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Le blog de hugo,

Articles avec #solitude

 Paroles de Qui Peut Vivre Sans Amour?,amours,solitude

15 Juin 2017, 23:48pm

Publié par hugo

 Paroles de Qui Peut Vivre Sans Amour?

L’amour est le pire des fléaux
Il change l’allure, truque les mots
C’est pire qu’un lavage de cerveau

Comme l’oasis dans le désert
Il nous attire, il cherche à plaire
Pour nous faire plonger en enfer
L’amour n’a aucune morale
C’est un criminel en cavale
Mais qui peut dire
Qu’il peut vivre sans amour
 
Qui ?
Qui peut faire
Comme s’il n’en voulait pas
Qui ?
Mais qui peut dire
Que ça n’lui fait rien l’amour
Qui ?
Il torture, il foudroie
Nous cloue les bras en croix
Mais qui peut dire ?
L’amour fait tout le sale boulot
Jette les âmes pures dans les cachots
Brise les princesses dans les châteaux
Il n’y a jamais de drapeaux blancs
Pas d’armistices, pas de printemps
C’est la guerre quand l’amour vous prend
L’amour vous laisse champ de bataille
C’est du poison dans les entrailles
Mais qui peut dire
Qu’il peut vivre sans amour
Qui ?
Qui peut faire
Comme s’il n’en voulait pas
Qui ?
Mais qui peut dire
Que ça n’lui fait rien l’amour
Qui ?
Il torture, il foudroie
Nous cloue les bras en croix
Mais qui peut dire
Qu’il peut vivre sans amour
Qui ?
Qui peut faire
Comme s’il n’en voulait pas
Qui ?
Mais qui peut dire
Que ça n’lui fait rien l’amour
Qui ?
Il nous blesse, nous caresse
Nous tient à bout de laisse
Mais qui peut dire ?
(À bout de laisse)
Mais qui peut dire
Qu’il peut vivre sans amour
Qui ?
Qui peut faire
Comme s’il n’en voulait pas
Qui ?
Mais qui peut dire
Que ça n’lui fait rien l’amour
Qui ?
Il torture, il foudroie
Nous cloue les bras en croix
 
http://www.parolesmania.com/paroles_celine_dion_67/paroles_qui_peut_vivre_sans_amour_1613202.html

MOI JE SUIS TOUJOURS SEUL!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

6 habitudes pour lutter contre la solitude,solitude,

27 Mai 2017, 12:47pm

Publié par hugo

6 habitudes pour lutter contre la solitude
Pour combattre la solitude, il ne faut pas seulement multiplier les initiatives pour sortir de l'isolement, il faut également changer d'état d'esprit et adopter de nouveaux comportements.
 
Flavia Mazelin Salvi
6 habitudes pour lutter contre la solitude
© Istock
0 23 ja b
 
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Sommaire
1- Interrogez-vous sur vos besoins
2- Prenez soin de vous
3- Combattez la négativité
4- Reliez-vous
5- Prenez soin des autres
6- Dormez bien
Une vie relationnelle satisfaisante est l'un des principaux facteurs de notre épanouissement personnel. De nombreuses études ont montré qu'être entouré, pouvoir échanger et partager avait un impact positif aussi bien sur notre santé psychique que notre santé physique. Dans notre monde hyperconnecté, la solitude aurait dû perdre du terrain à mesure que les moyens de communiquer se diversifiaient et se perfectionnaient. Ce n'est pas malheureusement pas le cas. Cinq millions de Français de plus de 18 ans souffrent de la solitude, soit 12% de la population. Un phénomène qui va s'accentuant (+ 1 million par rapport à 2010) et qui pour la première fois touche les 18-29 ans, jusque-là épargnés. Ils sont désormais 6% à se sentir seuls (Source : Rapport de la Fondation de France sur les solitudes, juin 2013).
 
L’Américaine Gretchen Rubin, spécialisée dans le bonheur et auteure de plusieurs livres sur le sujet, considère la solitude comme l'un des principaux obstacles au bonheur. Elle qualifie même de « défi majeur » le combat contre ce fléau contemporain. Pour Anne-Laure Martin, psychologue et psychothérapeute, « la solitude n'est pas une fatalité, même si elle dépend en partie de conditions matérielles et environnementales, elle est aussi affaire de positionnement et de comportement. » Pour adopter le bon état d'esprit, il est à la fois nécessaire de prendre conscience de ses manques et besoins que d'amorcer le changement par petites touches au quotidien.
 
1- Interrogez-vous sur vos besoins
Il est important de hiérarchiser ses besoins et ses manques pour ne pas se tromper de priorité. Votre sentiment de solitude est-il lié à la perte de liens sociaux (chômage, déménagement, maladie) ou bien fait-il suite à une rupture amoureuse ou familiale ? L'important est d'identifier le besoin ou le manque le plus important et le plus pénible pour vous. Cette identification vous permettra de mieux cibler votre  priorité et donc d'y voir plus clair dans vos attentes. Elle vous permettra également de ne pas penser votre solitude « en bloc » ce qui génère un sentiment d'impuissance qui étouffe toutes les velléités de mettre en œuvre le changement pourtant souhaité.
 
2- Prenez soin de vous
A DÉCOUVRIR
Solitude : la subir ou la choisir Elles la revendiquent et la regrettent, l’aiment et en souffrent, souhaitent la rompre mais craignent la rencontre… Confidences de femmes seules.
 
L'isolement et le repli sur soi non volontaires sont des facteurs de dépression et d'altération de l'estime de soi. Plus on se sent exclu, moins on s'attribue de valeur personnelle et moins on se traite bien. Il est donc essentiel de recommencer à prendre soin de soi physiquement et émotionnellement avant de renouer avec les autres. Soignez votre apparence physique, pratiquez des activités physiques, sportives ou artistiques. Faites la liste de ce qui pourrait vous procurer du bien-être au quotidien. Et surtout, privilégiez les petits plaisirs, ceux que vous négligez au prétexte que « de toute façon, ce n'est pas ça qui changera votre vie ». Enfin, prenez le temps de lister vos compétences et talents divers (des plus petits aux plus importants) et relisez régulièrement votre liste pour rebooster votre confiance en vous.
 
