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"Je ne pense pas qu'elle aura le temps de faire sa lessive" : la sortie sexiste d'un ex-député UDI,femmes,sexisme

22 Juin 2017, 04:07am

Publié par hugo

 
"Je ne pense pas qu'elle aura le temps de faire sa lessive" : la sortie sexiste d'un ex-député UDI
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Pour François Rochebloine, une femme ne peut pas être une bonne députée et avoir des enfants
 
 
Certains députés qui siégeaient depuis des années sur les bancs de l'Assemblée nationale ont visiblement du mal à accepter leur défaite. Parmi eux, le député UDI François Rochebloine qui a manifesté son ressentiment par une remarque sexiste visant sa successeure.
 

C'est ce qu'on appelle avoir la défaite mauvaise. Député UDI siégeant à l'Assemblée nationale depuis 6 mandats successifs, François Rochebloine a fait preuve de la goujaterie la plus sexiste qu'il soit lorsqu'il lui a fallu commenter la victoire de Valéria Faure-Muntian aux élections législatives et donc sa propre défaite. Investie par La République En Marche (LREM), Valéria Faure-Muntian est sortie vainqueur de son duel face au député sortant en recueillant 52,64% des voix dans la 3e circonscription de la Loire.
Ce qu'a visiblement mal digéré François Rochebloine, ce n'est pas tant d'être remplacé par une élue de la majorité présidentielle. Dans un entretien accordé dimanche soir à France bleu Saint Étienne Loire, on comprend que le problème, c'est plutôt que celle qui l'a dégagé du siège de député qu'il occupait depuis 29 ans est une femme.
Il a ainsi déclaré le soir de sa défaite : "Le problème, c'est sa compétence (celle de Valéria Faure-Muntian, ndlr). J'ai eu l'occasion de débattre à quatre reprises avec elle. Ce n'est pas la compétence qui a gagné – désolé de le dire comme ça – même si elle a l'air très agréable", a-t-il commencé. "Je ne pense pas qu'elle aura le temps de faire sa lessive et d'emmener ses enfants à l'école, comme elle m'a dit qu'elle était une personne normale, moi aussi je l'étais et j'avais une chance d'avoir une épouse qui m'a bien accompagné...", a poursuivi l'ex-député, qui tient à préciser que lui était "disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par an au détriment de [sa] vie familiale".

Comprenons donc ce qu'essaie de nous dire Monsieur Rochebloine : pour ce charmant monsieur, il est impossible d'être à la fois mère et députée et surtout d'accomplir correctement les "tâches" assignées à ces deux rôles. À savoir, quand on est une "bonne femme", faire les lessives et s'occuper des enfants. Et quand on est député, siéger à l'Assemblée et être disponible à n'importe quelle heure pour ses administrés. Les 224 autres femmes qui ont fait leur entrée au Parlement apprécieront.

François Rochebloine n'est pas le premier homme (ni sûrement le dernier) à sortir des énormités sur les femmes en politique. On se souvient de la sortie du même acabit de Laurent Fabius au sujet de la candidature à la présidentielle de Ségolène Royal ("Et qui va garder les enfants ?", avait-il cru bon de demander) ou celle plus récente du sénateur de l'Indre Jean-François Mayet.

Ce qui est inédit ici, c'est que les excuses de François Rochebloine suite à son dérapage sont tout aussi sexistes. Contacté par Le Lab, l'ancien élu de la Loire a expliqué qu'il n'était "pas incompatible" de concilier lessives et députation. "Mais il faut savoir comment on consacre la fonction de député. Moi, je l'ai effectué comme un sacerdoce. Si vous faites 35 heures, vous pouvez être député, il n'y a aucun problème. Mais moi c'était 70 heures, et même 90 heures quand j'étais aussi conseiller général, au détriment de la vie familiale." Et d'ajouter à propos de Valéria Faure-Muntian : ""Peut-être qu'elle va pouvoir s'organiser avec une nounou", avant de lui "souhaiter bonne chance".

Si cette dernière n'a pas tenu à commenter l'affaire et a simplement expliqué à France Bleu vouloir rester "respectueuse", il y a une autre femme que l'on aurait aimé entendre dans cette histoire : celle de François Rochebloine, qui s'est apparemment acquittée de toutes les lessives des chaussettes de son député de mari pendant ses 29 années passées à l'Assemblée. On espère qu'avec tout le temps de libre qu'il a désormais, Monsieur Rochebloine s'acquittera enfin de quelques tâches ménagères. Et pourquoi pas (on peut toujours rêver) supportera sa part de charge mentale.

 http://www.terrafemina.com/article/-je-ne-pense-pas-qu-elle-aura-le-temps-de-faire-sa-lessive-la-sortie-sexiste-d-un-ex-depute-udi_a332184/1

Catherine Louveau : « les corps sont concernés par la question du sexisme »,femmes,sexisme,

22 Juin 2017, 03:37am

Publié par hugo

France Catherine Louveau : « les corps sont concernés par la question du sexisme »

Présidente de l’Institut Emilie du Châtelet, sociologue, professeure émérite à l’université Paris-Sud, Catherine Louveau présente les neuvièmes Assises de l’IEC intitulées « Contre le sexisme : corps en action », qui auront lieu le 23 juin.

Quel thème sera traité aux Assises de cette année et pourquoi ce choix ?

