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Articles avec #ivg

La majorité des femmes qui avortent sont pourtant sous contraception,femmes,IVG,avortement,

12 Août 2017, 02:17am

Publié par hugo

 La majorité des femmes qui avortent sont pourtant sous contraception
par Anais Moine le 7 août 2017
234 partages
 
Plus de la moitié des femmes qui ont eu recours à l’avortement l’année dernière utilisaient pourtant une contraception. L’étude réalisée par le Planning familial anglais remet en question bien des a priori sur l’IVG et ses tabous.
L’enquête a été menée auprès de 60 592 femmes qui ont eu recours à un avortement l’année dernière au Royaume-Uni. Les résultats démontrent que plus d’une femme sur deux était sous contraceptif quand elles ont choisi l'IVG . Les chercheurs expliquent ces données par le fait que les méthodes de contraception ne sont pas fiables à 100% et que leur bonne utilisation reste encore méconnue pour beaucoup d'utilisatrices.
Les préservatifs
Sans grande surprise, le préservatif s’avère être la méthode de contraception la moins sûre. En effet, 18% des femmes interrogées ont admis avoir utilisé ce seul contraceptif. Or, si le préservatif est primordial afin d’éviter toute maladie sexuellement transmissible, il n’est pas à l’abri de craquer et donc d’être responsable d’une grossesse.
La pilule
Près d’un quart des femmes qui ont eu recours à un avortement prenaient la pilule. Bien utilisée, cette dernière affiche des taux de fiabilité excellents allant de 98 à 99%. Mais dans la réalité, peu d’utilisatrices la prennent parfaitement. Selon l’institut des Statitstiques Guttmacher, en 2008, 41% des femmes sous contraception hormonale la manipulaient mal. Pour être efficace cette dernière doit en effet être prise chaque jour à la même heure. En cas d’oubli, il est impératif de se rendre en pharmacie pour prendre la pilule du lendemain ou d’utiliser des préservatifs pendant le reste du cycle car une seule "non prise" suffit à relancer l’ovulation. En cas de vomissements ou gastro-entérite, il est également nécessaire de recourir à toute autre forme de contraception car l’efficacité du cachet n’est pas garantie. Certains médicaments interfèrent également avec l’action de la pilule comme les antibiotiques utilisés dans le traitement de la tuberculose par exemple.
Les stérilets et implants
Considérés comme les moyens de contraception les plus fiables par les gynécologues, ces derniers affichent un taux de moins d’1% de risque de grossesse. Pourtant, comme pour tout autre contraceptif, il est possible de tomber enceinte malgré leur utilisation. L’efficacité de l’implant hormonal, comme la pilule, peut être remis en cause par la prise de certains médicaments. De plus, il doit être changé tous les 3 ans. Le stérilet quant à lui peut dans de très rares cas être mal posé ou bouger et donc laisser place à une éventuelle grossesse. Ce dispositif a également une durée de vie prédéterminée allant de 3 à 5 ans.
Mal informées au sujet de leur contraception, les femmes peuvent parfois tomber enceinte tout en étant persuadées que cela est impossible. Le risque de déni de grossesse est alors présent. Avant toute prise de contraceptif, il est donc primordial de demander tous les renseignements nécessaires à son médecin traitant ou à son gynécologue afin d’accroître l’efficacité du traitement.
Voir aussi : Ces stars qui ont avorté


http://www.aufeminin.com/news-societe/femmes-avortement-contraception-s2334545.html

Chili: vote pour la dépénalisation de l'avortement thérapeutique,femmes,ivg,

8 Août 2017, 12:48pm

Publié par hugo

Chili: vote pour la dépénalisation de l'avortement thérapeutique
 
Manifestation pour la légalisation de l'avortement, à Santiago, au Chili, le 25 juillet 2017
 
Le parlement chilien a approuvé mercredi un projet de loi de dépénalisation de l'avortement thérapeutique, qui doit maintenant, à la demande de l'opposition, être soumis au Tribunal constitutionnel avant de pouvoir être promulgué.
Le Sénat a approuvé par 22 voix contre 13 un texte établi par une commission mixte qui avait été chargée d'établir une version acceptable par les deux chambres du parlement. La Chambre des députés avait approuvé le même texte quelques heures plus tôt.
Une fois promulguée, la nouvelle législation, initiative de la présidente chilienne Michelle Bachelet, autorisera l'avortement pour les femmes dont la vie est en danger, qui ont été violées ou si le foetus est jugé non viable.
Le vote a été salué par les parlementaires du camp présidentiel, les ministres et les associations favorables à cette mesure qui permet l'avortement thérapeutique alors qu'il était interdit au Chili depuis plus de 20 ans.
Mais le texte doit encore franchir une étape avant sa promulgation par la présidente: les parlementaires de l'opposition conservatrice ont réclamé mercredi que le Tribunal constitutionnel se prononce sur ce sujet, car ils estiment que le texte porte atteinte au principe du droit à la vie qui figure dans la Constitution.
"Cela me fait de la peine que des parlementaires recourent au Tribunal constitutionnel et que ce soient dix personnes qui décident sur ce que nous avons discuté ici depuis plus de deux ans", a déclaré la sénatrice socialiste Isabel Allende.
Pendant plus de 50 ans à partir de 1931, l'avortement avait été autorisé au Chili en cas de danger pour la vie de la mère ou de non-viabilité du foetus.
Mais peu avant la fin de sa dictature (1973-1990), le général Augusto Pinochet avait pénalisé cette pratique avec le soutien de l'Eglise catholique et des milieux conservateurs

