussi graves. Il avait la réputation d'être un coureur. Il y avait une tolérance inacceptable de ce type de comportements.
S'agissait-il de préserver l'image du mouvement ?
À l'époque, il y avait l'envie de protéger l'image, l'organisation et puis on était dans une ambiance qui était un peu différente d'aujourd'hui. Ces comportements étaient davantage tolérés donc cette réputation sulfureuse de coureur était acceptée au sein de l'organisation. Je pense que les nouvelles générations sont intolérantes par rapport à ce type de comportements. C'est un mouvement général et de plus en plus entendu par la société. Aujourd'hui, je pense que les responsables de ces organisations sont tout à fait conscients que ce type de comportement n'est pas tolérable.
http://www.francetvinfo.fr/politique/ps/agressions-sexuelles-au-mjs-il-y-avait-une-tolerance-inacceptable-de-ce-type-de-comportements_2469638.html

Dolores Huerta, une militante de tous les fronts,femmes,feminisme,

10 Novembre 2017, 16:54pm

Publié par hugo

 
Dolores Huerta, une militante de tous les fronts
Engagée depuis ses 16 ans dans la lutte pour les droits des ouvriers immigrés, elle est aujourd'hui l'une des figures de l'opposition à Donald Trump.
http://videos.francetv.fr/video/NI_1117041@Info-web
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00:26 | 02:08
 
Brut.France Télévisions
Mis à jour le 09/11/2017 | 12:11
publié le 09/11/2017 | 12:11
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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin  
Née en 1930 au Nouveau-Mexique dans une famille d’immigrés mexicains, son père, un ouvrier agricole, se bat très tôt pour l’amélioration des conditions de travail dans les fermes.
Ses parents se séparent quand elle n’a que 3 ans et Dolores est élevée par sa mère et son grand-père en Californie.
À 16 ans, elle créé un centre pour les adolescents pauvres dans son lycée : ce sera son premier engagement.
Elle a été quelques temps enseignante de grammaire, mais finit par se consacrer pleinement à l’activisme, choquée par la pauvreté de ses élèves.
Pour les droit des ouvriers et des femmes
En 1955, Huerta commence officiellement sa carrière en tant que militante, aidant Frank Ross à commencer le Chapitre de Stockton de l'Organisation de Services Communautaires, qui lutte pour l'amélioration des opportunités économiques pour les Hispaniques.
En 1962, elle confonde l'Association Nationale des Paysans avec César Chávez.
Ses combats aboutiront à plusieurs lois reconnaissant les droits des ouvriers et des immigrés et améliorant leurs conditions de travail.
« Ce que nous demandions, c’était des droits humains vraiment, vraiment basiques : avoir des toilettes, de l’eau fraîche dans les champs, des temps de pause, des équipements de protection. ».
Sa rencontre avec Gloria Steinem dans les années soixante lui donne envie de prendre part à de nouvelles luttes, féministes cette fois. Elle rejoint le combat pour le droit à l'avortement aux côtés d'Angela Davis et Gloria Steinem.
Sur le devant politique
À 38 ans, elle se tient aux côtés de Robert Kennedy lors de son dernier discours. Quelques minutes après, des coups de feu sont tirés et Kennedy assassiné.
Cet épisode traumatique la pousse à s’engager contre les armes à feu.
À 58 ans, et après plus de vingt arrestations, elle est grièvement blessée par la police lors d’une manifestation contre George Bush à San Francisco.
Dix ans plus tard, elle reçoit le Prix Eleanor Roosevelt des Droits de l'Homme, de Bill Clinton.
Dans les années qui suivent, elle se consacre d’avantage encore à la lutte pour le droit des femmes.
Elle espère d’ailleurs donner l’envie à d’autres femmes de participer aux mouvements : « La participation des femmes dans l'Histoire doit aussi être reconnue, et j'espère que ça incitera d'autres femmes à s'engager ».
À 82 ans, elle reçoit la médaille de la Liberté, plus haute distinction américaine, des mains de Barack Obama, à qui elle a accepté de céder son célèbre slogan : Sí, se puede (Yes, We Can).
En 2017, elle est l’une des figures de la Women’s March et s’engage contre Donald Trump.


http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/sante-au-travail/dolores-huerta-une-militante-de-tous-les-fronts_2459432.html
 

Jacques Brel/Jaurès ,

10 Novembre 2017, 13:43pm

Publié par hugo

 

 
Voir aussi la page Jacques Brel sur le site USDCF.org
 

La chanson « Jaurès » a été interprétée par Jacques Brel


Paroles de la chanson :

<div class='gracenote-header'>You must enable javascript to view this page. This is a requirement of our licensing agreement with music Gracenote.</div><style type='text/css'>.lyricbox{display:none !important;}</style>
Ils étaient usés à quinze ans
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s'appelaient décembre
Quelle vie ont eue nos grands-parents
Entre l'absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d'être
Quinze heures par jour, le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendre
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
De là à dire qu'ils ont vécu
Lorsque l'on part aussi vaincu
C'est dur de sortir de l'enclave
Et pourtant l'espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux yeux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu'à la vieillesse
Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Si par malheur ils survivaient
C'était pour partir à la guerre
C'était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelque sabreur
Qui exigeait du bout des lèvres
Qu'ils aillent ouvrir au champ d'horreur
Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux, oui, notre bon Maître
Couverts de prêtres, oui notre Monsieur

