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« Présumées coupables » : du Moyen Âge au XX° siècle, cinq archétypes de femmes face à la justice,femmes,lois,droits,

22 Janvier 2017, 05:36am

Publié par hugo

Culture
« Présumées coupables » : du Moyen Âge au XX° siècle, cinq archétypes de femmes face à la justice
Jusqu’au 27 mars 2017, les Archives Nationales accueillent l’exposition « Présumées coupables ». Parcourant près de 7 siècles, ce sont 320 interrogatoires de femmes accusées qui sont partiellement retranscrits et exposés, donnant à voir et entendre une parole trop souvent déformée par de multiples représentations iconographiques. Une journée de débats et de rencontres autour de l’exposition est organisée par les Archives Nationales et 50-50 magazine le 31 janvier. Entretien avec Fanny Bugnon, docteure en histoire et maîtresse de conférence à l’Université de Rennes 2, qui est l’une des commissaires de l’exposition.

Comment est venue cette idée d’exposition ? Est-ce une commande des archives ou l’initiative de chercheuses et chercheurs ? 

Cette idée vient de Pierre Fournié, le conservateur en chef du patrimoine des Archives Nationales, commissaire de l’exposition aux côtés de Michel Porret, professeur d’histoire moderne à l’Université de Genève, et de moi-même. Lors d’une exposition il y a quelques années, j’étais intervenue sur des questions de police et de surveillance dans le contexte de figures de la violence politique au XIX° siècle, et à l’issue de cette rencontre Pierre Fournié m’a parlé de son désir de faire quelque chose sur les femmes et la justice. Il y a trois ans, le projet est enfin né, avec l’ambition de travailler sur une période chronologique large, et sur des figures emblématiques de femmes criminelles présentes à la fois pénalement et dans les imaginaires collectifs. Notre triumvirat de commissaires a été largement aidé, dans ce travail de longue haleine qui a duré trois ans, par le conseil scientifique de l’exposition ainsi que le personnel des Archives Nationales.

 

Est-ce la première fois que les Archives font une exposition autour de questions d’un sujet pointu sur les femmes ? 

C’est à ma connaissance la première fois qu’une exposition est spécifiquement dédiée aux femmes. Même en France, il n’y a jamais eu d’expositions sur femmes et justice, sur les femmes et leur relation au crime, ou c’est en tout cas la première fois qu’on a accès à ces documents de procédure qui concernent spécifiquement des accusées femmes.

 

Pourquoi le choix de ces 5 figures féminines – la sorcière, l’empoisonneuse, l’infanticide, la pétroleuse (l’anarchiste), et la traîtresse (la femme tondue) ? 

Au départ, nous sommes partis de deux constats corrélés : la sous-représentation des femmes dans la population pénale (entre 5 et 10%), une constante depuis le Moyen Âge, et paradoxalement, leur sur-représentation à certaines périodes et pour certains types de crime et délit. Nos archétypes se sont dessinés ainsi, de manière assez évidente. Il a fallu faire des choix, nous avons dû éluder certaines figures, comme celles des prostituées par exemple : les femmes concernées ne commettaient pas de délit à proprement parler mais le racolage et le vagabondage étaient tout de même sanctionnés. Nous avons également choisi d’écarter les figures des avorteuses et avortées, car nous avons considéré qu’elles étaient en partie incluses dans les infanticides puisque les femmes tentaient d’abord d’avorter, d’autant qu’en vertu de l’édit d’Henri II de 1556, dissimuler sa grossesse est un crime. De manière générale, ces figures non traitées spécifiquement demeurent présentes à travers l’iconographie qui jalonne l’exposition.

De ces 5 archétypes, la sorcière est la figure matricielle, celle qui nourrit les autres. L’empoisonneuse a des connaissances liées aux plantes, un savoir qu’on reprochait également aux sorcières. Les pétroleuses étaient accusées de lancer des incendies, et les sorcières ont régulièrement été associées à cette figure du feu. Les traîtresses étaient tondues, un traitement que subissaient régulièrement les femmes accusées de sorcellerie, sur le corps desquelles les juges recherchaient la marque du diable, c’est-à-dire une trace physique de la possession de ces femmes par le démon. Cette figure de sorcière est donc particulièrement symbolique, d’où sa prédominance dans l’iconographie et l’organisation de l’exposition.

Les procédures constituent le principal point commun de ces différents archétypes : certaines questions posées aux prévenues sont des questions qu’on ne posait pas aux hommes. Elles portaient sur des domaines réellement intimes, sur les mœurs, la sexualité, et ces interrogations sur une sexualité coupable, hors contrôle, supposée ou réelle, est une question lancinante que les juges posent à toutes les accusées indifféremment de la période historique, y compris les pétroleuses alors qu’on les soupçonnait d’actions qui n’avaient a priori rien à voir avec la sphère domestique ou intime, à la différence des empoisonneuses ou des infanticides. Ce trait de figure commun permet d’entrecroiser le domaine pénal et les imaginaires sociaux.

 

Comment avoir réussi à faire lire et entendre au public des extraits de documents d’archives quasi-illisibles ? 

Le principe des Archives Nationales est de conserver ce que sa directrice, Françoise Banat-Berger, qualifie de « vestiges de papier ». Cette exposition propose de donner à voir et à lire des pièces de procédures illisibles pour la plupart d’entre nous pour des raisons de graphie ou de langue (ancien français, latin, dialectes régionaux…). L’enjeu est donc de montrer des documents manuscrits ou dactylographiés qui peuvent apparaître a priori non spectaculaires ou particulièrement attirants mais au contenu remarquable car ils rendent compte de la façon dont les femmes ont été jugées à travers les siècles.

Pierre Fournié a souhaité exposer telles quelles ces pièces maîtresses, en transcrire certains extraits, les traduire, en surligner des passages, et reproduire le texte original sur les écrans. C’est un dispositif qui n’a pour l’instant pas de nom car il a été créé spécialement pour l’exposition pour donner à voir des documents sur le procès de Jeanne d’Arc par exemple, ou sur différents procès de sorcellerie, pièces jusqu’ici réservées à des archivistes ou paléographes spécialistes de la période médiévale. Contempler ces supports, ces objets, ces manuscrits, c’est avoir accès à la parole des femmes, même une parole restituée puisqu’il y a évidemment un certain nombre de filtres qui se superposent, le filtre judiciaire, celui du greffier, celui de la torture…

Une autre particularité de cette thématique est que tout au long de l’histoire à travers les siècles, ce sont toujours des hommes qui jugent les femmes, il n’y a pas de femmes magistrates en France avant 1946, pas de femmes avocates avant le début du  XX° siècle. Cela nous place donc face à la représentation d’un ordre des sexes, à la représentation du pouvoir détenu, de la légitimité à dire le droit, à la conception d’une justice masculine, non au sens biologique mais au sens de la définition même du terme de « pouvoir ». Cette transcription et ce dispositif de médiation visent donc à rendre compte de cette justice des hommes qui s’exerce à travers ces procès verbaux et pièces de procédure, et dont l’importance se mesure dans la surabondance d’iconographie.

L’imaginaire du crime au féminin est saturé de représentations (d’estampes et gravures aux bandes dessinées et cinéma…), et ces représentations sociales et culturelles se sont faites sans la parole des principales intéressées. L’objectif de l’exposition est donc de confronter les deux, de donner la parole aux femmes, et de confronter cette parole aux représentations qui en ont été faites, certaines proches de la réalité, d’autres très fantaisistes. C’est quelque chose d’inédit. L’importante couverture médiatique et la haute fréquentation de l’exposition témoignent de ce désir du public de sortir de ces fantasmes pour se confronter à la matérialité de l’histoire de la justice et des femmes jugées. Il y a une vraie demande sociale, et une réelle curiosité autour de ces « présumées coupables », parce que femmes.

 

Propos recueillis par Copélia Mainardi 50-50 magazine

 

Journée de débats et rencontres autour de l’exposition « Présumées coupables » le mardi 31 janvier 2017 de 14h à 18h. Entrée libre dans la limite des places disponibles. Confirmez votre présence à communication.archives-nationales@culture.gouv.fr
Archives Nationales, Hôtel de Soubise, 60 rue des Franc-Bourgeois, 75003 Paris.
Exposition du lundi au vendredi de 10h00 à 17h30, samedi et dimanche de 14h00 à 17h30, fermée le mardi et les jours fériés.

http://www.50-50magazine.fr/2017/01/18/presumees-coupables-du-moyen-age-au-xx-siecle-cinq-archetypes-de-femmes-face-a-la-justice/

RSI : Reste Salariée Idiote !,femmes,emploi,grosesse,maternite,

22 Janvier 2017, 05:33am

Publié par hugo

 18 JANVIER 2017

DÉBATS
RSI : Reste Salariée Idiote !
Qu’est-ce qui m’a pris de conjuguer maternité et statut d’auto-entrepreneuse ?
La réponse : ma grossesse n’était pas prévue. En effet, quelle femme saine d’esprit opterait pour le régime le moins avantageux en cas de grossesse ?
 
