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Articles avec #sexisme

Harcèlement sexuel à l'hôpital : "Seuls 0,15% des cas ont donné lieu à une suite judiciaire", pointe le syndicat des internes,femmes,violences,

17 Novembre 2017, 22:59pm

Publié par hugo

 Harcèlement sexuel à l'hôpital : "Seuls 0,15% des cas ont donné lieu à une suite judiciaire", pointe le syndicat des internes
Alizée Porto, de l'Intersyndicale nationale des internes à l'origine d'une étude portant sur le sexisme et le harcélement sexuel à l'hôpital, dénonce la banalisation des comportements avec des femmes qui ne se sentent pas victimes.
 Des infirmières à l'hôpital de Cannes (Alpes-Maritimes), le 1er novembre 2016. (Photo d'illustration) (MAXPPP)
 
franceinfoRadio France
Mis à jour le 17/11/2017 | 21:09
publié le 17/11/2017 | 12:48
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Selon une étude publiée vendredi 17 novembre par l'intersyndicale nationale des internes, plus de 60% des internes femmes interrogées se déclarent victimes de sexisme et 6,6% de harcèlement sexuel. Près de 3 000 internes ont répondu à cette enquête majoritairement des femmes. Invitée à réagir vendredi 17 novembre, sur franceinfo, Alizée Porto, vice-présidente chargée des droits des femmes, à l'Intersyndicale nationale des internes (Isni), regrette le peu de suites judiciaires données à ces affaires.
franceinfo : Vous avez mené une enquête auprès des internes en médecine qui révèle le sexisme et harcèlement à l'hôpital. Pourquoi avez-vous réalisé cette étude ?
Alizée Porto : On a voulu faire une enquête et un état des lieux du sexisme. Notre étude a été envoyée à des internes : des hommes et des femmes ont répondu. On a des chiffres de harcèlement sexuel et du sexisme au quotidien qui sont impressionnants. Pour le harcèlement, 6,6 % des personnes interrogées se déclarent victimes de harcèlement. On a montré que dans la moitié des cas que le harcèlement sexuel et le sexisme quotidien étaient le fait d'un supérieur hiérarchique.
Le bloc opératoire semble être un des lieux où se produisent ces comportements déplacés. Comment l'expliquez-vous ?
Je ne sais pas exactement ce qui se passe. Moi-même, j'ai fait un internat de chirurgie, donc je connais ce milieu, je n'ai jamais compris pourquoi ce lieu était plus propice au harcèlement et au sexisme. C'est juste un fait. Dans un quart des cas, le sexisme au quotidien se déroule au bloc opératoire. J'ai du mal encore à me sentir victime, car il y a une banalisation. J'ai eu des remarques lors de mes études. Je n'ai pas envie de trouver des excuses à ces comportements. Il n'y a pas d'excuse à trouver.
Concrètement, comment est-ce que cela se traduit-il ?
Les internes qui choisissent chirurgie sont encore majoritairement des hommes alors qu'actuellement, la majorité des étudiants en médecine sont des femmes. Dans les carrières hospitalo-universitaires et pour l'accès à des hautes responsabilités, il reste encore un plafond de verre. Par ailleurs, dans nos résultats, plus de 80% des femmes interrogées répondent avoir subi des gestes sexistes au quotidien, des blagues, des remarques, de manière répétée. Sur ces 80%, la moitié de ces femmes ne se considèrent pas comme victimes, comme si ces comportements s'étaient banalisés et que, finalement, cela faisait partie de l'ambiance générale. Et puis, il y a un chiffre impressionnant : seuls 0,15% des cas de harcèlement sexuel ont donné lieu à une suite judiciaire.
Harcèlement sexuel à l'hôpital : "Seul 0,15% des cas ont donné lieu à une suite judiciaire", explique Alizée Porto (Isni)
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http://www.francetvinfo.fr/societe/harcelement-sexuel/harcelement-sexuel-a-l-hopital-seuls-0-15-des-cas-ont-donne-lieu-a-une-suite-judiciaire-pointe-le-syndicat-des-internes_2472432.html

"J'ai entendu des propos sexistes tout au long de mes études de médecine",femmes,sexisme,emploi

16 Novembre 2017, 19:25pm

Publié par hugo

"J'ai entendu des propos sexistes tout au long de mes études de médecine"
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1Partage
 
