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À Valence, les lycéennes sanctionnées pour la longueur de leur jupe,femmes,filles,sexisme,

30 Mars 2017, 11:24am

Publié par hugo

À Valence, les lycéennes sanctionnées pour la longueur de leur jupe
30 MARS 2017 PAR LISE F. AUCUN COMMENTAIRE
Pas facile de rentrer dans le lycée Émile Loubet de Valence : au portail, la tenue des lycéen•nes serait contrôlée. Jupe trop courte ? Jeans troués ? On ne passe pas !

À Valence, les lycéennes sanctionnées pour la longueur de leur jupe
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Récemment, on réfléchissait aux mesures qu’on pourrait mettre en place pour améliorer le lycée public.

L’enseignement public est censé être porteur des valeurs de la République : il se doit d’être moderne, irréprochable et de donner sa chance à tout•es.

Alors quand, dans un lycée public, les filles sont sanctionnées pour la longueur de leur jupe ou leur short, on a tendance à grincer des dents.

C’est à Valence, au lycée public Émile Loubet, que l’histoire se déroule. Plusieurs filles ont été sanctionnées pour la supposée indécence de leur tenue. Les lycéen•es ont décidé de réagir face à ce règlement drastique.

La direction du lycée Émile Loubet dit halte aux jupes

Tout a commencé avec le tweet d’Emma, lycéenne, partagé 12 000 fois. Elle montre en photo la tenue qui a été jugée inappropriée par la direction.

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 babayaga @jumcileta
bjr twitter voici la tenue pr laquelle j'ai été qualifié de fille indécente cmatin devant mon lycée par la proviseure et son adjointe :-)))
12:27 - 23 Mar 2017
  12 316 12 316 Retweets   8 387 8 387 j'aime
Le principe : si, debout, vos doigts dépassent l’ourlet de votre jupe, c’est qu’elle est trop courte.

Par la suite, on apprend pêle-mêle par plusieurs élèves que la direction se posterait carrément à l’entrée de l’établissement pour contrôler les tenues des lycéen•nes, et même leur maquillage. Les jeans troués ne passent pas non plus, donc les mesures peuvent aussi toucher les garçons.

Libération révèle que ce petit manège durerait depuis plusieurs années, selon les témoignages d’élèves.

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 mamí @Emma_NLSN
En plus c'est vrai ce qui est dit, au lycée (Loubet) à plusieurs reprises on a du se changer parce que nos shorts étaient trop courts - https://twitter.com/nordengail/status/846977705186873345 …
10:54 - 29 Mar 2017
  1 1 Retweet   2 2 j'aime
Et ce n’est pas tout : en plus d’un contrôle minutieux des tenues le matin, des affiches sont même placardées dans le lycée pour mettre en garde ses occupant•es. Affiches qui seront décollées, suite au tollé provoqué sur les réseaux sociaux.

 

Les élèves se mobilisent contre les règles sexistes

Si ces oppressions durent depuis plusieurs années, c’est la goutte d’eau pour les lycéen•nes d’Émile Loubet.

Une membre de l’association féministe Section Rosa, Norden Gail, est contactée par les élèves, qui lui demandent de les aider à protester. La mobilisation se forme, composée d’élèves, de parents mais aussi ancien•nes élèves.

Une manifestation est prévue pour le mardi 4 avril, et les militant•es s’organisent sur Facebook.

 

En plus de cette mobilisation, les lycéen•nes proposent de venir tous les jours habillé•es en jupe, short et jean troué jusqu’à l’abandon des mesures.

Quand à Norden Gail, qui avait tweeté sur ces mesures, elle a déjà dû bloquer son compte Twitter face au flot d’injures sexistes qu’elle recevait. Eh oui, visiblement, qu’on interdise à des filles de s’habiller comme elles veulent, ça fait carrément PLAISIR à des gens.

 

Le dress-code sexiste, un comportement dangereux à plusieurs niveaux

Le fond du problème est très bien expliqué sur la page Facebook de l’événement : ces méthodes ne nuisent pas seulement à la liberté des filles, elles remettent en cause leur perception d’elles-mêmes.

« Attacher l’accès à l’éducation à la liberté de se vêtir ; sexualiser des adolescentes et leur faire avoir honte de leur corps qu’elles devraient cacher ; légitimer, à l’entrée d’un établissement scolaire, le harcèlement de rue, en appliquant devant des adolescent.e.s des distinctions aux filles selon la façon dont elles sont habillées…

Ces comportements et les sanctions infligées aux étudiantes sont scandaleuses. »

Si on se fait incendier par le personnel de notre lycée parce que notre jupe est trop courte, sera-t-on ensuite étonné•es de voir d’autres gens faire de même dans la rue ? Non. Et c’est ainsi que le harcèlement de rue devient une épuisante banalité.

Sans compter que sanctionner une jupe ou un short trop court sous-entend une prétendue obscénité de la tenue. De fait, les filles sont hyper-sexualisées à un âge où elles sont en pleine croissance, et où elles n’ont vraiment pas besoin de ça.

En seconde, j’ai une amie qui a fondu en larmes juste parce que sa tante lui a fait remarquer que ses seins poussaient. Je n’imagine même pas comment elle aurait réagi si on lui avait accusée de trop montrer ses jambes.

À lire aussi : La puberté « précoce » et sa ribambelle d’inconvénients

Le sexisme n’est plus la norme

À la rédac, on est tristes mais pas très surprises par cette histoire.

En fait, on est nombreuses à avoir des histoires de dress-code abusif à raconter. En cinquième (donc à DOUZE ans), la CPE de mon collège est venue jusque dans la cour pour me sommer de tirer sur mon tee-shirt parce qu’on voyait un peu mon ventre.

Sauf qu’à l’époque, ça m’avait juste fait ronchonner. Parce que je suis comme ça, je ronchonne. Pas parce que je considérais cet ordre comme sexiste et abusif.

Que les élèves aient aujourd’hui conscience que ces ordres ne sont pas légitimes, ça veut dire que la société évolue.

Le scandale que ce règlement a provoqué est déjà la preuve qu’on avance doucement… À coup de protestations, malheureusement.

Et toi, t’a-t-on déjà dit que ta tenue était « indécente » ? Que les vêtements que tu portais ne convenaient pas à la bienséance ? Viens nous raconter !
Explique-nous…

En quelle classe tu étais quand c’est arrivé, et dans quelle type d’établissement (primaire, collège, lycée…)
Qui t’a dit que ta tenue était inconvenable et quelles raisons ont été avancées
Si tu as dû en changer de suite
Comment tu t’es sentie
Si tes camarades ont réagi, ce qu’ils en ont pensé
Ce que tu en penses avec le recul, et maintenant que cela prend de telles proportions à Valence
Envoie ton témoignage à jaifaitca(at)madmoizelle.com avec « tenue » en objet. N’hésite pas à préciser ton âge et si tu veux être anonyme !

À lire aussi : La culture du viol et le sexisme se portent (toujours) bien dans nos écoles

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Le droit à l’avortement sous Donald Trump : état des lieux,femmes,ivg,avortemet,

30 Mars 2017, 10:09am

Publié par hugo

Le droit à l’avortement sous Donald Trump : état des lieux
10 MARS 2017 PAR ESTHER AUCUN COMMENTAIRE
Depuis l'élection de Donald Trump à la tête des États-Unis, de nombreuses questions planent autour des droits des femmes, et en particulier celui de l'accès à l'avortement. Voici un état des lieux évolutif et non exhaustif de la situation.

Le droit à l’avortement sous Donald Trump : état des lieux
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Donald Trump a pris ses fonctions fin janvier 2017, et très vite, les militant•es pro-choix se sont inquiété•es des conséquences que cela pourrait avoir pour les droits des femmes, en particulier sur l’accès à l’avortement et aux soins de santé reproductive et sexuelle en général.

Très vite, des annonces visant à restreindre le droit à l’IVG ont été faites dans divers états. S’agit-il de manoeuvres politiques ou de réelles réformes qui ont des chances d’aboutir et d’affecter directement les Américaines ?

Comme il est facile de s’y perdre, nous nous proposons de réunir dans cet article, qui sera régulièrement mis à jour, les réponses aux questions qui ne manqueront pas d’émerger sur le sujet de l’IVG aux États-Unis durant le mandat de Donald Trump.
Tout d’abord, rapide point de vocabulaire :

Aux États-Unis, le vocabulaire utilisé pour parler de l’avortement est différent du nôtre :

« Pro-life », en français « Pro-vie », est le nom que se sont attribués là-bas les opposants à l’avortement, puisqu’ils estiment militer pour la protection de vies humaines.
Considérant le nombre de femmes mourant des suites d’un avortement illégal dans le monde, faute d’avoir accès à une procédure légale et fiable, nous n’employons pas ce mot, mais plutôt celui d’ « anti-choix » pour désigner ceux qui s’opposent à l’avortement, et celui de « pro-choix » pour ceux qui veulent en garantir l’accès. Le but de ces derniers étant en effet que chacun•e puisse prendre cette décision, et non pas d’imposer l’avortement.
Les anti-choix précédemment évoqués utilisent souvent le mot « père » — notamment pour les cas similaires à la législation Act 45 en Arkansas. Nous parlerons de « géniteur », une dénomination plus large que celle de père, qui remplit un rôle social plus important, à laquelle tous les géniteurs ne s’identifient pas.
Nous n’utilisons pas le terme « bébé » qui désigne un humain né, mais celui d’embryon humain qui « désigne le produit de la conception humaine pendant les 3 premiers mois de la vie utérine. À partir du quatrième mois, l’embryon devient fœtus au moment où se dessinent les caractères spécifiques de l’espèce humaine ». Définition — appuyée sur le Code civil, art. 10 et le Code de la Santé publique L. 2151-2 — issue de l’ouvrage Lexique des termes juridiques, de Serge Guinchard et Thierry Debard, Dalloz 21ème édition.
Jusque-là quelle est la législation relative à l’IVG aux États-Unis ? Est-ce contraire à la Constitution de l’interdire ?

C’est la Cour Suprême, composée de neuf juges, qui garantit le droit à l’IVG.
Jusqu’ici, le droit à l’avortement aux États-Unis est garanti par la Cour Suprême, à travers l’arrêt « Roe. v. Wade » rendu en 1973.
Le cas est complexe, mais l’idée est que cet arrêt sous-tend que l’interdiction de l’avortement va à l’encontre du respect de la vie privée des femmes, garanti par la Constitution.

La Cour a décidé en même temps que les États pouvaient apporter des restrictions à ce droit à partir du 3ème trimestre de grossesse.

