Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de hugo,

Les hommes ont tout intérêt à être féministes et l’ont bien compris,,articles femmes hommes,femmes,feminisme,parite,egalite,

28 Février 2017, 03:10am

Publié par hugo

Les hommes ont tout intérêt à être féministes et l’ont bien compris
25/02/2017 | 10h33
 Partager
 Tweeter
abonnez-vous à partir de 1€

Un militant féministe lors de la marche des femmes, à Washington, le 21 janvier 2017. Sa pancarte indique "Fais confiance aux femmes" (© AFP/Robyn BECK)
Par convictions profondes ou déconstruction (parfois inachevée), de plus en plus d’hommes se revendiquent féministes. Mais qu’ont-ils vraiment à y gagner ?
Homme et féminisme, dès 1977, Christine Delphy abordait la question dans un article intitulé “Nos amis et nous“, paru dans la revue Questions féministes. La féministe, sociologue et chercheuse au CNRS y désigne les hommes alliés de la cause comme des obstacles à l’émancipation des femmes, uniquement prompts à défendre les collectifs féministes si ces dernières leur laissent la parole et prennent leur avis en compte. Alors qu’en est-il quarante ans plus tard ? “Certains hommes ont évolué, surtout parmi les jeunes”, explique aujourd’hui Christine Delphy. “Le mouvement féministe les a interpellés. Ils n’ont pas envie d’avoir des relations fausses à autrui et sont humanistes, c’est-à-dire qu’ils considèrent les femmes comme des êtres humains et essayent d’agir selon leurs principes.”

“Féministes”, vraiment ?

Dans les années 1970, certaines militantes considèrent le féminisme comme une politisation de l’expérience de la position sociale de femmes. Pour elles, les hommes ne peuvent pas se dire féministes car ils ne sont pas les premiers concernés par cette oppression. “De ce point de vue, les hommes ne peuvent pas, par définition, se dire féministes sous peine d’être accusés de vouloir récupérer le féminisme“, décrypte le sociologue et politiste Alban Jacquemart, Maitre de conférences à l’Université Paris-Dauphine, IRISSO et auteur de Les hommes dans les mouvements féministes : Socio-histoire d’un engagement improbable (PU Rennes, 2015).

Au milieu des années 1990, le terme pro-féministe émerge en Amérique du Nord, puis en France, pour désigner le rôle premier des femmes dans le féminisme et le rôle de soutien des hommes. “Un homme ne devrait pas dire qu’il est féministe ou pro-féministe, il devrait le vivre”, considère D, responsable associatif. “Tout comme je pense qu’un Blanc ne devrait pas avoir à dire qu’il est antiraciste, ses actes et ses prises de positions devraient parler pour lui.” Bien que cette expression ne fasse pas consensus, elle est généralement adoptée par la majorité des intéressés. “Notre démarche est très différente”, estime le réalisateur Patric Jean. “On marche vers le même but, l’égalité, mais on arrive en sens inverse.”

Pour d’autres, ce débat terminologique est dépourvu d’intérêt et sous-entendrait que femmes et hommes ne partagent pas les mêmes objectifs. “Jouer sur les mots me paraît vraiment superflu, et peut même faire perdre du sens aux engagements”, considère Julien, qui se définit comme un féministe humaniste.

Le camp des oppresseurs vu de l’intérieur 

De nombreux hommes, humanistes avant tout, se sentent concernés par toutes les formes d’inégalités, qu’elles touchent les femmes ou d’autres. “Le féminisme n’est pas une affaire de femmes, comme la lutte contre l’homophobie n’est pas une affaire de LGBT ou le racisme l’affaire des Noir.e.s et des Arabes…” analyse Antoine, journaliste. Pour Fred Bladou, activiste anti-sida, “la lutte contre le racisme, l’antisémitisme, la négrophobie, l’islamophobie, ne peut être dissociée de la lutte contre le sexisme”.

Côté féministes, ces hommes s’avèrent des soutiens car ils permettent une autre lecture de la domination. “Ils apportent un éclairage différent sur l’oppression des femmes, car ils connaissent le camp de oppresseurs de l’intérieur”, indique Christine Delphy.

De prime abord, les hommes ont pourtant tout à perdre à se remettre en cause et à renoncer à leurs privilèges. Mais cette déconstruction peut aussi présenter ce que Patric Jean nomme des “bénéfices secondaires” : “Quand j’ai fait mon film La Domination Masculine, il y a dix ans, j’ai eu beaucoup de difficultés à trouver des financements, mais le fait que je sois un homme qui s’intéresse à ces questions a joué en ma faveur. Si j’avais été une femme, il n’aurait jamais vu le jour.”

“Pécho” de la féministe

Néanmoins, ils découvrent parfois avec amertume que se revendiquer féministe peut porter préjudice, notamment dans le cadre professionnel. “Demander un congé paternité, un temps partiel, vouloir quitter le travail plus tôt pour des raisons familiales, ou même prendre des jours ‘enfants malade’, est plutôt mal vu”, déplore Didier, qui se définit comme un “féministe pratiquant”.

La question de l’orientation sexuelle rentre également en jeu. Logiquement, l’homme hétérosexuel pro-féministe peut être potentiellement attiré par des féministes et avoir envie de les séduire. A l’instar de tout collectif, les groupes féministes sont aussi des lieux de relations amicales, amoureuses et/ou sexuelles. Mais comme le précise Alban Jacquemart, “les convictions sincères ne protègent pas du sexisme” et il n’est pas rare d’y croiser des hommes venus “pécho” de la féministe.

“Le problème c’est que certains, et j’en connais, sont dans la drague lourde et ne comprennent pas que ce n’est ni le lieu ni le comportement adéquat”, commente Patric Jean. “Un homme en réflexion sur ces questions sait qu’une femme qui veut séduire sera en mesure de le faire, alors automatiquement il essayera de se mettre ailleurs, afin de ne pas être intrusif”, juge D.

Princes charmants et non-mixité

Mais parfois, c’est tout le contraire qui se produit. Auprès de femmes qui ne s’intéressent pas plus que ça à la question, la carte du féminisme ne passe pas forcément. “Je me suis fait plusieurs fois jeter en annonçant que j’étais féministe”, témoigne Didier. “Beaucoup de femmes attendent que nous soyons le prince charmant que l’on voit dans les films.” “Certaines ne vont rien y comprendre et pensent qu’on se prend la tête pour rien”, ajoute Julien.

