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Paris. Nouvelle campagne d’affichage "illégale" anti-IVG aux arrêts de bus ,ivg,fn,

25 Juin 2017, 01:19am

Publié par hugo

 

 
 Paris. Nouvelle campagne d’affichage "illégale" anti-IVG aux arrêts de bus
Modifié le 23/06/2017 à 17:18 | Publié le 23/06/2017 à 17:18
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⦁  Des affiches anti-IVG ont été apposées « illégalement » dans les emplacements publicitaires JCDecaux de certains arrêts de bus parisiens. | Photo d'illustration Ouest-France
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Une cinquantaine d’affiches anti-IVG ont été posées « illégalement » à certains arrêts de bus parisiens. La société d’affichage JCDecaux et la Ville de Paris vont porter plainte. La campagne serait l’œuvre de militants membres de l’association « Les Survivants ».
Des affiches anti-IVG ont été apposées « illégalement » dans les emplacements publicitaires JCDecaux de certains arrêts de bus parisiens, a dénoncé vendredi le groupe, qui a annoncé déposer plainte.
Dans un communiqué, la Ville de Paris et JCDecaux ont condamné « fermement cet acte de vandalisme sur le mobilier urbain et la diffusion de messages illégaux contre le droit à l’interruption volontaire de grossesse ».
« Identifiée à 06 h 30 du matin », « la cinquantaine d’affiches concernée a immédiatement été retirée », ont-ils précisé. Tous deux ont annoncé qu’ils déposaient plainte contre Les Survivants, le mouvement à l’origine de la campagne.
Une première campagne d’affichage au mois d’avril
JCDecaux avait dénoncé vendredi matin sur twitter ces « affiches posées illégalement », réagissant aux nombreuses photos qui circulaient sur le réseau social.
Des internautes se sont émus de cette campagne d’affichage montrant des personnalités telles que Gandhi ou Einstein représentées dans des échographies obstétricales et portant le message « Interruption volontaire de génies ». Au bas des affiches, le logo des Survivants, un mouvement anti-avortement qui gravite dans la mouvance anti-mariage pour tous, est apposé.
Au mois d’avril, pendant l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle, des militants de ce mouvement avaient déjà procédé à une campagne d’affichage sauvage dans les emplacements réservés à la publicité à bord de rames du métro parisien. La RATP avait déposé plainte.
 
http://www.ouest-france.fr/ile-de-france/paris-75000/paris-nouvelle-campagne-d-affichage-illegale-anti-ivg-aux-arrets-de-bus-5084407?utm_source=filinfo-newssuite&utm_medium=fluxrss&utm_campaign=banquedecontenu
 
 

Irlande : une adolescente internée de force pour l’empêcher d’avorter,femmes,ivg,sante,

15 Juin 2017, 22:36pm

Publié par hugo

Irlande : une adolescente internée de force pour l’empêcher d’avorter
par Anais Moine aujourd'hui à 11:31
1 562 partages
 
L'association Child Care Law Reporting Project a rapporté ce lundi 12 juin dans un communiqué la terrible histoire d’une adolescente irlandaise. Fin 2016, cette dernière aurait en effet été internée contre son gré en hôpital psychiatrique pour l’empêcher d’avorter.
La jeune fille, dont le nom n’a pas été communiqué pour préserver son anonymat, aurait dans un premier temps été évaluée par un psychiatre. Celui-ci aurait diagnostiqué chez l’adolescente enceinte une dépression et des tendances suicidaires avant de l’envoyer à Dublin.
La jeune femme et sa mère ont donc pris la route pour la capitale irlandaise, pensant qu’une fois sur place, une interruption volontaire de grossesse (IVG) serait pratiquée. Au lieu de cela, l’adolescente a été internée de force et ce, pendant plusieurs jours. Si la mère et la fille étaient convaincues de pouvoir avoir recours à une IVG alors même que l’Irlande la proscrit c’est car l’avortement dans le pays est autorisé dans un seul et unique cas. En effet, selon la loi de Protection de la Vie pendant la grossesse promulguée en 2014, une femme enceinte peut mettre un terme à sa grossesse si, et seulement si, sa vie est mise en danger immédiat par cette dernière. Comme l’adolescente en question avait été décrite comme suicidaire par un psychiatre, elle aurait donc pu bénéficier de cet acte.
Le psychiatre en question aurait avancé pour sa défense que l’avortement n’est "pas la solution pour tous les enfants qui rencontrent des problèmes" avant d’invoquer l’acte sur la Santé mentale qui autorise un médecin à interner ses patients dans des hôpitaux psychiatriques sans leur consentement.
Linda Kavanagh, porte-parole de la campagne pour le droit à l’avortement en Irlande a déclaré qu’il "était difficile de ne pas penser que dans cette affaire, les psychiatres avaient utilisé l’acte sur la Santé mentale comme une arme pour obliger une enfant à mener une grossesse non désirée à terme du fait de leurs convictions personnelles".
Contacté par CNN, le ministre irlandais de la Santé, Simon Harris, a refusé de s'exprimer sur cette affaire.
A ce jour, l’Irlande reste en Europe le pays avec les lois les plus strictes en qui concerne l’avortement. En effet, le huitième amendement de la Constitution irlandaise, rédigé en 1983, place la vie d’un fœtus et celle de la femme enceinte sur un pied d’égalité. De ce fait, l’IVG est proscrit et ce, même en cas de viol ou inceste.
Voir aussi : Ces stars qui ont avorté
 
http://www.aufeminin.com/news-societe/adolescente-irlandaise-internee-pour-empecher-d-avorter-irlande-avortement-ivg-interruption-volontaire-de-grossesse-droit-avortement-irlande-hopital-p-s2280046.html

La Pologne tente une nouvelle fois de rogner les droits des femmes,femmes,sante,ivg,

26 Mai 2017, 12:07pm

Publié par hugo

La Pologne tente une nouvelle fois de rogner les droits des femmes
La rédaction avec AFP | Le 26 mai 2017
 Les droits des femmes polonaises encore menacés
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Le parlement polonais a voté une loi rendant la pilule du lendemain accessible uniquement sur ordonnance.
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En Pologne, les droits des femmes sont une nouvelle fois menacés. Le parlement, dominé par les conservateurs nationalistes a voté ce mercredi 24 mai au soir une loi limitant l'accès à la pilule du lendemain. Désormais, cette dernière sera accessible uniquement sur prescription médicale.

