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Le blog de hugo,

MESSAGE D UN FEMINISTES QUI TROUVE LES FEMEMS DE PARIS COMPLIQUEES

9 Décembre 2016, 02:02am

Publié par hugo

 LES  FEMMES A  CHERCHER UN  HOMME POUR  VIVRE  AVEC ELLES  TOUTE LES  LEUR VIE ET A  CHERCHER , pierce brosnan , marlon brandon, etc, elles  finissent  seules  c ets normales  car trop compliquees    CQFD   .JE  VOUS  DONNE UN CONSEIL prenez  un mec gentil , pas  trop confiance  en lui  et  qui est cultivee  

 

Audrey Pulvar : "Les Parisiens sont d'infernaux snobs, je le sais, j'en suis",femmes,sexisme,

8 Décembre 2016, 12:04pm

Publié par hugo

Audrey Pulvar : "Les Parisiens sont d'infernaux snobs, je le sais, j'en suis"
Par Julie Mazuet | Le 05 décembre 2016
 
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LA REVUE DU MADAME - Audrey Pulvar, aux commandes de l'émission «Dimanche politique» sur iTélé, sort un livre illustré sur les représentations de la femme dans l'art. À cette occasion, nous avons parlé enfance, vacances de Noël et tatouages.
En ce moment
Calendrier de l'Avent
#MadameNoel : faites le plein de cadeaux avec notre calendrier de l'Avent
« Je suis très heureuse de vous retrouver en direct sur l'antenne d'i-Télé après cinq semaines d'un conflit inédit et très douloureux pour tous. Un salut affectueux à ceux qui ont choisi de quitter la chaîne. Force et courage à ceux qui restent la reconstruire. » Audrey Pulvar, montrée du doigt pour ne pas avoir pris position dans le conflit, a eu la délicate mission de rouvrir l'antenne d'i-Télé, après une grève inédite de 31 jours. Outre «Dimanche politique», qu'elle présente sur i-Télé et «Pop Up» qu'elle anime sur C8, la journaliste sort La Femme, un « joli livre » illustré (1) sur la mue des représentations féminines dans l'art. À cette occasion, nous l'avons passée à la moulinette de notre revue de presse féminine. Au programme : style, fans, tatouage et parisianisme.

Lefigaro.fr/madame. - Selon Kate Middleton, sa fille Charlotte est une vraie pipelette. Que disait-on de vous enfant ?
Audrey Pulvar. - Que je dansais tout le temps… dès que j’entendais une note de musique, quelle qu’elle soit, je me mettais à danser.

Le coiffeur des stars Frédéric Fekkai prend ses quartiers dans sa Provence natale. Et vous, où pourriez-vous vous installer ?
En Afrique du Sud, un pays que je n’ai visité qu’une fois, mais qui m’a très profondément marquée.

Luminothérapie, vitamines… quel est votre astuce pour affronter le blues hivernal ?
Des cures de jus de légumes bio ! Du sport tous les jours et, de temps en temps, un bon gueuleton roboratif, entre amis.

Emmanuelle Bercot a adapté au cinéma le scandale du Mediator. Quelle grande affaire aimeriez-vous voir sur grand écran ?
Le scandale de l’hormone de croissance.

Jennifer Lawrence refuse de prendre des photos avec ses fans. Quelle est votre réaction quand quelqu’un vous reconnaît dans la rue ? 
La plupart du temps je réponds gentiment et je suis d’une patience absolue, même quand je n’ai pas envie de faire un selfie… Mais quand je suis en vacances, je m’isole loin de tout afin de souffler dans un endroit où personne ne me reconnaîtra.

 
(1) La Femme, Flammarion, 192 pages, 29,90 euros.
Photo Flammarion Documents et essais
Le style de François Fillon serait plus étudié qu’il n’y paraît. Entre « médecin de province » et « gentleman farmer ». Et vous, comment qualifieriez-vous votre style ?
Mon style varie au gré des jours, des circonstances et de mon humeur ! J’aime bien les pièces très classiques, que l’on peut porter en toutes circonstances. Mais je ne m’interdis pas, de temps en temps, une tenue très pop, ultracolorée, mini-jupe très mini… J’essaie de mettre une touche d’humour dans mes tenues, tous les jours.

Les Parisiens seraient encore d’irréductibles carnivores. Si vous deviez choisir d’autres qualificatifs pour les désigner ?
Les Parisiens sont d’infernaux snobs, très impolis au volant, je le sais, j’en suis une !!

« Je t’imagine à poil » ; « on peut bien faire ça pour ton 95C ». Le Tumblr Paye ton Taf compile les remarques sexistes entendues dans le monde du travail. Quels commentaires du même acabit avez-vous entendu vous concernant ?
« Une belle fille comme toi ne doit pas avoir de mal à trouver quelqu’un pour faire bouillir la marmite, pourquoi tu t’obstines à vouloir travailler ? »

Selon une top manager de chez Facebook, pour réussir professionnellement, il faut « connaître sa valeur, être soi-même et être excellente ». Et puis…
... Travailler, travailler, travailler. Toujours plus que les autres.

Valérie Trierweiler a participé au raid des Alizés en Martinique. Quelle sportive êtes-vous et pourriez-vous participer à un tel événement (75 km en 72 heures) ? 
Je suis sportive, mais je n’ai jamais relevé un tel challenge… J’ai plutôt envie de me confronter à un marathon comme celui de New York ou de Berlin.

Mon programme pour les fêtes de fin d'année : dormir !
L’actrice Mila Kunis n’a pas accepté le choix de prénom de son compagnon, Ashton Kutcher, pour leur fils. Et vous, c’était quoi et quand votre dernier veto ?
J’ai catégoriquement refusé que ma fille se tatoue. Mais comme elle a 19 ans…

Jeudi 24 novembre, les Américains ont célébré Thanskgiving. Quel est votre programme pour les fêtes de fin d’année (Noël et réveillon) ? 
Avant tout : dormir !

(1) La Femme, Flammarion, 192 pages, 29,90 euros.

Les parrains de la campagne "Le sexisme n'est pas notre genre" :

En images
 Les parrains de la campagne "Sexisme, pas notre genre"
 Les parrains de la campagne "Sexisme, pas notre genre"
 Les parrains de la campagne "Sexisme, pas notre genre"
 Les parrains de la campagne "Sexisme, pas notre genre"
Voir toutes les photos
La rédaction vous conseille :
Lescop : "J'ai le prénom le plus banal de ma génération"
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Iggy Pop : "Je suis terriblement romantique"

 


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Tags : Audrey Pulvar, Femme, Actu, sexisme

http://madame.lefigaro.fr/societe/audrey-pulvar-la-revue-de-presse-feminine-du-madame-291116-118044

 LES  FEMMES A  CHERCHER UN  HOMME POUR  VIVRE  AVEC ELLES  TOUTE LES  LEUR VIE ET A  CHERCHER , pierce brosnan , marlon brandon, etc, elles  finissent  seules  c ets normales  car trop compliquees    CQFD   .JE  VOUS  DONNE UN CONSEIL prenez  un mec gentil , pas  trop confiance  en lui  et et qui est cultivee  

 

 

Prenons la Une : 11 recommandations aux médias sur le traitement des violences faites aux femmes.,femmes,violences,femmes battues,

7 Décembre 2016, 23:58pm

Publié par hugo

5 DÉCEMBRE 2016
DÉBATS
Prenons la Une : 11 recommandations aux médias sur le traitement des violences faites aux femmes.
Chaque année, plus de 216.000 femmes sont victimes de violences de la part de leur ancien ou actuel conjoint, et 84.000 femmes sont victimes de viols ou de tentatives de viols. Les violences faites aux femmes sont un fait de société. Le collectif Prenons la une a établi quelques recommandations pour permettre un traitement journalistique le plus juste possible.

1 – Bannir les termes «crime passionnel» ou «drame familial». Ils minimisent l’acte de l’agresseur en le considérant comme emporté par l’amour et la passion. Si ces termes sont employés par les avocats de la défense ou la police, le journaliste doit les employer entre guillemets et les présenter comme un argument d’une des deux parties. En tant que journaliste, nous privilégions les termes de «meurtre conjugal», ou «meurtre par le parte- naire intime».

2 – Préférer les termes juridiques consacrés quand un procès est en cours («plaignante», «partie civile»). En l’absence de plainte (et donc de terme juridique consacré), il est préférable d’utiliser les termes de «victime déclarée» ou «d’accusatrice» plutôt que «victime présu- mée», qui met en doute la parole de la victime.

3 – Écarter les verbes «avouer» et «reconnaître» lorsque l’on rapporte les déclarations d’une victime. Ecrire ou dire «elle avoue avoir été violée» laisse croire à un rôle joué par la victime dans son agression, et une forme de culpabilité. Préférer l’expression «a été violée» ou «a subi un viol».