.
http://information.tv5monde.com/terriennes/chili-vote-pour-la-depenalisation-de-l-avortement-therapeutique-184438

 Chili : l’avortement partiellement dépénalisé après vingt-huit ans d’interdiction totale,femmes,ivg,sante

3 Août 2017, 21:13pm

Publié par hugo

 Chili : l’avortement partiellement dépénalisé après vingt-huit ans d’interdiction totale
03/08/2017 | 15h37
Manifestation pour le droit à l'avortement le 25 juillet au Chili (Martin Bernetti / AFP)
La droite a saisi le Tribunal constitutionnel, jugeant la légalisation partielle de l’avortement contraire au “droit à la vie”. Celui-ci doit se prononcer sur la recevabilité du recours ce 8 août.
C’est une victoire historique pour les féministes chiliennes. Ce 2 août, le Parlement a voté une loi dépénalisant partiellement l’avortement, qui était interdit depuis 1989 (selon la volonté d’Augusto Pinochet à la fin de la dictature). Désormais, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est autorisée en cas de risque pour la vie de la femme enceinte, de non viabilité du fœtus, et de viol. Aussi incroyable que cela puisse paraître, jusqu’à présent, l’avortement était puni au Chili d’une peine allant de trois à cinq ans de prison, comme le rappelle Le Monde.
Insultes et interruptions pendant les débats parlementaires
Cette victoire a été conquise de haute lutte, au prix de débats entrecoupés d’insultes et interrompus parfois par des activistes religieux au Parlement (l’Opus Dei est notamment très influent au Chili). Les conservateurs chiliens, qui considèrent l’avortement comme un assassinat, y sont toujours fermement opposés. La droite (opposition), jugeant que le droit à l’avortement est contraire au droit à la vie inscrit dans la Constitution, a d’ailleurs saisi le Tribunal constitutionnel à ce sujet. Celui-ci peut encore décider de revenir en arrière, alors que son futur président, Ivan Arostica (qui prendra ses fonctions le 30 août) est opposé à la légalisation de l’IVG. Au cours d’un débat le sénateur de l’UDI (extrême droite) a ainsi déclaré :
“Il y a des gens au Chili qui sont en prison parce qu’ils ont projeté des avortements, oui, et ils sont bien en prison!”
La députée communiste Camila Vallejo s’était illustrée pendant les débats au Parlement lors d’une intervention poignante où elle avait attaqué les détracteurs de la légalisation de l’avortement en déclarant notamment :
“Ils ne défendent pas la vie, ils méprisent les femmes”.
120 000 avortements clandestins par an
On évalue à 120 000 le nombre d’avortements pratiqués au Chili tous les ans dans la clandestinité. La présidente Michelle Bachelet (centre-gauche), qui gouverne depuis 2014 (après un premier mandat entre 2006 et 2010) en avait fait une de ses batailles politiques prioritaires. Alors qu’elle passera la main en mars 2018, il était temps que ce droit soit enfin adopté.
“Aujourd’hui, nous les femmes avons récupéré un droit essentiel que nous n’aurions jamais dû perdre : celui de prendre des décisions lorsque nous vivons des moments de douleur”, a-t-elle déclaré sur Twitter.
D’après une enquête récente, 71% des Chiliens approuvent cette loi, mais ils ne sont que 15% à être en faveur d’une légalisation totale. Le sénateur Alejandro Guillier (Indépendant) a ainsi déclaré sur Twitter : “Nous continuerons à écrire l’histoire par la lutte, pour la dignité des femmes, même si la droite s’oppose à la majorité.”
 

⦁ http://www.lesinrocks.com/2017/08/03/actualite/chili-lavortement-partiellement-depenalise-apres-vingt-huit-ans-dinterdiction-totale-11971727/?utm_campaign=newsletter-clair&utm_source=les-inrocks&utm_medium=email&utm_content=Newsletter+du+03+Ao%C3%BBt+2017

Droits des femmes en France : -7,5 millions pour la "Grande Cause",femmes,droits,economie,

30 Juillet 2017, 17:57pm

Publié par hugo

 Droits des femmes en France : -7,5 millions pour la "Grande Cause"
 
Marlene Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, arrive à l'Elysées le 18 mai 2017.
©AP Photo/Christophe Ena
Ce vendredi 21 juillet 2017, un décret paraissait au Journal Officiel, actant l'annulation de crédits à hauteur de 7,5 millions d'euros dédiés à l'égalité entre les femmes et les hommes, soit environ 25% de son budget. Au temps pour la Grande Cause nationale du quinquennat Macron !
29 juil 2017
Mise à jour 29.07.2017 à 13:40 par
⦁ 
L'après-midi même de la parution du décret au JO, militantes et militants féministes se rassemblaient devant le ministère de l'Economie et des Finances pour demander au gouvernement de "rétablir le budget des Droits des femmes", le plus mince de l'Etat. En 2016, il était d'environ 28 millions d'euros, soit quelque 0,006 % du budget global de l'Etat, quand le coût des violences faites aux femmes est estimé à 3,6 milliards d'euros par an. Selon le projet de loi de finances, près de 30 millions avaient été demandés pour 2017.
 