La loi, une initiative du gouvernement de la première ministre Beata Szydlo, a été votée par 242 députés, contre 188 députés qui se sont opposés à cette régulation et 9 qui se sont abstenus. Le gouvernement libéral précédant avait, conformément à une règle européenne, rendu possible l'accès à la pilule du lendemain sans ordonnance, aux femmes âgées de plus de 15 ans.

Inquiétude des féministes

La loi qui ne devrait pas susciter d'opposition ni au Sénat où le parti Droit et Justice (PiS) a la majorité, ni auprès du président conservateur Andrzej Duda a déjà suscité l'inquiétude des milieux féministes en Pologne. «Ce projet limite les droits de femmes en matière de reproduction», avait regretté Katarzyna Labedz de la Fédération pour la cause des femmes et du planning familial, interrogée en février par l'AFP. Selon elle, la contraception d'urgence risque de «perdre son sens» étant donné que, pour être efficace, elle doit être appliquée dans les plus brefs délais. «Nous craignons qu'il ne s'agisse là d'une mesure restrictive de plus et qu'il n'y en ait d'autres prochainement», a indiqué Mme Labedz.

Dans ce pays à forte influence catholique, le PiS - au pouvoir depuis plus d'un an - a déjà mis fin au financement publique de la fécondation in vitro. À l'automne 2016, le PiS a également tenté de limiter le droit à l'avortement, déjà parmi les plus restrictifs d'Europe. En effet, une Polonaise ne peut recourir à l'IVG que dans trois cas : risque pour la vie ou la santé de la mère, examen prénatal indiquant une grave pathologie irréversible chez l'embryon, et grossesse résultant d'un viol ou d'un inceste.

Mais, sous la pression de manifestations dites «grève des femmes», auxquelles ont participé quelque 100.000 personnes dans tout le pays, le gouvernement avait fini par rejeter le projet de loi.

Retour sur 60 ans de Planning familial

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Tags : Femme, Pologne, pilule, droits des femmes, Actu, IVG

http://madame.lefigaro.fr/societe/pilule-du-lendemain-loi-pologne-droits-des-femmes-260517-132439

La réforme-santé "Trumpcare" accusée de viser surtout les femmes,femmes,sante,ivg,

14 Mai 2017, 23:35pm

Publié par hugo

La réforme-santé "Trumpcare" accusée de viser surtout les femmes
Manifestation contre l'abrogation de l'Obamacare à Washington le 4 mai 2017
Manifestation contre l'abrogation de l'Obamacare à Washington le 4 mai 2017
afp.com - NICHOLAS KAMM
14 MAI 2017
 Mise à jour 14.05.2017 à 18:38 
Par Veronique DUPONT
 AFP 
© 2017 AFP
dansAccueilLa uneMédecine / santéLe droit à l'avortement malmené
La réforme du système de santé baptisée "Trumpcare", adoptée à la Chambre des représentants, est vertement critiquée et qualifiée d'agression contre les femmes par nombre d'experts, assureurs, médecins et militants, même si le texte devrait être édulcoré au Sénat.

Le Congrès américain des obstétriciens et gynécologues (ACOG) dénonce "une attaque contre la santé des femmes", qui "décime l'accès aux soins des patientes à bas revenus". Il fustige le choix donné aux Etats de ne plus couvrir des soins essentiels comme les maternités, ou les nouvelles "barrières à l'avortement".

L'American Health Care Act (AHCA), surnommé "Trumpcare", "va nuire de manière disproportionnée" aux femmes, renchérit Allison Hoffman, experte en droit et politique à l'université UCLA.

Ange-Marie Hancock, professeure en sciences politiques à la faculté USC, va jusqu'à qualifier le texte d'"anticonstitutionnel".

Mme Hoffman rappelle qu'historiquement la santé des femmes était "négligée" par les politiques publiques américaines: les patientes devaient payer plus cher leurs assurances à cause notamment de l'éventualité de grossesses.

- Retour en arrière

La loi "Obamacare" y remédiait en interdisant de faire payer plus les femmes, mais la nouvelle réglementation reviendrait en arrière.

Les assureurs aussi se montrent critiques: Pat Salas, présidente de l'organisme de conseil en assurance SBHIS, estime que "les femmes et les enfants qui n'avaient pas de couverture santé avant (la loi santé d'Obama) vont être les premiers touchés".

"Obamacare n'était pas tenable, il avait des failles partout, mais on devait le réparer, pas le supprimer", insiste Mme Salas.

Très décrié, un amendement républicain à l'AHCA donne la possibilité aux Etats de demander une exemption pour ne pas respecter certaines règles d'Obamacare, notamment l'interdiction de faire payer plus aux personnes ayant des antécédents médicaux.

Pour les républicains, cela mettrait fin à une coûteuse mesure d'Obamacare et permettrait de faire baisser les primes tout en redonnant plus de flexibilité aux autorités locales et aux organismes de couverture.

Mais certains militants du camp démocrate, des experts progressistes et des médias ont clamé que l'AHCA pourrait permettre dans certains cas de qualifier les viols ou violences conjugales comme des antécédents médicaux, ce qui a généré une levée de boucliers ces derniers jours.

