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Le blog de hugo,

Sauvons la Bibliothèque Marguerite Durand !,femmes,feminisme,paris,

21 Septembre 2017, 12:06pm

Publié par hugo

21 septembre 2017

CultureSauvons la Bibliothèque Marguerite Durand !

En 1932, Marguerite Durand, journaliste féministe, fait don, à la ville de Paris, d’un fond d’archives. Depuis 1989, la bibliothèque Marguerite Durand (BMD) spécialisée dans l’histoire des femmes, du féminisme et du genre se trouve dans la médiathèque Jean-Pierre Melville, dans le 13ème arrondissement de Paris. La BMD recèle environ 60 000 documents, 5 000 lettres et manuscrits, et plus d’un millier de périodiques. Elle attire des thésard.e.s, des sociologues et des historien.ne.s et des passionné.e.s. Associations et syndicats estiment qu’elle est aujourd’hui menacée par un projet de relocalisation qui modifierait profondément son fonctionnement.

La Mairie a décidé que la BMD sera hébergée, à partir de juin 2018, par la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP), dans le 4e arrondissement. Cette décision a été prise sans concertation avec le personnel et les partenaires sociaux.

La BHVP n’a pas suffisamment de place pour accueillir la collection de la BMD. Celle ci sera donc stockée en banlieue. Celles/ceux qui souhaiteront la consulter devront en faire la demande au moins 2 jours avant. Devenue plus difficilement accessible, le risque est que le public se désintéresse du fond d’archives et qu’à terme la bibliothèque ferme.

 

Mobilisé·e·s contre la disparition de la BMD

L’Association Archives du Féminisme a publié une pétition « Pour un projet ambitieux de bibliothèque d’histoire des femmes et du féminisme à Paris », dénonçant le projet de déménagement des archives par la ville de Paris.

« Le fonctionnement de la bibliothèque changera complètement. On voit bien que la Mairie de Paris va nous dire : ‘Mais non, vous ne comprenez pas, la bibliothèque ne va pas fermer.’ Mais on est face à énormément de mauvaise foi et à un déni de l’impact négatif du projet » affirme Christine Bard, présidente de l’Association des Archives du Féminisme, historienne et professeure à l’université d’Angers. « Paris maltraite cette bibliothèque depuis des années sans réaliser que c’est un trésor et qu’il faut le protéger et lui donner des moyens. C’est un lieu de recherche absolument essentiel, avec des fonds magnifiques » souligne Christine Bard  qui ajoute :  » les économies de fonctionnement réalisées avec le déménagement seront dérisoires « .

La mairie de Paris prévoit de réunir les trois fonds dédiés au féminisme, celui de la BMD, celui du fond Marie-Louise Bouglé et celui de la bibliothèque George-Sand. Cela permettra ainsi de pérenniser une équipe de spécialistes du féminisme, un.e  conservatrice/conservateur unique, et de continuer à dédier un budget spécifique à la bibliothèque Marguerite-Durand.

Seule bibliothèque publique en France exclusivement consacrée à l’histoire des femmes, la BMD ne doit ni devenir invisible ni disparaître !

 

Mailys Ardit 50-50 Magazine

 

Un collectif de soutien « Sauvons la BMD ! » s’est constitué vous pouvez :

– vous abonner au compte Twitter @CollectifBMD

– vous abonner à la page Facebook

– vous abonner sur instagram

– participer le 18 novembre à un rassemblement feministe devant la BMD

– Écrire à Anne Hidalgo : anne.hidalgo@paris.fr ; à adresser aussi à la cheffe du Bureau du courrier de la maire : sylvie.clavier@paris.fr  – Bruno Julliard : bruno.julliard@paris.fr – Hôtel de Ville de Paris – Place de l’Hôtel de Ville – 75196 Paris cedex 04

Contact par mail : collectif.sauvonslaBMD@gmail.com

http://www.50-50magazine.fr/2017/09/21/sauvons-la-bibliotheque-marguerite-durand/

Sandrine Goldschmidt : « c’est plus dur pour les femmes de faire des films »,femmes,feminisme,

