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Articles avec #sexisme

Une discothèque de Saint-Laurent-du-Var offre des consommations en fonction de la taille des jupes,femmes,sexisme

21 Août 2017, 18:29pm

Publié par hugo

 Une discothèque de Saint-Laurent-du-Var offre des consommations en fonction de la taille des jupes
 
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A Saint-Laurent-du-Var, une discothèque a trouvé le moins de faire parler d'elle. Lors de la soirée du 18 août, le concept était simple : plus la jupe était courte, moins les consommations d'alcool étaient chères.
Par France 3 Côte d'AzurPublié le 20/08/2017 à 12:14 Mis à jour le 20/08/2017 à 12:20
L'établissement allait même jusqu'à offrir une bouteille de rosé à celles qui oseraient débarquer dans une jupe de 18 centimètres au plus. Sur la toile le sexisme de cette soirée a fait réagir des nombreux internautes.
Une internaute se demande si cette discothèque pense "à la sécurité des femmes dans la rue quand elles se sapent comme ça pour venir - et pire, tard dans la nuit quand elles rentrent ?" ; Pour un autre cette opération est "tout simplement misogyne", elle "donne un aperçu de la clientèle : biberonnée à coup de télé réalité le tout saupoudré d'une bonne dose de vulgarité, normal", réagit une autre personne.
Ce mauvais buzz a tout de même fait les affaires de la boîte de nuit qui, au lendemain de la soirée, a écrit sur sa page facebook : "Merci à ceux qui ont polémiqués, cela nous a permis d'avoir de nouveaux clients ce soir".

http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-maritimes/discotheque-saint-laurent-du-var-offre-consommations-fonction-taille-jupe-1313753.html

Sexisme, harcèlement : la Silicon Valley a un gros problème avec les femmes,femmes,sexisme,

21 Août 2017, 17:56pm

Publié par hugo

Sexisme, harcèlement : la Silicon Valley a un gros problème avec les femmes
20/08/2017 | 13h17
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Travis Kalanick, PDG d'Uber, est au centre des critiques sur le climat qui règne dans l'entreprise et le sexisme de ses employés. (© Wang Zhao / AFP)
Dans la baie de San Francisco, les témoignages s’enchaînent pour dénoncer une culture machiste toxique.
Être touchée, embrassée, tripotée, recevoir des propositions indécentes, entendre des commentaires sur son physique. On ne parle pas ici de harcèlement de rue mais du quotidien des femmes qui travaillent dans la Silicon Valley, havre de progrès technologique mais aussi haut lieu de machisme et de harcèlement.
En février dernier, une ancienne ingénieure de Uber a lancé le débat avec une lettre publiée sur son blog. Harcèlement sexuel, passivité des ressources humaines et sexisme ambiant, au programme. Un PDG et un investisseur puissants ont également quitté leur positions suite à des accusations de harcèlement sexuel. Depuis, les langues se délient et ce lieu qui se veut à la pointe de la modernité se révèle tout aussi sexiste que les industries à l’ancienne.
ignorées, interrompues, isolées
Ne pas être écoutée, ne pas être mise en avant, être interrompue. À chaque jour, son lot de remarques et de comportements hasardeux. “J’ai fait passer des entretiens où le candidat masculin m’ignorait complètement et se focalisait sur mes collègues masculins”, raconte Truc Nguyen, conceptrice de jeux vidéos.
“Quand je montais ma première entreprise, des investisseurs potentiels se sont tout de suite dirigés vers l’homme avec qui j’étais pensant que j’étais son assistante” se rappelle Lisa Wang, PDG du réseau de femmes entrepreneures Sheworx. Irana Wasti, directrice générale de Go Daddy, entreprise d’hébergement web a fait face à ce manque de considération pendant sa carrière : “Je faisais une grosse présentation et les questions étaient posées à l’homme à côté de moi ou alors on me demandait ce que je faisais là quand j’étais ingénieure.”
Des attitudes qu’elles analysent toutes comme du sexisme inconscient, des préjugés typiques d’une culture hyper-masculine à l’oeuvre dans la Silicon Valley. Alors que le pôle technologique se veut dans le futur, il est à l’âge de pierre niveau diversité ou plutôt dans le Wall Street des années 80, ambiance chant de loup de Matthew McConaughey et grosse beuverie dans les bureaux.
Un club de garçons fermé
Dans la Silicon Valley, l’image du succès est celle du petit génie blanc venu d’une grande université qui fonde un empire. Dans lequel ils reproduisent le modèle des fameuses fraternités américaines : des bières, des matchs, des jeux vidéos et un classement des collègues féminines. C’est la “bro culture”, abréviation de brother, soit littéralement la “culture des frères”. Difficile pour une femme de s’y faire une place. Truc Nguyen a découvert que ses collaborateurs avaient une conversation dédiée à l’apparence des femmes du bureau. “On n’a pas envie d’être celle qui dénonce ce genre de comportement et qui brise cette ambiance conviviale.”
Les femmes sont peu, très peu. Elles sont souvent la seule présence féminine dans une réunion, une équipe ou un rendez-vous avec un client. 94% des investisseurs qui décident du sort des start-up sont des hommes et seulement 3% des investissements vont à celles dirigées par des femmes. “This is a man’s world.”
“La culture du machisme, de l’homme alpha, du coureur de jupons, du buveur invétéré y est récompensée”, analyse Kelly Dermody, avocate qui défend des milliers de femmes de la Silicon Valley depuis vingt ans.
60% des femmes ont fait face à des avances sexuelles non désirées
Les affaires les plus communes chez elle : disparités de salaires, discrimination dans l’accord des promotions mais aussi harcèlement sexuel. “Etre touchée, embrassée, tripotée, recevoir des propositions à répétition, des commentaires sur la façon dont elles sont habillées, avec qui elles ont couché.” Sur 200 femmes travaillant dans la “tech”, 60% affirment faire face à des avances sexuelles non désirées, souvent de la part de leurs supérieurs.
Cecilia Pagkalinawan s’est décidée à livrer son histoire, 16 ans après les faits. Alors qu’elle essaie de financer sa start-up, un investisseur lui donne rendez-vous et finit par lui poser la main sur la cuisse, après avoir commandé une bouteille de vin à 5 000 dollars. Il y a deux ans, elle travaille avec une autre entreprise qui cherche des fonds, le PDG apprend qu’un des investisseur la trouve à son goût et lui lance : “Allez Cecilia, sacrifie-toi pour l’équipe !”
Certaines se heurtent à du chantage sexuel sans détour. Fraîchement débarqué en tant que PDG, Marc Canter, investisseur célèbre et ancien leader influent du milieu, explique à Cathy Kobre : soit ils couchent ensemble, soit elle est virée. “C’est un monde d’hommes, construit par des hommes pour des hommes”, lui aurait-il dit. En 2015, Wendy Dent, qui a lancé une application pour montres connectées, a affaire au même homme. Après une longue discussion autour de son projet, il lui précise : “Tu es spectaculairement belle et tout le monde va vouloir se retrouver au lit avec toi”.
Le défi de témoigner
La même année, un procès fait beaucoup de bruit, celui d’Ellen Pao en pleine bataille juridique contre son employeur, une entreprise d’investissements de la Silicon Valley, après des menaces sur sa carrière de la part d’un collègue avec qui elle avait eu une liaison. En 2015, la justice lui donne tort. Wendy Dent se rappelle : “tout le monde disait que les femmes de la tech ne devaient pas porter plainte. Si elles le faisaient, elles perdaient leur travail.” La tendance était donc à se taire et partir, avec ou sans dédommagement.
Difficile dans un tel environnement de s’exprimer, surtout quand les responsables sont rarement punis. “Les entreprises ont une sensibilité pour le contributeur unique, celui qui créé quelque chose qui n’a jamais été pensé avant”, analyse l’avocate Kelly Dermody. Un culte de la performance qui rend ces hommes intouchables, aussi sexistes ou harceleurs soient-ils.
“Personne ne leur dit non, ils ont du pouvoir, de l’argent, il n’y a pas de conséquence”, explique Lisa Wang de Sheworx, qui a aussi été victime de harcèlement sexuel.
Pour Cathy Kobre, “tout le monde sait ce que ces individus font, et ils s’en sortent parce qu’ils produisent, ils font du bon travail, ils gèrent des entreprises qui amassent des milliards de dollars. C’est le petit secret de la Vallée”. D’où l’importance cruciale de ce qui se joue en ce moment du côté de la baie de San Francisco : parler. Parler et se faire entendre pour mettre fin au sexisme archaïque d’un lieu qui veut créer le futur.
 
