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Le blog de hugo,

Non à l’apartheid sexuel imposé par l’Iran et l’Arabie Saoudite,femmes,racisme,sexisme,

3 Mai 2017, 17:17pm

Publié par hugo

Sport
Non à l’apartheid sexuel imposé par l’Iran et l’Arabie Saoudite
Les 13 et 14 avril 2017, la Ligue du Droit International des Femmes (LDIF) et la Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF) ont lancé la campagne de boycott contre l’Iran et l’Arabie Saoudite, deux pays qui pratiquent l’apartheid sexuel dans le sport. Elles ont manifesté à Paris, une des villes nominées pour accueillir les Jeux Olympiques de 2024.

Darya Safai, résistante iranienne s’est exilée en Belgique. Lors des jeux Olympiques de Rio, elle avait brandi, au cours des matchs de volley-ball auxquels participait l’équipe masculine d’Iran, des pancartes « Let Iranian women enter their stadiums », du nom de son mouvement créé en 2014.

 

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Les règlements sportifs sont fondés sur des valeurs universelles

L’apartheid sexuel c’est la ségrégation entre les femmes et les hommes. Pendant des millénaires, le sport a mis de côté les femmes. Il a fallu des décennies de luttes pour qu’elles aient accès à toutes les disciplines sportives. Les principes universels sont maintenant inscrits dans les règlements sportifs notamment dans la Charte olympique qui interdit touts discriminations y compris de sexe.

La pratique du sport n’est pas interdite en Iran mais les femmes doivent porter le Hijab, un habit islamique qui couvre le corps. Il ne peut y avoir de monde paritaire lorsque les femmes sont tenues de porter une tenue de sport différente de celle des hommes. Il ne peut y avoir de parité lorsque les femmes sont contraintes de se cacher. L’Iran vient d’organiser, à Téhéran, un marathon en confinant les femmes dans un espace clos sans spectatrices/spectateurs alors que les hommes couraient dehors sous les applaudissements de la foule. En Arabie saoudite, non seulement, les femmes sont bannies de stades, mais de plus, l’éducation physique est interdite aux collégiennes.

La LDIF et la CLEF considèrent que le bannissement des femmes des stades est un apartheid sexuel similaire à l’apartheid racial. Elles demandent que, tout comme l’Afrique du Sud qui avait été bannie de 1962 à 1992 pour ses pratiques racistes, l’Iran et l’Arabie Saoudite soient bannies des JO 2024 pour ses pratiques sexistes et discriminatoires contre les femmes.

Depuis plusieurs années, les Iraniennes protestent contre leur bannissement du sport. Malgré les risques, notamment celui d’être arrêtées, elles se déguisent en hommes pour assister aux matchs.

Leurs demandes n’ont pas seulement été ignorées par la République Islamique d’Iran, elles ont été balayées par le Comité Olympique, et les Fédérations Internationales de Football et de Volleyball. Alors que leur charte internationale et leurs valeurs universelles devraient les convaincre de soutenir l’égalité, ces derniers n’ont pas agi en faveur de la lutte contre les discriminations contre les Iraniennes et les Saoudiennes. Ne rien dire, c’est cautionner.

La ségrégation sexuelle est une violation des droits fondamentaux des femmes. Elle fait d’elles des citoyennes de seconde classe. En se fondant sur les textes de droits fondamentaux tels que la Charte Olympique ou la Charte Internationale de l’UNESCO, qui garantissent que  » tout être humain a le droit d’accéder à l’éducation physique, à l’activité physique et au sport « , les manifestantes exigent «  la promulgation d’une charte de neutralité religieuse et politique.  »

 

 

 

Un apartheid sexuel dans le sport et dans toute la société

L’apartheid sexuel n’est pas seulement en vigueur dans le sport. Depuis l’arrivée d’Hassan Rohani, qui avait promis plus d’ouverture et de liberté dans la société, la situation des femmes n’a fait qu’empirer en Iran. Une conductrice iranienne qui découvrirait sa tête encoure une amende d’un million de rials et un retrait de 10 points sur son permis de conduire. En Arabie Saoudite, les femmes doivent obtenir l’autorisation de leur mari, leur père ou leur frère pour conduire. Le bannissement des femmes dans les stades de sport est une représentation globale des sociétés iranienne et saoudienne dans leur ensemble. Les femmes sont bannies du sport, de la même façon qu’elles sont bannies des universités, des emplois etc.

Le slogan de la candidature de la ville de Paris au JO 2024 est « made for sharing. » La vraie question est de savoir ce que Paris veut partager. Paris partagera-t-elle les valeurs de l’Olympisme fondées sur « le respect des principes éthiques fondamentaux universels » inscrits dans la Charte Olympique et affirmant que « la pratique du sport est un droit humain» et que « la jouissance des droits et libertés reconnus dans la présente Charte doit être assurée sans discrimination d’aucune sorte, notamment en raison […] du sexe […] » ?

Paris doit exiger le renvoi de la République Islamique d’Iran et de l’Arabie Saoudite des Jeux Olympique jusqu’à ce que leurs législations soient conformes aux valeurs universelles du sport.

Laissons les femmes entrer dans les stades de sport !

 

Mailys ARDIT 50-50 Magazine

 

La deuxième étape de la campagne contre l’apartheid sexuel imposé aux femmes par l’Iran et l’Arabie Saoudite aura lieu le 15 mai au siège du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF).Une délégation du collectif d’associations solidaires  remettra au président du CNOSF  une lettre et un « cadeau » symbolisant le mépris de l’Iran et l’Arabie Saoudite pour les principes universels inscrits dans la Charte Olympique qui interdit toute forme de discrimination y compris de sexe.

http://www.50-50magazine.fr/2017/05/02/non-a-lapartheid-sexuel-impose-par-liran-et-larabie-saoudite/

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