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Législatives : un suppléant En Marche bientôt jugé pour agressions sexuelles,femmes,violences

14 Juin 2017, 22:04pm

Publié par hugo

Hauts-de-SeineIsia KhalfiLégislatives 2017En MarcheLaurianne RossiAlain BrevetCirco 9201
Législatives : un suppléant En Marche bientôt jugé pour agressions sexuelles
>Île-de-France & Oise>Hauts-de-Seine|Valérie Mahaut et Victor Tassel|14 juin 2017, 12h07 | MAJ : 14 juin 2017, 18h26|4
Alain Brevet (ici au centre) assure avoir « oublié de parler de cette affaire lorsqu'on [lui] a proposé d’être suppléant ».DR.

Valérie Mahaut et Victor Tassel
Hauts-de-SeineIsia KhalfiLégislatives 2017En MarcheLaurianne RossiAlain Brevet
Alain Brevet, suppléant d’Isia Khalfi, qualifiée dans la 1e circonscription des Hauts-de-Seine (Colombes - Gennevilliers - Villeneuve), était même convoqué dès le lendemain du premier tour devant le tribunal de Nanterre.
C’est un très gros caillou dans la chaussure d’Isia Khalfi, candidate (LREM) dans la 1e circonscription des Hauts-de-Seine (Colombes - Gennevilliers - Villeneuve). Son suppléant, Alain Brevet, est en effet aux prises avec la justice dans une affaire d’agressions sexuelles. Mis en examen, le marcheur était même convoqué lundi, au lendemain du premier tour, devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour en répondre.
 
L’affaire remonte à l’époque où Alain Brevet dirigeait un foyer du comité d’aide aux réfugiés à Bois-Colombes. Trois salariées avaient saisi la justice pour dénoncer des viols commis d’avril 2010 à mars 2012. L’information judiciaire ouverte à la suite de ces plaintes avait conduit à la mise en examen d’Alain Brevet puis à son renvoi devant le tribunal correctionnel, décidé en août dernier.
 
Il doit comparaître au début de l’année prochaine
S’ils n’avaient été requalifiés en agressions sexuelles, les faits reprochés l’auraient mené aux assises. C’est finalement devant le tribunal correctionnel qu’il en répondra. Son procès a été renvoyé au 5 mars 2018, à la demande d’une partie civile empêchée.

Législatives : un suppléant En Marche bientôt jugé pour agressions sexuelles
Isia Khalfi, arrivée en tête au premier tour (29,6%), tombe des nues. « Nous l’avons appris samedi soir, raconte la candidate. Un électeur nous a appelés après avoir vu le nom d’Alain Brevet sur un bulletin de vote. Il nous a prévenus qu’il était concerné par une affaire. »
 
Une version appuyée par Laurianne Rossi, la référente départementale En Marche ! « Nous découvrons les faits qui lui sont reprochés. Si nous avions eu des soupçons sur ses agissements, nous ne l’aurions évidemment jamais choisi comme suppléant », affirme celle qui est aussi candidate sur la 11ème circonscription (Montrouge - Malakoff - Bagneux).
 
« J’ai oublié de parler de cette affaire lorsque l’on m’a proposé d’être suppléant »
Le principal intéressé lui même confirme avoir dissimulé ses ennuis judiciaires au mouvement d'Emmanuel Macron. « J’ai caché cette affaire à En Marche ! depuis le début, assure Alain Brevet. J’ai oublié d'en parler lorsque l’on m’a proposé d’être suppléant. Pour moi, cette affaire devait être réglée ce lundi. J’espérais un non-lieu (NDLR : une relaxe) pour expliquer que les soupçons qui pesaient sur moi étaient levés. »
 
Il assure aussi avoir conscience du tort qu'il porte désormais à sa candidate titulaire. « Je regrette maintenant de n’avoir rien dit car cela porte préjudice à Isia Khalfi, reprend Alain Brevet. Elle n’a rien à se reprocher, et n’était absolument pas au courant. » Sur le fond du dossier, il refuse de « donner plus de détail avant d'avoir consulté son avocat » mais assure que « sa femme est au courant de l’affaire et m’apporte son soutien inconditionnel. Elle a une confiance totale en moi. »
 
« Nous l'avons exclu de la campagne sur le champ »
« Coincée » par le silence républicain durant le week-end dernier, l’équipe de campagne, qui « ne connaît pas les détails de l’affaire », n’a pas pu « réagir publiquement » mais a pris des mesures radicales. «Nous l’avons exclu de la campagne sur le champ, tonne Isia Khalfi. J’ai coupé tout contact avec lui. »
 
En pleine campagne d’entre-deux-tours, les conséquences politiques pourraient être désastreuses. « Je ne crois pas que cela remette en cause la bonne campagne qu’Isia a menée et la sincérité de sa candidature. Elle a tout notre soutien, assure Laurianne Rossi. Et je rappelle qu’il y a la présomption d’innocence. » « Si je suis élue, je ferai en sorte qu’il ne siège jamais à l’Assemblée Nationale », promet de son côté Isia Khalfi.
 
La candidate communiste enfonce le clou
« Le meilleur moyen d’en être sûr, c’est de ne pas l’élire » tacle Elsa Faucillon, l'adversaire (PCF) d'Isia Khalfi au deuxième tour. « Il savait qu’il allait être jugé, c’est irresponsable de sa part de se présenter, quel que soit le verdict » cingle-t-elle, tout en affirmant « tenir à la présomption d’innocence. »
« Je trouve qu’Isia Khalfi réagit avec beaucoup de légèreté compte tenu de la fonction à laquelle elle aspire, enfonce encore Elsa Faucillon. Cela prouve les limites du système Macron. En réalité, les gens ne se connaissent pas. »
 
 
  leparisien.fr
 
http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/legislatives-un-suppleant-en-marche-mis-en-examen-pour-agressions-sexuelles-14-06-2017-7050282.php
 
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