Un jour, j’ai décidé de prendre ma vie en main, de cesser les aller-retour entre petits boulots en CDD et Pôle-Emploi, pour exercer un métier qui me stimulait et correspondait à ma qualification. N’étant pas motorisée, ne souhaitant pas déménager et pratiquant une activité peu répandue, je devais me tourner vers internet pour faire de ma passion/spécialité mon métier. J’ai ainsi entrepris, il y a un peu plus de deux ans, de lancer mon activité sous le statut d’auto-entrepreneuse.
 
Je n’avais jamais songé devenir mère, cependant l’annonce de ma grossesse changea mon point de vue du tout au tout. N’imaginant plus ma vie sans cet enfant, j’ai poursuivi l’aventure tout en ayant le sentiment que ma maternité allait être plus inconfortable que celle d’une salariée. Mais voilà, c’était ma réalité.
C’est un peu avant cette période que mon activité a enfin décollé. En effet, au démarrage, je n’ai pas vécu de mon entreprise (comme nombre d’auto-entrepreneurs j’imagine), et j’ai même exercé des petits boulots en parallèle. Cependant, quelques semaines avant ma grossesse, j’ai enfin convaincu des clients sérieux et ai fini par bien vivre de mon activité. En conséquence, et malgré l’aide au lancement de mon entreprise consistant en des taxes amenuisées, j’ai commencé à verser au moins 500 € d’impôts tous les trois mois.
 
Ce n’est sans doute pas énorme pour d’autres chef-fe-s d’entreprise, mais pour moi qui n’ai connu que le SMIC en CDD, puis mon activité aux débuts difficiles, c’est un succès. J’ai même l’affront d’avoir le sentiment de cotiser aux aides sociales. Seulement voilà, je ne rentre pas dans les critères du RSI pour bénéficier totalement des indemnités de congé maternité, fixés à un montant moyen de plus 3 806 € par an durant les trois dernières années (1) . Et devinez quoi ? Ne pas atteindre le plafond pour le RSI, ce n’est pas passer de l’aide pleine à l’aide médiane (comme c’est le cas des aides à la garde de la CAF par exemple), non, c’est passer du remboursement plein à dix fois moins. De 100 % à 10 %. C’est sec. Je me suis ainsi retrouvée avec un financement de mon congé maternité de 5,29 € par jour et non de 52,9 €, et cela sur une durée de…. 44 jours.
 
44 jours, dont 14 jours avant l’accouchement. C’est court. Ayant accouché avec 16 jours d’avance, j’ai donc travaillé jusqu’à la fin… et d’arrache-pied, car je savais que j’allais devoir subvenir à mes besoins durant mon arrêt professionnel.
 
Pourquoi si peu de temps ? Pourquoi un congé maternité cessant lorsque le nourrisson est âgé d’un mois, si l’accouchement survient à la date prévue ? Il semblerait que les femmes auto-entrepreneuses aient des enfants particulièrement indépendants et soient moins protectrices… Toute mère comprendra combien cette situation est déchirante et peut susciter un sentiment d’injustice.
 
Aujourd’hui quand je regarde ma fille, qui ne tient même pas encore sa tête, j’ai du mal à ne pas me sentir triste et angoissée à l’idée de la faire garder dans quelques jours. Bien que je ne doute pas des qualifications de mon assistante maternelle, je confie à une inconnue l’être qui m’est le plus précieux et que je sais fragile. Je ne serai pas là pour le consoler de ses pleurs angoissés de nouveau-né neuf heures par jour, cinq jours par semaine, et ça me déchire le cœur.
 
Ainsi l’acronyme RSI (Régime Social des Indépendants) correspond dorénavant aux trois mots que je dirais à une femme en désir de maternité, et que je me serinerais à moi-même si la machine à voyager dans le temps existait : Reste Salariée Idiote !
 
Marie-Caroline auto-entrepreneuse, maman 
 
(1) Sources : la RAM 
 
http://www.50-50magazine.fr/2017/01/18/rsi-reste-salariee-idiote/

La "Marche des femmes" contre Donald Trump à Washington en passe d'entrer dans l'Histoire,femmes,feminisme,

22 Janvier 2017, 05:25am

Publié par hugo

La "Marche des femmes" contre Donald Trump à Washington en passe d'entrer dans l'Histoire
Plusieurs centaines de milliers de manifestants marchent dans les rues de Washington ce samedi 21 janvier, pour dénoncer l'investiture de Donald Trump.


 21/01/2017 15:25 CET | Actualisé il y a 7 heures

Jade Toussay Journaliste
INTERNATIONAL - Jamais un président américain n'aura suscité un mouvement de contestation d'une telle ampleur. Ce samedi 21 janvier plusieurs centaines de milliers de femmes convergent vers le centre Washington D.C, dans une gigantesque "Marche des femmes" en réaction à l'investiture de Donald Trump.

Dans la capitale, où avait lieu le plus grand rassemblement, 275.000 voyageurs avaient pris le métro en fin de matinée, soit 50% de plus que pour l'investiture du nouveau président la veille à la même heure, selon l'autorité de transport WMATA.

La foule est compacte sur une dizaine de pâtés de maison ou environ 1,5 kilomètre sur Independence Avenue à Washington et il est impossible de traverser ce boulevard. Des milliers de personnes qui n'ont pas pu y accédé marchent sur le National Mall voisin, l'esplanade du centre de la capitale, où la veile une foule de partisans de Donald Trump ont assisté à son investiture.


AFP
La foule a répondu présente à l'appel de la "Marche des Femmes"
Les organisateurs ont en outre relevé leur estimation de participation de 200.000 à 500.000 personnes, selon le maire adjoint de Washington, Kevin Donahue. Plusieurs autres manifestations avaient également lieu à Boston, New York, Denver, ou Los Angeles. A Chicago, la marche s'est transformée en rassemblement compte tenu de l'affluence et réunissait quelque 250.000 personnes, selon les organisateurs.

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 News 360 - LIVE @news360_live
#WomensMarch > Quelque images des marches, avec un énorme rassemblement à Chicago qui continue a grossir minute par minute
17:58 - 21 Janv 2017
  13 13 Retweets   5 5 j'aime
Une marée de bonnets roses

Plusieurs heures avant le début de la manifestation, des groupes protestataires comme les membres du "Pussy hat project" sont arrivés sur place, les bras chargés de centaines de bonnets à distribuer. Les rames de métros ont rapidement été envahis de petits bonnets roses.

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 Women's March ✔ @womensmarch
Shoutout to the @PussyhatProject crew! #WomensMarch
14:00 - 21 Janv 2017
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"Merci à l'équipe du Pussy hat project"
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 Pussyhat Project @PussyhatProject
We are handing out hats near the stage 😘💌😻
14:04 - 21 Janv 2017
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"Nous distribuons des chapeaux près de la scène"
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 Sébastien Blanc ✔ @sebastienblanc
Des dizaines de milliers de personnes continuent à affluer vers le National Mall de Washington #AFP #WomensMarch
17:13 - 21 Janv 2017 · Washington, DC
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De nombreuses personnalités

Plusieurs célébrités ont confirmé leur participation, comme le cinéaste Michael Moore, l'actrice Scarlett Johansson ou la militante des droits civiques Angela Davis, qui devraient s'exprimer. L'auteur du best-seller "Mange, prie, aime" Elizabeth Gilbert est également présente.

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 Michael Moore ✔ @MMFlint
On my way over to the Women's March on Washington! I'll be speaking in the first hour. We are the MAJORITY.
15:49 - 21 Janv 2017
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 Elizabeth Gilbert ✔ @GilbertLiz
On my way to Washington! (Thank you, @ScottRogowsky, for updating my book cover to reflect the spirit of the times!) #WomensMarch
14:15 - 21 Janv 2017
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"En route vers Washington! (Merci Scott Rogowsky pour avoir actualisé la couverture de mon livre dans l'esprit de l'actualité)"
La comédienne Scarlette Johansson a notamment dénoncé "les conséquences dévastatrices" de la politique de Trump, dans un discours très applaudi.