4 – Ne pas confondre «harcèlement sexuel», «agression sexuelle» et «viol». Les deux pre- miers sont des délits. Un viol est un crime défini par le code pénal comme «tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise». Les peines encourues ne sont pas les mêmes, et employer le terme «agression sexuelle» pour décrire un viol le minimise.

5 – Eviter les précisions sur les vêtements, le physique ou les habitudes de vie de la victime, qui induisent qu’elle peut être responsable de son agres- sion. Si ce sont des informations qui sont délivrées dans le dossier d’instruction ou par le procureur, elles n’ont pas la même signification sous la plume d’un journaliste. Il convient d’y être attentif, d’utiliser des guillemets. Rappelons que le fait que la victime soit en état d’alcoolémie au moment des faits est une circonstance aggravante pour l’agresseur au regard du droit.

6 – Ne pas donner des conseils ou des leçons tels que «ne pas sortir le soir» ou «faire preuve de discré- tion». Les femmes ne sont pas responsables des violences qu’elles subissent.

7 – Protéger l’identité et la dignité de la victime. Révéler son identité peut la mettre gravement en danger. Les journalistes peuvent intégrer les témoignages de victimes de violences uniquement quand celles-ci ne se trouvent pas dans une situation d’urgence ou sous l’influence de tout type de pressions extérieures.

8 – Mettre en avant le contexte ayant précédé un meurtre conjugal ou une tentative de meurtre, dès que possible. Ces homicides s’inscrivent souvent dans une longue série de violences subies par la victime.

9 – Traiter le meurtre conjugal et les violences sexuelles comme un problème de société et non seulement comme des faits divers. Il est pertinent de recontextualiser, en rappelant le nombre de meurtres conjugaux et/ou des violences conjugales ou sexuelles comptabilisés chaque année. 216.000 femmes par an sont victimes de violences de la part de leur ancien ou actuel conjoint.

10 – Ne pas oublier que les mutilations, dont l’excision, sont considérées par les Nations unies comme une violation des droits des filles et des femmes. Il est recommandé de le rappeler.

11 – Intégrer le numéro de téléphone national de référence pour l’écoute et l’orientation des femmes victimes de toutes violences [3919] dans la mesure du possible.

 

Prenons la Une 

Une dizaine de médias ont déjà signé. Les signataires : France Télévisions et France Medias Monde, France info, France inter, Mediapart, L’Humanité, Elle, Causette, Libération, Les Nouvelles News, Alternatives économiques, 50-50 magazine.

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http://www.50-50magazine.fr/2016/12/05/prenons-la-une-11-recommandations-aux-medias-sur-le-traitement-des-violences-faites-aux-femmes/

Les Américaines en colère contre Donald Trump veulent un Parti de femmes,femmes,féminisme,politiques,

7 Décembre 2016, 23:57pm

Publié par hugo

L'actualité de la condition des femmes dans le monde
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Etats-UnisféminismeDonald Trumpdroits des femmesavortement
Les Américaines en colère contre Donald Trump veulent un Parti de femmes
Les femmes ont pris la tête du mouvement de protestation contre Donald Trump, depuis son élection le 9 novembre 2016. Comme Carimer Andujar, étudiante dans le New Brunswick.
Les femmes ont pris la tête du mouvement de protestation contre Donald Trump, depuis son élection le 9 novembre 2016. Comme Carimer Andujar, étudiante dans le New Brunswick.
AP Photo/Mel Evans
Les Américaines craignent que leurs droits soient bafoués lorsque Donald Trump s'installera à la Maison Blanche, mais ne baissent pas les bras. Une grande marche est organisée le 21 janvier 2017 à Washington.
05 DÉC 2016
 Mise à jour 05.12.2016 à 09:02 par    
Valérie de Graffenried, Correspondante aux Etats-Unis du Temps
dansAccueilTerriennesL'élection présidentielle américaine 2016 vue à hauteur de femmesLe droit à l'avortement malmenéFemmes : résister autrement
Elles seront là, et espèrent être au moins un million. Le 21 janvier 2017, lendemain de l’investiture de Donald Trump comme président des Etats-Unis, de nombreuses femmes, inquiètes et en colère, défileront à Washington. Depuis le Lincoln Memorial, l'endroit même où Martin Luther King a tenu son fameux discours «I have a dream» en 1963, jusqu’à la Maison Blanche. Leur rêve à elles: que leurs droits ne soient pas bafoués. Et que le harcèlement sexuel ne devienne pas une norme, qui permette d’être élu à la tête des Etats-Unis.

L’idée de cette marche de protestation est née spontanément sur Facebook, à l’initiative de Maui Cooper Slim, une habitante de Hawaï. Très rapidement, elle est devenue virale. Une toile a commencé à se tisser. Dans plusieurs Etats américains, des bénévoles, soucieuses de défendre les droits de toutes les minorités, prennent le relai et organisent le déplacement à Washington. Elles insistent: il ne s’agit pas d’une marche contre Donald Trump, mais contre les valeurs qu’il semble vouloir imposer. C'est pacifiquement qu'elles veulent délivrer un message à la nouvelle administration Trump: les femmes ne doivent pas être marginalisées. Car c'est bien la crainte d'un retour en arrière en matière de droits des femmes qui les anime.

Une image des femmes façonnée par une mentalité presque fasciste de l'homme blanc, riche, gâté, égoïste et misogyne

Ivana Massetti, productrice de séries télévisées
Fontaine Pearson, 54 ans, est une des co-organisatrices de cette «Women's March on Washington». Photographe, mère de deux garçons, elle vit à Memphis. «Nous craignons que la misogynie couplée à la xénophobie et au racisme exprimés pendant la campagne ne fassent reculer la lutte des femmes en faveur de l'équité et de la parité», explique-t-elle.

Ivana Massetti, productrice de séries télévisées et activiste, sera elle aussi présente à Washington. Elle est la fondatrice de Women Occupy Hollywood. «C'est mon devoir de femme et de réalisatrice de m'opposer à Trump et à tout ce qu'il représente et promeut. Nous sommes prêtes à lutter chaque minute pour empêcher la nouvelle administration de faire revenir le pays et les personnes les plus désavantagées 70 ans en arrière». Pour Ivana Massetti, Donald Trump véhicule une image des femmes «façonnée par une mentalité presque fasciste de l'homme blanc, riche, gâté, égoïste et misogyne».

Dérapages pendant la campagne
Pendant sa campagne, Donald Trump et ses proches se sont distingués par des attitudes outrancières et sexistes. Le premier directeur de campagne de Donald Trump, Corey Lewandowski, a fini par être écarté après des accusations d'agressions sexuelles. Et Donald Trump lui-même a été rattrapé par un enregistrement de 2005 dévoilé par le Washington Post. Où il a tenu ces propos, qui ont déclenché des vagues de protestations: «Quand on est une star, on peut faire ce qu'on veut avec les femmes. On peut les prendre par la chatte, elles se laissent faire». Ce n'est pas tout. Vis-à-vis d'Hillary Clinton, il a été jusqu'à déclarer: «Comment peut-elle satisfaire son pays si elle ne satisfait pas son mari ?».

Et l'humour gras à propos de sa fille - «Si Ivanka n'était pas ma fille, je sortirais peut-être avec elle» - n'a pas été des plus apprécié. D'autres phrases sexistes sont venus ponctuer ses apparitions publiques, comme: «C'est dur de prêter attention à une femme lorsqu'elle a de petits seins». Des propos qui ont poussé les femmes à se mobiliser et à réagir.

Il y a d'abord eu, sur les réseaux sociaux, le mouvement #NotOkay, initié par Kelly Oxford, où des femmes se sont mises à témoigner des agressions sexuelles subies. Puis, des réactions individuelles sur Twitter, comme celle de l'actrice at activiste Daisy Eagan, pour laquelle «Make America Great Again = attitude cavalière autour des agressions sexuelles couplée à l'avortement illégal.» Et enfin, le début de ce projet de Marche, parti de Hawaï et d'une poignée de femmes pour finir, grâce à un effet chaîne, par en rallier des milliers. Des bénévoles au départ, encadrées par des professionnelles ensuite, comme Bob Bland, une fashion designeuse de Brooklyn, rejointe ensuite par trois activistes noires. Celles qui avaient mené, en 2015, une marche de New York à Washington pour revendiquer une réforme du système judiciaire, et qui ont donc une certaine expérience en matière de mobilisation.

La défense du droit à l'avortement
La cause de l'avortement reste, bien sûr, centrale. L'avocate Sarah Weddington avait à l'âge de 26 ans défendu l'arrêt «Roe versus Wade» devant la Cour suprême, et ouvert la voie à la légalisation de l'avortement aux Etats-Unis, au nom du respect de la vie privée. C'était en 1973. Aujourd'hui, elle craint, et elle n'est pas la seule, que ce droit à l'interruption volontaire de grossesse soit remis en cause. Le futur vice-président, Mike Pence, est un «pro life» revendiqué, très fermement opposé à l'avortement. Donald Trump a de son côté à plusieurs reprises déclaré vouloir rendre l'avortement illégal.