http://www.lesinrocks.com/2017/08/20/actualite/sexisme-harcelement-la-silicon-valley-un-probleme-avec-les-femmes-11975569/

Cette célèbre boîte de nuit de la Côte d'Azur offre des consos en fonction de la taille des jupes des filles,femmes,filles,sexisme

18 Août 2017, 23:05pm

Publié par hugo

 Cette célèbre boîte de nuit de la Côte d'Azur offre des consos en fonction de la taille des jupes des filles
PAR La rédaction Mis à jour le 18/08/2017 à 20:31 Publié le 18/08/2017 à 18:07
 
Soirée Oserez-vous le court? Le Carré-Annexe/ 18 août 2017, Saint Laurent du Var Facebook
La boîte de nuit L'Annexe de Saint-Laurent-du-Var a déclenché une vive polémique sur les réseaux sociaux en dévoilant le thème de sa soirée de vendredi 18 août: plus la jupe des filles est courte, moins elles paieront chères leurs consommations.
"Oserez-vous le court? Plus c'est court plus ça rapporte" Voilà la soirée à thème proposée vendredi 18 août par le Carré Annexe, le célèbre club de Saint Laurent du Var.
Le concept pas franchement féministe est simple: plus votre jupe est mini, plus vous faites d'économies en alcool...
L'établissement - que nous avons cherché à contacter - propose même un barème de prix en fonction de la taille de la jupe.
"Moins de 25 cm", c'est entrée gratuite. "Moins de 23 cm et jusqu'à 18 cm", un conso offerte. Et enfin "moins de 18 cm", une bouteille de rosé offerte. Classe...
Les organisateurs expliquent même que les "jupes mises par-dessus leggins, collants opaques , pantalons, etc... seront hors concours".
Le concept, proposé dans une vidéo sur Facebook, a déclenché une vive polémique sur les réseaux sociaux.
De nombreuses femmes sont scandalisées.
Et si les hommes viennent en slip? L'histoire ne le dit pas.
Cette célèbre boîte de nuit de la Côte d'Azur offre des consos en fonction de la taille des jupes des filles

 http://www.varmatin.com/faits-de-societe/cette-celebre-boite-de-nuit-de-la-cote-dazur-offre-des-consos-en-fonction-de-la-taille-des-jupes-des-filles-160945

Silhouettes sexistes : villageois contre féministes à Dannemarie, bourgade de l'Est français,femmes,feminisme,sexisme,

15 Août 2017, 21:10pm

Publié par hugo

Silhouettes sexistes : villageois contre féministes à Dannemarie, bourgade de l'Est français

France 3 grand Est
 

Le ciel leur serait-il tombé sur la tête ? A Dannemarie, en Alsace, des silhouettes installées par la mairie, qualifiées de sexistes par des féministes ont du être enlevées des rues, suite à une décision de justice. Colère des villageois, qui ont décidé d'exposer les objets du litige chez eux. La (toute petite) polémique de l'été ?
15 aoû 2017
Mise à jour 15.08.2017 à 09:39 par
Isabelle Mourgere
dans
⦁ 
Bienvenue à Dannemarie, en Alsace, région située dans l'Est de la France. Petite bourgade de 2 300 habitants, à plus de 500 km de la capitale. Sous des apparences paisibles, il y résonne depuis quelques semaines un air, qui semble tout droit sorti de la lyre du barde Assurancetourix. Et avec dans le rôle du maire, non pas installé sur un bouclier (quoique), Paul Mumbach, élu divers droite en poste depuis 2008.
La potion magique de ce village ? Décréter 2017 l'année de la femme. Comment ? En installant 125 panneaux en contreplaqué, dont 65 représentent des silhouettes de femmes, un peu partout à travers les rues.
 
Pancartes de femme installées dans les rues de Dannemarie, enlevées depuis le 13 août.
Captureinternet
En voici une, chevauchant une chaise, jambes toutes écartées, ou encore une autre, pin up courtement vêtue, et encore d'autres, bouches entrouvertes, aux lèvres carmin et gourmandes...
 