Une catastrophe pour les associations
Pour les associations de défense des droits des femmes, qui avait déjà connaissance de l'information via des sources officieuses, c'est une catastrophe. Leurs moyens sont limités et elles dépendent largement des subventions publiques. Scandant "Bercy, les femmes ne te disent pas merci", une trentaine de représentant(e)s de, notamment, Osez le féminisme, les Effronté-e-s ou le Fit (Une femme, un toit), ont manifesté pour interpeller le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, et son collègue des Finances, Bruno Le Maire. Devant le ministère de l'Economie, les manifestants ont disposé des pancartes colorées avec les principaux chiffres des inégalités femmes-hommes : 24% d'écart de salaire, 14 heures hebdomadaires de plus dédiées aux tâches ménagères...
Ces coupes répondent à la promesse de campagne d'Emmanuel Macron d’économiser 60 milliards d’euros en 5 ans. Or "c'est le plus petit budget de l'Etat qui va connaître, proportionnellement, la plus grosse baisse", a dénoncé Caroline de Haas, l'une des initiatrices de cette action. "Ce sont les droits des femmes qui vont le plus morfler". Pour Clémence Joz, de l'Association contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), "les associations de terrain seront forcément impactées", à l'instar de sa structure, qui emploie cinq personnes, fait de la sensibilisation en entreprise et accompagne les victimes.
Devant l'inquiétude des associations, la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, avait qualifié dimanche sur son compte Twitter la baisse du budget de 25% de "fake news".
Quelques jours plus tard, elle affirmait devant le Sénat et l'Assemblée nationale que "tous les chiffres" évoqués étaient "faux" ou provenant de "notes internes qui n'ont pas été validées". "Soit elle ment, soit elle n'est au courant de rien. Dans les deux cas, c'est un gros problème pour les droits des femmes", a estimé Caroline de Haas.
"Aucune subvention touchée"
Ce lundi 24 juillet, Marlène Schiappa réaffirmait au micro de nos confrères de RFI que cette baisse ne concernait que le programme 13 7, celui qui concerne l'égalité entre les femmes et les hommes, et non la totalité du budget, tout en assurant que "aucune subvention allouée aux associations contre les violences sexistes et sexuelles n'en pâtira". Les coupes budgétaires concerneront, poursuivait-elle, "les notes de frais, les événements, l'appel aux prestataires extérieurs - toutes les compétences, dorénavant, seront internalisées - les subventions reconduites automatiquement sans examen des dossiers et celles allouées en l'absence de dossiers complets."
En dépit des coupes budgétaires, l'accent sera, continue la Secrétaire d'Etat, sur trois grands axes. Le travail : l'insertion professionnelle des femmes, notamment des mères ; l'accès des femmes aux postes de gouvernance et de direction ; l'égalité salariale - le principe de l'égalité de rémunération est inscrit dans la loi mais la majorité des entreprises ne sont pas en règle ; la lutte contre les violences sexistes et sexuelles : le viol (plus de 83000 viols par an en France) est un crime passible de 15 ans d'emprisonnement mais seules 10% des victimes portent plainte et à peine 1% des violeurs sont condamnés ; l'allongement des délais de prescription et la verbalisation du harcèlement de rues pour lutter contre les agressions sexuelles et les tentatives de viol (plusieurs centaines de milliers par an) ; et la lutte contre l'excision et le mariage forcé via des campagnes d'information et de soutien.
Que faut-il à la Grande Cause nationale ?
Les associations rappellent inlassablement que le président de la République, qui se présentait comme un candidat "profondément féministe", avait qualifé pendant sa campagne l’égalité entre les femmes et les hommes de "grande cause du quinquennat".
"Avant même l'élaboration de nouvelles lois, l'urgence est à la mise en œuvre effective des lois et des politiques publiques existantes", estimait ce jeudi 27 juillet le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE). Pour rendre effective et améliorer la politique dédiée aux droits des femmes, il formule une quarantaine de recommandations, dont un "plan national de formation à l'égalité femmes-hommes", un Comité interministériel annuel sur le sujet ou l'accès à des statistiques et données sexuées précises. Le HCE insiste sur les besoins humains et financiers en matière de politique publique. Ainsi, il faudrait "augmenter significativement le budget" consacré aux droits des femmes, après une "évaluation réelle des besoins de financements".
Et pour défendre les droits des femmes, conclut le HCE, qui fait là écho aux militants et associations, un ministère d'État serait "le format le plus approprié" car "il donne la capacité d'organiser des réunions interministérielles, haut lieu des arbitrages et décisions du gouvernement". De fait, un ministère et une ministre de plein exercice, à même de soutenir le rapport de force favorable avec leurs pendants des Comptes et des Finances, auraient sans doute pu éviter cette baisse du budget - davantage qu'un Secrétariat d'Etat.

http://information.tv5monde.com/terriennes/droits-des-femmes-en-france-75-millions-pour-la-grande-cause-183064

Le Planning familial lance une application pour ne pas oublier sa pilule,femmes,sante,ivg