L’intitulé de ces neuvièmes assises est « contre le sexisme : corps en action ». Pourquoi contre le sexisme ? Le thème a été choisi en particulier parce que l’Institut Emilie du Châtelet (IEC) a été une des structures partenaires de la campagne « Le sexisme, pas mon genre » lancée par Laurence Rossignol en septembre 2016 et nous avons donc reçu une subvention pour l’organisation de ces Assises. Voici donc la raison structurelle, mais il y a aussi une raison de fond sur la question du sexisme. On a bien vu à travers différentes campagnes politiques : discours, actions, documents qu’il y a des politiques extrêmement conservatrices voire des menaces de régression par rapport à un certain nombre d’acquis historiques pour les femmes et beaucoup de conservatisme en France, aux Etats-Unis et dans d’autres pays d’Europe. Le sexisme, c’est à la fois des attaques contre les acquis féministes, des actions d’homophobie, des attaques contre les analyses en termes de genre, des discours issus de « la Manif pour tous », du mouvement « Sens commun » qui mettent en cause des acquis d’égalité.


Le sexisme est donc producteur de discriminations et pour nous c’était donc un terme majeur en concordance avec la politique de l’ancienne ministre Laurence Rossignol qui nous a soutenu-es.
Pourquoi « corps en action » ? Parce que les corps sont concernés par la question du sexisme, parce qu’il est souvent attendu voire exigé le dualisme ou la binarité, d’un côté une masculinité hégémonique et d’un autre côté une féminité séduisante et séductrice plutôt dans la soumission et dans la disponibilité sexuelle. Il y a des injonctions pour que les corps incarnent tout cela et en même temps ils peuvent être des outils de résistance ou de changement comme cela a pu être le cas historiquement dans le féminisme. On voit bien qu’il faut relancer ces combats. « Corps en action » signifie que les corps peuvent manifester de la résistance et des possibilités de changements contre le sexisme et contre les représentations conservatrices du masculin et du féminin.


Qu’attendez-vous de particulier de ces Assises ?

Lors des Assises nous rassemblons à la fois des universitaires, des chercheurs/chercheuses, et par ailleurs, ce qu’on appelle la société civile donc des personnes engagées dans le monde associatif et militant. Donc nous attendons à la fois des apports, de l’information, de la prise de conscience sur comment le corps peut être utilisé comme outil mais aussi du débat. Nous voulons montrer différentes circonstances, différents types de violences qu’elles soient symboliques ou réelles touchant en particulier les femmes.


Il s’agit aussi de voir ce qu’il est possible de faire. Donc c’est bien la question du changement pour faire avancer et transformer qui sera au cœur des débats. Par exemple, s’agissant de la première table ronde « disposer de son corps » qui était un mot d’ordre des années 70’, on se rend compte que cette thématique est toujours d’actualité de même que la question des violences ; on voit bien aujourd’hui les remises en cause, les régressions sur les questions de l’IVG, des mutilations sexuelles, de la PMA, réactivées suite à la loi du mariage pour tous. Je considère qu’informer des publics jeunes et moins jeunes sur des mécanismes qui sont à l’œuvre dans les dominations, les violences contribue à donner des outils pour connaitre, comprendre et agir.

 

Comment arriver à élargir le public des Assises ?

Les assises sont un moment fort de rencontre et de convivialité, mais elles sont aussi filmées et fournissent des éléments de réflexion accessibles sur dailymotion qui sont disponibles à tout moment.  Car on peut espérer  que la problématique du genre, du sexisme, de l’égalité soit davantage visible dans l’espace public et dans l’espace politique. Si l’on prend les dernières campagnes électorales (présidentielle et législative) on a entendu un certain nombre de choses très conservatrices mais on n’a pas entendu beaucoup parler de la problématique du sexisme, de l’égalité, des risques de régression par rapport à la loi sur l’IVG. Ce qui n’est pas vu ou dit n’existe pas. Il semble acquis que les femmes et les hommes sont égaux… ce que j’entends beaucoup dire autour de moi que ce soit par des jeunes ou par d’autres pour qui l’égalité serait un acquis de fait. C’est un acquis dans la loi à différent niveaux comme on le sait mais dans les faits on sait bien que cela ne fonctionne pas. On voit bien qu’il y a une exigence de parité sur les listes des législatives mais on sait aussi que certains partis politiques continuent de payer pour ne pas respecter cette obligation et on sait aussi que cette parité affichée à l’arrivée ne donne pas une égalité dans l’accès aux fonctions par exemple des présidences des régions, des conseils départementaux ou encore dans les entreprises. On voit bien à quel point il faut être volontariste, on entend souvent « vous nous cassez les pieds avec votre féminisme ! » donc l’égalité de fait dans tous les domaines est loin d’être acquise.


Notre nom complet l’indique:  l’Institut Emilie du Châtelet est suivi de pour le développement et la diffusion des recherches sur femmes, sexe, genre a pour entre autres objectifs de montrer les mécanismes qui font que la question de l’égalité n’est pas acquise.


Qui sont vos intervenant-e-s étranger-e-s invité-e-s à partager vos réflexions ?


En intervenant-e-s étranger-e-s, il y aura une représentante du planning familial polonais et une militante américaine organisatrice de la Women »s March du 21 janvier à Paris. Le propos des Assises est aussi à partir de cas concrets d’élargir la réflexion au plan européen ou international quand cela est possible. 

 

Propos recueillis par Manon Choaler 50-50 magazine

 

Neuvièmes assises de l’IEC: « Contre le sexisme : corps en action »,

Université Paris Diderot, amphithéâtre Buffon, 15 rue Hélène Brion (Paris 13e), 9h-18h

https://www.50-50magazine.fr/2017/06/19/catherine-louveau-les-corps-sont-concernes-par-la-question-du-sexisme/

" Tu as tes règles ou quoi ? " : le code du travail s'attaque au sexisme,femmes,sexisme

18 Juin 2017, 17:32pm

Publié par hugo

France « Tu as tes règles ou quoi ? » : le code du travail s’attaque au sexisme

                          

Depuis peu, le sexisme ordinaire fait l’objet d’une disposition législative. Alors que certains comportements demeurent sanctionnés par le droit pénal, la loi du 15 août 2015 relative au travail social et à l’emploi, renforcée par la loi du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation de la vie sociale et à la sécurisation des parcours professionnels, renforce la protection des victimes en condamnant « l’agissement sexiste ». Le Conseil Supérieur de l’Egalité Professionnelle entre les femmes et les hommes diffuse un kit  de vulgarisation des dispositions du droit du travail en matière de sexisme.