21 Septembre 2017, 12:05pm

Publié par hugo

 20 septembre 2017
CinémaSandrine Goldschmidt : « c’est plus dur pour les femmes de faire des films »
Femmes en résistance, festival féministe de documentaires a 15 ans. Cette année la thématique est « résistance à la modestie ». Il aura lieu à Arcueil, espace municipal Jean Vilar, les 30 septembre et 1er octobre prochain. Sandrine Goldschmidt, organisatrice du festival, militante féministe, revient sur les origines de ce festival et présente la 15éme édition.
Comment le festival est-il né ? Est-ce que la réalisation au féminin évolue ?
Le festival est né, il y a 15 ans, d’une équipe de femmes, qui souhaitait un festival dont le cœur de cible serait féministe et politique et qui présenterait des documentaires. Il y avait Cineffable (festival lesbien et féministe de Paris), il y a avait le festival de films de femmes de Créteil, mais il n’y avait pas de festival tel que Femmes en résistance. L’objectif est aussi de proposer un espace réservé à des films de femmes, car c’est plus dur pour les femmes de faire des films et en particulier d’avoir accès à des financements. C’est également plus dur d’être distribuées. Le festival est un espace où l’on présente des films qui ne seraient pas forcément montrés ailleurs, bien qu’ils le devraient ! Ce sont aussi des films de qualité : nous sommes exigeantes sur la forme.
Il est difficile de dire si en 15 ans la réalisation « au féminin » a changé car beaucoup de choses ont évolué : les supports notamment. Beaucoup de femmes, partout dans le monde, font des films et partout dans le monde, elles ont du mal à avoir accès aux canaux de distribution et aux financements.
Je pense que le féminisme a changé en 15 ans. Il y a des choses qui sont un peu plus visibles, un peu plus médiatique, mais je ne pense pas que ce soit plus facile de faire un film.
Quels sont les objectifs du festival ? Quel est le thème du festival de cette année, qu’avez-vous souhaité mettre en lumière ?
Depuis 15 ans, les objectifs du festival sont de passer un temps de convivialité où l’on montre des films faits par des femmes en résistance. Ces films sont différents de ce que l’on voit à la TV, car ils montrent des femmes résistantes et non en train de subir. Nous constatons que, quelle que soit la teneur des difficultés, les femmes se battent, résistent, créent. Cela n’est pas suffisamment mis en valeur et nous voulons rattraper ce manque.
Le thème cette année est : « Résistance à la modestie « . Pourquoi ? Beaucoup de thèmes féministes « classiques » ont déjà été passés en revue : femmes en résistance à l’enfermement, à l’invisibilité, au silence, à l’obscurantisme, à la guerre etc. C’était un peu un clin d’oeil pour dire aussi : nous avons montré tellement de femmes, en 15 ans, qui font tellement de choses formidables. On se rend compte souvent qu’elles sont astreintes à la modestie, qu’elles ne doivent pas faire trop de vagues. On les oublie alors trop facilement. Nous nous sommes dit « ça suffit d’être modestes ! Montrons les faisant des choses formidables et amusons nous un petit peu aussi !! »
Qu’apportent pour vous les documentaires à la lutte pour les droits des femmes ?
Globalement il faut moins d’argent pour faire un film documentaire qu’une fiction. C’est donc le format le plus accessible pour les femmes pour rendre compte de ce qu’elles vivent.
Le documentaire permet vraiment aux personnes concernées de pouvoir s’exprimer. Le documentaire est subjectif, ce qui compte est le point de vue de la personne derrière la caméra. C’est ce qui différencie le documentaire du reportage, qui n’est pas censé prendre parti et montrer tous les points de vues, mais si l’objectivité n’existe pas.
Dans le documentaire, il y a un engagement qui est revendiqué.
En quoi est-ce important de présenter des films internationaux ?
Pour nous, il est indispensable que le festival soit le plus international possible. Nous souhaitons montrer des femmes en résistance à travers le monde, montrer qu’il y a partout des femmes, quel que soit leur degré de liberté, leur accessibilité au financement, qui s’emparent de la caméra et qui font des choses formidables, que ce soit en Chine, en Inde, au Mexique, en Colombie, en Afrique etc.
Cette année, nous présentons un film sur une jeune lesbienne camerounaise, un film qui se déroule au Burkina Faso. Nous proposons également un film sur les femmes rurales en mouvement du Nordeste brésilien. Un film où les femmes qui racontent leurs luttes au sein de ce mouvement nous ont vraiment enthousiasmées …
Contrairement à la TV, nous ne voulons pas seulement donner à voir des femmes qui subissent les horreurs du monde. Bien sûr, il y a des films qui sont parfois très durs, mais on sent souvent à travers les films une force et un enthousiasme dans la lutte collective, qui sont communicatifs.
Voulez vous parler d’un film en particulier ?
La programmation du festival est très riche, c’est difficile de choisir. Le samedi soir, nous allons présenter en première française, Et si le ciel était vide de Thissa D’Avila Bensalah qui est un film qui nous a vraiment enthousiasmées. Le sujet est difficile. Il s’agit des violences patriarcales et psychiatriques et le lien entre ces deux types de violences dans l’institution. C’est un film profondément féministe et enthousiasmant. C’est un très beau film et j’espère que beaucoup de monde viendra.
Propos recueillis par Mailys Ardit 50-50 magazine


http://www.50-50magazine.fr/2017/09/20/sandrine-goldschmidt-cest-plus-dur-pour-les-femmes-de-faire-des-films/