C'est sans surprise qu'il a fait savoir qu'il nommerait un nouveau juge à la Cour suprême à la sensibilité antiavortement. Depuis la mort du juge Antonin Scalia en début d'année, un ultraconservateur nommé par Ronald Reagan, ils ne sont plus que huit au lieu de neuf. Un candidat démocrate proposé par Barack Obama a été bloqué par le Sénat et Donald Trump présentera son propre candidat, pro life. Mais cela ne veut encore rien dire: la Cour suprême est depuis longtemps dominée par une majorité conservatrice, sans que l'arrêt «Roe versus Wade» n'ait jamais été renversé. Les femmes qui tiennent à ce droit restent néanmoins sur leurs gardes.

Il est peut-être temps de créer un parti pour femmes

Fontaine Pearson, photographe, organisatrice de la marche du 21 janvier
La victoire de Donald Trump a, ne l'oublions pas, été plébiscitée par 42% des électrices, Hillary Clinton n'ayant pas su bénéficier d'un «effet femme» qui l'aurait porté à la tête du pays comme première femme présidente. Le républicain a même profité du soutien du groupe «Women for Trump». De quoi pousser les mouvements féministes à se remettre en question.

Et si l'élection du milliardaire new-yorkais était finalement une occasion en or pour ces milieux de faire entendre leurs voix et panser leurs divisions? Fontaine Pearson se veut résolument positive: «Quelque chose est en train se passer. Je vois des changements en train de s'opérer dans la société, qui me laissent penser qu'il est peut-être temps de créer un parti pour femmes. Nous y travaillons. Le soutien que nous avons sur le plan international nous conforte dans cette idée».

Une jeune femme lors d'une manifestation anti Trump en Novembre 2016, à New York, munie d'un panneau qui proclame : "<em>Mon corps, mon choix</em>" pour le droit à l'interruption volontaire de grossesse
Une jeune femme lors d'une manifestation anti Trump en Novembre 2016, à New York, munie d'un panneau qui proclame : "Mon corps, mon choix" pour le droit à l'interruption volontaire de grossesse
AP Photo/Mary Altaffer
Etats-UnisféminismeDonald Trumpdroits des femmesavortement
Valérie de Graffenried, Correspondante aux Etats-Unis du Temps
Mise à jour 05.12.2016 à 09:02
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http://information.tv5monde.com/terriennes/americaines-en-colere-contre-donald-trump-142391

Les "gros mots" du féminisme, lui même un "gros mot" ?,femmes,feminisme,

7 Décembre 2016, 23:55pm

Publié par hugo

L'actualité de la condition des femmes dans le monde
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émancipation féminine
Les "gros mots" du féminisme, lui même un "gros mot" ?
La fameuse affiche de propagande américaine "We Can Do It!" (Nous pouvons le faire !) réalisée par J. Howard Miller, en 1943 pour galvaniser les ouvrières de  Westinghouse Electric. Et détournée par les féministes tant de fois depuis...
La fameuse affiche de propagande américaine "We Can Do It!" (Nous pouvons le faire !) réalisée par J. Howard Miller, en 1943 pour galvaniser les ouvrières de  Westinghouse Electric. Et détournée par les féministes tant de fois depuis...
Wikicommons
Egalitarisme, double standart, libération sexuelle, plafond de verre ou règles...  A l'heure où les féministes se retrouvent parfois ringardisées, la blogueuse et journaliste Clarence Edgard-Rosa nous livre un abécédaire nécessaire pour la bonne compréhension des "gros" mots qui font le féminisme d'hier et d'aujourd'hui.
03 DÉC 2016
 Mise à jour 03.12.2016 à 20:29 par    
Isabelle Mourgere
dansAccueilTerriennesEcrire au féminin
Le féminisme serait-il devenu un gros mot ? C'est justement pour démontrer le contraire que la blogueuse et écrivaine Clarence Edgard-Rosa signe cet abécédaire, "joyeusement moderne du féminisme", comme elle le précise en couverture. 
De F comme féminisme...
Et si nous commençions donc par F comme féminisme... "Le fameux mot qui fait si peur", confie l'auteure, "celui derrière lequel certains pensent trouver d'affreuses illuminati en guerre contre la moitié de l'humanité"! Et pourtant, à l'image de cette campagne lancée sur le net depuis 2014, derrière le mot dièse I don't need feminism ( je n'ai pas besoin du féminisme), se cachent tant d'incompréhensions et d'amalgames. Pour elle, cette diabolisation n'a abouti qu'à une chose, terroriser avec un mot qui n'a rien de terrifiant. 

Dans une logique de dictonnaire, derrière la définition de féminisme, s'impose celle de féminité. L'écrivaine nous interpelle, la féminité, qu'est-ce-que c'est ? "Une paire de talons hauts ? Des cheveux longs ? (...) Y a-t-il un moule à tarte dans lequel nous sommes supposées nous fondre ?" Et de citer Simone de Beauvoir dans Le Deuxième Sexe, "celle-ci est-elle sécrétée par les ovaires ? Ou figée dans un ciel platonicien ?".  Ce questionnement n'a, lui, pas pris une ride. 
A la lettre L, Licorne...

Que vient donc faire cet animal imaginaire dans cet abécédaire ? Il s'agit ici de la loi de la Licorne, formulée par une développeuse canadienne du nom d'Emma Jane Hogbin. "Cette règle est une critique de la place des femmes dans les milieux dits masculins. Celle qui en fait partie est assimilée à une licorne car sa présence est exceptionnelle, voire historique (...) une femme évoluant dans un tel milieu peut se retrouver enfermée dans sa position de licorne à savoir qu'on ne lui donne la parole que pour parler de sa place de femme dans son milieu". L'auteure fait ainsi référence à cette autre loi, dite Loi de Godwin, qui veut que plus une discussion en ligne se prolonge, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis s'approche de 1.
... à M comme masculinisme
Après cette parenthèse qu'on aurait préféré enchantée, direction la lettre M et rendons la monnaie de sa pièce au mot féminisme, avec la définition du terme masculinisme. Lâché au beau milieu d'une conversation, le terme peut aussi faire peur. Et sans doute à raison. Cette idéologie, précise la journaliste, tend à affirmer qu'aujourd'hui, à force de combats féministes, les hommes seraient discriminés. "Le masculinisme n'a rien d'un équivalent du féminisme : tout à l'inverse il est plutôt une contre-attaque aux droits des femmes et à l'égalité", peut-on lire.  

Alors la masculinité serait-elle en crise comme on l'entend souvent ? N'en déplaise à un certain journaliste, un certain Eric Z. (Z comme Zemmour) , cité dans le livre, "perturbé de constater que les hommes ne sont plus aussi guerriers, violents (...) la recherche a montré que dès la naissance, les petits garçons sont enjoints à supprimer leurs émotions et n'en exprimer une seule : la colère". 
P comme Phallus, Plafond de verre ou... Poils

De P comme phallus, qui "n'est pas un morceau de chair, ce n'est qu'un emblème" à P comme plafond de verre, "cette barrière qualifiée ainsi parce qu'elle empêche l'ascension des femmes autant qu'elle est invisible", ou P comme poils, "ce petit frisé" qu'il faudrait couper, extraire, triturer, atomiser, à R comme règles, ces fameux Anglais qui débarquent chaque mois chez les Françaises, ou semaine des airelles pour les Suédoises, ou des framboises pour les Allemandes, partout depuis la nuit des temps, les femmes rivalisent en euphémismes pour contourner le mot règles... Qui serait donc lui aussi un gros mot ? 

A vous maintenant de vous plonger dans ce dictionnaire, qui, de A comme amour, avec une vision très personnelle du conte de Blanche-Neige, "qui passe le temps avec une bande de bucherons assexués" jusqu'à la dernière lettre Z, comme zone grise, ce fameux instant dans une relation sexuelle ou "le consentement est flou", porte grande ouverte à l'agression voire au viol, permet de remettre les points sur les petits i du grand mot qu'est le féminisme. 

A force de références, littéraires et historiques, cet ouvrage nous invite à utiliser les bons mots du féminisme pour expliquer encore et encore les combats et les droits des femmes, quand au détour d'une conversation, on vous "traitera" de féministe. Oui et alors ! Pas vous ? 

224 pages, Editions Hugo&Cie, Paris, octobre , 14€95
224 pages, Editions Hugo&Cie, Paris, octobre , 14€95
"Les Gros Mots, abécédaire joyeusement moderne du féminisme", de Clarence Edgard-Rosa (Editions HugoDoc, collection Les Simone (la collection des questions féministes d’aujourd’hui), octobre 2016)

Clarence Edgard-Rosa est journaliste à Causette et Elle. Elle est spécialiste des féminismes et des questions de genre et de sexualités.