Marie, 29 ans, à propos du sexisme en médecine : " aujourd'hui, je ne me laisserai plus faire "
Par Léa Drouelle
Publié le Jeudi 16 Novembre 2017
Blagues salaces, sifflements, clins d'oeil... Au bloc opératoire ou dans les couloirs de l'hôpital, les remarques et propos sexistes se répandent à la vitesse d'un virus. Alors que l'ISNI dévoilera ce vendredi 17 novembre les résultats de la première enquête nationale sur le sexisme dans les études de médecine, Marie, 29 ans, ancienne interne en médecine générale, nous confie ses souvenirs d'étudiante.
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"Hey Doc, les études médicales sont-elles vraiment sexistes ?". Voici le slogan choc d'une vaste enquête nationale -la première du genre- sur le sexisme dans les études en médecine lancée par l'Intersyndicat national des internes (ISNI) dont les résultats seront dévoilés ce vendredi 17 novembre. Alors, les carabins (sobriquet que l'on donne aux étudiant(e)s en médecine) sont-ils impacté(e)s par le sexisme ? "Oui", assure Marie, 29 ans, qui a terminé son internat en médecine générale à Paris il y a un an. Ses dix années d'étude lui ont fait côtoyé le sexisme quotidiennement, surtout à l'hôpital. À tel point qu'à l'époque, elle pensait que cela faisait partie de la tradition, que c'était "normal". Mais avec le recul, la jeune médecin a largement revu son diagnostic. Elle nous livre son témoignage.
"J'ai entendu des propos et vu des attitudes sexistes tout au long de mes études de médecine. Quand j'ai commencé mon internat, j'ai eu l'occasion de faire un stage en pédiatrie. Dans le service, nous étions trois filles et trois garçons. Il y avait un médecin- un homme- qui favorisait clairement les garçons. Il leur montrait des cas intéressants, tandis que nous, les filles, avions droit à la pédiatrie de base, aux consultations classiques. Dès qu'il y avait un cas qui sortait de l'ordinaire ou un acte technique à réaliser, nous n'étions pas sollicitées en premier lieu. J'ai aussi eu droit à beaucoup de remarques du style : 'Tu ne peux pas être à 100% dans ton travail car tu dois aussi gérer la maison, et puis après tu vas avoir une famille, tu vas faire des enfants etc'.
"Je me disais que c'était la tradition, l'humour médecine"
Mes chefs de service me présentaient souvent aux patients comme le 'joli médecin' ou 'la jolie jeune femme'. C'était constamment des remarques sur mon physique, toujours en lien avec le fait que je sois une femme. Par exemple, je porte très souvent du rouge à lèvres : quand j'en mettais pour aller travailler, je me prenais des remarques à ce sujet toute la journée. Quand je n'en mettais pas, j'avais le droit à des réflexions du type 'Tiens, aujourd'hui tu n'en as pas mis !'. À force, c'était vraiment fatigant. Mais c'était tellement répandu, qu'à l'époque, je n'y faisais pas plus attention que ça. Je me disais que c'était la tradition, 'l'humour médecine'.
Quand j'étais interne, il était courant que les patients ne me prennent pas au sérieux non plus. Dans mon milieu, on fait plus facilement confiance à un homme. Je ne compte plus le nombre de fois où, à la fin de la consultation, mes patients m'ont demandé, 'Quand est-ce que je vais voir le médecin ?'. Dans ces cas là, vous avez envie de répondre : 'Et bien, ça fait une demi-heure que je vous parle là, et oui, je suis bien médecin'. Parfois, les patients se permettent aussi de faire des remarques sur notre physique. Certains sont même allés jusqu'à me demander mon numéro ou à m'envoyer une invitation Facebook à peine la consultation terminée.
"Aujourd'hui, je ne me laisserai plus faire"
Récemment, j'ai assisté à une réunion de service. Nous parlions du harcèlement de rue. Un des médecins a pris la parole et a dit : 'Si maintenant on ne peut même plus siffler une femme dans la rue...' Et il a ajouté : 'Quand j'arrive le matin ici, je vous trouve toutes jolies, donc c'est normal que je vous le dise. Là, une femme médecin plus âgée a réagi en disant qu'en fait non, ça n'avait rien de normal. C'est déplorable, quand on sait que ce médecin-qui appartient à une autre génération- peut recevoir des patientes éventuellement victimes d'agressions sexuelles ou de violences... Et puis parfois, ça peut aller jusqu'au harcèlement sexuel. Personnellement, ça ne m'est jamais arrivée, mais je me souviens d'un médecin qui tentait systématiquement des approches en insistant énormément dès que des femmes stagiaires arrivaient dans le service.
Tout le monde à l'hôpital était conscient de ces écarts, que ce soit les remarques sexistes ou le comportement de certains médecins vis-à-vis de nous. Mais peu d'entre nous réagissait, moi y compris. Je ne me suis jamais vraiment offusquée de ce que j'entendais ou des remarques qu'on me faisait. Mais c'était il y a presque dix ans. J'étais plus jeune, moins expérimentée, je ne m'en rendais certainement pas bien compte non plus. Aujourd'hui, le problème est bien plus médiatisé, c'est devenu plus facile d'en parler. Aujourd'hui, je ne me laisserai plus faire."
Propos recueillis par Léa Drouelle