Sexisme en cuisine: pourquoi on devrait être “faiministes”,femmes,sexisme

21 Septembre 2017, 11:47am

Publié par hugo

 Sexisme en cuisine: pourquoi on devrait être “faiministes”
Publié le 18 septembre 2017 à 6:01
Dans son essai Faiminisme, quand le sexisme passe à table, la journaliste Nora Bouazzouni nous sert une alléchante réflexion sur les rapports entre féminisme et nourriture. Vous ne regarderez plus jamais votre assiette de la même manière.
 
DR
Du moment où l’on sème les graines dans les champs à celui où l’on porte la fourchette à la bouche en passant par celui où l’on fait baver notre réseau Instagram sur nos photos culinaires, une foule de stéréotypes de genre s’amasse dans nos assiettes. Nora Bouazzouni décortique ces clichés dans un court essai à l’écriture incisive intitulé Faiminisme, quand le sexisme passe à table (Éd. Nouriturfu) dont voici un avant-goût: “Quel rapport entre le patriarcat et une entrecôte? Où se cachent les cheffes? L’agriculture est-elle une affaire de mecs? Avec ce livre, nous tentons d’expliquer par le menu comment nourriture, sexe et genre féminin demeurent intimement liés, et comment l’alimentation a toujours permis d’asservir les femmes.”
Des chiffres et des clichés pour commencer: dans les couples hétérosexuels, les femmes passent près d’une heure par jour aux fourneaux, soit quatre fois plus de temps que leur conjoint, alors même qu’elles peinent à s’imposer dans le milieu très machiste de la gastronomie (en France, 94% des chef.fe.s sont des hommes!), et ce pour des raisons parfois étranges. Un grand chef japonais déclarait en effet qu’“à cause de leurs règles, le goût des femmes est fluctuant; c’est la raison pour laquelle elles ne peuvent pas être maîtres sushis”. Mais il faut remonter au Paléolithique, à l’époque des chasseurs-cueilleuses (car ce sont bien les hommes qui chassent et les femmes qui cueillent les fruits dans les arbres, chaque chose à sa place), pour comprendre les origines de ce sexisme alimentaire. Par exemple, nos ancêtres associent très vite viande et testostérone, et ça dure depuis si longtemps qu’on tient là l’explication de la différence de la taille moyenne des femmes et des hommes (qui n’a rien de génétique à l’origine!).
“La bouffe, c’est la vie, littéralement.”
Aujourd’hui encore, les femmes sont donc gentiment invitées à privilégier la salade au steak-frites, un menu incompatible avec le corps de rêve qu’elles sont censées entretenir. Une tyrannie de la minceur qu’Instagram contribue à perpétuer à travers ses innombrables mises en scène de plats et de corps sains. Nora Bouazzouni nous encourage quant à elle à laisser libre cours à nos penchants gastronomiques: “La bouffe, c’est la vie, littéralement. Un gagne-pain, un plaisir, un doudou, un héritage, une nécessité. Notre point commun à toutes et à tous. Les hommes en ont fait une arme, mais la guerre n’est pas terminée. Soyons faiministes!” Interview.
Ta définition du féminisme?
L’égalité entre les hommes et les femmes, tout simplement. Il n’y a pas à avoir peur de ce mot. Ça ne veut pas dire renverser le patriarcat pour imposer le matriarcat, qui n’a d’ailleurs jamais existé.
Ta pire expérience de sexisme alimentaire?
Quand j’étais petite et que la boulangère m’a dit: “Si tu manges des croissants, c’est dix secondes dans la bouche, dix ans dans les cuisses.” Ou quand je suis au restaurant et que je commande du vin rouge et mon mec du rosé, et qu’on me sert le rosé à moi et le vin rouge à mon mec. Ce qui m’énerve aussi, c’est quand on donne systématiquement la carte des vins à l’homme, comme si génétiquement, les hommes s’y connaissaient mieux en vin.
Un exemple de plat considéré comme typiquement féminin?
La salade (avec du jus de citron), le poisson blanc (sans sauce), la viande blanche et maigre, du blanc d’oeuf (attention, le jaune, c’est gras), et pas de dessert ou alors à la limite une petite salade de fruits. Les femmes sont censées manger des animaux qui ne sont pas menaçants, où on ne voit pas le sang. Elles doivent manger des petites portions (une femme qui se ressert, c’est une gloutonne, elle veut prendre la place de l’homme, manger comme lui). Pour la boisson, c’est pareil: une femme qui boit beaucoup ou qui a une bonne descente, c’est le bon pote de la bande (“Dis donc pour une femme, tu tiens bien l’alcool!”).
Un exemple de plat considéré comme typiquement masculin?
Un steak-frites, ou en tout cas un plat sans créativité, brut et brutal, avec du sang. Des choses basiques, comme dans le sketch de Florence Foresti, “d’la viande et des patates”.
À quoi ressemble ton assiette?
Je ne suis pas végétarienne, même si je mange beaucoup végétarien. Les seuls moments où j’en sors, c’est au resto (du poisson, des fruits de mer). J’ai arrêté de manger de la viande rouge vers 14 ans, au moment de la vache folle. C’est complètement anthropomorphique: je vois moins les points communs entre une langoustine et moi, qu’entre une vache et moi. Mais j’ai de plus en plus conscience que ce que je mange, c’est un animal mort, même si ça n’excuse rien. Une mort n’est jamais éthique.
Pourquoi associer féminisme et végétarisme?
Certaines personnes rapprochent la cruauté, la violence et les maltraitances faites aux femmes à celles faites sur les animaux. La culture visuelle -le cinéma, la pub- morcelle le corps des femmes (à travers le “male gaze”, en se focalisant sur les fesses, les jambes, les cuisses, les seins…), tout comme le boucher découpe le corps des animaux. Il y a cette tendance à nier le tout d’un individu, femme ou animal, pour mieux asseoir sa domination et mieux la justifier.
Dans ton livre, tu parles d’écoféminisme et de fémivorisme. Qu’est-ce que c’est?
On peut tomber dans l’essentialisme, en disant “les femmes, c’est la nature, elles se roulent dans l’herbe, elles sentent les pétales de roses…”, mais je pense que ça ne fait que renforcer les stéréotypes. Ce que les écoféministes disent, c’est qu’on exploite la nature sans rien lui donner en retour. On la détruit comme on détruit et on exploite les femmes et leur travail. Elles prônent donc un respect de la nature et de tou.te.s. Les fémivoristes sont des femmes de la classe moyenne aisée -souvent blanche-, en couple hétérosexuel, qui décident de quitter la ville pour acheter une maison avec un potager et devenir femme au foyer de leur propre chef. Elles subviennent aux besoins de leur famille, en faisant pousser des fruits, des légumes, parfois en élevant des animaux. Mais il faut veiller à ce que les tâches soient partagées avec le conjoint, au risque de se retrouver dans une cage dorée…
En parlant du partage des tâches, pourquoi les hommes dominent-ils le milieu de la gastronomie mais rechignent à cuisiner à la maison?
C’est une question de prestige. C’est comme dans la couture: on parle toujours de grands couturiers (Karl Lagerfeld, Balmain…) et très peu des petites mains qui font tout le travail. Et puis, il y a un effet de meute: quand il y a quinze mecs et trois femmes dans une équipe, c’est dur de se faire entendre, et quand un mec fait une blague sexiste et que tout le monde rigole, c’est dur de répondre. Je ne sais pas si les hommes rechignent à faire la cuisine, mais en tout cas ils aiment bien qu’on leur donne une médaille quand ils font à manger.
Propos recueillis par Sophie Kloetzli