Elle tient le blog Poulet Rotique, à découvrir >ici 

émancipation féminine
Isabelle Mourgere
Mise à jour 03.12.2016 à 20:29
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http://information.tv5monde.com/terriennes/les-gros-mots-du-feminisme-136206

Le délit d'entrave à l'IVG, une vraie menace pour les sites pro-vie ?,femmes,ivg,religion,

7 Décembre 2016, 22:05pm

Publié par hugo

Société Dans l'actu
Le délit d'entrave à l'IVG, une vraie menace pour les sites pro-vie ?
Article mis à jour le 02/12/16 12:02
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Les sites qui véhiculent de fausses informations sur l'avortement sont dans le collimateur du gouvernement. Alors que l'Assemblée nationale a adopté le 1er décembre un projet de loi pour étendre le délit d'entrave à l'IVG sur Internet, certains en appellent à la liberté d'expression.

 © sam74100 - 123RF
Ivg.net et consorts continuent de se faire une place de choix sur Internet. Problème : ces sites d'apparence neutre prétendent être purement informatifs alors qu'ils dissimulent des témoignages et des données orientées contre l'interruption volontaire de grossesse. Si exprimer son avis contre l'IVG n'a rien d'illégal, pratiquer la désinformation et exercer une pression psychologique pourrait relever de l'infraction pénale. C'est en tout cas ce qu'essaie de mettre en place le gouvernement, avec une proposition de loi pour étendre le délit d'entrave à l'IVG au Web.

Aujourd'hui, ce délit d'entrave à l'avortement concerne le fait de bloquer l'accès à un établissement ou de faire pression sur le personnel médical et la personne enceinte. Il est passible de 2 ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende.
Le texte adopté par l'Assemblée nationale le 1er décembre prévoit d'élargir l'article L.2223-2 du code de la santé publique à "tout moyen de communication au public, y compris en diffusant ou en transmettant par voie électronique ou en ligne, des allégations, indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d'une interruption volontaire de grossesse". "Cette modification introduit la notion de vérité. Plus qu'un délit d'entrave, on vise ici une information fausse", explique Me Thierry Voitellier, avocat à Versailles et membre du réseau Eurojuris France.

La liberté d'expression menacée ?
Laurence Rossignol, Ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, s'est félicitée de l'adoption de ce texte  : "Chacun est et reste libre d'affirmer son hostilité à l'avortement, sur Internet ou ailleurs. A condition de le faire en tout honnêteté car la liberté d'expression ne peut se confondre avec la manipulation des esprits. La liberté d'opinion n'est pas un droit au mensonge. Cette proposition de loi ne poursuit qu'une ambition : garantir à chaque femme la possibilité d'exercer un droit inscrit dans nos lois. Permettre aux femmes de prendre elles-mêmes les décisions qui concernent leur corps, c'est leur donner la liberté de construire l'avenir qu'elles choisissent." 

Mais pour certains, dont les pro-vie et les associations catholiques, cette proposition de loi est une atteinte à la liberté d'expression. Prévoyant les attaques sur ce terrain, le texte précise ceci : "Une opinion explicitement exprimée relève des principes de liberté d'expression et d'opinion qu'il ne s'agit pas de remettre en cause. En revanche, induire délibérément en erreur, intimider et/ou exercer des pressions psychologiques ou morales afin de dissuader de recourir à l'IVG, comme le font certains sites Internet, se situe sur un tout autre terrain."
Selon l'homme de loi, "la liberté d'expression peut être régit par la loi puisqu'elle implique une responsabilité. Il existe déjà des lois contre les informations erronées dans le code de la consommation, dans le cas de fausses alertes ou dans le milieu financier. " Et de rappeler l'article 9 de la Convention européenne des libertés des droits de l'Homme : "La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l'objet d'autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l'ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d'autrui." Ok pour exprimer son opinion librement, à condition que cette prise de position n'empiète pas sur la santé publique ou les droits d'une tierce personne. Et l'avortement est un droit acquis pour les Françaises depuis 1975.

Me Thierry Voitellier précise que le "but dissuasif" avancé par le texte sera difficile à argumenter (surtout sur Internet) puisqu'il repose sur une vision personnelle : "Cela risque d'être une source de débat judiciaire long et subjectif... Le législateur peut-il vraiment tout régler ?"
Si la loi est votée telle quelle, la vraie différence résidera dans la possibilité de sanctionner les fausses informations, comme de potentiels témoignages inventés ou des études non sourcées mises en avant sur les sites et forums en question. Les femmes biaisées pourront difficilement se retourner légalement contre les conseils orientés pro-vie, même s'ils sont culpabilisants. "C'est la liberté du débat démocratique", rappelle l'expert.

Voir aussi :

IVG : le piège des anti-avortement

Alors que l'avortement semble un droit acquis pour les femmes en France, sur Internet, l'offensive des pro-vie se fait discrète, mais toujours aussi dangereuse. Régulièrement, le portail officiel du gouvernement est dépassé sur les moteurs de recherche par un site anti-IVG. Faux sites d'information, témoignages culpabilisants et autres techniques fourbes servent un discours inquiétant contre lequel il est difficile de lutter. Enquête.

Les Survivants : ces anti-avortement qui nous glacent le sang

Le droit à l'IVG est menacé. La nouvelle génération de militants anti-avortement tente de convaincre les jeunes de se rallier à sa cause. Les Survivants, comme ils se revendiquent, ont pour armes un site internet prétendument cool et un discours pro-vie traduit en langage adolescent. Terrifiant.
 

Fiona Ipert
JournalDesFemmes.com
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Combats de femmes Il y a 61 ans, Rosa Parks est restée assise et a vaincu,femmes,egalite,parite,racisme,

7 Décembre 2016, 16:31pm

Publié par hugo

Société Combats de femmes
Il y a 61 ans, Rosa Parks est restée assise et a vaincu
Article mis à jour le 01/12/16 15:15
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Le 1er décembre 1955, Rosa Parks est entrée dans l'Histoire en accomplissant un geste aussi symbolique que précurseur. Son refus de céder sa place à un blanc dans un bus a initié une véritable prise de conscience chez les Américains. Portrait d'une grande dame qui a marqué les esprits.

 © AP/SIPA
Rosa Louise McCauley Parks, connue sous le nom de Rosa Parks est une figure emblématique de la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis. Née le 4 février 1913 à Tuskegee dans l'Etat d'Alabama, elle est la fille d'une institutrice et d'un charpentier. Ses parents étant divorcés, elle grandit dans la ferme de ses grands-parents avec son frère et sa mère. Celle-ci, très attachée à ce que sa fille reçoive une bonne éducation en dépit des difficultés liées à la scolarité des noirs, l'éduque à la maison parallèlement à ses études à l'école élémentaire de Pine Level. Durant cette période, Rosa Parks comprend déjà que noirs et blancs ne vivent pas de la même manière. La ségrégation raciale bat son plein. Les transports scolaires en sont le parfait exemple puisqu'ils sont interdits aux enfants jaunes et noirs. "Je voyais passer le bus chaque jour. Mais pour moi, c'était comme ça. Nous n'avions d'autre choix que d'accepter ce qui était notre quotidien, un très cruel quotidien. Le bus fut un des premiers éléments par lesquels je réalisais qu'il y avait un monde pour les noirs et un monde pour les blancs", écrit-elle dans son autobiographie parue en 1992. Elle poursuit sa scolarité à l'Industrial School for Girls avant d'entamer des études secondaires à l'Alabama State Teachers College for Negroes qu'elle ne peut suivre jusqu'au bout car elle doit s'occuper de sa grand-mère puis de sa mère, malades. En 1932, elle épouse Raymond Parks, barbier et militant pour les droits civiques et membre de l'Association de l'Alabama pour les gens de couleur. Encouragée par ce dernier, Rosa achève ses études secondaires en 1934. A l'époque, seulement 7% des noirs ont ce niveau d'étude. Entre 1930 et 1955, Rosa exerce plusieurs professions, dont celles de couturière et d'aide-soignante. En 1943, elle devient membre du mouvement pour les droits civiques appelée American Civil Rights Movement et travaille en tant que secrétaire au sein de la National Association for the Advancement of Colored People, (association nationale pour la promotion des gens de couleur, en français).