Cependant un second arrêt, intervenu en 1992, « Planned parenthood v. Casey », autorise les États à apporter des restrictions à partir du moment où l’embryon peut être considéré viable hors de l’utérus (y compris avec assistance médicale). Selon les mots de la juge O’Connor :

« C’est seulement lorsque la législation de l’État impose un fardeau excessif sur la capacité d’une femme à prendre cette décision que cela touche à la liberté protégée par la due clause.

Only where state regulation imposes an undue burden on a woman’s ability to make this decision does the power of the State reach into the heart of the liberty protected by the Due Process Clause. »

La notion de « fardeau indu ou excessif » n’est pas précisément définie, ce qui donne une marge floue aux législateurs. Les lois concernant l’avortement sont laissées à l’appréciation des États, elles sont donc largement différentes de l’un à l’autre.

Le Guttmacher Institute répertorie ces politiques dans un grand tableau, et cette carte donne un léger aperçu :

carte-avortement-restrictions-etats-unis

Source : Henry J. Kaiser Family Foundation, où se trouve une légende plus détaillée

Jusqu’à présent, l’avortement était-il remboursé ? Y a-t-il un lien entre l’Obamacare que Trump veut annuler et le remboursement de l’IVG ?

La loi Obamacare, ou « Affordable Care Act » (loi pour des soins accessibles), a rendu obligatoire l’assurance maladie pour les Américain•es, à travers divers processus.

Les plus pauvres peuvent notamment bénéficier d’une couverture maladie minimum fournie par l’État — mais la loi contient un nombre de provisions très large couvrant des situations différentes. Elle est clairement dans le viseur de la nouvelle administration Trump qui souhaite l’abroger.

Cependant, cette loi n’avait rien changé concernant le remboursement ou non de l’IVG selon un document du Sénat :

« Les mesures suivantes assureront que la loi n’étend ni ne restreint les lois existantes concernant l’avortement, et continuent d’assurer que les fonds de l’État ne peuvent être utilisés pour couvrir les frais et soins d’avortement. »

« The Hyde Amendment », qui date de 1976, assure en effet que les fonds fédéraux ne peuvent être utilisés pour rembourser un avortement, sauf pour les cas de viols, d’incestes, ou de danger pour la vie de la mère.

L’État fédéral n’est pas autorisé à financer l’accès à l’IVG.
Pour pallier ce manque, certains États financent eux-mêmes le remboursement — c’est par exemple le cas de New York. Mais dans une grande majorité des cas, ils doivent être pris en charge par les assurances privées… et là encore cela relève plus de l’exception que de la règle.

Le Planning Familial indique qu’un avortement pratiqué durant le premier trimestre de grossesse peut coûter jusqu’à 1 500$ — même si c’est souvent moins.

En revanche, la remise en cause de l’Obamacare est une menace pour l’accès à la contraception comme l’explique le Guttmacher Institute.

guttmacher-institute-uninsured-women

« Grâce à la loi, plus de 20 millions de personnes qui n’étaient auparavant pas assurées le sont devenues, et la proportion de femmes en âge d’enfanter qui n’étaient pas assurées a diminué de plus d’un tiers. »

Donald Trump peut-il interdire l’avortement aux États-Unis ?

Donald Trump ne peut pas, à lui seul, abolir les arrêts précédemment évoqués qui relèvent de la Cour Suprême.

Cependant, il peut influencer cette dernière. En effet, en février 2016, l’un des 9 juges de la Cour Suprême américaine, Antonin Scalia, est décédé.

À lire aussi : La victoire de Trump devient de plus en plus inquiétante pour les pro-choix

Barack Obama a tenté de nommer un nouveau juge avant la fin de son mandat, mais les Républicains, majoritaires au Sénat, s’y sont opposés en espérant remporter les élections présidentielles et le nommer eux-mêmes.

La nomination d’un nouveau juge à la Cour Suprême pourrait changer la donne.
Ce qui va être le cas, puisque Donald Trump a été élu. Et il a d’ores et déjà fait une proposition : il s’agit de Neil Gorsuch, réputé très conservateur et notoirement anti-choix.

Cette nomination doit encore être validée par le Sénat, et la nouvelle administration espère que cela sera le cas d’ici avril (selon le Washington Post.)

Cela risque d’être le cas de toute façon, selon la « nuclear rule » expliquée par Le Guardian :

« Le Sénat est divisé entre 52 parlementaires Républicains et 48 Démocrates.

Si les Républicains ne parviennent pas à réunir une coalition bi-partisane qui inclut au moins huit Démocrates pour permettre le vote de la nomination, ils pourraient décider de changer les règles de désignation de manière unilatérale et éliminer la barrière des 60 votes nécessaires. »

Est-il possible de ne pas interdire l’IVG légalement, mais qu’il soit tout de même impossible d’y recourir dans les faits ?

Oui, et c’est la stratégie qui se développe déjà depuis quelques années dans les États gouvernés par les Républicains.

En 2013, on faisait déjà un premier constat des mesures mises en place pour soi-disant « protéger les femmes » et qui visaient en réalité à restreindre l’accès à l’avortement. En février 2016, John Oliver faisait le même bilan dans Last Week Tonight.

big-avortement-etats-unis-john-oliver

Au palmarès des mesures les plus vicieuses qui étaient mises en place, on trouvait notamment la loi HB2, au Texas, qui exige des cliniques d’avortement qu’elles respectent les mêmes normes de construction que les polycliniques chirurgicales.

Beaucoup de mesures ont été mises en place par des États conservateurs pour restreindre l’accès à l’avortement.
Pourtant, la grande majorité des avortements sont médicamenteux et ne requièrent donc pas d’intervention chirurgicale. Mais suite à des règles comme celles-ci, plusieurs États ne disposent plus que d’un seul centre en capacité de pratiquer des IVG, comme le Mississipi par exemple.

Depuis l’élection de Trump, cette tendance s’est poursuivie voire amplifiée. Certains États, passés aux mains des Républicains, soumettent désormais de nouvelles lois pour restreindre l’accès à l’avortement.

Exemple au Missouri, où le Républicain Eric Greitens a remplacé le Démocrate Jay Nixon. Selon MotherJones, pas moins de 14 brouillons de lois anti-avortements ont été préparés. Parmi elles, on trouve l’obligation d’enterrer les fœtus avortés — une loi qui a déjà été appliquée au Texas et en Indiana.

D’autres règles ont été introduites dans un certain nombre d’États, comme l’interdiction de recourir à la méthode de « dilatation-extraction » en Arkansas, pourtant la plus commune et la plus fiable pour les avortements pratiqués entre 14 et 20 semaines.

big-centre-anti-ivg

Au Kentucky, c’est une loi concernant l’obligation de recourir à une échographie et d’écouter le son du cœur de l’embryon qui est passée le 5 janvier dernier, alors qu’elle était bloquée jusque-là par une chambre législative à majorité démocrate, désormais passée aux mains des Républicains.

C’est en termes de financement que Trump pourrait réduire l’accès à l’IVG.
Mais outre les législations des États, l’accès à l’avortement pourrait être restreint au niveau national, par la Maison Blanche.

Donald Trump s’y est d’ores et déjà attaqué en appliquant tout d’abord des restrictions en matière de financement notamment, comme c’est le cas avec la « Global Gag Rule » (qui concerne le monde entier) et sa vision du Title X (voir paragraphe lié ci-dessous).

Plus particulièrement, un brouillon de décret sur la liberté d’exercice des religions a également fuité de la Maison Blanche via The Nation et The Investigative Fund.

Il pourrait fournir aux individus et aux organisations une sorte de « clause de conscience » qui permettrait par exemple aux médecins de refuser de pratiquer un avortement. ABC News s’est entretenu avec un responsable de la Maison Blanche à ce sujet :

« Ce brouillon est l’un parmi des centaines d’autres qui circulent — rédigés par l’équipe de transition de Trump, l’équipe de la Maison Blanche ou des groupes externes — et ils ne reflètent pas tous ce qui sera réellement mis en place par l’administration Trump. »

Il faut cependant noter que jusqu’à présent, comme l’indique Bustle, un certain nombre de ces lois ont été retoquées dans les tribunaux. Reste à savoir si ceux-ci vont bien persister dans cette ligne-là.

Les gens vont-ils aller au Canada / au Mexique pour avorter comme les Irlandaises vont en Angleterre ?

Pour le moment, l’avortement n’est pas illégal aux États-Unis. C’est un droit garanti par la Cour Suprême. Il y a donc peu de chances que les Américaines doivent se déplacer à l’étranger pour le pratiquer, même s’il est possible qu’elles aient de longues distances à parcourir pour y avoir recours.

En 2015, le Guttmacher Institute réalisait cette infographie, où il expliquait que les cliniques pratiquant l’avortement étaient si rares que certaines femmes devaient faire plus de 50 miles (c’est-à-dire environ 80km) pour en trouver une.

Se déplacer dans des États plus libéraux est une solution inaccessible pour beaucoup de femmes.
Il est vrai que l’accès est restreint à tel point dans certains États qu’il peut sembler plus simple d’aller ailleurs, notamment dans les infrastructures de la Côte Ouest où la législation est très permissive.

Les états ayant des lois plus libérales sur l’avortement seront sans doute le premier choix des Américaines si elles étaient dans l’impossibilité d’accéder à l’avortement là où elles vivent.

Dans l’hypothèse où l’IVG serait interdite aux États-Unis, il serait possible d’aller éventuellement au Canada où il n’existe pas de restrictions.

Cela serait beaucoup plus compliqué pour le Mexique où les lois des États sont extrêmement restrictives en la matière, même si l’IVG est décriminalisée au niveau national.

Mais il faut de toute façon garder en tête que ces voyages sont loin d’être accessibles à tout le monde, sans compter le coût de la procédure elle-même. Or, toujours selon le Guttmacher Institute, 69% des femmes ayant recours à l’avortement aux États-Unis sont économiquement désavantagées.

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Anyone who needs an abortion should be able to have one safely and with dignity. #NWHW #reprorights
20:00 - 14 May 2015
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Est-ce qu’il faudra vraiment l’autorisation du violeur pour qu’une victime de viol tombée enceinte suite au crime puisse avorter en Arkansas ?

L’Act 45, voté et signé en janvier, interdit les procédures de « dilatation-extraction » en Arkansas et contient une autre mesure que celle citée précédemment.

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#Abortion coverage bans are major barrier to access #4EACHofUs #BeBoldEndHyde
19:00 - 8 Jul 2015
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Elle permet à l’époux de la femme souhaitant avoir recours à une IVG, s’il est le géniteur, de poursuivre le médecin qui pratiquerait l’avortement. Les parents d’une mineure pourraient également s’y opposer de cette manière.