Le kit comporte 3 volets : une fiche juridique, une fiche repère à destination des employeurs, des RH, des délégué-e-s syndicales, des délégué-e-s du personnel et des victimes et 10 leviers pour l’entreprise.

 

La fiche juridique

80% des femmes subissent le sexisme sur leur lieu de travail. Nous en connaissons les conséquences. Celles-ci  sont visibles dans la société et se quantifient très facilement. Seule une femme est à la tête d’une entreprise du CAC 40, 12% des pères se sont arrêtés au moins un mois pour congé parental. A compétence égale, les femmes touchent 19,2% de moins que les hommes. En moyenne, une femme retraitée recevra 600 € de pension que moins qu’un homme. Ces inégalités prennent leur source dans le sexisme ordinaire.

Depuis quelques années, des femmes ont commencé à dénoncer le sexisme sur les réseaux sociaux et notamment sur Tumblr et Twitter grâce au #PayTonTaf. Sur Tumblr, les témoignages de femmes humiliées se multiplient sur presque une centaine de pages.

 

Des témoignages

“Toi, je vais te violer.” Mon premier job, j’avais 18 ans. Sourire gêné des autres collègues, personne n’a réagi.

“Ah mais on vous propose un poste commercial parce qu’on s’est dit que la technique vous ferait peur, vu que vous êtes une femme.”

“Tu es très compétente… surtout pour une femme.”

“De toute manière t’es une femme, et toutes les femmes sont des casse-couilles.”

“C’est toi la responsable commerciale sur ce projet ? Notre seule chance de gagner l’affaire, c’est que tu mettes un double Wonderbra.”

“Ça t’embête si j’emmène plutôt Untel ? Tu comprends, ça fait bien mieux au salon du Bourget d’emmener un jeune homme fringant, qu’une bonne femme. Ça fait plus sérieux, tu ne trouves pas ?”

“Une chose est sûre : les femmes sont moins ambitieuses que les hommes.”

“Allez voir la secrétaire. » Mon équipe est 100% masculine, je suis leur responsable.

“Avec ce que gagne ton mari, tu n’as pas besoin de travailler.”

“Et ça ne les dérange pas vos gars, d’être dirigés par une femme ?”

“Comme souvent avec les femmes, je te trouve plus intelligente quand tu te tais.”

“Pourquoi je ne demande qu’aux filles du service de faire le café et les photocopies ? Mais c’est parce que vous êtes les meilleures pour réaliser les tâches subalternes !”

 

Insérée dans le code du travail, à l’article L1142-2-1, « l’agissement sexiste » est défini comme « tout agissement lié au sexe d’une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant » et rappelle que « nul ne doit subir d’agissement sexiste. »

Sous cette nouvelle législation, peut être considéré comme un agissement sexiste à l’encontre d’une salariée, un comportement sexiste qui ne la vise pas personnellement, si par exemple elle a été exposée à un environnement sexiste tel, qu’elle n’a pas pu remplir ses missions dans un climat serein.

L’auteur risque une sanction disciplinaire pouvant aller du blâme au licenciement. De simples observations verbales ne constituent pas des mesures suffisantes, selon le code du travail.

La salariée, victime d’agissements sexistes de la part d’un collègue, d’un supérieur hiérarchique, d’un client ou d’un fournisseur peut saisir le juge des Prud’hommes contre son employeur-e pour obtenir la réparation du préjudice subi.

 

La fiche repère : « Que faire ? »

Le sexisme se combat. Le kit donne des pistes d’action aux employeur-e-s, aux syndicats et des conseils aux victimes. Parmi les propositions, il est conseillé à l’employeur-e de « sensibiliser toutes/tous les salarié-e-s à la question du sexisme », de « prévenir tout agissement sexiste » et de « veiller à la pris en charge des victimes. » Les syndicats doivent « exercer leur vigilance à l’égard des propos, comportements et agissements sexistes » ou encore « inviter la salariée, le cas échéant, à saisir la médecine du travail ».

 

Les 10 Leviers de l’entreprise

L’entreprise a la responsabilité d’offrir un cadre de travail favorisant le bien vivre ensemble et reposant sur le respect mutuel entre ses membres, ainsi qu’une culture exempte de sexisme. Le sexisme ordinaire a des répercussions néfastes sur le bien-être au travail des salariées et sur leur sentiment de compétence et de légitimité. L’égalité salariale ne sera atteinte que par l’élimination de toutes les formes de sexisme dans l’entreprise. Le kit énumère ainsi 10 leviers pour atteindre l’égalité :

  1. Construire un programme d’action contre le sexisme.
  2. Définir clairement les actes prohibés
  3. Mettre en place une politique de prévention du sexisme
  4. Intégrer la lutte contre le sexisme dans le dialogue social
  5. Sensibiliser à la question du sexisme l’ensemble des personnes appartenant à l’entreprise
  6. Prendre en charge les victimes et traiter les situations de sexisme
  7. Instaurer une vigilance sur l’éventuelle présence de stéréotypes de sexe dans toutes les procédures du ressort des ressources humaines
  8. Construire une communication interne et externe dépourvue de stéréotypes de sexe
  9. Assurer une promotion active du programme d’action contre le sexisme
  10. Procéder à des évaluations régulières.

