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Articles avec #lois

Népal : forcer une femme à l'exil menstruel pourra être puni de 3 mois de prison,femmes,violences,lois,

12 Août 2017, 02:22am

Publié par hugo

 
Société
Népal : forcer une femme à l'exil menstruel pourra être puni de 3 mois de prison
par Natacha Couvillers le 10 août 2017


2 253 partages
 pratique ancestrale hindouiste qui tue les femmes. Mercredi 9 août, le parlement népalais a tranché. Cette pratique sera désormais passible de 3 mois de prison et/ou d'une amende de 3000 roupies (soit 300 euros) pour quiconque forcerait une femme à l'exil menstruel.
Considérées comme impures lors de la période des règles, les Népalaises sont obligées de s’exiler du foyer familial durant cette période. Cette tradition hindou, appelée “chhaupadi” a coûté la vie à l’une d’entre elles, vendredi matin dans le district de Dailekh, dans l'ouest du pays. Tulasi Shahi, âgée de 18 ans, s’est exilée dans une hutte pour pratiquer son "exil menstruel" et s’est fait mordre mortellement par un serpent.
Le maire local s’est exprimé sur cette tragédie : “Elle a survécu durant sept heures après la morsure mais est morte parce que le traitement médical a tardé”. Le traitement médical a en effet tardé car la famille de la victime a d’abord décidé de l’amenée voir un chaman local, là encore, une réaction tout à fait traditionnelle. Tulasi Shahi est donc arrivée trop tard à l’hôpital pour recevoir des soins qui l’auraient peut-être sauvée.
Le rituel de l’exil menstruel, vieux de plusieurs siècles, n’en est malheureusement pas à sa première victime et l’on ne peut que déplorer ces traditions qui positionnent la femme comme le membre impur d'une famille. En effet durant leurs règles, les Népalaises “n'ont alors plus le droit de toucher la nourriture destinée aux autres, ainsi que les icônes religieuses, le bétail ou les hommes”.
Fin 2016, deux femmes sont décédées à cause de cette tradition hindou. L’une d’elle est morte d'asphyxie après avoir inhalé trop de fumée d'un feu qu'elle avait fait pour se chauffer, seule dans la hutte. Les défenseurs des droits de l'Homme déplorent cette situation. La pratique du "chhaupadi" est d’ailleurs censée être interdite depuis des décennies mais l'injonction n’est pas du tout appliquée dans les petits village de l’Ouest du pays. Le Parlement népalais compte légiférer en administrant des peines de prison pour toute personne qui forcerait une femme à se conformer à cette pratique.
​Là encore, les Népalais se plieront-ils à ce que dit la loi ?
Voir aussi : Les stars humanitaires
 
A lire aussi : Voici ce que pensent vraiment les hommes des règles
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par Natacha Couvillers 2 253 partages


http://www.aufeminin.com/news-societe/exil-menstruel-nepal-mort-exil-regles-tabou-s2308172.html

A Malte, la légalisation du mariage homosexuel en cache misère d’un régime réactionnaire,lois,homo

16 Juillet 2017, 13:00pm

Publié par hugo

 A Malte, la légalisation du mariage homosexuel en cache misère d’un régime réactionnaire
Ce mercredi 12 juillet, le parlement maltais a voté à la quasi-unanimité la légalisation du mariage entre personnes du même sexe, sous la pression des différents groupes militants du pays.
Léon Kahlo
jeudi 13 juillet
⦁ 
⦁ whatsapp://send?text=A Malte, la légalisation du mariage homosexuel en cache misère d’un régime réactionnaire - Ce mercredi 12 juillet, le parlement maltais a voté à la quasi-unanimité la légalisation du mariage entre personnes du même sexe, sous la pression des différents groupes militants du pays.:  http://www.revolutionpermanente.fr/A-Malte-la-legalisation-du-mariage-homosexuel-en-cache-misere-d-un-regime-reactionnaire
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Crédits photo : REUTERS/Darrin Zammit Lupi
Les couples homosexuels de Malte pourront se marier grâce aux organisations qui ont fait pression sur le Parlement. Cette proposition faisait parti des promesses électorales du gouvernement Muscat après la reconnaissance de l’union de couples du même sexe en 2014 et a été votée sous Joseph Muscat, réélu en 2017.
Cependant, comment expliquer que des droits élémentaires comme le droit des femmes à disposer librement de leur corps soit toujours recalé ? Malte est le seul pays de l’U.E qui interdit complètement l’avortement. Ainsi une femme ayant fait une fausse-couche peut être poursuivie pour crime, le tribunal allant jusqu’a emprisonner le/la spécialiste qui se serait occupé-e d’aider ces femmes. Ces problèmes tirent leurs racines dans la séparation floue entre l’église catholique et l’Etat maltais, laissant ainsi une emprise religieuse extrêmement forte.
Au delà de l’écran de fumée lancé par le gouvernement libéral de Muscat, le pays reste toujours en proie aux idées réactionnaires qui se cachent sous un vernis progressiste. La figure macronienne de Muscat, mettant son costard tissé de fils arc-en-ciel LGBT institutionnel, cherche à récuperer une tranche de nos luttes en s’accaparant nos victoires et en voilant nos combats. En effet, il ne fait guère de doute que, légalisation du mariage homosexuel ou pas, la lutte contre l’homophobie et le sexisme d’État sera toujours d’actualité à Malte, tant le prisme religieux configure tous les aspects de la société. De la lutte pour le droit à l’avortement jusqu’à l’adoption d’enfant par les couples homosexuels en passant par la PMA, la victoire arrachée sur le mariage homosexuel doit, à contrario d’une canalisation de la colère, permettre d’enraciner et de poursuivre la bataille.
 
http://www.revolutionpermanente.fr/A-Malte-la-legalisation-du-mariage-homosexuel-en-cache-misere-d-un-regime-reactionnaire

Revenge porn : la basse vengeance des hommes,femmes,violences,lois,

10 Juillet 2017, 13:27pm

Publié par hugo

 Revenge porn : la basse vengeance des hommes
Article mis à jour le 06/07/17 18:16
 
Robert Kardashian a humilié publiquement son ex Blac Chyna en postant sur Instagram des clichés dénudés de cette dernière pour se venger de ses infidélités. Le petit frère de Kim Kardashian risque la prison pour s'être adonné au "revenge porn". Mais qu'est-ce que c'est exactement ?
 