http://www.terrafemina.com/article/sexisme-en-etudes-de-medecine-une-ancienne-interne-temoigne_a337232/1

"La taille de la jupe", la chanson pop qui dénonce le harcèlement de rue,femmes,violences,sexisme

14 Novembre 2017, 02:07am

Publié par hugo

 
"La taille de la jupe", la chanson pop qui dénonce le harcèlement de rue
 
Manon Tanguy dans le clip La taille de la jupe
 Par Catherine Rochon
Publié le Lundi 13 Novembre 2017
"La taille de la jupe" a été écrite en 2015, mais la chanson de la jeune Nantaise Manon Tanguy se révèle d'une acuité folle au regard de l'actualité. La jeune femme revient sur la génèse de ce titre militant.
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Tout a commencé par une sortie entre amis dans les rues de Nantes en 2015. Une soirée tranquille, à la cool. Et soudain, la consternation. "Je me promenais avec un ami et une amie lorsqu'un homme est venu mettre ses deux mains sur les seins de ma copine. Elle a baissé la tête tellement elle avait honte. Mon ami garçon n'a pas bougé. J'ai commencé à l'interpeller verbalement, c'est monté en pression. Mais le plus frappant, c'est qu'il n'y avait pas de gêne, aucun scrupule chez ce type. Comme si le corps de mon amie lui appartenait", se remémore Manon Tanguy.
Une fois rentrée chez elle, choquée, la jeune chanteuse ligérienne, que l'on a pu voir en première partie des concerts de Laurent Voulzy ou encore Dominique A, se met à écrire. Dans La taille de la jupe, elle raconte l'impunité, la violence du harcèlement de rue.
"Tu l'as abordée cette matinée/ Pensais-tu qu'elle t'attendait pour oser t'imposer ?/ Tu l'as bousculée/ Son humeur t'est-elle disposée Pour la lui gâcher ?/ Tu l'as croisée à la tombée de la nuit/ Pensais-tu que son corps t'appartenait ?/ Pour oser le toucher, pour oser le toucher, pour oser le toucher ?"
Dans ce titre, Manon se place du point de vue de l'agresseur. Derrière le caractère anodin de ce qui lui apparaît comme une simple danse, affleurent l'intrusion, la déviance. "La taille de sa jupe t'invite pourtant à la danse/Toutes des.../Qui te font perdre la tête/La taille de sa jupe t'invite pourtant à la danse", fredonne Manon. Une manière ironique de dénoncer cette culture du viol encore si prégnante, qui fait dire aux harceleurs : "Je ne comprends pas, elle était pourtant en jupe."
Pour mettre sa chanson en image, Manon a fait appel à l'artiste mutidisciplinaire et féministe Gabrielle Vigneault-Gendron, rencontrée à Montréal. Son très joli clip pop fait de collages (pas moins de 300 heures de travail de réalisation) décale la chanson sans en alléger la charge militante.
Clip "La taille de la jupe"
Cette chanson, écrite dans l'urgence il y a deux ans, trouve un écho tout particulier dans l'actualité de ces dernières semaines : depuis la bombe à fragmentation de l'affaire Weinstein, les hashtags #MeToo et #Balancetonporc déverrouillent la parole des femmes. "Je trouve cette libération de la parole fantastique. Peut-être que les débats actuels donneront à réfléchir aux hommes et à leurs pratiques. Peut-être que cela permettra une prise de conscience chez des gens qui ne se rendaient pas forcément compte. Je travaillais dans un lycée par exemple où l'un des profs, très sympathique au demeurant, faisait sans cesse des réflexions sexistes. Et lorsque je lui faisais remarquer, j'étais stigmatisée comme la féministe chieuse..."
 