21 Juillet 2017, 20:01pm

Publié par hugo

Le Planning familial lance une application pour ne pas oublier sa pilule
Le Planning familial a conçu une application mobile baptisée "Pill'Oops" qui rappelle aux femmes l'heure de la prise de la pilule. Cette méthode de contraception reste la plus utilisée en France.
Par la rédaction d'Allodocteurs.fr, avec AFP
Rédigé le 07/06/2017
 Le Planning familial lance une application pour ne pas oublier sa pilule  Je souhaite partager ce lien avec 
Développée et testée par une association départementale du Planning familial à Rennes, l'application Pill'Oops a été généralisée sur tout le territoire début juin 2017, elle est désormais téléchargeable gratuitement. Elle permet notamment de programmer un rappel quotidien à l'heure de la prise supposée du comprimé, d'avoir un suivi de son cycle, de se renseigner sur la pilule prescrite et de trouver des conseils en cas d'oubli.
"L'objectif est de renforcer l'autonomie des femmes dans leur sexualité et leur santé sexuelle, et de simplifier ce geste du quotidien effectué par des milliers de femmes", a expliqué à l'AFP l'une des deux présidentes du mouvement, Véronique Séhier. Selon elle, il s'agissait de mettre en place "un outil simple et discret pour toutes les femmes" mais aussi "un système adapté aux plus jeunes". "Un oubli peut arriver à tout le monde, c'est courant", a poursuivi Mme Séhier, rappelant que "la conséquence peut être une grossesse".
Utilisée par 41% des Françaises âgées de 15 à 49 ans, la pilule reste la première méthode de contraception. Ce sont les femmes de 20 à 24 ans qui y ont le plus recours, selon les derniers chiffres de l'Institut national d'études démographiques (Ined, 2013).
L'application renvoie également vers le numéro Vert du Planning familial (0800.08.11.11) pour avoir "accès à toutes des informations utiles concernant la contraception, l'IVG, ou la sexualité", a précisé Mme Sehier. Selon le Planning familial, environ un tiers des femmes qui ont recours à l'avortement étaient sous contraception.
http://www.allodocteurs.fr/sexo/contraception/pilule/le-planning-familial-lance-une-application-pour-ne-pas-oublier-sa-pilule_22618.html

IVG : la carte des pays où l'avortement est interdit,femmes,sante,ivg,

21 Juillet 2017, 16:04pm

Publié par hugo

 IVG : la carte des pays où l'avortement est interdit
Alors que le Chili s’apprête à alléger sa législation sur l’interruption volontaire de grossesse, de nombreux pays sont encore très stricts à ce sujet. En Amérique latine ou en Afrique, certains pays prohibent totalement l’avortement, quand certains ne l’autorisent qu’à des conditions très restrictives.
 
 La rédaction d'Allodocteurs.frFrance Télévisions
Mis à jour le 20/07/2017 | 18:53
publié le 20/07/2017 | 17:13
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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin  
Le Chili va bientôt sortir de la liste des pays les plus restrictifs sur l’avortement. Le sénat vient en effet d'adopter la dépénalisation de l'IVG thérapeutique et en cas de viol, un texte qui doit maintenant être validé par la chambre des députés.
De nombreux pays dans le monde, principalement en Afrique et Amérique latine, restreignent fortement l'avortement mais seuls une vingtaine d'entre eux l'interdisent totalement, à l'instar du Chili, jusqu'à maintenant. Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), ces pays sont le Salvador, le Nicaragua, le Surinam, Haïti et la République dominicaine sur le continent américain, les Philippines et les îles Palaos en Asie, le Sénégal, la Guinée-Bissau, le Gabon, le Congo, Madagascar, Djibouti et la Mauritanie en Afrique. En Europe, seuls Malte, Andorre, le Vatican et Saint-Marin sont dans ce cas.
Carte de l'interdiction de l'avortement dans le monde
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Certains autres pays autorisent l'avortement sous des conditions très restrictives. Ainsi, dans beaucoup de pays africains, l'IVG n'est accessible qu'en cas de danger pour la vie de la mère, comme en Côte d'Ivoire, en Somalie, en RDC, en Ouganda, au Soudan du Sud ou en Libye.
Dans ce cas spécifique, l'interruption de grossesse est aussi tolérée dans plusieurs Etats d'Asie, notamment en Syrie, au Liban, en Afghanistan et au Yémen, ainsi qu'au Bangladesh, au Sri Lanka ou en Birmanie. En Amérique du Sud, quelques pays comme le Guatemala, le Paraguay et le Venezuela ne l'autorisent que dans ce cas-là.
Ce sont les femmes d'Europe et d'Amérique du Nord qui bénéficient des législations les plus libérales, à l’exception notable de l'Irlande a quitté en 2013 le cercle très restreint des pays européens où l'avortement est totalement interdit, mais qui ne l'autorise qu'en cas de danger pour la mère. Le viol, l'inceste ou la malformation du fœtus ne sont pas des raisons légales d'avorter, et une telle intervention constitue un crime passible de la prison à vie.
Font également partie des pays européens les plus restrictifs Chypre et la Pologne, deux Etats où l’IVG n’est autorisée qu’en cas de problèmes médicaux, de viol ou de malformations du fœtus. A l'automne 2016, le gouvernement conservateur polonais a tenté de limiter encore plus le droit à l'avortement, en ne l'autorisant que si la vie de la mère était en danger, mais a dû y renoncer sous la pression de manifestations.
Avec AFP
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http://www.francetvinfo.fr/sante/grossesse/ivg-la-carte-des-pays-ou-l-avortement-est-interdit_2292339.html

Dans l'Arkansas, les femmes devront demander la permission du géniteur avant d'avorter,femmes,ivg,

20 Juillet 2017, 14:25pm

Publié par hugo

 
•Ce qui se passe ailleurs
États-Unis
Dans l'Arkansas, les femmes devront demander la permission du géniteur avant d'avorter
Publié le 11 juillet 2017 à 17:20
Fin juillet, les femmes d’Arkansas devront demander la permission pour avorter à leur géniteur et ce, même si elles ont été violées. Un pas en arrière vertigineux pour les droits des femmes.
 