Pour se prémunir de ces comportements, certaines organisations optent pour la non-mixité. Ce choix politique a tendance à en rebuter certains qui s’inscrivent dans une forme de “d’accord pour être féministe, mais avec nous !“. Pourtant, les inclure signifie parfois s’exposer à la reproduction des schémas de domination. “Les gens se font une idée très bizarre de la non-mixité”, constate Christine Delphy. “On peut discuter avec des hommes quand on veut en dehors d’un mouvement. L’univers est mixte. Alors pourquoi ne pas avoir quelques heures de non-mixité face à des millions d’heures de mixité ?”

Se retrouver dans une forme d’entre-soi

Même quand les hommes comprennent ce besoin, il n’est pas toujours simple à accepter. “J’y ai été confronté il y a plus de vingt ans avec les Marie Pas Claire [un groupe féministe très actif dans les années 1990, ndlr.]”, se souvient Antoine. “Elles faisaient le constat qu’elles n’avaient pas la parole dans les réunions politiques. Ça me faisait mal au cul de le reconnaître, mais c’était vrai.”

Alors que Fred Bladou ne voit là “aucune exclusion mais plutôt une volonté d’échanger entre paires sans avoir à modifier son discours ou à le limiter”, Julien émet des réticences : “fermer un espace à l’autre me semble toujours potentiellement dangereux. Mais je comprends tout à fait qu’à certains moments on ait besoin de se retrouver dans une forme d’entre-soi.”

Et Alban Jacquemart de conclure : “si des hommes souhaitent s’engager, il faut rappeler qu’un nombre important de collectifs mixtes existent et qu’ils peuvent faire preuve de leur attachement au féminisme dans leurs pratiques professionnelles, familiales, conjugales ou sportives”.

http://www.lesinrocks.com/2017/02/25/actualite/hommes-ont-interet-a-etre-feministe-lont-bien-compris-11917023/

"Ça reste entre nous" : les femmes asiatiques reviennent sur les clichés racistes qu'elles subissent,femmes,racisme,

27 Février 2017, 23:17pm

Publié par hugo

"Ça reste entre nous" : les femmes asiatiques reviennent sur les clichés racistes qu'elles subissent
Par Katia Fache  Publié le 27/02/2017 à 15:47
Partager Tweeter 
Épingler

Voici le pilote de la web série "Ça reste entre nous", visant à dénoncer subtilement les propos racistes que subissent au quotidien les femmes asiatiques en France.
Le racisme contre les personnes d'origine asiatique en France ne cesse de faire parler ces derniers temps, en raison de son augmentation, et suite à la colère - qui ressemble à un appel au secours - qu'exprime de plus en plus la communauté asiatique. Récemment, des associations la représentant ont même lancé une pétition pour dénoncer la hausse des agressions dont elle est victime. 

Dans cette optique, des femmes asiatiques ont décidé de s'engager à travers une web-série qui sensibilise. Parce que si elles subissent le racisme, elles subissent aussi le sexisme. Victimes de nombreux clichés, elles s'expriment dans une web-série imaginée par la blogueuse Grace Ly (qui se bat régulièrement contre les stéréotypes) : "Ça reste entre nous".

Le projet consiste à dévoiler des programmes courts à thématiques variées à travers une conversation entre jeunes femmes asiatiques. Le pilote met en avant un mix de différents sujets qui seront abordés, de la place de la femme à la famille, en passant par leur place dans la société, avec des phrases fortes :

"Quand j'étais petite, ma mère disait "trouve-toi un mari asiatique"
Mes parents auraient préféré que je sois avec un Laotien
J'adore les asiatiques
Chaque exemple est suivi d'une explication dans l'idée de comprendre la raison de ces propos, et ce qui ressort est surtout le choc des cultures. À travers ces conversations, on découvre un partage d'expérience, différents points de vue, entre une femme franco-laotienne qui n'a jamais été en couple avec un asiatique et une autre femme d'origine asiatique qui a choisi de faire sa vie avec un asiatique et de former avec lui une vie de famille traditionnelle, tout en rassurant ses parents sur ce point.

Lire aussi
Racisme ordinaire
Le racisme ordinaire dénoncé en photo
La web-série promet d'éveiller les consciences et de lever le voile sur le racisme anti-asiatiques dont on ne parle que trop peu.

http://www.marieclaire.fr/,ca-reste-entre-nous-les-femmes-asiatiques-reviennent-sur-les-cliches-racistes-qu-elles-subissent,843960.asp

Le 8 mars à 15h40 les femmes sont appelées à cesser le travail,femmes,emploi,egalite,parite,salaires,

27 Février 2017, 23:14pm

Publié par hugo

Le 8 mars à 15h40 les femmes sont appelées à cesser le travail
Par Katia Fache  Publié le 27/02/2017 à 11:22
8 mars journée internationale des femmes  
Partager Tweeter 
Épingler

Après le 7 novembre à 16h34 où les françaises étaient appelées à arrêter tout travail pour dénoncer les inégalités salariales, les femmes se mobiliseront à nouveau, le 8 mars à 15h40.
La journée internationale de la femme qui a lieu le 8 mars s'annonce bien différente des autres. En effet, si aux États-Unis les femmes sont appelées à faire grève toute cette journée, en France, la page Facebook sur la journée du 8 mars suggère aux femmes de quitter leur travail à 15h40.

Les femmes payées 26% de moins en moyenne

Pourquoi 15h40 ? Parce que dans une journée, les femmes ne sont pas payées au-delà de 15h40. L'écart salarial annuel net entre les hommes et les femmes est de 25,7% en moyenne, selon la Dares de 2012, et ceci ramené à une échelle horaire, l'écart équivaut au tiers d'une journée de travail. Ainsi, après 15h40, les femmes travailleraient "bénévolement".

Jeudi dernier, une vidéo circulait sur internet, faisant diffuser l'information :

 

Elle relate l'annonce des femmes auprès d'un homme dans l'entreprise, ne saisissant pas bien l'ampleur des inégalités salariales, suggérant même de commencer plus tôt afin d'avoir une journée complète en finissant à 15h40.

Si en novembre dernier, l'appel du collectif féministe "Les Glorieuses" appelait à cesser tout travail à 16h34, et non à 15h40 comme cette fois, c'est parce que le calcul s’appuyait sur d'autres données, mais elles sont quelque peu similaires. Par ailleurs, "Les Glorieuses" avaient surtout crée un impact sur le web, qui était moins conséquent dans la "vraie vie" du fait que le collectif n'avait pas contacté les syndicats.