Si l'amour ne dure, la vengeance se passe désormais en dessous de la ceinture. Le "revenge porn" (la vengeance pornographique) est un concept simple : dans le but de se venger, l'un des deux ex-conjoints poste des photos ou des vidéos à caractère sexuel sur Internet.
C'est exactement ce qu'a fait Robert Kardashian le 5 juillet. Pour "punir" son ex Blac Chyna, le petit frère de Kim Kardashian a posté sur son compte Instagram (suspendu depuis) des photos dénudées, des vidéos de ses ébats et des pamphlets l'accusant d'être une droguée, une alcoolique, d'avoir des mœurs légères et d'être une mauvaise mère (ils ont ensemble une fille, Dream, née en novembre 2016, ndlr), Pour cette vendetta, l'Américain de 30 ans risque une peine de 6 mois de prison et 1000 euros d'amende, le "revenge porn" étant reconnu comme un crime en Californie, l'état dans lequel il réside.
Vengeance virale
Aux Etats-Unis, le "revenge porn" est devenu un véritable phénomène de société et six états ont promulgué des lois pour punir cette pratique. Outre les querelles des people qui lavent leur linge sale en public, les sites qui diffusent ces images surfent sur le succès du porno amateur et le fait que la vengeance peut nourrir bien des fantasmes. Souvent, les photos sont prises avec le consentement de la personne visée et destinées à rester dans un cadre privé. Il en faut ensuite peu pour que les clichés se propagent, grâce à la viralité des réseaux sociaux et la simplicité d'Internet. Une idée de l'ampleur que peut prendre le phénomène : sur le compte Instagram de Rob Kardashian, on pouvait compter plus de 1000 commentaires par minute après publication des photos de Blac Chyna.
Kevin Bollaert, créateur américain d'un site spécialisé en la matière, encourageait les internautes à lui envoyer des photos de leurs anciennes compagnes. Fervent justicier, il offrait en échange aux victimes la possibilité de voir leurs photos retirées moyennant des sommes allant de 300 à 350 dollars. Kevin Bollaert a finalement dû s'acquitter de près de 4 millions de dollars de dommages et intérêts pour diffusion de pornographie infantile : une des victimes était âgée de 17 ans.
Le destin de ces victimes de "viol numérique" peut s'avérer tragique : au Brésil, une jeune fille de 17 ans s'est suicidée fin 2013. Les conséquences, si elles ne sont pas toujours aussi graves, sont souvent très lourdes. Aux Etats-Unis, une enseignante été suspendue sous la pression de parents d'élèves après la découverte de photos d'elle nue sur Internet. En France, à Metz, une autre enseignante avait appris de la bouche même de ses élèves la présence de photos d'elle sur Facebook.
Qu'en dit la loi française ?
Dans l'Hexagone, les victimes ont longtemps été confrontées à l'absence de textes de lois adaptés. En 2014, pour la première fois, un homme a été condamné à 12 mois de prison par le tribunal correctionnel de Metz pour avoir diffusé des photos intimes de son ancienne compagne sur Facebook et des sites de rencontres sans son consentement. Les magistrats ont justifié la condamnation par l'article du Code pénal qui réprime le fait d'enregistrer ou de transmettre "sans le consentement de celle-ci, l'image d'une personne se trouvant dans un lieu privé" (article 226-1).
Heureusement, la loi pour une République numérique, portée par Axelle Lemaire, a été promulguée en octobre 2016. Jusqu'à lors, le revenge porn était puni d'un an de prison et de 45 000 euros d'amende, au même titre que l'atteinte à l'intimité de la vie d'autrui. Désormais, la peine encourue est de 2 ans d'emprisonnement et 60 000 euros d'amende lorsque les délits portent sur "des paroles ou des images présentant un caractère sexuel prises dans un lieu public ou privé".


http://www.journaldesfemmes.com/societe/actu/1170054-revenge-porn-rob-kardashian-blac-chyna/

Simone Veil, ministre de la première loi-cadre en faveur des personnes handicapées,handicap,loi