Effectivement, il n’y a pas de réelle clause d’exception pour les cas de viols conjugaux ou d’incestes : dans ces situations, le mari ne pourra pas demander de dommages et intérêts financiers, mais pourra tout de même, avant l’avortement, demander à ce qu’il ne soit pas pratiqué.

Cependant, des lois similaires à l’Act 45 ont déjà été déclarées inconstitutionnelles, et les militant•es pro-choix ne comptent pas en rester là.

Qu’est-ce que le programme Title X ? Est-il menacé, risquant de restreindre l’accès à l’avortement par l’administration Trump ?

4 millions de patient•es bénéficient annuellement d’un accès au Planning Familial grâce au Title X.
Le Title X est un programme mis en place en 1970, soutenu alors à la fois par les Républicains et les Démocrates. Il vise à garantir un accès aux soins reproductifs et sexuels tels que l’accès à la contraception, le suivi de grossesses, les dépistages et la prévention des IST.

Selon le Guttmacher Institute, le programme financé par l’État fédéral est essentiel pour l’accès aux soins de nombreuses familles :

« Globalement, le réseau de 4 000 centres de santé répartis sur tout le territoire et financés par le Title X permet chaque année à environ quatre millions de patient•es d’avoir accès aux services de planning familial (ndlr : au sens des soins de santé sexuelle, et non pas en lien avec l’association du Planning Familial). »

De nombreux organismes peuvent donc en bénéficier pour fournir ces soins à leurs patient•es. Parmi eux, certains permettent également un accès à l’avortement, mais les fonds fournis par l’État via le Title X n’y sont pas utilisés pour financer les soins qui y sont relatifs, conformément au « Hyde Amendment » (voir le paragraphe sur le remboursement de l’IVG plus haut).

C’est pour protéger ces centres que l’administration Obama avait fait passer un texte qui visait à rendre impossible le retrait des fonds fédéraux du Title X aux organismes de santé qui en bénéficient et font leur travail tous les jours sur le terrain.

En réalité, c’est donc ce texte que veut retirer l’administration Trump, pour respecter sa promesse de campagne de couper les financements du Planning Familial — qui fait partie des centres bénéficiaires du programme Title X — et plus largement de tous ceux qui pratiquent l’avortement.

Et cela, même si ces fonds ne sont précisément pas utilisés pour l’IVG mais pour d’autres soins liés à la santé reproductive et sexuelle.

Pourtant, cette mesure pourrait s’avérer complètement contre-productive, puisqu’un bon accès à la contraception est le minimum pour faire baisser le nombre d’avortements.

http://www.madmoizelle.com/droit-ivg-etats-unis-trump-724247

Mon mec vient de me frapper pour la première fois, que faire ?,femmes,femmes battues,violences,violences conjugales,

29 Mars 2017, 23:45pm

Publié par hugo

Mon mec vient de me frapper pour la première fois, que faire ?
26 MARS 2017 PAR CHLOÉ P. 49 COMMENTAIRES
Ton mec t'a frappée, t'a bousculée ou a eu un geste violent à ton égard, et tu ne sais pas quoi faire...

Mon mec vient de me frapper pour la première fois, que faire ?
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— Initialement publié le 30 mars 2016

Les femmes jeunes et diplômées premières victimes des violences conjugales, titrait l’Obs le 16 mars dernier en s’appuyant sur l’enquête de l’ONDRP (Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales).

Parmi les données publiées dans ce rapport, certaines interpellent :

« On observe ainsi que pour les femmes, si elles sont elles-mêmes handicapées (39‰) ou si c’est le cas de leur conjoint (32‰), les taux de violences par le conjoint cohabitant s’élèvent à plus de 30 pour 1000.

Concernant l’âge, ce seuil est aussi franchi pour les femmes ayant entre 18 et 24 ans (35‰) ou celles dont le conjoint a moins de 25 ans (40‰), même si, dans ce cas, on décrit une situation en partie liée.

Par ailleurs, avoir un conjoint ayant un écart d’âge de plus de 5 ans amène également la part des femmes se déclarant victimes au-delà de 30 pour 1000 (32‰) […]

Pour les femmes dont le conjoint est sans diplôme ou de niveau brevet des collèges, le taux de violences est proche de 26‰.

Il est encore plus élevé si elles sont elles-mêmes d’un niveau supérieur : il s’établit à plus de 40‰ dès lors que la femme a au moins le baccalauréat, son conjoint étant sans diplôme ou de niveau brevet des collèges. »

Aucun niveau de diplôme ou niveau social n’est épargné par les violences conjugales : pas besoin d’être mariée de longue date pour en être victime…

big- couple-violence-psychologique-physique

« Victime de violences conjugales, moi ? Non. »

« Violences conjugales » est un bien grand mot, qui semble décrire une réalité ne correspondant pas à une claque, une bousculade un peu (trop ?) brusque…

On se dit qu’une porte qui claque, c’est pas grand-chose, et puis chez nous, on ne se balance pas des assiettes à la tête. On n’est pas mariés, pas pacsés, on ne vit même pas ensemble, c’est dire si on ne peut pas parler de « violences conjugales » pour « un geste de trop ». C’était qu’une fois, en plus…

Cet article n’a pas vocation à définir ce que sont ou non les violences conjugales, ni à étiqueter qui que ce soit en « victime » ou en « bourreau ».

Il s’adresse à celles qui se posent la question : j’ai reçu un coup, j’ai encaissé un geste ou des mots qui dépassent mon seuil de tolérance. J’ai le sentiment que ce n’est pas normal, ou qu’on est sorti de « la normalité » de ma relation. Qu’est-ce que je fais ?

Cet article a vocation à t’apporter des pistes pour réagir.

Face à la violence conjugale tu ne sais pas quoi faire ? Parlons-en

Ton mec a essayé de te faire du mal, ou t’a fait du mal physiquement ? C’est normal d’être un peu perdue, choquée, de ne pas savoir quoi faire.

Avant tout, si tu es blessée ou que tu te sens en danger imminent (par exemple si ton compagnon ne se calme pas) et que tu as la possibilité d’appeler les secours (via le 112), n’hésite pas à le faire : ils pourront te conseiller sur ce qu’il faut faire pour te soigner ou te protéger, et si tu ne souhaites pas qu’ils se déplacent tu peux le leur dire.

Il existe un numéro très utile : le 3919.
Si l’urgence n’est pas immédiate, il existe un numéro très utile : le 3919. Il s’agit d’un numéro officiel, et les personnes que tu auras au bout du fil ne sont là que pour t’écouter et te conseiller si tu le désires.
Ce numéro est gratuit et n’apparaît pas sur la facture de téléphone. En plus, ton appel n’est pas tracé, ce qui veut dire que jamais ton interlocuteur•trice n’enverra la police chez toi.

 

Le 3919, ce n’est pas « que » pour « les femmes battues »

Il ne faut pas forcément habiter avec son compagnon, avoir des enfants, ou être fréquemment victime de violences conjugales pour pouvoir appeler ce numéro. L’idée est juste de discuter, d’aider les personnes qui se posent des questions, puisque même les personnes qui n’ont pas vécu de violences peuvent appeler pour demander conseil pour un proche.

Si tu veux te renseigner en ligne, il existe aussi un site officiel : Stop Violences (sinon tape 3919 dans Google, ce sera le premier résultat).

Sache que le site a un bouton pour que tu puisses retourner sur Google en un clic, et qu’il t’explique aussi comment effacer les traces de ton passage sur le site (c’est facile, promis).

3919-effacer-historique

Les deux liens à droite de la bannière permettent de quitter le site sans laisser de traces.

Violences conjugales : de l’importance d’être vigilante

Je t’avoue, j’aimerais beaucoup te dire que ça ne se reproduira sûrement pas et que ton mec va réaliser qu’il n’avait pas le droit de faire ce qu’il a fait. Mais les résultats de l’enquête font plutôt penser l’inverse : 70% des femmes qui ont déjà vécu des violences physiques en ont vécu plusieurs.

Je te vois venir : et les 30% restants ? Malheureusement, il existe d’autres formes de violence (psychologique, verbale, sexuelle, économique…) qui ne sont pas répertoriées dans ces 70%.

Ce qui signifie qu’une manifestation de violence est rarement un cas isolé. D’ailleurs, peut-être as-tu l’impression que ton partenaire a déjà eu des mots qu’il n’aurait pas dû prononcer…

Comprendre le cycle des crises de violences conjugales

Les psychologues expliquent que la violence conjugale fonctionne en « cycles ». En fait, il est plutôt rare que la première violence physique soit un acte isolé – souvent, elle a été précédée par d’autres formes de violences (psychologiques, verbales, etc.).

Le cycle de la violence conjugale peut être défini par quatre étapes.

Il débute par l’installation d’un climat de tension dans le couple : peu à peu, l’autre prend le dessus dans la relation, et « l’emprise » apparaît. Les violences psychologiques et verbales peuvent par exemple se manifester par du dénigrement (« Tu n’es même pas capable de… ») ou du découragement (« Tu n’y arriveras jamais »).

Le partenaire commence également à prendre l’ensemble des décisions de la vie quotidienne (les activités quotidiennes, les menus…).

Tous ces agissements non physiques installent un climat d’insécurité, détruisant petit à petit l’intégrité psychique de l’autre : la frontière de ce qui est acceptable bouge.

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À la suite de cette phase de crise commence une période de justification : après avoir subi une première violence physique, il est possible que tu passes par une phase de sidération et de rationalisation.

Autrement dit, tu ne parviens pas à croire que ce qui arrive est réel, que ton conjoint a pu être violent, ou tu penses que ce qui arrive est un « accident », tu cherches des excuses à ce comportement, voire tu culpabilises : « Il est très stressé par son travail », « La journée a été difficile », « Je l’ai énervé »…

L’étape suivante est la phase « lune de miel » : le conjoint violent exprime souvent des regrets, cherche à se faire pardonner (parfois en faisant porter la responsabilité sur l’autre), déclare ses « sentiments ».

Cette étape fait naître un espoir chez la personne qui a subi la violence : « Les choses peuvent changer », « Il va changer », « Il fait cela parce qu’il m’aime »… Cette étape peut durer plusieurs mois.

Puis le cycle reprend au début et lentement, l’insécurité et les violences resurgissent, de plus en plus acceptables pour la personne qui en est victime.