Pour que ce mouvement du 8 mars prenne une plus grande ampleur, et a fait appel à trois syndicats, 28 associations et 4 ONG, dont le groupe "Les effronté-e-s"

 Suivre
 Les effronté-e-s @efFRONTees
En 2017 en France: payées 26% de moins que les hommes. Comme si elles arrêtaient ts les jours d’être payées à 15h40 http://8mars15h40.fr/ 
13:56 - 22 Févr 2017
Photo published for 8 mars 15h40
8 mars 15h40
Le 8 mars, rejoignez la mobilisation mondiale pour défendre les droits des femmes !
8mars15h40.fr
  3 3 Retweets   5 5 j'aime
L'appel à suivre les autres pays

Dans cette mouvance de révoltes féministes, les différents collectifs espèrent que les femmes suivent, en prenant exemple sur les manifestations qui ont fédéré dans les pays voisins.

Lire aussi
Scarlett Johansson
Women's March : les stars s'engagent et prennent la parole
Islande 
Les Françaises appelées à arrêter le travail lundi 7 novembre à 16h34
Parmi elles, la Pologne lors du lundi noir où hommes et femmes ont marché pour manifester pour le droit à l'avortement, et également l'Islande, lorsqu'elles se sont mises en grève pour lutter contre les inégalités salariales. Il y a aussi l'Argentine quand elles ont défilé contre les violences faites aux femmes, et les États-Unis avec la "women's march" devenue un mouvement international.

http://www.marieclaire.fr/,le-8-mars-a-15h40-les-femmes-sont-appelees-a-cesser-le-travail,843947.asp

Dealers de femmes : le proxénétisme dans les cités, nouvelle activité florissante,femmes,violences,

27 Février 2017, 22:46pm

Publié par hugo

Dealers de femmes : le proxénétisme dans les cités, nouvelle activité florissante
Par Manon Quérouil-Bruneel  Publié le 31/01/2017 à 17:35
femme nue de dos 
Partager Tweeter 
Épingler

“Ça rapporte bien” : le proxénétisme est devenu dans les cités chaudes la nouvelle activité florissante, après le trafic de drogues et les braquages. Des filles perdues qui rêvent d’ascension sociale se projettent en Zahia et sont récupérées par des caïds ahuris par la facilité de ce commerce pour eux égal aux autres. Enquête sur ces jeunes proxénètes et “leurs filles”.
Ryan est passé du haschich aux filles, sans états d’âme. Il y a un an, échaudé par une garde à vue, le petit dealer décide de se reconvertir :

J’en avais marre d’avoir les flics au cul. Des copains m’ont dit que la prostitution c’était moins dangereux et que ça rapportait bien.
Et même au-delà de ses espérances : à 23 ans, Ryan gagne 1 500 €/ jour grâce aux trois jeunes filles qui travaillent pour lui, à raison d’une dizaine de passes quotidiennes tarifées 100 €/demi-heure. Parmi ses recrues, Nina, rencontrée lors d’une soirée avec des copains dans un bar à striptease. Sagement assise à côté de son souteneur, dans un café en banlieue parisienne, la jeune femme de 22 ans raconte sa vie d’avant : elle a été mise à la porte par ses parents, musulmans pratiquants, quand ils ont découvert qu’elle était enceinte d’un homme aux abonnés absents.

"Je pensais qu’en tant que mère célibataire j’aurais droit à un logement et à des aides. Tu parles ! L’assistante sociale m’a dit d’appeler le 115, comme si j’étais une clocharde." Nina écume les boutiques de prêt-à-porter de Châtelet, son maigre CV sous le bras, sans jamais parvenir à décrocher un entretien d’embauche. Découragée après des mois de vaines recherches, sans un sou en poche, elle finit par échouer à Pigalle. Un soir, dans l’intimité d’une cabine privée, elle confie à Ryan, son client à la gueule d’ange, qu’elle ne s’en sort pas avec les 30 € péniblement gagnés par jour. Il lui propose de travailler pour lui, gérant la logistique et la sécurité, contre 50 % de ses revenus. Farid, la quarantaine, voyou à l’ancienne d’une cité de Seine-Saint-Denis, n’en revient pas.

Ça cartonne dans les tiéquars !
confirme-t-il, choqué de ce succès. « Pour notre génération, c’était la honte d’être un maquereau. Aujourd’hui, les petits jeunes n’ont plus de limites : ils dealent de l’héro et font tapiner leurs copines. » Une nouvelle génération de délinquants, opportunistes et avides de se faire une place au soleil. « Les réseaux de drogue sont saturés, tandis que le braquage ou l’escroquerie demandent une certaine expertise et ne sont pas à la portée de tous. Le trafic de filles reste le plus simple à organiser », analyse Jean- Marc Droguet, chef de l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH). « Le proxo, c’est génial », ironise le capitaine Thomas, à la Brigade de répression du proxénétisme (BRP) : pas de « matière première » à acheter, aucun investissement de départ et, à la clé, un « bénéfice monstrueux ». Car le trafic d’être humain reste l’un des crimes les plus rentables au monde : trois milliards d’euros ont été dépensés en France en 2014 pour des actes sexuels tarifés, selon le Mouvement du Nid. De quoi susciter des vocations.

De "fille de bien" à putain

Ryan l’apprenti maquereau – dont la conscience s’arrange mieux avec le qualificatif de « protecteur » – s’investit « à fond » dans son nouveau business. De belles photos et une annonce alléchante publiées sur Viva Street*, un site où les offres de prostitution à peine masquées pullulent ; un appartement propre et discret, sous-loué à des connaissances, dont il change toutes les trois semaines pour ne pas se faire repérer. Il lui arrive aussi de travailler dans des hôtels moyen de gamme, situés dans des quartiers calmes aux portes de Paris.

Un billet glissé au vigile lui assure la tranquillité. Ryan loue toujours deux chambres : une pour la fille qui travaille, une autre où il patiente avec les deux autres, en regardant la télé et en fumant des joints.