Manon Tanguy
Depuis la mise en ligne du clip de La taille de la jupe fin octobre, Manon a reçu des mails de remerciement. Elle a également été invitée par une école pour décortiquer et étudier la chanson avec des élèves de collège. Une expérience pédagogique qu'elle souhaiterait renouveler : "C'est le but : ouvrir le débat. L'éducation est primordiale, les représentations de genres aussi. Il faudrait déconstruire les clichés", explique-t-elle. "Se faire klaxonner, se faire toucher... Cela m'impressionne que des hommes puissent aller jusqu'à toucher le corps d'une femme sans réserve. C'est délirant." Et Manon fera tout pour que cela change.
"La taille de la jupe", extrait de l'album de Manon Tanguy, "Parmi les crocodiles"
 Manon Tanguy, Parmi les crocodiles


 http://www.terrafemina.com/article/-la-taille-de-la-jupe-la-chanson-pop-qui-denonce-le-harcelement-de-rue_a337107/1
 

3 idées reçues sur le cerveau des femmes qui renforcent les clichés,femmes,sexisme

10 Novembre 2017, 17:02pm

Publié par hugo

 3 idées reçues sur le cerveau des femmes qui renforcent les clichés
 
 
3 idées reçues sur le cerveau des femmes qui renforcent les stéréotypes de genre
Par Léa Drouelle
Publié le Vendredi 10 Novembre 2017
De nombreux stéréotypes de genre selon lesquels le cerveau des femmes serait programmé pour remplir un rôle spécifique dans la société contribuent à nourrir les inégalités hommes/femmes. Voici 3 croyances populaires erronées dont il serait (enfin) bon de se débarasser.
Invitée de l'animateur Ali Baddou sur France Inter ce vendredi 10 novembre à l'occasion de la 3e édition du forum niçois Neuroplanète, la neurobiologiste Catherine Vidal a dénoncé les stéréotypes de genre qui perpétuent les inégalités hommes/femmes. "Le genre ne nie pas la réalité biologique, le genre se construit en interaction avec l'environnement", a rappelé Catherine Vidal. Focus sur trois idées reçues qui ont la vie dure, mais qui ne sont pas forcément viables scientifiquement parlant.
1- Les femmes sont programmées pour faire plusieurs choses à la fois
Contrairement aux femmes, les hommes ne seraient pas capables de faire plusieurs choses à la fois. En contrepartie, ces derniers auraient un meilleur sens de l'orientation que leurs homologues féminins. Voici l'un des clichés les plus tenaces en matière de différences biologiques entre les hommes et les femmes. Un argument absurde du point de vue de Catherine Vidal : "Prétendre que les femmes sont naturellement multitâches, c'est justifier qu'à la maison, hélas, elles ont la charge de toutes les tâches domestiques. [..] C'est donc une vision totalement erronée et stéréotypée qui laisserait croire à nouveau que derrière il y a une biologie, un argument du naturel, qui ferait qu'on va justifier cette différence entre les femmes et les hommes dans les rôles sociaux". Car, comme le rappelle la neurobiologiste, nous sommes potentiellement toutes et tous multitâches.
2- Le cerveau de la femme serait plus petit que celui de l'homme
Oui, vous avez bien lu. Aussi absurde que peut cela puisse paraître, cette allégation scientifique émane d'une méta-analyse réalisée en 2014 par les chercheurs des universités de Cambridge et d'Oxford compilant 126 études. Tous ces travaux portaient sur la différence de taille entre le cerveau de l'homme et de la femme. Ces scientifiques britanniques en sont arrivés à la conclusion les hommes présentent un cerveau en moyenne de 8 à 13% plus gros que celui des femmes.
L'étude précise toutefois que ces résultats n'a pas de lien direct avec l'intelligence. En réalité, ces données indiquent simplement que les hommes de l'étude ont davantage développé certaines parties spécifiques de leur cerveau, qui sous l'effet de l'activité neuronale se sont épaissies. Ce phénomène, connu sous le terme de plasticité cérébrale, explique donc pourquoi le volume du cerveau était plus important chez les hommes qui ont participé à ces études.
Une donnée également évoquée par Catherine Vidal : "La question de programmation génétique en fonction du genre à la naissance a été remise en cause grâce à la découverte de la plasticité cérébrale : notre cerveau n'est jamais figé, il se modifie en permanence, se fait le reflet de nos apprentissages. Ce qui compte c'est la qualité des connexions entre les neurones", explique-t-elle.
3- Les femmes sont plus sensibles que les hommes
Elle pleure facilement devant une comédie à l'eau de rose tandis qu'il garde toujours les yeux complètement secs.... Cette croyance populaire fortement répandue (en témoigne l'expression "pleurer comme une fille") selon laquelle les femmes seraient plus sensibles que les hommes fait débat au sein de la sphère scientifique. Si plusieurs chercheurs avancent que cette affirmation est scientifiquement prouvée,une récente méta-analyse américaine vient cependant contredire cette théorie, au motif que la méthodologie appliquée dans les précédentes études reposait sur un trop petit échantillon de participants.
Cette fois, les recherches menées par une équipe de neurologues de la Rosalind Franklin University of Medicine and Science ont croisé les données de 76 études réalisées sur plus de 6.000 participants aux différents âges et issus de milieux sociaux variés. Or, d'après les chercheurs, aucune différence notable dans le traitement de la mémoire et des émotions n'a été observé entre les cerveaux féminins et masculins.