Une description exagérée selon Allison Hoffman: le viol et les violences domestiques ne pourraient être considérés indirectement antécédents que "s'ils ont pour conséquence un problème médical". Des lois anti-discriminations dans beaucoup d'Etats rendent ce scénario encore plus improbable.

En revanche, "les grossesses étaient dans certains cas" classées comme antécédents avant Obamacare, notamment les césariennes, et pourraient l'être de nouveau, souligne-t-elle.

- Bête noire -

Autre point de friction: l'organisation de planning familial Planned Parenthood (PP) est directement ciblée par le texte, qui envisage de supprimer ses financements fédéraux pour un an, soit jusqu'à 550 millions de dollars, 42% de son budget.

Donald Trump, qui a fait de l'abrogation d'Obamacare une priorité, avait aussi promis pendant sa campagne de "dé-financer" PP, pour séduire notamment les évangélistes chrétiens anti-avortement.

Planned Parenthood, qui revendique 2,5 millions de patients, essentiellement des femmes à bas revenus et issues de minorités, est le premier fournisseur de soins gynécologiques du pays mais aussi celui d'IVG, ce qui en fait la bête noire des "pro-life" comme l'organisation Susan B.

Celle-ci qualifie l'AHCA de "victoire": "Le texte législatif détourne des fonds publics de Planned Parenthood, la plus grosse entreprise d'avortement du pays, vers des centres de soins de base ou de prévention pour les femmes et les jeunes filles".

Malgré les effets d'annonce, la bataille du gouvernement Trump contre Planned Parenthood n'a eu qu'un succès modéré jusqu'à présent.

Il y a un mois, le président américain avait abrogé une directive de l'ère Obama destinée à sanctuariser les financements publics du planning familial, mais "en termes d'effets sur le terrain, l'impact était faible", constate Allison Hoffman.

Le récent accord sur le budget ne mentionnait pas non plus de suppression des fonds fédéraux alloués à Planned Parenthood.

Le texte de l'AHCA est plus offensif mais d'après les experts, il a peu de chances d'être adopté tel quel.

Le Sénat pourrait l'amender drastiquement et les deux chambres devront alors négocier un accord "qui pourrait s'avérer impossible", anticipe Allison Hoffman.

Ange-Marie Hancock s'attend à ce que les militants pour la santé des femmes fassent monter la pression sur le Sénat. Au cours des tractations, elle prédit que le "problème des antécédents médicaux sera résolu" mais que Planned Parenthood pourrait être l'une des victimes sacrificielles.

USAsantépolitiqueloisavortementgynécologie
Par Veronique DUPONT
AFP
© 2017 AFP
Mise à jour 14.05.2017 à 18:38
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http://information.tv5monde.com/terriennes/la-reforme-sante-trumpcare-accusee-de-viser-surtout-les-femmes-169459

Effets secondaires du stérilet Mirena : les autorités de santé réagissent,sante,femmes,ivg,

14 Mai 2017, 21:19pm

Publié par hugo

Effets secondaires du stérilet Mirena : les autorités de santé réagissent
Par Aurélie Sogny  Publié le 12/05/2017 à 21:28
Stérilet Mirena réactions autorités sanitaires ansm 
1,1k partagesPartager Épingler 
L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et l’Agence Européenne du Médicament (EMA) ont décidé de se pencher sur le cas du stérilet Mirena. En cause : la multiplication récente des témoignages de femmes sur ses nombreux effets indésirables.
Ces derniers jours, les témoignages de femmes dénonçant les nombreux effets indésirables du stérilet Mirena n'ont cessé de se multiplier sur les réseaux sociaux.  

Sur Facebook, le groupe "Victimes du stérilet hormonal Mirena" recense les récits d'expériences parfois catastrophiques de centaines de femmes avec ce stérilet. S'encourageant mutuellement, nombre d'entre elles ont depuis signalé ces effets secondaires parfois invalidants à L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), dans le cadre de déclarations de pharmacovigilance.

Une mobilisation et des plaintes entendues puisque les autorités de santé viennent de réagir.

Des investigations en cours d'après l'ANSM

Dans un communiqué, publié ce vendredi 12 mai 2017, l'ANSM déclare être "attentive à cette augmentation des déclarations et à l’apparition de nouveaux signaux" et indique mener "des investigations au niveau national sur l’ensemble des déclarations d’effets indésirables reçues en lien avec le dispositif intra utérin (DIU) Mirena."

"De nouveaux effets indésirables (anxiété, vertiges, fatigue, irritabilité, …), non mentionnés actuellement dans les documents d’information destinés aux professionnels de santé (Résumé des Caractéristiques du Produit) et aux patientes (Notice), ont été rapportés au niveau européen. Ces effets indésirables sont en cours d’évaluation par l’Agence Européenne du Médicament (EMA) et les résultats attendus à partir du mois de juin 2017", précise le communiqué.

Pour les victimes "beaucoup de choses restent à faire"

De son côté, le groupe Facebook "Victimes du stérilet hormonal Mirena" a également réagi par le biais de l'une de ses administratrices, Marie L : "Je me réjouis au nom de toutes les femmes qui sont sorties de l'omerta pour nous confier leurs précieux témoignages. Pour autant, nous savons que beaucoup de choses restent à faire pour que nous soyons reconnues dans notre difficulté, écoutées, et que nous obtenions réparation. Surtout pour certaines qui souffrent encore de lourdes conséquences."

A l'initiative de ce groupe, un forum a été mis en place (mirena-action.forumactif.com) et une association est également en cours de création pour soutenir les femmes touchées par les effets délétères du stérilet.