La femme "honorée" à la manière de Dannemarie.
Captureinternet
Rien de provocant selon le maire et ses ouailles. Au contraire, scandaleux selon les féministes de la région. Cela aurait pu en rester là, une simple querelle de clochers. C'était sans compter sur la solidarité semble-t-il sans faille des habitants, tous unis derrière leur Abraracourcix local. Ni sur la capacité des réseaux sociaux d'attiser le feu, ni sur la détermination des féministes.
Alertée par le Centre national d'information sur les droits des femmes et des familles du Haut-Rhin, c'est la référente strasbourgeoise de l'association féministe Les Effronté-e-s, Sarah Pyd, qui envoie la première salve, en postant mercredi 19 juillet sur Facebook, un message ironisant sur cette "magnifique campagne" et accusant les autorités locales de dilapider ainsi l'argent public.
"Cela donne une très mauvaise image des femmes, ça les met dans un carcan qui ne devrait plus exister depuis des années", regrette Sarah Pyd chez nos confrères de France 3 Alsace.
"Année de la femme ? On ne doit vraiment pas avoir la même vision de la femme. A quand l'année de l'homme dans ces conditions ? " peut-on lire parmi les centaines de commentaires publiés sur les réseaux sociaux. D'autres évoquent un combat plutôt inutile : " Je me fiche un peu de cette querelle car je trouve qu'il y a des mesures plus importantes à prendre concernant certaines malfaisances faite aux femmes. Par exemple, est ce que ces Effrontées s'indignent à propos de certaines femmes SDF qui dorment dans la rue ?? Est ce que ces Effrontées s'indignent à propos des femmes migrantes qui se meurent ... et je pourrai continuer longtemps, donc excusez moi ..."
Une bonne intention
A l'origine de cette initiative ... une femme. "Nous le faisons tous les ans, confie aux journalistes de France 3 Grand Est, Dominique Stroh, première adjointe au maire. L'année dernière, c'était celle du vélo. Et ça a déplu à certains aussi..." Lorsque la municipalité de Dannemarie a décidé de placer 2017 sous le thème de "l'année de la femme", cela partait d'une "bonne intention".
Ladite bonne intention ne passe pas auprès de l'association Les Effronté-e-s, qui après avoir essuyé le refus du maire de retirer à l'amiable les silhouettes, décident de porter l'affaire en justice en saisissant le Tribunal Administratif par référé-liberté pour obtenir le retrait immédiat des panneaux jugés "sexistes".
Voilà de quoi faire les affaires de la presse locale en cette période estivale, d'ordinaire si pauvre en polémiques. Le maire de Dannemarie y dénonçe les «pseudos féministes, sautant sur leurs chaises en criant "femme-femme-femme", qui essayent de dénaturer notre action en faisant des déclarations à la presse ». Selon lui, « la population n’a pas été dupe de ces agissements car elle soutient très largement l’initiative de la Municipalité ». Il lance alors « une mobilisation générale afin de défendre "notre" action et surtout la cause de la femme ». Sic.
Une conception de la femme, inspirée par des stéréotypes et la réduisant de façon caricaturale, et parfois graveleuse, à une fonction d’objet sexuel
Juge des référésDébut août, la justice tranche. Le juge des référés considère que l'installation des panneaux constitue une atteinte grave au principe d'égalité entre les hommes et les femmes consacré comme une liberté fondamentale. Le tribunal retient que "ces représentations de silhouettes féminines ou d’éléments du corps féminin illustrent une conception de la femme, inspirée par des stéréotypes et la réduisant de façon caricaturale, et parfois graveleuse, à une fonction d’objet sexuel". Cette installation sur voie publique méconnait, par ailleurs, l'obligation imposée aux collectivités territoriales de "mener des actions destinées à prévenir et à lutter contre les stéréotypes sexistes" (loi du 4 août 2014).
L'association espère ainsi que la décision pourrait faire jurisprudence. "Cela va obliger beaucoup de maires à réfléchir avant d'afficher des choses dégradantes ou sexistes pour l'image des femmes", se réjouit la représentante des Effronté-e-s.
Opération "Adoptez une silhouette"
Mais vous l'aurez deviné, Mr le Maire n'a pas dit son dernier mot. Il dépose un recours en justice, crée un groupe Facebook Même pas peur Les Effrontées et s'inspirant d'un célèbre site de rencontres sur le net, propose "l'adoption" des silhouettes par les habitants.
Dimanche 13 août, se pliant à l'injonction du Tribunal, le recours n'étant pas suspensif, l'élu et ses administrés se résolvent à enlever de la voie publique les silhouettes de la discorde, mais pour mieux les redistribuer aux mêmes administrés, qui ont décidé de les prendre en gardiennage jusqu'à la nouvelle décision de justice.
A bon entendeu.r.se ... Le feuilleton de l'été, "Dannemarie, des silhouettes pourtant si féminines" n'est pas fini. #YaDuBoulot
Dannemarie
Alsace
silhouettes
féministes en mouvement
Isabelle Mourgere
Mise à jour 15.08.2017 à 09:39
 
Sur le même thème

http://information.tv5monde.com/terriennes/silhouettes-sexistes-villageois-contre-feministes-dannemarie-bourgade-de-l-est-francais

Chine : un restaurant propose des réductions basées sur le tour de poitrine,femmes,sexisme,

14 Août 2017, 23:17pm

Publié par hugo

 Twitter/laparisienne/actualites/
Chine : un restaurant propose des réductions basées sur le tour de poitrine
Par Anne-Charlotte Dancourt, 10 août 2017 | 13h02
Dans ce restaurant chinois, plus les seins des clientes sont gros, moins les plats sont chers...
 