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 6 habitudes pour lutter contre la solitude
© Istock
Sommaire
1- Interrogez-vous sur vos besoins
2- Prenez soin de vous
3- Combattez la négativité
4- Reliez-vous
5- Prenez soin des autres
6- Dormez bien
3- Combattez la négativité
Les chercheurs ont constaté que le sentiment de solitude et d'isolement rendait les gens plus négatifs et plus critiques. Deux dispositions qui ne favorisent pas l'ouverture relationnelle. Commencez par identifier les moments où vos croyances pessimistes ou vos jugements trop critiques prennent le pas sur votre bienveillance et votre confiance dans la vie et dans les autres. Puis, pour chacune de ces croyances ou constats négatifs, faites-vous l'avocat du diable en vous efforçant de trouver un ou deux arguments qui viennent les contredire. Essayez ensuite de pratiquer un exercice de gratitude à la fin de chaque journée. Repassez-vous le film du jour et repérez tous les petits moments qui ont été faciles, agréables ou enrichissants. Attardez-vous sur chacun d'eux en les revivant et remerciez. Vous pouvez aussi noter tous les jours sur un carnet trois de ces événements positifs. Au fil du temps, le regard que vous poserez sur le monde et les autres sera plus bienveillant. Votre envie de prendre votre place dans un monde moins hostile vous fera alors aller vers les autres plus facilement.
 
4- Reliez-vous
L'un des pièges de l'isolement et du sentiment de solitude est de négliger les petits liens du quotidien. Il faut garder à l'esprit qu'une vie relationnelle et sociale est tissée de mille et un petits fils différents. Portez-vous volontaire pour nourrir tous les jours les échanges que votre journée vous offre : avec vos collègues, les commerçants que vous fréquentez, vos voisins. Déjeunez avec vos collègues plus souvent si vous ne le faites pas. Rejoignez un groupe d'activité (marche, lecture, méditation), une association de quartier (parents d'élèves, culture...). Vous pouvez également essayer de retrouver par Internet des anciens copains ou amis de lycée ou de l'université, voire des membres de votre famille.
 
5- Prenez soin des autres
Se sentir utile renforce la bonne estime de soi et change la dynamique relationnelle. C'est également la meilleure manière de sortir de l'isolement affectif et de renouer avec le sentiment d'appartenance à la communauté des hommes. Au lieu de vous demander : « pourquoi je ne reçois rien de personne ? », pourquoi ne pas inverser la question et vous demander comment vous pourriez aider et soutenir les autres. Quelques pistes possibles : vous proposer pour garder les enfants de vos voisins, proposer vos services à des personnes âgées dans votre quartier, faire du bénévolat le week-end, vous investir dans un refuge animalier si vous aimez les animaux, etc.
 
6- Dormez bien
A DÉCOUVRIR
Testez-vous !
Comment vivez-vous la solitude ? Découvrez si la solitude est une amie ou une ennemie pour vous, en répondant le plus spontanément possible aux 10 questions suivantes.
 
Le conseil peut paraître curieux et sans lien direct avec la solitude, mais ce n'est pas le cas. Les chercheurs ont constaté que le manque de sommeil ou un sommeil de mauvaise qualité avait un effet « désocialisant ». Non seulement les mauvaises nuits impactent négativement l'humeur et les émotions – ce qui dissuade les autres de nouer des contacts avec soi – mais la fatigue et l'irascibilité – qu'elles génèrent poussent au repli sur soi. Veillez donc à optimiser les conditions de votre sommeil. Pratiquez des exercices de respiration et de relaxation avant le coucher, mangez légèrement, éteignez les écrans (télévision et ordinateur) une heure avant de vous endormir.
 
http://www.psychologies.com/Moi/Moi-et-les-autres/Solitude/Articles-et-Dossiers/6-habitudes-pour-lutter-contre-la-solitude/53-Combattez-la-negativite

Qui sont ces nouveaux pères, les papas solos ?famille,papa,pere,solitude,

14 Mai 2017, 21:23pm

Publié par hugo

Qui sont ces nouveaux pères, les papas solos ?
Par Désirée de Lamarzelle  Publié le 06/04/2017 à 17:08
papa père solo monoparentale 
139 partagesPartager Épingler 
Ils sont de plus en plus nombreux à élever seul leurs enfants… Mais ces papas solos se sentent parfois "oubliés" par la société. Un décalage entre leur situation et le regard porté sur eux que Victoire Mabille a décrypté en suivant le quotidien de trois pères dans un documentaire diffusé Mardi 11 avril à 20h45 sur Téva. Interview.
Demande à ta mère !
Quand on pense famille monoparentale, on imagine rarement un homme en train de faire une tresse à sa fille le jour de la rentrée des classes, ou de prendre ses mercredis pour emmener ses enfants au cours de poney.

Pourtant ces hommes qui se retrouvent avec la garde intégrale représentent désormais 15 % de ces familles. Tiraillés entre autorité et tendresse, ces nouveaux pères racontent leur quotidien où ils ont du apprendre à savoir tout gérer. Co-réalisatrice avec Olivier Ponthus du documentaire "Papas solos , le nouveaux héros ?", Victoire Mabille a bien voulu répondre à nos questions.

Désirée de Lamarzelle : Qui sont ces pères solos et comment sont ils perçus par la société ?
 
Victoire Mabille* : Les papas solos sont environ 240 000 en France **. Minoritaires par rapport au mamans solos, ils se sont décrits, lors des témoignages que j'ai recueilli pendant 6 mois, comme ayant un profil "atypique" "étonnant", ou encore "handicapé".

 

Ils se sentent oubliés

C'est d'ailleurs la raison principale qui a poussé les trois papas à participer à ce documentaire : faire entendre leur voix trop peu souvent entendue. 
Dans une société masculine ils ne bénéficient pas toujours de la bienveillance de leur employeur sur les horaires aménagées, les vacances, les rendez-vous chez le médecin... 
 
Les trois papas que nous avons suivis ont fait un gros effort d'adaptation. Si Eddy a eu la chance de pouvoir refaire sa vie très vite, Hoedic a monté sa société de chauffeur privé pour aménager ses horaires afin de s'occuper de ses enfants. Mais il a fini par demander à sa mère qu'elle vienne vivre avec lui et ses enfants pour l'épauler.
 
