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Jacqueline Sauvage: "Je ne pense pas qu'elle pourra tenir jusqu'en 2018", s'inquiète son avocate,femmes,violence,femmes battues,

23 Août 2016, 00:07am

Publié par hugo

Jacqueline Sauvage: "Je ne pense pas qu'elle pourra tenir jusqu'en 2018", s'inquiète son avocate
19/08/2016 à 18h43
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Nathalie Tomasini, l'une des avocates de Jacqueline Sauvage, s'est exprimée à la télévision ce vendredi sur BFMTV pour la première fois depuis la décision de sa cliente de renoncer à faire appel de son maintien en prison.


"Je ne l'avais jamais entendue aussi perdue et désespérée", a confié Nathalie Tomasini, l'une des avocates de Jacqueline Sauvage, ce vendredi sur BFMTV.


"Nous ferons tout pour la faire sortir", a assuré Nathalie Tomasini, qui s'exprimait pour la première fois à la télévision depuis l'annonce de sa cliente de ne pas faire appel de son maintien en prison.
Jacqueline Sauvage, qui a tué son mari violent, a été condamnée à 10 ans de réclusion criminelle. Après une grâce partielle accordée par le président François Hollande en janvier et sa demande de libération conditionnelle rejetée, elle a décidé de renoncer à continuer la bataille judiciaire.


Une femme à bout de nerfs


L'avocate a contacté Jacqueline Sauvage ce vendredi après-midi par téléphone. Elle a livré son ressenti sur BFMTV. "Je dois vous avouer qu'elle m'a fait peur", a-t-elle déclaré l'estimant "extrêmement fragile". Elle a confié ne pas penser "qu'elle pourra tenir jusqu'en 2018", date de fin de sa peine.


Jacqueline Sauvage a décidé de ne pas faire appel de son maintien en prison parce qu'"elle ne souhaite plus se battre, elle en a assez" et "ne veut plus continuer à s'expliquer", a rapporté l'avocate. Elle a pris sa décision "mercredi soir", selon Nathalie Tomasini. C'est Sylvie Marot, l'une de ses filles, qui a transmis sa volonté via une lettre.


Une lettre de sa fille pour se confier


L'avocate a lu cette lettre avec émotion. Il y est question de la surmédiatisation de l'affaire où un "nouveau procès est fait à chaque évaluation". Elle est notamment revenue sur l'attitude des magistrats qui "se moquent de maman, qui ne veulent pas croire les supplices qu'elle a subis, qui la rappelle à l'ordre quand elle a le malheur de se contredire mais elle ne se contredit pas, elle ne sait simplement pas comment s'expliquer".


C'est à la fin de la lettre qu'elle a rapporté que sa mère était "prête à finir sa peine, jusqu'en 2018", en espérant que les Français allaient "comprendre cette décision".


De la grâce partielle à la grâce totale


Après avoir déclaré qu'elles "feront tout (avec son associée, ndlr), absolument tout pour qu'elle puisse sortir" et rejoindre "ses filles", l'avocate est revenue sur la décision du tribunal d'application des peines, qui a refusé sa libération conditionnelle.


François Hollande, qui lui avait accordé une grâce partielle il y a plusieurs mois, est maintenant sollicité pour lui attribuer une grâce totale "demandée par l'ensemble de la société", a dit l'avocate. Pour elle, "dans cette affaire, tout le monde doit prendre sa part de responsabilité"


Nathalie Tomasini a qualifié l'"affaire Jacqueline Sauvage" de "véritable symptôme de cette société qui est malade de l'inégalité qui subsiste encore entre les droits des hommes et les droits des femmes".

http://www.bfmtv.com/societe/avocate-de-jacqueline-sauvage-je-ne-pense-pas-qu-elle-pourra-tenir-jusqu-en-2018-1027729.html

Russie: tollé après l'appel d'un mufti à "exciser toutes les femmes",femmes,violences,sexes,

23 Août 2016, 00:06am

Publié par hugo

Russie: tollé après l'appel d'un mufti à "exciser toutes les femmes"


MOSCOU (AFP) 18.08.2016 - 14:07
Des jeunes femmes sur le campus de l'université de Grozny, en Tchétchénie, le 21 mars 2011 - AFP/Archives
L'appel d'un dignitaire musulman du Caucase russe à "exciser toutes les femmes" provoquait jeudi l'indignation en Russie, mais aussi un débat sur la sexualité féminine.


"Il faut exciser toutes les femmes afin que la débauche n'existe plus sur terre", a déclaré mercredi Ismaïl Berdiev, mufti du Daguestan, une république à majorité musulmane, à l'agence de presse russe Interfax.


A la tête du Centre de coordination des musulmans du Caucase du nord, le dignitaire islamique a défendu la pratique de l'excision "afin de réduire la sexualité féminine."


Il s'exprimait au lendemain de la parution d'un rapport de l'ONG russe "Initiative légale", selon laquelle des milliers de femmes ont été excisées ces dernières années en Russie, notamment au Daguestan.


La déclaration du mufti a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux russes, de nombreux utilisateurs dénonçant une "pratique barbare" et appelant à ne "pas traiter les femmes comme du bétail".


Ses propos ont provoqué diverses réactions officielles. Le ministère russe de la Santé a condamné l'initiative du mufti: "L'excision est une pratique mutilante et ne doit pas être considérée comme quelque chose de positif", a déclaré jeudi à Interfax le porte-parole du ministère, Oleg Salagaïev.


"Une bonne éducation peut être une alternative à l'excision permettant de préserver la chasteté des jeunes filles et empêcher les femmes de succomber à l'adultère", a affirmé de son côté Guennadi Onichtchenko, conseiller du Premier ministre Dmitri Medvedev et ancien chef des services sanitaires russes.


"Il n'est pas nécessaire d'exciser toutes les femmes: les orthodoxes par exemple ne sont pas des débauchées", a assuré de son côté le prêtre orthodoxe et blogueur Vsevolod Tchapline, connu pour ses propos controversés.


L'excision, qui touche plus de 200 millions de femmes dans le monde selon l'ONU, n'est pas formellement interdite en Russie.


Consistant en l'ablation totale ou partielle des organes génitaux externes féminins, elle est parfois pratiquée sur des fillettes pour des raisons culturelles ou religieuses. Elle peut entraîner la mort en cas de choc hémorragique.