Un acte historique et précurseur
Rosa Parks entre dans l'histoire un certain 1er décembre 1955 quand dans la ville de Montgomery, elle refuse d'obéir à un conducteur de bus, James Blake, qui lui demande de céder sa place à un blanc et d'aller s'asseoir au fond du bus. Parce que dans les bus de Montgomery, c'est ainsi : les quatre premiers rangs sont réservés aux blancs. "Les gens racontent que j'ai refusé de céder mon siège parce que j'étais fatiguée, mais ce n'est pas vrai. Je n'étais pas fatiguée physiquement, ou pas plus que d'habitude à la fin d'une journée de travail. Je n'étais pas vieille, alors que certains donnent de moi l'image d'une vieille. J'avais 42 ans. Non, la seule fatigue que j'avais était celle de céder", explique-t-elle. Rosa est arrêtée et inculpée pour désordre public et violation des lois locales. Le lendemain, cinquante dirigeants de la communauté afro-américaine menés par un certain Martin Luther King se réunissent pour décider des actions à mener suite à l'arrestation de Parks. Naît alors le Montgomery Improvement Association dont King est le président, qui lance un appel au boycott des bus. Une situation qui dure 381 jours. Le mouvement formule trois ­revendications : la liberté de s'asseoir où ils veulent dans les autobus, la courtoisie des chauffeurs et ­l'emploi de chauffeurs noirs. Le 13 novembre 1956, la Cour suprême des Etats-Unis statue par l'arrêté du Browder v.Gayle que la ségrégation dans les bus est anticonstitutionnelle. Rosa devient alors une icône de la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis. Elle rejoint ensuite l'équipe de l'Afro-Américain John Conyers, représentant démocrate du Michigan, à la Chambre des représentants des Etats-Unis où elle restera jusqu'à sa retraite en 1988. Les dernières années de sa vie sont difficiles. Elle rencontre des problèmes financiers et souffre d'une démence dégénérative qui l'emporte le 24 octobre 2005 à Détroit. L'acte de résistance de Rosa Parks dans ce bus, un jour de décembre 1955 n'est pas seulement hautement symbolique. Il s'agit d'un geste précurseur qui a initié une véritable prise de conscience chez les Américains de l'importance du combat à mener pour les droits civiques.

© AP/SIPA
 

Voir aussi :

"I have a dream" : 50 ans après, la lutte continue

"I have a dream..." Le 28 août 1963 Martin Luther King prononçait ces mots qui marquèrent plusieurs générations. Un an plus tard en 1964, la ségrégation aux Etats-Unis était abolie. Et quatre ans encore après, l'engagement du pasteur baptiste noir-américain dans la lutte contre la ségrégation raciale lui coûtait la vie.
 

krystelstephant
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http://www.journaldesfemmes.com/societe/combats-de-femmes/1443701-rosa-parks-portrait/

Plus de 5 millions de Français en situation objective d’isolement1,france,societe,solitude,

7 Décembre 2016, 15:58pm

Publié par hugo

Plus de 5 millions de Français en situation objective d’isolement1
Un Français sur dix est en situation objective
d’isolement. Ils ne rencontrent et passent du temps
avec d’autres personnes que très rarement
(uniquement quelques fois dans l’année voire
jamais), quels que soient les réseaux de sociabilité
étudiés dans l’enquête : famille, amis, voisins, vie
associative et professionnelle. La faible fréquence de
leurs contacts laisse supposer que ces personnes
objectivement isolées sont en situation de
vulnérabilité psycho-sociale dans la mesure où il leur
est probablement plus difficile de s’appuyer sur un
membre de leur entourage en cas de coup dur,
d’échanger leurs joies et leurs peines, et de
bénéficier des bienfaits des liens sociaux forts. 22%
des Français ont des liens réguliers dans un seul
réseau social et 68% ont des liens nourris dans
plusieurs milieux différents. Les Français
apparaissent relativement moins isolés que leurs
voisins européens.

1
Avec un intervalle de confiance à 5%, l’étude permet d’estimer que le taux de personnes isolées en France de 15 ans et plus est compris
entre 9,3% et 11,5%, ce qui représente entre 5 millions et 6,2 millions de personnes (5,6 millions). En France, au 1er janvier 2015, la
population des 15 ans et plus est estimée à 54 030 828 (Insee, estimations de population, données provisoires arrêtées à fin 2015.
Si l’on se concentre uniquement sur les personnes majeures (51 811 374 personnes au début 2015), l’étude décompte 10,7% de la
population en situation d’isolement, compris dans un intervalle de confiance entre 9,6% et 11,8% soit une population comprise entre 4,9
millions et 6,1 millions. En moyenne la population majeure concernée serait donc de 5,5 millions.
Définition de la situation objective d’isolement
Sont considérées comme isolées objectivement les
personnes ne rencontrant jamais physiquement les
membres de tous leurs réseaux de sociabilité (famille,
amis, voisins, collègues de travail ou activité
associative) ou ayant uniquement des contacts très
épisodiques avec ces différents réseaux : quelque fois
dans l’année ou moins souvent.
Le calcul de la part de la population en situation
d’isolement relationnel ne prend pas en compte les
relations au sein du ménage (relations entre conjoints
et relations avec les enfants vivant au domicile).
D’autres arbitrages sont naturellement possibles. Si
l’on prenait le parti d’exclure du raisonnement les
couples, la part de la population en situation
d’isolement relationnel serait de 3% de la population
française âgée de 15 ans et plus.
Bien sûr, cet indicateur dépend du périmètre choisi. Il
représente toutefois un point de référence utile pour
réaliser des comparaisons entre groupes sociaux et
converge avec de nombreux travaux précédents (Pan
Ké Shon 2003, Fondation de France 2014).
2
Source : CREDOC, Enquête « Conditions de vie et Aspirations », étude pour la Fondation de France, 2016. Sauf mention
contraire, tous les graphiques présentés dans ce document son issus de cette enquête.
Lecture : (graphique de gauche) 41% des Français ont des relations faibles ou inexistantes avec leur réseau amical ;
(graphique de droite) 10% des Français sont isolés, 22% ont des relations avec un réseau, et 68% avec plusieurs réseaux.
Source : European social survey, 2014
41% 46% 53%
62% 66%
Réseau
amical
Réseau de
voisinage
Réseau
familial
Réseau
associatif
Réseau
professionnel
(parmi les
personnes en
emploi)
Part de la population ayant des
relations faibles ou inexistantes,
réseau par réseau
10%
22%
68%
Isolés (0 réseau) Mono-réseau (1
réseau)
Multi-réseau (au
moins 2 réseaux)
Nombre de réseaux pour
lesquels la densité des relations
est forte
7
8
9
9
12
12
12
14
15
16
18
24
26
28
35
36
Hollande
Suède
Danemark
Norvège
Suisse
France
Belgique
Autriche
Finlande
Allemagne
Moyenne
République Tchèque
Slovénie
Irelande
Estonie
Pologne
Dites-moi s'il vous arrive, en dehors du travail,
de fréquenter des amis, des membres de votre famille
ou des collègues ?
Cumul des réponses « Jamais », moins d’une fois par
mois », « une fois par mois », en %
Champ : ensemble de la population
10% n’ont
de liens forts
dans aucun
des 5 ré-
seaux
3
Les amis et les voisins : premiers modes de socialisation des Français
Les Français construisent leur réseau social pour
l’essentiel sur le cercle amical et de voisinage. La vie
professionnelle et la vie associative sont des réseaux
moins systématiquement développés.
L’intérêt pour la vie amicale est une caractéristique
française : plus d’une personne sur deux lui accorde une
place centrale en France, soit davantage qu’en
Allemagne, en Italie ou Espagne par exemple. Ces liens
souples, choisis (contrairement aux liens familiaux), que
l’on peut poursuivre dans le temps sans que des pauses
ponctuelles ne les remettent en cause, et qui s’appuient
sur une proximité de valeurs ou de vécu, rejoignent
beaucoup les aspirations et valeurs de nos
concitoyens.Le vingtième siècle a été marqué par un
mouvement d’urbanisation massif duquel la France n’a
pas été épargnée : 77,5% de la population vit
aujourd’hui en ville, la proportion n’était que de 52,9%
en 19362
. Un mouvement qui, pour beaucoup, s’est
accompagné du sentiment que « les métropoles se
transforment en mégalopoles, ne cessent de s’étendre et
de devenir des « non-lieux », espaces de circulation
impersonnels où prévaut l’anonymat des individus, [à
l’opposé d’une] vie de quartier telle qu’elle était
naguère, conviviale et personnalisée » 3
. Certains
pourront ainsi voir dans certaines initiatives (comme la
« fête des voisins » par exemple), la preuve de liens de
voisinage moribonds qui, pour subsister, devraient en
appeler à une institutionnalisation. Bien au contraire,
nos concitoyens semblent entretenir des relations
vivaces avec leurs voisins : 64% ont des relations
régulières et qui dépassent le « simple bonjour ». Pour
les personnes ancrées dans un seul réseau (22%),
« mono-réseau », fragiles du point de vue des relations
sociales, le voisinage se révèle même le premier mode
de socialisation (36%) devant les amis (26%), puis la
famille (22%)
.
Lecture : (graphique de droite) Pour 36% des personnes qui
n’ont qu’un seul réseau de sociabilité, ce réseau est le
voisinage