Pour Franck, c'est un peu différent. La mort extrêmement rapide de sa femme, a généré un véritable élan de solidarité autour de lui : voisins, collègues de bureaux, belle-famille, ... Si bien qu'il a pu s'arranger avec sa direction pour réduire ses horaires la semaine et prendre ses mercredis.

 

papa solo documentaire Téva DR

Capture d'écran documentaire "Papas solos , le nouveaux héros ?"

 


Quelle sont le principales difficultés qu'ils rencontrent pour élever des enfants seuls ?

 
Les difficultés des papas solos se manifestent surtout dans les tâches quotidiennes. Avec la découverte des petits tracas du quotidien : devoirs, préparation des repas, des tenues pour les petites filles, ...

Nous avons assisté à des moments assez touchants où l'un se retrouve complètement désarmé devant l'imposant placard à jupes et subit un petit commentaire taquin de sa fille " ça va pas du tout ensemble papa"... Ou encore, quand il se rend compte au moment de la vérification des devoirs, qu'ils ne sont pas faits...


Comment réagir ? Quel ton adopter? A mi-chemin entre écoute, et autorité. Autant de questions que ces pères se posent. En "off" ils nous confiaient parfois leur angoisse de faire des erreurs.

 

 

 

Dans votre reportage on découvre l'importance de la grand-mère également ?
 
Oui, notamment pour Jeanne et Louison devenus orphelins. Ils ont totalement conscience de la difficulté de la situation de leur père et tiennent à le préserver, pour qu'il puisse continuer à être leur "roc" au quotidien.
Dany, leur grand-mère, se tient à l'écoute de ses petits enfants, mais elle met un point d'honneur à pas prendre la place de leur mère. Si cette épreuve les a fait murir très vite, ils restent des enfants. Il est évident qu'ils ont besoin d'une présence féminine. Surtout pour Jeanne, pour pouvoir faire des activités de petite fille comme des ateliers pâtissiers, jouer à la poupée... Elle se tourne plus facilement vers sa grand-mère pour ne pas ennuyer son père avec "des trucs de fille".

D'autant que c'est la mère de sa mère. Donc je pense qu'il y a un vrai transfert physique et psychologique.

 


L'un des pères explique qu'il ne peut pas avoir les mêmes perspectives de carrière car il est moins disponible, un problème récurrent chez les femmes.

 
Oui, ils ont en fait les mêmes soucis que les mamans solos. Ils disent partager le même combat ! Un mot révélateur. On est toujours dans la thématique du papa guerrier, mais les perspectives et les difficultés sont exactement les mêmes que pour les femmes.

Être à la tête d'une famille monoparentale, ce n'est pas une histoire de sexe.  

Avoir des enfants à charge au quotidien, et ne pas pouvoir s'appuyer sur une moitié est un frein à la carrière professionnelle , c'est évident. 

Et quand Hoedic dit qu'il aimerait être perçu non pas seulement comme un père mais comme un homme c'est la preuve qu'être parent solo est un souvent obstacle à une nouvelle histoire d’amour. Chez les hommes, on constate les mêmes angoisses et les mêmes problématiques que chez les femmes divorcées ou séparées.

En 2017, papa, maman, ça ne veut plus rien dire. Maman peut être aussi bien "mécano" que papa "puériculteur".


 

Documentaire "Papas solos, les nouveaux héros ?" présenté par Marielle Fournier, diffusé Mardi 11 avril à 20h45 sur Téva


* Réalisatrice du documentaire "Papas solos , le nouveaux héros ?" avec Olivier Ponthus

** Etude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) parue il y a environ trois ans

http://www.marieclaire.fr/famille-monoparental-pere-papa-solo,848960.asp

LA SOLITUDE ,L OPPRESSION 

30 Avril 2017, 21:13pm

Publié par hugo

LA SOLITUDE ,L OPPRESSION 
j en ai marre de passer mes  week end seul, j aimerai partager mes repas , balades avec ma compagne , la femme avec qui partager la vie .
Hier , je me suis balader je fais mes courses a et je tombe sur des robes de grossesses, des collant de grossesse,, je me demande ou moi j en suis  la dedans , réponse nulle part 
je  trouve que les femmes avec moi ,c est oppressant au bout de  de plus de cinq ans  seul ,
je connais deux fille seules et ni l une n i l autre ne veut  de moi , elles jouent les deux  les difficiles ;
les filles  cherchent un James bond, ou un Rambo ou un Bad boys , ????
je suis perdu avec les femmes , je ne sais plus comment en trouver une qui voudras prendre un verre avec moi et plus tard on connait la suite , passer  a la casserole, une durée de un mois pour passer à la casserole  , je me demande qui passe  a la casserole ,la fille qui est draguée ou le mec qui drague ???  et dans quel cas ????
je propose un verre et rien , dur dur les femmes a paris 
j aimerai rever  avec  cette femme de la chanson de Renaud "mistral gagnant" et de" en cloque "

Au Mexique, Idalia Candelas dessine les plaisirs de la solitude féminine,femmes,

9 Avril 2017, 01:18am

Publié par hugo

Au Mexique, Idalia Candelas dessine les plaisirs de la solitude féminine
Planche de "A Solas" (Toute seule) de Idalia Candelas
Planche de "A Solas" (Toute seule) de Idalia Candelas
(c) Idalia Candelas
Idalia Candelas est illustratrice et mexicaine. Avec son livre « A solas » (Toute seule), elle nous plonge dans l’intimité de la solitude féminine. Le crayon, l’encre et les aquarelles sont les outils qu’elle utilise pour saisir une vision d’une vie en solitaire, choisie et assumée. Rencontre loin des tabous et préjugés.
08 AVR 2017
 Mise à jour 08.04.2017 à 10:41 par    
Paola Martinez Infante
dansAccueilTerriennesDessinatrices, elles sont traits libres
Une femme déterminée et aimante de sa liberté, tel est Idalia Candelas illustratrice mexicaine, la quarantaine, femme coquette au regard direct en contraste avec la souplesse de sa main, qui dirige le trait curviligne glissant sur une feuille de papier pour raconter des histoires, et pas n’importe laquelle : une histoire de femmes épanouies, libres et légères dans leur solitude.


