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"Moi Candidat" : Laguiller, Voynet et Buffet évoquent le sexisme en politique,politques,femmes,feminisme,

7 Avril 2017, 00:54am

Publié par hugo

"Moi Candidat" : Laguiller, Voynet et Buffet évoquent le sexisme en politique
D'anciennes candidates à la présidentielle racontent dans le documentaire "Moi, candidat" diffusé mercredi 5 avril sur Canal +, le sexisme subi pendant leurs différentes campagnes.

Arlette Laguiller raconte dans "Moi, candidat", diffusé sur Canal +, le sexisme dont elle a été victime lorsqu'elle s'est présentée à la présidentielle.
Arlette Laguiller raconte dans "Moi, candidat", diffusé sur Canal +, le sexisme dont elle a été victime lorsqu'elle s'est présentée à la présidentielle.
Crédit : Capture d'écran "Moi, candidat" / Canal +
 
Léa Stassinet 
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PUBLIÉ LE 05/04/2017 À 17:30 MIS À JOUR LE 05/04/2017 À 18:18
"Un ministère de la condition féminine ? Et pourquoi pas un secrétariat au Tricot ?". On pourrait se dire que depuis cette phrase, prononcée par le général De Gaulle en 1967, le sexisme en politique n'est plus qu'un lointain souvenir. Pas exactement. On se souvient de Patrick Balkany, qui avait déclaré en 2012, à propos d'une robe à fleurs portée par Cécile Duflot à l'Assemblée nationale : "Peut-être avait-elle mis cette robe pour ne pas qu'on écoute ce qu'elle avait à dire". 

Et pour les femmes qui se sont lancées dans la course à l'Élysée, c'était encore pire. Certaines se sont confiées dans un documentaire intitulé Moi, candidat, diffusé par Canal + ce mercredi 5 avril. En 1974, Arlette Laguiller est la première femme à se présenter à l'élection présidentielle. "Oui je suis une femme et j'ose me présenter comme candidate à la présidence de cette république d'hommes, c'est légal, et pourtant cela choque. Cela paraît étrange même aux hommes de gauche et cela doit l'être puisque je suis la seule", déclarait-elle à l'époque. 

La petite Laguiller, faut la marier à un second maître ou un parachutiste et on n'en parlera plus
Le général Bigeard Partager la citation 
"J'ai 34 ans quand je me présente et je crois que ce n'est pas tellement ça qui m'a été reproché, c'est plus le fait que je n'étais pas à ma place", se souvient-elle devant les caméras de Canal +. Arlette Laguiller revient ensuite sur les propos du général Bigeard, qui avait alors déclaré : "La petite Laguiller, qui est mignonne là, la petite employée de banque, là, il y a 1,30 % qui ont voté pour elle, alors tout ça c'est un peu les excités. La petite Laguiller, faut la marier à un second maître ou un parachutiste et on n'en parlera plus, quoi". Avec le recul, l'ancienne figure de Lutte ouvrière estime qu'à l'époque "aucun grand parti de droite ou de gauche n'avait pensé qu'une femme pouvait être candidate. C'était presque un reproche qu'on ose présenter une femme travailleuse". 

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Les années passent, et en 1995, lorsqu'elle se présente pour la quatrième fois à la présidence de la République, elle n'échappe pas à des remarques à la pertinence discutable. Sur le plateau de l'émission L'heure de vérité, la journaliste Christine Clerc lui demande : "En sortant d'ici, vous allez enlever ce très léger maquillage qu'on vous voit pour la première fois ou vous allez le garder ?". Arlette Laguiller lui répond alors : "Écoutez je ne sais pas, je n'y ai pas trop pensé. C'est pas trop de ça dont j'espérais qu'on allait parler". Le présentateur reprend ensuite la main et renchérit : "Monsieur Fidel Castro est actuellement à Paris. C'est votre type d'homme Monsieur Castro ?". 

Des articles sur les cheveux et la façon de se tenir de Dominique Voynet

Durant cette même campagne présidentielle, une autre candidate fait les frais du même type de comportement. Dominique Voynet, alors âgée de 36 ans se présente pour la première fois en tant que candidate des Verts. Elle raconte avoir ressenti "la tendance paternaliste d'un certain nombre de journalistes masculins". "Je me souviens d'une émission de télévision où Daniel Bilalian m'interroge à la fin du journal et m'appelle par mon prénom". Elle se rappelle également d'avoir lu des articles "écrits par des femmes qui étaient peut-être encore pires, qui consacraient pas mal de lignes à la description de mes cheveux, à la façon de me tenir", révèle l'ancienne maire de Montreuil, qui estime que "ça continue, le sexisme". 

Candidate pour sa part en 2007 pour le Parti communiste, Marie-George Buffet estime que les mentalités n'avaient toujours pas changé. "Une femme Présidente, est-ce qu'elle aura les épaules assez larges, est-ce qu'elle aura l'autorité, la force d'assumer ses responsabilités... La misogynie est quand même extrêmement présente dans la société française", conclut-elle. 


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http://www.rtl.fr/girls/identites/sexisme-politique-documentaire-canal-7787970536

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