Depuis l’insertion de « l’agissement sexiste » dans le code du travail, le sexisme ne passe plus entre les mailles du filet législatif. L’article L1142-2-1 permettra peut-être, enfin, d’en finir avec le déni qui entoure le sexisme ordinaire.

 

Mailys ARDIT 50-50 magazine

https://www.50-50magazine.fr/2017/06/16/tu-as-tes-regles-ou-quoi-le-code-du-travail-sattaque-au-sexisme/

Robe, Hamou, Baupin, Macron... On a discuté sexisme avec Cécile Duflot,femmes,sexisme,

14 Juin 2017, 22:13pm

Publié par hugo

Robe, Hamou, Baupin, Macron... On a discuté sexisme avec Cécile Duflot
INTERVIEW - L'ancienne ministre a décidé de revenir sur l'affaire de "la robe" qui avait provoqué les sifflements de la part de certains députés à l'Assemblée. Une affaire qu'elle a, à l'époque, voulu "étouffer".
Cécile Duflot, le 1er juin 2017
Crédit : Tristan Reynaud/SIPA
 
Marie-Pierre Haddad 
Journaliste RTL
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publié le 13/06/2017 à 14:28
C'est l'histoire d'une robe. Une robe bleue et blanche qui a marqué les esprits dès qu'elle s'est avancée devant le micro de l'Assemblée nationale. Certains l'ont remarquée et l'ont sifflée. Le 17 juillet 2012, la ministre Cécile Duflot s'apprête à prendre la parole devant les députés et se fait siffler. Le motif ? Cette fameuse robe, qu'elle porte. Cinq ans plus tard, elle revient sur cette séquence : "Mon histoire est très simple. Il y avait eu une polémique parce que j'étais venue en jean le jour du premier Conseil des ministres. Donc j'ai décidé de m'acheter des vêtements qui ne poseraient pas de problème. Et j'ai acheté cette robe. Lors des premières questions au gouvernement, je n'ai même pas ouvert la bouche, que je me fais huer".
Cécile Duflot le raconte dans une vidéo postée sur YouTube. Elle fait partie des cinq femmes qui ont décidé de participer à l'initiative qu'elle a elle-même lancée : "L'opération robe". Sur son compte Twitter, elle explique aux internautes qu'ils pourront retrouver "tous les jours à 18 heures, le témoignage d'une femme pour comprendre le sexisme au quotidien". 
La naissance de "l'opération robe"
Au départ, cette robe était vouée à rester un vêtement quelconque. À RTL.fr, Cécile Duflot raconte même qu'elle voulait "étouffer cette histoire". "Je voulais que l'on parle de moi pour mon travail en tant que ministre et non pas pour quelque chose d'aussi sexiste", explique-t-elle. À l'époque, elle confiera seulement à l'antenne de RTL : "Ça fait maintenant des années et des années que j'ai travaillé dans le secteur du bâtiment et de la construction, je n'avais pas vu ça. C'est étrange, ça veut dire quelque chose de certain de ces députés et je pense à leurs femmes notamment". Mais l'histoire ne s'arrête pas là. En novembre 2016, les organisateurs de l'exposition Tenue correcte exigée, quand le vêtement fait scandale, au musée des Arts décoratifs de Paris, contacte l'ancienne ministre pour exposer sa robe. 
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C'est une fois que Cécile Duflot la récupère, à la fin de l'exposition, que naît l'idée de "L'opération robe". Dounia Wone, sa collaboratrice, décide de porter cette robe et poste le cliché sur Instagram (Voir ci-dessous). "J'ai compris que ce n'était plus ma robe. Elle évoquait beaucoup de choses à beaucoup de femmes. Donc on a lancé cette opération. Le but était de permettre à d'autres femmes de s'exprimer sur le sexisme. On s'est habitué à supporter. À tel point qu'on ne réagit plus. Moi la première. Il faut être plus sourcilleuse", insiste-t-elle.
 
"Choquée et sidérée" en voyant la vidéo de Hamou
Pour Cécile Duflot, lutter efficacement contre le sexisme passe par la parole. "Il faut en parler. Malheureusement sur les questions de moralisation, on n'avance qu'avec des scandales. Le sexisme s'est incrusté dans notre société", dénonce-t-elle, en prenant l'exemple du tennisman Maxime Hamou, qui a embrassé de force la journaliste May Thomas. "J'attendais un rendez-vous, j'étais sur mon téléphone portable et je décide de regarder une vidéo légendée 'trop drôle'. Et là... j'ai été scandalisée par ce que j'ai vu. Cette scène est surréaliste. Il essaye de l'étrangler. J'étais choquée et sidérée en la voyant et c'est pour ça que j'ai fait une série de tweets pour dénoncer son comportement. J'ai reçu d'ailleurs beaucoup de messages d'hommes qui m'écrivaient pour me remercier de leur avoir ouvert les yeux sur cette situation. Il faut que cela cesse, ajoute l'ancienne ministre. On peut y arriver avec l'aide des hommes. Les hommes doivent devenir des alliés".
Que répond-elle à ceux qui ont critiqué sa démarche ? "Inversez les choses. Pour savoir si c'est normal, inversez les choses. Est-ce que l'on image une tenniswoman faire ça avec un journaliste ? Pas une seule seconde. Ce n'est donc pas normal". Cécile Duflot a préparé une batterie de propositions pour lutter contre le sexisme au quotidien. "Il est important de sensibiliser les enfants dès leur plus jeune âge. Il faut mettre au clair des principes dans un apprentissage apaisé car c'est la période où l'on se construit. Il faut aussi rendre obligatoire le congé parental pour les hommes, égraine la candidate battue aux élections législatives dans la 6ème circonscription de Paris (14,69%). Il est aussi nécessaire d'améliorer le partage de l'espace public. La lutte contre le harcèlement passe aussi par le lancement d'un grand plan national à destination de tous les établissements publics, les administrations et aussi les collectivités territoriales".
J'étais anesthésiée
Cécile Duflot Partager la citation 
 