La solitude féminine n’est pas une mauvaise affaire et elle est très courante malgré les apparences

Idalia Candelas, illustratrice
Ses dessins fins et sensuels nous montrent des femmes dans la cuisine, en train de se dénuder, une cigarette à la bouche ou à la main, assises sur le canapé le regard perdu dans le vide ou déambulant en sous-vêtements dans leurs maison ; les femmes de Idalia, seules toujours seules ! et en paix avec elles mêmes sont le portrait d’une « solitude post-moderne ».

Ce concept voulu sort d’une réflexion directe et sincère que cette Mexicaine veut  défendre : « j’aime penser à toutes les possibilités qu’offre le sujet car il est tabou et les gens tentent de l’esquiver, alors que la solitude féminine n’est pas une mauvaise affaire et elle est très courante malgré les apparences ». A l’ère de l’internet, des clics et déclics avec l’hyperactivité de l’index,  des amis virtuels et réels sur le net : « il y a une solitude qui ne se voit pas, les réseaux sociaux cachent la réalité, les gens sont accompagnés mais de manière superficiel ». Mais elle est catégorique et sereine « la solitude n’est pas un acte irrémédiable, ce n’est pas comme ça que je la vois, car il y a beaucoup de gens que vivent ainsi et qui sont heureux ».


(c) Idalia Candelas
Solitude au féminin, les préjugés persistent
Depuis son appartement à Ciudad de México, (et grâce à Internet) elle nous raconte qu’elle n’a pas mené une « longue enquête » pour aboutir à ses esquisses. Avec son travail d’artiste elle veut simplement raconter ce qu’elle ressent, s’exprimer d’une manière non traditionnelle et plus libre sur une autre façon de vivre : « je veux dire par là qu’il y a des femmes, et beaucoup plus que l’on ne croit, qui sortent du chemin soi-disant établi, des femmes qui ne mènent pas une vie traditionnelle en voulant se marier, avoir des enfants, fonder une famille, il y en a certaines qui ont opté pour d’autres chemins afin de mener leur vie professionnelle ou bien faire tout autre chose pour se sentir bien ».   

D’autant plus qu’au Mexique « c’est difficile d’être célibataire et de vivre seule à 40 ans ! Les gens te regardent avec un air de dire 'oh ma pauvre fille, elle est amère et aigrie', il n’existe pas de légèreté vis à vis de ce choix d’une solitude assumée ». D’ailleurs lors d’une interview, une femme lui a demandé si ses amies n’avaient pas peur de l’inviter aux soirées « par peur que je leur vole leurs maris ».

Le public, et pas seulement féminin, s’est identifié avec ces femmes libres en solitude

Idalia Candelas, illustratrice
Idalia a connu un succès inattendu avec son livre « A solas » : «je suis très contente et surprise de la portée de mon livre, le public et pas seulement féminin s’est identifié avec ces femmes libres en solitude, et pas seulement celles de 40 ans. Le livre a rencontré un public assez large qui va des adolescentes jusqu’aux femmes de 60 ans».

Maintenant que ses dessins de femmes sont connus et qu’elle a longuement et publiquement parlé de solitude, les gens ne lui posent plus la question "Pourquoi tu n’es pas mariée ? Pourquoi tu n’as pas d’enfants ?". Au moins ça s’est fait, et maintenant, ils connaissent ses réponses. Cependant une interrogation persiste : Idalia a le sentiment que le sujet n’est pas tout à fait réglé en Europe. 


(c) Idalia Candelas
Alors qu'en Espagne, en Allemagne, en Suède le livre « A solas » attire l’attention du public, elle est surprise de l’identification des femmes européennes avec le fait de revendiquer la solitude féminine et d’assumer avec joie d’autres parcours de vie ; « je croyais que c’était une question mexicaine ou latino-américaine de se soumettre à un modèle et que dans d’autres pays européens, les conventions sociales à propos d’une femme qui décide de vivre seule étaient résolues… hélas ! C’est loin d’être le cas ;  je me rends compte que c’est un sujet universel et qu’on maintient le stéréotype qui édicte que la femme seule, sans mari ou sans enfants est une femme à qui il manque quelque chose ».

Ni modèle, ni bannière féministe
Avec toute la notoriété acquise après la publication de son livre, elle avoue s’être sentie un peu dépassée et submergée par l’engouement inattendu pour son œuvre, et ironie du sort, Idalia Candelas n’est plus vraiment seule : avec ses plus de 40 000 abonnées sur Instagram, et plus de 30000 fans sur Facebook,  elle communique à travers ce qu’elle sait faire et qui la passionne : dessiner. 

A l’occasion de multiples interviews et interventions publiques, il y a des gens qui lui écrivent et demandent si elle ne souffre pas de sa solitude : « je pense qu’il y a des formes de solitude qui sont difficiles à vivre, celle de la ville par exemple mais dans mon cas la solitude est une forme de liberté. J’ai appris à vivre seule, je voyage beaucoup toute seule j’adore ça ! Je pense que le monde n’est pas encore tout à fait prêt à voir des femmes prendre la route seules, alors que c’est une rencontre avec soi, tu peux t’arrêter où tu veux, comme tu veux. Au delà des voyages je crois que la solitude fait peur car les gens ne veulent pas se confronter à ce qu’ils sont intérieurement, c’est pour ça que 'mes' femmes vivent avec la solitude mais qu’elles ne souffrent pas, qu'elles ne sont pas déprimées, se sentent sûres d’elles mêmes et profitent de leur propre compagnie »

Je ne veux pas rentrer dans une catégorie, je veux simplement dessiner

Idalia Candelas, illustratrice
Idalia elle ne veut pas devenir un étendard, ni un modèle à suivre pour  les femmes qui décident de vivre seules, faisant fi des tabous.