Souvent, on a envie de minimiser l’acte, en le qualifiant de « dérapage », et de pardonner. Comme n’importe quelle personne amoureuse, en somme… Mais surtout, il y a le syndrome de l’infirmière, une véritable pomme empoisonnée psychologique.

[alire id=229100]

Vouloir « soigner » l’auteur de la violence

Si chaque personne éprouve la violence de manière particulière, il y a souvent un ressenti commun, notamment pour les femmes : elles espèrent parvenir à faire changer l’autre, à « soigner » l’auteur de la violence, à le « sauver ».

Cette volonté peut être liée à plusieurs facteurs : d’une part, dans notre société genrée, les femmes sont éduquées à prendre soin des autres – cette idée peut être intériorisée si profondément qu’elle apparaît même lorsque l’autre en question fait preuve de violence.

« Toi, tu me semblais tout cassé, et moi j’étais sûre d’être celle qui pourrait te réparer si j’arrivais enfin à comprendre comment te calmer. »

Cette phrase, extraite du témoignage d’une madmoiZelle qui a vécu des violences de la part de son compagnon, reflète bien le principe du syndrome de l’infirmière.

D’autre part, c’est aussi une façon de regagner du contrôle sur une situation qui te dépasse ou t’échappe, grâce à des stratégies psychologiques et une forme de « rationalisation ».

Le fait de penser pouvoir « soigner » l’auteur de la violence pourrait être l’un de ces mécanismes : cela te redonne du contrôle sur la situation (puisque tu vas contribuer à la changer) et de l’espoir vis-à-vis du partenaire violent (qui ne serait plus vraiment responsable de sa violence).

Cette idée a un effet pervers car elle déplace le curseur : la priorité n’est plus tellement d’assurer sa propre sécurité, mais plutôt de soigner l’auteur de la violence en mettant de côté sa responsabilité.

Violence conjugale : ce n’est pas de ta faute

En tout cas, une chose est sûre : rien de tout cela n’est de ta faute, même si tu es persuadée du contraire.

Rien de tout ça n’est ta faute, même si tu es persuadée du contraire.
C’est d’ailleurs ce que montre l’enquête : les violences n’arrivent pas qu’aux autres, les femmes brillantes, drôles, éduquées sont aussi touchées et elles ne sont pas moins intelligentes ou « plus faibles » pour autant.
D’ailleurs, si une amie t’apprenait que la personne qu’elle aime l’a frappée, penserais-tu qu’elle devrait avoir honte ?

À lire aussi : #Jenaipasportéplainte, le hashtag poignant sur Twitter

Selon Marie Cervetti, directrice du FIT (Une femme un toit, une association qui soutient et héberge les jeunes femmes victimes de violences), le problème vient de la société (et de notre éducation genrée) qui continue de rendre les femmes systématiquement responsables des violences dont elles souffrent.

Rien que cette récente étude est éloquente : 40% des répondants estimaient que si la victime a eu une « attitude provocante » en public, cela atténue la responsabilité du violeur.

Face à la violence conjugale : s’écouter et… partir ?

Dans ces circonstances, on entend souvent les gens dire « unetelle devrait partir et le quitter ». Mais ce n’est pas si facile. 

Partir reste le choix de la sûreté. Je sais que c’est dur, que ça peut avoir l’air définitif, disproportionné, même. Que tu n’as pas envie de te retrouver dans un endroit moins familier que ton chez-toi (ou votre chez-vous si vous habitez ensemble). Mais partir, pour quelques heures, quelques jours, c’est…

Pour ta sécurité : rien ne dit qu’il ne va pas recommencer. Partir te met en sûreté pendant qu’il se calme.
Pour ta sérénité : changer d’endroit aide à relativiser, faire le point, se vider la tête. Ça te donne aussi le temps de réfléchir posément, sans te sentir pressée par la présence de l’autre.
Pour toi, enfin : partir, ça montre à l’autre que ce qu’il a fait est inacceptable, pas une « erreur » ou un « dérapage ».
Le plus important est que tu fasses ce qui te paraît le mieux. En cas de doute, n’hésite pas à appeler le fameux 3919 pour en discuter !

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En règle générale, les personnes violentes avec leur partenaire auront tendance à chercher à l’isoler de ses proches. Il est donc tout à fait possible que tu te sentes seule, voire que tu sois brouillée avec ta famille et tes amis.

Mais la bonne nouvelle, c’est que rares sont les ami•es qui ne t’ouvriraient pas leur porte si tu en as besoin !

N’hésite pas à décrocher ton téléphone et à demander à l’un•e d’eux/elles de t’héberger si tu en ressens l’envie ou la nécessité, même pour une nuit.

Si vraiment tu ne penses pas que ton entourage pourra t’aider, le 3919 (décidément… mais bon, ils servent à ça, qu’est-ce que j’y peux) pourra te donner des adresses pour y passer du temps (la nuit, quelques heures… c’est toi qui vois !).

Il existe aussi des sites qui répertorient les lieux d’hébergement si tu ne souhaites pas en parler :

Le site du Centre Hubertine Auclert (qui est top) qui dispose d’une carte avec tous les différents lieux d’Île-de-France.
Le site du gouvernement Stop Violences et sa cartographie (centres financés par l’État)
La FNSF (Fédération nationale de la solidarité aux femmes) qui répertorie également ses centres (qui ne sont donc pas les mêmes que ceux de l’État)
Et bien sûr, le FIT qui s’adresse d’abord aux jeunes femmes victimes de violences
Si tu ne trouves pas dans ta région, le 3919 a des pôles locaux qui sauront t’indiquer le meilleur endroit.

Si tu veux t’en aller, sache toutefois que ce sera plus facile pour les jours suivants si tu emmènes avec toi certains papiers et objets.

Liste de documents et objets à emmener

Passeport et carte d’identité
Permis de conduire (et si tu as ton propre véhicule, clés et papiers)
Carte bancaire, contrat bancaire et informations bancaires personnelles (s’il y a des documents avec des codes par exemple)
Carte vitale et carte de mutuelle
Bulletins de salaire, diplômes, feuilles d’imposition
Si tu as eu des antécédents et que tu as déjà déclaré une violence, prends les papiers juridiques de tes déclarations
Cela dit, si tu ne peux pas mettre la main sur tout parce que ton compagnon les a cachés, empruntés ou confisqués, ou pour une autre raison, tant pis : laisse-les derrière-toi.

Si tu veux aller plus loin pour ta protection

Il existe différentes démarches légales pour te protéger ou simplement prendre en compte la violence que tu as vécue du point de vue légal.

Déposer une main-courante : c’est, en gros, une façon de prévenir avant de porter plainte, de rapporter des faits sans suite juridique (mais ton dossier existera déjà et ça peut te faire gagner du temps si tu souhaites porter plainte)
Demander une ordonnance de protection : pour simplifier, cette démarche permet de faire expulser ton partenaire de votre logement si vous le partagez
Porter plainte : pour le coup, il s’agit d’engager la Justice, de chercher à faire ouvrir une enquête, avec ses suites légales.
Si tu portes plainte, il est d’ailleurs important de demander un examen médico-judiciaire, que tu aies des traces de coups ou pas (les blessures psychologiques sont aussi prises en compte).

Cette décision est la tienne, et si tu aimes ton partenaire, n’oublie pas pour autant de t’aimer en premier.
Ça te permettra d’avoir des preuves dans ton dossier de plainte, mais aussi de bénéficier de jours d’ITT (Interruption totale de travail) si tu travailles. Il est possible qu’on ne te le propose pas, n’hésite donc pas à demander de ton propre chef.
N’oublie pas cependant que ces recours prennent du temps, la justice suivra son cours et en attendant, l’auteur des violences sera toujours là. Pour plus de sécurité, joue la discrétion et surtout, comme il n’y a pas deux situations qui se ressemblent, n’hésite pas à appeler le 3919 si tu veux obtenir des conseils sur la marche à suivre pour ton cas et une liste des commissariats vers lesquels te tourner.

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Les intervenants sociaux sont des accompagnants présents dans les commissariats et gendarmeries. Ils ne sont pas policiers, et sont là pour aider la personne dans sa démarche et la conseiller si besoin.

Il existe également des aides sociales auxquelles tu peux prétendre, et là encore, le 3919 te renseignera en fonction de ta situation.

Dans tous les cas, cette décision est la tienne, et personne ne peut t’obliger à en changer. Et si tu aimes ton partenaire, n’oublie pas pour autant de t’aimer en premier.

La violence conjugale : c’est arrivé/ça arrive à une amie

Si ce n’est pas toi la victime, une amie ou collègue a peut-être besoin de toi. Mais il est très important de prêter attention à la façon dont tu vas en parler.

Mieux vaut chercher à ouvrir une porte, plutôt que de mettre la personne dos au mur.
Comment aborder le sujet ? Plutôt que de mettre la personne dos au mur, mieux vaut chercher à ouvrir la porte, elle décidera si elle souhaite la franchir ou pas : « Tiens, j’ai lu cette étude/cet article… et ça m’a un peu fait pensé à ce que tu m’as raconté l’autre jour. Qu’est-ce que tu en penses ? »
Comme l’explique Marie Cervetti :

« Souvent, c’est comme une pelote de laine, une fois le premier fil trouvé, le reste viendra tout seul. »

Dans tous les cas, si vous voyez que vous vous heurtez à un refus net, n’insistez pas lourdement.

Si la personne victime de violence est un homme, prenez garde à ne pas rire ou minimiser les faits, on accorde parfois moins de légitimité aux hommes qu’aux femmes victimes de violence, et le but n’est pas de leur infliger une double peine.

À lire aussi : Un homme victime de violence conjugale moqué, puis défendu lors d’une interview

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Quelques formules à bannir

« Il faut, tu dois » — Les personnes qui ont dû affronter des violences ne réagissent pas bien aux impératifs.
« Moi, à ta place » — Franchement, non. Juste. Non. Voilà le meilleur moyen de faire culpabiliser la personne en lui faisant croire que vous feriez mieux qu’elle.
« Absolument, à tout prix » et autres formules jusqu’au-boutistes.
« Je ne te comprends pas » — De loin la pire formule possible. Si vous vous confiiez sur un problème très dur à vivre, vous auriez vraiment envie qu’on vous réponde ça ?
De façon générale, n’imposez rien dans la conversation. Il faut savoir qu’avant d’affronter des violences physiques, la personne a sûrement déjà dû faire face à des violences psychologiques (et/ou verbales, et/ou sexuelles…), qui ont permis d’instaurer une relation de domination dans laquelle elle a été rabaissée ou méprisée.