Mirena : patientes et professionnels appelés à signaler les effets indésirables

L'agence rappelle que "tout effet indésirable suspecté d’être lié à l’utilisation du dispositif intra-utérin Mirena peut être signalé, par les patientes ou les professionnels de santé, en tant qu’effet indésirable associé à un médicament sur www.signalement-sante.gouv.fr .

http://www.marieclaire.fr/sterilet-mirena-reaction-ansm,1136367.asp

Vidéos,Avortement en série !,femmes,politiques,ivg,sante,

13 Mai 2017, 21:55pm

Publié par hugo

 Vidéos

Avortement en série !
Les séries américaines, comme You are The Worst créée par Stephen Falk ou encore Weeds de Jenji Kohan, « s’amusent » du droit à l’avortement bien que ce soit un sujet sensible qui continue de diviser la sphère politique et sociale des États-Unis d’autant plus que la politique du président pro-life Donald Trump laisse planer l’inquiétude… Avortement en série ! retrace la représentation  de l’IVG dans les films et séries américains depuis la loi Roe v. Wade de 1973  afin de comprendre comment le sujet est représenté sur les écrans et de quelle manière on en parle.
 
http://www.50-50magazine.fr/2017/05/11/avortement-en-serie/

CONTRACEPTION : DES FEMMES INTERPELLENT LES POUVOIRS PUBLICS SUR LE STÉRILET MIRENA,femmes,sante,

12 Mai 2017, 12:16pm

Publié par hugo

Contraception : des femmes interpellent les pouvoirs publics sur le stérilet MirenaWikimedia Commons
CONTRACEPTION : DES FEMMES INTERPELLENT LES POUVOIRS PUBLICS SUR LE STÉRILET MIRENA

Par Anne-Charlotte Dancourt, 12 mai 2017 | 10h15
Le stérilet hormonal Mirena, fabriqué par les laboratoires Bayer, est accusé par de nombreuses femmes de provoquer des effets secondaires lourds auxquels elles ne s'attendaient pas. Le problème rencontre l'indifférence de nombreux gynécologues. 
Est-ce un nouveau scandale sanitaire ? Sur Facebook sont apparus de nombreux groupes dédiés aux effets secondaires du stérilet hormonal Mirena, l'un des plus souvent posés. Sur ces groupes, des centaines de femmes échangent et expliquent les problèmes de santé qu'elles ont rencontrés après la pose de ce moyen de contraception. 
 
Migraines, mycoses vaginales, maux de tête, baisse de la libido, sautes d'humeur, dépression, prise de poids, acné, perte de cheveux, pilosité excessive, vertiges... Ce dispositif intra-utérin, commercialisé depuis une dizaine d'années, est accusé d'effets secondaires aussi variés qu'handicapants. 
 
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 ELNE @Evawaarner
le stérilet mirena, un stérilet qui coupe vos règles mais a côté perte de cheveux, poils ( aux endroits inhabituel menton etc....)
13:44 - 7 May 2017
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La polémique monte déjà à l'étranger. Aux Etats-Unis, une plainte collective a été déposée contre le groupe Bayer «pour les possibles cas de tumeurs et d'hypertensions cérébrales causées (...) par le Mirena», explique TV5 Monde. En Espagne, «2 900 plaintes» ont été déposées contre Mirena, selon la chaîne d'information. En France, des témoignages inquiétants s'accumulent sur les réseaux sociaux. Le plus troublant ? La plupart des femmes qui s'expriment dénoncent un manque d'information de la part de leurs gynécologues, voire un refus de certains praticiens de lier les symptômes dont elles se plaignent au port du stérilet et un manque de contrôle après la pose. 
 
«Je savais que je n'étais pas folle»

Céline, 37 ans, fait partie de l'un de ces groupes. Elle a gardé un stérilet Mirena pendant cinq ans et demi, entre 2009 et 2015 . «Quelques mois après la pose je me sentais dépressive, j'avais la gorge serrée tout le temps, je pleurais, confie-t-elle. J'ai eu ma première grosse crise d'angoisse un an après la pose. Ensuite, je faisais 10 à 15 crises par jour, qui mêlaient angoisse, tétanie et spasmophilie. Je suis allée voir des médecins et des psychologues qui m'ont fait prendre anxyolitiques et anti-dépresseurs mais ça ne servait à rien. Je savais que je n'étais pas folle, avant la pose du stérilet j'étais très joyeuse. Au bout d'un moment, j'ai pensé au stérilet, comme c'était la première fois que j'en avais un. C'est un médecin généraliste qui m'a dit de l'enlever. Je suis allée voir deux gynécologues, qui ont refusé sous prétexte que ce n'était pas le moment et que je devais plutôt me rendre chez un psy. La troisième fois, j'ai menti en disant que je voulais avoir un bébé et là, on me l'a enlevé sans chercher à comprendre. En plus de tout ça, j'ai pris 27 kilos que je n'arrivais pas à perdre. Résultat, aujourd'hui, j'ai un dérèglement hormonal certainement lié à cela».
 

Prévenir l'ANSM

 
Le but de cette mobilisation sur les réseaux sociaux est d'encourager les femmes victimes de ces problèmes à déposer des informations de pharma-covigilance, des alertes permettant à l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé de prendre ce problème en considération. La modératrice de l'un des groupes Facebook, qui tient à garder l'anonymat, explique ainsi : «C'est une obligation de déclarer ces effets indésirables à l'ANSM, c'est passible de poursuites ou d'amende si ce n'est pas fait mais la plupart des médecins ne le font pas. C'est trop long à faire pour eux... Mais ce qu'ils ne disent pas, c'est que le patient peut le faire à leur place. Le problème est que la balance risques/bénéfices des médicaments est souvent faussée par le manque de déclarations faites aux agences censées les surveiller. Si les déclarations ne sont pas faites, eh bien le médicament coule des jours heureux et ne sera pas inquiété.»
 