Demandez-vous, belle jeunesse
Le temps de l'ombre d'un souvenir
Le temps du souffle d'un soupir :

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
 
http://fr.lyrics.wikia.com/wiki/Jacques_Brel/Jaur%C3%A8s

Après les élections municipales, une vague féminine déferle sur Québec,femmes,feminisme,politiques,

9 Novembre 2017, 20:11pm

Publié par hugo

 Après les élections municipales, une vague féminine déferle sur Québec
 
Trois des nouveaux visages de la politique municipale du Québec, avec de gauche à droite, Doreen Assad, mairesse de Brossard, Diane Dallaire, mairesse de Rouyn-Noranda, et Cathy Poirier, mairesse de Percé
Pages Facebook des candidates
La nouvelle mairesse de Montréal, Valérie Plante, a fait exploser tout un plafond de verre le 5 novembre 2017 en remportant la course à la mairie, mais elle n’est pas la seule : plusieurs femmes ont également remporté des mairies lors de ces élections et pour la première fois également il y a plus de femmes que d’hommes parmi les élus dans la métropole québécoise. Mais aussi en dehors...
08 nov 2017
Mise à jour 08.11.2017 à 10:00 par
Catherine François
dans
Accueil
Terriennes
Parité et politique
375 ans après Jeanne Mance, des mairesses aux manettes de Québec
375 ans après sa fondation par l’infirmière Jeanne Mance et le sieur de Maisonneuve, Montréal vient donc de s’offrir un beau cadeau : une mairesse et un contingent d’élues pour veiller sur son avenir. Le symbole est fort ! Sur les 103 postes de conseillers municipaux de la métropole, 53 sont des femmes – elles étaient 45 avant ces élections. Et on compte dorénavant 8 mairesses d’arrondissements sur les 19 que compte la ville. L’un de ses arrondissements ne compte même qu’un seul homme parmi ses élus.
Par ailleurs, des femmes ont également pris les rênes d’autres villes importantes au Québec : à Percé, en Gaspésie, Cathy Poirier, a remporté la mairie haut la main avec 67 % des voix contre quatre hommes, ou encore la ville de Saguenay, l’une des dix plus grandes villes de la province, Rouyn-Noranda en Abitibi, et Brossard, dans la banlieue montréalaise. « On peut se réjouir de qui est en train de se passer avec les femmes, a déclaré au quotidien Le Devoir la nouvelle mairesse de Rouyn-Noranda, Diane Dallaire. En tous cas, à Rouyn-Noranda, en 90 ans, il n’y avait jamais eu de femme à la mairie ».
Je n’arrête pas de recevoir des messages de jeunes femmes qui se disent inspirées d’en voir d’autres, comme moi, en politique
Doreen Assaad, mairesse de Brossard
« Non seulement j’ai été élue mairesse, mais on a un conseil à parité, une première dans l’histoire de notre ville, s’est réjouie de son côté la mathématicienne Doreen Assaad, nouvelle mairesse de Brossard. Je n’arrête pas de recevoir des messages de jeunes femmes qui se disent inspirées d’en voir d’autres, comme moi, en politique ».
De plus en plus de femmes dans le monde municipal au Québec donc, et les chiffres le confirment : elles formaient 24% des candidats à la mairie ou aux postes de conseiller municipal en 2005, elles étaient 31% à ces élections de 2017.
L’organisme « Groupe femmes politique et démocratie » se réjouit de cette vague féminine qui déferle sur la politique municipale mais estime que cette progression est encore « trop lente » : « En tout, c’est environ 4000 femmes qui se sont présentées, mais si on veut atteindre la parité, ça va prendre pas mal plus de candidates » a précisé la directrice Esther Lapointe en entrevue au quotidien Le Devoir. « Se faire confiance en faisant confiance aux gens qui nous entourent ».
Après 375 ans il était temps que ça arrive, une femme à la mairie de notre métropole
Pauline Marois, Première ministre du Québec 2012 - 2014
Celle qui a également fait voler en éclat un plafond de verre en se faisant élire Première ministre en septembre 2012, Pauline Marois, a tenu à féliciter Valérie Plante et lui prodiguer quelques conseils que la jeune mairesse a écouté avec attention.
« Je sais ce que cela représente, que c’est exigeant, et après 375 ans il était temps que ça arrive, une femme à la mairie de notre métropole, je voulais vous féliciter, a déclaré Pauline Marois. D’autres femmes aussi ont été élues dans d’autres villes importantes et je suis très heureuse de ça, on cherche la parité partout, dans le monde économique mais dans le monde politique aussi. Et je crois que ça peut-être une incitation à des jeunes femmes à songer à venir s’engager en politique ».
Ses conseils sont simples : « rester à l’écoute et s’entourer de gens les plus forts possible pour vous permettre de faire les meilleurs choix possibles et de prendre les meilleures décisions. Se faire confiance en faisant confiance aux gens qui nous entourent je crois que c’est le meilleur conseil que je peux lui donner ».
Mobilité et logements sociaux, nouvelles priorités des élues
Valérie Plante a du pain sur la planche et elle s’est attelée à la tâche dès le lendemain de sa victoire. Elle a déjà rencontré le ministre québécois des Municipalités pour lui parler de son projet de ligne rose, la nouvelle ligne de métro qu’elle veut offrir aux Montréalais pour désengorger les autres lignes de métro – la décision de construire une nouvelle ligne de métro sera prise conjointement par les gouvernements du Québec et du Canada. Elle veut également mettre sur la route prochainement 300 autobus supplémentaires afin de bonifier le service des transports en commun dans l’île de Montréal. Cela fait partie de ses priorités, ainsi qu’offrir des logements sociaux aux quelques 25 000 familles en attente à Montréal. Cette anthropologue de formation a travaillé longtemps dans le milieu communautaire : elle défend des valeurs sociales démocrates et sa sensibilité politique est très clairement à gauche.
Valérie Plante vient en tous cas de prendre les rênes d’une des plus importantes métropoles en Amérique du nord et elle va ouvrir la voie aux autres femmes qui se lanceront elles aussi un jour en politique. Il faut se réjouir de ces progrès enregistrés par les femmes lors de ces dernières élections municipales au Québec tout en gardant en tête qu’on est encore loin de la parité et que la route pour y arriver sera parsemée d’obstacles et de difficultés. Mais au moins, on avance…
A retrouver dans Terriennes :
> Québec : Valérie Plante s'empare de la mairie de Montréal