VOUS AIMEREZ AUSSI...
AILLEURS SUR LE WEB

http://www.courrierinternational.com/depeche/russie-tolle-apres-lappel-dun-mufti-exciser-toutes-les-femmes.afp.com.20160818.doc.f68ku.xml?utm_medium=Social&utm_campaign=Echobox&utm_source=Twitter&utm_term=Autofeed#link_time=1471523069

Amy Schumer brise le silence sur les violences conjugales,femmes,violences,femmes battues,

22 Août 2016, 23:38pm

Publié par hugo

Accueil / Société / News société / Amy Schumer brise le silence sur les violences conjugales


Amy Schumer brise le silence sur les violences conjugales
268 partages


Laure Gautherin Publié par Laure Gautherin
le 20 août 2016


Facebook


La comédienne est revenue dans son livre sur son douloureux passé et notamment l’une de ses relations avec un homme qui la battait. Elle explique notamment pourquoi elle ne l’a pas quitté tout de suite et la confusion que peuvent engendrer les violences conjugales.
On estime qu’une femme sur trois a déjà été victime de violences conjugales. Un chiffre alarmant qui n’épargne aucun pays, aucune classe sociale et aucune profession. A Hollywood aussi, ce fléau fait des victimes mais comme partout, il reste malheureusement très tabou. Alors que l’affaire Amber Heard (qui a d’ailleurs décidé de reverser l’argent de son divorce à des œuvres caritatives luttant pour cette cause) a récemment agité les médias, c’est au tour d’Amy Schumer de lever le voile sur sa propre histoire. L’actrice, connue pour son humour et ses coups de gueule féministes, a en effet vécu l’enfer d’une relation toxique et violente et raconte dans son autobiographie comment elle s’est retrouvée prise au piège dans ce couple, au péril de sa vie.






Amy Schumer © Getty
Amy Schumer
Amy Schumer
Amy Schumer
Amy Schumer
Amy Schumer
Amy Schumer
Amy Schumer et Hillary Clinton
Amy Schumer
Amy Schumer
Amy Schumer
Amy Schumer
Amy Schumer
Amy Schumer
Amy Schumer

Elle énumère certains coups et menaces que son petit-ami de l’époque lui fait subir : lui cogner la tête contre une voiture, la pousser, pointer un couteau de boucher sur elle… "Je savais qu’il était capable de me tuer", écrit-elle. Malgré les accès de rage de son compagnon, elle se démène pour que les choses s’arrangent car elle est persuadée des leurs sentiments mutuels. "Je pensais que personne ne m’aimerait comme lui m’aimait. Je croyais qu’il était juste aussi passionné à mon égard que je ne l’étais pour lui et que si je faisais plus d’efforts pour ne pas le mettre en colère, tout irait bien. Je l’aimais." Comme de nombreuses femmes victimes d’un conjoint abusif, elle a pensé que les coups qu’elle recevait étaient justifiés et se raccrochait à son amour.




"A un moment de notre relation, je pense que j’ai commencé à confondre sa rage et son agressivité avec de la passion et de l’amour, explique Amy Schumer. Je pensais que le véritable amour était censé ressembler à ça, que plus on se criait dessus, le plus on s’aimait. Que plus cela devenait physique et dégradant, plus notre histoire était profonde. Et que plus je lui montrais que je prenais sa défense, plus il comprendrait que je l’aimais vraiment et nous serions ensemble pour toujours."


Elle a finalement réalisé qu’une telle relation était malsaine et a fini par quitter cet homme. Si elle a bravement décidé de revivre ces terribles moments de son passé, c’est surtout pour envoyer un message aux lecteurs et lectrices qui pourraient être victimes. "Cela peut arriver à tout le monde. Si cela vous arrive, vous n’êtes pas seul, insiste-t-elle. Et si cela ne vous est pas arrivé, vous n’êtes pas forcément à l’abri."


Ces campagnes choc contre les violences faites aux femmes
Voir aussi : Les violences faites aux femmes




Découvrez les campagnes choc contre les violences faites aux femmes © Plan UK 2014/Yves Karew 2011/King Khalid Charitable Foundation 2013
Découvrez les campagnes choc contre les violences faites aux femmes
La campagne contre le harcèlement dans les transports
La campagne du gouvernement français
Salma Hayek pour la Fondation Kering
La campagne de la Fondation Kering
La campagne ELLE’s IMAGIE’nt
La campagne de l'association ELLE’s IMAGIE’nt
La campagne avec la robe mystère
Une campagne de l'ONU Femmes
La campagne de UN Women

A lire aussi : Son bouleversant témoignage sur le viol de sa compagne et ses conséquences devient viral


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Au Burkina Faso, les écolières apprennent à ne plus avoir honte de leurs règles,femmes,sante,sexes,

22 Août 2016, 23:36pm

Publié par hugo

REPORTAGE
Au Burkina Faso, les écolières apprennent à ne plus avoir honte de leurs règles
Par Matteo Maillard (Ouagadougou, envoyé spécial)


LE MONDE Le 22.08.2016 à 11h23 • Mis à jour le 22.08.2016 à 15h47


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Une main se lève au milieu de la classe. « Madame, quand on a nos règles, est-ce qu’on a le droit de boire du bolo [bière traditionnelle à base de sorgho] ? », demande incrédule une élève de CM2. « Est-on seulement supposée boire du bolo à ton âge ? rétorque l’institutrice, Djamila Dayamba, mains sur les hanches. Enfin, si tes parents t’en donnent un petit peu », ajoute-t-elle, le regard complice. Les camarades éclatent d’un rire libéré. Aujourd’hui, il n’y a que des filles en classe.


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Studieuses, les élèves lisent la brochure de sensibilisation aux menstruations.
Ce mardi de mai est un jour un peu spécial pour les élèves de l’école primaire Wayalghin D de Ouagadougou, la capitale burkinabée. Les garçons ont été priés de rester chez eux pour que les écolières puissent discuter entre elles de menstruations et d’éducation sexuelle. C’est la première étape d’un projet pilote lancé par le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, en collaboration avec l’Unicef. L’objectif est de fournir aux écoles des outils pour améliorer la gestion de l’hygiène menstruelle (GHM) afin que les filles puissent rester à l’école pendant toute la durée de leurs règles.


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Déscolarisation


« Les menstrues présentent un risque de déscolarisation non négligeable, avance Djamila Dayamba, institutrice à Fada N’Gourma, venue aujourd’hui à Ouagadougou sensibiliser aux questions de santé reproductive. Il est ressorti d’une étude de l’Unicef que les filles abandonnaient quelques jours l’école lors de leurs règles. A cause des douleurs et de la honte. C’est parce qu’elles ne savent pas ce qui leur arrive. Leurs vêtements se tachent de sang en classe, parfois les camarades se moquent d’elles, alors elles fuient. »


Lire aussi : Dans un village burkinabé, le rapt coutumier des petites écolières


Djamila et quelques membres de l’Unicef sont venus avec une brochure de quinze pages qu’ils souhaitent présenter aux filles de l’école avant d’en lancer la distribution dans tous les établissements scolaires du Burkina Faso. Des dessins montrent une adolescente durant sa toilette quotidienne, un schéma de l’appareil génital féminin explique les menstrues et un patron permet de se fabriquer des serviettes hygiéniques artisanales découpées dans des pagnes. « Nous voulons montrer aux élèves qu’elles peuvent utiliser des ressources simples, à disposition de toutes, sans nécessairement acheter de matériel coûteux », explique Victoria Trinies, consultante pour le projet GHM chez Unicef.