Idalia Candelas sur son profil Instagram
Idalia Candelas sur son profil Instagram
Elle refuse les étiquettes de féministe : « on m’a beaucoup sollicitée pour que je participe à des rencontres ou séminaires avec des titres comme ‘on hait le pénis !’ ou encore ‘vaut mieux être seule et que les hommes ne nous disent pas ce qu’il faut faire’. Moi, je ne veux pas rentrer dans une catégorie, je veux simplement dessiner et évoquer ce que je vis et que beaucoup des mes amies et amis vivent en choisissant une vie en solitaire. Mes dessins sont l’illustration de mon expérience et une réponse aux gens qui questionnaient mon choix ». 

Les illustrations de Idalia Candelas ne s’arrêteront pas avec la publication de « A solas ». Elle pense déjà à explorer la solitude masculine car elle est convaincue que « nous avons tant des choses en commun que nous pouvons partager ». Mais pour l’instant un trait plus marqué et sensuel se prépare, une série des dessins érotiques d’un point de vue féminin sera bientôt prêt à sortir de son cocon.

Histoire d’un succès né sur les réseaux sociaux
Idalia Candelas a dessiné toute sa vie, à tout moment ! « A SOLAS » est né d’un défi sur les réseaux sociaux, en octobre 2014. Elle devait dessiner chaque jour pendant un mois tout entier. Dans l’immédiateté à laquelle nous a habitués Internet, elle n’avait pas vu que tous ses dessins avaient en commun la solitude et que les protagonistes de ses dessins étaient des femmes dans des situations quotidiennes. La réaction fut virale, les followers n’ont pas chômé et elle a dû agir en conséquence. Elle sort une première édition de « A solas » plus simple pour satisfaire les amis et la famille ; cette version s’épuise et voyage dans d’autres pays.  Après, c’est l’œil du cyclone, tout va très vite, les médias des quatre coins du monde veulent en savoir plus sur ces femmes, sur cette femme qui veut seulement que l'on voit ses dessins et pas elle. Trop tard, Idalia ne sera plus vraiment seule dans cette aventure.
« A solas », éditions Planeta, version longue et enrichie, est sortie en octobre 2016.

(c) Idalia Candelas
illustrationBDbande dessinéedessinatrices
Paola Martinez Infante
Mise à jour 08.04.2017 à 10:41
SUR LE MÊME THÈME

http://information.tv5monde.com/terriennes/quand-idalia-candelas-dessine-les-plaisirs-de-la-solitude-feminine-162490

je trouve que vivre a deux est plus sympa , je ne dis pas que c est rose tout les matins, un couple, pas toujours d accord sur les sujet pas toujours d accord sur tel ou tel point mais bon a deux on discute , on papote et on se fait plein de câlins , soit se prendre dans les bras soit sous la couette a deux on partage des choses , et on crée une famille, je pense que un couples en pourcentage c est balades a deux  a 50% partage des taches dans le couples entre  30 et 40 % et le reste sous la  couette 

sous la couette entre 15 et 20% 

J OUBLIE LES  COURSES l enfer et du temps de  perdu , moi je les fait seul les courses , 

MOI JE  TROUVE QUE ETRE SEUL C EST CHIANT, ETRE CELIBATAIRE C EST CHIANT 

CHERCHE MA MOITIE 

3 preuves que les célibataires endurcies sont de meilleures partenaires,solitude,celibataire,

5 Février 2017, 13:29pm

Publié par hugo

3 preuves que les célibataires endurcies sont de meilleures partenaires
Par marieclaire.fr  Publié le 02/02/2017 à 11:46
lunettes femme cœur  
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La revanche des célibataires a sonné ! D'après plusieurs études, la vie des célibataires de longue date serait très épanouissante, et cela ferait d'elles des partenaires de rêve.
Les célibataires endurcies ne sont pas à fuir comme la peste, bien au contraire. Celles que l'on qualifie parfois de "vieilles filles" seraient en réalité des partenaires parfaites. 
 
Votre vie n'a cessé de s'améliorer 
Vous n'avez pas eu de compagnon depuis un petit moment, certes. Mais pendant toutes ces années, vous n'avez pas tourné en rond : vous vous êtes plutôt concentrée sur différents aspects de votre vie pour les perfectionner. Les célibataires ont connu plus d'améliorations au fil du temps, en termes d'autonomie et de réussite personnelle (travail, amitié...) que les personnes mariées. Ce constat a été établi par le psychologue et professeure à l'Université de Californie, Bella De Paulo. 
 
Vous respirez le bonheur 
Être célibataire ne signifie pas forcément courir désespérément après l'amour. Le célibat est aussi un choix, un choix qui rend heureux. Selon une étude publiée sur le site internet de la United States National Library of Medicine (une bibliothèque américaine de médecine), les célibataires de longue date seraient moins en proie aux pensées négatives. Cela s'expliquerait par l'indépendance et l'autonomie développées tout au long du célibat : ils sont autosuffisants. Les vieilles filles ne broient pas du noir, loin de là. 
 
Vous êtes bien entourée
Vous n'êtes peut-être pas en couple, pourtant vous êtes loin d'être esseulée. Les célibataires sont des personnes qui ont une vie sociale bien remplie. Amis, collègues, famille, voisins : vous tissez des liens forts avec votre entourage, ce qui n'est pas forcément le cas des couples. Ces derniers ont parfois tendance à s'isoler, et d'après une étude dévoilée dans la revue scientifique PLoS Medicine, cela ne serait pas forcément bon pour soi d'investir tout son capital émotionnel dans une seule et même relation. 

http://www.marieclaire.fr/,3-preuves-que-les-celibataires-endurcies-sont-de-meilleures-partenaires,842153.asp

5 millions de Français seuls : les clés pour comprendre,france,solitude,

30 Janvier 2017, 20:08pm

Publié par hugo

5 millions de Français seuls : les clés pour comprendre


    


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L'isolement relationnel en France 2013
            
Solitude, Solitudes 

Être isolés, avoir peu ou pas de relations sociales, éprouver un sentiment de solitude... Cela arrive, et plus fréquemment qu’on ne le croit, autour et près de nous.
Même si on en parle peu, la solitude est en effet un phénomène répandu et articulé, qui ne concerne pas qu’une poigné de personnes âgées ou habitant des dans endroits isolés, comme on a souvent tendance à le croire !
L’Observatoire de La Fondation de France, depuis toujours particulièrement sensible et engagée sur ce sujet, vient de mener une grande étude auprès de 5000 Français de plus de 18 ans, intitulée Les Solitudes en France.
Voici quelques résultats significatifs et quelque peu accablants sur ce fléau qui, rappelons-le, en 2011 avait pourtant été déclaré cause nationale par le gouvernement.
L’isolement relationnel
 
5 millions : c’est le nombre de personnes en situation d’isolement, qui n’ont donc pas de relations sociales. En un mot : elles sont seules.
Moins d’amis, pas de contacts avec les voisins, des relations avec la famille et les parents proches presque inexistantes : si l’on compare avec 2010, le nombre de personnes isolées a augmenté d’un million ! 