5 Juillet 2017, 00:07am

Publié par hugo

 
La loi cadre de Simone Veil, ici photographiée en 1984, a servi de base aux politiques sociales du handicap de 1975 à 2005. © Nationaal Archief
Simone Veil, ministre de la première loi-cadre en faveur des personnes handicapées
Publié le 30 juin 2017
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⦁ L’ancienne ministre de la Santé sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing est décédée aujourd’hui. Simone Veil avait notamment fait adopter la loi d’orientation du 30 juin 1975 sur le handicap. La première du genre, avant celle de 2005.
⦁ Son nom restera associé à la lutte pour les droits des femmes. Et notamment à la légalisation de l’avortement. Le 26 novembre 1974, Simone Veil, décédée ce 30 juin à 89 ans, monte à la tribune de l’Assemblée nationale pour défendre son projet de loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse. Moins de deux moins plus tard, la “loi Veil” est promulguée. Le plus haut fait d’armes politique de celle qui était alors ministre de la Santé de Jacques Chirac, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing.
⦁ Une loi d’orientation qui tiendra 30 ans…
Mais durant les cinq années passées à la tête de ce ministère, Simone Veil a également porté la loi d’orientation du 30 juin 1975 en faveur des personnes handicapées. « Cette loi-cadre constitue la pierre angulaire sur laquelle reposera l’édifice des politiques sociales du handicap en France pendant trente ans », souligne Jean-François Ravaud, le directeur de l’Institut fédératif de recherche sur le handicap.
Le texte crée notamment les commissions – Cotorep et CDES – chargées de reconnaître le handicap et d’attribuer les prestations. Il pose également une « obligation nationale d’intégration sociale », une obligation éducative pour les enfants et adolescents, etc.
…mais qui ne va pas assez loin
Mais l’époque est marquée par une vision très misérabiliste de ces “pauvres handicapés”. Et Simone Veil n’y échappe pas. Sa loi ne va pas suffisamment loin pour donner aux personnes handicapées une véritable place dans la cité, au milieu des autres citoyens. La politique du handicap continuera donc à reposer principalement sur la mise en place d’établissements spécialisés.
« Si la question de l’accessibilité commence à poindre, ouvrant la voie à l’émergence d’un traitement universaliste du handicap, une politique catégorielle avec ses réponses spécifiques, voire ségrégatives, prédomine cependant », note Jean-François Ravaud.
« Conscience de ses responsabilités et de ses devoirs. »
En 2002, Simone Veil est auditionnée, au Sénat, sur l’opportunité de réviser sa loi d’orientation de 1975. Ce qui sera fait en 2005 avec la seconde loi-cadre, « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ». « La société, beaucoup plus qu’il y a 25 ans [en 1975], a conscience de ses responsabilités et de ses devoirs », explique-t-elle, lors de cette audition. Et de conclure, devant les sénateurs : « Il reste beaucoup à faire. »
Dans un communiqué diffusé ce jour, l’APF a tenu à saluer « la mémoire d’une grande humaniste, icône des droits des femmes, qui s’est battue toute sa vie pour défendre les droits et la liberté de toutes et tous ». Franck Seuret
 
http://www.faire-face.fr/2017/06/30/simone-veil-handicap/

La France condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme pour atteinte disproportionnée au respect de la vie privée ,droits,lois

22 Juin 2017, 12:53pm

Publié par hugo

 La France condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme pour atteinte disproportionnée au respect de la vie privée
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La Cour européenne des droits de l'homme a condamné jeudi 22 juin la France pour avoir condamné un ressortissant français qui refusait un prélèvement biologique en vue de son inscription sur le fichier automatisé des empreintes génétiques.
Une atteinte jugée disproportionnée
Il s'agit, selon la CEDH, d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée. Selon les sept juges, une telle inscription "ne peut passer pour nécessaire dans une société démocratique".
La Cour de Strasbourg ne conteste pas l’existence du fichier qui recense les auteurs d'infractions, mais le fait que la loi ne fasse "aucune différenciation en fonction de la nature et de la gravité de l’infraction commise". Selon elle, la durée de conservation (40 ans) et l'absence de possibilité d'effacement n'offrent pas une protection suffisante à l'intéressé.
Une affaire qui date de juillet 2008
Le 17 juillet 2008, Jean-Michel Aycaguer, un agriculteur Français résidant à Ossès (dans les Pyrénées-Atlantiques) participe à un rassemblement organisé par un syndicat agricole. Une bousculade éclate entre manifestants et gendarmes. Placé en garde à vue il est condamné à deux mois d'emprisonnement avec sursis. En décembre 2008, il s'oppose à un prélèvement biologique. Dix mois plus tard, le tribunal de grande instance de Bayonne le condamne à 500 Euros pour avoir refusé de s'y soumettre. Il dénonçait une atteinte à son droit au respect de sa vie privée.
 Le fichier Fnaeg, créé en 1998, conserve les empreintes génétiques des personnes condamnées ou "mises en cause" dans la plupart des crimes et délits relatifs aux atteintes aux biens et aux personnes, du crime contre l’humanité aux simples violences, en passant par le trafic de drogue et le proxénétisme. Il contenait la trace de 2,5 millions d'individus au 1er septembre 2013, selon la Commission nationale informatique et libertés (Cnil).
 
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/la-france-condamn%C3%A9e-par-la-cour-europ%C3%A9enne-des-droits-de-lhomme-pour-atteinte-disproportionn%C3%A9e-au-respect-de-la-vie-priv%C3%A9e/ar-BBD1ETp?li=BBwlBpb&ocid=spartanntp