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De jeunes élèves burkinabées lisent à haute voix des extraits de la brochure de sensibilisation aux menstruations.
A la fin de la brochure, les élèves doivent répondre à un questionnaire pour vérifier leurs connaissances : « Les filles peuvent-elles continuer leurs activités habituelles pendant leurs règles ? », « Peut-on attraper une maladie comme le VIH si l’on a un rapport sexuel non protégé ? ». Djamila explique :


« Nous avons constaté que certaines élèves connaissaient déjà schématiquement le fonctionnement des règles mais ignoraient souvent tout de la puberté. Elles ne font pas le lien entre menstrues et grossesse. C’est pour cela qu’on leur apprend les bases. Car, au Burkina, l’éducation sexuelle n’est pas très développée. C’est un sujet tabou. Les mères ont honte d’en parler et, à l’école, son enseignement est laissé à la volonté des instituteurs qui prennent rarement le temps. Avec ces outils pédagogiques, nous voulons leur donner un appui. »
Talents pédagogiques


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L’institutrice Djamila Dayamba félicite une fille qui a répondu correctement à ses questions.
En plus de la brochure à l’attention des filles, les outils comprennent des affiches s’adressant aux garçons pour qu’ils cessent de se moquer de leurs camarades pendant la période des règles. Un guide pour sensibiliser les parents et un autre pour que les écoles adaptent leurs règlements et leurs infrastructures aux besoins hygiéniques des filles.


Lire aussi : Etre mère et prostituée au Mali


« Notre objectif est qu’elles puissent en parler avec leurs camarades et que l’information circule entre elles, explique Djamila. Vu les réactions de ce matin, je pense qu’elles ont appris des choses. Elles ont posé de très bonnes questions. » Dont certaines ont nécessité les talents pédagogiques et synthétiques de Djamila, comme celle-ci : « Pourquoi les règles s’arrêtent quand une femme est enceinte ? » Réponse de l’intéressée :


« Les menstrues montrent que tes organes de reproduction marchent bien. Tu sais, chaque femme a deux ovaires. Et chaque mois, un œuf en sort et descend dans les trompes. Là, l’œuf de l’homme entre dans la femme et rencontre l’œuf de la femme qui prépare l’enfant, le fait grandir dans son ventre. Mais s’il n’y a pas l’œuf de l’homme, le sang qui devait préparer l’enfant ne sert à rien. Il est périmé et doit sortir. C’est ce phénomène que l’on appelle les règles. »
Gageons qu’avec de telles explications, la bonne parole se propagera rapidement dans toutes les écoles du Burkina Faso.


Le sommaire de notre série « Un combat pour la vie »
Voici, au fur et à mesure, la liste des reportages de notre série d’été à la rencontre des femmes du Sahel. Le voyage va nous mener du Sénégal aux rives du lac Tchad. En tout, 27 épisodes, publiés du 1er août au 2 septembre 2016.
Lire aussi : Un combat pour la vie, la série d’été du « Monde Afrique »


Lire aussi : Un combat pour la vie (1) : les sages-femmes volantes des routes de Casamance


Lire aussi : Un combat pour la vie (2) : Aïcha, 13 ans, « tombée enceinte par erreur »


Lire aussi : Les enfants fantômes du Sénégal


Lire aussi : Mamadou Diédhou, l’ange gardien des enfants fantômes


Lire aussi : Au Sénégal, Sylvie, 18 ans, féministe de brousse


Lire aussi : Un combat pour la vie (6): Au Sénégal, combattre Ebola avec une plateforme SMS


Lire aussi : A Dubreka, en Guinée, une saison noire et humide sous la férule d’Ebola


Lire aussi : Ahmed, guinéen : « Je me sens coupable d’avoir survécu à Ebola »


Lire aussi : En Guinée, vacciner les familles atteintes par la fièvre de l’or


Lire aussi : Guinée : Courageuse comme une chercheuse d’or


Lire aussi : En Guinée, l’angoisse du médecin devant son premier patient Ebola


Lire aussi : Guinée : Doumbouya, mère de triplés qui maigrissent à vue d’œil


Lire aussi : Prendre une femme au Mali et la fuite en France


Lire aussi : Lauran, avocat des femmes


Lire aussi : Etre mère et prostituée au Mali


Lire aussi : Dans un village burkinabé, le rapt coutumier des petites écolières




En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/08/22/au-burkina-faso-les-ecolieres-apprennent-a-ne-plus-avoir-honte-de-leurs-regles_4986116_3212.html#mpE8mWwOAvfioF3H.99

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/08/22/au-burkina-faso-les-ecolieres-apprennent-a-ne-plus-avoir-honte-de-leurs-regles_4986116_3212.html?utm_medium=Social&utm_campaign=Echobox&utm_source=Facebook&utm_term=Autofeed#link_time=1471859536&utm_source=ExtensionFactory.com&utm_medium=extension&utm_content=newtab&utm_campaign=extension

Couple mixte : « le maire se prend pour le shérif et a refusé de nous marier »,couples,amours,racisme,politiques,

22 Août 2016, 23:34pm

Publié par hugo

Couple mixte : « le maire se prend pour le shérif et a refusé de nous marier »
4242 VISITES | 6 COMMENTAIRES
Se marier avec une personne étrangère est devenu un véritable parcours du combattant.


A l’occasion du Bal des Amoureux au ban public (dont Rue89Lyon est partenaire), nous publions le témoignage d’Agnès, 29 ans, une habitante de l’agglomération lyonnaise qui a voulu se marier avec Emmanuel, centrafricain. Pour préserver leur anonymat, les prénoms ont été modifiés.


Agnès a longuement bataillé pour pouvoir se marier avec Emmanuel. ©Gian
Agnès a longuement bataillé pour pouvoir se marier avec Emmanuel. ©Gian
Le Bal des amoureux – spécial Loving Day
Le « Loving Day » célèbre la reconnaissance, le 12 juin 1967, par la Cour suprême américaine du mariage mixte unissant une femme noire et un homme blanc en Virginie.
A Lyon, le Bal des amoureux spécial Loving Day se déroulera dimanche de 14h30 à 22h, place Mazagran (Lyon 7ème). Au programme : musique (Sir Jean & Alpha Petulay notamment), cuisine du monde, et prises de paroles.
Ce bal est organisé par le bal est organisé par le collectif des Amoureux au ban public de Lyon qui soutient les couples mixtes dans leurs démarches.
Toutes les infos ici.
Rue89Lyon
Avec Emmanuel, nous nous connaissons depuis 3 ans, nous avons vécu en Centrafrique pendant un an et demi, puis nous nous sommes installés en France.
Je suis française et Emmanuel est centrafricain.


Emmanuel séjourne en France avec un visa étudiant et poursuit un master 2 d’anthropologie. En parallèle, il a déposé une demande d’asile, compte tenu des atrocités et menaces qu’il a subies en Centrafrique. Cette demande est toujours en cours d’instruction.


Lorsque nous avons décidé de nous marier, nous avons choisi mon village natal dans le Sud-Ouest, nous voulions y célébrer les noces et y accueillir nos familles. Le choix de cette commune s’est fait naturellement : ma famille y habite depuis plus de 100 ans et cela avait une signification pour moi.