Au fil de la conversation, Cécile Duflot revient elle-même sur l'affaire Baupin. Le 9 mai 2016, "huit femmes accusent le député Denis Baupin de harcèlement et d'agressions sexuelles. Il démissionne immédiatement de son poste de vice-président de l'Assemblée nationale mais dément les accusations", rappelle Franceinfo. Le lendemain, la justice se saisira de l'enquête. En mars dernier, "la décision tombe, il n'y aura pas de procès Baupin. L'affaire est classée sans suite", explique le site. "Je savais mais je n'ai rien caché. J'étais anesthésiée", partage sans détour Cécile Duflot. 
Pour "lever toute ambiguïté sur le fait que les accusations sont avérées ou pas", le député avait annoncé son intention de déposer "quatre plaintes pour dénonciation calomnieuse" contre ses accusatrices. À RTL.fr, Anne Laher, élue écologiste et une des quatre personnes à avoir accepté de porter plainte à visage découvert, confiait : "Je trouve qu'il est dans le déni, c'est un jusqu'au-boutiste. C'est idiot. Je trouve ça dommage". Pour Sandrine Rousseau, secrétaire adjointe d'EELV et accusatrice, "il est dans une forme de déni, de violence, comme toute sa vie politique". 
Emmanuel Macron "surjoue la virilité"
Sur la volonté non aboutie d'Emmanuel Macron de créer un ministère consacré aux Droits des femmes, Cécile Duflot avoue ne pas être emballée par le rétropédalage menant à l'instauration d'un secrétariat d'État. "Les secrétaires d'État ne siègent même pas au Conseil des ministres, rappelle-t-elle en haussant les épaules. Emmanuel Macron surjoue la virilité. On le voit avec sa poignée de mains surcommentée avec Donald Trump". Cécile Duflot a une "inquiétude" concernant Marlène Schiappa, la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, "c'est qu'elle fasse de la communication. À l'époque Najat Vallaud-Belkacem était devenue une référence (elle a été ministre des Droits des femmes du 2 avril au 25 août 2014, ndlr)", assure-t-elle. Pourquoi ? "Parce qu'elle avait un ministère plein qui était consacré à cela, c'était devenu sa compétence et son domaine d'expertise", nous répond-elle. 
Je refuse de rester dans mon petit confort
Cécile Duflot Partager la citation 
 
Concernant les élections législatives, c'est avec un certain désarroi et une attitude blasée que Cécile Duflot enchaîne sur la répartition des candidats La République En Marche, Les Républicains, le Front national, le Parti socialiste et la France insoumise dans les circonscriptions à Paris. "Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise... C'est typique. Les partis envoient des hommes en tant que candidats dans les meilleures circonscriptions". Elle fait ainsi référence à une enquête du Monde qui explique que "sans surprise, le constat d’ensemble, tous mouvements confondus, est éclairant : les femmes sont systématiquement plus nombreuses là où leur candidature est vouée à l’échec ou presque. À l’inverse, elles sont beaucoup moins représentées là où leurs formations politiques ont obtenu les meilleurs résultats. Difficile, donc, d’imaginer que les législatives des 11 et 18 juin aboutissent à une Assemblée nationale paritaire". Et elle dans tout ça ? "Je ne lâcherai pas cette histoire de lutte contre le sexisme au quotidien et je refuse de rester dans le petit confort que j'ai obtenu grâce aux combats d'autres femmes. Il y a une tolérance vis-à-vis de cela qui s'est installée dans la société. Il faut qu'une solidarité se crée entre les femmes et il faut continuer d'en parler, prêche avec fermeté Cécile Duflot. Quant à moi ? Mon rôle est de transformer le constat fait par des associations ou par la société en politique publique".
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http://www.rtl.fr/actu/politique/robe-hamou-baupin-macron-on-a-discute-sexisme-avec-cecile-duflot-7788939191

Et le prix du pire macho revient à … Poutine !,sexisme,machisme,femmes,

10 Juin 2017, 23:05pm

Publié par hugo

 

 

Et le prix du pire macho revient à … Poutine !

par Anais Moine le 8 juin 2017

556 partages

Mais à quel siècle vit donc le président de la Fédération de Russie ? Si l’on en croit ses dernières déclarations au sujet des femmes, Vladimir Poutine n’a apparemment pas été informé qu’en 2017, les femmes travaillent et ce, malgré leurs règles.

Le réalisateur 4 fois oscarisé Oliver Stone risque à nouveau de faire parler de lui. En effet, alors même que l’ancien directeur du FBI est actuellement auditionné sur les soupçons d’ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle américaine de 2016, le dernier documentaire d’Oliver Stone, "L’interview de Poutine", traite justement de l’un des principaux protagonistes de l’affaire. Le réalisateur a en effet pu rencontrer le président de la Fédération de Russie à plusieurs reprises entre juin 2015 et février 2017.

Bien qu’il ne soit diffusé aux Etats-Unis qu’à partir du 12 juin, des journalistes de Bloomberg ont été autorisés à visionner le documentaire en avant-première et certaines de leurs retranscriptions ont de quoi laisser perplexe. Ces derniers ont ainsi révélé un échange où Poutine se montre selon leurs propres termes "macho". En effet le président n’a pas hésité à déclarer qu’il ne prenait pas de congés car il n’avait pas de cycles menstruels : "Je ne suis pas une femme, donc je n’ai pas de mauvais jours. Je ne veux insulter personne. C’est juste la nature des choses. Il y a des cycles qui sont naturels." Selon lui et il le justifie par la "raison naturelle", les règles empêcheraient donc les femmes de travailler pendant leurs cycles !