Quand elle a fini, elle toque trois coups au mur, et je fais entrer l’équipe suivante.
Ryan s’est équipé d’un extincteur et d’une matraque télescopique, pour mater les mauvais payeurs, les violents, les « trop lents » ou les « trop bourrés ». Mais la plupart du temps, tout se passe bien : « Souvent, j’ai à peine le temps de fumer ma clope que le type a déjà fini. Quand j’y pense, ça me fait un peu bizarre. Mais après tout, c’est le plus vieux métier du monde. Et puis, au moins, je ne tape pas mes filles. » Nina opine, yeux rivés sur ses longs ongles manucurés.

A peine tique-t-elle quand son proxénète affirme que c’est de l’argent « vite gratté, les bras croisés ». D’une voix hésitante, la jeune femme oppose que, quand même, ce n’est pas si facile pour elle. Nina peine à évoquer la première passe, celle qui l’a fait basculer de « fille bien » à « putain » : « Après, j’ai mis du temps à me regarder dans la glace. Mais je me suis forcée à penser à l’argent qui rentrait. Maintenant, je vois les clients avec une tête de billet. » Quand cela ne suffit pas, Nina s’aide d’une rasade de whisky pour se donner du courage, et évite soigneusement les « jeunes Blacks et les Rebeus de banlieue », de peur de tomber sur une connaissance :

L’Ile de- France, c’est un village. Quand les mecs savent que tu fais ça, tu finis dans une cave en tournante…
La jeune femme jure qu’elle arrêtera avant ses 30 ans, le temps de s’offrir une nouvelle poitrine et de mettre sa fille de 2 ans à l’abri du besoin, loin de la cité où elle a grandi. En attendant, elle partage un appartement dans le « 93 » avec quatre filles des quartiers, âgées de 18 à 25 ans, qui se prostituent également. « C’est presque banal aujourd’hui », constate Nina, qui apprend régulièrement qu’une ancienne copine a rejoint les rangs. Des filles vivant dans les cités un peu paumées, le plus souvent en rupture familiale et scolaire, qui se laissent convaincre des bienfaits de cet argent vite gagné.

Un supermarché virtuel du sexe

Au cours du premier semestre de 2016, l’OCRTEH a traité une quarantaine de dossiers liés à du proxénétisme de banlieue. Un chiffre qui a doublé par rapport à l’année précédente, mais qui reste marginal au regard des autres affaires de prostitution. Sans minimiser ce phénomène qui s’est fait connaître depuis moins de deux ans, le commissaire Jean-Paul Mégret, chef de la BRP, reconnaît que ses équipes ont déjà fort à faire avec les réseaux chinois ou nigérians, qui brassent des millions avec une prostitution d’abattage.

D’autant qu’aux yeux de la justice, l’aspect « consenti » de cette prostitution – autant qu’elle puisse l’être – est moins grave que de la traite avec violence. Mais il y a aussi des recrutements forcés, rappelle Jean-Marc Droguet, qui cite une affaire à Marseille, fin 2015, impliquant deux mineures que des caïds destinaient à la prostitution et qui ont été séquestrées, violées en réunion et privées de nourriture pendant dix jours.

Ou le cas de Laetitia, mère célibataire de 19 ans, qui a accepté de son plein gré les services d’un certain Malik, avant de vivre l’enfer pendant deux ans. Rapidement, elle se retrouve privée de ses gains, prostituée à une cadence infernale et envoyée, les weekends, dans les vitrines du quartier rouge de Bruxelles.

C’était un être qui n’était plus que terreur et souffrance. A l’audience, elle s’est évanouie en apercevant son tortionnaire
se souvient son avocate, Anne-Charlotte Mallet, qui a obtenu sept ans de prison ferme pour Malik.

Ces petites frappes sont en train de monter en gamme et de se professionnaliser
alerte Yves Charpenel, président de la Fondation Scelles, qui estime à 500 000 €/an les revenus d’un mac de banlieue tournant avec cinq filles. Dans le rapport que l’association publie chaque année sur l’exploitation sexuelle, un chapitre sur les « réseaux de cité » a fait son apparition. Une nouvelle forme de « voyoucratie française », plutôt inédite sur le marché de la prostitution, habituellement trusté par les gangs étrangers. Un secteur encore vierge mais prometteur. Car si la prostitution de rue et en établissements est en perte de vitesse, celle sur Internet est en plein essor.

Et fait des ravages au sein de la génération 2.0. Des sites comme VivaStreet, Wannonce ou Youppie sont devenus des supermarchés virtuels du sexe, qui regorgent de petites annonces vendant les services de « filles du pays », de « filles halal » ou de « Blacks sexy ».

Trouver un riche footballeur

Pour les policiers de la BRP, ces « Loubna » et ces « Chaima » – qui se disent « escorts » et non prostituées – sont le prolongement naturel de celles qu’ils surnomment les « michetonneuses » : de jeunes Beurettes qui gravitent dans les boîtes de nuit orientales et les cafés à chichas, dans l’espoir de se faire entretenir par un footballeur ou un riche Saoudien. Sur leur profil Facebook, certaines n’hésitent pas à poster des photos d’un éventail de billets artistiquement disposés sur le lit, à côté d’un sac Chanel et de chaussures Louboutin. Comme les caïds exposent leurs armes.

Grandies à l’ombre des barres HLM, oppressées par un système profondément patriarcal, ces gamines voient dans la prostitution une forme d’indépendance. Le phénomène Zahia a fait beaucoup de mal, note une capitaine de la BRP. C’est la “pretty woman” des cités, l’héroïne de cette génération perdue pour qui tapiner est juste un ascenseur social. »

Pendant huit mois, sa fille, placée en foyer après avoir enchaîné les fugues, s’est prostituée pour le compte d’un ancien braqueur de Malakoff . C’est une copine de son quartier, toujours bien habillée, qui a lui donné son numéro en lui recommandant ses services.

Au début, c’est bizarre de le faire avec quelqu’un qu’on ne connaît pas.
chuchote Kaina, qui confie n’avoir connu que trois partenaires sexuels avant son premier client, un « Renoi dans une Fiat 500 ». La jeune fille enchaîne les passes à 150 €/ demi-heure, qu’elle dilapide en sacs à main et en sorties. De cet argent qui brûle les doigts, il ne lui reste absolument rien. Kaina est pressée de tourner la page et assure ne pas en vouloir à son souteneur, contre lequel elle refuse de porter plainte.