Le maire ne veut pas célébrer le mariage


La galère des couples mixtes pour se marier
Ces difficultés durent depuis plus de dix ans. Au nom de la lutte contre l’immigration clandestine et/ou familiale, la lutte contre les mariages « blancs » (les mariages contractés aux seules fins d’obtenir un titre de séjour) a été érigée au rang de cause nationale. Certaines mairies et parquet appliquent donc avec zèle les consignes, quitte à aller au-delà de la loi.
Charlotte Rosamond, coordinatrice des Amoureux au ban public :
« Depuis une dizaine d’années, les couples rencontrent toujours les mêmes difficultés : on leur demande des documents complémentaires qui ne sont pas nécessaires; les mairies bloquent sur les attestations d’hébergement, et il y a toujours des signalements systématiques au procureur ». Et la récente réforme du Code de l’entrée du séjour des étrangers (CESEDA) « ne revient pas sur ce qui a été mis en place par le précédent gouvernement, c’est à dire des conditions restrictives pour l’accès au séjour des « conjoint.e.s de français.e.s », selon Charlotte Rosamond.
Rue89Lyon
En février dernier, lors de notre audition avec le maire, en présence de la secrétaire de mairie, celui-ci nous annonce :


« En l’état je ne s’engage pas à célébrer votre mariage »
Il nous donne pas le choix, au motif que le certificat de coutume et de célibat d’Emmanuel est délivré par la mairie de Bangui et non par l’Ambassade de Centrafrique en France.


Effectivement Emmanuel ne peut prendre contact avec l’Ambassade sous peine de voir sa demande d’asile rejetée d’office.
Le maire ajoute qu’il a déjà été auditionné par le procureur de la République pour un mariage mixte :


« Je ne veux pas finir derrière les barreaux pour vous ».
Moi, qui ai étudié le droit, qui comprend les procédures administratives, je précise alors que le motif invoqué par le maire est issu d’une circulaire et que cette dernière ne peut être opposable au citoyen, c’est donc un refus illégal.


La secrétaire de mairie me rétorque sèchement :


« mais nous aussi on connaît les textes ! ».
Constatant la frilosité du maire, nous n’insistons pas et demandons quelle issue ils peuvent envisager. Le maire nous annonce alors qu’il va demander au procureur s’il peut en l’état, avec les papiers qui lui sont présentés, procéder à notre mariage. Naïfs, et parce que tout le monde se connaît dans ce petit village, nous lui faisons confiance.




Le maire écrit au procureur de la République


Nous pensions donc que le maire avait envoyé une saisine en bonne et due forme avec tous les éléments justificatifs nécessaires à la compréhension de notre dossier.


Après le délai de quinze jours pendant lequel le procureur peut s’exprimer en s’opposant au mariage, en diligentant une enquête ou en autorisant la célébration du mariage (le silence du procureur vaut ici autorisation de se marier), je décide de me renseigner auprès du parquet et découvre que le maire n’a pas explicitement saisit le procureur mais lui a adressé un simple courrier, sans valeur officielle, et ne déclenchant aucun délai de réponse.


A ce moment-là, nous n’avons plus envie d’essayer d’être compréhensifs avec le maire, au détriment de notre projet de mariage. Nous contactons la députée de notre circonscription pour intervenir auprès de lui, mais sans succès.




Refus illégal du maire


Un maire ne peut pas s’opposer à un mariage
Seul le procureur de la République pour s’opposer à un mariage. Le maire peut faire un signalement au procureur uniquement s’il y a des « indices sérieux » laissant présager un mariage gris ou blanc.
Rue89Lyon
Nous nous adressons alors à l’association des Amoureux des ban Public et à une avocate qui nous confirme que le refus du maire est un refus illégal et nous conseille de faire appel à un huissier pour que celui-ci vienne constater officiellement le refus du maire de célébrer le mariage afin de pouvoir ensuite faire un recours en référé devant le TGI pour refus illégal de célébration d’un mariage (5 ans d’emprisonnement et 750 000 euros d’amende).


Ne souhaitant passer par les huissiers qu’en dernier recours, je m’adresse directement au maire, qui, à ma grande surprise, accepte de signer un courrier mentionnant son refus de nous marier. Seul le procureur de la République a autorité pour refuser de célébrer un mariage, c’est dire si le maire « connaît aussi les textes ! »…


Ce document en main et n’ayant plus rien à perdre, je me rends au parquet et demande à rencontrer le procureur de la République. J’explique alors toute ma situation à la secrétaire générale du parquet, justificatifs à l’appui.


La secrétaire, d’une extrême gentillesse, m’affirme qu’elle fera tout pour que le procureur rende réponse rapidement afin que le mariage soit célébré à la date prévue. Je précise que je ferai tout de même un recours pour voie de fait en me basant sur le document transmis par le maire.




Le procureur de la République fait célébrer le mariage


Finalement, le procureur adressera dans l’heure qui suivra l’entretien avec la secrétaire générale du procureur un courrier au maire afin que le mariage soit enfin célébré.


Jusqu’au jour du mariage, en mai, nous avons dû faire face à la mauvaise volonté des services municipaux. Nous avions demandé expressément à ce que la mairie demande une dérogation au procureur pour nous marier ailleurs que dans la salle de la mairie, trop petite, et comme l’avait fait un couple dans cette commune, deux ans auparavant.


La mairie a fait courir les délais et lorsque nous avons relancé notre demande, on nous a répondu que le délai était écoulé pour faire cette dérogation. Plusieurs remarques fausses sur la procédure, sur la constitution du dossier, nous ont été faites afin de nous décourager.




« Sentiment d’injustice, le soupçon perpétuel et la paranoïa »


Pouvoir se marier avec la personne de son choix dans une petite commune où le maire ne connaît pas les textes de lois, c’est comme la vie, c’est un combat !


Il m’est difficile de faire transparaître par écrit le sentiment d’injustice, le soupçon perpétuel et la paranoïa qui ont accompagné nos démarches en France lorsque nous avons eu le projet de nous marier.


Le besoin de se justifier en permanence alors qu’on ne devrait pas, les remarques racistes, les abus de pouvoir, le fait que si je ne connaissais pas le droit ou si je n’avais pas un peu de culot, si je n’y croyais pas, nous n’y serions jamais arrivés. Ou encore, la question de cette intrusion de l’État dans nos vies personnelles, j’ai bien le droit de me marier avec qui bon me semble. Dans ce témoignage, la grosse machine administrative (ici le procureur) a été conciliante, l’obstacle c’était le maire, qui se prenait pour le shérif de la ville.

http://www.rue89lyon.fr/2016/06/11/maire-se-prend-sherif-a-refuse-de-marier/

La clause de conscience pour les pharmaciens est suspendue !,femmes,ivg,contraception,

21 Août 2016, 17:57pm

Publié par hugo

La clause de conscience pour les pharmaciens est suspendue !
22 JUILLET 2016 PAR ESTHER 108 COMMENTAIRES
Le projet de clause de conscience permettant aux pharmacien•nes de ne pas délivrer certains médicaments, qui menaçait notamment le droit à l'IVG et à la contraception, est mis en pause !


La clause de conscience pour les pharmaciens est suspendue !
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Mise à jour du 22 juillet 2016 – Victoire ! Le Bureau du Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens a annoncé hier soir dans un communiqué de presse qu’il suspendait la consultation sur le projet de clause de conscience.