http://information.tv5monde.com/terriennes/apres-les-elections-municipales-une-vague-feminine-deferle-sur-quebec-202249

Un haut fonctionnaire handicap dans chaque ministère ,handicap,politiques,

7 Novembre 2017, 18:29pm

Publié par hugo

 Un haut fonctionnaire handicap dans chaque ministère
 
 Résumé : Avant le 10 novembre 2017, chaque ministre devra désigner un haut fonctionnaire en charge du handicap et de l'inclusion. Ainsi en a décidé Edouard Philippe qui réaffirme vouloir faire du handicap une priorité.
Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal'Secco, le 03-11-2017
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Parce que le gouvernement réaffirme que le handicap est l'une des priorités de son quinquennat, il organisait dès le 20 septembre 2017 son premier Comité interministériel du handicap (article en lien ci-dessous). Edouard Philippe lançait à l'occasion un travail approfondi qui doit déboucher sur des plans d'action ministériels d'ici le début de l'année 2018. Il affirme vouloir en assurer le suivi en « réunissant le CIH chaque année et en évaluant l'impact des actions sur les indicateurs d'inclusion des personnes en situation de handicap ». Il a demandé à Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, de coordonner la préparation du plan d'action interministériel pour 2018-2022.
Un haut fonctionnaire dans chaque ministère
Pour ce faire, le Premier ministre, via une circulaire datée du 23 octobre 2017 (en lien ci-dessous), demande à chaque ministre de désigner au sein de son secrétariat général un « haut fonctionnaire en charge du handicap et de l'inclusion », qui aura pour responsabilité de définir et de mettre en œuvre la politique en matière d'accessibilité universelle et de handicap. Il « doit être en mesure d'animer des échanges au sein du comité des directeurs de votre ministère et de vous rendre compte personnellement », précise Édouard Philippe à l'intention de Sophie Cluzel. Pour l'exercice de cette mission, « doivent être privilégiés les fonctionnaires dont l'autorité et la compétence seront reconnues, et notamment les membres relevant des corps d'inspection ».
Avant le 10 novembre 2017
Ce haut fonctionnaire coordonnera les travaux permettant de dresser l'état des lieux en matière de prise en compte du handicap dans l'ensemble des politiques, et, au sein de son propre ministère, la préparation et le suivi des décisions des comités interministériels du handicap. Il sera également chargé, pour chaque projet de loi, de réaliser de manière systématique la fiche « diagnostic-handicap » prévue en 2012 par Jean-Marc Ayrault mais jamais mise en oeuvre. Le Premier ministre fixe un délai pour cette désignation : avant le vendredi 10 novembre 2017. La liste des fonctionnaires sera rendue publique.
Les élus se mobilisent
Il répond ainsi en partie à la demande de l'Association nationale pour la prise en compte du handicap dans les politiques publiques et privées (APHPP) qui réclamait, entre autres, pour assurer l'inter ministérialité effective sur cette question, de nommer un référent handicap-accessibilité dans chaque ministère mais également dans chaque collectivité territoriale (article en lien ci-dessous). Créée en septembre 2017, elle réunit élus et membres de la société civile sensibilisés à cette question avec l'objectif de faire bouger les lignes...
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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Emmanuelle Dal'Secco, journaliste Handicap.fr"
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https://informations.handicap.fr/art-ministere-fonctionnaire-handicap-853-10316.php

“Les conquérantes”: Le droit de vote des Suissesses dans un feel good movie vibrant,femmes,politiques,

6 Novembre 2017, 03:44am

Publié par hugo

 “Les conquérantes”: Le droit de vote des Suissesses dans un feel good movie vibrant
Publié le 31 octobre 2017 à 12:46
Les Conquérantes nous plonge dans le petit village d’Appenzell en 1971, année du référendum sur le droit de vote des femmes. Une fiction féministe en salles mercredi 31 octobre.
 