 

Madonna a également fait une apparition surprise. Elle en a profité pour livrer un discours d'espoir, prônant "la révolution de l'amour", ponctuées de phrases chocs. Elle a notamment déclaré: "Oui, j'ai beaucoup pensé à faire exploser la Maison Blanche", avant d'adresser un "Fuck You" aux gens qui critiquent la "Marche des Femmes."

Du côté des responsables politiques, l'ancien secrétaire d'État américain John Kerry a notamment pris part à la marche, avec son chien. Hillary Clinton a également publié plusieurs messages de soutiens à l'attention des manifestants, tout comme le sénateur du Vermont Bernie Sanders.

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 Alex Mierjeski ✔ @Amierjeski
John Kerry and his dog showed up @womensmarch
18:07 - 21 Janv 2017 · Washington, DC
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 Hillary Clinton ✔ @HillaryClinton
Thanks for standing, speaking & marching for our values @womensmarch. Important as ever. I truly believe we're always Stronger Together.
16:07 - 21 Janv 2017
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 Hillary Clinton ✔ @HillaryClinton
'Hope Not Fear'
Indeed. 
And what a beautiful piece by Louisa Cannell. #womensmarch 👊👊🏻👊🏼👊🏽✨
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Des rassemblements à Londres, Paris, Sydney...

Les organisatrices ont également annoncé environ 300 "marches sœurs" dans d'autres villes des Etats-Unis dont New York, Boston, Los Angeles et Seattle, ainsi qu'au-delà des frontières américaines, à Paris, à Londres ou encore en Australie ou en Nouvelle-Zélande, où les premières manifestations se sont déroulées ce samedi matin.

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 News 360 - LIVE @news360_live
#WomensMarch > carte des marches aux États-Unis mais aussi autour du monde
17:34 - 21 Janv 2017
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Ici à Berlin:


HANNIBAL HANSCHKE / REUTERS
A Berlin.
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 Lonnie Hicks @Lnnie
Women's March Sidney Australia
12:06 - 21 Janv 2017
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Au moins 2.000 personnes, dont beaucoup de femmes et de ressortissants américains, se sont rassemblées sur le parvis du Trocadéro à Paris pour protester contre "tout ce que Trump représente" et défendre les droits des femmes. Les manifestants, qui répondaient à l'appel d'organisations féministes (Osez le féminisme, Planning familial ...) mais aussi du NPA, de SOS racisme, du mouvement LGBT, se sont ensuite rendus au mur pour la Paix installé au Champ de Mars, près de la tour Eiffel.

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 Pierre Tremblay @tremblay_p
Le "grab by the pussy" de Donald Trump très détourné à la #WomansMarchParis #WomansMarch
16:43 - 21 Janv 2017
  6 6 Retweets   1 1 j'aime
A Londres, un impressionnant cortège, essentiellement féminin, s'est mis en route devant l'ambassade des Etats-Unis pour rejoindre Trafalgar square où le maire de Londres Sadiq Khan faisait partie des manifestants.

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 Tom Austen France @TAustenFR
#PHOTOS Tom via instagram story à la "Women's March" à Londres en ce moment !
16:42 - 21 Janv 2017
  1 1 Retweet   3 3 j'aime
La "Marche des Femmes" contre Donald Trump rassemble des centaines de milliers de personnes de Washington à Paris
Lire aussi :

• Avant la manifestation anti-Trump, ces marches de femmes entrées dans l'Histoire

• Des centaines de milliers de "Pussy hat" pour dénoncer les obscénités de Trump

• À Madrid, une Femen aux seins nus s'attaque à la statue de cire de Trump

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http://www.huffingtonpost.fr/2017/01/21/la-marche-des-femmes-contre-donald-trump-a-washington-en-passe/

Quand les Canadiennes soutiennent la marche des femmes à Washington,femmes,feminisme,

22 Janvier 2017, 05:23am

Publié par hugo

Quand les Canadiennes soutiennent la marche des femmes à Washington
Une <a href="http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1011701/un-soutien-gorge-provocateur-cree-pour-la-marche-des-femmes-a-washington">création de la Candienne Amie Cunningham</a> pour celles qui participent à la marche des femmes de Washington et d'ailleurs : un soutien-gorge « inspiré » par le président élu Donald Trump. Les bonnets du soutien-gorge sont ornés de deux gros yeux. Le vêtement est conçu pour être porté par-dessus un chandail à col roulé. Les recettes de la vente des soutiens-gorges seront versées à l'organisme Planned Parenthood Action (le planning familial).
Une création de la Candienne Amie Cunningham pour celles qui participent à la marche des femmes de Washington et d'ailleurs : un soutien-gorge « inspiré » par le président élu Donald Trump. Les bonnets du soutien-gorge sont ornés de deux gros yeux. Le vêtement est conçu pour être porté par-dessus un chandail à col roulé. Les recettes de la vente des soutiens-gorges seront versées à l'organisme Planned Parenthood Action (le planning familial).
© Radio-Canada/Pat Callaghan
Le Canada fait partie des plus de 40 pays, où l’on battra le pavé le 21 janvier 2017, en solidarité avec la marche des femmes à Washington, au lendemain de l'investiture du 45 ème président des Etats-Unis. Mais nulle doute qu'en tant que voisines, les Candiennes seront plus inquiètes que d'autres. Comme Béatrice Vaugrante,  directrice d’Amnistie internationale Canada.
20 JAN 2017
 Mise à jour 20.01.2017 à 17:57 par    
Catherine François
dansAccueilTerriennesL'élection présidentielle américaine 2016 vue à hauteur de femmes
Des centaines de femmes s'apprêtent à prendre place dans une dizaine d’autocars affrétés depuis le Canada pour se rendre dans la capitale américaine samedi 21 janvier 2017. Et pour celles qui ne peuvent faire le voyage, des manifestations sont prévues dans plusieurs grandes villes canadiennes dont Toronto, Vancouver, Winnipeg et Montréal.

Tout savoir sur la marche des femmes de Washington, dans Terriennes

> Aux Etats-Unis et ailleurs, les femmes marchent pour défier Donald Trump

Les Canadiennes avaient voté en majorité pour le libéral Justin Trudeau, aujourd'hui Premier ministre féministe et gay friendly, une antithèse de Donald Trump, au propre comme au figuré. Nulle doute qu'elles scruteront attentivement la politique du 45ème président à l'égard des femmes et ses éventuels dérapages. Pas étonnant qu'elles se mobilisent pour la Marche des femmes de Washington. Dont une réplique est organisée à Montréal, comme dans 80 autres villes à travers le monde, à 11 h, Esplanade de la Place des Arts.
 

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 Manifdesfemmes @manifdesfemmes
Belle journée pour une manif! #21janvier #manifdesfemmes #womensmarch #montreal @CdnWomenMarch
18:53 - 16 Janv 2017
  5 5 Retweets   3 3 j'aime
Il est temps de passer à l'action pour protéger les droits des femmes, ensemble, avec une autre vision de l’égalité femme-homme que 'grab them by the pussy'

Béatrice Vaugrante, Amnistie internationale Canada
Rencontre avec la responsable de l’événement dans la métropole québécoise, Béatrice Vaugrante, qui est aussi la directrice d’Amnistie internationale Canada francophone.

En quoi va consister la manifestation prévue au Canada ?

Béatrice Vaugrante, directrice générale d'Amnistie internationale Canada
Béatrice Vaugrante, directrice générale d'Amnistie internationale Canada
Facebook
Béatrice Vaugrante : Ce rassemblement veut démontrer tout d’abord notre solidarité envers celles qui ont parti ce mouvement avec la #womensmarch qui aura lieu à Washington le 21 janvier. Il se veut aussi solidaire de toutes les femmes dans le monde, qui veulent améliorer leurs conditions de vie et de participation à la vie publique, et qui malheureusement, elles, ne peuvent l'exprimer.
C’est aussi un fondamental et large appel au rassemblement, à l'organisation collective adressé à  toute personne – quel que soit le genre - qui s'inquiète des possibles régressions des droits des femmes et qui souhaite s'investir à les améliorer. Aucun pays n'assure l'égalité femme-homme mais ici au moins nous avons la liberté d'expression pour le dire.
 
Qui va participer à cette manifestation selon vous ?