Le restaurant Trendy Shrimp située à Hangzhou (est de la Chine) a trouvé une manière bien particulière d'attirer les clientes. Le 1er août dernier, le restaurant a affiché sur sa vitrine une publicité clamant : «La ville entière cherche des seins». En dessous de ce slogan se trouvent des personnages féminins issues d'un manga, censés tous représenter une taille de poitrine différente allant du A au G.
À côté de ce dessin, un petit texte explique qu'en fonction de la taille de leur poitrine, les femmes peuvent avoir une réduction, et plus leur seins sont gros, plus elle est importante. Les femmes avec un bonnet A peuvent bénéficier d'une réduction de 5% sur leur addition, tandis que celles ayant un bonnet G peuvent s'alléger de 65% de la note.
«Vulgaire» et «discriminatoire»
Comme le rapporte le Shanghaiist, de nombreux habitants se sont plaints aux autorités locales, accusant cette publicité d'être à la fois «vulgaire» et «discriminatoire». Résultat, l'affiche a été enlevée quelques jours plus tard.
D'après la BBC, le patron maintient pourtant que cette réduction était une très bonne idée : «Lorsque l'on a commencé la promotion, le nombre de clients a augmenté de 20%» a expliqué Lan Shenggang, ajoutant que «certaines filles qui sont venues étaient très fières, elles n'avaient rien à cacher» et que les femmes qui le souhaitaient pouvaient demander la réduction à des serveuses pour «éviter d'être embarrassées».
Beauté, longueur de la jupe, minceur...
Ce n'est pas la première fois que des publicités pour des restaurants se basant sur l'apparence créent la polémique en Chine. En janvier 2015, un restaurant du Henan récompensait les clients beaux. Un mois après un restaurant de Chongqing offrait des réductions aux femmes minces et aux hommes en surpoids rapporte la BBC, alors que le Shanghaiist évoque un restaurant de Jinan qui offrait des réductions aux femmes qui avaient la jupe la plus courte possible.
laparisienne.com
Sur le même sujet :
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http://www.leparisien.fr/laparisienne/actualites/societe/chine-un-restaurant-propose-des-reductions-basees-sur-le-tour-de-poitrine-10-08-2017-7185651.php

La justice ordonne à la ville de Dannemarie de retirer les silhouettes féminines sexistes de ses rues,femmes,feminisme,sexisme

9 Août 2017, 11:21am

Publié par hugo

 
La justice ordonne à la ville de Dannemarie de retirer les silhouettes féminines sexistes de ses rues
L'idée de départ? Célébrer l'année de la femme 2017.
09/08/2017 18:41 CEST | Actualisé il y a 2 heures
⦁ 
⦁ Le HuffPost avec AFP
⦁ JUSTICE - Le but de l'initiative était de célébrer l'année de la femme 2017. Mais c'es raté. Le tribunal administratif de Strasbourg a ordonné mercredi 9 août au maire de Dannemarie dans le Haut-Rhin de retirer des silhouettes féminines en contreplaqué, disposées le long des rues de sa commune, après une plainte en référé déposée par ⦁ un collectif féministe.
Mises en place dans les rues par la mairie en juin, ces 125 pancartes, qui représentent des silhouettes féminines dans des positions parfois lascives, des éléments du corps féminin et des accessoires, étaient dénoncées par l'association "Les Effronté-e-s", estimant qu'elles étaient "porteuses de stéréotype de genre" et "discriminatoires".
"Objet sexuel"
Saisi par le collectif, le tribunal a jugé que les silhouettes "illustrent une conception de la femme, inspirée par des stéréotypes et la réduisant de façon caricaturale, et parfois graveleuse, à une fonction d'objet sexuel".
"Leur disposition par une commune dans ses espaces publics (...) constitue une atteinte grave au principe d'égalité entre les hommes et les femmes", a considéré le tribunal administratif. En outre, il a estimé que "la seule présence sur la voie publique de ces illustrations qui dévalorisent les femmes cause un trouble à l'ordre public".
En conséquence, le juge des référés a ordonné "le retrait sous astreinte des panneaux litigieux dans un délai de huit jours, sous astreinte de 500 euros par jour de retard".
Selon le maire Paul Mumbach, les silhouettes servaient à "montrer la diversité de l'action de la femme dans notre société" dans le cadre de l'opération "2017 Dannemarie, année de la femme". L'avocat de la commune, qui compte quelque 2000 habitants, a annoncé qu'il faisait appel de la décision du tribunal.
 
http://www.huffingtonpost.fr/2017/08/09/la-justice-ordonne-a-la-ville-de-dannemarie-de-retirer-les-silho_a_23072469/?utm_hp_ref=fr-cest-la-vie

 "Lâche-moi avec mon short" : les femmes turques revendiquent leur liberté vestimentaire,femmes,societe,

1 Août 2017, 17:55pm

Publié par hugo

 "Lâche-moi avec mon short" : les femmes turques revendiquent leur liberté vestimentaire
/"
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 2 photos Lancer le diaporama
Femmes manifestant lors de la Journée internationale des droits des femmes à Instanbul le 8 mars 2017
 
Par Léa Drouelle
Publié le Mardi 01 Août 2017
Samedi 29 juillet, des centaines de femmes turques ont manifesté dans les rues d'Istanbul. Leur mot d'ordre ? S'habiller comme elles le souhaitent, n'en déplaise aux hommes.
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"Don't Mess With My Outfit " ("Pas touche à mes vêtements !"). C'est avec ce slogan que les des centaines de femmes ont scandé leur indignation dans les rues d'Istanbul le 29 juillet dernier. "On est descendues dans la rue pour manifester contre les viols et les agressions sexuelles dans notre pays. On veut que ces crimes cessent. C'est pourquoi j'appelle toutes les femmes à faire la même chose et que je les encourage à se défendre elles-mêmes", a déclaré une manifestante à Reuters.
"Tu n'as pas honte de porter des vêtements aussi provocants ? "
Pour donner plus de poids à leur démarche, les manifestantes ont défilé dans les rues vêtues de short et de jupes, symboles des tenues vestimentaires qui "importunent" leurs compatriotes masculins. "Nous n'obéirons pas, nous ne serons pas silencieuses, nous n'aurons pas peur. Nous allons gagner par la résistance", scande l'une d'entre elles.
Ce mouvement de contestation fait suite à de nombreuses agressions physiques et verbales survenues à Istanbul. En juin dernier, une jeune femme s'est violemment faite agresser par un homme dans un bus parce qu'elle portait un short pendant le ramadan.
Peu de temps avant, une autre Turque a été interpellée au beau milieu de la rue par un homme parce qu'elle portait des vêtements "trop courts" : "Tu n'as pas honte de porter des vêtements aussi provocants ?", lui avait crié ce dernier.
"Ne te mêle pas de mon foulard"
Si beaucoup de femmes ont choisi de rompre le silence et d'arborer fièrement leur tenue vestimentaire, d'autres vont plus loin dans la démarche. Dans la foule de manifestantes, on distingue des posters affichant le slogan "Ne te mêle pas de mon foulard". Une manière de dénoncer les critiques faites aux femmes qui choisissent de ne pas porter le voile.
Depuis l'arrivée au pouvoir du président Recep Tayyip Erdogan il y a près de 15 ans, le foulard islamique dans les espaces publics gagne en effet de plus en plus de terrain dans ce pays à majorité musulmane. Preuve en est avec le port du voile dans l'armée, autorisé depuis février 2017.
Malheureusement, la Turquie n'est pas le seul pays où les femmes doivent se battre pour un droit aussi fondamental que celui de s'habiller comme elles le souhaitent. L'objet de révolte de ces femmes turques n'est d'ailleurs pas sans rappeler l'histoire de la mannequin saoudienne qui a récemment fait scandalehttp://www.terrafemina.com/article/une-femme-non-voilee-et-en-mini-jupe-scandalise-l-arabie-saoudite_a333187/1 sur Snapchat. Mi-juillet, la jeune femme a posté une vidéo d'elle marchant dans les rues de Ryad... vêtue d'une mini-jupe.
Arrêtée par les autorités de son pays puis relâchée sans être inculpée, la jeune femme a souhaité dénoncer les pratiques très restrictives de sa patrie d'origine. L'Arabie Saoudite reste en effet l'un des pays où les droits des femmes sont les plus limités. Elles ne peuvent par exemple pas conduire, travailler ou encore voyager sans l'accord de leur tuteur (leur époux, père, frère).
Manifestations femmes Turquie dress code