Des milliers de mineurs sont mariés chaque année aux Etats-Unis,femmes,usa,lois,

15 Juin 2017, 22:42pm

Publié par hugo

Des milliers de mineurs sont mariés chaque année aux Etats-Unis
par Natacha Couvillers aujourd'hui à 16:53
263 partages
 Le fléau des mariages forcés concernant les mineurs ne connaît malheureusement pas de frontière. Les Etats-Unis, qui se plaisent à imposer au reste du monde leur “modèle américain” sont loin d’être les plus exemplaires. Chaque année, des milliers d'Américains mineurs sont mariés de force.
Dans le monde, toutes les minutes, 27 mineurs sont mariés de force. Les filles sont les premières victimes de ce fléau qui peine à reculer significativement. Si certaines coutumes et cultures de pays en développement rendent plus difficile encore l'éradication de ce phénomène, il paraît aberrant qu’aux Etats-Unis -qui clament haut et fort la liberté - des milliers de mineurs américains soient chaque année mariés de force. Et pourtant.
Entre 2001 et 2010, 248 000 enfants - parfois âgés de 12 ans - ont été mariés dans une trentaine d'états. Car chaque Etat américain possède sa propre législation, les lois concernant le mariage diffèrent donc d’un Etat à l’autre. Si la plupart ont fixé l’âge légal à 18 ans, comme en France, il se trouve que 27 d’entre eux n'ont pas fixé d'âge minimum pour procéder à une union.
Les premières victimes de ces unions forcées sont les filles (85%) qui épousent la plupart du temps des hommes majeurs (77%). L’âge minimum n’est pas fixé, mais l’âge légal pour divorcer d’un mariage forcé est de 18 ans.
Dans une tribune pour le Washington Post, Fraidy Reiss, fondatrice et présidente de l’association "Unchained at Last", explique :
"Les femmes qui se marient à 18 ans ou moins ont 23 % de chances supplémentaires de faire une crise cardiaque, d'être touchées par le diabète ou d’avoir un cancer que les femmes qui se marient entre 19 et 25 ans. Notamment parce que ces mariages sont vecteurs de stress et mettent fin à leur cursus scolaire.
Les femmes qui se marient avant 18 ans ont aussi plus de chances de développer divers troubles psychologiques, quel que soit leur milieu socio-démographique d'origine.
Les Américaines qui se marient avant 19 ans ont 50 % plus de chances d’abandonner l’école, et sont quatre fois moins susceptibles d’aller à l’université que leurs conjoints. En se mariant jeune, les femmes augmentent de 31 % leurs chances de vieillir dans la pauvreté [...].
Et, selon une étude internationale, les femmes qui se marient avant 18 ans ont aussi trois fois plus de chances d’être battues par leur époux que celles qui se marient après 21 ans."
Aux USA, ces mariages forcés se produisent surtout dans les états ruraux et très religieux du Sud et du Mid-West comme l'Arkansas, ou le Kentucky. Le pire dans tout cela, comme le rapporte le journaliste américain, Nicholas Kristof à france tv info c’est que dans certaines régions “le mariage permet d'annuler toute procédure en cas de viol, le "statutory rape". Bienvenue en Amérique !
Si de nombreuses ONG et avocats tentent de faire changer les choses en imposant un âge légal minimum, le sujet fait du surplace.
Voir aussi : Les violences faites aux femmes
 
Des milliers de mineurs sont mariés chaque année aux Etats-Unis
par Natacha Couvillers aujourd'hui à 16:53
263 partages
 Le fléau des mariages forcés concernant les mineurs ne connaît malheureusement pas de frontière. Les Etats-Unis, qui se plaisent à imposer au reste du monde leur “modèle américain” sont loin d’être les plus exemplaires. Chaque année, des milliers d'Américains mineurs sont mariés de force.
Dans le monde, toutes les minutes, 27 mineurs sont mariés de force. Les filles sont les premières victimes de ce fléau qui peine à reculer significativement. Si certaines coutumes et cultures de pays en développement rendent plus difficile encore l'éradication de ce phénomène, il paraît aberrant qu’aux Etats-Unis -qui clament haut et fort la liberté - des milliers de mineurs américains soient chaque année mariés de force. Et pourtant.
Entre 2001 et 2010, 248 000 enfants - parfois âgés de 12 ans - ont été mariés dans une trentaine d'états. Car chaque Etat américain possède sa propre législation, les lois concernant le mariage diffèrent donc d’un Etat à l’autre. Si la plupart ont fixé l’âge légal à 18 ans, comme en France, il se trouve que 27 d’entre eux n'ont pas fixé d'âge minimum pour procéder à une union.
Les premières victimes de ces unions forcées sont les filles (85%) qui épousent la plupart du temps des hommes majeurs (77%). L’âge minimum n’est pas fixé, mais l’âge légal pour divorcer d’un mariage forcé est de 18 ans.
Dans une tribune pour le Washington Post, Fraidy Reiss, fondatrice et présidente de l’association "Unchained at Last", explique :
"Les femmes qui se marient à 18 ans ou moins ont 23 % de chances supplémentaires de faire une crise cardiaque, d'être touchées par le diabète ou d’avoir un cancer que les femmes qui se marient entre 19 et 25 ans. Notamment parce que ces mariages sont vecteurs de stress et mettent fin à leur cursus scolaire.
Les femmes qui se marient avant 18 ans ont aussi plus de chances de développer divers troubles psychologiques, quel que soit leur milieu socio-démographique d'origine.
Les Américaines qui se marient avant 19 ans ont 50 % plus de chances d’abandonner l’école, et sont quatre fois moins susceptibles d’aller à l’université que leurs conjoints. En se mariant jeune, les femmes augmentent de 31 % leurs chances de vieillir dans la pauvreté [...].
Et, selon une étude internationale, les femmes qui se marient avant 18 ans ont aussi trois fois plus de chances d’être battues par leur époux que celles qui se marient après 21 ans."
Aux USA, ces mariages forcés se produisent surtout dans les états ruraux et très religieux du Sud et du Mid-West comme l'Arkansas, ou le Kentucky. Le pire dans tout cela, comme le rapporte le journaliste américain, Nicholas Kristof à france tv info c’est que dans certaines régions “le mariage permet d'annuler toute procédure en cas de viol, le "statutory rape". Bienvenue en Amérique !
Si de nombreuses ONG et avocats tentent de faire changer les choses en imposant un âge légal minimum, le sujet fait du surplace.
Voir aussi : Les violences faites aux femmes
 
http://www.aufeminin.com/news-societe/mariage-force-etats-unis-mineur-s2281159.html

L’Egypte va-t-elle adopter une loi pour interdire les prénoms occidentaux ?,lois,enfants,