2
François Clanché et Odile Rascol, Le découpage en unités urbaines de 2010, L’espace urbain augmente de 19 % en une décennie, Insee
Première n° 1364 – aout 2011, http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1364/ip1364.pdf
3
Céline Bryon-Portet, « Vers une société plus conviviale et solidaire ? Les associations et réseaux fondés sur la proximité géographique à
l'ère postmoderne », Sociétés n°113, 2011
10%
22%
68%
Isolés (0
réseau)
Mono-réseau
(1 réseau)
Multi-réseau
(au moins 2
réseaux)
Nombre de réseaux pour lesquels la
densité des relations est faible
Réseau
familiale
22%
Réseau
de
voisinage
35%
Réseau
amical
26%
Réseau
professio
nnel
4%
Réseau
associatif
13%
Répartition des personnes qui n'ont
qu'un réseau de sociabilité en
fonction de la nature de ce réseau
Champ: ensemble des personnes qui
n'ont qu'un réseau de sociabilité
4
Eléments de profil des Français en situation d’isolement objectif
Des conditions de vie précaires
Rejoignant de nombreux travaux (Castel 1995, Pan Ké Son 2003) et maintes fois vérifiés, (Bigot 2001,
2006, Hoibian 2011, 2013), l’étude montre que les conditions de vie participent des facteurs
d’affaiblissement ou d’empêchement du lien social et potentialisent le risque d’isolement. Les isolés
sont surreprésentés parmi les chômeurs et les inactifs non étudiants, des personnes au foyer pour
l’essentiel. Plus du tiers des isolés ont des bas revenus, contre un quart dans l’ensemble de la
population. Les isolés sont par ailleurs surreprésentés parmi les Français qui s’imposent des
restrictions sur leurs dépenses de santé et d’alimentation.
Lecture : (graphique de gauche) 12% des personnes isolées sont demandeuses d’emploi. C’est le cas de 8% de l’ensemble de
la population française.
Un retrait de la vie sociale et culturelle
Cause ou conséquence, l’isolement objectif va de pair avec un certain retrait de la vie culturelle et
des pratiques de loisirs limitées, un isolement numérique, et une forme de distance vis-à-vis des
institutions et des autres en général.
12% 8%
4% 5%
12% 11%
26%
16%
4%
8%
4%
9%
14%
7%
Isolés Ensemble
Statut professionnel
Autre inactif
Etudiant
CDD, Intérim
CDI dans le secteur
privé
CDI dans le secteur
public
A son compte
Demandeurs
d'emploi
12%
20%
25%
26%
25%
26%
34%
26%
5% 2%
Isolés Ensemble
Niveau de revenu
ab
Non réponse
Bas revenus
Classes moyennes
inférieures
Hauts revenus
5
Les restrictions budgétaires sur les loisirs plus particulièrement restreignent le champ des interactions
sociales propices à la constitution du lien social. Le renoncement aux vacances accentue
considérablement le risque d’isolement. Les vacances sont des opportunités de rencontre et de
renforcement des liens sociaux. Elles sont considérées par les Français comme indispensables pour
s’intégrer en société (CREDOC ONPES – travaux sur les « Budgets de référence »). Au-delà de la seule
question financière, la part des isolés est également plus forte parmi les Français qui ne fréquentent
jamais les équipements publics consacrés aux loisirs et à la culture (bibliothèques, équipements
sportifs).
Fréquentation des équipements sportifs et culturels
Lecture : (graphique du bas) 68% des personnes isolées ne fréquentent jamais une bibliothèque, contre 49% de l’ensemble
des Français.
63%
50%
37%
48%
1%
2%
Ensemble
Isolés
Départs en vacances au cours des 12 derniers mois
Oui Non Ne sait pas
6%
19%
23%
32%
68%
49%
3% 1%
Isolés Ensemble
Une bibliothèque
4%
24
%
25
%
28
%
69
%
48
%
2% 1%
Isolés Ensemble
Un équipement
sportif
17%
28%
41%
49%
39%
22%
2% 1%
Isolés Ensemble
Un cinéma
Régulièrement
Exceptionnellement
Jamais
Ne sait pas
6
Des pratiques numériques restreintes
Les restrictions en matière d’équipement de communication (téléphonie, internet, informatique) ont
une incidence toute particulière chez les isolés sur la capacité à entrer en contact avec les proches et
à maintenir le lien social. Les personnes isolées cumulent les formes d’isolement : en plus de n’avoir
des contacts visuels avec des membres de leur famille et des amis qu’à un rythme inférieur à
mensuel, les personnes isolées ont très peu de contact « dématérialisés » avec leurs proches.
Fréquence de contacts à distance avec la famille ou des amis
Lecture : 20% des personnes isolées n’ont jamais de contacts à distance avec des amis. C’est le cas de 5% de l’ensemble des
Français.
Des accidents de vie et de santé
La part d’isolés est plus forte chez les personnes séparées de leur conjoint (15% contre 10% en
moyenne), même si la vie en couple, par le resserrement sur la vie familiale, ne préserve pas à terme
de l’isolement objectif (12% des personnes vivant maritalement sont isolées, 11% en couple). La
santé peut être également considérée comme un élément de biographie ayant une incidence sensible
sur le risque d’isolement. Près de trois personnes en situation d’isolement sur dix (29%) jugent leur
état de santé peu ou pas du tout satisfaisant, contre 19% de l’ensemble des Français.
6%
17% 33%
35%
34%
19%
19%
7%
20%
5% 3% 1%
Isolés Ensemble
un ou des amis
20%
34%
22%
36%
28%
15% 18%
11% 7%
3% 4%1%
Isolés Ensemble
les membres de votre famille
Ne sait pas
Jamais
Moins souvent
Plusieurs fois dans
l'année
Plusieurs fois par
semaine
Une ou plusieurs
fois par semaine
7
Etat de santé
Lecture : (graphique de gauche) 28% des personnes isolées déclarent avoir souffert d’un état dépressif au cours des 4
dernières semaines, contre 18% de l’ensemble des Français.
Par ailleurs, le taux d’isolement croit progressivement avec l’âge : 7% chez les moins de 25 ans, 11% chez les 25-
39 ans et 12% au-delà et jusqu’à 69 ans4
.
Isolement objectif et sentiment de solitude
La perte du conjoint, l’éloignement des enfants, la perte d’un emploi ou le passage à la retraite sont autant de
ruptures biographiques susceptibles d’accentuer ou de susciter un sentiment d’isolement. Parmi les personnes
qui se sentent souvent seules, les ruptures sont fréquemment mises en avant pour en expliquer les causes.
Pour autant, le sentiment de solitude ne recouvre pas totalement l’isolement objectif tel que défini ici par
l’absence d’inscription dans l’un des cinq réseaux de sociabilité. La subjectivité du vécu influe sur l’expression
du sentiment de solitude. Ainsi 38% des personnes objectivement isolées déclarent ne pas se sentir seules
(cumul des réponses « jamais » et « rarement »). Néanmoins, le sentiment de solitude reste plus marqué chez
les isolés : près de trois personnes isolées sur dix (29%) se sentent souvent ou tous les jours seules, contre 16%
des personnes qui peuvent s’appuyer sur plusieurs réseaux de sociabilité.