Instagram / @womensmarch
Consternation dans l’Arkansas qui vient de faire un pas en arrière en ce qui concerne les droits des femmes aux États-Unis. À la fin du mois, cet État du sud rendra l’avortement plus difficile en donnant la possibilité aux hommes d’empêcher l’IVG de leur partenaire par leur simple refus. La loi signée fin janvier s’inscrit dans un ensemble de loi régissant la fin de vie qui oblige désormais les membres de la famille à s’accorder sur la sépulture du corps du défunt: à l’avenir, cela vaudra aussi pour les fœtus avortés. Chaque femme devra demander au géniteur la permission avant d’avorter, et s’il accepte, les deux personnes devront également être d’accord sur le sort des restes fœtaux. Mais s’il refuse, la femme sera dorénavant dans l’incapacité d’avorter dans son État. En cas de viol, la victime devra entrer en contact avec son agresseur pour avoir son feu vert. Enfin, pour les moins de 18 ans, les jeunes femmes devront avoir l’accord de leurs parents. On croit rêver (ou plutôt cauchemarder).
Alors que la loi est sur le point d’entrer en vigueur, des organisations entendent bien s’y opposer. L’Union américaine des libertés civiles (ACLU) a déclaré dans un communiqué que “les femmes d’Arkansas ne peuvent pas se permettre de perdre davantage d’accès à l’avortement. Elles ne peuvent pas se permettre de parcourir des centaines de kilomètres pour se rendre à la clinique la plus proche. Et elles n’ont pas à subir ces atteintes à leur vie privée ni ces violations de leur anatomie ».
L’Arkansas fait déjà figure de mauvais élève en matière d’IVG: l’État de près de trois millions d’habitants ne bénéficie à ce jour que de quatre infrastructures où sont pratiqués des avortements. Quand elles arrivent à avoir accès à ces endroits, les femmes doivent subir un entretien plutôt dissuasif, et une fois passée cette étape, elles doivent encore attendre 48 heures avant de pouvoir planifier leur avortement.
Depuis que Donald Trump a supprimé les subventions des organisations internationales finançant les IVG aux États-unis, les États américains ne cessent de restreindre ce droit. En juin dernier, le Texas a voté une loi exigeant que les femmes tiennent des “funérailles de fœtus” après les avortements tandis que, depuis décembre dernier dans l’Ohio, une loi interdit désormais l’avortement après six semaines de grossesse.
Samia Kidari
 
http://cheekmagazine.fr/societe/ce-qui-se-passe-ailleurs/arkansas-ivg-donald-trump/

Irlande du Nord. La loi anti-IVG condamne une femme à accoucher d’un fœtus mort,femmes,ivg,

16 Juillet 2017, 12:53pm

Publié par hugo

Droit des femmes à disposer de leur corps
Irlande du Nord. La loi anti-IVG condamne une femme à accoucher d’un fœtus mort
Les attaques constantes au droit à l’IVG sont emblématiques du sexisme structurel, mais aussi des inégalités entre les femmes selon leurs moyens. En Irlande du Nord, où la loi est particulièrement rétrograde en la matière, le cas d’Ashleigh Topley en est la parfaite illustration.
 
Léonie Piscator
jeudi 6 juillet
⦁ 
⦁ whatsapp://send?text=Irlande du Nord. La loi anti-IVG condamne une femme à accoucher d’un fœtus mort - Les attaques constantes au droit à l’IVG sont emblématiques du sexisme structurel, mais aussi des inégalités entre les femmes selon leurs moyens. En Irlande du Nord, où la loi est particulièrement rétrograde en la matière, le cas d’Ashleigh Topley en est la parfaite illustration.:  http://www.revolutionpermanente.fr/Irlande-du-Nord-La-loi-anti-IVG-condamne-une-femme-a-accoucher-d-un-foetus-mort
IMG/arton8702.jpg IMG/arton8702.jpg
En Irlande du Nord, la loi interdit aux femmes d’avorter, même en cas de viol, d’inceste ou de détection d’une malformation grave du fœtus. Une femme ayant recours à l’IVG en Irlande du Nord risque la prison à vie, à une exception près : il faut qu’elle prouve que sa vie est menacée par la grossesse.
Ashleigh Topley, dès la 20ᵉ semaine de sa grossesse, savait que le fœtus ne survivrait pas. L’échographie avait révélé qu’il était atteint d’ostéogenèse imparfaite, une maladie génétique grave qui empêche les poumons de se développer. Mais la loi l’a condamnée à poursuivre la grossesse quinze semaines supplémentaires. Et lorsqu’elle a accouché, le fœtus était déjà mort depuis deux jours.
Contrairement au reste du Royaume-Uni – où l’avortement a été décriminalisé depuis seulement quelques mois – en Irlande du Nord une IVG est considérée comme un meurtre. Les femmes qui ont recours ne serait-ce qu’à la pilule du lendemain risquent des perquisitions et l’emprisonnement.
Nombre d’entre elles, celles qui sont issues des milieux les plus aisés, vont en Angleterre ou au Pays de Galle pour avorter. Elles seraient environ 2000 chaque année dans cette situation, pour un prix – voyage, séjour, opération – qui atteint plusieurs milliers de livres. Mais pour l’immense majorité des Irlandaises, qui n’en ont pas les moyens, la seule solution reste de commander des pilules abortives sur internet, sans aucun accompagnement médical et en risquant des années de prison.
Le cas d’Ashleigh Topley, s’il est particulièrement parlant, est loin d’être isolé. Chaque année, des milliers de femmes risquent leur vie, leur santé physique et mentale, simplement pour disposer de leur corps, partout dans le monde. Le droit à l’IVG est sans cesse remis en cause dans les pays où il est légal, et c’est une question qui révèle les inégalités criantes entre celles qui, malgré la criminalisation, ont les moyens d’avorter accompagnées par des professionnels tandis que des milliers d’autres, les plus précaires, meurent des suites d’un avortement clandestin. En France, malgré l’hommage unanime à Simone Veil qui a eu lieu récemment, de très nombreux centres IVG sont fermés tous les ans : en 2015, près de 130 centres IVG ont ainsi fermé, le rythme s’accélérant avec les fermetures de centres hospitaliers.
La lutte pour le droit des femmes à disposer de leur corps est toujours d’une actualité brûlante, et Ashleigh Topley, qui dénonce une loi nord-irlandaise particulièrement « barbare » est là pour nous le rappeler.
Crédits photos : Paul Faith/AFP

