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Cinq chiffres pour comprendre le suicide en France,,france,sante,

15 Mai 2017, 23:50pm

Publié par hugo

Cinq chiffres pour comprendre le suicide en France
Par Blandine Le Cain Mis à jour le 05/02/2016 à 16:15 Publié le 05/02/2016 à 06:00

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INFOGRAPHIES - Malgré des chiffres en baisse, 27 personnes se sont donné la mort chaque jour en 2012 d'après le deuxième rapport de l'Observatoire national du suicide, publié cette semaine. À l'occasion de la Journée nationale de prévention du suicide, Le Figaro en reprend l'essentiel en 5 points illustrés.
• En moyenne, 27 décès par jours


Les statistiques peuvent sembler macabres, mais les spécialistes le disent: parler du suicide est essentiel pour lutter contre. Et le tableau n'est pas complètement sombre: si la moyenne quotidienne reste frappante, le nombre de suicides baisse régulièrement depuis une vingtaine d'années. Il est passé pour la première fois en 2012 - année sur laquelle porte le rapport - sous la barre des 10.000 décès.
Ce nombre serait toutefois sous-évalué de presque 10%, de nombreux suicides n'étant pas classés comme tels au moment du décès en raison d'une classification médicale complexe. En prenant en compte cette sous-estimation, le nombre de décès par suicide est évalué à 10.690 en France métropolitaine.
• Trois suicides sur quatre impliquent un homme


Cette tendance, particulièrement marquée chez populations plus âgées, est observée de longue date. Les femmes ne sont toutefois pas exclues du phénomène: le rapport révèle qu'elles déclarent davantage de tentatives de suicide et de pensées suicidaires que les hommes, selon le baromètre santé 2014 de l'INPES.
Ce déséquilibre par sexe est en partie lié aux méthodes choisies : la prise de médicaments, à laquelle ont davantage recours les femmes, engendre moins souvent le décès que des suicides plus violents.
• En Bretagne, un taux 60% supérieur à la moyenne

C'est l'un des axes-clés de ce rapport: une analyse précise à l'échelle des territoires. La Bretagne reste la plus concernée, avec 28,2 suicides pour 100.000 habitants, soit un taux 60% supérieur à la moyenne nationale (à 19,3%, hors-DOM). En 2012, 822 personnes y résidant ont mis fin à leurs jours. C'est dans cette région que l'on trouve le département au plus fort taux: les Côtes-d'Armor, à 30,5 suicides pour 100.000 habitants.
Hors la Bretagne, les chiffres révèlent de fortes différences au sein d'une même région. La Meuse (23,7) et les Vosges (21,2) se situent ainsi à un niveau bien plus élevé que dans les autres départements de leur région, qui affichent un taux inférieur à 10 pour 100.000 habitants:

Ces territoires cumulent généralement plusieurs facteurs d'état dépressif pouvant conduire au suicide (isolement, précarité, consommation d'alcool...). Ces comparaisons doivent toutefois être considérées avec prudence: la sous-estimation des suicides connaît elle aussi de fortes variations selon les régions (elle est particulièrement forte en Île-de-France).
• Un décès sur cinq chez les 25-34 ans


La tendance suicidaire augmente avec l'âge: presque toujours inférieur à 20 jusqu'à 75 ans, le taux pour 100.000 habitants atteint au moins le double pour les catégories les plus âgées.
Pour autant, le phénomène suicidaire n'est pas à ignorer dans les populations plus jeunes. Rapportés au nombre de décès total, les suicides sont responsables d'un décès sur cinq entre 25 et 34 ans. L'Insee l'établissait ainsi en 2013 comme la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans après les accidents de la route.
• Un suicide sur deux effectué par pendaison

Ce mode se situe loin devant les armes à feu (15%) et les médicaments (11%). Mais l'analyse géographique détaillée montre que l'on ne s'ôte pas la vie de la même manière selon les régions.
Les armes à feu sont ainsi davantage utilisées dans le Sud. La Corse affiche le plus fort taux (33%), plus de deux fois supérieur à la moyenne nationale (15%), et plus de trois fois plus élevé qu'en Bretagne (9%). À l'inverse, les suicides par pendaison sont très représentés dans le nord-ouest de la France, avec des taux autour de 60%. En Normandie, la part de 63,9% est deux fois plus élevée qu'en Corse.
En dehors de ces deux principaux modes, d'autres tendances sont observées dans certaines régions, comme en Pays de la Loire, où 7,7% des suicides ont lieu par noyade, contre 3% en moyenne, ce qui traduit l'influence environnementale sur l'acte suicidaire. On note également une exception de Centre-Val-de-Loire, qui affiche un taux élevé de décès par arme à feu.

Vous pouvez retrouver le rapport complet de l'Observatoire national du suicide sur le site du ministère de la Santé, ainsi que l'analyse d'un membre de l'Observatoire sur les facteurs qui expliquent plus précisément ces constats dans cet article.


http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/02/05/01016-20160205ARTFIG00010-cinq-chiffres-pour-comprendre-le-suicide-en-france.php

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