15 Juin 2017, 22:34pm

Publié par hugo

L’Egypte va-t-elle adopter une loi pour interdire les prénoms occidentaux ?
par Anais Moine aujourd'hui à 13:06
258 partages
Mardi 13 juin, le comité de plaintes et de suggestions du Parlement égyptien s’est réuni pour débattre d’une proposition de loi visant à interdire aux parents de donner à leurs enfants des prénoms occidentaux.
L’initiateur de ce projet, Abel Aziz Bedier, membre du Parlement, a justifié la nécessité de cette loi auprès du journal Egypt Independent. Selon lui, cela permettrait au pays de conserver son "héritage culturel" car "Utiliser des prénoms occidentaux au détriment de prénoms arabes entraînera inéluctablement un changement dans notre façon de vivre". De plus, l’attribution de prénoms tels que "Lara" ou "Mark" aurait tendance à "éloigner les enfants de leur véritable identité", sans compter le fait qu’il considère que les prénoms occidentaux sont trop compliqués à prononcer pour les Egyptiens.
Si cette loi est adoptée par le Parlement Egyptien, les contrevenants pourraient se voir attribuer une amende allant de 50 à 240 euros, voire même, une peine de six mois de prison.
Interrogé par Libération, le politologue et directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen, Hasni Abidi, qualifie ce projet de loi d’"étrange" et rappelle que "Si cette loi devait être adoptée elle serait contraire à la liberté des parents de nommer leurs enfants comme ils le souhaitent. Faut-il rappeler que 10% de la population est copte et choisit des prénoms comme Philippe (…) Je crois que c’est une catégorisation complètement dépassée."
Pourtant, l’Egypte est loin d’être un cas isolé puisque de nombreux pays ont déjà adopté des lois similaires. Ainsi, en 2014 l’Arabie saoudite a proscrit 51 prénoms considérés comme "non conformes avec les traditions sociales" du royaume. Au Danemark les lois concernant l’attribution de prénoms aux nouveau-nés sont encore plus strictes car elles imposent aux parents de choisir parmi une liste de 7 000 prénoms que l’Etat reconnait et approuve. La Chine, la Nouvelle Zélande, l’Allemagne et la Suède comptent également parmi les pays qui restreignent le choix des parents en leur imposant des règles plus ou moins strictes.
Voir aussi : Prénom interdit... Mais où vont-ils chercher tout ça ?
 
http://www.aufeminin.com/news-societe/egypte-loi-prenoms-occidentaux-voter-adopter-loi-parlement-egyptien-prenoms-egyptiens-prenoms-arabes-interdiction-prenom-prenoms-interdits-france-pren-s2280482.html

Maud Olivier : « On sait très bien que les droits des femmes ne sont jamais acquis »,,femmes,feminisme,droits,loi,

30 Mai 2017, 21:16pm

Publié par hugo

28 MAI 2017
France
Maud Olivier : « On sait très bien que les droits des femmes ne sont jamais acquis »
Maud Olivier est candidate aux élections législatives pour le PS dans la 5e circonscription de l’Essonne. Déjà élue à l’Assemblée en 2012, elle y a porté son combat féministe grâce à la Délégation aux droits des femmes dont elle était vice-présidente, notamment en faisant voter la loi d’abolition du système prostitutionnel en avril 2016.

Que pensez-vous de l’absence de ministère des Droits des femmes au sein du nouveau gouvernement ?

L’absence de ministère est un mauvais signe ; il fallait un ministère de plein exercice. On sait très bien que les droits des femmes ne sont jamais acquis. Dès que les droits des femmes n’avancent pas, forcément ils reculent… On a besoin d’un ministère qui soit très attentif à tout ce qui concerne les droits des femmes. C’est ce que j’ai tenté de faire en tant que députée, avec la Délégation aux droits des femmes. À chaque fois qu’un projet de loi ou qu’une proposition de loi était à l’étude, nous nous attachions à l’étudier sous le prisme de l’égalité femmes/hommes, ce qui nous a permis d’intervenir sur énormément de dossiers, tout du moins sur les plus importants. Cela nous a d’ailleurs valu quelques passes d’armes intéressantes avec le gouvernement car ce n’était pas toujours simple de faire entendre notre point de vue.

Certes, la nouvelle secrétaire d’État est rattachée au Premier Ministre, mais j’attends de voir… J’espère qu’elle ira jusqu’au bout des choses et qu’elle défendra les droits des femmes, en sachant qu’elle aura toujours à subir des résistances, qu’elles soient passives ou actives, comme cela a été notre cas lorsque nous avons écrit et fait passer la loi d’abolition du système prostitutionnel.

 

Que pensez-vous de la parité imposée par Emmanuel Macron parmi ses candidat-e-s à aux élections législatives ?

Je n’ai pas encore pris connaissance de la liste au niveau national mais dans notre département la parité est en effet respectée. Néanmoins, je me pose la question de savoir si les femmes sont en posture d’être effectivement élues, même si on ne sait pas encore comment les élections vont évoluer. Mais dans tous les cas, les candidates sont là. Quelles sont leurs chances ? Cela reste à voir.

 

Que pensez-vous de la grande proportion de candidat-e-s de la société civile investi-e-s par plusieurs partis ?

Il y a en France une envie de renouvellement. Je pense que « le renouvellement pour le renouvellement » n’a pas de sens. L’important est de trouver des personnes qui soient extrêmement intéressées par la société dans laquelle nous vivons, qui veulent changer les choses. J’estime que les candidat-e-s issu-e-s de la société civile devraient au moins avoir un fort engagement associatif, voire même un engagement municipal, parce qu’il faut savoir gérer et s’intéresser aux autres. Pour être député-e, il ne s’agit pas seulement d’arriver avec ce que l’on sait bien faire, il faut connaître les textes de loi, savoir faire des amendements, connaître et surtout porter les attentes de sa circonscription et non pas systématiquement se mettre en vedette.