Béatrice Vaugrante : Bien sûr les personnes actives pour les droits des femmes et les droits humains en général, tous les groupes minoritaires qui doivent vivre plusieurs discriminations à leur égard. On souhaite aussi rassembler des personnes moins actives sur ces questions ou qui les ont délaissé et qui pensent que c'est le temps de passer à l'action pour protéger les droits des femmes, ensemble, avec une autre vision de l’égalité femme-homme que 'grab them by the pussy' ("attrapez les par la chatte", l'un des conseils dispensés par Donald Trump, ndlr).
La discrimination fait partie maintenant de trop de discours, de pratiques, de lois : il faut montrer au monde que des alternatives inclusives, organisées, sont possibles.

Quel est le message que les participantes canadiennes veulent faire passer au nouveau président américain ?

Béatrice Vaugrante : Au président américain et surtout, à tout leader qui essaierait d'appauvrir le réel accès des femmes à leurs droits, et qui ne s'investirait pas à les considérer voire à les améliorer quand des lois, des projets sont mis en place, nous lançons le message qu'une force mobilisée, déterminée, organisée, inclusive est en marche.

Ce Mouvement sera vigilant pour ne pas permettre de tels actes. Toute régression de droits a non seulement des impacts sur les femmes du pays, mais aussi sur les autres du monde entier, car leurs leaders - parfois dans des pays répressifs - se permettent de violer leurs droits, prenant modèle sur des pays démocratiques. Personne n'y gagne.
Nous avons un travail de rassemblement à faire, d'organisation d'une alternative dont la mission touche un plus grand public de femmes et d'hommes, non pas tant intéressés par les débats qui divisent mais par les projets qui améliorent leurs conditions de vie, celles de leur famille, et celles de leur communauté et de la société.

Comment expliquer le fait que 53% des Américaines blanches qui sont allées voter aient donné leur vote à Donald Trump étant donné son lourd passif avec les femmes ?

Béatrice Vaugrante : Les gains au fil des décennies pour les droits des femmes ont été menés par des groupes minoritaires organisés qui ont bénéficié à toutes les femmes et je dirais bien entendu à toute la société. Si tout le monde adhérait à tous les droits humains, je serais heureuse de ne plus avoir de travail.
Il y a certainement des éléments du programme de la nouvelle administration qui intéressent les femmes. Nous devons ensemble proposer des alternatives atteignables et concrètes sur la lutte à la pauvreté, l'accès aux soins de santé, l'accès à la justice dans le cas de violences sexuelles.  Et nous devons pour cela améliorer la participation des femmes – de tout milieu - aux solutions qui les concernent et concernent la société.

Est-ce d'autres moyens de pression comme des manifestations sont envisagées au Canada pour dénoncer les politiques à venir de Donald Trump ?

Béatrice Vaugrante : Le #womensmarch aux États-Unis sera vigilant sur ce que fera l’administration Trump, avec d'autres organisations comme Amnistie internationale USA. Je ne suis pas au courant d'actions planifiées au Canada mais cela se verra selon l'agenda de la nouvelle administration touchant les femmes. Mais ce mouvement au Canada est là pour rester, toutes les discussions des dernières années sur les droits des femmes (femmes autochtones, violences sexuelles, pauvreté, représentation, …) demandent des réponses concrètes pour mettre fin à la discrimination systémique.

Faut-il s'attendre à des mouvements de protestations massifs aux États Unis contre l'administration Trump ?

Béatrice Vaugrante : Celui des femmes n’est pas « anti-trump » et reste non partisan et apolitique. Nous ne savons pas encore comment la nouvelle administration va se positionner concrètement par exemple sur les questions raciales et le rôle de la police, les migrants, le développement des ressources et les communautés autochtones, la communauté musulmane mais on peut s'attendre à des réactions de la société civile si des régressions des droits humains sont en jeu.

Est-ce que l'appel au réveil citoyen lancé mardi dernier par Barack Obama sera entendu selon vous, aux États Unis comme ailleurs dans le monde ?

Béatrice Vaugrante : C'est le message que lancent depuis plusieurs mois aussi les organisations de la société civile : le temps est à l'action organisée et concertée. Certainement nombreux sont ceux qui l'ont entendu et qui cogitent sur comment le faire. À nous qui sommes dans l'action dans nos organisations de savoir les recevoir et les écouter, surtout les personnes des milieux minoritaires, qui ont des alternatives à proposer.
 
L'une des affiches appelant à la Women's march on Washington, celle de la <a href="http://www.ffq.qc.ca/2017/01/ensemble-unies-contre-les-politiques-de-trump/" rel="nofollow">Fédération des femmes du Québec</a>
L'une des affiches appelant à la Women's march on Washington, celle de la Fédération des femmes du Québec
Fédération des femmes du Québec

 
marche des femmes de WashingtonWomen's marchEtats-UnisDonald Trump
Catherine François
Mise à jour 20.01.2017 à 17:57
SUR LE MÊME THÈME

http://information.tv5monde.com/terriennes/quand-les-canadiennes-soutiennent-la-marche-des-femmes-washington-149751

Présidentielle 2017 : "Les femmes doivent être représentées", rappelle Charlotte Marchandise,femmes,politiques,

22 Janvier 2017, 05:01am

Publié par hugo

Présidentielle 2017 : "Les femmes doivent être représentées", rappelle Charlotte Marchandise
©Interview menée par Mohamed Kaci/TV5MONDE
Désignée candidate sur le site LaPrimaire.org, Charlotte Marchandise se lance désormais dans la course aux parrainages pour la présidentielle française du printemps 2017. Dans son programme qu'elle a détaillé sur TV5MONDE, que prévoie-t-elle pour les femmes ? Elle répond à Terriennes. 
18 JAN 2017
 Mise à jour 18.01.2017 à 09:38 par    
TV5MONDELéa Baron
dansAccueilTerriennesParité et politique
De son engagement dans la présidentielle au sujet des migrants, de la santé publique en passant par l'environnement, ou encore au sujet de l'écriture d'une nouvelle Constitution pour une VIe République et une démocratie délibérative, Charlotte Marchandise détaille les idées politiques défendues lors de la primaire citoyenne sur le site LaPrimaire.org.  

Candidate désignée par plus de 30 000 internautes sur le site LaPrimaire.org, elle se présente hors de tous les partis politiques. Avec une seule femme dans chaque primaire de la gauche et de la droite, sur 7 candidats à chaque fois, les femmes sont quasi inexistantes dans cette campagne. 

Terriennes en a profité pour lui poser des questions sur les femmes en politique et ses idées pour réduire les inégalités, les discriminations envers les femmes. 

► Lire nos articles

- Présidentielle française 2017 : Charlotte Marchandise, candidate citoyenne
- France : une primaire sur internet pour la présidentielle

Je me suis mise à râler sur le fait qu’il n’y avait pas de femmes qui se présentaient

Charlotte Marchandise
C'est d'ailleurs en voyant qu'il y avait moins de 10 femmes sur 200 candidats pour cette élection citoyenne que Charlotte Marchandise s'est lancée. 

Terriennes : Pourquoi était-ce important de vous engager dans cette primaire citoyenne sur LaPrimaire.org ? 

Charlotte Marchandise : Je me suis mise à râler sur le fait qu’il n’y avait pas de femmes qui se présentaient. Je me suis dit que ce n’était pas possible qu’elles n’y aillent pas quand tout le monde peut y participer. 

Alors au lieu de rester à côté et de râler, c'est devenu la raison de mon engagement politique et d'ailleurs de beaucoup de mes engagements. Je me demande souvent ce je peux faire et comment être actrice. 

Dans les principaux partis, très peu de femmes ? 

C’est une interrogation qui se pose au niveau politique, pour les primaires, mais pour la politique en général. Ce manque de représentativité est aussi vrai à l’Assemblée nationale, pour les présidents de région ou de département alors qu’il y a la parité, en principe. Mais systématiquement, les hommes sont présidents. 

C’est aussi vrai dans les conseils d’administration des entreprises. On représente 52% de la population, on doit être représentées. 

Il n’y a pas que la représentation des femmes d’ailleurs qui est en question, il y a aussi toutes les personnes qui ne sont pas représentées issues d’un autre milieu social, de la "diversité" comme on dit, ou qui sont LGBT,... Des gens qui ne sont pas représentés et qui ont leur mot à dire parce qu’ils représentent une partie de la population.

Être une femme, et être une femme noire ce n’est pas pareil, il y a encore plus de difficultés
Si vous êtes élue, quels engagements prendrez-vous contre ces inégalités ? 