http://www.revolutionpermanente.fr/Irlande-du-Nord-La-loi-anti-IVG-condamne-une-femme-a-accoucher-d-un-foetus-mort?utm_content=buffer8d9dc&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer

Implant Essure : après Mirena, encore un contraceptif mis en cause,femmes,contraception,ivg,sante

12 Juillet 2017, 21:13pm

Publié par hugo

Implant Essure : après Mirena, encore un contraceptif mis en cause

 Une délégation de l'association R.E.S.I.S.T. à la sortie d'un échange avec le CNGOF (Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français) sur la méthode Essure lors des 40ème Rencontres Nationales de la Gynécologie de Montpellier, le 9 décembre 2016. L'association a décidé de porter plainte contre Bayer après le décès d'une porteuse des implants en février dernier. (Photo : association Resist)

Dénoncés par des milliers de patientes dans le monde, les effets secondaires des implants contraceptifs Essure du laboratoire Bayer peuvent mener à des chirurgies gynécologiques irreversibles. Une porteuse française est décédée et l'association de victimes "Resist" va porter l'affaire en justice.

dans

Les implants Essure consistent en "ressorts" de fibres de polyéthylène, titane, acier inoxydable et nickel qui sont posés, sans anesthésie, à l'entrée des trompes de Fallope. Leurs propriétés chimiques génèrent une cicatrisation des trompes, dont l'obturation provoque une stérilisation définitive.

Le procédé existe depuis 2002 ; il est remboursé par la sécurité sociale depuis 2005. Essure, bien qu'équivalent à la ligature des trompes, a été plébiscité pour la simplicité de sa mise en oeuvre : aucune chirurgie n'est nécessaire, et jusqu'à récemment, n'importe quel gynécologue pouvait poser ce dispositif intra-utérin aussi facilement qu'un stérilet.
Cette contraception irréversible, puisque c'est une stérilisation, est le plus souvent proposée à des femmes ne supportant pas les contraceptions hormonales, ou à celles qui ont déjà enfanté et atteignent un certain âge.

 Les membres du conseil de surveillance siègent au podium lors de la réunion annuelle des actionnaires du géant allemand des produits chimiques Bayer AG à Bonn, en Allemagne, le vendredi 28 avril 2017. 
 
(AP Photo / Martin Meissner)



Or chez 10 % des femmes, au moins, ce produit Bayer - comme le stérilet Mirena - n'est pas sans conséquences graves, pudiquement appelées "effets secondaires". Ce sont en réalité des symptômes de pathologies lourdes qui se développent parfois, pouvant aller jusqu'à l'ablation des trompes et de l'utérus. Depuis 2011, l'implant Essure a été posé sur 140 000 femmes en France et un million de dispositifs ont été vendus dans le monde.

Les autorités françaises continuent pourtant à invoquer la balance bénéfice-risque en faveur des dispositifs de Bayer, alors qu'Essure a été interdit au Brésil  en début d'année et que le fabricant stoppe sa commercialisation en Finlande et aux Pays-Bas.

Quant au fabricant Bayer, il publiait sur son site, en décembre 2016, une réponse invoquant ce même rapport bénéfice-risque, confirmé en avril 2017, par la publication d’un rapport du CSST. De nouveaux tests toxicologiques ne sont pas prévus par la société autres que ceux, prédéfinis par les organismes de réglementation, réalisés préalablement à la commercialiations du produit. Enfin, précise la société, les modalités de retrait de l’implant intratubaire figurent sur la notice d'utilisation, puis c'est le chirurgien, qui en fonction de son cas particulier, met en place une procédure adaptée - CQFD. 

Des allergies qui mènent à l'ablation de l'utérus ?

Les témoignages de femmes ayant subi des dommages corporels et psychiques dus aux implants Essure sont nombreux et perturbants : douleurs aiguës au ventre, à la nuque, dans le dos, parfois associéees à une paralysie temporaire ou permanente, à une dépression, une fatigue massive, ainsi qu'à des troubles hémorragiques et neurologiques lourds, avec vertiges, troubles visuels, du langage et pertes de

Implants Essure commercialisés par les laboratoires Beyer
Implants Essure commercialisés par les laboratoires Beyer
(DR)

mémoire. La cause de ces affections pourrait être, en partie, liée à des allergies aux métaux lourds constitutifs d'Essure : en effet, dès le dispositif retiré, les symptômes régressent, puis disparaissent.