Mais s’il y a des talents, tant mieux ! La société civile, je dis oui, mais en ce qui concerne les gens qui du jour au lendemain saisissent la balle au bond parce qu’il y a eu une opportunité… je demande à voir. Je trouve très bien que tous les métiers soient représentés, mais j’ai quand même l’impression, sans jugement de valeur, que cela ne concerne qu’une frange de gens qui a bien réussi et qui ne reflète pas vraiment la société française.

 

En ce qui concerne l’égalité femmes/hommes, quelles seraient les premières lois à proposer ou à amender à l’Assemblée ?

La loi du 4 août aborde déjà beaucoup de sujets. En revanche, pour moi, le premier chantier est de faire appliquer la loi et de faire en sorte que l’on donne les formations, notamment aux magistrat-e-s, pour qu’ils/elles fassent respecter la loi. Je prends pour exemple les violences faites aux femmes. La loi impose au mari de quitter le logement. Dans les faits, cela n’arrive jamais, en tous cas pas rapidement, dans la mesure où l’enquête dure très longtemps. C’est souvent la femme qui prend « ses cliques et ses claques », et qui doit se débrouiller avec ses enfants. Il faudrait qu’il y ait une mesure d’éloignement beaucoup plus rapide, et que les enfants soient systématiquement protégés. Les magistrat-e-s ont besoin d’être sensibilisé-e-s à la question, comme l’a d’ailleurs prouvé le cas de Jacqueline Sauvage, dont la condamnation était vraiment inacceptable.

Il en va de même pour la prostitution ; normalement le client doit payer une amende. Je ne vois pas pourquoi certain-e-s magistrat-e-s le laissent s’en sortir avec un simple rappel à la loi. Pourquoi ne pas appliquer immédiatement la loi ? Que je sache, quand vous êtes mal garé-e, vous ne pouvez pas négocier l’amende.

Un autre chantier est la pornographie. On voit bien que la jeunesse actuelle se forme sur les questions de relations sexuelles beaucoup par internet, par toutes ces images qui donnent un aperçu de la sexualité qui ne reflète pas la réalité, et qui est souvent violente, rarement à l’avantage de la femme. Je pense que la pornographie n’est pas une bonne école pour les enfants. Cela serait bien qu’en continuité du travail qui est fait sur les violences faites aux femmes, on puisse aussi travailler sur la pornographie.

Enfin, le gros chantier que tout le monde connaît c’est l’égalité professionnelle. Cela fait tellement de temps qu’on en parle et que cela ne bouge pas… Aujourd’hui, les entreprises ne respectent pas la loi. Va-t-on vraiment un jour ou l’autre faire appliquer la loi ? Il faudrait que le recours collectif puisse être confié à des associations au sein des entreprises. La Délégation l’avait proposé, sans succès.

 

Qu’est-ce qui vous a poussée à vous représenter ?

C’est un peu tout cela. Il y a aussi un petit goût d’inachevé. Il reste tellement de choses à faire ! Il y a eu une attente très forte par rapport à ce ministère des Droits des femmes, et il reste beaucoup de choses en suspens. Je suis contente de voir que ce sont maintenant des jeunes femmes qui reprennent le flambeau, et qui n’acceptent pas la situation telle qu’elle est. Nous étions très peu à travailler sur ces questions au sein de la Délégation… ce qui est très inquiétant pour l’avenir. J’aimerais justement passer le flambeau, former quelques jeunes femmes et hommes (même si ce sont rarement des hommes qui s’emparent activement de ces questions) et les guider pour faire bouger les lois et s’exprimer quand celles-ci vont à l’encontre de l’égalité.

 

Avez-vous rencontré des obstacles dans votre vie politique du fait d’être une femme ?

Oui, forcément. Mais je suis d’une génération où cela ne sautait pas aux yeux comme cela peut être le cas aujourd’hui. J’ai commencé la politique assez jeune, en tant que conseillère municipale. On m’a tout de suite confié des sujets connotés « féminins » : le social, un peu la culture… j’étais d’emblée cataloguée. Au bout de mon premier mandat, j’ai souhaité devenir maire-adjointe et travailler sur les questions d’urbanisme, notamment pour traiter la question de l’occupation de l’espace public par les femmes, souvent contraintes de raser les murs pour rentrer chez elles à partir d’une certaine heure.  Je me suis battue pour avoir le poste.  Une commission femmes existait déjà au sein de la mairie, qui m’a soutenue dans ma démarche. Pour le maire de l’époque, il n’était pas question de mettre une femme à l’urbanisme, mais il a fini par accepter. J’ai fait deux mandats à l’urbanisme, au terme desquels il était très fier de présenter son maire-adjoint aux affaires sociales qui était un homme, ainsi que sa maire-adjointe.

Par ailleurs, au sein du PS, et comme dans tous les partis, il y a des têtes, des ténors, qui ont tendance à s’imposer au détriment des femmes. Toute jeune élue, je prenais la parole mais je n’étais pas très écoutée… Ce que racontaient beaucoup de femmes, c’était que dans les réunions publiques ou politiques, quand une femme prenait la parole, aussitôt trois hommes se levaient pour aller se faire un café. Je l’ai vécu aussi.

À l’Assemblée, on se méfie de moi (rires). Mon côté féministe « impressionne » un peu. Néanmoins, au sein du parti, les mentalités ont beaucoup évolué. Les jeunes hommes élus à l’Assemblée ne sont plus aussi machos que les générations d’avant. Je n’ai jamais été attaquée personnellement car je pense que mon étendard féministe m’a protégée. J’ai en revanche dû m’élever pour défendre certaines camarades députées quand elles l’ont été, en refusant par exemple de rentrer dans l’hémicycle. Je pense notamment à Véronique Massonneau, face à qui un député faisait des cris de poule quand elle parlait, ou encore Cécile Duflot et Najat Vallaud-Belkacem. On a souvent eu besoin de protester et de remettre les gens à leur place.