De toute évidence, Vladimir Poutine était en pleine forme le jour de cet entretien (peut-être parce qu’il n’avait pas ses règles ?). Interrogé sur l’homosexualité, ce dernier n’a pas pu s’empêcher de faire partager à son auditoire une blague homophobe. Alors qu’Oliver Stone le questionne sur les discriminations à l’encontre de la communauté LGBT qui ont découlées d’une loi de 2013, Poutine lui rétorque qu’il "n’y a aucune restriction" par rapport à certains pays islamiques où les homosexuels risquent la peine de mort. Il a dû oublier les tortures que subit la communauté gay en ce moment, en Tchétchénie, une République constitutive de la Russie.

Après cette blague de très mauvais goût, le chef d’Etat n’hésite pas à en remettre une couche. Alors qu’Oliver Stone lui demande s’il serait capable de prendre une douche à côté d’un homosexuel dans un sous-marin, Poutine explique, en ne pouvant s’empêcher de rire à son propre humour qu’il doit trouver dévastateur, qu’il "préférerait ne pas prendre de douche avec lui. Pourquoi le provoquer ? Mais vous savez… je suis un judoka confirmé".

Une chose est sûre, ce documentaire, qui sera diffusé du 12 au 16 juin sur la chaîne américaine Showtime, risque de surprendre par ces déclarations aussi farfelues qu’indignes d’un chef d’Etat.

A lire aussi : Sexistes, absurdes, intolérantes... Les pires lois et propositions de la Russie

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par Anais Moine 556 partages

#discriminations des femmes#Homophobie#misogynie#Russie#Sexisme

 

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À Madrid, les hommes ne pourront plus s'asseoir les jambes écartées dans le bus,sexisme,machisme,

10 Juin 2017, 20:10pm

Publié par hugo

 

 

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mi-juin, le «manspreading», cette pratique masculine consistant à s'asseoir les jambes écartées et à s'étaler sur son siège, sera proscrite dans les bus municipaux de la capitale espagnole.

Pour informer les voyageurs de cette évolution du règlement, l'entreprise EMT, qui gère le réseau, a créé des vignettes – on y voit un homme, représenté en rouge, assis les jambes écartés, coupant l'accessibilité au siège voisin – qui seront collées dans les bus madrilènes, à l'instar de celles interdisant de fumer, ou enjoignant à céder sa place aux femmes enceintes.

À l'origine de cette initiative, le collectif Mujeres En Lucha (Femmes en lutte) qui avait lancé, il y a quelques mois, une pétition et une campagne de sensibilisation accompagnée du hashtag #MadridSinManspreading. Si la proposition avait été retoquée par la mairie de Madrid, qui arguait que «le règlement des voyageurs contient déjà une mention selon laquelle chaque passager doit rester sur son propre siège», elle a finalement été reprise par le parti Podemos.

"Pratiques quotidiennes de machisme"

La formation de gauche a en effet présenté au Parlement, le 6 juin dernier, une proposition de loi visant à étendre l'interdiction du «manspreading» à tous les transports en commun et à toute la région. «Nous pensons que rendre visible ces pratiques quotidiennes de machisme qui passent inaperçues est la seule manière d'avancer», a affirmé Clara Serra, députée Podemos.

New York, Tokyo, Vancouver

Madrid n'est pas la seule ville à interdire le «manspreading», rappelle The Guardian. New York, Tokyo ou encore Vancouver ont mis en place des systèmes similaires. En France, «Osez le féminisme» avait amorcé l'idée en créant le hashtag #TakeBackTheMetro et en publiant une vignette sensiblement similaire à celle de Madrid. Mais l'initiative n'avait pas été reprise par la RATP.

Harcèlement sexuel, le fléau silencieux

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Cécile Duflot lance "l'opération robe" pour lutter contre le sexisme,femes,sexisme

7 Juin 2017, 17:57pm

Publié par hugo

POLITIQUE

Cécile Duflot lance "l'opération robe" pour lutter contre le sexisme

Chaque jour, la candidate écologiste diffusera sur Twitter le témoignage d'une victime du sexisme via le hashtag #opérationrobe.

06/06/2017 13:46 CEST | Actualisé 06/06/2017 13:55 CEST
Capture YouTube
Cécile Duflot lance "l'opération robe" pour lutter contre le sexisme.

POLITIQUE - "Vous retrouverez tous les jours à 18h le témoignage d'une femme pour comprendre le sexisme au quotidien". Sur Twitter lundi 5 juin, Cécile Duflot, candidate à sa réélection aux législatives, a lancé "l'opération robe": une série de courtes vidéos dans lesquelles des femmes parleront face caméra de leur expérience avec le sexisme.

Publiées sur YouTube, celles-ci sont ensuite diffusées sur les réseaux sociaux via le hashtag #opérationrobe. Détail symbolique: toutes porteront la fameuse robe qui a valu à l'ancienne ministre du Logement une véritable bronca à l'Assemblée nationale en 2012. Un épisode peu glorieux de la politique française qui a encouragé Cécile Duflot à s'emparer du sujet. "J'ai accepté d'en parler parce que c'est très symbolique, parce que les femmes sont victimes de sexisme même avant d'ouvrir la bouche", explique-t-elle dans la vidéo de lancement de "l'opération robe".

"C'est pour ça qu'il faut faire des choses, faire changer la loi, faire changer les pratiques", poursuit-elle (vidéo ci-dessous).

Cécile Duflot a publié dans la foulée le premier témoignage d'une victime du sexisme. Camille, 37 ans, raconte avoir reçu nombre d'injures et de propos déplacés alors qu'elle partageait sa vie avec une autre femme et explique ne pas avoir pas été considérée à sa juste valeur dans son milieu professionnel (vidéo ci-dessous). La suite à 18 heures, au prochain épisode de "l'opération robe".