© Alamodefilm
1971: un vent de liberté souffle sur le monde occidental, insufflé par Woodstock, mai 68, le mouvement hippie ou encore la révolution sexuelle. Pourtant, dans le petit village suisse d’Appenzell, la mode est plus que jamais à la tradition. Les femmes sont de bonnes mères de famille, ménagères, et surtout, elles n’ont pas le droit de vote et ne peuvent travailler qu’avec l’accord de leur mari. Parmi elles, se trouve notre héroïne: Nora, jeune femme mariée qui divise ses journées entre ménage, cuisine, vaisselle, et prise en charge de ses deux garçons. Si elle avance à une militante féministe, au début du film, qu’elle n’a “pas besoin d’être libérée”, la protagoniste prend rapidement conscience de sa soumission -et de celle de ses paires- à la gent masculine. À quelques mois du référendum sur le droit de vote et d’éligibilité des femmes, elle décide même de créer un mouvement de pression en faveur du “oui”. D’abord seule, elle est rapidement rejointe par Vroni, l’une des aînées du village, et Graziella, une Italienne qui a immigré en Suisse. Elles ouvrent ensemble le débat et permettent aux autres femmes d’oser se positionner contre leurs maris et de réclamer des droits élémentaires, à commencer par celui de participer au processus législatif.
Le fond a beau être politique, Les Conquérantes est un feel good movie assumé. Petra Volpe, la réalisatrice, fait brillamment évoluer le caractère des femmes en même temps qu’elles adoptent, au fur et à mesure de l’intrigue, les codes vestimentaires des années 70. Ainsi, les premiers actes de rébellion de Nora seront de troquer sa jupe longue contre un pantalon patte d’eph et son chignon sage contre une frange ébouriffée. La bande originale, très girl power, compte You Don’t Own Me de Lesley Gore ou l’hymne féministe d’Aretha Franklin Respect. Autant de bonnes raisons d’aller découvrir ce film en salles.
Les conquérantes nous rappellent que “le privé est politique”
C’est sans doute l’une des scènes les plus marquantes du film: alors qu’elles se retrouvent sans trop le vouloir à une réunion féministe dirigée par une hippie suédoise, Vroni, Nora et sa belle-sœur sont invitées à observer leurs sexes dans un miroir. L’idée est de mieux connaître son corps pour se réapproprier sa sexualité. Car, comme l’explique leur mentor d’un jour, si le combat pour l’accès aux urnes est indispensable, la lutte féministe doit être envisagée à plus large échelle et commence dans la sphère privée, par le plaisir féminin par exemple. Mais, pour accéder à l’égalité des sexes dans le sexe, encore faut-il que les femmes connaissent leur anatomie. Elle présente à l’assistance une affiche avec différentes formes de vulves, chacune associée à un nom d’animal. Nos trois héroïnes, qui n’ont jamais observé leur entrejambe, saisissent des miroirs et découvrent enfin leur sexe.
La grève, instrument de lutte féministe
Une fois la prise de conscience réalisée par les femmes du village, il reste à convaincre les hommes. Pour ce faire, Petra Volpe a décidé d’utiliser dans son film un instrument bien connu des mouvements féministes: la grève. Les femmes cessent les missions qui leurs ont été assignées en tant que mères et épouses et décident de se retirer dans le café de Graziella jusqu’au référendum. Les hommes s’aperçoivent alors à quel point ils ont jusqu’ici vécu comme des assistés. Ce n’est pas la première fois que les femmes en grève sont portées sur grand écran. En 2011, dans La Source des femmes, les épouses d’un village du nord de l’Afrique décident de faire la grève du sexe pour faire pression sur les hommes et les inciter à aller eux-mêmes chercher l’eau au puits pour faire vivre leur famille. En 2010, le film We Want Sex Equality raconte la première grève des ouvrières de l’usine Ford, à Dagenham, en Angleterre, pour obtenir la complète égalité salariale entre hommes et femmes. Et, bonne nouvelle pour les cinéastes: il reste beaucoup d’autres grèves féminines et féministes à adapter au cinéma, comme celle des midinettes de 1917 à Paris, qui débouche sur une loi instaurant la semaine de cinq jours et demi. Autre exemple, en Islande: le 24 octobre 1975, entre 90 et 95% des femmes cessent toute activité, de leur emploi aux tâches ménagères, pour faire valoir leurs droits.
Petra Volpe et sa lutte contre le patriarcat, ennemi des femmes comme des hommes
Dans Les Conquérantes, la figure masculine est décrite avec ambiguïté. Si les hommes apparaissent d’abord comme tous unis contre le droit de vote des femmes, on comprend vite que leur appréhension s’appuie sur la peur de perdre leur identité, celle qui les opprime finalement aussi. En 1971, l’homme d’Appenzell doit être protecteur et capable de faire vivre sa famille. Le beau-frère de Nora illustre bien cette idée: sous la pression de son père, il reprend la ferme familiale, qu’il tient à bout de bras. Parce qu’il refuse d’admettre ses difficultés, il glisse doucement vers la dépression et se réfugie dans l’alcool. Dans l’émission de radio suisse Vertigo, en juin dernier, Petra Volpe expliquait qu’il était “très important de montrer que le patriarcat n’ [était] pas la lutte des hommes contre les femmes mais un système, une idée, qui est dirigée contre hommes et femmes”. “Il faut que les hommes comprennent ça et commencent à lutter contre ce système qui nous écrase tous, qui prend notre joie, nos libertés, et nos possibilités en tant qu’êtres humains”, continuait-elle. C’est sûrement parce que le film s’oppose à la définition fausse et manichéenne du féminisme, qui fait des hommes des ennemis, que Les Conquérantes a rencontré un tel succès. Au festival du film de Tribeca, où le film a été primé à trois reprises, le jury a vu dans cette œuvre “une histoire magnifiquement filmée maîtrisant à la fois le drame et la comédie et décrivant de manière complexe (…) l’expérience féminine en s’appuyant sur des figures profondément politiques”. On ne saurait mieux résumer la chose.
Margot Cherrid


