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Seine-Saint-Denis: la moitié des victimes de viols jugés à Bobigny sont mineures,femmes,violences,

31 Mars 2016, 23:39pm

Publié par hugo

Seine-Saint-Denis: la moitié des victimes de viols jugés à Bobigny sont mineures
afp, le 11/03/2016 à 17h33 Envoyer par email
Définition du viol et sondage montrant l'ancrage des stéréotypes et des idées fausses à ce sujet ZOOM
Définition du viol et sondage montrant l'ancrage des stéréotypes et des idées fausses à ce sujet / AFP/Archives


La moitié des victimes de viol sont mineures au moment des faits et les deux tiers connaissent leur agresseur, selon une enquête inédite publiée vendredi et fondée sur l'étude des procès tenus à Bobigny en 2013 et 2014.


En partenariat avec l'Observatoire des violences envers les femmes de Seine-Saint-Denis, le TGI a ouvert "ses portes et ses archives" à une démographe, qui a étudié 223 affaires de viols et agressions sexuelles, dont 70 ont été jugées aux assises et 153 en correctionnelle.


Pour Ernestine Ronai, la présidente de l'Observatoire, la surreprésentation des mineures "prouve que les professionnels sont plus à l'écoute". Ce qui doit inciter à poursuivre l'effort de formation nécessaire pour "aider à la révélation de la parole", a-t-elle dit à l'AFP.


Au-delà, cette étude conforte un constat de longue date des associations : "la majorité des viols sont domestiques, commis par l'entourage", a souligné Dominique Pauthe, premier vice-président au TGI de Bobigny.


L'écrasante majorité des victimes (entre 72% et 83%) connaissent leur agresseur, la plupart des faits se déroulant d'ailleurs au domicile de la victime et/ou de l'agresseur.


Pour M. Pauthe, "la spécificité de cette criminalité nécessite d'adapter en permanence les pratiques professionnelles". Celles des policiers, qui doivent savoir "comment aborder la victime", celles des juges, confrontés à la difficulté de devoir "faire émerger une réalité que la victime a gardée enfouie au fond d'elle-même", malgré "le temps qui passe" et l'éventuelle absence de preuves.


Au bout du compte, 93% des accusés ont été condamnés par la cour d'assises et 85% d'entre eux l'ont été à des peines d'emprisonnement de cinq à dix ans et plus.


Par comparaison, le tribunal correctionnel a prononcé 17% de relaxes et 64% des prévenus se sont vus infliger une peine inférieure à 3 ans.


"Faute de moyens, on correctionnalise les viols : les peines sont inférieures" et "une heure de procès", au lieu d'un ou plusieurs jours aux assises, "ne favorise pas la prise de conscience chez l'agresseur et donc la prévention de la récidive", déplore Ernestine Ronai.


afp

http://www.la-croix.com/France/Seine-Saint-Denis-moitie-victimes-viols-juges-Bobigny-sont-mineures-2016-03-11-1300746156

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