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En Islande, la crise de 2008 a été aussi nocive que le tabac pour les nouveau-nés,sante,bebes,

31 Mars 2016, 23:47pm

Publié par hugo

En Islande, la crise de 2008 a été aussi nocive que le tabac pour les nouveau-nés
LE MONDE ECONOMIE | 28.03.2016 à 12h08 • Mis à jour le 28.03.2016 à 14h20 | Par Marie Charrel


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image: http://s2.lemde.fr/image/2016/03/28/534x0/4891146_6_260f_les-bebes-islandais-de-la-crise-pesent-en_00277579114225c6dac72bba2d099d0e.jpg
Les bébés islandais de la crise pèsent en moyenne 66 grammes de moins que ceux nés avant.
Le choc de 2008 l’a rappelé avec brutalité : les crises financières sont de terribles machines à détruire de la richesse et à fabriquer du chômage. Mais elles ont également des conséquences indirectes plus délicates à mesurer. Sur la santé, par exemple : la perte d’un emploi comme les difficultés à boucler les fins de mois sont un grand facteur de stress. Or, lorsqu’il atteint les femmes enceintes, ce stress a un effet nocif sur les nouveau-nés. C’est ce que démontre Arna Vardardottir, professeur de finance à l’école de commerce de Copenhague, au Danemark.
Dans une étude publiée le 23 mars sur VoxEU.org, le site de vulgarisation économique, la chercheuse s’est penchée sur les statistiques néonatales de son pays d’origine, l’Islande. La crise de 2008 a frappé l’île de façon spectaculaire : en quelques semaines seulement, le système bancaire s’est totalement effondré, le cours de la monnaie a plongé de 50 %, tandis que la dette des ménages et le chômage se sont envolés. « L’effondrement a été aussi brutal qu’inattendu, ce qui m’a permis de comparer les données de naissance des enfants nés avant la crise avec celles des bébés dont la mère était enceinte depuis un à trois mois au moment où le krach est survenu », explique Mme Vardardottir.
Un impact décisif sur l’état de santé général
Résultat ? Les nouveau-nés islandais de la crise pèsent en moyenne 66 grammes de moins. En outre, ils sont statistiquement plus nombreux à peser moins de 2,5 kg, tandis que les bébés de plus de 4 kg sont plus rares.
A première vue, ces chiffres peuvent sembler anecdotiques. Mais pour les bébés les plus fragiles, 66 grammes en moins peuvent avoir un impact décisif sur l’état de santé général, voire sur la survie lorsqu’il s’agit de prématurés. Au demeurant, cette perte de poids correspond peu ou prou aux dommages provoqués par le tabagisme de la mère.
A titre de comparaison, l’autre grande source de stress pour les femmes enceintes ayant fait l’objet d’études poussées, à savoir le deuil, engendre une perte de poids de 23 grammes en moyenne, conclut Mme Vardardottir, qui s’inquiète de la persistance des secousses financières dans les pays développés. Et de l’impact qu’elles auront, à long terme, sur la santé des populations et les systèmes sociaux.
Lire aussi : En Islande, le gouvernement a effacé une partie de la dette des ménages




En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/03/28/la-crise-de-2008-aussi-nocive-que-le-tabac-pour-les-nouveau-nes_4891147_3234.html#mQmAxHTcsLGK8EVC.99

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