http://cheekmagazine.fr/culture/conquerantes-film-vote-suisse-femmes/

Le dernier mot d’Annie : des Saoudiennes qui font l’histoire ,femmes;feminisme,

6 Novembre 2017, 01:07am

Publié par hugo


3 novembre 2017
ChroniquesLe dernier mot d’Annie : des Saoudiennes qui font l’histoire
Le 10 novembre 1990, à Riyad elles étaient 45 Saoudiennes dans 15 voitures, toutes pilotées par des femmes, à oser braver l’interdiction qui leur est faite depuis 1980 d’accéder à un droit minimal, celui de conduire une voiture. L’initiatrice de ce geste de révolte s’appelle, Madeha. Toutes seront arrêtées, humiliées, harcelées, mais elles ont fait l’histoire.
Le 17 mai 2011, année des « Printemps arabes », la vidéo de Manal Al-Sharaf postée du YouTube, la montrant au volant de sa voiture, fait le tour du monde. La jeune femme subira le même sort que les pionnières de 1990. Son action marquera le point de départ d’un nouveau mouvement : « Women2Drive ».
En solidarité, à Paris et Bruxelles, ce même jour à l’initiative de la Ligue du Droit International des Femmes (LDIF) et de la Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF), des militant.e.s féministes et laïques manifestent devant les Ambassades d’Arabie Saoudite.
Et voilà qu’enfin, 27 ans après la première manifestation, un décret du roi Salman levant l’interdiction de conduire permet aux femmes de demander un permis sans l’autorisation de leur tuteur mâle. Du coup, le monde applaudit. Nous aussi d’ailleurs. Comment faire autrement ? Mais ne soyons pas aveugles : il reste tant à obtenir.
 
La priorité : mettre un terme à l’apartheid sexuel et à la tutelle masculine
Certes, nous l’avons noté, les femmes n’auront pas à demander l’autorisation de leur tuteur mâle, mais pour tous les autres gestes de la vie quotidienne, ce tutorat humiliant dont elles demandent l’abolition demeure en vigueur.
Dee même que l’apartheid sexuel avec sa cohorte d’absurdités et de complications.
Ainsi dans le cas de la conduite automobile, l’autorisation d’obtenir un permis ne pourra se concrétiser avant mi-2018 car il faudra au préalable éliminer différent obstacles bureaucratiques et sociaux qui empêchent les femmes d’obtenir un permis de conduire, il faudra mettre en place les installations dédiées aux cours de conduite pour les femmes, former des instructrices, former les policiers ayant à interagir avec les conductrices, etc..
Autre exemple « d’ouverture » du pouvoir à l’égard de femmes : à l’occasion de la commémoration des 85 ans de la création de l’Arabie Saoudite dans ses frontières actuelles, des femmes ont été admises, pour la première fois, dans un stade. Annonce qui sera suivi par un nouvelle précision: des aménagements vont être réalisés sur trois stades, à Riyadh, Jeddah et Dammam, pour qu’ils puissent accueillir des « familles » début 2018. Apartheid sexuel oblige….
Bravo ! Mais il n’y a pas d’indication selon laquelle cette autorisation conduirait à la levée des restrictions sur les droits des femmes dans le domaine du sport, y compris le droit de pratiquer et concourir dans une majorité de sports qui ne sont pas mentionnées dans le Coran.
Donc n’abandonnons pas notre combat contre l’apartheid sexuel institutionnalisé tel que pratiqué en Arabie Saoudite et en Iran.
Les JO Paris 2024 nous offrent une occasion unique de mener une campagne contre cette violence d’Etat à l’encontre des femmes, violence contraire aux principes inscrits dans la Charte Olympique.
Le 10 octobre dernier, la Ministre des Sports, Laura Flessel, en réponse à des questions de parlementaires posé à la suite des interventions de la LDIF et de la CLEF, expliquait dans une belle langue de bois : « La problématique de la pratique féminine du sport en Arabie Saoudite comporte des zones sensibles plus déterminées par les us et coutumes des populations concernées que le caractère religieux qu’elle véhicule. De ce fait, en complément de la volonté des dirigeants saoudiens d’ouvrir la pratique du sport aux femmes, des évolutions des pratiques coutumières sont également attendues. (…) . La France pourrait contribuer activement au développement de la pratique sportive féminine dans ce pays, notamment en œuvrant pour la formation des cadres sportifs saoudiens. (…) . Concernant la République Islamique d’Iran, le ministère des sports s’attachera, en cas de projets de coopération dans le champ du sport, à valoriser la pratique sportive féminine et son développement»
Quant au Président de la République, en réponse à un courrier de ces mêmes associations, il a qualifié la lutte contre l’apartheid sexuel dans le sport de «juste et primordiale», ajoutant que « La France ne manquera pas de contribuer aux initiatives diplomatiques susceptibles de favoriser le développement du sport féminin dans les pays concernés ».
Annie Sugier 50-50 magazine
Références :
1. Révolution sous le voile, par Clarence Rodriguez, Ed. FIRST, 2014
2. Comment l’Islamisme a perverti l’Olympisme, Ed Chryséis, 2017
3. Blog James M. Dorsey, 22 09 2012, Women’s driving: Saudi Prince Mohammed’s litmus test
Source: Middle East Eye


http://www.50-50magazine.fr/2017/11/03/le-dernier-mot-dannie-des-saoudiennes-qui-font-lhistoire/