http://www.terrafemina.com/article/3-idees-recues-sur-le-cerveau-des-femmes-qui-renforcent-les-stereotypes-de-genre_a337047/1

L’Académie, quatre siècles de sexisme,femmes,sexisme

5 Novembre 2017, 05:23am

Publié par hugo

 L’Académie, quatre siècles de sexisme
Mehdi Fikri
Mardi, 31 Octobre, 2017
L'Humanité
Ils n’ont pas honte !. L’Académie française s’est inquiétée du « péril mortel » que représenterait l’écriture inclusive.
Le logiciel Word, dans une mise à jour récente, inclut une option de langage au nom de la lutte contre les stéréotypes liés au sexe. De son côté, l’Académie française n’en démord pas. Les Immortels en habit vert, jamais avares d’une sortie rétrograde, estiment que l’écriture inclusive est une « aberration », « un péril mortel ». Ils ont adopté à l’unanimité jeudi dernier une déclaration critique en forme de « solennelle mise en garde », qui dénonce la « démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques » engendrée par l’écriture inclusive, qui « aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité ». Le tort ultime de cette graphie, concluent nos augustes gardiens de la francophonie, concerne bien sûr le rayonnement du français à l’étranger. Déjà que notre langue, ardue à apprendre, se fait damer le pion par l’anglais, pas question de la compliquer. L’avis de l’institution n’est que consultatif, mais il témoigne d’une crispation aussi ancienne que puissante. Car les femmes ne sont que rarement les bienvenues à l’Académie. En quatre siècles, il n’y a eu que huit femmes sur 729 académiciens. En 2017, on ne compte que cinq membres de sexe féminin sur les 34 membres de l’institution qui siègent actuellement (six fauteuils sont vacants pour cause de décès).
En 2015, un ouvrage collectif, L’Académie contre la langue française (éditions iXe), pointait l’interminable œuvre de masculinisation de la langue poursuivie par les Immortels. Une guerre langagière, menée à coups de remarques réactionnaires. En 1980, l’académicien Pierre Gaxotte prononçait une phrase dont on se souvient encore : « Si on élisait une femme à l’Académie, on finirait par élire un nègre. »


https://www.humanite.fr/lacademie-quatre-siecles-de-sexisme-644629

S'extraire de l'injonction d'être "sexy", le défi des sportives de haut niveau,femmes,sexisme,

4 Novembre 2017, 02:29am

Publié par hugo

 S'extraire de l'injonction d'être "sexy", le défi des sportives de haut niveau
Les campagnes de communications ou le marketing sportif sont régis par les canons stéréotypés. Ils enferment les sportives dans des rôles établis, dont il semble difficile de sortir.
 Les Britanniques Laviai Nielsen (à droite) et Eilidh Doyle (à gauche) se passent le relais, lors du championnat du monde d'athlétisme, le 13 août 2017, à Londres (Royaume-Uni). (KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP)
 