4
Pour des raisons méthodologiques, les données de l’enquête ne permettent pas d’estimer un taux d’isolement
au-delà de 70 ans. Les répondants à cette enquête, réalisée en ligne, sont par définition tous usagers d’internet.
Or, si le taux de connexion à internet est proche de 90% chez les moins de 70 ans, il n’est que de 52% au-delà
(Source : Baromètre du numérique pour le CGE et l’ARCEP à partir de l’enquête Conditions de vie et Aspirations
2015). L’approche en ligne retenue présente par ailleurs des atouts pour mesurer l’isolement et notamment la
diminution de l’effet de désirabilité sociale que l’on retrouve dans les interrogations faisant intervenir un
enquêteur (en face à face, les répondants ont tendance à donner des réponses plus valorisantes ou conformes
à ce qu’ils perçoivent comme étant la norme sociale en présence d’un enquêteur).
18%
28%
80%
70%
1%
2%
Ensemble
Isolés
Avez-vous souffert
au cours des 4 dernières semaines
d’un état dépressif ?
Oui Non Ne sait pas
15%
10%
66%
59%
15%
19%
4%
10%2%
Ensemble
Isolés
Par rapport aux personnes de votre âge,
pensez-vous que votre état de santé est … ?
Très satisfaisant Satisfaisant
Peu satisfaisant Pas satisfaisant du tout
Ne sait pas
8
Lecture : 12% des personnes isolées ne se sentent jamais seules contre 16% de l’ensemble des Français.
Lecture : 11% des personnes qui se sentent « tous les jours ou presque » ou « souvent » seules attribuent leur sentiment de
solitude au fait d’être célibataire ou séparé de leur conjoint.
9% 8% 4% 6%
20%
14%
12% 13%
32%
39%
32%
33%
26% 26%
35% 32%
12% 13% 17% 16%
Isolés Mono-réseau Multi-réseau Ensemble
Vous arrive-t-il de vous sentir seul ?
Réponses données en fonction de la situation face à l’isolement
Tous les jours ou presque
Souvent
De temps en temps
Rarement
Jamais
Ne sait pas
1
1
1
1
1
1
2
2
2
2
2
2
3
4
4
4
6
6
7
9
11
15
20
Le repli sur soi
Le manque de temps pour voir ses proches
Le manque de moyens financiers
Le rythme de vie décalé du conjoint
Le passage à la retraite
Un tempérament solitaire
La société individualiste
L'isolement géographique du lieu de vie
L'avancée de l'âge
La mauvaise santé, le handicap
La perte d'emploi
Aucune raison
L'inactivité, le désoeuvrement
Le fait d'être démoralisé
Le décès d'un conjoint ou d'un proche
Une autre raison
L'éloignement des enfants ou d'autres proches
Ne sait pas
Le fait de vivre seul
Le manque ou l'absence d'écoute ou de…
Le fait d'être célibataire ou séparé de son conjoint
La solitude, l'absence de relations sociales
Non réponse
Les raisons du sentiment de solitude évoquées par les personnes qui déclarent se
sentir seules "tous les jours ou presque" ou "souvent"
9
Loin de la solitude choisie, les isolés ou les fragiles socialement (les mono-réseaux) se sentent plus
souvent abandonnés, exclus ou inutiles. Le bonheur semble se vivre plus difficilement dans la
solitude et la projection dans l'avenir apparaît d'autant plus sombre que l'isolement est conséquent.
Lecture : 4% des personnes isolées ne se sentent jamais heureuses, contre 2% Cela concerne 6% de l’ensemble des Français.
Lecture : 12% des personnes isolées se sentent souvent abandonnées, exclues, inutiles. Cela concerne 6% de l’ensemble des
Français.
4% 2% 2% 2%
42%
36%
27% 31%
40%
48%
51% 49%
12% 14%
20% 18%
2% 0% 1% 1%
Isolés Mono-réseau Multi-réseaux Ensemble
Dans votre vie actuelle, vous sentez-vous heureux?
Jamais
Occasionnellement
Assez souvent
Très souvent
Ne sait pas
12% 6% 5% 6%
28%
23%
18% 20%
23%
34%
28%
29%
36% 35%
49% 44%
1% 1% 1% 1%
Isolés Mono-réseau Multi-réseaux Ensemble
Est-ce qu’il vous arrive de vous sentir abandonné, exclu, inutile ?
Souvent
De temps en temps
Rarement
Jamais
Ne sait pas
10
Le cercle vicieux de l’isolement
Les 10% de Français en situation d’isolement objectif se désengagent largement de la vie publique,
développent une défiance particulière à l’égard des institutions, y compris des associations, et
expriment de manière plus marquée un sentiment d’insécurité dans les relations aux autres.
Retrait de la vie publique
Le scepticisme quant à l’utilité de s’engager dans le débat public est particulièrement sensible chez
les isolés. Plus d’une personne isolée sur cinq (21%) estime qu’une plus grande participation
citoyenne n’améliorerait pas le fonctionnement du pays. 17% des personnes qui déclarent ne pas
voter sont isolées, soit plus du double par rapport à celles qui votent à toutes les élections (8%).
Lecture : 21% des personnes isolées pensent qu’une plus grande participation citoyenne aux décisions ne permettrait pas
d’améliorer le fonctionnement du pays contre 16% de l’ensemble des Français.
Cette difficulté à investir l'action citoyenne, forme de repli sur soi, résonne dans la moindre confiance
envers les institutions, notamment les organismes de protection sociale et les associations. Si ces
dernières recueillent la confiance d’une majorité de personnes isolées (51%), l’écart avec l’ensemble
des Français est particulièrement fort, et c’est même le plus important par rapport à toutes les
institutions sur lesquelles les répondants ont été invités à se prononcer sur leur niveau de confiance
(-18 points par rapport à l’ensemble). Cette désaffection relative à l'égard du monde associatif peut
être lue comme l'expression d'un profond mal être, qui réinterroge les vecteurs traditionnels de
sociabilité et d’engagement.
25% 28%
50%
55%
13%
12% 8%
4% 4%1%
Isolés Ensemble
Opinion sur le rôle de la participation citoyenne au débat public
« Pour vous, une plus grande participation des citoyens aux décisions
améliorerait-il le fonctionnement du pays ? »
Oui tout à fait
Oui plutôt
Non plutôt pas
Non pas du tout
Ne sait pas
11
Lecture : 62% des personnes isolées ont confiance dans l’école. C’est le cas de 73% de l’ensemble des Français.
Défiance et repli sur soi
Le repli sur soi est totalisant et investit l'ensemble des segments de la vie publique et personnelle. La
confiance envers autrui et elle aussi altérée : les deux-tiers (65%) des personnes isolées pensent
qu’on n’est jamais assez méfiant vis-à-vis des autres, et près de trois sur dix (27%) ne se sent pas en
sécurité dans leur vie quotidienne.
Lecture : (graphique de gauche) 65% des personnes isolées estiment qu’on n’est jamais assez méfiant vis-à-vis des autres.
C’est le cas de 52% de l’ensemble des Français.
14%
29%
39%
62%
63%
69%
69%
73%
11%
26%
30%
55%
46%
56%
51%
62%
Les hommes et femmes politiques
Le gouvernement
Les banques
Les entreprises publiques
Les entreprises privées
Les organismes de protection sociale
Les associations
L'école
Niveau de confiance dans plusieurs organismes et institutions
Isolés
Ensemble
47%
30%
52%
65%
1%
4%
Ensemble
Isolés
Propension à faire confiance aux autres
Il est possible de faire confiance aux autres
On n'est jamais assez méfiant
Ne sait pas
22%
18%
60%
54%
14%
19%
3%
8%
1%
Ensembl
e
Isolés
Le sentiment de sécurité dans la vie
quotidienne
Tout à fait en sécurité Assez en sécurité
Peu en sécurité Pas du tout en sécurité
Ne sait pas
12
La crise de confiance est généralisée. Elle se manifeste par des doutes pour les personnes
isolées sur leurs capacités à aller vers les autres, à influer sur leur environnement. Plus que
d’autres, elles estiment difficile d'entrer en contact et de discuter avec autrui, de se faire des
amis, d'organiser des événements.
Appréciation de la facilité à faire de nouvelles rencontres autour de chez soi
Lecture : 65% des personnes isolées pensent qu’il est difficile de rencontrer des gens et de discuter avec les autres autour de
chez eux. Cela concerne 41% de l’ensemble des Français.
Le collaboratif : nouvelle voie de sociabilité ?
En l’espace de quelques années, les plateformes dites «collaboratives » fleurissent. Celles-ci
recouvrent des réalités extrêmement variées, et plus ou moins collaboratives5
: certaines sont peu
engageantes, impliquantes, nécessitent un faible niveau de confiance en autrui, sont parfois
marchandes, et n’apportent pas de réel bénéfice à la société : elles ne gravitent dans cet univers que
parce qu’elles s’appuient sur des rapports de « pair à pair » (le bon coin….). A l’opposé du continuum,
d’autres pratiques nécessitent un fort engagement des individus, parfois très largement désintéressé,
et pouvant apporter une grande plus-value à la société dans son ensemble.
L’enquête menée pour la Fondation de France s’est focalisée sur les pratiques qui impliquent le plus
d’échanges, de réelle « collaboration » entre individus (ex. covoiturage, colocation, échanges de
service de jardinage, bricolage/recyclage, échange de savoirs, fab lab,). L’étude montre qu’en 2015,
près de 4 Français sur 10 (38%) ont recouru aux pratiques collaboratives au cours de l’année.