Elle parle de tout cela avec détachement, comme si elle n’avait toujours pas réalisé la gravité de ce qu’il lui était arrivé. Comme si, finalement, tout cela n’était qu’un jeu qui avait mal tourné.

http://www.marieclaire.fr/,dealers-de-femmes-le-proxenetisme-dans-les-cites-nouvelle-activite-florissante,841779.asp

Une Allemande crée la polémique en inventant un short anti-viol,femmes,viols,

27 Février 2017, 19:16pm

Publié par hugo

Une Allemande crée la polémique en inventant un short anti-viol
 31 partages

Publié par Violette Salle 
aujourd'hui à 15:00

 Facebook

Sandra Seilz, une Allemande qui a été victime d'une tentative de viol, a mis au point un "safe short" destiné à protéger les joggeuses contre les agressions sexuelles. Au programme : cadenas, alarme et tissu par-balles. Une initiative qui fait polémique.

L'Allemande Sandra Seilz a mis au point un "safe short", destiné à protéger les joggeuses contre les agressions sexuelles. Elle a eu cette idée après avoir été victime d'une tentative de viol par trois hommes ivres, alors qu'elle faisait son footing. Heureusement, un promeneur est venu à son secours, mais une fois chez elle, elle s'est dit "plus jamais ça". Elle a alors décidé de mettre au point un système à la fois préventif et protecteur, qui permet de dissuader les agresseurs. Pour cela, elle se rapproche d'un designer en septembre 2016 qui l'aide à réaliser un short dont la matière est la même que celle des gilets par-balles. Il est présenté comme indestructible et indéchirable donc, mais aussi sécurisant puisqu'une alarme de 130 décibels (l'équivalent d'une sirène de pompier) se déclenche dès que quelqu'un tentera de forcer le cadenas qui ferme le short.

 Le "safe-short" qui permet aux femmes d'éviter les agressions sexuelles © @safeshort.eu
Depuis sa mise en vente, le "safe short" (vendu au prix de 109,99 euros) été écoulé à 150 exemplaires sur le site officiel. Pas vraiment étonnant au vu du climat qui règne depuis la soirée du Nouvel an à Cologne au cours de laquelle 1 276 femmes ont été présumées victimes d'agressions sexuelles.

Mais des féministes invitées sur le plateau de l'émission Frau TV ont comparé cette invention à la burqa. D'autres estiment même que ce short "dessert la cause féminine". Uta Brandes, professeure de l'étude du genre à l'Ecole internationale de design de Cologne a qualifié cette création de "stupide" et de "technique marketing".

​Carola Klein, membre du centre de crise contre le harcèlement sexuel soulève la question suivante : pourquoi ce serait aux femmes de se protéger des potentiels agresseurs, alors que le moyen le plus efficace à long terme serait plutôt de mieux éduquer et de sensibiliser la société contre les agressions sexuelles ? "Cela va tout le temps dans cette même direction : les femmes doivent faire quelque chose pour que ne se produise pas un acte d'abus sexuel. Hello ! Les femmes doivent pouvoir bouger librement !", a-t-elle dénoncé auprès de la radio Fritz.

Les campagnes contre les violences faites aux femmes :
Voir aussi : Les violences faites aux femmes

http://www.aufeminin.com/news-societe/allemagne-short-viol-s2161397.html

Justine Clarke est la première femme en fauteuil roulant à participer au concours de Miss Monde (Photos,femmes,handicap,

27 Février 2017, 19:10pm

Publié par hugo

Justine Clarke est la première femme en fauteuil roulant à participer au concours de Miss Monde (Photos)
 682 partages

Dounia Malki Publié par Dounia Malki 
le 26 février 2017

 Facebook

Les concours de beauté ne sont pas réputés pour être inclusifs. Bien au contraire. Mais, Justine Clarke a bien l’intention d’y remédier. A 26 ans, la jeune femme en fauteuil roulant, est la première personne en situation de handicap à participer au concours de Miss Monde.


 
 
Justine Clarke, première participante handicapée à Miss Monde © Instagram Miss World Australia
Justine Clarke, première participante handicapée à Miss Monde
Justine Clarke, première participante handicapée à Miss Monde
Justine Clarke, première participante handicapée à Miss Monde
Justine Clarke, première participante handicapée à Miss Monde
Il y a quelques jours s’est tenu la dernière épreuve de sélection du concours de beauté Miss World Australia. Ce dernier sélectionne la femme qui représentera l’Australie lors du concours Miss Monde.

Avec ses cheveux longs parfaitement coiffés, sa robe ivoire brodée de dentelle, ses dents parfaitement droites et blanches, et son maquillage de pro : Justine Clarke ressemblait à toutes les autres candidates du concours.

Sauf que la jeune femme de 26 ans est différente des autres car elle est dans un fauteuil roulant.


Souffrant du “genu varum” qui se caractérise par une déformation des membres inférieurs, Justine Clarke est la première femme handicapée à atteindre un tel niveau dans la compétition vers la couronne de Miss Monde.

Vous trouvez que ce n’est pas un niveau assez élevé ? Sachez que le concours de Miss Amérique n’a jamais eu la moindre candidate handicapée. Et pourtant, ce concours de beauté existe depuis près d’un siècle.

“J’étais tellement nerveuse à l’idée de participer à ce concours. Je n’avais jamais rien fait de tel auparavant. Mais, je dois dire que j’étais aussi terriblement excitée. Je suis surprise de voir à quel point tout le monde s’est montré gentil envers moi. J’ai été très bien accueillie et on m’a beaucoup encouragée à continuer. Cela fait vraiment du bien de voir qu’autant de personnes soutiennent ma cause”, a confié l’Australienne de 26 ans au magazine Glamour.

Si Justine Clarke a participé au concours de Miss World Australia, c’est pour promouvoir la diversité au sein des concours de beauté et pour montrer aux jeunes filles handicapées qu’elles sont belles et qu’un fauteuil roulant n’est pas un obstacle dans leur vie.

“Pour une personne en fauteuil roulant, être capable de participer à un concours de beauté est tout simplement incroyable. J’espère vraiment que ma participation délivrera ce message : quelque soit votre race, votre taille, votre handicap, votre différence : vous êtes tous beaux”, a expliqué la jeune femme à The Advertiser.

Mais ce n’est pas tout, la jeune Australienne de 26 ans a également décidé de participer à ce concours afin de sensibiliser l’opinion publique aux handicaps et aux familles touchées par le handicap.

Bien qu’elle n’ait pas été sélectionnée pour représenter l’Australie au concours de Miss Monde, il y a fort à parier que la jeune femme fasse encore parler d’elle. Ambassadrice pour la fondation Children’s Charity, Justine Clarke a bien l’intention de retenter sa chance au concours de beauté Miss World Australia l’année prochaine !