The ConversationFrance Télévisions
Mis à jour le 03/11/2017 | 15:24
publié le 03/11/2017 | 15:24
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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin  
Ces dernières années, le spectacle sportif des femmes est en plein développement. Selon le CSA on est passé de 7 % de retransmissions de compétitions sportives à la télévision en 2012 à 16 % à 20 % en 2016. De plus, lorsqu’ils sont diffusés, les matchs des équipes de France "féminines" remportent un certain succès avec notamment un record historique d’audience sur la TNT à l’occasion du quart de finale opposant la France à Allemagne lors de la Coupe du Monde de Football en 2015. Néanmoins, les femmes ont toujours plus de mal à attirer les sponsors que les hommes, et quand les sponsors sont au rendez-vous, ils s’intéressent particulièrement aux sportives les plus "sexy" selon les canons stéréotypés qui régissent le marketing sportif.
Dans l’optique de vendre le spectacle sportif des femmes et surtout de rétablir l’ordre établi en matière de représentations des normes de genres dans le sport, les institutions sportives tentent de sexualiser le corps des athlètes selon les normes hétéronormatives, par exemple en leur imposant le port de la jupe ou de la robe lors des compétitions. Et malgré des évolutions récentes comme la campagne publicitaire Crédit Agricole en soutien à l’équipe de France de football lors du dernier mondial qui insiste sur les performances des sportives, les campagnes de communication érotisent souvent le corps des femmes dans le sport ce qui est rarement le cas pour les hommes.
Les sportives "sexy" attirent les sponsors
Si les femmes sportives de haut niveau n’attirent que très faiblement les sponsors (3 % des opérations de sponsoring en France et 16 % des rencontres impliquant à la fois des hommes et femmes comme Roland-Garros), certaines sportives "sexy" réussissent à tirer leur épingle du jeu, notamment dans le tennis. Ainsi, Anna Kournikouva a multiplié les campagnes publicitaires, les photos de charme, et reçu le soutien des sponsors, ce qui lui a valu de remporter en 1999, 10,25 millions de dollars selon le magazine Forbes, alors qu’elle n’a jamais remporté de tournoi majeur.
En parallèle, c’est dans l’indifférence, la moquerie et l’hostilité que Venus et Serena Williams sont entrées dans le monde du tennis à la fin des années 1990. À partir de la seconde moitié des années 2000, malgré les discours racistes et sexistes tenus à leur propos, les sœurs Williams ont donné une nouvelle dimension au sport grâce à leurs performances sportives, suscitant l’intérêt des sponsors et des médias. Mais la révolution Williams n’a pas pour autant bousculé les stratégies de communication des institutions sportives, ni celle des sponsors.
En 2016, la surfeuse brésilienne Silvana Lima – qui surfe en short et non pas en bikini – dénonçait le diktat de la beauté dans le sport lorsque l’on est une femme, dans un reportage diffusé sur la BBC :
Je ne ressemble pas à un top-modèle, je ne suis pas une poupée. Je suis une surfeuse professionnelle. Mais chez les femmes, les marques de surf veulent à la fois un mannequin et une sportive. Et quand vous ne ressemblez pas à un mannequin, vous ne trouvez pas de sponsor. C’est ce qui m’est arrivé. Les hommes n’ont pas ce problème.
Silvana Lima
à la BBC
Des instances sportives qui sexualisent les athlètes
En 2010, le président du club de basket-ball de Lyon a obligé les joueuses de son équipe à troquer leur short pour une robe lors des compétitions : "Isabelle Lefèvre professeure en STAPS, la jupe est un marqueur qui permet, lorsque les sportives arborent les apparats associés habituellement à la virilité (muscles, performance physique, agressivité) de juxtaposer des critères permettant d’assigner aux femmes des normes de "la féminité" traditionnelle. Pour Elsa Dorlin, professeure de philosophie politique et sociale, la gouvernance internationale du sport préfère les sportives qui n’ont pas l’air de l’être, la performance de genre pouvant rapporter plus que la performance sportive. Par ailleurs, la promotion d’une image hétérosexuelle du spectacle sportif des femmes a pour fonction d’invisibiliser les lesbiennes qui sont perçues comme "déviantes" selon une vision hétérocentrée et hétérosexiste de la culture sportive.
