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PMA à l'étranger : un couple de femmes raconte,femmes,grossese,bebe,pma

28 Juin 2017, 10:19am

Publié par hugo

PMA à l'étranger : un couple de femmes raconte

Par Julie Mazuet | Le 27 juin 2017
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Isabelle et Nathalie, parents d'un fils depuis 2014, ont eu recours à une procréation médicale assistée en Belgique. La première témoigne de leur parcours.
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⦁ Si la procréation médicale assistée (PMA) avait été ouverte aux couples de femmes, Isabelle et sa femme Nathalie, en ménage depuis dix ans, n'auraient pas eu besoin d'aller en Belgique pour devenir parents. Elles n'auraient pas eu besoin de parcourir près de 300 km à leurs frais pour rallier Gand depuis Paris afin de procéder à une insémination artificielle. Elles n'auraient pas eu à débourser un peu plus de 1800 euros, tous coûts confondus.
Alors que le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) s'est déclaré favorable à l'ouverture de la procréation médicale assistée - aujourd'hui réservée aux seuls couples hétérosexuels - aux couples de femmes et aux femmes célibataires, Isabelle nous livre les différentes étapes qui ont abouti à la naissance d'un petit garçon, en septembre 2014.
"On ressentait une forte hostilité"
«Quand nous avons pris la décision de faire un enfant, le contexte était très particulier. Nous étions en plein débat sur le mariage pour tous. On ressentait une forte hostilité», explique la musicienne, aujourd'hui âgée de 40 ans. À cause de l'actualité, le couple va jusqu'à reporter son projet de fonder une famille. «On se demandait : connaît-on vraiment le pays dans lequel on vit ?» Avec le recul, Isabelle estime que «la société française est finalement plus avancée que l'état de sa législation, du moins à Paris». Six mois après des discussions parfois houleuses à l'Assemblée nationale, Isabelle et Nathalie sautent le pas et concrétisent leur désir de parentalité.
«La première chose, confie la première par téléphone, c'est de trouver un gynécologue sympathisant de la cause, qui accepte de prescrire des examens, puis de suivre le processus de PMA et la grossesse. À Paris, ce n'est pas très compliqué.» Notamment grâce aux réseaux associatifs. Deuxième étape : prendre contact avec un centre d'insémination. «Nous avons choisi Gand, en Belgique, parce qu'à Bruxelles les délais étaient plus longs.»
À partir de là, tous les frais relatifs aux examens effectués de l'autre côté de la frontière sont à la charge du couple. Isabelle sort sa calculette mentale. «Un Paris-Gand, c'est 3h30 de route, donc environ 100 euros aller-retour. Le prix de l'insémination tourne autour de 300 euros, auxquels il faut ajouter le coût des paillettes de sperme, environ 150 euros. Et chaque nouvelle tentative coûte environ 400 euros supplémentaires.»
"Se libérer la veille pour le lendemain"
Ne vous inquiétez pas, vous n'êtes pas les premières, on voit ça souvent
Outre le prix, d'autres obstacles peuvent venir compromettre une PMA. «Ce n'est pas évident, par exemple, vis-à-vis de son employeur. Il faut pouvoir se libérer la veille pour le lendemain et garder la raison pour soi, ce qui nécessite une certaine dose de courage», liste la quarantenaire. Quand la femme qui souhaite devenir mère doit procéder à plusieurs inséminations ou, pis, qu'elle rencontre des problèmes de fertilité, ça se corse encore davantage et le coût grimpe. «Avec Nathalie, nous avons eu de la chance mais je n'ose même pas imaginer comment font les femmes qui habitent Clermont-Ferrand ou Lyon et qui doivent se rendre en Belgique ou en Espagne d'un jour sur l'autre pour cause d'ovulation...»
En revanche, reconnaît la musicienne, «quand on tombe enceinte, on tombe aussitôt dans la légalité». À en croire son récit, la suite ressemble à une grossesse classique. «À l'hôpital Thonon, où j'essayais en salle d'accouchement de plus ou moins justifier ma présence, une infirmière m'avait répondue, texto : "Ne vous inquiétez pas, vous n'êtes pas les premières, on voit ça souvent".» Et Isabelle de résumer, encore étonnée : «Une fois l'enfant conçu, plus personne ne se préoccupe de savoir comment vous l'avez fait».
"Né de père inconnu"
Ni l'agent de mairie au moment de déclarer la naissance de l'enfant, ni la crèche au moment de l'inscription, ni même le prêtre au moment du baptême n'ont tiqué. «Je m'attendais à avoir au moins un petit problème, mais non», se souvient la quarantenaire qui martèle que ces démarches ont été effectuées dans une grande ville, sous-entendant que son expérience n'est sûrement pas observable partout en France.
Pour devenir officiellement le parent de son fils, Isabelle a néanmoins dû passer devant monsieur le maire, ce qu'elle n'aurait pas fait dans d'autres circonstances. «En France, l'adoption n'est ouverte qu'aux couples mariés», détaille la musicienne qui inclut, dans les frais de la PMA, ceux liés à la procédure d'adoption (entre 200 et 400 euros). D'après elle, nombreuses sont les personnes à penser que la procréation médicale assistée à l'étranger est simple et rapide. «C'est plus compliqué que cela, mais nous avons la chance que cela soit faisable.»
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⦁ Tags : ⦁ grossesse, ⦁ pma, ⦁ adoption, ⦁ maternité, ⦁ Homosexualité
http://madame.lefigaro.fr/societe/pma-a-letranger-un-couple-de-femmes-raconte-270617-133014
 
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