#ellessimposent : Catherine Samba-Panza, de la présidence centrafricaine au leadership féminin,femmes,politiques,

4 Novembre 2017, 03:33am

Publié par hugo

 #ellessimposent : Catherine Samba-Panza, de la présidence centrafricaine au leadership féminin
 
L'ex-présidente Catherine Samba-Panza, à Bangui, capitale centrafricaine, en février 2016.
AP Photo/Jerome Delay
Une militante devenue femme politique. Catherine Samba-Panza a été l'une des rares présidentes du continent africain. C'est elle qui prit les rênes durant la transition en République Centrafricaine de janvier 2014 à mars 2016, alors que le pays sortait d'une grave crise. Aujourd'hui, elle préside l'Observatoire panafricain du leadership féminin.
02 nov 2017
Mise à jour 02.11.2017 à 12:50 par
Isabelle Mourgere
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#ellessimposent : les femmes de la Francophonie en conférence à Bucarest
Les femmes dirigeantes
Dès 10h, heure de Paris, 9h GMT, ce mercredi 2 novembre 2017, rendez-vous en direct sur Facebook, depuis la conférence des femmes de la Francophonie à Bucarest pour vous proposer des rencontres exceptionnelles. Catherine Samba-Panza présidente de l'Observatoire panafricain du leadership féminin est notre invitée
> https://www.facebook.com/terriennes/
"La victoire de Madame Samba-Panza se doit d’être une porte ouverte au progrès et à l’émancipation" pouvait-on lire dans la presse centrafricaine au lendemain de sa nomination. Qu'en reste-t-il aujourd'hui ?
Retrouvez notre revue de presse africaine lors de l'élection de Catherine Samba-Panza à la présidence de transition centrafricaine.
> Centrafrique : Catherine Samba-Panza porteuse d'espoirs
Catherine Samba-Panza est née le 26 juin 1954 à Fort-Lamy (aujourd'hui N'Djamena) au Tchad. Elle grandit à Bangui où son oncle maternel, un diplomate, est son tuteur. De confession chrétienne, elle parle français et arabe. Elle entame des études de droit en France. Elle y obtient divers diplômes : une licence en sciences de l’information et de la communication, ainsi qu'un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en droit des assurances obtenus à l’université Panthéon-Assas
Dans les années 1990, elle revient à Bangui pour intégrer la filiale en Centrafrique du groupe Allianz. Avant d'entamer sa carrière politique, elle a fondé et dirigé une société de courtage en assurance.
Une militante contre les mutilations génitales
Elle milite au sein de l'association des femmes juristes de Centrafrique (AFJC), association spécialisée dans la lutte contre les mutilations génitales et toutes les autres formes de violence que subissent les femmes centrafricaines.
En 2013, peu après le coup d'État de François Bozizé, Catherine Samba-Panza co-préside le dialogue national puis est élue présidente du comité en charge du suivi et de l'évaluation des recommandations issues de ce dialogue. Deux mois après que la Séléka a renversé le régime du président François Bozizé, en mai 2013, elle est nommée maire de Bangui par le nouveau régime. Elle n'est affiliée à aucun grand parti politique.
En pleine crise en Centrafrique, le président Michel Djotodia est poussé à la démission le 10 janvier 2014. Un président de transition doit être alors élu par le Conseil national de transition (CNT), le Parlement provisoire centrafricain, avant la tenue d'élections nationales envisagées en 2015.
Catherine Samba-Panza fait partie des huit candidats retenus par le CNT parmi vingt-quatre déclarés et est l'une des favori.te.s. Poussée par les associations féministes. Non marquée politiquement par un camp, elle a le soutien de nombreux diplomates étrangers.
Aussitôt après son élection, elle appelle les miliciens de l'ex-Seleka et anti-balaka à déposer les armes. Elle prête serment le 23 janvier 2014 et devient la première femme centrafricaine à accéder au rang de chef de l'État, et deuxième femme cheffe de l'État en Afrique francophone après Rose Rogombé, présidente par intérim de la République gabonaise de juin à octobre 2009.
Catherine Samba-Panza, lors de sa présidence, à la tribune de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, le 27 septembre 2014.
AP Photo/Richard Drew
Un bilan en demi-teinte
Son bilan à la tête de la transition centrafricaine a été l'objet de nombreuses critiques, tant elle avait suscité d'espoirs... déçus. Quelques semaines avant de rendre son tablier de présidente, elle confiait à nos confrères de Jeune Afrique, "La politique, ce n'est pas mon truc !".
Le pense-t-elle toujours aujourd'hui alors qu'elle occupe de nouvelles fonctions à la tête de l'Observatoire Panafricain du leadership féminin ? Et alors que la Centrafrique se trouve plongée dans une nouvelle crise ?
Nous lui poserons la question lors de son passage à Bucarest, où elle est l'une des invitées d'honneur de la Conférence des femmes de la Francophonie organisée par l'OIF et dont Terriennes est partenaire.
En attendant, vous pouvez revoir son intervention lors de l'émission Internationales, sur TV5monde, peu après sa prise de fonction à la tête de la Centrafrique, en septembre 2014.
Isabelle Mourgere
Mise à jour 02.11.2017 à 12:50
 