Erotisation des corps : le marketing sportif
Dans l’optique d’attirer les médias, les sponsors et les spectateurs, les Fédérations sportives réalisent des campagnes de communication qui vont mettre en avant les attributs "féminins" des sportives. L’érotisation des sportives est un élément implicite du marketing mondial du sport, des opérations de sponsoring et de la couverture médiatique. En 2009, sur une idée du directeur de la communication de l’époque de la Fédération française de football, quatre joueuses de l’équipe de France de football ont posé nues afin d’attirer les médias sur les terrains de football avec le message suivant : "affiche destinée à faire la promotion du football féminin, la Fédération française de football a mis en scène la mannequin et femme de footballeur Adriana Karembeu au détriment des joueuses de l’équipe de France. Ainsi le corps « féminin » reste objet du désir de l’homme et la femme est assignée au rôle d’épouse.
Un second mouvement a consisté, dans la deuxième moitié des années 2000, à mettre les sportives en avant sur les affiches, mais de manière sexualisée. En 2015, le club de volley le RC Cannes a choisi pour une affiche faisant la promotion d’une rencontre avec le club de Béziers la photo d’une joueuse de l’équipe de dos, vue de trois-quarts, portant un maillot et une culotte de volley échancrée afin de laisser apparaître ses formes. En 2016, la Fédération française de boxe a choisi quant à elle, pour faire la promotion de son gala de boxe 100% "féminin", le Ladies Boxing Tour, de rassurer les spectateurs au sujet de la "féminité" des boxeuses en affublant la sportive présente sur l’affiche d’une basket au pied droit et d’une chaussure à talon ornée de diamants au pied gauche.
Ces constructions stéréotypées et sexualisées de l’image des sportives ont pour fonction de représenter les femmes investies dans le sport de haut niveau selon les normes de désirabilitées hétéronormatives au détriment de leurs performances sportives.
Une prise de conscience ?
Suite aux dénonciations de ces campagnes de communication stéréotypées par les sportives elles-mêmes, les spécialistes du sport et les féministes, on a vu émerger en parallèle ces dernières années des stratégies de communication plus axées sur la performance des sportives.
En 2013 (entre autres), la Fédération française de basket-ball a tenté de s’amender avec la mise en scène des basketteuses dans une posture qui suggère la performance physique sur l’affiche de promotion de la Coupe d’Europe. Les sportives sont sur un terrain de basket, en tenues de compétition, et leurs mouvements sont réalistes par rapport à leur pratique sportive.
L’affiche de la Coupe de France de Football 2015 va aussi dans ce sens : les footballeuses posent en short et en maillot dans un stade de football ; l’une d’entre elles, au premier plan, tape dans un ballon. Ainsi, les sportives sont non seulement présentes sur les affiches mais aussi représentées de manière à être perçue pour ce qu’elles sont, c’est-à-dire des athlètes. En 2015, la FIFA (Fédération internationale de football association) a lancé une campagne sur les médias sociaux et les télévisions diffusée à l’international visant à promouvoir le football féminin et l’égalité des sexes dans le sport, avec un spot intitulé opportunité intéressante. Les formations spécialisées dans le management et la communication sportive devraient proposer des enseignements sur les stéréotypes de genres à leurs étudiants afin de les sensibiliser à ces questions comme c’est le cas notamment à L’Université Paris-Sud. Enfin, le Master ÉGAL’APS (Égalité dans et par les activités physiques et sportives) est l’unique master en France, associant les gender studies et les STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) afin de former des cadres spécialistes sur les questions d’égalité hommes-femmes dans le sport.
Natacha Lapeyroux, ATER ULorraine, Doctorante en Sciences de l'Information et de la communication, Université Sorbonne Nouvelle, Paris 3 – USPC
La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.
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VIDEO. Les clichés sexistes toujours bien présents dans les publicités