 

Propos recueillis par Mathilde Tobias 50-50 magazine

http://www.50-50magazine.fr/2017/05/28/maud-olivier-on-sait-tres-bien-que-les-droits-des-femmes-ne-sont-jamais-acquis/

Taïwan légalise le mariage homosexuel mais 74 états répriment encore les personnes LGBTQ,lois,droits,homophobie,

25 Mai 2017, 14:22pm

Publié par hugo

Taïwan légalise le mariage homosexuel mais 74 états répriment encore les personnes LGBTQ
25/05/2017 | 12h37
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Voilà, c’est dit : Taiwan va légaliser les unions entre individus du même sexe, au grand soulagement de la communauté gay. Mais aujourd’hui encore, nombreux sont les pays où il ne fait pas bon être homosexuel.
C’est une décision juridique qui sonne comme un cri salutaire. Pour la première fois en Asie, la justice va autoriser le mariage gay. La Cour constitutionnelle laisse deux ans au gouvernement de Taiwan pour rectifier le Code Civil. “La loi doit protéger la liberté des individus de se marier et leur droit à l’égalité “ s’est réjouie la présidente de la République Tsai Ing-wen. En ouvrant la porte au progrès ce 24 mai, l’île nationaliste nous rappelle par effet-miroir la situation rétrograde de la Chine et de ses accablantes “cures anti-homosexualité“. Mais aussi celle d’un paysage international où subsistent interdictions et répressions.

“Viol” du principe constitutionnel 

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"The law must protect the people's freedom of marriage and right to equality." Full statement from the Presidential Office below:
16:07 - 24 May 2017
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“C’est une grande victoire, non seulement pour l’égalité des droits mais pour le peuple entier” décoche Victoria Hsu. Selon cette fervente présidente d’association pro mariage gay, le Code civil de Taiwan viole la Constitution en avançant noir sur blanc que “le mariage ne peut unir qu’un homme et une femme“. Jusqu’ici, le principe d’égalité était passé aux oubliettes. Attendu au tournant par les citoyens asiatiques, la Cour Constitutionnelle taïwanaise corrige enfin cette contradiction. Et l’affirme sans détour au gré d’un discours :

“Si les lois appliquées ne sont pas modifiées au cours des deux années à suivre, deux personnes du même sexe souhaitant s’unir seront autorisées à le faire. L’orientation sexuelle est une caractéristique immuable, elle résiste au changement. Une fois que la liberté d’union entre deux personnes du même sexe sera reconnue par la loi, elle constituera aux côtés du mariage entre individus de sexe opposé la base d’une société stable”

En ouvrant la voie au mariage gay, Taiwan rejoint la France, les Pays-Bas, le Canada, l’Irlande, la Suède ou encore l’Espagne sur le banc du progressisme. Pour Chi Chia-wei, activiste pro-LGBTQ, cette victoire apaise les angoisses qui l’assaillent depuis trente ans, date de sa première lutte en faveur du mariage gay. “Il fallait le faire, appuie le militant, car en légalisant le mariage, le Code Civil et la Constitution de Taiwan considèrent enfin les gays comme des êtres humains”. Mais cette politique défendue par la présidente Tsai Ing-wen est loin d’être monnaie courante du côté des pays asiatiques. Union civile, mariage et adoption pour les couples gays sont interdits de l’Indonésie au Cambodge, de la Mongolie à la Chine et de la Thaïlande à l’Inde, comme du côté des deux Corée. Ces pays ne corrigent aucunement les discriminations relatives à l'”orientation sexuelle“…pis, ils la répriment. Et ils ne sont pas les seuls.

Les personnes LGBTQ pénalisées dans 74 états

Pays autorisant le mariage gay :. Taïwan premier pays asiatique à le légaliser. ️‍ pic.twitter.com/Hraxs6dQWO

— gxbp (@GabinParisot) May 25, 2017

20 mai 2017. Il a fallut attendre cette date tardive pour que le Liban organise la première Gay Pride du monde arabe. La Beirut Pride fait grincer des dents, là où l’homosexualité, qualifiée d’acte “contre-nature“, fait l’objet d’amendes et d’emprisonnement. Aux alentours, Arabie Saoudite, Afghanistan et Iran pénalisent l’homosexualité en banalisant la peine capitale. Sous couvert de Charia, les châtiments s’étendent de flagellations en lapidations publiques. Dans le monde, on dénombre aujourd’hui pas moins de dix pays où l’homophobie tue encore. Il ne fait pas bon être gay en Egypte – au risque de finir derrière les barreaux pour “incitation à la débauche, débauche et attentat à la pudeur” – ni en Russie, où l’homosexualité s’érige en décadence “sataniste“, corrigée par certaines organisations religieuses à vocation “thérapeutique“.

Cette répression instaurée en système a un nom : l'”homophobie d’état“. Le terme est brandi du côté de Slate Afrique pour désigner la criminalisation de l’homosexualité appliquée dans 38 pays d’Afrique sur 54. En Ouganda, Soudan, Somalie, Nigeria et Mauritanie notamment, la loi condamne à la mort ou à la prison à perpétuité les gays “récidivistes“, menaçant au passage les organisations de défense des homosexuels. Interrogé par 20 Minutes, Renato Sabbadini, directeur exécutif de l’ILGA (Association Internationale des Lesbiennes, Gays, Bi, Trans et Intersexe), rappelle que cet archaïsme est un héritage du colonialisme. Et déplore la régression dernièrement observée en Ouganda et au Nigeria, zones sévèrement gay unfriendly, “où il existait déjà une loi contre les activités sexuelles entre personnes de même sexe [avant que ne furent rajoutées] des peines plus sévères“.