Avant de faire cette déclaration, la modératrice s'était «fait traiter de folle» par son gynécologue. Mais elle a reçu une lettre du CHU de Poitiers qui reconnaît les effets secondaires, contrairement à son praticien : «Vous nous avez rapporté une perte importante de cheveux, une tachycardie, des douleurs dorsales et articulaires, des infections urinaires, des kystes aux ovaires, une dépression et des crises d'angoisses. Ces effets peuvent être dûs à l'action et à l'imprégnation hormonale du stérilet Mirena. Votre cas à bien été transmis à l'ANSM et enregistré dans la Banque Nationale de Pharmacovigilance».  
 
 - 
Capture d'écran du document émanant du CHU de Poitiers reçue par la modératrice du groupe le 24 mars 2017 suite à sa déclaration. (DR)
 
«Toutes les femmes qui ont fait la déclaration ont aussi reçu ce courrier, c'est pour ça que je les encourage à le faire. Car la plupart des plaintes n'ont pas été enregistrées à l'ANSM, voilà ou est la faille», explique la modératrice. Ce manque de documentation scientifique conduirait, selon elle, les gynécologues à ne pas les croire, entretenant ainsi un cercle vicieux. Pourtant, aussi bien sur le site de Bayer que sur la notice d'utilisation destinée aux patients, ces symptômes sont en grande partie mentionnés. 
 
Une «surprise»

 
Pour Bernard Hédon, président du Conseil National des Gynécologues-Obstétriciens Français (CNGOF), le problème ne viendrait ni de chez Bayer, ni des gynécologues qui ne préviendraient pas des effets secondaires : «Mirena est un stérilet très connu, utilisé chez beaucoup de femmes depuis plus d'une dizaine d'années. Les symptômes qui sortent sont totalement inhabituels et peu fréquents, même s'ils peuvent exister. Il est très rare aujourd'hui de voir de tels problèmes, comme décrits sur les réseaux sociaux. De ce fait, il faut continuer à être à l'écoute des patientes et être encore plus vigilants. Il y a peut-être quelque chose qui nous a échappé, mais pour nous, c'est une surprise». affirme le gynécologue, prévenant cependant que des réunions sur le sujet allaient être organisées afin de répondre à cette vague de témoignages. « Cette affaire ressemble à celle de l'implant Essure, sauf que, pour Mirena, il y a une expérience tellement positive que, pour l'heure, dans la balance, les bénéfices sont très supérieurs à ces éventuels risques. Il a par exemple permis aux femmes ayant des règles abondantes de pouvoir utiliser un stérilet, grâce à un effet de diminution des règles», affirme le gynécologue. 
 
«C'est un stérilet qui délivre un progestatif de deuxième génération très connu au contact de la muqueuse utérine : le lévonorgestrel», explique le gynécologue. Une hormone utilisée dans des pilules de deuxième génération que l'on pourrait qualifier de «basiques», puisque très souvent prescrites et qui ne semblent pas poser de problème sous cette forme. En effet, avec la pilule, la dose d'hormones délivrée dans le sang est beaucoup plus importante que via le stérilet, où les hormones agissent localement et passent très peu dans le sang. 
 
Quand on lui demande si les hormones peuvent tout de même provoquer ce genre de symptômes, Bernard Hédon est affirmatif : «Oui, les hormones d'autrefois - les progestatifs de première génération - peuvent provoquer ce genre de symptôme à doses massives. Mais pour les progestatifs modernes, ces effets secondaires relèvent normalement de l'exception». Il encourage tout de même fortement les patientes victimes de ces symptômes à déposer des déclarations de pharmaco-vigilance afin d'avoir une donnée scientifique permettant de modifier les notices et d'alerter la communauté médicale. 
laparisienne.com
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http://www.leparisien.fr/laparisienne/actualites/societe/contraception-des-femmes-interpellent-les-pouvoir-publics-sur-le-sterilet-mirena-11-05-2017-6938526.php

#Libérezmapilule : pour l’accès d’une pilule contraceptive sans ordonnance ,femmes,ivg,sante,

9 Mai 2017, 16:22pm

Publié par hugo

9 MAI 2017
France
#Libérezmapilule : pour l’accès d’une pilule contraceptive sans ordonnance 
Fin avril, le Planning Familial, le Collectif des Pharmaciens et de nombreuses personnalités dont  Martin Winckler ou Ovidie ont co-signé une lettre ouverte en faveur de la délivrance de la pilule contraceptive sans prescription médicale, intitulée #Libérezmapilule. Transformée en pétition, elle s’adresse aux laboratoires pharmaceutiques et leur demande de rendre possible la délivrance d’une pilule progestative sans ordonnance. Veronica Noseda, coordinatrice nationale du Planning Familial, nous apporte quelques précisions sur l’initiative.

 

Quelles sont les raisons de l’initiative #Libérezmapilule ?

À ce jour, il n’est toujours pas possible en France d’obtenir une pilule sans prescription, si l’on exclut bien sûr la contraception d’urgence. Donner la possibilité aux pharmacien-ne-s d’en délivrer permettrait d’élargir l’accès à la pilule, notamment pour les filles et les femmes qui sont éloignées des systèmes de soin, tout cela dans un cadre de complémentarité. Il ne s’agit absolument pas d’exclure les médecins ! Mais imaginons par exemple dans les territoires où il est difficile de se rendre chez un médecin, comme dans les déserts médicaux, il leur serait possible d’entamer un dialogue avec un-e pharmacien-ne, car même s’il n’y a pas de prescription, la délivrance se ferait dans un cadre bien spécifique.

 

Quels seraient les avantages d’un tel dispositif ?