Le principal c’est de montrer que cette personne a le choix, qu’il s’agit de son choix et qu’elle est tout à fait capable de faire ses propres choix, car oui, il est possible qu’elle en doute.

Même si elle décide de retourner chez elle, ne cherchez pas à l’en dissuader à grand renfort d’arguments, préférez garder le dialogue ouvert.

À lire aussi : Fuir les violences conjugales, une étude pointe les mesures à prendre

Les maîtres mots : proposer et ne rien imposer.

Pour avoir plus de détails ou de conseils, n’hésitez pas à appeler le 3919, numéro officiel dédié, leurs interlocuteurs•trices sont aussi là pour ça !

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Sus aux clichés sur le bac professionnel, qui m’a fait grandir et m’épanouir !,societe,

29 Mars 2017, 23:41pm

Publié par hugo

Sus aux clichés sur le bac professionnel, qui m’a fait grandir et m’épanouir !
27 MARS 2017 PAR ANNE-FLEUR 7 COMMENTAIRES
Robinhood a été orientée un peu contre son gré en bac professionnel, mais la voie de garage qu’elle s’imaginait lui a en fait permis de se réconcilier avec l’école et d’envisager sereinement son orientation.

Sus aux clichés sur le bac professionnel, qui m’a fait grandir et m’épanouir !
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Quand j’avais 15 ans, j’étais dans un collège privé catholique, et leurs modes d’apprentissages ne me convenaient pas.

Ça me semblait trop abstrait et inutile : j’avais l’impression de ne pas rentrer dans le « moule ». Du coup, je ne travaillais pas, c’était mon acte de résistance.

Pourquoi devais-je apprendre ces verbes irréguliers et le théorème de Pythagore ?

J’étais en confrontation avec toutes ces matières dont je ne comprenais pas l’utilité. Je ne voulais pas apprendre sans comprendre. Résultat : j’avais plutôt souvent des mauvaises notes. Puis le verdict est tombé en milieu d’année.

Alors que je pensais suivre tranquillement mes amis dans le lycée privé catholique du coin, mes parents m’ont annoncé, après le conseil de classe du second semestre :

« Tu vas faire un bac pro. »

Je suis tombée de ma chaise.

« Quoi ! Moi, j’irai en bac pro ? »

L’idée ne venait pas d’eux, même s’ils étaient d’accord avec le conseil de classe. Je n’avais pas le choix et ça n’a pas aidé à me mettre dans de bonnes dispositions…

En plus, ça voulait dire quitter tous mes amis, me retrouver dans un établissement public aux codes complètement différents pour suivre un cursus dont je n’avais pas franchement une bonne image.

D’ailleurs… en quoi ça consistait en fait, un bac pro ?

Un orientation mal vécue

Pendant le reste de l’année, j’ai plus ou moins refusé de me renseigner sur ce cursus où l’on allait m’envoyer.

Pourtant, mes parents m’ont clairement poussée à m’intéresser à mon orientation.

 

Ils m’ont fait rencontrer une conseillère d’orientation (qui était malheureusement très mal informée et pas du tout impliquée).

Ma mère, qui est dans l’éducation nationale, m’a ramené suffisamment de documentation de l’Onisep pour meubler le reste de ma vie en formations diverses.

J’ai fait un stage dans une serre, que je n’ai pas trouvé très intéressant, et je me suis rendue au CIO (Centres d’Information d’Orientation) à deux reprises…

Finalement, au début du printemps, mon collège a organisé une journée d’orientation avec des professionnels. J’ai découvert le métier de ludothécaire (l’animateur•trice spécialisé•e dans le jeu et le jouet dans une bibliothèque de jeu) et là, révélation : c’était ça que je voulais faire !

Sauf qu’à l’époque, on m’avait dit que je ne pourrais pas le faire avec un bac pro.

J’ai laissé mes parents décider à ma place.
Ce constat a achevé de me démotiver et j’ai donc laissé mes parents décider à ma place.

Et comme depuis mes dix ans, avec mon meilleur ami, on proposait des jeux pour les plus petits de la résidence, ils ont donc cherché une formation en rapport avec l’animation. Ils espéraient que ça me plairait.

Ils ont finalement entendu parler d’un cursus pro qui pourrait me correspondre, l’ASSP (Accompagnement Soins et Services à la Personne, à vos souhaits).

Je n’ai même pas cherché à comprendre l’intitulé de la formation qu’on avait choisie pour moi, non pas parce qu’il était trop long, mais par acte de résistance : je ne voulais pas être associée à cette nouvelle école, à ce nouveau projet (quel qu’il était) et à ces nouvelles personnes.

Puis la rentrée est arrivée, plus vite que prévue…

Bienvenue en bac pro

J’ai donc débarqué dans ce nouveau lycée à seize ans. Tout m’insupportait. Le lycée ? Moche. La cantine ? Mauvaise. La cour de récréation ? Trop petite.

Au début, les cours m’ont déstabilisée : des leçons d’ergonomie et de soin à la personne, je n’avais jamais vu ça ! Mais ce n’était cependant pas le plus compliqué pour moi.

En effet, la confrontation avec ma classe pendant la seconde et le début de ma première a été difficile. Je ne les voulais pas dans ma vie et eux non plus. On avait entre quinze et seize ans, on était en pleine adolescence. On se regardait tous avec un air condescendant.

Eux se disaient certainement : « Qui est cette nana qui est première de la classe ? » et moi je me disais « Qui sont ces gens si différents de moi ? ».

On me faisait tout un tas de réflexions qu’on ne prenait même pas franchement la peine de me cacher. Moi qui m’étais toujours sentie entourée pendant le collège, là, ce n’était plus forcément le cas.

On était dans un rejet mutuel. Moi parce que ce lycée n’avait pas les mêmes codes que mon ancien collège et eux, parce que j’étais différente.

 

En plus, la société me renvoyait une mauvaise image de mon parcours. À un tel point que certains parents de mes amis ont voulu que j’arrête de voir leurs enfants. Leur prétexte :

« Elle est en bac pro et vient te chercher le vendredi soir ? Ça fait fille qui traîne. »

Sympa.

« Tu es en bac pro ? Mais tu es conne en fait ! »
Certaines personnes m’ont aussi rejetée en me disant « Tu es en bac pro ? Mais tu es conne en fait ! », tandis que d’autres décrédibilisaient systématiquement mon bac. De toute façon, le bac pro c’est donné, c’est bien connu….

On a aussi essayé de me démotiver. En effet, j’avais gardé dans un coin de ma tête l’idée de devenir un jour ludothécaire : ce métier, c’était ma lumière au bout du tunnel. Mais je me souviens d’un ancien professeur à moi qui m’a sorti :

« Ludothécaire ? Mais faut faire des études pour ça ! Toi, tu ne pourras pas ! »

Cependant, le plus dur restait encore de me sentir en décalage sur ce que mes amis apprenaient dans leur lycée général.

Il m’est arrivé à plusieurs reprises de me sentir exclue de la conversation, même si ce n’était pas leur but. Dans le fond, je leur en voulais un peu, ils s’amusaient sans moi…

La confiance en soi : un enseignement clef du bac pro

Pourtant, au bout de quelques mois, j’ai constaté malgré moi un changement dans ma façon d’être à l’école. Je m’y sentais plus heureuse et je travaillais de bon cœur, quelque chose qui était encore inimaginable un an auparavant.

Je n’étais pas nulle !
J’avais finalement découvert que mes parents m’avaient proposé un cursus qui me correspondait : j’arrivais sans trop de difficulté à avoir des bonnes notes car ce qu’on faisait en classe me plaisait. Et ces bonnes notes m’ont redonné confiance en moi.


Je n’étais pas nulle !

Je comprenais enfin l’intérêt et le but de plusieurs matières. Et même si on avait encore de l’histoire et du français, la façon dont on les abordait en classe rendait ces matières plus intéressantes qu’elles ne l’avaient jamais été.

Fini d’apprendre bêtement quelque chose !

Par exemple, nos professeurs utilisaient plusieurs supports pour nous intéresser. Je me souviens d’un cours que j’avais adoré où notre prof de français nous avait passé un sketch de Florence Foresti afin de nous montrer l’importance des gestes dans un dialogue.

Je voudrais que tout le monde ait la chance d’avoir une professeure comme elle, je n’ai jamais vu quelqu’un qui encourageait autant ses élèves.

En bac pro, on apprenait aussi à réaliser des choses différentes de ce que j’avais fait à l’école avant, et qui me plaisaient vraiment, comme la mise en place des fiches d’animation (qui sont des fiches servant à organiser les activités d’un groupe d’enfant ou de personnes âgées pour la journée).

On nous demandait aussi de raconter nos expériences dans des rapports : on cherchait toujours à nous valoriser, même maladroitement. Notre expérience était toujours importante.

Par exemple, un prof nous avait demandé de faire un tour de table et de dire à haute voix la différence entre notre comportement à l’intérieur et à l’extérieur du lycée.

Comme j’étais entourée de personnes avec qui je ne me sentais pas vraiment à l’aise, je leur ai dit :

« Moi je souris, je ris, je parle et je suis très expressive à l’extérieur, mais quand j’arrive au lycée je ne suis pas comme ça. »

Par la suite, certains venaient me voir quand j’étais toute seule, et puis je me suis fait un très bon ami au sein du lycée, qui me soutenait pendant les moments difficiles…

Les profs essayaient vraiment d’instaurer une bonne ambiance de promo, ça m’a aidée à me sentir mieux avec mes camarades. Certes, je n’aimais toujours pas l’ensemble de la classe mais j’y ai quand même découvert des gens sympas.

Pendant ces deux ans, j’ai finalement rencontré plein de personnes super intéressantes, surtout mon meilleur ami ! Mais je ne suis peut-être pas trop objective pour lui…

Des savoirs pragmatiques

Mais surtout, en bac pro, j’ai découvert les stages.

Et ces expériences en milieu professionnel m’ont permis de grandir plus vite.

À seulement quinze-seize ans, les élèves de bac pro ont déjà connu la joie d’envoyer des dizaines de CV et de lettres de motivation pour un stage sans rémunération.

Ils sont familiers des promesses de convention de stage non tenues, des démarches téléphoniques, ils savent comment se présenter et ils ont l’expérience de ces entretiens d’embauche où on te regarde de haut. La vraie vie, quoi.

Et qu’est-ce que c’était enrichissant ! On faisait partie d’une équipe. On avait un but et des moyens pour l’atteindre.

 

Mon premier stage, j’y suis allée en courant ! J’étais avec des enfants et je faisais de l’animation. Mon parcours scolaire me permettait de travailler avec un public que j’appréciais et de faire ce que j’aimais. Je pouvais leur apprendre des choses avec des jeux ou des discussions.