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http://information.tv5monde.com/terriennes/ellessimposent-catherine-samba-panza-de-la-presidence-centrafricaine-au-leadership

La jeunesse, le nouveau souffle du féminisme algérien,femmes,feminisme,politiques,

2 Novembre 2017, 02:17am

Publié par hugo

27 octobre 2017

MondeLa jeunesse, le nouveau souffle du féminisme algérien

Amina* est une militante du Collectif féministe d’Alger. C’est une organisation de jeunes femmes qui lutte depuis cinq ans contre les violences faites aux femmes. A travers la libération de leurs paroles, elles souhaitent renforcer leur identité de femmes en tant qu’individus et compléter le cadre juridique existant.

Comment s’est créé le Collectif féministe d’Alger ?

Le Collectif est né il y a cinq ans à Alger à l’initiative de quelques jeunes féministes algériennes pour qui il était important de réfléchir au féminisme algérien.

D’abord, c’était un groupe de paroles dans lequel nous avons libéré notre parole. Nous avons parlé de nos vécus et ensuite nous avons commencé à réfléchir de manière un peu plus globale de la condition des femmes en Algérie, que ce soit à l’université, dans l’espace public, dans les familles. Nous avons réfléchi sur nos rapports avec nos familles et avec les hommes qui nous entourent.

Le collectif féministe d’Alger s’est ensuite axé sur des actions concrètes de terrain. Nous organisons des ateliers d’écriture, des ciné-clubs féministe, des déclamations de poèmes écrits par des femmes sur les violences faites aux femmes, des actions de sensibilisation des femmes. Nous essayons aussi de travailler avec l’ancienne génération de féministes parce que nous aimerions justement reprendre ce flambeau, mais à notre manière et avec notre touche.

Aujourd’hui, nous avons l’impression qu’en Algérie les organisations de femmes plutôt anciennes s’intéressent beaucoup plus au volet juridique et au changement des lois, alors que nous, nous voulons également des libertés individuelles, qui passent par les lois mais aussi et d’abord par l’acceptation de notre corps, l’acceptation de ce que nous sommes, l’affirmation de soi pour ensuite passer à un volet supérieur. Je dirais que nous nous intéressons plus à l’individu femme, à l’identité de femme.

 

Quels sont les objectifs du Collectif ?

Nous travaillons entre femmes, avec les femmes et pour les femmes. Sur le court et le long terme, l’objectif est de créer cette sororité qui existe entre femmes, cette solidarité de femmes qui peut faire des merveilles.

Le collectif n’est pas reconnu légalement. Nous sommes  reconnues à travers nos actions.

Certaines femmes ne reconnaissent pas la nécessité de la non-mixité. Nous essayons de leur expliquer notre point de vue, sans les remettre en cause, en leur demandant de l’expérimenter et de la critiquer après. En Algérie, il y a beaucoup d’espaces non-mixtes qui existent pour les femmes mais ils sont imposés, ils ne sont pas réfléchis (les hammams, les salons de coiffure etc..) Ils peuvent également apporter beaucoup aux femmes, un espace de liberté et de parole.

Mais nous voulons également réfléchir politiquement la non-mixité pour créer et évoluer ensemble.

 

Participez-vous à des manifestations sur la voie publique ?

Nous avons participé à quelques rassemblements suite à des meurtres de femmes, des féminicides. Deux cas ont été médiatisés, malheureusement les autres ne l’ont pas été. Une femme a été écrasée par son harceleur car elle ne voulait pas répondre à ses attentes et une autre a été brûlée vive sous le regard des passant.e.s car elle ne répondait pas non plus aux avances d’un harceleur. C’est à la suite de ces deux cas que nous sommes sorties dans la rue pour manifester notre ras-le-bol mais aussi pour rendre hommage à ces victimes, à ces martyres.

C’est aussi et malheureusement grâce à elles, je voudrais leur rendre hommage aujourd’hui même si elles ne sont plus là, qu’une loi a été promulguée. Cette loi, qui criminalise le harcèlement et les violences faites aux femmes, est passée au Sénat alors qu’elle était bloquée avant les meurtres de ces deux femmes.

Nous avons du mal à dire que c’est un pas en avant car ces femmes sont mortes mais, c’est tout de même un acquis, c’est une loi qu’il faudra renforcer et mettre en application réelle.

 

Propos recueillis par Manon Choaler, 50/50 magazine

Crédit photo Zahra Agsous

*Amina n’a pas souhaité rendre son nom public.

http://www.50-50magazine.fr/2017/10/27/en-algerie-les-jeunes-feministes-sorganisent-dans-la-lutte-contre-les-inegalites-entre-les-femmes-et-les-hommes/

Ces élus qui vont faire bouger la question du handicap ?,handicap,societe,politiques

1 Novembre 2017, 19:54pm

Publié par hugo

Ces élus qui vont faire bouger la question du handicap ?
 