L’histoire de Justine Clarke n’est pas sans rappeler celle de la française Laurana Duhamel. En 2015, la jeune femme dans un fauteuil roulant suite à un accident de la route avait réalisé son rêve en participant au concours de Reine du Muguet.

A lire aussi : Jugée trop grosse pour Miss Univers, Miss Canada a une réplique géniale (Photos)​​​​

http://www.aufeminin.com/news-societe/justine-clarke-premiere-femme-en-fauteuil-roulant-a-miss-monde-s2160968.html

En visite dans une école, ce sportif de haut niveau a expliqué que “les filles doivent rester silencieuses”,,femmes,sexisme,

27 Février 2017, 19:04pm

Publié par hugo

Accueil / Société / News société / En visite dans une école, ce sportif de haut niveau a expliqué que “les filles doivent rester silencieuses”

En visite dans une école, ce sportif de haut niveau a expliqué que “les filles doivent rester silencieuses”
 1313 partages

Dounia Malki Publié par Dounia Malki 
le 26 février 2017

 Facebook

Rencontrer un sportif qui a réussi sa carrière et qui leur explique qu’ils peuvent accomplir leurs rêves est génial pour les enfants. Seulement, lorsque le sportif en question ne dit cela qu’aux garçons et qu’il explique aux filles “qu’elles doivent rester silencieuses, polies et douces”, on a envie d’hurler. Cela semble surréaliste, et pourtant, c’est bien ce qu’a fait Jameis Winston, un joueur de football américain.


 
 
Jameis Winston explique aux enfants que les filles "doivent rester silencieuses, douces et polies" © iStock
Jameis Winston explique aux enfants que les filles "doivent rester silencieuses, douces et polies"    
Jameis Winston explique aux enfants que les filles "doivent rester silencieuses, douces et polies"
Il y a quelques jours, les élèves de l’école élémentaire Melrose de St. Petersburg ont reçu la visite de Jameis Winston, le quaterback des Tampa Bay Buccaneers. Joueur de football américain, il s’est rendu dans son ancienne école élémentaire afin de montrer aux enfants que même si l’on vient d’un quartier qualifié de “difficile”, on peut s’en sortir et on peut réussir. Sauf que les choses se sont passées différemment...

“Que tous les garçons se lèvent ! Les filles, restez assises. Mais, vous les garçons, levez-vous ! Nous sommes forts, n’est-ce pas ? Nous sommes forts ! Que tous les garçons répètent après moi : Je suis fort ! Je peux accomplir tout ce que j’ai décidé d’accomplir ! Bon, les garçons ne sont pas censés être timorés, si vous voyez ce que je veux dire.

Les filles, elles, doivent être silencieuses, polies, douces. Mais les garçons, eux, doivent être forts. C’est pour cela que, les mecs, je veux que vous me criez cette règle de vie : Je peux accomplir tout ce que j’ai décidé d’accomplir. Hurlez-le !”, a déclaré Jameis Winston aux enfants de l’école primaire.

Si les garçons de l’école ont probablement apprécié la visite du sportif, nous, on retient surtout cette phrase : “Les filles doivent être silencieuses, polies, douces”.

Bien que ce ne soit malheureusement pas la première fois qu’une telle idée fallacieuse soit véhiculée, il est certain qu’il ne fallait pas la partager. Il ne faut plus la partager.
Surtout auprès de fillettes qui sont encore en pleine croissance et dont le mental peut facilement être influencé par de telles idées.

Non, les filles ne “doivent” pas être douces et silencieuses. Elles doivent être qui elles ont envie d’être et qui elles sont !

Fortement critiqué suite à ses déclarations sexistes, Jameis Winston l’a été d’autant plus en raison de son passé. En effet, en 2012, alors qu’il jouait pour l’université de Floride dans laquelle il étudiait, le quaterback a été accusé de viol. Suite à un arrangement, sa victime a retiré sa plainte et le jeune homme n’a jamais plus été inquiété.

​​​​​​A lire aussi : Dès 6 ans, les filles pensent qu'elles sont moins intelligentes que les garçons

 Facebook

Tags associés :  #égalité homme femme#Parité#Sexisme

http://www.aufeminin.com/news-societe/jameis-winston-explique-que-les-filles-doivent-etre-silencieuses-s2160990.html

Cette pub Nike encourage les femmes arabes à briser les codes,femmes,feminisme,

27 Février 2017, 17:08pm

Publié par hugo

Accueil / Société / News société / Cette pub Nike encourage les femmes arabes à briser les codes

Cette pub Nike encourage les femmes arabes à briser les codes
 289 partages

Dounia Malki Publié par Dounia Malki 
le 26 février 2017

 Facebook

Après avoir mis les femmes “normales” à l’honneur, pris parti contre le racisme et montré son mécontentement quant à la politique de Donald Trump, Nike a décidé de monter au créneau pour une autre cause : les femmes arabes. Dans sa nouvelle campagne, Nike encourage les femmes arabes à en finir avec le qu’en-dira-t-on et à s’émanciper.


 
 
Nike Moyen-Orient signe une publicité féministe © Nike
Nike Moyen-Orient signe une publicité féministe    
Nike Moyen-Orient signe une publicité féministe
Atteindre ses objectifs, poursuivre ses rêves, dépasser ses limites, renforcer son mental : les publicités signées Nike sont de vraies source d’inspiration. Mais, pour sa nouvelle campagne destinée au Moyen-Orient, la marque a fait encore plus fort. Cette fois-ci, Nike a décidé d’inspirer les femmes arabes.

Dans la vidéo publicitaire, on peut voir les athlètes vêtues de tenues traditionnelles. Les pieds chaussés de baskets, elles courent, font du skateboard, montent à cheval, font de la boxe, et jouent au foot.

Parmi les athlètes choisies par Nike, on retrouve la Saoudienne Zahra Lari qui s’entraine pour participer aux Jeux Olympiques d’hiver de 2018, la chanteuse Saoudienne Balquees Fathi, l’escrimeuse Tunisienne et triple médaillée d’or Inès Boubakri, la boxeuse Jordanienne Arifa Bseiso et l’actrice et athlète Saoudienne Amal Mourad.

La nouvelle publicité de Nike Moyen-Orient s’ouvre sur une femme voilée courant sous le regard réprobateur d’hommes et se termine sur une petite fille qui se dirige vers une patinoire.