 

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"Tu es trop petite pour être belle", #TheySaid, le hashtag qui révèle les pires insultes corporelles,femmes,sexisme,

1 Juin 2017, 22:25pm

Publié par hugo

Les réseaux sociaux et leurs fameux hashtags sont devenus des incontournables de la société contemporaine. Le dernier né ? #TheySaid qui dénonce les pires phrases que chacun a pu entendre sur son apparence physique.

Tout commence la semaine dernière, jeudi 25 mai, quand Sally Bergesen, fondatrice d’Oiselle, marque de sportswear féminin, décide de tweeter son plus ancien souvenir de "body-shaming". Pour rappel, le body-shaming est le fait de se moquer voire d’humilier une personne à cause de son corps. Sally raconte alors ce que lui a dit son père alors qu’elle n’avait que 12 ans, une phrase que ce dernier pensait sans doute anodine mais qui a profondément marqué la jeune adolescente, "Continue de manger comme ça et tu vas devenir grassouillette".

#TheySaid

if (window.afAd) { afAd.render("25641"); } Sally souhaite que d’autres révèlent à leur tour les pires phrases qu’ils aient pu entendre sur leur corps pour montrer que cela touche tout le monde, maigres, gros, hommes, femmes, et dire ainsi aux personnes victimes de body-shaming qu’elles ne sont pas seules. Elle créé alors le hashtag #TheySaid ("ils ont dit") et invite les internautes à se lâcher à leur tour sur Twitter sur ces insultes qui les ont blessés, comme une sorte de thérapie. Rapidement, la Twittosphère s’enflamme et des centaines de confessions suivent celle de Sally.

"Tu as le corps pour ça, tu dois juste perdre un peu plus de poids" m'a dit un homme à la gym après que j'ai déjà perdu 13 kilos #TheySaid

Tu as besoin de manger un cheeseburger, je vais me mettre à t'appeler "squelette" #TheySaid m'a dit ma "meilleure amie".

"Tu es trop petite pour être belle" m'a dit un petit copain #TheySaid

#TheySaid "Tu as un si joli visage. Pourquoi tu ne perds pas quelques kilos pour le mettre en valeur ?" (ma grand-mère)

#SheReplied

A peine une heure après ce Tweet, Sally créé un nouvel hashtag, #SheReplied (elle a répondu). Elle explique que #SheReplied servira à partager des réponses possibles à utiliser en cas de body-Shaming et donne quelques exemples, "En fait, tous les corps sont différents et le mien me va très bien", "Je pense que tu veux bien faire mais ce genre de remarques c'est blessant".

Rapidement, ce second hashtag connait le même succès que #TheySaid et de nombreux internautes partagent des réponses éventuelles aux attaques de body-shaming.

"C'est mon corps, pas le votre" c'est ce que j'aurai dû dire #SheReplied

"Ce que mon corps peut faire pour moi est plus important que ce à quoi il ressemble pour les autres" #SheReplied

Une semaine après la création de ces hashtags, la Toile continue de témoigner des remarques blessantes que peuvent parfois nous dire, sans même s'en apercevoir, des proches ou des inconnus. Sally Bergesen peut se vanter d'être à l'origine d'une véritable communauté de soutien et de tolérance qui continue de se créer en ce moment même sur Twitter autour de #TheySaid et #SheReplied.

Voir aussi : 40 stars à suivre sur Instagram

Des étudiantes en médecine priées de porter un "joli décolleté" pour la remise des diplômes,femmesf,eminisme

29 Mai 2017, 21:54pm

Publié par hugo

La semaine dernière, les étudiants en médecine de l'Université Libre de Bruxelles ont eu la surprise de recevoir un e-mail invitant les jeunes femmes à porter un "joli décolleté" et "une jupe ou une robe" à la remise des diplômes. Face à la polémique, l'université a présenté ses excuses.
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L'Université Libre de Bruxelles (ULB) aurait sûrement dû y réfléchir à deux fois avant d'envoyer son invitation pour la remise des diplômes aux étudiants en médecine. Mercredi 24 mai, cette université belge a suscité la polémique en adressant à ses étudiant.e.s en médecine une invitation pour la cérémonie de proclamation des diplômés, qui se tiendra le 28 juin prochain.
Quelle ne fut pas la surprises des futurs médecins lorsqu'au milieu des précisions sur le déroulé de la cérémonie, ils ont découvert des consignes vestimentaires adressées aux étudiantes. "D'un point de vue esthétique, il est préférable que les jeunes femmes revêtent une robe ou une jupe ainsi qu'un joli décolleté et les hommes, un costume", écrit le secrétariat de la faculté de médecine dans son mail avant de préciser : "Bien entendu, Mesdames, cette consigne n'est pas obligatoire".

Également posté sur la page Facebook des étudiants de l'université, le message a déclenché l'indignation des étudiants qui y ont vu – à juste titre – la suggestion d'un dress code sexiste et rétrograde.

 

 

Interrogé par RTL Info, le Doyen de la faculté de Médecine Marco Schetgen a confirmé que ledit mail provenait bien du secrétariat. "Ce n'est pas un canular", a-t-il expliqué. "Ils doivent me dire lundi quelle est la personne qui l'a écrit [...] C'est probablement une femme qui est à l'origine de cet écrit, puisque le secrétariat n'est composé que de femmes. C'est étonnant", a poursuivi Marco Schetgen.