Cela rendrait l’accès à la contraception beaucoup plus direct, plus facile, dans la mesure où il est beaucoup plus aisé d’entrer dans une pharmacie que de prendre un rendez-vous avec un médecin dans de nombreux endroits en France. Il peut aussi concerner des filles et des femmes qui ne veulent pas passer par le médecin de famille et pour qui s’adresser au Planning Familial est compliqué du fait de la distance. Le dispositif permettrait de répondre à ces questions d’inégalités territoriales.

Cela permettrait également de fluidifier le système, d’avoir des orientations multiples entre les différents acteurs, pour que cela se passe mieux et de façon plus simple et rapide pour les personnes. Il est en effet toujours important d’avoir une complémentarité des dispositifs. Ce n’est pas parce que vous allez acheter votre pilule en pharmacie sans passer par la case médecin que la/le pharmacien-ne ne doit pas vous encourager à passer par exemple un contrôle médical, ou à aller chez le gynécologue.

Enfin, c’est aussi une forme d’autonomisation pour les femmes, qui prennent le pouvoir sur leur santé et leur contraception.

 

Est-ce que cela concerne toutes les pilules qui sont habituellement prescrites par les médecins ?

Non, cela ne concerne que les pilules progestatives, qui sont les moins chères, les plus diffusées, et sur lesquelles nous avons le plus de recul notamment grâce à des données épidémiologiques recensées depuis très longtemps. Dans certains pays, elles sont d’ailleurs déjà accessibles sans prescription médicale, ce qui ne pose absolument aucun souci.

Comme je l’ai dit, la délivrance ne se ferait pas totalement en libre-service. Elle implique en effet une sorte de « mini-protocole » : le/la pharmacien-ne aurait à sa disposition un questionnaire à soumettre à la personne souhaitant obtenir la pilule contraceptive. En cas de réponse(s) le/la mettant en alerte sur de possibles facteurs de risques, la patiente serait redirigée vers un médecin. Il existe donc un filet de sécurité. Ce n’est pas parce que c’est « over the counter » qu’il n’y a aucun encadrement ! Ce sont d’ailleurs des arborescences qui ont été validées par les instances médicales internationales et même françaises.

 

Pourquoi ce dispositif existe t’il dans un certain nombre de pays mais pas encore en France ?

Il existe des résistances de la part des médecins. Sans accuser les médecins de corporatisme, car la question pose de véritables enjeux sanitaires, je pense aussi que l’on doit justement proposer des solutions qui soient à la fois respectueuses d’un cadre sanitaire et qui assouplissent le cadre de délivrance. Je pense qu’il faut entamer un dialogue avec les médecins, d’autant plus que certains sont tout à fait favorables à ce que ce type de pilule puisse être délivré en pharmacie.

 

Propos recueillis par Mathilde Tobias 50-50 Magazine

 

Liberezmapilule.com

http://www.50-50magazine.fr/2017/05/09/liberezmapilule-pour-lacces-dune-pilule-contraceptive-sans-ordonnance/

Découvrez la très bonne réponse de deux street artistes à une campagne anti-avortement,femmes,sante,ivg,

7 Mai 2017, 00:38am

Publié par hugo

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Découvrez la très bonne réponse de deux street artistes à une campagne anti-avortement Publié le 5 mai 2017 à 17h35 Découvrez la très bonne réponse de deux street artistes à une campagne anti-avortement
© Capture écran Instagram
« C’est à nous tous de veiller sur nos droits ! ». Deux street artistes français clament haut et fort sur les murs, combien il est important de protéger le droit à l’avortement. Ce qui les a fait bondir ? Le 27 avril dernier, le collectif anti-IVG « Les Survivants », a mené une campagne sauvage dans le métro parisien. Ces affiches anti-avortement, reprenant la figure des différents candidats à l’élection présidentielle, ont choqué un grand nombre de franciliens. Parmi eux, Jaeraymie et matt_tieu, (leurs noms d’artistes). Impossible pour eux de rester sans rien faire. Deux jours plus tard, ils ont placardé dans les transports en commun et les rues de Paris, des affiches en faveur du droit à l’avortement. Ils n’ont pas repris le visage des prétendants à l’Elysée, mais celui d’une icône à l’origine de la loi de 1975, légalisant l’avortement : Simone Veil. Tout un symbole ! Ils créent deux affiches pour faire passer un seul message : « Simone est toujours là et veille avec vous sur vos droits (…) C’est à nous tous de veiller sur nos droits ».


« UN PETIT COUP DE GUEULE SUR QUELQUE CHOSE QUI NOUS A CHOQUÉ »
La riposte se veut « citoyenne », écrit Jaeraymie, sur son compte Instagram. Les deux artistes ont d’ailleurs pris la parole dans une interview donnée au « Huffington Post » : « On a répondu pour défendre nos acquis de manière ludique et décalée », confie matt_tieu. « C’est une petite réponse citoyenne, un petit coup de gueule sur quelque chose qui nous a choqué ». Au total, une quinzaine d’affiches ont été collées dans le XVe arrondissement de la capitale. Mais seulement deux dans le métro, pour « ne pas aller dans le vandalisme », disent-ils.
Jaeraymie ajoute : « C’est pour dire aux gens "allez voter", parce que c’est important, exprimez-vous. Mais prenez aussi du recul parce que la situation est affligeante. Il faut mettre de l’humour dans tout cela. L’artiste n’en est d’ailleurs pas à son premier coup d’essai. Au début de la campagne présidentielle, il avait, avec d’autres street artistes, collé sur des panneaux électoraux, des affiches de « Marion Cotillon », « Jean Gentilhomme » et « Juste Le Blanc ».