“Que vont-ils dire de toi ? Que tu ne devrais pas être dehors ? Que ce n’est pas le comportement que devrait avoir une femme ? Ou peut-être diront-ils que tu es forte. Peut-être vont-ils dire que tu es la prochaine étoile”, déclare Fatima Al-Banawi, l’actrice et artiste Saoudienne qui a prêté sa voix pour illustrer la publicité de Nike Moyen-Orient.

Véritable ode à l’émancipation des femmes et au féminisme, la nouvelle campagne de Nike Moyen-Orient s’attaque à l’un des problèmes majeurs dans les pays arabes mais pas que : le qu’en-dira-t-on et le regard des autres.

“Qu’est-ce qu’on va dire de toi ? Cette phrase est le cauchemar de toutes les petites filles. On l’entend toutes à chaque fois que l’on fait quelque chose qui peut être sujet à critique. Il existe une véritable peur d’accomplir quelque chose qui sort de la norme. Mais j’ai appris que si vous voulez vraiment faire quelque chose, cette phrase ne vous fait plus peur. N’ayez pas peur de votre propre succès”, a déclaré l’athlète de 24 ans Amal Mourad dans un communiqué.

Diffusée sur YouTube il y a quelques jours, la vidéo de la nouvelle campagne de Nike Moyen-Orient atteint les 1,5 millions de vues. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont fait savoir à la marque qu’elles appréciaient ce que Nike faisait pour les femmes et l’ont félicité de s’engager aux côtés des femmes arabes.

Une publicité contestée
​Si de nombreuses personnes ont bien accueilli la nouvelle campagne publicitaire de Nike Moyen-Orient, des critiques ont vu le jour.

De nombreuses femmes ont reproché à Nike de véhiculer une image fausse de la femme orientale qui “fait du sport avec un voile”.

D’autres ont alerté Nike sur la mauvaise représentation qu’il fait de l’Arabie Saoudite en montrant des athlètes y faire du sport. En effet, en Arabie Saoudite, l’éducation physique est interdite dans les écoles publiques pour filles et les salles de sport réservées à la gent féminine sont hors de prix.

D’autres encore ont reproché à la marque “d’oser” mettre en avant des femmes orientales.

Des internautes ont enfin qualifié la nouvelle publicité signée Nike d’hypocrite. Inégalités salariales, discriminations, environnement de travail sexiste : la marque qui fait ouvertement la promotion de l’émancipation des femmes ne pratiquerait pas en interne une politique aussi favorable aux femmes, bien au contraire.

A lire aussi : Gucci met à l'honneur des mannequins de couleur dans sa nouvelle campagne​​​​

http://www.aufeminin.com/news-societe/cette-pub-nike-encourage-les-femmes-arabes-a-briser-les-codes-s2160982.html

Ce court-métrage choc dénonce la banalité du viol conjugal,couples,violences,viols,

27 Février 2017, 16:46pm

Publié par hugo

Ce court-métrage choc dénonce la banalité du viol conjugal
1024Partages    Partager sur Facebook
 Ce court-métrage choc dénonce la banalité du viol conjugal
Ce court-métrage choc dénonce la banalité du viol conjugal
Charlotte Arce 
Par Charlotte Arce
Publié le Mercredi 22 Février 2017
 Suivre
Avec son court-métrage coup de poing "Je suis ordinaire", la cinéaste Chloé Fontaine met en lumière la banale réalité des viols conjugaux. En France, 30% des viols commis le sont par le conjoint de la victime.
A LIRE AUSSI
Viol conjugal : une campagne choc pour en finir avec ce tabou
femmes
Viol conjugal : une campagne choc pour en finir avec ce...
 "Am I Ugly ?" : le court-métrage glaçant qui dénonce le mal-être des adolescentes
discrimination
"Am I Ugly ?" : le court-métrage glaçant qui dénonce le...
 Viol conjugal : Le Collectif féministe contre le viol lance une campagne choc
femmes
Viol conjugal : Le Collectif féministe contre le viol...
Dans l'inconscient collectif, un violeur est toujours un homme inconnu qu'on croise au mauvais endroit, au mauvais moment. Le plus souvent dans un endroit sombre et isolé, comme un parking désert au plein coeur de la nuit, avec aucun témoin pour nous porter secours. Ce portrait-robot du violeur inconnu et menaçant n'est pas faux, mais il est grandement surestimé. Dans la majorité des cas (8 cas sur 10, d'après le Collectif féministe contre le viol), la victime connaît son agresseur. En France, 30% des viols seraient commis par le conjoint ou la conjointe de la victime.

Longtemps passés sous silence, minimisés voire parfaitement tolérés (au nom du fameux "devoir conjugal"), les viols conjugaux ne sont reconnus par la loi que depuis 1990 et comme circonstance aggravante depuis 2006. Ils restent aujourd'hui encore un tabou, rarement évoqués même si parfaitement intolérables.

C'est pour mettre en lumière l'effarante banalité du viol conjugal que Chloé Fontaine a voulu le en faire le thème de son court-métrage dérangeant. Intitulé "Je suis ordinaire" et présenté au Nikon Film Festival, il met en scène un couple amoureux, qui discute du prochain film à regarder sous la couette. Lorsque l'homme commence à embrasser sa compagne dans le cou en guise de préliminaire avant une relation sexuelle, la femme le prévient une première fois : "J'ai pas envie". "Qu'est-ce qui se passe ? Tu m'aimes plus, c'est ça ?", demande-t-il. Il réessaye, n'écoute pas. Elle résiste avant de le "laisser faire" ce qu'il veut. Il est de toute manière plus fort qu'elle. "Si rien ne vous choque, c'est que vous êtes l'un d'eux", conclut la vidéo.

"Je suis ordinaire" de Chloé Fontaine
Interviewée par le HuffPost, Chloé Fontaine raconte que le point de départ de "Je suis ordinaire" a été une discussion avec une amie ayant subi un viol de la part d'un garçon avec qui elle sortait. "Elle m'a dit: 'J'en avais pas envie non, mais alors pas du tout. Mais je voyais pas d'autre moyen pour qu'il me laisse tranquille alors...'", raconte-t-elle. "Et là je me suis dit qu'il y avait un problème. Réel. J'ai commencé à faire des recherches sur internet. Je suis tombée sur des témoignages poignants de jeunes (ou moins jeunes) filles qui se posaient les mêmes questions."