Face à l'ampleur prise par la polémique, l'Université Libre de Bruxelles s'est fendue d'un communiqué pour présenter ses excuses à l'ensemble des étudiants pour ce mail "déplacé et contraire à nos valeurs". "Il s'agit d'un mail adressé aux futur.e.s diplômé.e.s et donnant des consignes pratiques pour le jour de la cérémonie. Il va de soi que les consignes liées à l'habillement des jeunes diplômées sont aussi déplacées que contraires aux valeurs défendues quotidiennement par l'ULB et sa Faculté", dit le communiqué.

"C'est un mail qui date de la semaine passée (lundi ou mardi), a expliqué pour sa part à RTBF le porte-parole des étudiants de médecine. Je pense qu'il a été rédigé pour répondre à une demande des étudiantes qui était de savoir quelle était la tenue la plus appropriée à porter le jour de la proclamation des résultats. C'est une réponse qui a été rédigée peut-être un peu trop rapidement, sans prendre le soin d'une formulation moins directe, moins sèche. Raison pour laquelle, suite à la remarque des étudiantes, une correction a été apportée très rapidement pour lever le doute sur un quelconque sexisme au niveau du secrétariat".

Une mise en lumière du sexisme dans l'enseignement supérieur

Pour autant, la polémique est loin d'être éteinte. Interrogé par Le Soir, Maxime Mori, président de la Fédération des Etudiants Francophones (FEF), déplore une "situation navrante". D'après lui, cette "petite polémique" montre bien que "les questions de sexisme et d'inégalités de genre dans l'enseignement supérieur" sont loin d'être réglées. "Il ne faut pas perdre de vue que c'est une réalité pour les étudiants en stage ou en cours qui est, aujourd'hui, occultée dans le débat [...] On n'en fait pas un débat personnel. Mais on attend qu'il y ait une prise de conscience plus large ". Selon BFMTV, une réunion devait se tenir ce lundi 29 mai à la faculté de médecine au sujet du mail polémique. Son auteure risque un rappel à l'ordre.

La nouvelle pub Axe bouscule les stéréotypes pour dénoncer le sexisme,articles femmes hommes,femmes,hommes,sexisme,

28 Mai 2017, 00:02am

Publié par hugo

La nouvelle pub Axe bouscule les stéréotypes pour dénoncer le sexisme


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 La nouvelle pub Axe chamboule les stéréotypes pour dénoncer le sexisme
La nouvelle pub Axe chamboule les stéréotypes pour dénoncer le sexisme
Anaïs Orieul 
Par Anaïs Orieul
Publié le Lundi 22 Mai 2017
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Fini le temps où Axe vantait l'efficacité de ses déodorants à coup de publicités rétrogrades. Avec son nouveau spot "Is it ok for guys.." la marque bouscule la virilité traditionnelle et s'engage contre le sexisme.
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Pour construire une société plus égalitaire, on dit souvent qu'il est important de mieux éduquer les petites filles, leur expliquer qu'elles peuvent choisir l'orientation scolaire de leur choix, qu'elles peuvent sortir des rôles qui leur sont assignés et des stéréotypes sexués. Mais on oublie souvent que les stéréotypes touchent aussi de plein fouet les garçons, dont les sentiments comme la peur et l'empathie sont généralement intériorisés. Pour en finir avec la virilité traditionnelle, la marque française Axe a choisi de bâtir sa nouvelle campagne de pub autour de la définition de la masculinité. Intitulée "Is it ok for guys..." ("Est-ce que les hommes peuvent..."), la nouvelle publicité destinée aux clients anglophones pose des questions que les garçons ont souvent bien du mal à exprimer à voix haute. Est-ce que les hommes peuvent porter du rose ? Expérimenter le sexe avec d'autres hommes ? Aimer les chats ? Ou encore être déprimés ?
Redéfinir la masculinité, montrer aux hommes qu'ils peuvent sortir des normes et se différencier, voilà donc le nouveau pari que s'est lancé Axe. Sur YouTube, la marque commente : "Si des milliers de mecs ont fait des recherches sur le web pour trouver les réponses à ses questions, des millions ont préféré les combattre. Il est temps d'arrêter de questionner ce qui définit la masculinité. Il n'y a pas une seule façon d'être un homme. Soyez juste vous-même". Le spot renvoie également sur un moteur de recherche basé sur les questions que les hommes posent en secret sur Google.

"Is it ok for guys..."
Une étude pour appuyer la campagne de pub
Pour mettre au point son nouveau spot, Axe ne s'est pas contenté de brainstormer avec des publicitaires. La marque française a ainsi financé une étude conduite par Promundo aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Mexique. Résultats ? 72% des hommes ont déjà un discours sur la façon dont un vrai homme doit se comporter. 66% d'entre eux ont estimé que la société attend qu'ils soient forts même lorsqu'ils ont peur, tandis que 56% des répondants considéraient qu'un homme doit régler ses problèmes tout seul. En plus d'avoir réalisé un joli coup marketing, Axe s'est donc véritablement engagé dans la lutte contre le sexisme et les stéréotypes de genre.
Lancée en France en 1983, la marque Axe a longtemps été abonnée aux publicités d'un goût douteux. Sous couvert de second degré, Axe mettait généralement en scène des hommes normaux transformés en Don Juan par la magie d'un déodorant ou d'un gel douche. Les femmes jouaient quant à elles tour à tour des prédatrices voraces ou des objets sexuels, mais dans tous les cas toujours dévêtues. En 2016, le leader mondial des déodorants a finalement fait son entrée dans le monde moderne avec sa publicité "Find Your Magic", qui célébrait enfin les hommes pour leurs particularités et non leur virilité. Avec "Is it ok for guys..." Axe poursuit son combat pour le droit à une masculinité multiple. La marque rejoint ainsi H&M, Always, Ariel, ou encore plus récemment L'Oréal au rayon des entreprises qui ont compris que féminisme, diversité et marketing peuvent faire bon ménage.

"Find your magic"
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