Il ne s’agit pas que des femmes. Il y a des personnes qui subissent de multiples discriminations. Être une femme, et être une femme noire ce n’est pas pareil, il y a encore plus de difficultés. 

Pour moi, il faut avoir une politique systématique, c’est-à-dire vérifier à chaque décret, loi ou politique que l’on mène que cela ne soit pas discriminatoire, que cela ne creuse pas les inégalités. C’est vrai par exemple sur les questions de prévention. Les campagnes que l’on fait aujourd'hui favorise les gens les plus éduqués, mais comment fait-on pour avoir un regard à chaque fois particulier sur la question des discriminations ? 

On s’attaque à un système donc on doit apporter des réponses systématiques pour ne pas pointer les gens du doigt. 

Pourtant il existe déjà des lois contre ces inégalités... 

Il faut des lois et des politiques plus volontaristes. Il faut continuer. 
Concernant la parité en politique, on parlait de la parité dans les conseils régionaux et départementaux... Mais on n’a pas été assez loin. Et puis, il y a encore des partis qui sont prêts à payer des amendes.

Il y aussi une responsabilité médiatique sur le sujet de la place des femmes en politique, sur le traitement de ce sujet
J’étais agréablement surprise de voir que François Fillon insistait sur la parité alors que ce n’est pas quelque chose qui fait consensus dans son parti (Les Républicains, droite, ndlr). Donc ça prouve que ça bouge ! 

Mais il y aussi une responsabilité médiatique sur le sujet de la place des femmes, avec ce traitement anecdotique qui est fait des femmes en politique. On voit la façon dont on parle des femmes dans un débat comme celui des primaires par exemple. On évoque ce qu’ont dit les uns ou les autres mais on se concentre sur la manière dont Nathalie Kosciusko-Morizet était habillée. Il y a aussi les réflexions comme par exemple ce que je fais de mes enfants ! Pourrait-on poser cette question aussi aux hommes s’il vous plaît ! 

Avez-vous déjà subi des commentaires sexistes dans le sérail politique depuis que vous vous êtes lancée ? 

Oui, bien sûr, sur le fait que je n’ai pas bien fait mes mèches ou la manière dont je dois m’habiller ou pas. Ce n’est pas ce qui m’affecte le plus parce que je le sais. Ce qui m'importe, c'est de ne pas m’énerver. La question c’est comment on pointe du doigt le système sans l’attaquer pour changer réellement les choses, faire comprendre que c’est discriminatoire. 

Parfois je vois des élus, des collègues qui ont des réflexions déplacées. Et ils ne voient pas que c’est déplacé. Alors je vais plutôt prendre le temps d’expliquer pourquoi c’est déplacé plutôt que de tout de suite m’énerver sinon, on n’avance pas. 

Si vous n’obtenez pas les 500 parrainages pour aller jusqu'à l'élection, êtes-vous prête à soutenir un ou une autre candidate ? 

Je vais surtout profiter de cette notoriété médiatique pour faire en sorte qu’il y a ait des femmes qui se présentent aux législatives et pas que des femmes qui aient fait Sciences Po ou l’ENA.

Charlotte Marchandise-FranquetLa Primaireélection présidentielle française 2017
TV5MONDELéa Baron
Mise à jour 18.01.2017 à 09:38
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Damnées de la terre : en quête d'emploi, des Birmanes mariées de force en Chine,femmes,exploitation sexuelle,

22 Janvier 2017, 04:58am

Publié par hugo

 
 
Damnées de la terre : en quête d'emploi, des Birmanes mariées de force en Chine
Une militante de la Ligue des femmes de Myanmar, lors de la journée internationale des droits des femmes, manifestaient avec le portrait de Aung San Suu Kyi pour que la condition des Birmanes soit enfin prise en compte
Une militante de la Ligue des femmes de Myanmar, lors de la journée internationale des droits des femmes, manifestaient avec le portrait de Aung San Suu Kyi pour que la condition des Birmanes soit enfin prise en compte
AP Photo/Manish Swarup
Attirées par la promesse d'un travail en Chine, des milliers de jeunes Birmanes pauvres passent la frontière. Mais nombre d'entre elles, victimes de trafiquants, se retrouvent mariées de force.
16 JAN 2017
 Mise à jour 16.01.2017 à 09:46 par    
Hla-Hla HTAY, AFP
dansAccueilTerriennesDomestiques, bonnes, des emplois qui riment avec femmes
Un matin d'avril, Kyi Pyar Soe, 22 ans, a disparu "sans rien dire", raconte Mya Soe, son père. "Elle est partie après une dispute avec sa sœur cadette. Sa mère l'a réprimandée et elle a tout quitté", ajoute-t-il. La famille vit dans un petit village de tentes et de maisons en bambou à une heure de Rangoun, la capitale économique birmane.

Mya Soe ne savait pas à ce moment-là que sa fille était en route pour la Chine après avoir reçu une promesse d'emploi de domestique payé 190 euros par mois. Soit beaucoup plus que ce qu'elle peut espérer en Birmanie. Kyi Pyar Soe et l'amie qui l'accompagnait ont rejoint la ville frontalière de Muse, en Etat Shan, avant de passer en Chine, tous frais de transports payés par les trafiquants.

Mais une fois dans la province chinoise du Yunnan, cela a tourné au cauchemar. "Elles ont été conduites dans la maison d'une femme qui a fait venir plusieurs hommes chinois pour qu'ils puissent voir les jeunes filles", a expliqué un officier de police birman, sous le couvert de l'anonymat, ayant travaillé sur l'affaire. "Et elle leur a dit qu'elles devaient épouser un homme chinois".
Conséquences de la politique de l’enfant unique en Chine : un déséquilibre dévastateur entre les sexes

En Chine, la politique de l'enfant unique appliquée pendant plus de trois décennies a créé un déséquilibre dévastateur entre les sexes. En 2014, il est né 116 garçons pour 100 filles. Beaucoup de Chinois se tournent vers l'étranger et notamment la Birmanie pour trouver une femme, parfois via un mariage arrangé.

La Birmanie est louée par la communauté internationale pour avoir organisé des élections historiques et permis l'arrivée au pouvoir du premier gouvernement civil depuis des décennies emmené par une femme, prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi.

Toutefois, en ce mois de juin 2016, cette démocratie naissante vient de subir un revers : les Etats-Unis ont placé le pays sur leur liste noire des Etats ne combattant pas assez le trafic d'êtres humains. Un rapport du département d'Etat note que la Birmanie est "un pays source pour des hommes, des femmes et des enfants soumis au travail forcé et des femmes et des enfants soumis à la traite sexuelle, en Birmanie et hors de Birmanie".

La Birmanie a jugé "regrettable" ce jugement, soulignant que le nouveau gouvernement civil tente de "protéger ses travailleurs immigrés et les victimes du trafic d'êtres humains et du travail forcé".
Un trafic de Birmanes en hausse

Plus de 3000 personnes auraient été victimes de trafic vers la Chine depuis 2006, d'après des chiffres officiels. "Deux mille sont des femmes et 4% sont des enfants de moins de 18 ans", estime Ye Win Aung, policier birman chargé de la prévention de la traite d'êtres humains. Mais pour les associations, ils seraient bien plus nombreux.

D'après la Kachin Women's Association Thailand (Kwat), une ONG basée en Thaïlande et portant secours aux Birmanes vendues comme épouses en Chine, un quart des victimes ont moins de 18 ans. Et la "situation s'aggrave en raison des combats dans certaines régions et de l'accaparement des terres", qui prive les paysans de leur moyen de subsistance, explique Moon Nay Li, secrétaire de la Kwat.

La Thaïlande voisine attire aussi des milliers de Birmans pauvres à la recherche d'un travail et nombre d'entre eux sont employés dans des conditions terribles dans des usines de poissons ou sur des chantiers.