http://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/s-extraire-de-l-injonction-d-etre-sexy-le-defi-des-sportives-de-haut-niveau_2450192.html

VIDEO. Les clichés sexistes toujours bien présents dans les publicités,femmes,sexisme,

4 Novembre 2017, 01:31am

Publié par hugo

VIDEO. Les clichés sexistes toujours bien présents dans les publicités
Un rapport du CSA pointe les clichés sexistes qui persistent dans la publicité télévisée.
http://videos.francetv.fr/video/NI_1112341@Info-web
Vidéo HTML5 pas pris en charge
 
Brut.France Télévisions
Mis à jour le 03/11/2017 | 09:27
publié le 02/11/2017 | 18:28
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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin  
La publicité est une affaire de ciblage et les genres y jouent un rôle déterminant. Après avoir décortiqué plus de 2 000 publicités entre octobre 2016 et avril 2017, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a rendu un rapport, mardi 31 octobre, sur la représentation des genres dans la publicité qui pointent les inégalités de traitement entre les femmes et les hommes.
Selon ce rapport, les hommes sont surreprésentés dans les publicités liés aux banques, aux assurances (59% d'hommes) et aux voitures (64%) alors que les femmes le sont dans celles liées aux parfums, vêtements (57% de femmes) et produits médicaux (55%).
La sexualisation des corps pointée du doigt
C’est également l’homme qui incarne dans la majeure partie des cas "l'expert". Le plus souvent vêtu d’une blouse blanche qui souligne sa fonction scientifique, ce personnage sert à détailler une information sur le produit. Dans 82% des cas, ce personnage est interprété part un homme.
Le CSA soulève dans son rapport le problème de la sexualisation du corps, toujours plus fréquente en ce qui concerne le lorsqu’il s’agit du corps féminin. Aujourd’hui, les deux tiers des publicités diffusées présentent des connotations sexuelles mettant en scène des femmes.
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QUIZ. Saurez-vous quels articles de presse sont illustrés par ces photos sexistes ?
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http://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/la-publicite-vehicule-encore-des-cliches-sexistes_2448952.html

La publicité véhicule encore des clichés sexistes ,femmes,sexisme,

2 Novembre 2017, 21:41pm

Publié par hugo

La publicité est une affaire de ciblage et les genres y jouent un rôle déterminant. Après avoir décortiqué plus de 2000 publicités entre

 

https://www.msn.com/fr-fr/video/actualite/la-publicit%c3%a9-v%c3%a9hicule-encore-des-clich%c3%a9s-sexistes/vi-AAumTxP?ocid=spartandhp

 

SORTIR EN BOÎTE,deuxieme video, SEXISME,femmes,

30 Octobre 2017, 03:01am

Publié par hugo

SORTIR EN BOÎTE
Marie S'infiltre dans les boîtes de nuit Parisiennes ! Et se fait recaler gentiment 😂
 
REGARDEZ LE SEXISME DES MECS  ,  LUI DISENT  COMMENT  S HABILLER , DITES MOI CE QUE VOUS EN PENSEZ  ????LES FEMMES ??? LES HOMMES ?????
 
 

QUIZ. Saurez-vous quels articles de presse sont illustrés par ces photos sexistes ?,femmes,sexisme

27 Octobre 2017, 00:30am

Publié par hugo

QUIZ. Saurez-vous quels articles de presse sont illustrés par ces photos sexistes ?

Franceinfo a sélectionné des photos de femmes dénudées utilisées pour illustrer des articles n'ayant aucun lien avec la nudité. Difficile de savoir ce qui a mené à un tel choix iconographique.

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Nicolas EnaultFrance Télévisions

Mis à jour le
publié le

Avez-vous déjà remarqué une femme en maillot de bain pour illustrer un article sur la nourriture ? Les photos de mannequins en sous-vêtements sont fréquentes dans les magazines. Si la plupart sont des publicités, il arrive également que de telles photos soient utilisées pour illustrer des dossiers de presse sans aucun lien avec la lingerie, le corps des femmes ou encore les plaisirs balnéaires.

Nous avons sélectionné 10 photos de modèles en sous-vêtements ou en maillot de bain utilisées pour illustrer des articles qui, selon nous, n'ont rien à voir avec le sujet. Parmi les titres d'articles proposés pour chaque photo figure la bonne réponse et deux titres issus des mêmes magazines. Saurez-vous retrouver le bon ?

1/10 Quel article est illustré par cette photo ?
2/10 Quel article est illustré par cette photo ?
3/10 Quel article est illustré par cette photo ?
4/10 Quel article est illustré par cette photo ?
5/10 Quel article est illustré par cette photo ?
6/10 Quel article est illustré par cette photo ?
7/10 Quel article est illustré par cette photo ?
8/10 Quel article est illustré par cette photo ?
9/10 Quel article est illustré par cette photo ?
10/10 Quel article est illustré par cette photo ?