Au cours de toutes ces expériences, que ce soit en EHPAD (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), en crèche ou en maternelle, j’en ai appris plus sur moi et sur ce que je voulais faire.

À côté de mes stages, mes parents m’ont fait prendre des cours particuliers pour améliorer mon orthographe, qui était relativement catastrophique.

Pour eux, cet investissement était important, ils voulaient que j’ai la possibilité de poursuivre des études post-bac. Ils me disaient :

« Certes, on t’a mise en bac pro, mais ne crois pas que tu vas t’arrêter là. »

La répétitrice qu’ils ont choisie pour moi était institutrice. C’était aussi une personne formidable. Cette rencontre a changé la façon dont je me voyais. C’est grâce à elle que j’ai pris peu à peu de l’assurance. Elle me disait toujours :

« Tu sais, tu n’es pas bête ! »

Les films, les dessins animés, les bandes dessinées que j’aimais étaient bien aussi une vraie forme de culture.
Elle me faisait voir la culture sous un autre angle : certes, il y avait la culture qu’on nous enseignait à l’école, mais les films, les dessins animés, les bandes dessinées que j’aimais étaient bien aussi une vraie forme de culture.

Elle m’a aussi donné confiance en me montrant que ce qu’on faisait en mathématiques, en français ou en physique dans mon bac pro, c’était la même chose que ce que mes amis en bac général faisaient aussi ; pour nous, tout était juste un peu plus simplifié.

Et même si au début de mon bac pro, j’avais eu l’impression d’être un peu exclue, la plupart de mes amis du collège ne m’ont pas lâchée.

Au contraire, ils m’ont encouragée à poursuivre et ils ne m’ont jamais regardée comme une idiote (de toute façon, quand c’était le cas, ils ne faisaient plus partie de ma vie), même si on était parfois en décalage et qu’ils ne comprenaient pas toujours ce que je faisais.

Plot twist : on peut faire des études avec un bac pro !

Finalement, après trois ans, le bac est arrivé. Je me souviens d’avoir été aussi stressée que mes amis qui étaient en filière générale.

Je ne ferai pas plus durer le suspense : j’ai eu mon bac ! Et avec une jolie mention bien, s’il vous plaît.

 

Il fut le résultat d’un parcours pas toujours facile, plein de doutes et de frustrations, mais aussi de joie et de rire. Je suis sortie de cette expérience renforcée, mûrie mais aussi épuisée.

Par la suite, j’ai validé un BTS ESF (Économie Sociale et Familiale) et là, je suis actuellement en licence métier de l’animation. Si j’ai appris qu’on pouvait devenir ludothécaire avec le BAFA ou avec une licence animation ou métiers du jeu, j’ai finalement changé d’objectif de carrière.

Depuis mon stage en MJC (Maison Jeunesse et de la Culture), je veux maintenant être institutrice, comme mon ancienne répétitrice, pour rendre la culture accessible à tout le monde. Car la culture, ce n’est pas uniquement celle qu’on enseigne.

Je suis la preuve qu’on peut être passée par un bac pro et continuer ses études (et même les réussir !). Et je ne suis pas une exception : j’ai plusieurs amis qui ont poursuivi leurs études tout comme moi. D’autres ont fait des formations professionnelles et ont des métiers qui leur plaisent.

Certes, on fait partie des métiers du « pratique », mais on a notre place, nous les petites mains qui soignent, qui animent, qui réparent… Sans nous, le monde serait plus difficile d’accès.

Alors oui, je déteste toujours ce lycée où on m’a obligée à aller, et j’entends toujours des railleries et des remarques condescendantes sur mon cursus. Par exemple, il n’y a pas très longtemps, on m’a dit :

« Malgré un parcours tortueux, vous avez eu votre BTS, c’est bien ! »

Mais je ne vois pas du tout mon orientation comme un parcours tortueux : grâce à ce bac, j’ai fait des rencontres merveilleuses, j’ai gagné en autonomie et en joie de vivre car je m’accepte, moi la petite blonde qui parle tout le temps.

Donc j’ai envie de vous dire, je viens de bac pro et alors ?

http://www.madmoizelle.com/bac-professionnel-orientation-temoignage-747281

Cécile Ropiteaux – FSU : « Il faut de vrais moyens pour former à l’égalité filles/garçons »,,egalite,parite,articles femmes hommes,

29 Mars 2017, 19:32pm

Publié par hugo

France
Cécile Ropiteaux – FSU : « Il faut de vrais moyens pour former à l’égalité filles/garçons »
Depuis 20 ans, à l’initiative de l’intersyndicale Femmes qui regroupe des militantes de la CGT, de la FSU et de Solidaires, des centaines de personnes venues du monde syndical, associatif, politique et de la recherche se réunissent au mois de mars. Ces temps d’échanges et de confrontations permettent d’approfondir les revendications sur les lieux de travail et de poser la question de la place des femmes dans les syndicats. Ces journées contribuent à la prise de conscience féministe de nouvelles générations de femmes syndicalistes.

Cécile Ropiteaux, membre du secteur femmes de la FSU et de l’intersyndicale femmes répond à nos questions.

En quoi les politiques d’austérité ont-elles affectées les femmes et le service public ?

 


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Que pensez-vous des mesures prises par le ministère de l’Education nationale sur l’égalité filles/garçons ?


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Vous avez étudié les programmes des candidat-e-s à la présidentielle, lequel vous a le plus marqué ?


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Propos recuellis par Brigitte Marti 50-50 magazine

http://www.50-50magazine.fr/2017/03/29/cecile-ropiteaux-fsu-il-faut-de-vrais-moyens-pour-former-a-legalite-fillesgarcons/

Une campagne couillue contre le harcèlement sexuel dans le métro à Mexico,femmes,sexisme,societe,violences,

29 Mars 2017, 19:29pm

Publié par hugo

Une campagne couillue contre le harcèlement sexuel dans le métro à Mexico
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 Au Mexique, une campagne dérangeante pour dénoncer le harcèlement sexuel dans les transports
Au Mexique, une campagne dérangeante pour dénoncer le harcèlement sexuel dans les transports
Charlotte Arce 
Par Charlotte Arce
Publié le Mercredi 29 Mars 2017
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Pour sensibiliser les usagers du métro au calvaire que constitue pour les femmes le harcèlement sexuel, la ville de Mexico a innové en dotant une de ses rames d'un siège pourvu d'un pénis.
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Si en France, une enquête menée en 2015 a révélé que 100% des usagères des transports en commun ont déjà été victimes de harcèlement sexuel dans les transports, il est parfois difficile de savoir ce que les hommes perçoivent ou non comme une agression sexiste. Voient-ils les femmes qui se font importuner dans les transports en commun ? Leur portent-ils volontiers secours ?

Ont-ils seulement conscience des regards concupiscents, des gestes déplacés et des paroles obscènes qui ponctuent les trajets quotidiens des femmes dans le métro, le train, le bus ? Rien n'est moins sûr.

Pour les mettre face à cette réalité que constitue le harcèlement sexuel dans les transports en commun, le métro de Mexico a abrité une expérience pour le moins dérangeante. Intitulée "Expermiento Asiento" (L'expérience du siège), elle a surpris les voyageurs en installant dans une rame d'un de ses métros un siège moulé aux formes de l'anatomie masculine. Aucun détail n'a été oublié : tétons, nombril et pénis façonnent ce siège, où s'assoient malgré eux des voyageurs inattentifs. Leur réaction a été filmée : à peine installés, on les voit se relever, mal à l'aise. Un homme tente tout de même de s'asseoir en plaçant sa veste sur le siège en guise de barrière, avant de renoncer et de se remettre sur ses pieds.

L'expérience du siège
"C'est désagréable de s'asseoir ici mais ce n'est rien comparé à la violence sexuelle que les femmes endurent dans leur vie quotidienne", peut-on lire sur un écriteau affiché sous ledit siège.

Autre expérience, autre vidéo. Cette fois-ci, c'est sur le quai du métro de Mexico que cela se passe. Intitulée "Experimento Pantallas" (l'expérience des écrans), elle consiste à projeter sur des écrans les postérieurs des hommes attendant patiemment le métro. L'objectif est encore une fois explicite : sensibiliser les hommes au harcèlement sexiste en les plaçant pour une fois dans le rôle des victimes, de ceux dont on lorgne sans vergogne la silhouette. "Neuf femmes sur dix ont déjà été victimes à Mexico de violence sexuelle", affichent ensuite les écrans.

L'expérience des écrans
Si Konbini rappelle que l'auteur de cette campagne n'est pour le moment pas connu, ses vidéos ont eu le mérite d'interpeller les internautes. Sur YouTube, où elles ont fait leur apparition il y a une semaine, les commentaires fleurissent pour saluer la démarche de l'auteur ou au contraire pour en souligner les biais. Certain.e.s arguent ainsi que répondre au harcèlement sexuel en harcelant les hommes n'est certainement pas la meilleure des solutions pour les sensibiliser.
SOCIÉTÉ DROITS DES FEMMES SEXISME HARCÈLEMENT NEWS ESSENTIELLES MONDE
http://www.terrafemina.com/article/une-campagne-couillue-contre-le-harcelement-sexuel-dans-le-metro-a-mexico_a329269/1

Le "bracelet fertilité" débarque dans l'Hexagone, une première en France,(TRUC DROLE),femmes,sante,grossesse,bebe

29 Mars 2017, 19:21pm

Publié par hugo

Le "bracelet fertilité" débarque dans l'Hexagone, une première en France
La start-up Suisse de technologie médicale AVA a développé un bracelet qui permet aux femmes de savoir quelle est la meilleure période de leur cycle pour tomber enceinte.

AVA, le bracelet fertilité, une première mondiale, arrive en France
AVA, le bracelet fertilité, une première mondiale, arrive en France
Crédit : AVA
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Clémence Bauduin 
Journaliste
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PUBLIÉ LE 29/03/2017 À 10:25
Un drôle de bijou s'invite dans la nuit des femmes et promet de révolutionner la manière de comprendre son cycle. Le "bracelet fertilité" AVA, lancé par la start-up du même nom, est accessible à la vente en France, sur internet, à partir de ce mardi 28 mars. Son objectif premier : indiquer le moment le plus propice pour tomber enceinte. Mais derrière cette avancée novatrice - on ne tient plus seulement compte de la température, mais de 8 autres paramètres - ce "bijou" permet également de renseigner celles qui, sans forcément désirer tomber enceinte, aspirent à simplement mieux comprendre comment fonctionne leur corps.