 - Etude 2013 sur les Solitudes en France
Découvrez l'action de la Fondation de France et contre les Solitudes. 

 

 

À lire aussi sur aufeminin : 
- Changeons de regard sur la coutoisie
- Désir d'enfants : la fécondation artificielle à l'étranger
- Familles monoparentales : comment les sortir de la précarité ?

Vidéo : Une idée originale pour lutter contre l'isolement des personnes âgées

http://www.aufeminin.com/temoignages-de-femmes/solitude-etude-2013-fondation-de-france-d51947.html

 

https://www.fondationdefrance.org/sites/default/files/atoms/files/etude_les_solitudes_en_france_-_juin_2013_0.pdf

https://www.fondationdefrance.org/sites/default/files/atoms/files/etude_les_solitudes_en_france_-_juin_2013_0.pdf

La solitude nuit gravement à la santé,solitude,france,sante,

26 Janvier 2017, 23:16pm

Publié par hugo

La solitude nuit gravement à la santé
Jessica Olien Life 02.09.2013 - 6 h 03, mis à jour le 02.09.2013 à 6 h 03
loneliness / Lilivanili via Flickr CC License by.
loneliness / Lilivanili via Flickr CC License by.
L’isolement social tue plus que l’obésité, et il est au moins autant stigmatisé.

Cet hiver, j’ai quitté New York pour Portland, dans l’Oregon. Les raisons de mon déménagement étaient purement pragmatiques. New York est une ville chère et stressante. Portland, m’étais-je dit, m’offrirait l’espace et le temps nécessaire à mon travail.
Dès mon arrivée, j’ai loué une maison et je suis joyeusement partie à la recherche de mes pairs. Je suis allée dans des parcs, des librairies, des bars, à des rendez-vous galants, j’ai même essayé le golf. Ce n’est pas que je ne rencontrais personne. Au contraire. Mais je ne n’avais aucun atome crochu avec eux.
Autrefois sociable et optimiste, je suis devenue morose et limite paranoïaque. Je savais que je devais nouer des liens avec des gens pour me sentir mieux, mais physiquement, je me sentais incapable d’affronter de nouvelles interactions creuses. Je me réveillais en pleine nuit, prise de panique. L’après-midi, la solitude m’envahissait par vagues, comme une fièvre. Je n’avais pas la moindre idée de la manière de m’y prendre pour résoudre le problème.
Pas trop sûre de moi, j’ai commencé à faire des recherches sur la solitude et suis tombée sur plusieurs études récentes pour le moins inquiétantes.
Arthrite, diabète et maladies cardiaques
La solitude ne nous rend pas seulement malades, elle nous tue. Elle présente un risque sanitaire majeur. Des études sur les personnes âgées et l’isolement social concluent que ceux qui sont privés d’interactions sociales adéquates sont deux fois plus susceptibles de mourir prématurément que les autres.
L’augmentation du risque de mortalité est comparable à celle des fumeurs. Et la solitude est à peu près deux fois plus dangereuse que l’obésité.
L’isolement social réduit les défenses immunitaires et augmente les inflammations, ce qui peut déboucher sur de l’arthrite, du diabète de type II et des maladies cardiaques. La solitude nous brise le cœur mais dans notre culture, nous abordons rarement le sujet.
Le sentiment de solitude a doublé: deux récentes enquêtes révèlent qu'aux Etats-Unis, 40% des adultes déclarent se sentir seuls, alors que dans les années 1980 ils n’étaient que 20%.
Nos nombreuses interactions sur Internet ne nous aident en rien et peuvent même aggraver ce sentiment. Une récente étude auprès des utilisateurs de Facebook montre que le temps que vous passez sur le réseau social est inversement proportionnel au sentiment de bonheur ressenti pendant la journée.
Un peu la honte
Dans une société qui vous juge en fonction de l’étendue apparente de votre réseau social, il est difficile d’admettre que l’on se sent seul. C’est un peu la honte.
Il y a une dizaine d’années, ma mère a divorcé de mon beau-père. Seule et avide de relations humaines, elle appela une cousine à qui elle n’avait pas parlé depuis plusieurs années. Au téléphone, sa cousine ricana: «Tu n’as donc pas d’amis?»
Tout en affrontant ma propre solitude à Portland, je me suis souvent retrouvée à penser: «Si j’étais quelqu’un de bien, je ne serais pas toute seule.»
«Admettre que vous êtes seul revient à vous coller un gros S sur le front», estime John T. Cacioppo de l’université de Chicago, qui étudie les effets sur la santé de la solitude et de l’isolement social.