 http://www.terrafemina.com/article/-lache-moi-avec-mon-short-les-femmes-turques-revendiquent-leur-liberte-vestimentaire_a333557/1
 

dénonce le sexisme du logo d'"AdopteUnMec",articles femmes hommes,sexisme,

31 Juillet 2017, 03:26am

Publié par hugo

 dénonce le sexisme du logo d'"AdopteUnMec"

"Si un homme poussait une femme dans un chariot, cela ferait scandale."
29/07/2017 15:13 CEST | Actualisé 29/07/2017 15:14 CEST
Anthony Berthelier Journaliste, Le Huffington Post
Audrey Pulvar dénonce le sexisme du logo d'"AdopteUnMec"
SEXISME - "Ni les hommes, ni les femmes ne sont des marchandises." Connue, notamment, pour sa lutte contre le sexisme, Audrey Pulvar pousse un nouveau coup de gueule sur les réseaux sociaux. La cible? Les publicités du site de rencontres "AdopteUnMec" et son logo emblématique représentant une femme poussant un caddie de supermarché... avec un homme en guise de marchandise.
La journaliste, présidente depuis peu de la Fondation pour la nature et l'homme, s'est ainsi insurgée contre cette forme de sexisme, lançant notamment: "si un homme poussait une femme dans un chariot, cela ferait scandale. Pas moins choquant!"
Ni les hommes, ni les femmes ne sont des marchandises, bordayyl ! 🙄🙄😤#sexisme pic.twitter.com/5DLEml41l4
— Audrey PULVAR (@AudreyPulvar) 28 juillet 2017
Il faut dire que depuis sa création, le site "AdopteUnMec" se veut être le grand "supermarché" des rencontres. Et pour "donner le pouvoir aux femmes", il reprend tous les codes de ventes de marchandises en les transposant sur les hommes, tout en affichant une certaine volonté humoristique.
Ainsi, sur le site, les initiées sont représentées comme des "clientes" qui mettent des "produits" dans leur "panier." Elles peuvent par exemple bénéficier de "promotions sur les roux" ou d'un "arrivage massif de motard." Un champ lexical particulier également utilisé dans les publicités télé.
En 2012, l'association Osez le féminisme s'était déjà insurgée contre ce concept, dans un article intitulé "Adopteunmec: l'inversion des rôles? Mon œil!". Elle reprochait notamment au site de réduire les femmes à "des ménagères de moins de 50 ans, qui font leur courses et comparent les prix" et les hommes à "de vulgaires marchandises."
Quoiqu'il en soit, le concept continue de séduire, puisque, selon les études de App Annie, "AdopteUnMec" est la sixième application la plus rentable de France, devant notamment "Candy Crush Saga", "Netflix", ou "Clash of Clan."
Lire aussi :
 
http://www.huffingtonpost.fr/2017/07/29/audrey-pulvar-denonce-le-sexisme-du-logo-d-adopteunmec_a_23055423/?utm_hp_ref=fr-cest-la-vie

Quand la pub s’attaque aux clichés sexistes… qu’elle a fabriqués ,femmes,sexsisme