 

Écrit par...
Ophélie Daguin
Ophélie Daguin
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Ce que fait réellement l’extrême droite quand elle arrive au pouvoir en Europe,fn,extreme droite

3 Mai 2017, 18:02pm

Publié par hugo

Ce que fait réellement l’extrême droite quand elle arrive au pouvoir en Europe

PAR RACHEL KNAEBEL 3 MAI 2017


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Que nous réserve l’avenir, si Marine Le Pen remporte l’élection présidentielle ? Pour s’en faire une idée, il peut être utile de regarder du côté de nos voisins Hongrois et Polonais, qui ont porté au pouvoir des forces nationalistes. Au sein même de l’Union européenne, Viktor Orban et le parti des frères Kaczynski bâtissent, loi après loi, des régimes qui se dirigent d’un pas assuré vers l’autoritarisme : contrôle de la justice, de la presse et de l’art par le gouvernement, attaques contre les ONG, racisme et xénophobie d’État, remises en cause des libertés et droits fondamentaux... Deux gouvernements, hongrois et polonais, que les députés FN au Parlement européen ne manquent jamais de défendre.

Mercredi 26 avril, le Premier ministre hongrois Viktor Orban était invité au Parlement européen pour y défendre sa politique menée depuis sept ans. Au cœur du débat : l’une de ses dernières mesures, la loi sur les universités, qui vise directement l’université américaine de Budapest (la Central european university), fondée en 1991 par le milliardaire et philanthrope états-unien George Soros. L’établissement accueille plusieurs milliers d’étudiants, venus de Hongrie et du monde entier. Avec la nouvelle loi, l’université devra fermer. C’est un nouvel épisode dans une longue série de mesures décidées par le gouvernement et le Parlement hongrois depuis 2010, resserrant un peu plus l’étau autoritaire du régime Orban sur la société et l’Etat.

« Qui a applaudi les propos d’Orban le 26 avril ? Les rangs de l’extrême droite, du groupe "Europe des nations", c’est tout », témoigne la députée française au Parlement européen Marie-Christine Vergiat – qui fait partie du groupe Gauches unies européennes. Parmi les députés issus de l’extrême droite qui siègent à Strasbourg, il y a vingt élus du Front national, dont Marine Le Pen, Florian Philippot, le maire d’Hénin-Beaumont Steeve Briois, ou encore Louis Aliot.

Retraite forcée pour 10% des juges hongrois

Viktor Orban et son parti, le Fidesz, sont arrivés au pouvoir en 2010, en gagnant une majorité des deux-tiers au parlement hongrois. Dès l’année suivante, son gouvernement lance des réformes affaiblissant la Cour constitutionnelle, contre-pouvoir chargé de contrôler la conformité des lois avec les règles de l’État de droit. Une réforme à laquelle Marine Le Pen a apporté son soutien. La même année, une loi envoie en retraite anticipée 10% des juges du pays, en l’occurrence les plus expérimentés. « Toute une génération de juges a été forcée de démissionner sans justification. Ils ont été remplacés par de nouveaux magistrats élus selon des règles établies par la même loi, souligne Elena Crespi, de la Fondation internationale des droits de l’homme (FIDH). L’impact sur la magistrature a été énorme. »

En parallèle, le gouvernement hongrois a légiféré pour mettre au pas les médias, et placé des proches du pouvoir à leur tête. En octobre 2016, un journal critique à l’égard du gouvernement, Népszabadság, a ainsi brutalement suspendu sa parution. Tous ses journalistes ont été licenciés. « Cette fermeture est intervenue quelques jours avant la vente de l’organe de presse à un entrepreneur proche du gouvernement », note Amnesty international dans son rapport annuel 2016.

« Une loi taillée pour tuer les ONG »

Autres ennemies du Premier ministre hongrois, les associations et ONG ont fait face à des attaques à répétition depuis plusieurs années. « Cela a commencé en août 2013, avec une campagne de calomnie initiée par des médias proches du gouvernement », retrace la FIDH dans un rapport sur la Hongrie. Les ONG, en particulier celles travaillant pour la démocratie et contre les discriminations, sont accusées d’œuvrer pour les partis politiques d’opposition. L’année suivante, un organisme gouvernemental lance une série d’audits sur les comptes des ONG hongroises ayant critiqué la politique d’Orban. La procédure a donné lieu à « des opérations de police, à la confiscation d’ordinateurs et de serveurs et à de longues enquêtes, mais rien de pénalement répréhensible n’avait été trouvé, relève Amnesty. En octobre, une décision de justice a enjoint à l’Office gouvernemental de contrôle (KEHI), censé être indépendant, de dévoiler les arcanes de l’audit. Il a ainsi été révélé que cet audit avait été ordonné personnellement par le Premier ministre. »

La pression sur les ONG ne s’est pas relâchée depuis. Bien au contraire. Début avril, le gouvernement a déposé un projet de loi visant à les obliger à rendre publiques toutes leurs sources de financement provenant de l’étranger, ainsi que le nom de tous leurs donateurs. Le texte est proche de celui adopté en 2012 en Russie, classant les ONG recevant de l’argent de structures non-russes comme des « agents de l’étranger »... En Hongrie, les organisations recevant des financements extérieurs, y compris en provenance de l’Union européenne, devront inscrire sur leurs travaux la mention « organisation civique financée par l’étranger ». « C’est une loi taillée pour tuer les ONG d’un point de vue financier », analyse la députée Marie-Christine Vergiat.

Les migrants systématiquement enfermés

Les organisations qui tentent d’aider les migrants sont parmi les premières visées. « Ce qui se passe en matière de migration en Hongrie, c’est une honte pour l’Union européenne, poursuit l’élue au Parlement européen. Le pays place, systématiquement, tous les migrants en détention, y compris les demandeurs d’asile. » Face à la vague de réfugiés de 2015, la Hongrie d’Orban a réagi par l’installation d’une clôture à ses frontières. Et par une violente répression. En plus de la rhétorique raciste qu’il cultive depuis des années, prônant notamment l’idée d’une supposée « homogénéité ethnique » hongroise, le Premier ministre a légiféré pour criminaliser les réfugiés.