Suite à la mobilisation, sur les réseaux sociaux notamment, il a été annoncé que :


« Le Bureau du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens demandera au Conseil national, réuni le 6 septembre prochain, de ne pas maintenir en l’état le projet de clause de conscience. »


Il faudra donc garder un œil sur le projet, mais c’est un pas dans la bonne direction !


Article initialement publié le 19 juillet 2016 –


Le droit à la contraception menacé par le spectre d’une « clause de conscience » pour les pharmaciens


En avril 2016, on vous parlait déjà du problème que certain•es peuvent rencontrer en souhaitant se procurer une contraception en pharmacie. L’Autre JT mettait en évidence dans un reportage le nombre de pharmacies dans lesquelles il peut être compliqué de se procurer une pilule du lendemain, ou même des préservatifs.


L’instauration d’une clause de conscience


Jusque là, ces pharmacien•nes qui refusaient de délivrer des contraceptifs le faisaient en toute illégalité. Mais cela pourrait changer.
Jusque là, ces pharmacien•nes qui refusaient de délivrer des contraceptifs le faisaient en toute illégalité. Mais comme nous en avait déjà averties Pierre Béguerie, président de l’Ordre des pharmaciens d’Aquitaine, les pharmacien•nes réfléchissaient à l’instauration d’une clause de conscience dans leur code de déontologie.
Aujourd’hui, on a appris que suite à une première consultation sur la refonte de ce code, le Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens (CNOP) a en effet proposé une clause de conscience formulée ainsi :


« Art R. 4235-19 : Sans préjudice du droit des patients à l’accès ou à la continuité des soins, le pharmacien peut refuser d’effectuer un acte pharmaceutique susceptible d’attenter à la vie humaine.


Il doit alors informer le patient et tout mettre en oeuvre pour s’assurer que celui-ci sera pris en charge sans délai par un autre pharmacien.


Si tel n’est pas le cas, le pharmacien est tenu d’accomplir l’acte pharmaceutique. »


Vers la légalisation du refus de délivrer des contraceptifs ?


Cette formulation est très large et ouvre le champ à des interprétations très libres.
« Attenter à la vie humaine » ? Cette formulation est très large et ouvre le champ à des interprétations très libres. Pour savoir ce que ça concerne, Leo, pharmacien à l’origine du post de blog qui a dénoncé cette proposition sur Twitter a fait le tour des possibilités :
« Le meurtre est illégal. Un pharmacien n’a pas à y concourir. Une clause de conscience n’est pas nécessaire.


Le suicide est légal, mais pas son accompagnement. Un pharmacien n’a donc pas à délivrer de médicaments lorsqu’il sait qu’ils vont être détournés pour un suicide. Une clause de conscience n’est pas nécessaire.


La peine de mort est abrogée. Personne ne sollicitera un pharmacien pour fournir les produits nécessaires. Une clause de conscience n’est pas requise.


L’euthanasie étant illégale, elle n’est pas concernée par la clause. Même si on peut imaginer que les rédacteurs aient anticipé d’éventuels changement législatifs à ce sujet. Cependant, dans l’hypothèse d’une légalisation de l’euthanasie, celle-ci serait réalisée soit à l’hôpital, soit à domicile, mais sans passer par le circuit officinal. En effet, il semblerait plus probable qu’un dispositif spécifique soit mis en place, impliquant une délivrance des produits lytiques directement par l’équipe médicale. Les pharmaciens (du moins les officinaux) ne seraient pas impliqués. La clause de conscience n’est pas nécessaire. »


Alors de quoi parle-t-on ? On ne va pas faire les idiot•es plus longtemps : il s’agit ici de porter atteinte à notre droit à la contraception et à l’IVG.


Concernant l’IVG médicamenteuse, le•a pharmacien•ne est tenu•e de délivrer directement les cachets au médecin qui pratiquera l’avortement. Il/elle pourrait désormais refuser, plaçant le médecin en difficulté pour remplir sa mission.


On pourrait également se voir refuser la délivrance d’une contraception d’urgence comme la pilule du lendemain, mais aussi des méthodes de contraception courantes telles que le stérilet (ou DIU). Et si on en est là, pourquoi pas la pilule, les implants contraceptifs, ou même le préservatif puisqu’après tout, certain•es refusent déjà illégalement d’en fournir aux patient­•es ?


À lire aussi : Le DIU (stérilet) — Parlons contraception !


Cette proposition suscite une colère sourde en moi. Dans de grandes villes, nous avons certes la possibilité de nous rendre dans une autre pharmacie. Mais j’ai été cette adolescente en panique car le préservatif avait craqué ! Et dans la petite ville d’où je viens, si la pharmacie dans laquelle je me suis rendue ne m’avait pas délivré la pilule du lendemain, je n’aurais pas eu beaucoup d’alternatives.


Que d’autres se retrouvent dans l’impossibilité d’accéder à une contraception, d’urgence ou pas, car leur pharmacien­•ne refuse d’en distribuer me donne de l’urticaire. Alors faisons en sorte que cela n’arrive pas.


Comment agir ?


Dans le cas où le CNOP déciderait de maintenir cette proposition dans la nouvelle version du code de la déontologie des pharmacien•nes qui doit être validée courant septembre, elle pourrait passer dans la loi. Cependant, le code doit d’abord être validé par le Ministère de la Santé pour être intégré au Code de la Santé Publique.


Pour éviter l’instauration de cette clause, un collectif de pharmacien•nes a donc lancé une pétition sur Change.org
Pour éviter que cela ne se produise, un collectif de pharmacien•nes a donc lancé une pétition sur Change.org, appelant à la fois Isabelle Adenot, Présidente de l’Ordre des Pharmaciens, à retirer cette proposition et Mme Marisol Touraine, ministre des Affaires Sociales et de la Santé à rester ferme sur l’obligation d’accéder à la demande des patient•es qui demandent des contraceptifs.
En parallèle, un hashtag a été lancé pour dénoncer cette proposition et marquer notre attachement à notre liberté de choix en matière de contraception : #MaContraceptionMonDroit.


big-contraception-premiere-partie-marion-sophie


Laurence Rossignol, Ministre (entre autre) des droits des femmes a déjà réagit à cette proposition dans un communiqué de presse, estimant qu’« il serait raisonnable […] de réaffirmer l’attachement de l’Ordre à assurer aux femmes leur autonomie et la liberté de choisir leur contraception ».


N’hésitez donc pas à vous mobiliser pour faire entendre raison au CNOP et éviter la mise en place de cette clause de conscience !