“73 pays considèrent toujours l’homosexualité comme un crime, développe-t-il, mais si on regarde les choses sur un intervalle de dix ans, en 2006, ils étaient 93 états. Dans les dix dernières années, une vingtaine de pays ont modifié leur loi et ne pénalisent plus l’homosexualité, c’est déjà une amélioration.”

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 Andrew ‏اندرو @_drewki
Anti-sodomy laws in Africa are a product of colonialism. The same Western countries that imported homophobia now paint Africa as homophobic. https://twitter.com/tililaaa/status/867355922372407297 …
23:06 - 24 May 2017
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Professeur à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa, Stephen Brown insiste sur l’instrumentalisation de l’homophobie. La répression de l’homosexualité serait une façon de “clamer sa haine des autres civilisations” et en particulier de l’Europe, argument politique exploité de l’Afrique à la Russie, et ce jusqu’aux contrées du Moyen Orient. Le cas du Zimbabwe, “où l’on en fait une question de fierté nationaliste“, en témoigne. Imperturbable, son président l’a affirmé en janvier dernier : “En Afrique, nous sommes guidés par nos valeurs, ce qui appartient à l’Occident doit y rester et ne doit pas être appliquées chez nous”.

“Cette décision aura des implications pour la région”

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 Dan Ming @DanMing
Taiwan top court rules in favour of gay marriage http://bit.ly/2rjOyoW 
12:04 - 25 May 2017
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A l’inverse, Taiwan promulgue aujourd’hui un mouvement d’ouverture. La légalisation constitutionnelle du mariage homosexuel apparaît comme la revendication d’un esprit d’indépendance, dédouanée de l’homophobie d’état de ses collègues asiatiques. “Stigmatisé par Pékin, Taïwan a une volonté de s’affirmer comme un État à part, unique, avec une société jeune, libre et ouverte dans un contexte démocratique très fort” détaille dans les pages de La Croix l’éditeur Mark Wu, militant des droits LGBTQ. Pékin, dont l’on retient surtout sa censure d’événements culturels gay friendly, ses fermetures de bars gays, et ses cliniques “désintoxiquant” les homosexuels à grands coups d’électrochocs…

Au creux de ce panorama peu reluisant, la marche de Taiwan a tout du pas en avant. Elle en appelle peut être à de plus grandes avancées, à en lire Mme Lu, militante de la Taiwan LGBT Hotline Association, qui espère déjà que “cette décision aura des implications pour la région” . Sous entendu, que le respect de “l’union libre” se propage à l’avenir sur les territoires japonais et coréens. Mais l’emblématique arc-en-ciel peut-il étendre ses rayons jusqu’aux mentalités les plus lointaines ?

http://www.lesinrocks.com/2017/05/25/actualite/monde/taiwan-legalise-le-mariage-homosexuel-mais-74-etats-repriment-encore-les-personnes-lgbtq-11948291/

Taïwan, ENFIN une décision historique en faveur du mariage pour tous,egalite,homosexualite

24 Mai 2017, 17:51pm

Publié par hugo

Taïwan, ENFIN une décision historique en faveur du mariage pour tous
par Natacha Couvillers
aujourd'hui à 14:38
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L'île taïwanaise est en passe de vivre une petite révolution. La Cour constitutionnelle s'est prononcée en faveur du mariage gay. Le pays deviendrait alors le premier pays d’Asie à ouvrir la voie.

Mercredi 24 mai, la justice taïwanaise a rendu un jugement en faveur du mariage gay. L’arrêt en question - sur lequel au moins 10 juges ont dû s’accorder - ouvre la voie à la légalisation du mariage pour tous.
C’est la Cour constitutionnelle qui a (enfin) jugé que le code civil ne plaçait pas ses citoyens sur un pied d’égalité concernant le mariage. Une déclaration historique pour le pays. Et la nouvelle présidente Tsai Ing-wen, au pouvoir depuis mai 2016, y est certainement pour quelque chose puisqu’elle s’est clairement affichée pour le mariage pour tous.

En Taiwan, le contrat de mariage ne pouvait avoir lieu qu’entre un homme et une femme. La Cour constitutionnelle a donc estimé que le texte “violait” la Constitution garantissant la liberté de mariage et l'égalité entre les citoyens.

Si cette déclaration est un premier pas vers la légalisation du mariage pour les couples homosexuels, dans les faits, la haute juridiction a donné deux ans au gouvernement pour qu’il prenne une mesure arrêtée sur cette question.

Le climat est de bonne augure donc, et Taiwan deviendrait alors le premier pays d'Asie à légaliser le mariage pour les couples homosexuels. Une avancée historique qui aura sûrement des conséquences sur les autres pays du continent.

Le Parisien a relayé le témoignage d’un militant pour la légalisation du mariage homosexuel, Chi Cia-wei, 59 ans qui se bat pour cette cause depuis de nombreuses années : "Je me sens certain à 100% d'obtenir une issue positive. Je suis optimiste mais ma joie ne sera pas excessive. Cela aurait dû se produire il y a bien longtemps". Cela fait depuis 1986 que Chi Cia-wei milite pour la reconnaissance du mariage gay.

A lire aussi : En Indonésie, deux hommes condamnés à recevoir 85 coup de fouet pour homosexualité

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par Natacha Couvillers
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http://www.aufeminin.com/news-societe/taiwan-mariage-gay-decret-decision-justice-mariage-pour-tous-s2257242.html