Il raconte qu’un jour, à bord d’un avion, il se sentit extrêmement gêné de tenir un exemplaire de son propre livre, qui avait le mot «solitude» imprimé en énorme sur la couverture. Il ressentit une grosse envie d’en retourner la jaquette pour les gens ne puissent pas la voir. «Pour la première fois, j’ai réellement su ce que c’était de se sentir seul au vu et au su de tous», explique-t-il.
«Le plus terrible et le plus contradictoire de mes problèmes»
Quand la tentative de suicide de Stephen Fry fut rendue publique l’année dernière, l’acteur anglais si populaire écrivit un post de blog sur son combat contre la dépression, où il expliqua que la solitude était le pire aspect de son affliction:
«Seul? Je reçois pratiquement une invitation par jour dans ma boîte aux lettres. Je serai dans la loge royale à Wimbledon et des amis m’ont généreusement et très sérieusement proposé de les rejoindre dans le sud de la France, en Italie, en Sicile, en Afrique du Sud, en Colombie-Britannique et en Amérique cet été. J’ai deux mois pour commencer un livre avant de partir à Broadway pour une saison de La Nuit des rois.
Je relis cette dernière phrase et je vois bien que, bipolaire ou pas, si je suis sous traitement et pas réellement déprimé, quel droit j’ai, bon sang, de me sentir seul, malheureux ou abandonné? Je n’en ai pas le droit. Mais je n’ai pas le droit non plus de ne pas ressentir ces sentiments. Les sentiments, ce n’est pas une chose à laquelle on a droit ou pas.
Au final, la solitude est le plus terrible et le plus contradictoire de mes problèmes.»
La plupart d’entre nous savons ce que c’est que de se sentir seul dans une pièce pleine de monde, et même une célébrité peut ressentir un sentiment de profonde solitude. Vous pouvez être entouré de centaines de fans en délire, si vous n’avez personne sur qui vous appuyer, personne qui vous connaisse, vous vous sentirez isolé.
En termes d’interactions humaines, la meilleure mesure n’est pas le nombre de personnes que nous connaissons. Pour avoir une vie sociale satisfaisante, nous n’avons pas besoin de tous ces gens. Selon Cacioppo, ce qui importe est la qualité, pas la quantité. Nous avons seulement besoin de plusieurs personnes sur qui nous appuyer et qui peuvent en retour s’appuyer sur nous.
Notre culture est obsédée par la lutte contre l’obésité. Nous aidons ceux qui veulent arrêter de fumer. En revanche, aucun médecin ne m’a jamais interrogée sur le nombre et la qualité de mes interactions sociales. Et même s’il le faisait, ce n’est pas comme s’il pouvait me les prescrire sur ordonnance.
Le Danemark et la Grande-Bretagne consacrent plus de temps et d’énergie à trouver des solutions et à organiser des interventions pour ceux qui se sentent seuls, tout particulièrement les personnes âgées.
«Dérobade sociale»
Plongés dans la solitude, nous perdons le contrôle de nos impulsions et nous plongeons dans ce que les scientifiques qualifient de «dérobade sociale». Nous nous détournons des autres et nous concentrons sur l’auto-préservation, comme je le faisais quand je ne pouvais plus imaginer d’essayer de parler à un autre humain. Les psychologues évolutionnistes posent que la solitude déclenche nos mécanismes de survie primaires, le combat ou la fuite, et nous pousse à rester en marge, loin des gens à qui nous ne sommes pas sûrs de pouvoir faire confiance.
Dans une étude, Cacioppo a mesuré l’activité du cerveau pendant le sommeil de personnes qui se sentent seules et d’autres pour qui ce n’était pas le cas. Les solitaires étaient de loin bien plus susceptibles de subir des micro-réveils, ce qui laisse à penser que le cerveau est à l’affût de la moindre menace pendant la nuit, peut-être comme les premiers humains, par nécessité, lorsqu’ils se retrouvaient séparés de leur tribu.
L’une des raisons pour lesquelles nous évitons de parler de la solitude est qu’il ne suffit évidemment pas d’essayer pour régler le problème. Mais si Internet a peut-être contribué à notre isolement, il se peut qu’il détienne la clé pour y remédier. Cacioppo est excité par les statistiques des rencontres en ligne, qui montrent que les couples qui se sont trouvés sur Internet et sont restés ensemble sont plus proches et moins susceptibles de divorcer que les autres. Si ces statistiques tiennent la route, on pourrait raisonnablement penser qu’il est possible de trouver des amis de cette manière, ce qui faciliterait le retour au monde de ceux dont leurs instincts leur disent de rester en marge, grâce aux liens forgés sur Internet.
Et moi? Moi, je suis rentrée à New York.
Jessica Olien
Traduit par Bérengère Viennot
Jessica Olien