Pour en savoir plus :


Le post de blog de Leo sur le blog d’@hygiesuperbowl
La pétition
Un article du Moniteur des pharmacies sur la question.
Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !

http://www.madmoizelle.com/clause-conscience-pharmaciens-infos-602229

Russes et Ukrainiennes témoignent sur Facebook des violences sexuelles subies,femmes,violences,sexes,

21 Août 2016, 17:53pm

Publié par hugo

Russes et Ukrainiennes témoignent sur Facebook des violences sexuelles subies
En publiant son témoignage Nastya Melnychenko , 31 ans, a encouragé de nombreuses femmes ukrainiennes et russes à raconter aussi les agressions sexuelles dont elles ont été victimes. 
En publiant son témoignage Nastya Melnychenko , 31 ans, a encouragé de nombreuses femmes ukrainiennes et russes à raconter aussi les agressions sexuelles dont elles ont été victimes.
©AP Photo/Sergei Chuzavkov
En usant du mot-clé #Jenaipaspeurdeledire des Russes et des Ukrainiennes brisent le tabou des violences sexuelles dont elles ont été victimes en publiant leurs témoignages sur leur compte Facebook. Une manière de libérer la parole.
20 JUIL 2016
Mise à jour 20.07.2016 à 12:52 par
Léa Baron
dansAccueilTerriennesViolences conjugales, viols et autres agressions sexuelles, entre tabou et répression
Des centaines d'entre elles ont décidé de ne plus se taire. Sur Facebook, Russes et Ukrainiennes brisent les tabous, le silence et l’indifférence en utilisant les mots-clés : #Jenaipaspeurdeledire (en russe #яНеБоюсьСказать, et en ukrainien #яНеБоюсьСказати).


Elles sont nombreuses sur le réseau social à dénoncer les agressions sexuelles et le harcèlement, dont elles ont, un jour, toutes été victimes.

« J’avais 7 ans, dans un bus plein à craquer. Soudain je remarque que la main de quelqu’un glisse contre mon corps, attrapant mes fesses. »
« J’avais 10 ans quand un homme - la cinquantaine - m’a demandé si je pouvais le retrouver après la fermeture du marché "pour qu’on s’embrasse" et il me paierait 500 roubles. »
« Le responsable du wagon m’attrape et tente de me traîner dans son compartiment. Je m’échappe, je m’enfuis. »

Humiliations, harcèlements, agressions sexuelles, tentatives de viols, intimidations, … Autant de confessions qui exhument du silence, des souvenirs douloureux, rarement, voire jamais partagés.

Raconter, pour dénoncer
Tout est parti du récit fait par la journaliste ukrainienne Nastya Melnychenko sur son compte Facebook, le 5 juillet. Elle y raconte qu’adolescente, elle se fait embrasser sur la bouche par un parent qui avait pris l’habitude de la prendre sur ses genoux plus petite. Ou encore cette fois, quand à 21 ans, elle se retrouve agressée par un ex-petit copain. Autant de gestes, passés inaperçus dans le cercle familial, tus voire considérés comme normaux mais qu'elle dénonce aujourd'hui.
Nous ne sommes pas celles à blâmer, le violeur est celui qui est toujours coupable.
Nastya Melnychenko
« Nous ne devons pas nous justifier, écrit-elle. Nous ne sommes pas celles à blâmer, le violeur est celui qui est toujours coupable. Je n’ai pas peur de parler et je ne sens pas coupable. Est-ce que les hommes se demandent ce que c’est que de grandir dans un environnement qui vous considère comme de la viande ? Vous n’avez rien fait, mais tout le monde s’arroge le droit de vous baiser et de disposer de votre corps. » Dans son témoignage, la journaliste de 31 ans appelle aussi les autres femmes à ne plus taire ces agressions et ces souffrances pour qu'elles ne soient plus considérées comme normales : « Nous, les femmes, nous devons parler de notre vécu. C’est important de le révéler. S’il vous plaît, parlez. »


Son appel a été largement entendu en Ukraine « parce qu’on est à un moment où la société parle beaucoup de ses problèmes », souligne Anna Colin-Lebedev, sociologue de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales. « Ce qui n’est pas dut tout le cas en Russie. La diffusion de ce mot-clé fonctionne sur Facebook mais pas son équivalent russe appelé VKontakte, réseau social plus utilisé par ceux qui sont loyaux au pouvoir. Et ces derniers ne discuteraient pas forcément de ce genre de sujet. »


Des internautes russes et ukrainiennens ont décidé de ne plus taire les violences sexuelles dont elles ont été victimes.
Des internautes russes et ukrainiennens ont décidé de ne plus taire les violences sexuelles dont elles ont été victimes.
©Thinkstock/sunemotion
Néanmoins, le témoignage et l’appel de la journaliste ukrainienne Nastya Melnychenko a été entendu au-delà même des frontières russes et ukrainiennes, relayés aussi par les médias internationaux.


Que révèlent ces témoignages sur la société russe notamment ? Entretien avec la spécialiste Anna Colin-Lebedev, sociologue, École des hautes études en sciences sociales.




Les violences sexuelles ainsi tues jusqu’à présent par ces femmes, restent-elles taboues dans la société russe ?

Anna Colin-Lebedev : Le sujet n’est pas tabou parce qu’il y a régulièrement des affaires de viol qui passent devant la justice. Ce n’est pas quelque chose dont on ne parle pas mais qui reste très minimisé au sein de la société. Pour que l'on parle réellement de violences sexuelles, il faut qu'elles soient suivies d’un meurtre ou de violences physiques très graves...

En revanche, tout ce qui relève de l'agression mineure et quotidienne, on n'en parle pas beaucoup. Ce que l’on considère comme du "harcèlement" dans la plupart des sociétés européennes, fait partie, en Russie, d’un ordre des choses que l’on juge à peu près naturel, normal.

La violence perpétrée par les proches est par contre très tabou. La société est tout à fait prête à entendre parler de violeurs extérieurs mais absolument pas de violences sexuelles qui seraient le fait d’un entourage proche : amis, collègues, membres de la famille. Les femmes qui en parlent sont accusées d’inventer, de vouloir se mettre en valeur, de mal interpréter des gestes anodins.

Si ces violences sont aussi taboues, les femmes peuvent-elles néanmoins dénoncer ces violences conjugales, familiales ou autres ?

Du point de vue institutionnel, la société russe n’est pas du tout prête à traiter de la question des violences sexuelles.

Par exemple, c’est extrêmement difficile pour une femme d’aller porter plainte pour violence sexuelle auprès de la police car, très probablement, la réaction qu’elle recevra, c’est un regard salace du policier et un interrogatoire qui ressemblera plus à une deuxième violence sexuelle qui lui ai faite verbalement. Il cherchera à obtenir tous les détails et elle sera sûrement accusée d’inventer.

Ce n’est pas un problème qui touche seulement les femmes. De manière générale, les forces de l’ordre et le système judiciaire ne jouent pas un rôle de protecteurs. Donc il n’y a pas d’interlocuteurs possibles du côté de l’Etat. Il y a des interlocuteurs compréhensifs du côté de la famille. Je pense quand même que le plupart des familles sont prêtes à défendre et à protéger leur enfant.

La loi russe sanctionne-t-elle le viol, le harcèlement ou autres violences contre les femmes ?

La législation est largement équivalente à celle que l’on aurait dans un pays comme la France. Ce n’est jamais un problème de législation ou de reconnaissance légale mais de volonté et de capacité des institutions à appliquer cette législation.

