Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de hugo,

Fertilité. « Les femmes doivent pouvoir conserver leurs ovules » ,femmes,sante

25 Juin 2017, 01:15am

Publié par hugo

La photographie d’après-guerre mise en lumière par Minor White
par Mounir Belhidaoui
 
 
 
 Fertilité. « Les femmes doivent pouvoir conserver leurs ovules »
Modifié le 20/06/2017 à 14:11 | Publié le 20/06/2017 à 14:11 - 0
Écouter
⦁  Une fois prélevés, les ovocytes sont confiés au laboratoire pour être fécondés. Ici, dans le laboratoire d'une clinique romaine. | Archives REUTERS/Alessandro Bianchi
Réagir
⦁ Facebook1010
⦁ Twitter
⦁ Google+11
⦁ javascript:void(0);
Lire le journal
numérique
 image: none; vertical-align: bottom;"
Pour permettre à des femmes d’avoir des chances de grossesse jusqu’à 43-45 ans, l’Académie de médecine est favorable à une « autoconservation d’ovules ».
Des enfants de plus en plus tard
Les femmes et les couples font des enfants de plus en plus tard. Aujourd’hui, 5 % des accouchements concernent des mères âgées d’au moins 40 ans, contre 1 % en 1980. Mais, à partir de 35 ans, la qualité des ovules est moindre, la fertilité baisse, les chances de grossesse s’amenuisent.
Une solution possible ? Prélever les ovocytes jusqu’à 35 ans, après un traitement hormonal et échographique, puis les conserver par vitrification (une congélation instantanée à - 196oC dans l’azote liquide). Et les féconder par micro-injection d’un spermatozoïde. Les femmes pourront les utiliser plus tard, si besoin, dans le cadre d’une éventuelle PMA (procréation médicalement assistée). En France, cette technique était réservée aux femmes souffrant de maladies graves ou menacées de ménopause précoce.
« Un chantage ou un leurre »
Face à une demande croissante des femmes et des couples, la loi de bioéthique a évolué. Depuis janvier 2016, une femme qui n’a jamais eu d’enfant peut conserver ses ovules, mais à une condition : qu’ils soient prélevés dans le cadre d’un don à une autre femme et qu’en cas de nombre insuffisant d’ovocytes, priorité aille au don. « Cette offre […] peut être perçue comme un chantage ou comme un leurre », écrit l’Académie de médecine dans un rapport rendu le 19 juin. De plus, ce système est souvent inefficace. « Compte tenu de la large priorité accordée au don, les chances pour ces donneuses de conserver des ovocytes pour elles-mêmes sont quasi nulles. » Il faut de 15 à 20 ovocytes pour espérer une grossesse. Pour une femme, il faudrait donc multiplier les cycles de stimulation hormonale nécessaires au prélèvement si l’on veut que le don et l’autoconservation aient tous deux des chances d’être efficaces.
« Sans paternalisme ni jugement moral »
L’Académie de médecine – composée de médecins, de pharmaciens, de biologistes – a adopté par 54 voix (12 contre, 22 abstentions) un texte qui préconise de dissocier don et autoconservation. Comme le note le gynécologue Jacques Milliez, « le principe d’autonomie des femmes devrait être respecté, sans paternalisme médical ni jugement moral, pour pallier les conséquences de l’infertilité liée à l’âge, pour les femmes qui, à 35 ans, n’ont toujours pas de partenaire stable, ou qui optent temporairement pour des choix de vie sans maternité immédiate ».
« Il n’est pas question d’autoriser des grossesses à 65 ans, mais de permettre à des femmes dont la fertilité baisse d’avoir des chances des grossesses jusqu’à 43 ou 45 ans », souligne le professeur Philippe Bouchard, endocrinologue, spécialiste de la médecine de la reproduction.
Elles partent à l’étranger
L’Académie de médecine plaide pour que les Françaises aient accès à l’autoconservation d’ovules, « de manière légale et contrôlée ». Puisque c’est interdit en France, celles qui en ont les moyens partent à l’étranger où ces techniques sont autorisées, en Italie, en Espagne, en Belgique, en Grande-Bretagne, en République Tchèque… L’institut espagnol Ivi (Institut de Valence contre l’Infertilité) a enregistré 42 demandes françaises en 2015 pour cet acte facturé plusieurs milliers d’euros. « Il existe un mercato de la congélation d’ovocytes, dans un but lucratif », constate l’Académie de médecine, qui veut justement prévenir ces dérives mercantiles.
Le gouvernement et le Comité d’éthique
Les Académiciens rendent des avis consultatifs que le gouvernement suit ou pas. Le rapport rendu le 19 juin intervient à un moment important. Une autre institution, le Comité consultatif national d’éthique, doit se prononcer, d’ici à la fin juin, sur des questions liées à la procréation, qui suscitent des débats passionnés. Notamment la PMA autorisée ou non pour toutes les femmes, y compris les homosexuelles. Actuellement, la PMA est réservée aux couples hétérosexuels.
 
http://www.ouest-france.fr/societe/fertilite-les-femmes-doivent-pouvoir-conserver-leurs-ovules-5076198?utm_source=filinfo-newssuite&utm_medium=fluxrss&utm_campaign=banquedecontenu

Commenter cet article