http://cheekmagazine.fr/societe/sexisme-cuisine-faiminisme-nora-bouazzouni/

Comment le viol est devenu un crime en France,femmes,viol,violences,

21 Septembre 2017, 11:44am

Publié par hugo

 La vidéo du jour
Comment le viol est devenu un crime en France
Publié le 20 septembre 2017 à 11:11
Hier soir, France 3 a consacré sa soirée à l’affaire qui permit en 1980 de faire qualifier le viol de crime. À voir absolument.
 
DR
Hier soir, France 3 consacrait sa soirée à la question du viol via un téléfilm retraçant un fait divers peu connu de la jeune génération: le viol, en 1974, de deux touristes belges lesbiennes par un groupe de jeunes hommes français dans le sud. Leur parcours du combattant judiciaire pour faire qualifier leur agression en crime et non en simple délit, puis leur rencontre avec l’avocate féministe Gisèle Halimi (interprétée par Clotilde Courau) qui portera leur affaire devant la Cour d’Assises et les médias, et enfin la condamnation des agresseurs, qui assurèrent pendant tout le procès que les victimes étaient consentantes, tout est retracé dans cette fiction saisissante, intitulée sobrement Le Viol.
Encore terriblement actuelle, la question de l’invisibilité du viol, et du manque d’écoute des femmes qui en sont victimes, est abordée frontalement dans ce téléfilm, qui nous rappelle qu’il y a quarante ans encore, les violeurs étaient jugés au tribunal correctionnel, entre les voleurs de bicyclette et les auteurs d’un feu de poubelle.
À voir absolument ici en replay.