Aujourd’hui en Hongrie, le simple passage de la frontière par des demandeurs d’asile est devenu un crime passible de trois années de prison. « Une telle criminalisation viole l’article 31 de la Convention de 1951 (convention internationale sur les droits des réfugiés) », souligne la FIDH. Fin novembre, un ressortissant syrien a été condamné à dix ans de prison pour des présumés « actes de terrorisme ». Il avait en fait forcé une clôture avec un groupe de migrants, un an plus tôt à la frontière serbo-hongroise. Le Comité européen pour la prévention de la torture et des associations actives localement font par ailleurs état de mauvais traitements et de violences récurrentes perpétrées par les forces de l’ordre hongroises contre les réfugiés.

« Le gouvernement a dépensé plus de 20 millions d’euros en campagnes de communication pour dépeindre les réfugiés et les migrants comme des criminels et des menaces pour la sécurité nationale », ajoute Amnesty international. Dernier exemple : le référendum anti-immigration organisé par Orban en octobre 2016, qui a finalement été invalidé faute de participation. Ce référendum voulait s’opposer au processus de relocalisation des réfugiés mis en place par la Commission européenne, qui devait pourtant à l’origine permettre de relocaliser ailleurs en Europe une partie des nombreux réfugiés alors présents en Hongrie. Le député européen FN Nicolas Bay, secrétaire général du parti, avait alors qualifié ce référendum de « leçon de démocratie »...

Libéralisme économique et autoritarisme politique

En parallèle de cette politique xénophobe et autoritaire, le gouvernement d’Orban lutte-t-il contre le pouvoir des banques et de la finance ? Prend-il des mesures de redistribution des richesses vers les travailleurs et les plus pauvres ? Pas du tout. La dérive d’Orban s’accompagne au contraire de généreuses baisses d’impôt pour les entreprises. Fin 2016, le gouvernement hongrois a décidé d’abaisser l’imposition sur les sociétés de 19% à 9%, ce qui en fait le plus bas d’Europe ! Une aubaine pour les multinationales.

- Lire aussi notre article : Trump, Poutine, Erdogan, Le Pen : « C’est le nationalisme pour les pauvres et le libéralisme pour les riches ».

« L’illibéralisme d’Orban, qui gagne du terrain en Europe, c’est le libéralisme sur le plan économique, et l’autoritarisme sur le plan de l’État de droit. C’est ce que l’on peut imaginer de pire. Et c’est proche du programme du FN », souligne Marie-Christine Vergiat.

En Pologne, main basse sur les médias, attaque contre les droits des femmes et la justice

En Pologne, la situation est toute aussi préoccupante. « Le pays a suivi le modèle hongrois. Mais ils ont été encore plus vite », constate Marie-Christine Vergiat. Le parti Droit et Justice (PiS), fondé par les frères Kaczynski, y règne en maître depuis qu’il a obtenu la majorité absolue aux élections législatives de 2015. Là encore, il s’est d’abord attaqué aux pouvoirs du tribunal constitutionnel, qui peut en principe bloquer les lois. Il a placé des fidèles dans les médias de l’audiovisuel public, il a tenté de restreindre l’accès du Parlement aux journalistes, et fondu la fonction de procureur général dans le ministère de la Justice, remettant en cause l’indépendance de la justice. Une mise au pas bien ordonnée des contre-pouvoirs.

Dans le domaine de la culture, le gouvernent du PiS fait également le ménage : en écartant les directeurs des institutions culturelles, des théâtres, des centres culturels polonais à l’étranger, pour y placer des proches, et promouvoir une vision nationaliste et conservatrice de l’art [1]. C’est encore une fois le modèle hongrois qui est suivi : à peine arrivé au pouvoir, Orban s’était empressé de placer deux figures de l’extrême droite néofasciste et antisémite à la tête du Nouveau théâtre de Budapest.

Une loi adoptée en 2016 en Pologne, dite « de lutte contre le terrorisme », a attribué de vastes pouvoirs à l’Agence de sécurité intérieure et donné une définition très large des infractions liées au terrorisme. « Les étrangers étaient particulièrement visés dans cette loi, qui autorise leur surveillance secrète, y compris par des écoutes et un contrôle des communications électroniques et des réseaux ou dispositifs de télécommunications, en dehors de tout cadre judiciaire, et ce pendant trois mois », explique Amnesty. Là aussi, le gouvernement surfe sur une rhétorique ultra-xénophobe, et refuse d’accueillir ne serait que quelques milliers de demandeurs d’asile dans le pays.

Un FN qui fait peu de cas de l’État de droit

Les droits des femmes sont également menacés. Ce n’est qu’après des mois de protestation que les Polonaises ont poussé le Parlement à rejeter un projet de loi visant à supprimer complètement le droit à l’avortement – qui est déjà particulièrement restreint en Pologne – et criminalisant les femmes et médecins qui y auraient recours [2]. Les atteintes aux droits et libertés sont telles que la Commission européenne a enclenché en janvier 2016 une « procédure de sauvegarde de l’État de droit » à l’encontre de Varsovie, un mécanisme censé œuvrer contre les dérives autoritaires.

Qu’en disent les députés FN au Parlement européen ? L’élu Édouard Ferrand, chef de la délégation française du groupe d’extrême droite « Europe des nations », a présenté en réaction une résolution pour « soutenir la Pologne attaquée dans sa souveraineté ». Sans un mot, évidement, pour soutenir les femmes polonaises attaquées dans leurs droits, la justice polonaise tenue en laisse, ni les réfugiés systématiquement mis à l’index.

Rachel Knaebel

Photo : © Serge D’Ignazio. Défilé du 1er mai 2017, Paris.

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- Au Parlement européen, les votes méprisants du FN et de Marine Le Pen à l’égard des travailleurs.


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