Spécialisée dans les innovations en matière de reproduction et de suivi du cycle des femmes, la start-up AVA travaille à l'élaboration de ce bracelet depuis maintenant trois ans. Cet objet connecté se porte la nuit. Chaque matin, son utilisatrice peut consulter l'application pour smartphone à laquelle il est connecté afin de récupérer et consulter les données recueillies par le bracelet durant son sommeil. Le petit objet, inédit, est né des recherches de quatre entrepreneurs, dont l'un voulait avoir un enfant avec sa compagne. 

Comment ça marche ?

Ce bracelet est le premier à mesurer avec précision et en temps réel le cycle hormonal, grâce au suivi de 9 paramètres physiologiques. Outre la température traditionnellement mesurée, peu fiable et contraignante, ou le taux d'hormones avec les sticks de fertilité classiques - tout aussi contraignant - le bracelet mesure notamment le rythme cardiaque, les variations de température dans la nuit, la perte de chaleur, la qualité du sommeil, la température de la peau, les mouvements ou encore la bio-impédance. Au cours du cycle, les fluctuations des hormones reproductives, œstradiols et progestérones, ont un impact sur de nombreuses variables physiologiques.

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Cette pluralité de données confère au bracelet, outre sa capacité à déterminer les jours de fertilité, un panel de renseignements sur le fonctionnement de son corps.

"Désormais les choses évoluent, beaucoup de femmes cherchent à mieux comprendre comment fonctionne leur corps, la menstruation... Je ne pensais pas que le besoin était si grand. AVA permet de comprendre son corps et sa santé", explique à Girls Léa Von Bidder, l'une des entrepreneuses d'AVA, à l'origine du projet.

Des débuts encourageants

Commercialisé aux États-Unis depuis l’été dernier, mais également au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suisse, en Autriche et en Espagne, le bracelet Ava compte déjà une cinquantaine de grossesses confirmées parmi les premières utilisatrices. Il fonctionne pour les femmes qui ont un cycle "entre 21 et 35 jours", explique Léa Von Bidder, mais trouve ses limites pour les femmes ayant une trop grande irrégularité dans leur cycle. 

Toutefois, l'objet est en cours de perfectionnement : une étude en cours devrait permettre à chaque femme, peu importe la durée de son cycle, d'avoir recours au bracelet. Plusieurs milliers d'exemplaires ont été vendus, et cette avancée encourage l'équipe d'AVA à poursuivre les recherches. "On est très optimistes", confie Léa Von Bidder, qui se laisse à imaginer que cette technologie pourra, un jour peut-être, également donner naissance à une nouvelle forme de contraceptif.

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Quels points communs ont tous nos ex ? Des scientifiques répondent,amours,couples,

29 Mars 2017, 19:16pm

Publié par hugo

Quels points communs ont tous nos ex ? Des scientifiques répondent
Selon une étude publiée par l'Université de Californie, tous les ex-partenaires d'une personne possèdent, en fait, plusieurs points en commun.

Nos ex et leurs points communs
Nos ex et leurs points communs
 
Lucie Valais 
Journaliste
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PUBLIÉ LE 28/03/2017 À 11:22
Tout le monde a un "type". C'est en tout cas ce qu'affirme une étude réalisée par des chercheurs californiens. Ces scientifiques ont prouvé que tous nos ex avaient plusieurs points en commun. Publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology, l'étude a été réalisée sur un panel de 1000 personnes, hétérosexuelles. Elle prouve que, en fonction de l'endroit où vous vivez et selon la catégorie sociale dans laquelle vous évoluez, les personnes avec qui vous vous mettez en couple diffèrent.

En fait, les personnes que l'on rencontre partagent beaucoup de similarités, qu'elles soient physiques, mentales ou culturelles. Trois études ont été croisées par les scientifiques, dans le rapport publié au début du mois de pars par l'Université de Californie. Outre le facteur géographique qui influe sur vos relations, vos ex-partenaires partagent également des points en communs physiques.

L'endroit où vous vivez décide pour vous

Le premier point dégagé par cette étude, c'est que l'endroit où vous vivez exerce une influence sur vos rencontres. Logique. Il est plus facile de sortir avec quelqu'un que vous croisez près de chez vous, qu'un autre sur qui vous n'êtes pas susceptible de tomber. Aller à l'école ensemble, à la fac ou travailler au même endroit facilite les approches.

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Même chose pour le niveau d'éducation, vous fréquentez les mêmes lieux, la même université, ainsi que pour la religion qui devient un autre point d'accroche : la façon de vivre. Autant d'exemples qui déterminent vos relations, l'environnement jouant ici un plus grand rôle que vos préférences en matière de partenaires.

Vos ex ont le même attrait physique

L'autre fait principal dégagé par ces scientifiques californiens, c'est que tous vos ex ont en fait nombre de points communs physiques. Ils ont tous le même attrait, le même niveau de charme et de beauté, et ce, qu'on parle d'une relation de longue comme de courte durée.

"Dans le processus de sélection des partenaires, les gens peuvent avoir du mal à faire la différence entre ceux qui s'avèrent être temporaires, à court-terme et ceux à long-terme", est-il expliqué dans le rapport. Sachant que, selon une autre étude, les gens "beaux" ne seraient attirés que par les gens "beaux", et auraient plus de difficultés à rester en couple durablement.

Quoi qu'il en soit, si un ex est un ex, c'est qu'il y a bien eu une raison de rupture, et qu'il est peut-être préférable d'en rester là.

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http://www.rtl.fr/girls/love/quels-point-communs-ont-tous-nos-ex-des-scientifiques-repondent-7787844301

Les marches anti-IVG à Bruxelles ou Bucarest ne font pas recette. Mais dérapent,extreme droite,femmes,ivg,

29 Mars 2017, 19:13pm

Publié par hugo

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IVGdroit à l'avortementmarche pro vie
Les marches anti-IVG à Bruxelles ou Bucarest ne font pas recette. Mais dérapent
Quelques uns des manifestants anti-avortements dont Stéphane Mercier au centre, pour l'heure suspendu de ses fonctions de chargé de cours à l'UCL de Louvain pour ces propos : <em>"Si l’avortement est un meurtre, n’est-il pas encore plus grave que le viol ?"</em>
Quelques uns des manifestants anti-avortements dont Stéphane Mercier au centre, pour l'heure suspendu de ses fonctions de chargé de cours à l'UCL de Louvain pour ces propos : "Si l’avortement est un meurtre, n’est-il pas encore plus grave que le viol ?"
capture d'écran RTBF
Mille cinq cent personnes à Bruxelles, à peine deux mille à Bucarest, les marches "pro-life" - "pour la vie", organisées année après année en Europe sur le modèle américain, en cette fin mars 2017, ne drainent pas les foules. Et ce n'est pas une mauvaise nouvelle quand on écoute certain-es militant-es anti IVG énoncer des "faits alternatifs" qui feraient éclater de rire s'ils n'étaient pris au sérieux par certain-es...
29 MAR 2017
 Mise à jour 29.03.2017 à 09:20 par    
Sylvie Braibant
    
avec AFP et RTBF
dansAccueilTerriennesLe droit à l'avortement malmené
Ce dimanche 26 mars 2017, les quelque 1500 Belges, femmes et hommes, descendus dans les rues de Bruxelles étaient bien décidés à donner de la voix, pour la 8ème édition de la "marche pour la vie" dans leur capitale. Un événement calqué sur ceux des activistes ultra-conservateurs américains, beaucoup plus puissants outre-Atlantique que sur le vieux continent, à l'exception de la Pologne menée par des catholiques, fervents de la naissance à n'importe quel prix, même au risque de la santé des mères putatives. 

A retrouver dans Terriennes :

> En Pologne, le droit à l'avortement définitivement rayé de la législation ?

Parmi ces quelques centaines d'irréductibles réunis à Bruxelles, armés de poussettes,  porteurs de ce qu'ils appellent "la culture de vie contre la culture de mort" (ils incluent dans leurs slogans le refus de mourir dans la dignité, un droit accordé en Belgique depuis 2002), on a pu entendre des arguments stupéfiants.

Mauvaise foi
Constance Du Bus qui sait de source sûre qu'une Belge "a avorté la veille de son accouchement parce qu'il manquait un doigt à son bébé" (sic)<br />
 
Constance Du Bus qui sait de source sûre qu'une Belge "a avorté la veille de son accouchement parce qu'il manquait un doigt à son bébé" (sic)

  
capture d'écran RTBF
Le journaliste de la RTBF-radio, embarqué dans la manifestation, a tout naturellement interviewé Constance Du Bus, porte-parole du mouvement. Cela donne le dialogue suivant :

Contance Du Bus : "Vous prenez (entendez ici 'avortez', ndlr) un enfant à trois mois de grossesse, à sept mois, même à neuf mois moins un jour, le jour avant sa naissance. Il se fait avorter le jour avant sa naissance".
Fabrice Gérard, le journaliste, lui montre son scepticisme...
"Et bien oui", répond Constance Du Bus sans perdre son aplomb. "Moi j'ai deux témoignages comme ça, parce qu'on a estimé que c'était une atteinte grave à la santé de l'enfant parce qu'il était sourd. Et un autre (témoignage, ndlr): j'ai une amie qui a travaillé dans un centre de planning familial et elle m'a dit qu'une femme avait avorté le jour avant la naissance parce que son enfant avait un doigt en moins. Je l'ai entendu cela".

Oui oui, vous avez bien lu. Aussitôt, déferlement de réactions ironiques sur les réseaux sociaux, telle celle-ci...

 Suivre
 David Thiry @Michrone
Je connais même un gars qui a avorté 70 ans après sa naissance ! Un gars ! #ConstanceDuBus
20:29 - 26 Mar 2017
  2 2 Retweets   12 12 j'aime
Jusqu'au rédacteur en chef de la RTBF qui commente, en un jeu de mots autour de fantasme et fanatisme :

 Suivre
 Fabrice Grosfilley @grosfilley
"C'est en commençant par croire aux fantasmes qu'on tombe dans le fanatisme " #IVG http://www.rtbf.be/auvio/detail_c-est-en-commencant-par-croire-aux-fantasmes-qu-on-tombe-dans-le-fanatisme?id=2198111&utm_source=media&utm_campaign=social_share&utm_medium=twitter_share … via @RTBF
09:01 - 27 Mar 2017
Photo published for "C'est en commençant par croire aux fantasmes qu'on tombe dans le fanatisme" - L'humeur fanatique...
"C'est en commençant par croire aux fantasmes qu'on tombe dans le fanatisme" - L'humeur fanatique...
Les militants anti-avortement dans les rues de Bruxelles. Ils avaient rendez-vous au mont des arts. Ce qui a permis d'entendre des arguments en décalage complet avec la réalité. Fabrice Grosfilley...
rtbf.be
  14 14 Retweets   19 19 j'aime
L'immoral contre le légal
Constance Du Bus se retrouve certainement dans la parole imprégnée de citations bibliques de Stéphane Mercier lors de la marche du 26 mars 2017 : « Nous ne devons pas avoir peur, nous menons le bon combat, celui pour la vie. Saint Paul nous le dit : nous ne devons pas nous rendre complice des ténèbres. » Un enseignant qui n'hésite pas à porter la bonne parole auprès de ses étudiants, pendant ses cours à l'Université catholique de Louvain (ouverte à tous bien sûr), ce qui lui a valu d'être suspendu par l'établissement.