http://cheekmagazine.fr/societe/viol-gisele-halimi-france-3/

Une jeune Saoudienne défend les droits des femmes dans son pays en ouvrant son club de cyclisme,femmes,sport

21 Septembre 2017, 11:43am

Publié par hugo

Une jeune Saoudienne défend les droits des femmes dans son pays en ouvrant son club de cyclisme
Publié le 14 septembre 2017 à 10:21
On a lu pour vous cet article du Guardian sur cette jeune Saoudienne qui a lancé son club de vélo ouvert aux femmes. Une petite révolution dans un pays où les droits des femmes, y compris en matière de cyclisme, sont encore extrêmement limités.
 
Baraah Luhaid © Spokes Hub
“Âgée de 25 ans, Baraah Luhaid a toujours aimé faire du vélo. Bien que le cyclisme ait été légalisé pour les femmes en Arabie Saoudite en 2013, il n’est autorisé que dans les parcs et sur les plages, et uniquement en présence d’un homme. Luhaid lutte pour faire bouger les femmes, ainsi que leurs droits. L’année dernière, elle a fondé Spokes Hub (Ndlr: désigne en français les rayons et le moyeu de la roue), le premier club de vélo ouvert à tous les sexes en Arabie Saoudite, et dirige à présent le seul magasin de cyclisme du royaume ouvert aux femmes. […]
Son abaya -sa longue robe noire traditionnelle- n’arrêtait pas de se coincer dans les chaînes du vélo. ‘Mais ce n’était pas le plus grand obstacle que j’ai rencontré, raconte-t-elle, ce sont les barrières culturelles.’ Souvent, les gens baissent leur fenêtre pour lui crier des insultes, et elle est régulièrement arrêtée par la police. ‘La semaine dernière, j’ai été arrêtée parce que quelqu’un s’était plaint que je l’offensais’, rit-elle. […]
Spokes Hub a récemment remporté un prix décerné aux start-ups à l’échelle du royaume saoudien […]. ‘Je lutte contre quelque chose de plus grand que ce que je croyais au début, confie Luhaid. Quand je défends le vélo pour les femmes, je défends l’indépendance des femmes.’”
Dans l’un des pays où les droits des femmes sont les plus restreints du monde -elles n’ont toujours pas le droit de conduire-, chaque combat est symbolique. Le jour où les femmes pourront faire du vélo sans être accompagnées d’un homme ni craindre de se faire insulter ou arrêter par la police, elles auront fait un petit pas de plus vers leur indépendance. La route est encore longue mais le succès remporté par Spokes Hub prouve que les mentalités ne sont pas complètement figées et que certaines femmes sont bien décidées à les bousculer.
À lire le plus rapidement possible (en anglais) sur le site du Guardian.


http://cheekmagazine.fr/societe/ce-qui-se-passe-ailleurs/baraah-luhaid-club-cyclisme-arabie-saoudite/

La nouvelle campagne scandaleuse du maire de Béziers prône les violences conjugales,femmes,violences,violences conjugales,

21 Septembre 2017, 03:30am

Publié par hugo

 La nouvelle campagne scandaleuse du maire de Béziers prône les violences conjugales
par Natacha Couvillers le 19 septembre 2017
442 partages
 
Le maire de Béziers, Robert Ménard, a encore fait de la provocation pour une de ses nouvelles campagnes. Afin d'illustrer la baisse des aides de l’Etat aux communes, il n’a rien trouvé de mieux qu’une illustration d’un homme étranglant une femme.
Ce n’est pas la première fois que la ville de Béziers fait dans le sexisme et la bêtise. Il y a quelques mois déjà la campagne du “ravalement de façade” avait déjà fait jaser… Et c’est donc reparti !
Cette fois-ci, cela ne concerne pas les travaux publics de la ville mais la baisse de financement de l’Etat vers certaines communes, dont la ville de Béziers.
Pour illustrer cette baisse des aides financières, Robert Ménard a opté pour une métaphore ahurissante : une illustration d’un homme qui étrangle une femme. Comprendre donc, l’Etat qui étrangle les communes.
C’est le maire, lui même, qui a commandé cette campagne et qui l’a d’ailleurs fièrement postée sur son compte Twitter. Evidemment, les critiques sont vite arrivées. Le préfet de l’Hérault, Pierre Pouessel a publié un communiqué officiel dans lequel il qualifie cette campagne de “scandaleuse” et qui “exalte la violence et la haine". Et de poursuivre : "Par son graphisme, elle rappelle les propagandes d'un autre temps qui ont fini dans les poubelles de l'Histoire. En bref, elle contient tous les ingrédients d'un populisme de caniveau que le maire de Béziers cultive sans vergogne."
Le collectif féministe Les Effronté-e-s s’est également exprimé : "Le maire de Béziers instrumentalise la violence faite aux femmes, le féminicide, pour indiquer son désaccord politique avec le gouvernement, c'est une instrumentalisation honteuse".
Outre l'agressivité qui se dégage de l’affiche et qui est condamnable puisqu’elle fait plutôt une belle jambe à la violence, c’est encore une fois la figure de la femme qui se retrouve dans la posture de victime. L’homme, en costume cravate et la femme dénudée qui se fait violenter. On est clairement dans une situation de violences conjugales qui nous écoeure ! Cet affichage public banalise cette violence dont les femmes sont les premières victimes. Une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint ou de son ex-mari.
 