 Résumé : Des élus touchés ou sensibilisés par le handicap créent l'APHPP. Sa mission? Faire de la prise en compte du handicap une priorité nationale pour la décennie et assurer une meilleure représentativité des personnes handicapées dans la sphère polit
Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal'Secco, le 30-10-2017
Lire les réactions et réagissez !
APHPP ? Ne pas confondre avec AP-HP, les hôpitaux de Paris… Pourtant une mission commune, assainir ! La santé pour l'un, les politiques publiques et privées en matière de handicap pour l'autre. L'Association nationale pour la prise en compte du handicap dans les politiques publiques et privées a vu le jour le 11 septembre 2017, à l'occasion d'une conférence de presse dans le noir. Tout un symbole ! Son président, Matthieu Annereau, est un élu aveugle (article en lien ci-dessous), ex LR qui a rejoint En Marche ! et occupe aujourd'hui la fonction de député suppléant de Loire-Atlantique. Il appelle à un « véritable changement de logiciel » dans ce domaine et veut « faire de la prise en compte du handicap une priorité nationale pour la décennie », inscrivant son action dans une dimension européenne.
Pas de représentativité
L'objectif de ce groupe de réflexion sur la politique du handicap en France ? Sensibiliser les responsables politiques et l'opinion publique à la nécessaire représentation de la différence dans le champ politique, que ce soit en termes de fonction de responsabilité ou de mandats électifs. Une poignée de députés en situation de handicap dans l'hémicycle, de trop rares élus concernés ou impliqués… Quelle représentativité pour 12 millions de Français ? Matthieu Annereau souhaite aller plus loin encore : « Alors que le budget handicap de la France s'élève à plus de 46 milliards d'euros par an, il apparaît que l'utilisation de cette enveloppe peut être optimisée dans le cadre d'une refonte de la politique handicap ». L'association entend promouvoir l'échange de bonnes pratiques sur le fonctionnement des élus et des décideurs privés dans l'exercice de leurs missions. Mais aussi informer les personnes en situation de handicap de leurs droits et faciliter leur vie quotidienne.
De tous bords
Le 17 octobre, ses membres se sont réunis à l'Assemblée nationale en présence, notamment, de l'ancienne ministre Marie-Anne Montchamp (présidente d'honneur de l'association) et de plusieurs députés. Matthieu Annereau assure vouloir avancer dans un « esprit trans-partisan ». Selon lui, des élus de « tous bords » le soutiennent. Quelques noms sortent du lot, dont celui de Nicolas Sarkozy ou Bruno Lemaire. Pas question pour autant de « virer à droite ». « Du côté des élus en situation de handicap, il y a un vrai équilibre, explique Matthieu. Samuel Landier, conseiller départemental non-voyant du Parti socialiste, ou encore Charles Rozoy, conseiller municipal de gauche de Dijon et champion paralympique. Édouard Braine, ancien ambassadeur tétraplégique et coprésident d'honneur de l'association, est un homme de gauche. Mais il y a aussi beaucoup de personnes de la société civile, de l'entreprise, du monde associatif, qui ne sont pas liés à une appartenance politique. », comme l'aventurier Philippe Croizon. Pas de communautarisme non plus spécifique à chaque handicap, la réflexion se voulant plus globale.
Des solutions de bon sens
« Les députés attendent des solutions concrètes et pleines de bon sens aux problématiques et dysfonctionnements actuels, ajoute Jean-Luc Corne, kiné-militant qui a rejoint l'asso. À nous de les apporter, sans être partisans d'idéologie politique et surtout pas vindicatifs ou contestataires ». Il ajoute : « Décortiquer ce qui ne marche pas, pourquoi, comment et proposer des corrections logiques, simples et si possible peu ou pas coûteuses. Repérer ce qui fonctionne et le faire remonter aux élus locaux, aux parlementaires, aux ministères concernés. Étudier, proposer, convaincre, c'est bien plus positif et plus audible pour les "gens de pouvoir" que d'entendre des revendications ou des exigences. » Voilà l'état d'esprit de ceux qui se sont lancés dans cette aventure…
Changer la prise en compte du handicap
Le 13 octobre 2017, la rapporteuse de l'ONU sur le handicap Catalina Devandas Aguilar, faisait, après une visite de dix jours, un rapport sur ce qu'elle avait pu observer en France (article en lien ci-dessous), y soulignant des « retards et inquiétudes », en matière d'accessibilité, de scolarisation, d'emploi des personnes handicapées, de participation à la vie de la cité. Elle assurait que, pour changer la société, il était nécessaire de changer la prise en compte du handicap par les pouvoirs politiques. « C'est le sens de la constitution de ce collectif », explique Mathieu.
En charge ou en faveur ?
Pour commencer, l'APHPP soumet une proposition symbolique : changer l'intitulé du secrétariat d'État en charge du handicap. En charge ? Disons plutôt « auprès des personnes handicapées » ou « pour la prise en compte du handicap »… Pour assurer l'inter ministérialité effective sur cette question, elle propose également de nommer un référent handicap-accessibilité dans chaque ministère ou collectivité territoriale. Des « préalables nécessaires pour mettre la France en marche vers une société inclusive ! », selon elle. Les équipes se disent à pied d'œuvre pour mener plusieurs actions : l'organisation des États généraux du handicap fin 2017, l'installation d'un réseau de correspondants actifs et la mobilisation des acteurs du handicap pour la rédaction de propositions.
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