22 Juillet 2017, 01:58am

Publié par hugo

  Plus d'information sur l'image Lithographie des années 1940. La quintessence de la femme ménagère.
© GraphicaArtis, Getty
5 minutes de lecture
Julie Rambal
Publié mardi 27 juin 2017 à 11:04, modifié mardi 27 juin 2017 à 15:28.
Communication
Quand la pub s’attaque aux clichés sexistes… qu’elle a fabriqués
Sexistes, les réclames commerciales? Plus maintenant. Un nouveau marketing voit le jour, qui prône l’émancipation des femmes, et même des hommes
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«Il a l’argent. Il a le pouvoir. Il a une Audi. Il aura la femme», lançait une voix virile dans un spot publicitaire de 1993. Bien sûr, la brune déambulant sur le trottoir au moment du passage de la berline finissait dedans. Conclusion laissée à la guise du spectateur: les hommes ont l’instinct de chasse en matière de séduction, et les femmes sont sacrément vénales…
Vingt-quatre ans plus tard, à l’occasion du dernier Super Bowl américain, en février, le même fabricant automobile diffusait un spot baptisé «Daughter» (fille). On y voit une préadolescente participer à une course de soapbox, ces «caisses à savon» roulantes bricolées maison. Tandis que la petite coureuse remonte vaillamment la file de concurrents masculins, frimousse déterminée, un homme s’interroge d’une voix douce: «Que dois-je dire à ma fille? Que son grand-père vaut mieux que sa grand-mère? Que malgré son éducation, son dynamisme, ses compétences, son intelligence, elle sera automatiquement dévaluée par rapport aux hommes? Ou peut-être que je serais capable de lui dire quelque chose de différent.»
Casser les clichés
Après avoir présenté la femme comme un gadget masturbatoire, une cruche ou une esclave domestique, l’industrie de la réclame semble faire sexisme arrière. Le 20 juin, durant les Cannes Lions, le grand raout international de la pub, une vingtaine de multinationales ont d’ailleurs soutenu le projet «Unstereotype Alliance» (l’alliance sans stéréotype), soit la promesse de ne plus verser dans les clichés. Une initiative lancée par le géant Unilever (Dove, Cif, Ben & Jerry’s, Knorr…), en partenariat avec ONU Femmes – la branche onusienne dédiée à l’émancipation féminine, et déjà ratifiée par Johnson & Johnson, Procter & Gamble, Microsoft, Mattel, AT&T, Facebook, Google.
«Chaque jour, des centaines de millions de personnes dans le monde sont exposées aux communications que notre industrie produit. Cette influence peut être utilisée pour renforcer les stéréotypes négatifs, ou pour définir de nouvelles normes d’autonomisation et d’égalité», a expliqué en conférence Martin Sorrell, patron de WPP, la plus grande agence de communication mondiale. Un mea culpa salutaire. Car selon une étude d’Unilever sur la représentation des femmes dans la publicité, le constat est accablant: elles y parlent trois fois moins que les hommes, et sont une fois et demie plus susceptibles d’êtres mises en scène dans une cuisine. En comparaison, seuls 3% des spots les présentent en chefs d’entreprise. Dans le monde chatoyant de la coupure pub, le gène féminin du produit vaisselle est une vérité scientifique…
Déculpabiliser les mères
Or cette caricature, constamment dénoncée par les activistes du 2.0, devient nuisible pour le chiffre d’affaires, alors que 40% des femmes ne s’y reconnaissent pas, toujours selon l’étude. Alors pour ramener les acheteuses au bercail, les marques adoptent un nouveau mode de communication: le «femvertising» (contraction de feminism et advertising, publicité en anglais). C’est par exemple la nouvelle pub américaine Yoplait qui veut déculpabiliser les mères en montrant une galerie de femmes en train d’allaiter, donner le biberon, rester à la maison pour s’occuper des enfants, ou filer au travail pour satisfaire leur ambition, toujours avec la même plainte: quoi qu’une mère décide, elle est jugée… et basta.
Dès 2013, Dove avait initié la tendance avec la campagne «Real Beauty», montrant des femmes se dévalorisant systématiquement en parlant de leur physique. Vite suivi par le «Like a Girl», des protections périodiques Always, dénonçant l’insulte nichée derrière l’expression «fait comme une fille».
A présent, les pubs «féministes» ont même gagné des récompenses, les #Femvertising Awards, attribués depuis deux ans par le groupe de média digital américain SheKnows Media. Au palmarès de septembre dernier, dans la catégorie «impact social», la corrosive campagne #WomenNotObjects (femmes, pas objets), un inventaire de la façon dont les femmes sont encore et toujours dégradées sexuellement pour vendre tout et n’importe quoi, jusqu’à des hamburgers.
Même l’Inde se met au femvertising, notamment via la campagne «Da Da Ding», de Nike, qui présente des sportives émancipées (mais aucune avec de la cellulite) dans un pays aux traditions patriarcales fortement ancrées… «Les millenials chamboulent les codes et ringardisent le marketing «genré», ce fameux rose pour les filles et bleu pour les garçons, analyse Serge Carreira, maître de conférences à Sciences-Po Paris. Ils veulent qu’on leur parle de leur vrai mode de vie, et de leurs aspirations, avec des références qui sortent enfin des clichés, comme lorsque la marque de cosmétiques de grande distribution Maybelline prend pour égérie Manny Gutierrez, un youtubeur masculin américain qui fait des tutos de maquillage.»
Inverser les rôles
La «ménagère de moins de 50 ans» est à ce point moribonde, d’ailleurs, que les pros du marketing lui ont trouvé un nouveau surnom: «responsable principale des achats»… parce que oui, c’est toujours madame qui achète à 66% le papier toilette du foyer (contre 33% des hommes), mais plus pour longtemps. Fin avril, la marque d’électroménager Indesit a diffusé un spot dénonçant ce double travail des femmes, qui restent 73% à assurer les tâches domestiques, alors qu’elles turbinent autant que les hommes au bureau. Baptisé «Do it together» (faites-le ensemble), la pub inverse les rôles en montrant le quotidien d’un homme qui gère tout dans la maison (petit déjeuner, lessive, repassage, sortie d’école, courses, bain des enfants, jeu, dîner), pendant que sa femme lit le journal ou reste pendue au téléphone. Bien sûr, les deux ont un emploi…
«L’élection du très misogyne Donald Trump a servi de détonateur, et permis une affirmation encore plus forte de certaines valeurs, avec une sensibilité épidermique qui prend la pub comme symptôme des maux de la société», poursuit Serge Carreira. Les hommes sont d’ailleurs intégrés aux slogans émancipateurs. Dans sa nouvelle campagne «Is it Ok?», la marque de déodorant Axe, d’Unilever, demande: «Est-ce ok pour les garçons d’être maigre, de ne pas aimer le sport, d’être vierge, d’avoir des expériences avec d’autres garçons, de porter du rose?»… La réponse est oui, évidemment. Jusque-là, les déos étaient surtout connus pour montrer de belles plantes tombant comme des mouches sous les effluves musqués de mâles carrossés.
Tout change. Même Mattel, le fabricant de Barbie, verse dans le femvertising. Après un spot affirmant que les filles peuvent devenir ce qu’elles veulent, en 2015, il montre des papas jouant avec leurs filles à la poupée. Ce qui en fait ricaner beaucoup. Vendre des figurines aux mensurations inaccessibles et jouer les féministes… bof. Certains pointent aussi que dans les comités de direction des signataires de «l’Alliance sans stéréotypes», on trouve surtout des hommes. L’égalité? C’est surtout valable dans les spots de pub…
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https://www.letemps.ch/societe/2017/06/27/pub-sattaque-aux-cliches-sexistes-fabriques

La sexualité en neuf lettres : X comme X…,couple,amours,sexes,

21 Juillet 2017, 19:36pm

Publié par hugo

 
La sexualité en neuf lettres : X comme X…
Cette semaine, le X de SEXUALITE est évidemment consacré au porno. Le X a explosé depuis l'avènement des plates-formes comme YouPorn. Pourquoi tant d'attrait pour le porno ? A-t-il un bénéfice dans le couple ? Quelles sont les dérives aujourd'hui ?
Par Dr Charlotte Tourmente
 