Face à la montée des critiques, Robert Ménard s’est exprimé en éludant complètement tout le fond du problème qui concerne la banalisation des violences conjugales avec cette réponse inadaptée : "Affiche populiste? Oui je m'occupe du peuple. Au moment où l'État supprime les subventions, on installe la clim' à la sous-pref" - R.Ménard”.
A lire aussi : “Ravalement de façade” la campagne sexiste de Béziers qui passe mal
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par Natacha Couvillers 442 partages


http://www.aufeminin.com/news-societe/beziers-robert-menard-campagne-violences-conjugales-sexisme-s2377237.html

"T’étais habillée comment?" l’exposition nécessaire contre la stigmatisation des victimes de viol,femmes,viol

21 Septembre 2017, 03:19am

Publié par hugo

 Société
"T’étais habillée comment?" l’exposition nécessaire contre la stigmatisation des victimes de viol
par Natacha Couvillers le 19 septembre 2017
80 partages
 
L’Université du Kansas a eu la brillante idée d’exposer les récits et les tenues de femmes qui ont subi une agression sexuelle. L’exposition s’intitule « T’étais habillée comment? » et s'attache à déconstruire la croyance selon laquelle le choix d’une tenue influe sur le risque d’agression.
Les victimes de viol sont souvent confrontées à cette question : “t’étais habillée comment ?”, une question révoltante qui sous-entend que peut-être, la tenue était trop provocatrice. Cette façon de pensée ,qui fait partie de la culture du viol, et qu’il faut évidemment éradiquer sous-entend également que l’agressée y est pour quelque chose. Pour déconstruire cette croyance déconcertante et insoutenable, l’Université du Kansas a eu la très bonne idée d’organiser une exposition autour de ce thème. Intitulée “t’étais habillée comment ?”, l’exposition présente 18 récits de femmes victimes de viol qui racontent l’agression sexuelle et à côté de chaque récit sont exposés les vêtements qu’elle portait à ce moment là.
Ce projet a été créé en 2003 par Jen Brockman, directrice du Centre de prévention et de sensibilisation aux violences sexuelles de l'Université du Kansas, et par le docteur Mary A. Wyandt-Hiebert.
Jen Brockman s’est exprimée sur le but de cette exposition au HuffPost en disant que l’objectif de cette exposition était de sensibiliser le public aux violences sexuelles et de lutter contre la stigmatisation des victimes.
Elle explique : “Les visiteurs peuvent se mettre à la place de l'autre aussi bien dans les tenues que dans les récits. Le but est d'arriver au point où ils se disent: 'Eh ! J'ai la même tenue dans mon placard' ou 'J'étais habillée comme ça cette semaine.' Nous tentons ainsi de tordre le cou à la croyance selon laquelle il suffit d'éviter de porter cette tenue pour être sûre de n'avoir aucun problème, ou que l'on peut faire disparaître les violences sexuelles en changeant de manière de s'habiller."
 
 
 © université Kansas
Voir aussi : Victimes de viol, ces stars témoignent 
  © Getty
A lire aussi : La lettre poignante de cette victime de tentative de viol nous a tous bouleversés
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par Natacha Couvillers 80 partages


http://www.aufeminin.com/news-societe/t-etais-habillee-comment-l-exposition-culture-du-viol-tenue-victime-croyance-s2377865.html

Le harcèlement de rue, bientôt verbalisé ?,femmes,violences,

20 Septembre 2017, 21:10pm

Publié par hugo

 Le harcèlement de rue, bientôt verbalisé ?
par Hélène Brasseur le 17 septembre 2017
134 partages
 
Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, a annoncé que le gouvernement souhaite verbaliser une pratique bien trop fréquente et jusque là impunie : le harcèlement de rue. Explications.
Lors d'une intervention sur RMC, la secrétaire d'Etat a évoqué un travail interministériel dans le but de verbaliser le harcèlement de rue. Elle travaillerait sur ce sujet en partenariat avec le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. Elle a également annoncé la réunion d'un groupe de travail à ce sujet.
Une initiative louable, on ne peut pas dire le contraire. Mais est-elle facilement réalisable ? Rien n'est moins sûr. Car il faut tout d'abord trouver une définition juridique au harcèlement de rue, un encadrement qui lui permettrait d'être sanctionné. A partir de quand peut-on commencer à parler de harcèlement ? Comment le différencier de la simple "drague" ou séduction ? Quelle est la limite légale ?
Et même si des efforts sont faits depuis quelques années pour trouver un cadre juridique au harcèlement de rue, on reste encore bien dans le flou. Le travail du gouvernement et des différents acteurs impliqués dans le projet va donc être conséquent. Il faut cependant espérer que les avancées seront rapides, et iront dans le bon sens.
A lire aussi > http://www.aufeminin.com/grossesse/kate-middleton-enceinte-troisieme-enfant-s2361775.htmlCette femme ne se laisse pas faire face au harcèlementhttp://www.aufeminin.com/grossesse/kate-middleton-enceinte-troisieme-enfant-s2361775.html
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par Hélène Brasseur 134 partages


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"Tu étais habillée comment ?", l'expo qui démolit les préjugés sur le viol ;femmes,viol

20 Septembre 2017, 19:10pm

Publié par hugo

 "Tu étais habillée comment ?", l'expo qui démolit les préjugés sur le viol
Mélodie Descoubes | Le 20 septembre 2017
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L’université du Kansas héberge une exposition choc, Tu portais quoi ?, qui démontre que la violence sexuelle n’est pas due à la façon de s'habiller.
 
«Tu étais habillée comment ?» Cette question demeure malheureusement assez commune pour les victimes de viols. Des mots laissent trop souvent penser que les agressions sexuelles auraient pu être évitées si la personne avait été vêtue d’une autre manière. Voici justement le préjugé qu'a souhaité bousculer Jen Brockman, une Américaine directrice du Centre de prévention et de sensibilisation aux violences sexuelles de l'Université de Lawrence au Kansas (États-Unis). Pour ce faire, la jeune femme, en association avec le docteur Mary A. Wyandt-Hierbert, a créé What Were You Wearing ?, littéralement «Que portais-tu ? ».
Du 5 au 15 septembre 2017, l'exposition présentait des tenues vestimentaires similaires à celles que portaient les victimes d'agressions sexuelles et de viols. Dix-huit récits retranscrits au travers de dix-huit ensembles. Autant d'histoire tragiques recueillies auprès d’étudiants lors de campagnes lancées sur les réseaux sociaux et dans les campus américains. La période choisie pour mettre en lumière ce projet n’est pas anodine : les six à huit premières semaines de cours sont celles qui connaissent le plus grand nombre d’agressions sexuelles.
“J’ai la même tenue dans mon placard”
En découvrant l'exposition, les visiteurs doivent se dire : «j’ai la même tenue dans mon placard», a déclaré Jen Brockman lors d’une interview au Huffington Post américain. Le but de cette installation est de sensibiliser à la violence sexuelle et de lutter contre le blâme des victimes. Et de réaffirmer, «ce ne sont pas les vêtements qui sont à l’origine des violences sexuelles, c'est l’agresseur qui en est la cause». Une message que martèle Marlène Schiappa, secrétaire d'État des Égalités entre les femmes et les hommes, sur son compte Twitter : «Le viol est toujours le choix, la responsabilité, la faute du violeur, jamais dans aucun cas, la faute, la responsabilité de la victime.»
Après avoir fait le tour de plusieurs universités américaines (notamment en Arkansas et en Iowa), les pièces seront exposées sur le site Internet du centre de prévention et d’éducation contre les agressions sexuelles cet automne.
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Comment définir le harcèlement de rue ?,femmes,violences

20 Septembre 2017, 19:10pm

Publié par hugo

 
 Comment définir le harcèlement de rue ?
Par Ophélie Ostermann | Le 18 septembre 2017
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Marlène Schiappa souhaite faire du harcèlement de rue une infraction pénale. Comment ? Un groupe de travail planche sur la faisabilité de l’initiative.
 