Kyi Pyar Soe, pour sa part, a évité le pire. Elle a réussi grâce à une Birmane vivant en Chine à échapper au mariage forcé et à fuir pour retourner près des siens. Elle a trouvé refuge dans un foyer pour femmes géré par le gouvernement à Rangoun. Elle va y suivre une formation professionnelle avec l'espoir de trouver un travail et de ne plus être obligée de risquer sa vie.
BirmaniemyanmarChineexploitation sexuelledomestiquesbonnes
Hla-Hla HTAY, AFP
Mise à jour 16.01.2017 à 09:46
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Aux Etats-Unis et ailleurs, les femmes marchent pour défier Donald Trump,femmes,feminisme,

22 Janvier 2017, 02:12am

Publié par hugo

 Etats-Unis : présidentielle américaine 2016


Etats-UnisDonald Trumpfemmesdroit à l'avortement
Aux Etats-Unis et ailleurs, les femmes marchent pour défier Donald Trump
Ces étudiantes de Seattle protestaient contre l'élection de Donald Trump, avant la marche des femmes du 21 janvier 2017
Ces étudiantes de Seattle protestaient contre l'élection de Donald Trump, avant la marche des femmes du 21 janvier 2017
AP Photo/Elaine Thompson, File
Dès le lendemain de l'investiture du président élu Donald Trump, des Américaines se mettent en mouvement pour sauvegarder les droits des femmes. A Washington, le 21 janvier 2017, une marche est organisée. Avec des échos partout aux Etats-Unis et dans le monde.
19 JAN 2017
 Mise à jour 19.01.2017 à 10:33 par    
Sylvie Braibant
dansAccueilTerriennesL'élection présidentielle américaine 2016 vue à hauteur de femmes
Elles espèrent dépasser le million de marcheuses. Le 21 janvier 2017, au lendemain de l'investiture de Donald Trump, président élu par une petite majorité d'hommes et une grosse minorité de femmes, celles qui n'avaient pas voté pour le sexiste et grossier candidat républicain, entendent bien donner de la voix, et le plus fort possible, aux oreilles du nouveau locataire de la Maison blanche.  

Depuis le Lincoln Memorial, l'endroit même où Martin Luther King (qui aurait fêté son 88ème anniversaire le 15 janvier 2017 s'il n'avait été assassiné en avril 1968) a tenu son fameux discours « I have a dream » en 1963, jusqu’à la Maison Blanche. Leur rêve à elles : que leurs droits ne soient pas bafoués. Et que le harcèlement sexuel ne devienne pas une norme, qui permette d’être élu à la tête des Etats-Unis.
Marcher, une vieille habitude
Marcher pour les Américaines est une vieille habitude : au début du 20ème siècle, elles battaient le pavé pour obtenir le droit de vote. Le premier défilé du genre rassembla 8000 pionnières. Ce qui allait déjà bien au delà des espérances de ces manifestantes. Une vraie gageure à une époque où ne sévissaient pas les réseaux sociaux. Elles obtiendront satisfaction sur ce point, sept ans plus tard, par le 19ème amendement le 18 août 1920.

Pour cette édition 2017, elles se voient dépasser le million, de quoi tisser une marée humaine sur le célèbre Mall de la capitale fédérale. Elles seront accompagnées par une ronde autour du monde, forte de 400 points de ralliement dans 80 villes, de plus de 40 pays, sur les six continents. 
 
16 Janv
 Andrew Stroehlein ✔ @astroehlein
#WomensMarch Brussels - this Friday, 20/1. Be there. http://bit.ly/2iwJkO2  pic.twitter.com/xZPS0PVbeK
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 Andrew Stroehlein ✔ @astroehlein
Nearly 400 #WomensMarch demonstrations planned in 80 cities in some 40 countries http://huff.to/2iwKb0T  pic.twitter.com/x68YPGml4j
07:15 - 16 Janv 2017
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Comme à Paris de la place du Trocadéro au Mur pour la Paix, de l'autre côté de la Seine, à 14 h, heure de la capitale :
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 Women's March Paris @womensmarchpar
Les droits des femmes sont des droits humains! Women's rights are human rights! #womensmarchparis #WomensMarch #Paris #21janvier
12:01 - 15 Janv 2017 · Paris, France
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Ou bien au Québec. Déjà on affute les pancartes, qui seront portées sur l'Esplanade des arts à Montréal, à 11 heure, temps local :
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 Women's March Canada @CdnWomenMarch
Pour nos ami(e)s francophones de Montreal et du Quebec... A vos affiches! #WomensMarch #mdfmontreal #wmwcanada @manifdesfemmes
21:00 - 10 Janv 2017
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 Cathy Wong @cathywongcw
Prepping de Marche ds femmes en solidarité avec Washington w/ @Alia_HassanCour & ma co-animatrice @mtltoula 💪 #Manifdesfemmes #Womensmarch
18:51 - 15 Janv 2017
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Toujours dans le monde francophone, on signale des rassemblements à Bruxelles et Genève. Au moment même de l'investiture de Donald Trump, avec une journée d'avances sur les Américaines, les Bruxelloises et autres Belges se réuniront le 20 janvier à 17h Place de la Monnaie dans la capitale, munies d'une bougie. Quant aux suissesses francophones, elles se retrouvent à 11 h, dès le samedi matin 21 janvier, aux rives du Jardin Anglais, sur les bords du Lac Léman.  

Faites l'humour pas la guerre...
Les inventions des participantes fusent. Comme ces #pussyhat, jeu de mots autour de pussy, cat et hat, chatte, chat, chapeau. Le Pussy Hat Project appelle les marcheuses et marcheurs à tricoter, puis à enfiler sur leur tête, des couvre-chefs roses, aux oreilles pointues. Afin de renvoyer le nouveau président de la plus grande puissance du monde à l'un de ses délicats préceptes à l'attention des femmes : “grab women by the pussy”, autrement dit "attraper les femmes par leur chatte"...
Appel entendu : apparemment ça tricote dur dans les foyers américains, et sur les réseaux sociaux, avec le mot dièse #PussyHat. Comme cette habitante de Los Angeles, en Californie, arborant déjà fièrement son bonnet, avant de s'attaquer à deux autres, "pour le mari et la fille".
 
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 Rachel Mackelprang @rmackelprang
#pussyhat for the #womensmarchlosangeles is done. Now to make two more for husband and daughter
08:11 - 18 Janv 2017
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Un humour et une couleur auxquels certaines féministes ne sont pas sensibles. L'éditorialiste Petula Dvorak enjoint, dans le Washington Post, ses "soeurs à renoncer au rose." Parce que "ce fleuve annoncé de Pepto-Bismol" (un sirop rose bonbon qui soigne les maux d’estomac, ndlr) lui rappelle les pétroleuses des années 1960 qui brûlaient leurs soutiens-gorges en place publique : "C'est justement, parce que l'idée de brûler son soutien-gorge était si choquante, qu'elle a éclipsé le fait que dans les années 1960, les femmes ne pouvaient pas obtenir une carte de crédit sans la signature d'un mari, ne pouvaient siéger dans les jurys, et cela dans les 50 États, ne pouvaient pas étudier dans certaines écoles prestigieuses, ne pouvait pas obtenir d'ordonnance pour les pilules contraceptives si elles étaient célibataires, et pouvaient facilement être virées de leur emploi quand elles tombaient enceintes. Entre autres atrocités." La bataille est trop sérieuse selon elle : "Cela pourrait saper le message que la marche veut envoyer : défendre nos droits".

On rappellera que, souvent, l'humour, peut être une arme bien plus efficace que la complainte. Et que les mises à feu de soutiens gorges ont certainement contribué à l'acquisition de droits fondamentaux pour les femmes.

Les initiatrices de ce mouvement sont très conscientes des enjeux et de la solennité qu'elles portent, comme elles le rappellent en préambule de leur démarche : "La rhétorique du cycle électoral passé a insulté, diabolisé et menacé nombre d'entre nous - les femmes, les migrants sous tous les statuts, ceux qui affichent des religions diverses, en particulier les musulmans, les personnes qui s'identifient comme LGBTQIA, les autochtones, les Noirs ou les Méditerranéens, les handicapés, les pauvres ou les survivantes d'agression sexuelle. Nous sommes confrontées à la question de savoir comment avancer face à aux préoccupations et peurs aussi bien nationales qu'internationales."
Santé, économie, démocratie, sécurité, la devise des Américaines en marche
Dans un communiqué de presse, elles rappellent la vision et les valeurs mondiales du mouvement dans "un cadre unificateur" appelé H.E.R.S. (Health, Economic Security, Representation, and Safety - Santé, sécurité économique, représentativité, tranquillité) qui définit les priorités des droits des femmes, et qui selon elles, sont aussi importants que la lutte contre le changement climatique ou pour la gouvernance démocratique.
"• Santé - La santé est le fondement du bien-être et de la stabilité économique. La marche des femmes propose l'accès général aux soins pour les femmes, indépendamment de leur nationalité, âge, race, ethnie, religion, orientation sexuelle ou handicap.
• Sécurité économique - Les femmes sont de puissants moteurs de la croissance économique et leur autonomisation profite à tous. La marche des femmes soutient le démantèlement des barrières qui entravent l'accès complet et égal des femmes aux systèmes économiques locaux, nationaux et mondiaux.
• Représentation - Les femmes sont sous-représentées à l'échelle mondiale, ce qui nuit à notre santé, à notre tranquillité et à notre sécurité économique. La marche des femmes recherche une représentation des femmes, juste et équitable, au niveau local, national et international.
• Tranquilité - Chaque femme doit pouvoir se sentir physiquement en sécurité, ce qui passe par le droit et son application. La marche des femmes refuse que les femmes soient tenues pour responsables de toutes formes d'agression dont elles pourraient être victimes."