L'avant veille de la marche, afin de les mobiliser, le chargé de cours avait  distribué un plaidoyer de 15 pages anti IVG à ses élèves parce que selon lui : «  L’ IVG, c’est un euphémisme qui dissimule un mensonge : la vérité, c’est que l’avortement est le meurtre d’une personne innocente ». Avant d'ajouter : "Si l’avortement est un meurtre, n’est-il pas encore plus grave que le viol ? Le viol est immoral et heureusement il est aussi illégal. " CQFD. Un argumentaire qui n'est pas sans rappeler celui de l'archevêque de Madrid, Antonio María Rouco Varela qui estimait pour sa part que "le viol était pire que le nazisme."

Convaincre à pas de velours...
Pourtant d'autres chefs de file du mouvement, avaient incité leurs ouailles à séduire les pénitentes, via un discours plus policé et édulcoré. Un tournant "communicationnel" qui n'a pas échappé à Sylvie Lausberg, porte parle de la plate-forme "pro-choice" (pro-choix) en Europe, c'est à dire pour la liberté des femmes à disposer de leur corps, dans le reportage, télé cette fois, de la RTBF : « Il est évident que quand on s’attaque aux femmes, à des millions de femmes à travers le monde en édictant qu’elles n’on pas droit de recourir à l’IVG, on se met ces femmes à dos. Leur objectif c’est donc de récupérer toutes ces femmes qui ont accès au droit à l’avortement, à des IVG médicalisées, en leur montrant qu’ils ne sont pas contre elles, mais qu’ils leur offrent une autre solution. »

Une autre éminente militante féministe, Hafida Bachir – Présidente de "Vie Féminine", l'une des plus ancienne organisations belges de défense et promotion des droits des femmes, se demande où ces militants extrémistes trouvent donc le temps de manifester ici où là-bas contre des droits existants, plutôt que pour en obtenir de nouveaux...

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 Hafida Bachir @HafidaBachir
Après les manifs pour réclamer ou garder des droits pour soi ou autrui, voici les manifs pour retirer des droits aux autres #marchepourlavie
20:30 - 26 Mar 2017
  2 2 Retweets   8 8 j'aime
A l'Est rien de nouveau
Là-bas justement, c'est en Roumanie, à l'autre bout, oriental, du continent européen, où ce week-end aussi, les anti-IVG s'étaient donné rendez vous. Beaucoup moins nombreux que les manifestants contre la corruption il y a peu, ils ont défilé la veille du rassemblement de Bruxelles, le 25 mars 2017, dans plusieurs villes de Roumanie et de Moldavie... Avec la bénédiction de l'Eglise orthodoxe.

La septième édition de cette marche était organisée par l'Association "étudiants pour la vie" sous l'intitulé prometteur "Aide la mère et l'enfant, ils dépendent de toi !" et s'est tenue dans près de 300 villes selon les organisateurs. 

"Les femmes méritent mieux que l'avortement. Vie pour la femme et vie pour la famille. L'avortement n'est pas une décision commune !", pouvait-on lire sur les pancartes.

A Bucarest, le cortège composé de jeunes, de parents avec enfants et de personnes âgées, comptait aussi de nombreux prêtres orthodoxes.

"Ce mot, 'avortement', ne devrait pas exister. Il ne rime qu'avec horreur et mort. On doit le bannir. Beaucoup de gens savent tout ça mais se laissent influencer. Surtout les jeunes, vu le libertinage qui est toléré aujourd'hui", a déploré un manifestant, Alexandru Darie.

Durant la période 1966-1989, sous le régime du dictateur communiste Nicolae Ceauşescu, l'avortement était interdit en Roumanie et de nombreuses femmes sont décédées lors d'opérations clandestines. Depuis sa légalisation en 1990, le nombre d'IVG en Roumanie est parmi les plus élevés des pays européens même s'il décroît régulièrement.

"Je ne crois pas qu'il faille, comme durant le communisme, mettre en place une loi anti-avortement mais plutôt favoriser l'éducation et la prévention. Pour prévenir des grossesses non-voulues", expliquait Iulia Tapardel, une manifestante. 

Vice România est allé à la rencontre de ces Roumains qui veulent contrôler le corps des femmes.

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 ViceRO @ViceRomania
Românii ăștia de la marșul anti-avort mi-au explicat de ce vor să controleze corpul femeilor
#locale 
https://www.vice.com/ro/article/romanii-astia-de-la-marsul-anti-avort-mi-au-explicat-de-ce-vor-sa-controleze-corpul-femeilor?utm_source=vicetwitterrom …
13:30 - 27 Mar 2017
Photo published for Românii ăștia de la marșul anti-avort mi-au explicat de ce vor să controleze corpul femeilor
Românii ăștia de la marșul anti-avort mi-au explicat de ce vor să controleze corpul femeilor
Unor oameni pur și simplu le place să se creadă Dumnezeu și să decidă ei în locul femeilor.
vice.com
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Avant de donner la parole à de jeunes homosexuels qui se demandent ce qu'auraient fait ces parents potentiels anti-droits à l'avortement s'ils avaient su que leur enfant allait devenir gay...
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 ViceRO @ViceRomania
Sunt gay și i-am întrebat pe românii de la marșul anti-avort ce ar fi făcut dacă eram copilul lor
#locale https://www.vice.com/ro/article/ce-cred-romanii-de-la-marsul-anti-avort-despre-gay?utm_source=vicetwitterrom …
13:30 - 28 Mar 2017
Photo published for Sunt gay și i-am întrebat pe românii de la marșul anti-avort ce ar fi făcut dacă eram copilul lor
Sunt gay și i-am întrebat pe românii de la marșul anti-avort ce ar fi făcut dacă eram copilul lor
Am aflat că un copil ajunge homosexual din cauza mediului, a prietenilor și a anturajului. Iar Dumnezeu poate să-l vindece.
vice.com
  1 Retweet   1 j'aime
Homosexuels et femmes, un même combat
C'est que comme en Belgique, ces opposants à l'un des droits fondamentaux des femmes avaient un deuxième fer au feu. Ils étaient sur le pied de guerre pour un autre combat, celui contre le mariage des homosexuels. Ils viennent d'ailleurs de lancer une procédure pour obtenir un référendum visant à inscrire l'interdiction de ce type d'union dans la Constitution. Le sujet divise fortement la société roumaine.

#yaduboulot comme nous disons toujours dans Terriennes

Pour suivre Sylvie Braibant sur twitter : @braibant1

http://information.tv5monde.com/terriennes/les-marches-pour-la-vie-bruxelles-ou-bucarest-ne-font-pas-vraiment-recette-161302

Je fantasme sur un mec au boulot, je cède ou pas ?,amours,couples,

29 Mars 2017, 14:47pm

Publié par hugo

Je fantasme sur un mec au boulot, je cède ou pas ?

Article par Caroline Rabourdin , le 01/10/2013 à 16h47 , modifié le 07/01/2015 à 17h33 0 commentaire
Couple au travail
ZOOM
Entre la machine à café, l'imprimante, l'ascenseur ou encore la salle de réunion, les occasions sont nombreuses de faire une belle rencontre. Pour autant, faut-il céder à la tentation ? Nos conseils.

L'entreprise est un terrain propice aux rencontres. On y côtoie régulièrement de nouvelles têtes, on mène des projets en commun, on part en déplacement, on finit tard le soir. Et puis, on se présente sous son meilleur jour, on est toujours maquillée et lookée. Ajoutez à cela des occasions de se rapprocher comme les cocktails organisés par la boîte ou les séminaires planifiés au bord de la mer... Et vous multipliez les occasions de rencontrer du monde.  
De là à être séduite, il n'y a qu'un pas, puisqu'on estime que 30 % des couples se forment sur le lieu de travail. 

 

Non à la précipitation
Votre collègue vous fait les yeux doux ? Renseignez-vous sur lui et menez votre petite enquête. Marié avec enfants, séducteur qui enchaîne les conquêtes, workaholic... Autant d'informations à savoir avant de se lancer. 


Puis, profitez d'un verre entre collègues pour faire connaissance dans un autre cadre que celui du 2ème étage. Une bonne manière de voir si vous avez vraiment des affinités.
 

Enfin, démasquez les motivations de votre apollon. Cherche-t-il un coup d'un soir ou au contraire, une relation sérieuse ? Clarifiez la situation avant de sauter le pas. Ensuite, il sera trop tard. 


Restez discrète
Vous avez passé le week-end ensemble ? Le lundi, arrivez séparément au bureau afin de ne pas éveiller les soupçons. Evitez également les regards qui en disent long. Et surtout, gardez le silence. Abstenez-vous de vous confier à Wendy, même si c'est votre meilleure amie au bureau. Au travail, comme ailleurs, les murs ont des oreilles. Et les secrets ne sont jamais bien gardés. 


Un piège qui se referme rapidement
Lorsque la relation tourne à l'échec, il est difficile de s'en remettre. D'une part, parce que le deuil de cette aventure est quasi impossible. Vous croisez votre ex tous les jours dans les couloirs, vous continuez de travailler ensemble... 


D'autre part, il faut aussi faire face aux rumeurs. Certains collègues, experts en colportage, ne manqueront d'ailleurs pas de vous faire des remarques. Dans les cas les plus compliqués, une rupture peut même conduire à un licenciement ou du harcèlement moral. 


Rassurez-vous, de nombreuses idylles avec un collègue aboutissent à de vraies histoires d'amour. Et lorsque votre relation sera installée, vous pourrez la révéler au grand jour et la vivre sereinement.

http://www.plurielles.fr/amours/celibataires/je-fantasme-sur-un-mec-au-boulot-je-cede-ou-pas-8280623-402.html