Sommaire
Le porno, sulfureux support d'excitation
Le X, les femmes et le couple
Quand le X dérape
Le porno, sulfureux support d'excitation
Avec 45 millions de streaming par jour, le X bat tous les records de fréquentation… Il a un objectif très simple, faire monter rapidement l'excitation, le plus souvent en se masturbant ou en couple. Il joue sur les fantasmes en les poussant à leur extrême. Dans de nombreuses vidéos, les corps sont parfaits, les phallus impressionnants et les seins conquérants. Les plans sont explicites, les étreintes sont interminables et jouissives ; les hommes sont infatigables et les femmes jouissent très rapidement, plusieurs fois, et uniquement en étant pénétrées par un étalon. Des caricatures stéréotypées, souvent dénoncées par les détracteurs du X, mais qui fonctionnent chez la plupart des amateurs pour élever à la vitesse grand V leur excitation. Et contrairement aux idées reçues, le porno répond à tous les goûts ; ainsi certain(e)s proposent-ils une pornographie différente, plus éthique mais pas moins excitante, en déconstruisant les stéréotypes, en variant les pratiques et en proposant des scénarios plus originaux (voir paragraphe 2).
Avec ces images éloignées de la réalité sexuelle, exutoires de fantasmes parfois inavouables, la pornographie embrase le désir de jouir vite et l'envie d'aller au bout du plaisir. Elle offre à ceux qui l'apprécient un support d'excitation vers des orgasmes explosifs.
D'ailleurs, les Français y sont plutôt réceptifs d'après les chiffres d'un sondage IFOP, réalisé en 2012 sur le thème Les Français, les femmes et le X. Neuf sondés sur dix avaient déjà vu un film X, soit un extrait (38%) soit dans son intégralité ou presque (53%). Les hommes en étaient plus friands que les femmes (99% contre 81%). Si la majorité la regardait de façon occasionnelle, à raison de sept sondés sur dix, un cinquième était des consommateurs réguliers.
Mais qui sont les amateurs de X ? Le sondage révèle certains facteurs influençant la consommation : plus les sondés avaient de partenaires sexuels, plus ils en regardaient. Les homo et bisexuels étaient un peu plus nombreux à consommer. Parmi les consommateurs réguliers, les moins de 25 ans en regardaient le plus. Ce qui est vraisemblablement en lien avec l'explosion du X gratuit sur Internet. D'autres facteurs diminuaient la consommation : le fait d'être une femme, d'être un(e) catholique pratiquant(e) ou encore célibataire.
Parmi les consommateurs de X, près des trois quarts avaient regardé un film seul et les chiffres varient suivant le sexe : une femme sur deux pour un peu plus de neuf hommes sur dix. 57% l'avaient vu en couple au moins une fois.
Le X, les femmes et le couple
Longtemps, les films pornographiques n'ont mis en image que des fantasmes d'hommes, pour exciter les hommes. De nombreuses femmes y étaient peu sensibles et dénonçaient une mise en scène sexiste et répétitive. Toutefois, le porno séduit de plus en plus de femmes à en croire Grégory Dorcel, directeur général de la société Dorcel, société de production de X. "La consommation a subi un pic chez les femmes depuis une dizaine d'années. Aujourd'hui 24% des femmes en France consomment seules du porno, qui a une vocation masturbatoire comme chez les hommes, détaille-t-il. Nous avons analysé ce qu'elles aimaient consommer : elles ne veulent pas des films à l'eau-de-rose mais elles veulent voir des choses hors normes qui ne sont pas celles qu'elles font à la maison. Mais elles rejettent la violence gratuite et les pratiques dégradantes ou humiliantes ; elles aiment aussi voir la montée du désir et de l'orgasme".
Les conseils d'Ovidie pour choisir son film
Certaines recommandations sont judicieuces pour regarder un bon film X, respectueux des actrices. "Il faut payer, explique d'emblée la réalisatrice. Il n'existe pas de porno éthique qui soit gratuit, cela n'existe pas". La vente aux spectateurs est en effet la seule et unique source de revenus des actrices... "Il ne faut pas hésiter à être curieux et à se forger une culture pornographique, reprend-elle. Il y a des choses assez créatives dans ce domaine, des courts-métrages". Le X est comme le cinéma classique, c'est en voyant des films que l'on affine ses goûts. Et pour les trouver, on peut commencer en tapant dans Google le nom de quelques réalisatrices, comme celles citées dans cet article. "Il y a une variété suffisante pour que chacun y trouve son compte", conclut Ovidie.
Le sondage de l'IFOP révélait que huit femmes sur dix avaient déjà vu tout ou partie d'un film X. Près d'une femme sur cinq en consommait de façon régulière ou de temps en temps (contre 63% des hommes). Point intéressant, celles qui regardaient ces films avec leur partenaire avaient une vie sexuelle plus riche que la moyenne, avec plus de douze rapports sexuels par mois – la fréquence moyenne des rapports sexuels est de huit par mois.
D'après ce sondage, les femmes appréciaient particulièrement un scénario de qualité, le réalisme des scènes, la beauté et l'aspect naturel des acteurs. En revanche, elles déploraient des fantasmes trop masculins (pour 71% des sondées), des pratiques éloignées de la réalité (79%) et elles souhaiteraient voir évoluer ce genre cinématographique.
Le porno féministe
C'est justement ce que proposent les réalisatrices de porno dit féministe. Un genre qui a vu le jour dans les années 80, avec Candida Royalle ou Annie Sprinkle pour ne citer qu'elles. Au début des années 2000, une deuxième vague a vu émerger des réalisatrices très attentives à l'image et au montage, à l'instar d'Erika Lust et d'Ovidie. Cette dernière a réalisé récemment le passionnant documentaire Pornocratie, les nouvelles multinationales du sexe. Selon elle, entre 25 et 30% des spectateurs sont des femmes. Si elle s'accorde avec Grégory Dorcel pour dire que le sexe du réalisateur importe peu, le type de X a une grande influence : "Si c'est juste une femme qui réalise, cela ne change pas grand-chose mais si elle fait un porno féministe, cela change ! s'exclame-t-elle. Mes spectatrices sont beaucoup plus nombreuses que dans le reste du porno dit "mainstream", idem pour Erika Lust." La première revendication de ces réalisatrices est de casser les stéréotypes retrouvés dans le porno, avec un enchaînement toujours similaire de pratiques.