"Je ne prétends pas leur apporter la vérité, poursuit Chloé Fontaine. Juste qu'elles voient, d'un point de vue extérieur. Et qu'elles puissent en juger. Ce film, je voulais le faire dans l'espoir d'aider quelques-unes de ces filles à y voir plus clair. Quelques-uns de ces garçons à réfléchir sur leurs actes passés, influer sur leurs actes futurs."

En compétition pour le Nikon Film Festival, qui récompense chaque année des courts-métrages de moins de 2 minutes autour d'un thème commun – cette année "Je suis une rencontre". Mis en ligne il y a 1 mois sur la plate-forme Vimeo, il a déjà été vu plus de 74 000 fois.
SOCIÉTÉ VIOL VIOLENCES CONJUGALES DROITS DES FEMMES CULTURE NEWS ESSENTIELLES

http://www.terrafemina.com/article/ce-court-metrage-choc-denonce-la-banalite-du-viol-conjugal_a327894/1

En Suède, bientôt une "pause sexe" payée pour booster la productivité des salariés ?,emploi,sante,

27 Février 2017, 16:43pm

Publié par hugo

 En Suède, bientôt une "pause sexe" payée pour booster la productivité des salariés ?

1719Partages    Partager sur Facebook
 En Suède, bientôt une "pause sexe" payée pour booster la productivité des salariés ?
En Suède, bientôt une "pause sexe" payée pour booster la productivité des salariés ?
Charlotte Arce 
Par Charlotte Arce
Publié le Vendredi 24 Février 2017
 Suivre
Offrir une heure de "pause galipettes" à ses employés durant leur temps de travail : c'est la proposition très sérieuse d'un politicien suédois. D'après lui, les entreprises auraient tout à y gagner car le sexe permettrait d'être plus heureux, et donc plus productif.
A LIRE AUSSI
4 to-do lists futées pour booster sa productivité tous les jours
News essentielles
4 to-do lists futées pour booster sa productivité tous...
 Comment booster la productivité de son équipe de travail ?
News essentielles
Comment booster la productivité de son équipe de travail ?
 Internet nuit-il vraiment à la productivité des salariés ? 
travail
Internet nuit-il vraiment à la productivité des salariés...
La clé du bien-être au travail réside-t-elle dans une partie de galipettes pendant les heures de bureau ? C'est en tout cas l'idée – moins farfelue qu'on veut bien le croire – émise par Per-Erik Muskos, un membre du conseil municipal d'Övertorneå, au nord de la Suède. D'après AFP, ce politicien de 42 ans a proposé que les entreprises permettent à leurs employés de rentrer chez eux une heure chaque jour pour pouvoir "s'envoyer en l'air" avec leur partenaire. Comme les pauses café, ces "pause sexe" seraient rémunérées par l'employeur. Si la motion de Per-Erik Muskos était adoptée, chaque salarié pourrait donc, à n'importe quel moment de sa journée de travail, s'absenter pendant une heure afin d'avoir des relations sexuelles avec son ou sa partenaire.
 
Mais pourquoi donc accorder une "pause galipettes" aux Suédois ? Pour Per-Erik Muskos, leur permettre de "décompresser" ne peut qu'être bénéfique à l'entreprise. "Il y a des études qui montrent que le sexe permet de rester en bonne santé", affirme-t-il. Par ailleurs, une telle mesure aurait pour avantage de renforcer les relations entre conjoints. Si la motion passait, ils n'auraient pas besoin d'apporter la preuve qu'ils ont bien fait une sieste crapuleuse. Ils peuvent tout simplement profiter de cette heure rémunérée pour passer du temps ensemble et se reposer avant de retourner travailler. Mais comment être certain que les employés utilisent bien cette heure pour passer du temps avec leur conjoint ? Per-Erik Muskos l'admet : il n'est pas possible de s'en assurer. "Vous ne pouvez pas garantir que le travailleur ne va pas faire une promenade à la place", concède le conseiller municipal, qui invite les employeurs à faire confiance à leurs salariés.
La Suède, championne du bien-être au travail ?
Comme le note Quartz, que la proposition d'instaurer des "pauses sexe" émane de la Suède n'est pas un hasard. Déjà championne – tout comme le Danemark – du respect de l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, la Suède n'est pas frileuse en matière de décision radicale pour améliorer le bien-être de ses travailleurs.
 
Outre leur sacro-sainte pause-café (le fameux fika), les Suédois disposent de 480 jours de congé parental rémunéré, à partager entre les deux parents. Plusieurs villes expérimentent aussi depuis plusieurs années et avec succès la semaine de 30 heures dans le secteur public. À Göteborg, mais aussi à Övertorneå, ville où siège Pier-Erik Muskos, les employés du secteur public ne travaillent donc plus que six heures par jour, sans baisse de salaire. D'après Roland Paulsen, chercheur en administration des affaires à l'Université de Lund, réduire les heures de travail a permis non seulement d'augmenter la productivité des travailleurs, mais aussi d'accroître leur bien-être sur leur lieu de travail. "Pendant longtemps, les politiciens ont été en compétition pour nous dire que nous devions créer davantage d'emplois avec de plus longues heures. Le travail était devenu une fin en soi. Mais la productivité des salariés a doublé depuis les années 1970 donc, techniquement, nous avons le même potentiel que pour une journée où nous travaillerions quatre heures. Reste désormais à savoir comment ces gains de productivité vont être distribués", expliquait-il au Guardian en septembre 2015.
 
Résultat : selon les chiffres de l'OCDE, les Suédois sont parmi ceux qui bénéficient d'un temps de travail annuel les plus bas au monde (1 612 heures travaillées par an en 2015, soit 9% de moins que la moyenne des pays membres de l'OCDE). La Suède compte pourtant parmi les pays les plus productifs au monde (9e du classement en 2016, avec une heure de travail moyenne à 27 euros). À titre de comparaison, la France figure en 11e position des pays les plus productifs (25,30 euros par heure travaillée) pour 1473 heures de travail par an.
WORK BIEN AU TRAVAIL ACTU NEWS ESSENTIELLES SCANDINAVIE
 
http://www.terrafemina.com/article/en-suede-bientot-une-pause-sexe-payee-pour-booster-la-productivite-des-salaries_a327934/1#&utm_source=ExtensionFactory.com&utm_medium=extension&utm_content=newtab&utm_campaign=extension