«Vous êtes dans le métro, vous êtes une femme, je suis un homme, je vous suis. Vous descendez, je descends. Vous remontez dans un autre métro, je remonte. Je vous demande votre numéro de téléphone. Je vous redemande votre numéro de téléphone. [...] Vous vous sentez oppressée, c'est du harcèlement de rue.» Presqu'une semaine après avoir exposé un cas pratique à Jean-Jacques Bourdin sur le plateau de RMC/BFMTV et annoncé la future verbalisation de ce comportement, la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, accélère le processus. Elle était l'invitée dimanche 17 septembre de Dimanche en politique, le magazine politique de France 3. Sur le plateau de l’émission, la benjamine du gouvernement fait une déclaration phare : la mise en place mardi 19 septembre d'un groupe de travail pour trouver un moyen de pénaliser le harcèlement de rue.
Une "zone grise" à éclaircir
Concrètement, cette table ronde sera lancée «avec les ministères de l’Intérieur et de la Justice» et sera «formée de plusieurs députés transpartisans, venant de plusieurs groupes différents», a détaillé la secrétaire d’État. Joint ce lundi par téléphone, son cabinet confirme que les discussions seront menées par cinq parlementaires issus de tous bords politiques et dont les noms seront connus demain. Autre invités : la MIPROF (Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains) et des experts et expertes, tels que des magistrats ou encore des policiers. «L'idée est d'avoir une conciliation large, nous en appelons à toutes les bonnes volontés», indique-t-on au cabinet de la secretaire d'État.
Le but ? «Créer une infraction pour permettre aux policiers en patrouille de verbaliser le harcèlement de rue», peut-on lire dans la lettre de cadrage du groupe de travail qui nous a été transmise. Le groupe s’inspirera-t-il des législations déjà en place au Portugal, en Belgique ou en Argentine ? À ce stade, derrière cette mission générale, quatre objectifs ont été fixés et communiqués. D'abord, caractériser légalement le harcèlement de rue. Face à Jean-Jacques Bourdin le 12 septembre, Marlène Schiappa l'avait en effet qualifié de «zone grise», devant être définie au même titre que l'avait été le harcèlement moral ou sexuel. Le groupe planchera sur la mise en pratique de la verbalisation, à savoir qui verbalise, comment ou encore le montant de l'amende. Autre mission : verrouiller le cadre législatif défini (formation des forces de l’ordre, liens avec les élus locaux, signalement…) afin d’éviter les abus. Enfin les cinq parlementaires mandatés travailleront sur la stratégie de communication pour faire connaître cette nouvelle infraction de toutes et tous.
La preuve, un exercice périlleux
La définition doit se détacher de celle du harcèlement sexuel
Amandine Pasqualini, avoate au Barreau de Toulon
Aujourd'hui, pour condamner un «harceleur de rue», deux solutions. Soit il y a un contact physique, auquel cas on peut être dans l'agression sexuelle, passible de 5 ans d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende. Si les propos de l'auteur sont orduriers, on peut être dans l'injure, et parfois dans l'injure en raison du sexe. Si elle est publique, ce type d'injure est passible d'une peine de six mois d'emprisonnement et de 22 500 euros d'amende, rappelait l'avocate Valence Borgia, lors d'un entretien au Point en juin 2017.
D'où l'urgence de légiférer souligne Amandine Pasqualini, avocate au Barreau de Toulon. En tant qu'avocate mais surtout en tant que femme, la professionnelle assure que le phénomène a pris une ampleur telle qu'«il est tout à fait légitime d'enclencher un volet législatif.» La professionnelle salue donc l'initiative. Mais comme beaucoup d'autres voix, la sienne s'élève pour souligner la difficulté du chantier à laquelle risque de se heurter la secrétaire d'État. «La définition du harcèlement doit se détacher de celle du harcèlement sexuel, qui sous-entend notamment une répétition, ce qui n'est pas toujours le cas dans le harcèlement de rue. Est-ce-qu'il va falloir que le comportement soit répété dans un certain laps de temps ? Quelle sera le degré de répétition ? Quelle limite entre la drague et une insistance qui insuffle de la méfiance et de la crainte ?», indique la professionnelle.
Prouver le harcèlement de rue relève également d'un «exercice périlleux», selon Amandine Pasqualini. Comment matérialiser l'infraction ? L’avocate avance plusieurs pistes : les témoins oculaires, avec les limites qu’on leur connaît, mais aussi le développement des caméras de vidéo surveillance. Sauf que les dispositifs de sécurité ne sont pas les mêmes dans les zones urbaines et rurales. «On aura des victimes de première et de seconde catégorie, qui n'auront pas la même facilité à prouver le harcèlement», nuance l'avocate, avant de conlure : «je demande à voir comment le texte va être articulé, pour que cela ne devienne pas une loi de bonne conscience.»


⦁ http://madame.lefigaro.fr/societe/annonce-marlene-shiappa-comment-definir-le-harcelement-de-rue-180917-134179