http://www.slate.fr/story/76928/solitude-sante

La France de la solitude: une personne sur sept vit seule,france,solitude,

26 Janvier 2017, 23:14pm

Publié par hugo

La France de la solitude: une personne sur sept vit seule


Jean-Yves Nau France 05.01.2012 - 8 h 55, mis à jour le 05.01.2012 à 9 h 18
A Nice en 2009. Eric Gaillard / Reuters
A Nice en 2009. Eric Gaillard / Reuters
Vous êtes «résident seul»? Pas très original: en France la proportion de vos semblables a doublé en un demi-siècle. Pourquoi?

Gilbert Léopold Silly est né le 24 octobre 1927 à Toulon. Il est mort 74 ans plus tard à Paris des suites d’un cancer du fumeur sous le nom de Gilbert Bécaud. Après la Seconde guerre mondiale, Gilbert a planétarisé quelques chansons françaises.
En marge de son genre foldingue, ce survolté des Trente glorieuses a fréquemment laissé percer ses désespérances. Il y eut Et maintenant (1961 avec Pierre Delanoë). Et puis cette paradoxale conséquence de la séparation amoureuse clamant l’inexistence de la solitude (1970 avec –toujours— Pierre Delanoë).
Quand Bécaud commence à émouvoir dans les chaumières avec «Et maintenant», les démographes recensent en France 6% de personnes résidant seules. Elles sont aujourd’hui plus du double. C’est l’un des enseignements de l’étude que vient de publier l’Institut national d’études démographiques (Ined)  sous la signature de Laurent Toulemon et Sophie Pennec, dans la dernière livraison de la revue Population & Sociétés. Les chiffres publiés sont issus des analyses du dernier recensement daté de 2007. 
Parmi les 61,8 millions d’habitants de la France métropolitaine figurant dans ce recensement, 8,764 millions étaient recensés comme «vivant seuls»; soit  5,2 millions de femmes et 3,6 millions d’hommes. Depuis cinquante ans, cette proportion n’a cessé d’augmenter de manière régulière passant de 6% à 14%. Ce phénomène a triplé chez les hommes (de 4 à 12) et doublé chez les femmes (de 8 à 16).  
Multiples changements d'époques
Ces données sont un symptôme assez éclairant des mutations socioculturelles vécues par la population française en un demi-siècle. Ainsi les raisons conduisant à résider seul aux différents âges de la vie a nettement évolué. En 1962, il s’agissait pour l’essentiel des personnes (et surtout des femmes) âgées. Chez les jeunes qui entraient dans la phase d’une sexualité active la mise en couple correspondait le plus souvent au départ du domicile parental; ou en était peu éloignée dans le temps.
Entre 1962 et 1982, la résidence seule augmente entre 20 et 30 ans, du fait de la diffusion des études supérieures et de l’autonomisation accrue des jeunes, femmes et hommes. Puis entre 1982 et 2007, le retard progressif du début de la vie en couple chez les jeunes conduit à un doublement de la proportion de ceux résidant seuls dans leur logement.
C’est aussi à cette époque que les ruptures d’union sont devenues plus fréquentes. D’où une diminution de la vie en couple et une augmentation de la proportion des personnes résidant seules. Par ailleurs, entre 60 et 80 ans, la baisse de la mortalité (et donc du veuvage) et l’augmentation des ruptures d’unions se compensent. Puis dans la zone des «grands âges» (soit au-delà de 80 ans ou 90 ans) la proportion de personnes habitant seules continue à progresser.
C’est que, contrairement à une opinion assez répandue, l’entrée en institution est plus tardive d’une génération à l’autre, tandis que les cohabitations avec les enfants diminuent fortement: le meilleur état de santé des personnes âgées et l’amélioration de leur niveau de vie permettent davantage d’autonomie.
Ecarts homme femme du pic de «vie seule»
Les «transitions familiales» (périodes qui conduisent à résider seul) varient considérablement selon le sexe et surtout avec l’âge. Les jeunes femmes quittent en moyenne le foyer parental plus tôt que les jeunes hommes. Cause ou conséquences: elles se «mettent en couple» également plus tôt même si  elles sont légèrement plus nombreuses à résider seules vers 20 ans.
Après 22 ans, la «vie seule» diminue pour les femmes et ce jusqu’à un minimum de moins de 8% à 40 ans, avant de repartir fortement à la hausse avec l’avancée en âge (55 % à 80 ans). Chez les hommes, le pic «vie seule» est, avec 20%,  atteint vers 26 ans, puis diminue et reste stable (à 15%) jusqu’à 70 ans.
«L’augmentation très importante avec l’âge de la proportion de femmes seules résulte des ruptures d’union par décès du conjoint, souvent à partir de 52 ans. Ces ruptures sont plus importantes pour les femmes que les hommes. Elles résultent aussi  du départ des enfants dans les familles monoparentales, précisent les chercheurs de l’Ined. A l’inverse, les hommes habitent plus souvent seuls que les femmes avant 50 ans, notamment après une rupture d’union ; à ces âges les mères séparées de leur conjoint vivent plus souvent avec leurs enfants.»
Sans doute le fait d’être statistiquement recensé dans la catégorie «vit seul dans son logement» ne correspond-il pas toujours ipso facto à la dimension philosophique et existentielle de la solitude. On sait, ou on imagine, que cet état peut être intensément vécu au sein d’un groupe, familial ou pas. Et le solitaire peut ne pas souffrir de l’être. Il n’en reste pas moins que la vie seule est moins souvent un choix assumé qu’une fatalité subie, source de pathologies diverses et variées.
Vivre seule en permanence
Que nous disent l’Ined et les agents de la méthodologie du recensement? Que la catégorie «vit seul dans son logement» s’appuie avant tout sur des conventions visant à cerner autant que faire se peut la réalité du logement de nos contemporains, tous âges confondus.
En pratique, les personnes vivant en ménage collectif (foyer de travailleurs, cité universitaire ou foyer d’étudiants, maison de retraite, hôpital de long séjour, communauté religieuse, centre d’hébergement, établissement pénitentiaire, caserne) sont recensées à part. il en est de même pour celles vivant dans des habitations mobiles, les mariniers et les sans-abris.
La catégorie la plus simple des 14% d’habitants qui vivent seuls regroupe les personnes qui vivent en permanence seules dans un seul logement. Elles représentent 12,5 % des habitants; on peut y ajouter les rares personnes qui disposent de deux logements où elles vivent seules (0,2%): au total 12,7% des habitants vivent toujours seuls.
1,5 % des habitants résident parfois seuls. Certains ont deux logements et vivent seuls dans l’un d’entre eux (0,6%); d’autres vivent dans un unique logement et sont seuls une partie du temps seulement, parce qu’ils résident avec des personnes qui sont parfois dans le logement, parfois ailleurs (0,9%). C’est donc une personne seule sur dix qui ne réside «pas tout à fait» seule.
Multirésidence
Disposer de deux logements implique le plus souvent de résider avec d’autres dans au moins un de ces logements: à tous les âges les personnes concernées sont moins souvent «toujours seules» que celles qui résident dans un seul logement.
Question: les personnes recensées «seules» dans leur logement vivent-elles toujours seules? Recenser c’est compter des logements et, dans ces logements, des habitants. Les données qui en sont issues postulent que chaque personne est affectée à un logement et un seul.
On sait cependant qu’en France une fraction non négligeable des habitants partage son temps entre plusieurs résidences habituelles. Les enquêtes réalisées par l’Insee font que l’on estime à 3,3% le pourcentage de la population qui est dans cette situation dite de «multirésidence».
Chez les enfants, la multirésidence augmente avec l’âge, au fur et à mesure des ruptures parentales, puis atteint un maximum à 20 ans, âge où 1 jeune sur 9 partage son temps entre plusieurs résidences habituelles. Très rare vers 35 ans (moins de 1 %), la multirésidence devient plus à nouveau fréquente avec l’âge, jusqu’à atteindre 4% vers 65 ans. Avant de diminuer à nouveau aux âges plus élevés où les sphères d’autonomie vont en se restreignant de manière irréversible.
En 1970, Bécaud démontre l’inexistence de la solitude et la même année Léo Charles Albert Antoine Ferré (1916 – 1993) prolonge le propos. Peinard.  Un peu moins de cinq minutes.
Jean-Yves Nau
Note : Les données des recensements français  sont téléchargeables sur Internet  de même que des  données individuelles de très nombreux pays du monde, dont la France, grâce au travail de mise à disposition par, dans le cadre du projet Integrated Public Use Microdata de l’université américaine du Minnesota.
Jean-Yves Nau

http://www.slate.fr/story/48347/france-solitude