L’idée de cette marche de protestation est née spontanément sur Facebook, à l’initiative de Maui Cooper Slim, une habitante de Hawaï (terre natale de Barack Obama, le président sortant). Très rapidement, elle est devenue virale, avec plus de 200000 abonné-es sur Facebook et plus de 60000 sur twitter.
 

Un parti de femmes, pour contrer Donald Trump, héros des hommes blancs en colère
Des hommes seront là aussi. Issus de minorités ou non, tous ceux qui sont estomaqués par la survenue de la vulgarité comme règle de conduite à la tête d'un pays qui mène la danse mondiale batteront aussi le pavé contre cet esprit de revanche incarné par Donald Trump, et porté par ces "petits hommes blancs en colère" que décrit si bien Corinne Lesnes, correspondante du quotidien français Le Monde aux Etats-Unis, dans un reportage intitulé : "« Mâles in USA », la revanche des hommes blancs en colère" : "Une victoire pour les « vrais » hommes. Dans la « manosphère », l’élection de Donald Trump a été considérée comme un progrès pour la cause. Après l’antimacho Barack Obama, le mâle alpha de choc. Un homme qui traite les femmes comme nombre d’antiféministes rêvent de le faire : la main aux ­fesses (et au-delà). C’est bien connu, les bitches (« salopes », « pétasses », « garces », on en passe) ne demandent que ça. « Les accusations d’abus sexuels, ça ne va pas m’empêcher de voter Trump. C’est même pour cela que je vais voter pour lui », déclamait un blogueur trois semaines avant l’élection du 8 novembre 2016. (.../...) L’attitude du candidat républicain les a bluffés. « Trump n’a jamais dit lui-même que les hommes étaient victimes de discrimination, note le sociologue Michael Kimmel, auteur d’un livre sur le mécontentement des hommes blancs (Angry White Men, Avalon, 2013, non traduit). Mais les gens ont compris, à travers ses tweets, qu’il partage leur idée que les hommes sont victimes du féminisme et du politiquement correct. » Peu politisée au départ, ajoute-t-il, la planète des angry white men (« hommes blancs en colère ») s’est ainsi ralliée au nouveau président."

Sans doute, ce phénomène des petits hommes blancs en colère est-il minoritaire. Mais il est bruyant et violent. C'est pour l'enrayer et alerter, que les cheffes de fille de la Women's March on Washington songent déjà à l'étape suivante : lancer "un parti politique des femmes". Interrogée par la correspondante du quotidien suisse francophone Le Temps, Fontaine Pearson, co-organisatrice de la marche, réfléchissait à voix haute, et avec optimisme : « Quelque chose est en train se passer. Je vois des changements en train de s'opérer dans la société, qui me laissent penser qu'il est peut-être temps de créer un parti pour femmes. Nous y travaillons. Le soutien que nous avons sur le plan international nous conforte dans cette idée ».
Etats-UnisDonald Trumpfemmesdroit à l'avortement
Sylvie Braibant
Mise à jour 19.01.2017 à 10:33
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http://information.tv5monde.com/terriennes/aux-etats-unis-et-ailleurs-les-femmes-marchent-pour-defier-donald-trump-149059

Revivez la "marche des femmes" anti-Trump aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde,femmes,feminisme,

22 Janvier 2017, 02:06am

Publié par hugo

Revivez la "marche des femmes" anti-Trump aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde
<p>Les opposants à la politique de Donald Trump se rassemblent à Hyde Park, à Sydney, en Australie, ce samedi 21 janvier 2017. </p>
Les opposants à la politique de Donald Trump se rassemblent à Hyde Park, à Sydney, en Australie, ce samedi 21 janvier 2017. 

©AP/Rick Rycroft


Dès le lendemain de l'investiture de Donald Trump, les Américaines se sont mobilisées face à un président élu ouvertement sexiste et hostile à leurs droits. Les opposants du monde entier leur ont emboîté le pas. Revivez les manifestations avec TV5MONDE.
21 JAN 2017
 Mise à jour 21.01.2017 à 21:49 par    
Liliane CharrierMarion Chastain
dansAccueilTerriennesL'élection présidentielle américaine 2016 vue à hauteur de femmes
Ce 21 janvier 2017, à Washington, au moins 500 000 personnes sont descendues dans la rue. Aux quatre coins des Etats-Unis, mais aussi dans près de 80 autres pays dans le monde, les "marches des femmes" drainent jusqu'à 1 million d'opposants au nouveau président américain. 

 

Women's marchopposantsTrumpsexismedroitsfemmes
Liliane CharrierMarion Chastain
Mise à jour 21.01.2017 à 21:49
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http://information.tv5monde.com/terriennes/aux-etats-unis-et-dans-le-monde-la-marche-des-femmes-rassemble-les-anti-trump-150108

DEVANT TRUMP, SE RETROUSSER LES MANCHES,femmes,féminisme,sexisme,

21 Janvier 2017, 02:27am

Publié par hugo

17 janvier 2017

DEVANT TRUMP, SE RETROUSSER LES MANCHES

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par Ouvrir la description de l'auteur    Aurélie Lanctôt

BILLETS DE BLOGUE
Jusqu’à la veille des élections américaines du 8 novembre, je me disais que dans mon billet de janvier, je ferais un bilan des gains et des défis à venir sous la présidence d’Hillary Clinton, première femme élue à la Maison-Blanche. Vous aurez compris que j’ai dû opérer un virage à 180 degrés. J’ai passé plusieurs semaines à me demander ce qu’on pouvait bien dire à part des évidences mille fois débitées sur l’élection de Donald Trump.

Bien sûr, il y a eu le choc de la soirée du 8 novembre. Les sondeurs, les journalistes, les experts et les analystes ont tous été confondus. Et bien sûr, les derniers bulletins de vote n’avaient pas encore été compilés qu’on spéculait déjà sur les causes de ce coup de théâtre. On cherchait des responsables. Les médias, emmurés dans leur « bulle progressiste », ont-ils loupé la colère et le ressentiment d’une portion décisive de l’électorat? Un candidat moins lié à l’establishment démocrate – lire Bernie Sanders – aurait-il su rallier l’électorat? Cette élection inattendue vient-elle sceller la fameuse faillite des élites progressistes que décrivait déjà le journaliste Chris Hedges en 2010? Les résultats du scrutin reflètent-ils un antagonisme de classes ou alors un racisme, une misogynie et une intolérance latents dans la population? Assiste-t-on au backlash de l’élection d’un Noir à la présidence? Depuis novembre, on s’entredéchire pour expliquer l’accession de Donald Trump à la Maison-Blanche. Je ne crois pas détenir une réponse claire et je me méfie beaucoup des théories qui prétendent tout expliquer de dynamiques sociales complexes, nuancées et souvent contradictoires.

Le sexe à blâmer?

C’est sans doute pour cette raison que j’ai été irritée d’entendre ici et là la théorie voulant que les Américains aient préféré élire un bigot incompétent plutôt qu’une femme, comme si le sexe d’Hillary Clinton avait été la variable déterminante dans sa défaite. Hillary Clinton a sans aucun doute été l’objet d’attaques sexistes tout au long de la campagne électorale. Mais affirmer que sa défaite s’explique d’abord par le fait qu’elle est une femme oblitère une critique nécessaire des politiques centristes décevantes mises de l’avant par l’establishment démocrate, qui ne répondent plus aux besoins d’une large portion de la population américaine.

Toutefois, cela n’empêche pas que la défaite d’Hillary Clinton a été un coup dur à encaisser, sur le plan de la lutte pour l’égalité entre les sexes. Si on peut critiquer sa contribution à l’avancement objectif des droits et des conditions de vie des femmes tout au long de sa carrière politique*, on ne peut nier que son accession à la présidence aurait marqué un jalon important, sur le plan symbolique. Tout comme les tensions raciales aux États-Unis ne se sont pas résorbées mécaniquement sous la présidence d’Obama – c’est plutôt le contraire, en fait –, rien ne nous garantit que l’élection d’Hillary Clinton aurait favorisé concrètement l’égalité entre les hommes et les femmes.