De manière générale, il y a un grand silence sur la violence dans la société quelle qu’elle soit. Les femmes sont juste une série de victimes parmi d'autres dans une société qui a développé une très grande acceptation de la violence.

Qui se fait alors le porte-parole de ces femmes russes ?

Elles n’ont pas besoin de porte-parole. Les mouvements féministes sont très peu existants et très peu entendus en Russie même s’ils le sont un peu plus aujourd’hui en Ukraine.

On est encore dans deux sociétés où les femmes sont financièrement indépendantes, toujours actives professionnellement, très éduquées, pas surchargées d’enfants non plus. Les femmes sont tout à fait capables de se défendre elles-mêmes et elles le font.

Le réseau social a provoqué un mouvement collectif qui a montré l’ampleur de la petite violence. Il en ressort que beaucoup de femmes ont été victimes d’une tentative d’agression à un moment donné de leur vie.

Mais il ne faut pas non plus placer les femmes en position de victimes qui prennent la parole. Car les femmes russes s’en défendent assez bien. Elles ne sont pas dans un rôle de soumission, où elles se laissent faire par la violence.


violences sexuellesViolUkraineRussie
Léa Baron
Mise à jour 20.07.2016 à 12:52
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http://information.tv5monde.com/terriennes/russes-et-ukrainiennes-temoignent-sur-facebook-des-violences-sexuelles-subies-118871

La demande de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage rejetée,femmes,violences,femmes battues,jacqueline sauvage,

21 Août 2016, 17:47pm

Publié par hugo

La demande de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage rejetée
Le Monde.fr avec AFP | 12.08.2016 à 11h00 • Mis à jour le 12.08.2016 à 15h08


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image: http://s2.lemde.fr/image/2016/08/12/534x0/4981876_6_c6f3_jacqueline-sauvage-en-compagnie-de-son-avocate_6926dcd84d8c7c1195b50570fb1ad36c.jpg


Jacqueline Sauvage en compagnie de son avocate, le 3 décembre 2015, à la cour d’assises de Blois.
Jacqueline Sauvage restera en prison. La procureure de Melun, Béatrice Angelelli, a annoncé que le tribunal d’application des peines (TAP) de Melun (Seine-et-Marne) avait rejeté vendredi 12 août la demande de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de réclusion pour le meurtre de son mari violent, et partiellement graciée par François Hollande en janvier.


Le parquet, qui avait pris des réquisitions favorables à la remise en liberté de cette femme de 68 ans, devenue un symbole des victimes de violences conjugales, « va faire appel », a ajouté la procureure.


Prise de conscience


Le TAP de Melun a jugé que la médiatisation et le soutien à l’égard de Jacqueline Sauvage ne permettaient pas l’introspection nécessaire à la prise de conscience de son acte. Dans la motivation de sa décision, dont un extrait a été tweeté par Me Eric Morain, avocat au barreau de Paris, le tribunal relève en effet que « l’importante médiatisation de son affaire rend difficile une authentique démarche de réflexion pour Mme Sauvage, qui est encouragée à se cantonner dans un positionnement exclusif de victime ».


La condamnation en appel de la sexagénaire en décembre 2015 avait en effet suscité une vague de mobilisation, et la demande de grâce présidentielle formulée par ses filles avait été appuyée par de nombreux parlementaires et personnalités. Une pétition intitulée « Libérez Jacqueline ! » avait recueilli 400 000 signatures à travers la France.


Au début de février, peu après l’annonce de sa grâce présidentielle partielle par l’Elysée, Jacqueline Sauvage avait été transférée à la prison de Réau pour y subir une expertise psychologique et médicale afin d’« évaluer » sa « dangerosité ». La commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté, où siègent notamment le préfet du département et un bâtonnier, avait émis un « avis défavorable » à sa libération, celui-ci restant consultatif.


Lire aussi : La grâce de Jacqueline Sauvage, réponse à « une situation humaine exceptionnelle »


« Incompréhensible », selon la défense


« Ce qui ressort de la décision [de rejeter sa demande de libération conditionnelle], c’est qu’il lui est reproché de ne pas avoir confirmé qu’elle avait finalement choisi de commettre ces faits, ont commenté ses avocates, Mes Nathalie Tomasini et Janine Bonaggiunta lors d’une conférence de presse. Il est précisé qu’elle ne peut prétendre vivre à proximité des lieux des faits, dans un environnement qui compte tenu des soutiens dont elle bénéficie risquerait de la maintenir dans une position victimaire. »


Les avocates de la défense se sont dites « choquées » et ont jugé « incompréhensible » le rejet de la demande de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage, considérant qu’il s’agit « d’une décision politique de la part des magistrats » qui n’auraient pas apprécié la grâce partielle accordée par le pouvoir exécutif.


A l’annonce de la décision, les soutiens politiques se sont à nouveau fait entendre, notamment sur les réseaux sociaux.


Jacqueline Sauvage avait été reconnue coupable, en première instance comme en appel, d’avoir tué son époux de trois coups de fusil dans le dos en 2012, après quarante-sept ans d’enfer conjugal. L’avocat général avait demandé la confirmation de la condamnation, au motif que « la légitime défense n’est absolument pas soutenable ».


Lire aussi : Débat sur le droit des femmes battues à se défendre


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Etats-Unis. Trump et les femmes : l’enquête qui ne plaît pas au milliardaire,USA,politiques,femmes,usa

21 Août 2016, 17:44pm

Publié par hugo

Etats-Unis. Trump et les femmes : l’enquête qui ne plaît pas au milliardaire
AMÉRIQUES
ÉTATS-UNIS
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Publié le 17/05/2016 - 15:14
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Le candidat républicain s’est déchaîné sur Twitter contre un article du New York Times sur ses comportements souvent déplacés avec les femmes.



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“Malhonnête”, “mensonger” : lundi 16 mai, Donald Trump a tiré à boulets rouges via Twitter sur un article paru la veille en une du New York Times. En s’appuyant sur une cinquantaine d’interviews, le quotidien a mis au jour le comportement souvent dérangeant du candidat républicain dans ses relations privées avec les femmes. Il relève notamment “des avances non désirées, des commentaires sans fin sur les formes féminines” et “une conduite déstabilisante sur le lieu de travail”.


Impôts et revenu minimum : le revirement de Trump


Parmi les exemples donnés par The New York Times, celui de sa fille Ivanka est particulièrement troublant. “Elle est hot, n’est-ce pas ?” aurait-il demandé à Miss Univers 1997, Brook Antoinette Mahealani Lee, selon le témoignage de cette dernière (Trump était propriétaire du concours). Et ce alors que sa fille avait seulement 16 ans.
Le journal américain note néanmoins que le portrait qui ressort des interviews est “complexe, parfois contradictoire”. “Certaines femmes estiment qu’il s’est montré courtois et les a encouragées. Il en a promu plusieurs aux échelons les plus élevés de son entreprise, ce qui était un choix audacieux pour un grand promoteur immobilier à l’époque.”