Seul hic, et non des moindres, le retrait des implants n'est pas aussi simple que leur pose, puisqu'il requiert une opération chirurgicale sous anesthésie générale. Plusieurs méthodes de retrait sont possibles en fonction de l'état du dispositif et de son emplacement. Ainsi les recommandations techniques du CNGOF (Collège national des gynécologues obstétriciens de France) : "L’ablation de l’utérus et des deux trompes ne doit pas être systématique, mais peut s’avérer utile en cas de pathologie gynécologique associée (…)" Les femmes qui ont opté pour cette stérilisation mesurent-elles les suites médicales et biologiques qu'impliquerait leur intolérance au dispositif ? 

Témoignages dramatiques, décès : rien n'y fait

Depuis un an une association de femmes victimes d'effets secondaires à la suite de la pose d'un implant Essure, "Resist" (Réseau d'entraide, soutien et information sur la stérilisation tubaire, 1300 membres), se bat pour alerter les autorités du danger qu'il représente pour la santé : "au moins 10%" des femmes souffrent d'effets secondaires, selon une étude hollandaise.

Mais rien n'a changé et la présidente de l'association Resist, Marielle Klein — qui a elle-même subi une ablation de l'utérus au moment du retrait de son implant Essure — a du mal à accepter que les autorités sanitaires défendent ces implants : "Quand la plupart d'entre nous, porteuses d'Essure, avons consulté pour des troubles neurologiques, on nous a évoqué la sclérose en plaque, ce qui n'est pas rien. Et au final, une fois les examens passés, on nous dit 'c'est dans votre tête, vous  n'avez rien'. Et pourtant, avec l'association, nous avons rencontré l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé​), nous avons témoigné, et le bénéfice-risque est toujours renvoyé en faveur d'Essure. Mais quand on a vu la liste des experts Essure issus du CNGOF au CSST (Comité scientifique spécialisé temporaire de l'ANSM, ndlr), on a eu un peu le sentiment de faire un pas en arrière, parce ce sont des professionnels habitués à Essure, mais qui ne vont pas aider les femmes, puisque ce sont les gynécologues qui ont posé le plus d'Essure en France".

Conclusion du CSST (Comité scientifique spécialisé temporaire) du 30 mai 2017 après les alertes effectuées par l'association Resist au sujet d'Essure à l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament)

Une porteuse d'Essure est décédée il y a quelques mois, potentiellement à cause d'une allergie massive au nickel (article du Monde du 07 juillet 2017), et l'association Resist a décidé de porter plainte en septembre contre les laboratoires Bayer. Au Brésil, les implants Essure sont interdits depuis début de l'année. En cause : le manque d'information sur leur corrosion et leur toxicité, entre autres, puisque le fournisseur de Bayer au Brésil n'a pas donné suite aux demandes des autorités sur ce sujet. L'Anvisa (l'autorité de sécurité du médicament équivalente à l'ANSM française) avait placé Essure en "risque maximal" suite à un rapport scientifique rapportant des douleurs chroniques, des allergies et des migrations du dispositif. Aux Etats-Unis, une plainte collective d'un millier de femmes est en cours contre Bayer et ses implants Essure.

Marielle Klein, elle aussi, a réclamé des informations à l'ANSM : "Nous leur avons demandé s'ils avaient accès aux documents sur la corrosion et la toxicité d'Essure, et ils nous ont répondu que non, qu'ils allaient faire des recherches. Ce qui est incroyable, c'est que  le laboratoire Bayer est censé avoir fait ces études, et devrait les avoir fournies à l'ANSM. Pourquoi n'est-ce pas le cas ?"

Le logo de l'association RESIST où est représenté, en guise de I, l'implant contraceptif Essure
Le logo de l'association RESIST où est représenté, en guise de I, l'implant contraceptif Essure
(capture d'écran)

Le confort, mais à quel prix ?

Mirena ou Essure (lire aussi Stérilet Mirena : les femmes "maltraitées" par les hormones et la gynécologie ?), ces scandales gynécologiques ont des points communs. A commencer par le refus de certains gynécologues, du moins dans un premier temps, de prendre en compte la réalité des affections graves causées à 10 % des patientes par les dispositifs contraceptifs Mirena et Essure qu'il place dans le corps des femmes.

Le deuxième reste la lenteur des autorités sanitaires françaises à réagir ou à prendre en compte le problème, et à appliquer le principe de précaution pourtant inscrit dans la Constitution, en demandant le retrait temporaire du dispositif, le temps d'étudier les causes des affections qu'il provoque chez certaines femmes.

Le dernier aspect pose la question de la place des femmes dans les parcours contraceptifs et pointe la balance bénéfice-risque invoquée par les autorités sanitaires. Concrètement : pourquoi certaines femmes risqueraient-elles de tomber malades pour que d'autres bénéficient d'un système contraceptif apprécié des gynécologues - et des patientes qui n'ont pas à déplorer d'effets secondaires ? Dans le cas d'Essure, comme du stérilet Mirena ou encore des pilules de troisième et quatrième génération, en 2013/14, l'opacité de l'information de la part des fabricants, qui confine à l'omerta, n'est jamais en faveur de la santé des femmes  !

La présidente de Resist, qui fait partie des 10% de femmes qui ont souffert plusieurs années des effets délétères des implants Essure — et qui a perdu son utérus — a elle, la réponse : "On n'a pas signé pour se faire retirer l'utérus. Il faut savoir qu'il n' y a même pas de protocole de retrait d'Essure fourni par Bayer. Ce laboratoire a publié les effets secondaires de son produit, mais n'a jamais pensé qu'il faudrait un jour, peut-être, le retirer ? C'est hallucinant. Nous demandons que ce dispositif soit retiré du marché, et il faut que chaque femme soit contactée individuellement pour savoir qui est touchée. Nous voulons aussi qu'un protocole de retrait des implants Essure soit établi,  parce que les chirurgiens ne sont pas formés à ces implants, et l'on se retrouve avec des fragments de métal dans le corps."
 