"Nous ne condamnons pas les pratiques mais leur répétition et la création d'une nouvelle norme", détaille Ovidie. L'homme est représenté comme dominant, c'est lui qui contrôle et il est initiateur. Or, plus on montre ça, plus on participe à la mise en place de normes. Nous essayons de représenter d'autres choses, d'autres pratiques, d'autres façons d'avoir du plaisir". Autre différence, et pas des moindres, les corps sont plus proches de la réalité : il y a des corps minces ou plus voluptueux, épilés ou pas. Les fantasmes traités sont aussi plus réalistes d'après la réalisatrice qui estime qu'il n'y a pas un seul porno féministe : "Nous avons toutes des films très différents. En 2010, la troisième génération de réalisatrices est arrivée et elle a mis à profit Internet pour se libérer des contraintes des distributeurs. Elles réalisent un porno plus militant, elles vont plus loin dans la déconstruction des stéréotypes, avec les moyens du bord, et elles montrent leurs films sur leur propre réseau Internet".
Si l'arrivée d'Internet a profondément modifié les conditions de travail des actrices et le contenu des films (voir paragraphe 3), il a aussi permis "le développement d'une pornographie plus éthique, dotée d'une vraie pensée et de discours construits grâce aux blogs".
Le X en couple
La pornographie reste une activité souvent associée à la masturbation mais l'idée qu'elle pimente la vie sexuelle émerge au sein du couple. En 2014, l'IFOP produisait un nouveau sondage baptisé La pornographie dans le couple, la fin d'un tabou ? Il révélait que le X au sein du couple était de moins en moins tabou.
Près de deux sondés sur cinq confiaient surfer sur un site X au moins une fois par mois, dont 10% au moins une fois par semaine. 55% de ceux qui avaient déjà vu un film X l'avaient regardé au moins une fois avec leur partenaire. Le porno était une source d'inspiration : plus d'un homme sur deux hommes et un peu plus d'une femme sur trois avait reproduit au moins une fois une des positions ou des scènes vues. Bonne nouvelle, peu avaient préféré regarder du X plutôt que de faire l'amour (un homme sur cinq et une femme sur six).
L'IFOP concluait que le visionnage était plus libre et provoquait moins de tensions au sein du couple. 58% des femmes dont l'homme regardait du X estimaient que ce n'était pas un problème, ou pas au point de leur demander d'arrêter (du côté des hommes, ils sont 67% dans le même cas). Mais les femmes avaient souvent tendance à sous-estimer la consommation de leur partenaire ; rappelons que la découverte d'une consommation cachée est parfois très mal vécue par une femme, qui le prend comme une trahison.
Quand le X dérape
"Il y a depuis sept ans un changement : les "tubes" (ou plates-formes) tels que YouPorn, PornHub, Xhamster,… donnent librement accès à n'importe qui, à des milliers de contenus de porno, explique Grégory Dorcel, directeur général de Marc Dorcel, société de production de films pornographiques. La nouveauté c'est que c'est gratuit et ce contenu sort du cahier des charges et des lignes éditoriales que l'on a l'habitude de pratiquer dans l'univers du X". Résultat, le contenu porno est accessible à tous et il est beaucoup plus déviant qu'avant. Selon Grégory Dorcel, les producteurs "classiques" produisent un contenu qui correspond à la société en termes de goût et d'acceptation (tout simplement pour en faire commerce et gagner de l'argent). "Les consommateurs (NDLR : de ce type de X) regardent des choses tout à fait acceptables ! s'exclame-t-il. Il y a peu d'attrait pour les choses déviantes, voire illégales !"
Certaines actrices, comme Anna Polina, actrice et réalisatrice, apprécient leur métier : "C'est un métier particulier, il faut accepter certaines pratiques mais moi je me suis bien amusée et j'ai correctement gagné ma vie".
Des dérives effrayantes
D'autres dénoncent une modification très alarmante du contenu des films, avec l'avènement des plateformes, à l'instar d'Ovidie, dans l'édifiant et glaçant Pornocratie. Elle y montre une escalade de pratiques de plus en plus extrêmes, comme la triple pénétration anale, des gifles ou des coups. Selon elle, le porno est le reflet exacerbé du sexisme et de la violence dans le société.
"Les possesseurs des plates-formes peuvent se permettre tout ce qu'ils veulent en terme de prélèvement de gains, d'encadrement sanitaire, de violences au travail… s'exclame Ovidie. C'est la porte ouverte au n'importe quoi !" L'ubérisation de l'industrie porno pousse les actrices désespérées à accepter des tarifs ridicules et à falsifier, de peur de passer à côté d'un contrat, les tests obligatoires à la recherche d'infections sexuellement transmissibles. Celles qui ont grandi avec le porno acceptent des pratiques que les producteurs classiques n'auraient jamais osées proposer. "Personne n'a pitié de ces femmes et personne ne se bat pour leurs droits…", commente Ovidie, spectatrice impuissante de ces dérives.
Les enfants, victimes d'Internet
Autre conséquence alarmante, avec Internet, les mineurs ont accès facilement aux images et films pornographiques, avec un retentissement considérable : "Il est inacceptable pour nous que le X soit diffusé à des gamins ! dénonce Grégory Dorcel. La porno est de la fiction, mais en l'absence d'apprentissage ou d'enseignement, les mineurs prennent l'image pour la réalité. Il est évident qu'il est irresponsable et dangereux de laisser l'enfant se construire avec ces images".
Le producteur estime qu'il est possible de bloquer la cinquantaine de plates-formes qui représentent 99% du trafic pornographique. "Nous avons un code pénal : l'article L-227-24 punit de trois ans d'emprisonnement et de 80.000 euros d'amende en cas de diffusion d'un contenu X aux mineurs, reprend-il mais ce n'est applicable qu'aux sociétés établies en France et les deux principales sont hébergées dans les paradis fiscaux. Le dispositif pénal n'est donc pas applicable. Le seul moyen est de bloquer la diffusion en France". Et pourtant, personne ne bouge, de façon incompréhensible et dramatique…
http://www.allodocteurs.fr/sexo/la-sexualite-en-neuf-lettres-x-comme-x_22951.html