Par contre, il faut admettre que les modèles comptent. Et ce faisant, pour toute une génération de filles et de femmes, l’élection d’Hillary Clinton aurait envoyé le signal que les femmes n’ont plus aucune raison de sous-estimer leurs compétences et d’exercer leur leadership, que ce soit dans leur vie professionnelle, scolaire ou dans leurs engagements sociaux. Lors de son discours de défaite, Clinton a d’ailleurs mentionné explicitement la nécessité que les femmes ne voient pas sa défaite comme la preuve d’une « limite » inhérente à leur sexe. Un trémolo dans la voix, elle a lancé : « [À] toutes les femmes, et particulièrement les jeunes femmes, qui ont cru en cette campagne et en moi, sachez que rien ne me rend plus fière que d’avoir été votre championne. »

Message négatif pour les femmes

Difficile de rester de glace devant une telle déclaration, surtout dans un contexte où la campagne électorale a été particulièrement difficile pour les femmes. Il y a eu les attaques misogynes de Trump à l’égard de Clinton, la médisance sexiste de certains commentateurs populistes et, surtout, les multiples accusations d’inconduite sexuelle contre le candidat républicain. Il a été particulièrement déprimant de voir combien ces allégations, même si elles étaient troublantes, n’ont que superficiellement ébranlé Trump.

Quel message a-t-on ainsi envoyé à toutes les femmes? Un message bien tordu, en somme : les agressions sexuelles que l’on dénonce au grand jour ne suffisent pas à entraver les aspirations d’un homme puissant. C’est consternant et cela nous donne la mesure du chemin qu’il reste à parcourir pour mettre fin aux violences sexuelles.

Le défaut d’avoir trop d’expérience

On ne peut par ailleurs passer outre à la double contrainte à laquelle était soumise Hillary Clinton, dès le départ. Pour se rendre là où elle est, elle a dû avoir un parcours sans faille, prouver dix fois plutôt qu’une sa compétence et, sans aucun doute, jouer du coude plus fort pour ouvrir les portes sur son chemin. Mais alors qu’elle arrivait à la tête du Parti démocrate forte d’un bagage professionnel et politique suffisant pour faire rougir n’importe quel autre candidat, on s’est empressé de lui reprocher son expérience, prétextant qu’elle faisait désormais « partie des meubles ». Que les gens s’étaient « lassés » de sa présence dans le paysage politique, et que cela la rendait vulnérable face à un candidat évoluant totalement en marge de l’establishment.

Cette critique n’est pas sans fondement. Toutefois, on ne peut s’empêcher d’en souligner l’ironie, alors qu’on exige encore des femmes qu’elles fassent davantage leurs preuves que les hommes avant d’être considérées comme légitimes et compétentes. Si je persiste à croire que la candidature de Clinton était un mauvais calcul politique face à un Donald Trump, il faut admettre que la candidate était soumise à des contraintes qui la condamnaient à perdre, et que ces contraintes sont indéniablement sexistes. Voilà ce qui, à mon sens, constitue une critique féministe de la défaite de Clinton qui ne relève pas de l’aveuglement libéral.

Vigilance et mobilisation

Pour lors, Donald Trump sera assermenté le 20 janvier prochain. Une manifestation féministe d’envergure s’organise à Washington, ainsi que dans plusieurs villes des États-Unis, du Canada et même d’Europe. On s’attend à ce que des centaines de milliers de femmes prennent part à la Women’s March. Ce sera une occasion de rappeler les luttes qu’il reste à mener pour l’égalité entre les sexes. On vise également à démontrer que les femmes ne renonceront pas à ce qu’elles ont acquis au fil du temps, et qu’elles résisteront aux assauts qui voudraient nous ramener des décennies en arrière, sur le plan économique, légal et social.

Les années Trump seront sans doute dures pour les femmes, les personnes issues des minorités sexuelles et culturelles ainsi que pour les mouvements sociaux en général. Aux États-Unis, certes, mais nous aurions tort de croire que les changements qui s’opéreront sur la scène politique américaine n’auront pas d’impact de notre côté de la frontière. Ainsi, les quatre prochaines années seront marquées par un devoir de vigilance et de combativité accru, chez nous aussi. Il faudra par ailleurs veiller à ce que le progressisme bon enfant de Justin Trudeau ne soit pas en train de paver la voie à l’avènement d’un Donald Trump canadien.

Les lendemains du 8 novembre 2016 sont certes amers, et beaucoup disent que nous vivons déjà dans un monde fort différent du seul fait de cette élection. Toutefois, et heureusement, la suite des choses dépend de nous. Il est temps de se retrousser les manches et de se mettre au travail.

* Voir notamment mon billet sur l’ouvrage de Liza Featherstone False Choices : The Faux Feminism of Hillary Rodham Clinton.

https://www.gazettedesfemmes.ca/13566/devant-trump-se-retrousser-les-manches/

Les femmes gagnent 5168 euros de moins que les hommes chaque année... NORMAL !,femmes,salaire,economie,france,politique,

21 Janvier 2017, 00:37am

Publié par hugo

Les femmes gagnent 5168 euros de moins que les hommes chaque année... NORMAL !
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Publié par Violette Salle 
le 20 janvier 2017


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Les derniers chiffres de l'INSEE en matière de revenus salariaux sont tombés hier. Et comme d'habitude, ils traduisent un immense fossé entre les femmes et les hommes. En 2016, les hommes ont gagné 5 168 euros de plus que les femmes. Un écart lié à une différence du salaire horaire.

La dernière étude de l'INSEE sur le revenu annuel salarial des Français démontre encore une fois que les femmes sont beaucoup moins payées que les hommes, à hauteur de 5 168 euros en 2016. Une disparité de 24% qui selon certains pourrait être liée à une surreprésentation des femmes parmi les travailleurs à temps partiel (80%), alors que cet écart est en réalité lié à une différence de salaire horaire. Concrètement, si un homme gagne 9 euros 76 de l'heure, une femme ne touche que 6 euros 92 environ. La faute à une faible mixité des métiers et à une discrimination pure, selon L'INSEE.

Pire encore, cet écart augmente avec l'âge, particulièrement chez les femmes qui ont des revenus élevés. En moyenne, les femmes âgées de 25 à 29 gagnent 11% de moins qu'un homme, et ce taux augmente à 22% pour les celles âgées de 50 ans. Pour celles qui ont des revenus bas, le constat n'est pas plus glorieux puisque l'écart est de 27%.

"Le jour où les femmes bien payées arrivent à la retraite, ça explosera en vol"
Mais ces chiffres alarmants ne semblent pas inquiéter Christophe Barbier éditorialiste de l'Express. Invité le 9 janvier sur le plateau de "C dans l'air" sur France 5, il a expliqué qu'il ne faut pas immédiatement instaurer l'égalité femmes/hommes dans les entreprises sous peine de nuire à la croissance de ces dernières. Il devait donner son avis sur le programme politique du candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, qui propose que le salaire des femmes soit égal à celui des hommes si elles ont les mêmes responsabilités qu'eux, ce qui, selon lui, générerait suffisamment de cotisations sociales pour financer la retraite à 60 ans.

Mais Christophe Barbier n'est pas du même avis. Il a affirmé que les femmes qui sont actuellement à la retraite ont forcément des petites retraites puisqu'elles ont eu des petits salaires, mais il a ajouté : "Le jour où les femmes bien payées arrivent à la retraite, ça explosera en vol. Et au passage, si d'un seul coup on dit, 'Les femmes sont payées comme les hommes', tout le monde va applaudir mais les entreprises vont avoir beaucoup de mal à encaisser ce surcroît de main d' oeuvre". Pourtant, les études montrent que l'intégration des femmes dans les entreprises permet de créer de la croissance. L'OCDE s'est penchée sur la question. L'organisme a ainsi calculé que si les femmes étaient payées à égalité avec les hommes, cela permettrait, en moyenne, d'accroître le PIB de 12% en 20 ans. La France, classée dixième en terme d'intégration des femmes dans les entreprises, pourrait ainsi voir son PIB bondir de 7%.

Cette étude a été réalisée pour le cabinet de recrutement Robert Half, qui rapporte que 43% des directeurs de ressources humaines considèrent que mettre en place une transparence dans les salaires favoriserait une réelle égalité des genres au travail.

A lire aussi, un politicien accusé d'avoir "pris une femme par la chatte" aux Etats-Unis

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