Les progrès du planning familial menacés par la fin des financements américains,femmes,sante,ivg

12 Juillet 2017, 20:58pm

Publié par hugo

 Les progrès du planning familial menacés par la fin des financements américains
Par Michel Lachkar@GeopolisAfrique | Publié le 12/07/2017 à 09H58, mis à jour le 12/07/2017 à 10H21
 
Family planning summit de Londres. La Fondation Melinda Gates financera l'accès à la contraception après l'annonce du retrait américain. © AFP/ Mike Theiler
Si l’usage des contraceptifs a augmenté en Asie et en Amérique latine, il reste encore très faible en Afrique subsaharienne. Le sommet «Global Family Planning», qui s'est ouvert le 11 juillet 2017 à Londres, veut donner accès aux contraceptifs modernes à 120 millions de femmes supplémentaires d'ici à 2020. L'inquiétude vient de Donald Trump qui a décidé de réduire les financements américains.
Rendre la contraception gratuite et accessible à tous dans les pays les plus pauvres, briser les tabous sociaux et culturels qui persistent autour de ces questions, tels sont les objectifs du sommet de Londres (Gobal Family Planning Summit), placé sous la présidence du Fonds des Nations Unies pour la population.
Donner aux femmes l’accès à la contraception, c’est non seulement lutter contre la mortalité maternelle et infantile, mais aussi lutter contres les grossesses précoces et allonger la scolarité des jeunes filles. «Selon le pays, la grossesse précoce dans certains cas est liée au mariage précoce, dans d'autres pays, elle est liée à la violence sexiste. Il s'agit aussi d'un manque d'éducation dans de nombreux cas. Nous savons tous quand une fille est enceinte et a un bébé tôt, elle est plus susceptible de quitter l'école.»
L’OMS estime à 225 millions, le nombre de femmes dans les pays en développement qui souhaiteraient espacer les naissances ou ne plus avoir d’enfants, mais qui n’utilisent aucun moyen de contraception.
Des millions de femmes et de jeunes filles sont toujours exposées aux risques de grossesses non-désirées et d’avortements dangereux. L'accès à la contraception éviterait 52 millions de grossesses non désirées dans le monde et 70.000 décès maternels en raison des complications associées.
Les pays sahéliens à la traîne
Si au Maghreb, 60% des femmes utilisent des moyens contraceptifs, elles ne sont que 26% en Afrique de l’Est et 14% en Afrique de l’Ouest ( pays de la Cedeao).
Des pays comme le Togo, la Côte d’Ivoire ou le Ghana ont amorcé une baisse de la fécondité; d’autres comme le Tchad, le Burkina Faso, le Mali et le Niger résistent avec une fécondité de 7,9 enfants par femmes.

L’enjeu est d’importance, car lorsque les jeunes filles ont accès à la planification familiale, elles peuvent achever leur scolarité et trouver un emploi. Ce qui permet de lutter contre la pauvreté et favorise le développement économique. Bien souvent, «un trop grand nombre d’enfants» empêche de les scolariser durablement. Au Niger, par exemple, 500.000 enfants supplémentaires arrivent chaque année sur les bancs de l’école primaire. Combien faut-il construire d’écoles et former de professeurs pour répondre à une population qui double tous les 20 ans? L’Union africaine fait de l’accès à la contraception moderne l’un de ses objectifs de développement.
Des obstacles multiples.
L’éloignement des centres de santé, les hommes qui veulent un grand nombre d’enfants (11 enfants désirés au Niger), les chefs religieux pour qui «seul Dieu décide», le regard social qui empêche de formuler une demande de pilule ou de préservatifs toujours mal vue pour les jeunes filles... sont autant d'obstacles à la contraception.
Ce sujet est crucial dans une région comme l'Afrique sahélienne, où 50% de la population a moins de 15 ans et où 75% des filles sont mariées avant l'âge de 18 ans.
Le sommet de Londres va donc tenter de sensibiliser les décideurs à ces obstacles culturels et d'étendre la gamme de méthodes de contraception abordables à disposition des femmes et des jeunes filles. Et également tenter de toucher les femmes qui connaissent des crises humanitaires dans les zones de conflits. Dans les camps de réfugiés du nord du Nigeria et du Kenya, de nombreuses jeunes filles subissent des viols, sans même pouvoir se protéger.
Un trou de 700 millions de dollars
Reste à trouver les financements nécessaire pour rendre gratuit l’accès à la pilule, voire aux implants pour les âges plus avancés. Avec aujourd'hui une inquiétude majeure: le gouvernement Trump a annoncé en mai 2017 une réduction drastique des financements américains.
Les Etats-Unis étaient, sous la présidence Obama, le plus important contributeur au Fond des Nations Unies pour la population. Un manque de 600 millions de dollars qui devrait être en partie compensé par les dons de la fondation Melinda Gates qui a annoncé une augmentation de 60% de ses financements pour les quatres années à venir. Melinda Gates qui s'est dite profondément troublée par la décision de Donald Trump. «Une décision qui menace tous les progrès enregistrées ces dernières années dans les pays les plus pauvres de la planète.»

http://geopolis.francetvinfo.fr/les-progres-du-planning-familial-menaces-par-la-fin-des-financements-americains-149511