“Trump girl”


Reste que le tableau d’ensemble est peu flatteur, à l’image de l’accroche de l’article. “Donald Trump avait à peine rencontré Rowanne Brewer Lane lorsqu’il lui a demandé de se changer”, raconte The New York Times, qui cite le témoignage de cette femme, à l’époque mannequin de 26 ans. Le milliardaire (44 ans en 1990) lui a donné un bikini avant de l’emmener à la piscine et de la qualifier de “sacrée ‘Trump girl’”. Cette scène a préludé à une romance entre Trump et la jeune femme.


Le 16 mai, cette même Rowanne Brewer Lane est venue à la rescousse de son “ex” dans des interviews télévisées, accusant The New York Times d’avoir déformé ses propos. En réalité, pour The Washington Post, le récit du NYT est plutôt fidèle et les critiques de Rowanne Brewer Lane ne suffisent certainement pas à le discréditer, comme l’a prétendu Trump dans ses tweets.


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Donald J. Trump ✔ @realDonaldTrump
With the coming forward today of the woman central to the failing @nytimes hit piece on me, we have exposed the article as a fraud!
17:25 - 16 Mai 2016
5 755 5 755 Retweets 16 652 16 652 j'aime


De leur côté, plusieurs responsables républicains ont fait vœu d’ignorer les histoires dérangeantes rapportées par The New York Times. “Les gens s’en fichent”, a déclaré dimanche Reince Priebus, le président du Comité national républicain, l’organe directeur du parti, rapporte The Guardian.

Playboy


Ce n’est pas la première fois que les journaux américains se penchent sur le rapport de Trump aux femmes. Il y a une semaine, The Washington Post publiait un article titré “De playboy à président ?”, revenant sur ses propos souvent très crus à la radio, dans des interviews avec l’animateur Howard Stern.


Gabriel Hassan
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JO-2016: le "basta!" des Brésiliennes aux attaques racistes ou sexistes,femmes,sport,sexisme,

21 Août 2016, 17:43pm

Publié par hugo

JO-2016: le "basta!" des Brésiliennes aux attaques racistes ou sexistes


RIO DE JANEIRO (AFP) 12.08.2016 - 08:59
La judoka noire Rafaela Silva, larmes aux yeux, avec sa médaille d'or le 8 août 2016 aux JO de Rio - AFP
"Singe en cage"; "Va te faire violer": des athlètes brésiliennes des jeux Olympiques de Rio ont exprimé leur ras-le-bol d'être victimes d'agressions racistes ou autres sur les réseaux sociaux et passent à la contre-attaque.


"Cette médaille est pour tous ceux qui ont dit que je devrais être dans une cage", a lancé lundi la judoka noire Rafaela Silva, les larmes aux yeux, après avoir remporté l'or dans la catégorie des 57 kg.


Originaire de la "Cité de Dieu", l'une des favelas les plus misérables et violentes de Rio de Janeiro, Silva avait été la cible de virulentes attaques racistes après sa disqualification des JO-2012 de Londres.


AFP
© AFP


La judoka noire Rafaela Silva, en pleurs sur le podium, le 8 août 2016 aux JO de Rio
"Elle se sentait tellement mal qu'elle a passé trois mois sans faire de judo. Elle restait à la maison, allongée", a confié à l'AFP son père, à la porte du domicile familial.


"Ce n'est pas la défaite qui l'a affectée, mais le racisme, ces commentaires blessants. Elle avait peur d'allumer son ordinateur et de tomber sur des attaques encore pires", ajoute-t-il.


Quatre ans plus tard, elle a cloué le bec à ceux qui l'avaient traitée de "singe" en remportant la première médaille d'or brésilienne des JO de Rio.


- 'Singe' en or -


"Le singe est sorti de sa cage à Londres et il est devenu champion à Rio", a lancé mercredi Silva, au cours d'une conférence de presse sur l'égalité raciale et le combat contre le racisme, devant une salle pleine à craquer.


La presse brésilienne ne parle des Noirs que pour raconter des histoire de délinquance, a-t-elle déploré.


AFP
© AFP


Rafaela Silva lors d'une conférence de presse sur l'égalité raciale et le combat contre le racisme, le 10 août 2016 à Rio
"Aujourd'hui, ce n'est pas un Noir qui agresse, mais qui donne de la joie au peuple brésilien. Je veux montrer que nous avons des choses bonnes, et pas seulement mauvaises. C'est pour cela que je suis ici", ajoute-t-elle, expliquant vouloir convertir sa médaille d'or en arme de son nouveau combat contre le racisme.


La judoka, qui a pu s'entraîner grâce au programme social "Bourse athlètes" mis en place par le précédent gouvernement de gauche, veut "servir de modèle aux jeunes" de sa favela.


Pays le plus métissé au monde, profondément marqué par quatre siècles d'esclavagisme, le Brésil est loin d'être vacciné contre le racisme et la discrimination.


Plus de la moitié (52%) des 204 millions de Brésiliens sont Noirs ou métis, la majorité pauvres, sans accès à une éducation de qualité, très majoritairement victimes des quelque 60.000 homicides recensés chaque année.


Le sport n'échappe pas à ces fractures. De nombreux footballeurs subissent à longueur d'année des insultes racistes, sur le terrain et sur internet. Y compris de leurs propres supporteurs quand ils sont mécontents de leurs performances.


Les enceintes olympiques de Rio sont certes plus policées que les stades de foot. Mais elles n'en présentent pas moins un fidèle reflet du Brésil: le public est à 90% blanc, profil classe moyenne éduquée et aisée. Les Noirs et métis qu'on y croise sont plutôt des femmes de ménage, des policiers ou les athlètes eux-mêmes.


- 'Droit au respect' -


Le gouvernement a imprimé une lettre en portugais et en anglais intitulée "Olympiades sans racisme", distribuée dans les zones de compétitions. Elle rappelle que les attitudes et propos racistes sont un délit au Brésil, explique comment les identifier et les dénoncer.


AFP
© AFP


La nageuse brésilienne Joanna Maranhao le 6 août 2016 aux JO de Rio
La nageuse Joanna Maranhao, qui milite contre la pédophilie dont elle a été victime dans sa jeunesse, a été attaquée mardi avec virulence sur les réseaux sociaux après avoir été éliminée sur 200 m papillon.


"Ce n'est pas possible que quelqu'un te dises qu'il souhaite que tu sois violée ou que tu meures. On n'est pas obligé de m'aimer, mais j'ai droit au respect", s'est-elle insurgée, en larmes, après sa défaite.


Joanna Maranhao n'est pas Noire, mais elle a été attaquée en raison de son origine -elle vient de Recife, dans le nord majoritairement pauvre et noir du pays- et pour ses opinions de gauche.


"Le Brésil est un pays machiste, un pays homophobe, un pays xénophobe. Je ne veux pas généraliser, mais il y a des gens comme cela malheureusement", a-t-elle ajouté.


La nageuse a annoncé que son avocat déposerait plainte la semaine prochaine et que l'argent qu'elle compte obtenir en réparation serait versé à l'ONG de lutte contre la pédophilie, "Enfance libre".


"Merci beaucoup à tous ceux (...) qui sont venus ici pour dénigrer, insulter et offenser!, a-t-elle contre-attaqué. Votre haine servira à une bonne cause, le combat contre la pédophilie."



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