5 Daudey E., Hoibian S., 2014, « La société collaborative. Mythe et réalité », Cahier de recherche
du Crédoc, n°313, décembre 2014.
35%
59%
81%
41%
Isolés Ensemble
rencontrer des gens
et discuter avec les
autres
19%
42%
81%
58%
Isolés Ensemble
se faire des amis
18%
35%
82%
65%
Isolés Ensemble
organiser des choses entre
voisins (fêtes, animations...)
facile
difficile
13
Si les leviers financiers sont souvent la première motivation d’entrer dans ces usages ; les bénéfices
en matière de lien social sont notables. 66% des adeptes des pratiques collaboratives déclarent avoir
fait des rencontres par ce biais et 11% estiment avoir tissé de vrais liens d'amitié.
Or seule une personne en situation d’isolement objective sur cinq s'est effectivement saisie de cette
opportunité collaborative.
4
18
16
61
1
Souvent
Actuellement, certaines pratiques
d’échange ou de partage de biens et de
services entre particuliers se
développent
(ex. covoiturage, colocation entre
personnes âgées et étudiants, échanges
de services de jardinage,
bricolage/recyclage, échange de livres,
Non
réponse
Jamais
Rarement
De temps
en temps
Souvent
11%
25%
30%
34%
Ces pratiques vous ont-elles permis de
rencontrer de nouvelles personnes, de
tisser de nouveaux liens de voisinage
ou d’amitié ?
Champ : ensemble des personnes ayant
eu recours
à des pratiques collaboratives au cours
de l’année passée
Oui, de vrais liens d'amitié
Oui, des rencontres régulières
Oui, mais simplement quelques rencontres
ponctuelles
Non, pas vraiment
66% des personnes qui ont déjà eu
recours aux pratiques collaboratives ont
fait des rencontres par ce biais, soit un
quart de l’ensemble des Français.
14
Lecture : 79% des personnes isolées n’ont jamais eu recours à des pratiques collaboratives au cours des 12 derniers mois.
Cela concerne 61% de l’ensemble des Français.
Les isolés reconnaissent pourtant comme avantage à ces pratiques, au-delà des économies ou du gain
d'argent, leur incidence possible sur les opportunités de rencontres et de lien.
Lecture : 48% des personnes isolées pensent que faire des économies constitue l’un des deux premiers avantages des
pratiques collaboratives ; c’est le cas de 58% des mono-réseaux, et 56% des multi-réseaux.
1% 2% 5% 4% 8% 13%
22% 11% 18%
14%
18%
16%
79%
71%
55% 61%
Isolés Mono-réseau Multi-réseaux Ensemble
Au cours de l'année passée, avez-vous eu recours à ces pratiques
collaboratives?
Souvent De temps en temps Rarement Jamais
0%
3%
25%
22%
28%
56%
56%
2%
7%
22%
24%
26%
47%
58%
4%
18%
16%
17%
20%
47%
48%
Ne sait pas
Il n'y a aucun avantage
Agir au niveau local, près de chez soi
Protéger l'environnement
Contribuer à rendre la société meilleure
Rencontrer des gens, nouer des liens
Faire des économies ou gagner de l'argent
Selon vous, quels sont les principaux avantages de ces pratiques
(cumul des deux premiers avantages)
Isolés Mono-réseau Multi-réseaux
15
La méfiance envers autrui, la crainte de la non compétence, et l'auto-censure, constituent les
principaux freins à l'engagement collaboratif (exprimés à la fois par les isolés et les autres). Or
rappelons que les personnes en situation d’isolement objectif sont précisément celles qui expriment,
de manière générale, le plus fortement des attitudes de méfiance et de repli.
Lecture : 29% des personnes isolées est avant tout freiné pour se lancer dans les pratiques collaboratives par le fait que l’on
ne sait pas toujours à qui on a affaire. C’est le cas de 29% des mono-réseaux et 26% des multi-réseaux.
Les pratiques collaboratives peuvent donc venir créer du lien, élargir les réseaux sociaux et
renouveler les modes de sociabilité. Mais elles sont aujourd’hui essentiellement mobilisées par des
personnes déjà très insérées socialement et jouissant de réseaux sociaux diversifiés par ailleurs.
L’enjeu : une médiation renouvelée pour la restauration du lien social
Cause ou conséquence de l'isolement, le repli sur soi est totalisant et investit l'ensemble des
segments de la vie personnelle et publique faute, peut-être, d'entrevoir à ce malaise une
alternative qui sorte des schémas habituels de réponse ou de prise en charge associative ou
1%
1%
4%
10%
11%
14%
15%
18%
26%
1%
1%
4%
12%
12%
14%
12%
15%
29%
1%
4%
3%
11%
8%
18%
7%
18%
29%
Je ne sais pas comment y accéder et
je ne suis pas à l'aise avec internet
Ne sait pas
La qualité des produits ou services
rendus est moins bonnes
Je ne sais pas bien ce qui existe, ce
qui est possible
Les objets prêtés, loués ou partagés
peuvent être abîmés
Il faut oser se lancer
Cela demande du temps et de
l'organisation
Il n'y a aucun inconvénient
On ne sait pas toujours à qui on a à
faire
Parmis les éléments suivants, quel est celui qui vous retient le plus de
vous lancer dans ce type de pratiques?
Isolés Mono-réseau Multi-réseaux
16
institutionnelle. L’enjeu est ainsi de proposer une médiation, qui permette de « réenchanter
la vision du monde » et de l’engagement des isolés, plus qu’un accompagnement au sens
classique de l’intervention sociale.
Une médiation, qui permette d’accompagner les personnes en situation d’isolement objectif
pour qu’elles se saisissent, au-delà du collaboratif et de ces nouveaux outils, d’opportunités,
potentiellement créatrices de lien social, et à terme, de mieux être (46% des personnes
isolées objectivement se disent assez ou très souvent heureuses contre 71% des personnes
ayant plusieurs réseaux de sociabilité).
Une médiation à inventer, renouvelée qui tienne compte :
- Des attitudes de méfiance et de repli de ces personnes y compris face à des acteurs
traditionnels (associations, organismes de protection sociale) en cherchant des
modes d’action renouvelées pour réinstaurer un lien positif.
- D’une certaine forme de déni d’isolement : 38% des personnes isolées objectivement
déclarent ainsi ne pas se sentir seules.
- Des besoins de réassurance, de caution, par rapport à des univers collaboratifs jugés
encore aujourd’hui peu sécurisants. 
17
Encadré 1 - Précisions méthodologiques
L’enquête a été réalisée en ligne, entre décembre 2015 et janvier 2016, auprès d’un
échantillon représentatif de 3 050 personnes âgées de 15 ans et plus, sélectionnées
selon la méthode des quotas. Ces quotas (région, taille d’agglomération, âge, sexe,
catégorie socio-professionelle, niveau de diplôme) ont été calculés d’après les résultats
du dernier recensement général de la population. Un redressement a été effectué pour
assurer la représentativité par rapport à la population nationale de 15 ans et plus1
.
Indicateurs mobilisés pour qualifier la fréquence des relations sociales
Pour chacune des questions relatives à la fréquence des liens, les mêmes modalités de
réponses étaient suggérées aux répondants :
- Une ou plusieurs fois par semaine
- Plusieurs fois par mois
- Plusieurs fois dans l’année
- Moins souvent
- Jamais (ou non concerné)
Réseau familiale En moyenne, à quelle fréquence voyez-vous physiquement des
membres de votre famille qui ne vivent pas avec vous (par exemple,
vos parents, grands-parents, frères et sœurs, enfants, petits-enfants) ?
Réseau amical En moyenne, à quelle fréquence voyez-vous physiquement vos amis ?
Réseau de voisinage Avez-vous des voisons, dans votre immeuble ou quartier que vous
voyez ou avec lesquels vous discutez au-delà de l’échange de pure
politesse « Bonjour-bonsoir » ?
Réseau professionnel A ceux qui exercent un emploi
Vous arrive-t-il de voir ou d’être en contact avec vos collègues en
dehors du travail ?
Réseau associatif A ceux qui font partie ou participent aux activités d’une association ou
d’un groupe
Ces activités vous occupent-elles une ou plusieurs fois par semaine, 

http://www.fondationdefrance.org/sites/default/files/atoms/files/les_solitudes_en_france_2016_-_synthese.pdf

IVG : le piège des anti-avortement,femmes,sante,ivg,

7 Décembre 2016, 04:55am

Publié par hugo

Société Combats de femmes
IVG : le piège des anti-avortement
Article mis à jour le 01/12/16 14:40
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Alors que l'avortement semble un droit acquis pour les femmes en France, sur Internet, l'offensive des pro-vie se fait discrète, mais toujours aussi dangereuse. Régulièrement, le portail officiel du gouvernement est dépassé sur les moteurs de recherche par un site anti-IVG. Faux sites d'information, témoignages culpabilisants et autres techniques fourbes servent un discours inquiétant contre lequel il est difficile de lutter. Enquête.

 © Fotolia
L'Assemblée nationale débat sur l'extension du délit d'entrave à l'IVG aux sites Internet, le jeudi 1er décembre. Plusieurs internautes ont constaté et signalé que lorsqu'ils tapaient les lettres "IVG" dans le moteur de recherche, le premier résultat qui apparaissait était un site géré par des anti-avortement. Le site officiel du gouvernement est régulièrement dépassé par ce concurrent en terme de référencement. Le Journal des Femmes a mené l'enquête en novembre 2015, en contactant ce site officieux.

"En raison d’un trop grand nombre d’appels, votre demande ne peut aboutir." Je n’essaie pas de joindre mon opérateur téléphonique ou la Sécu, mais le numéro vert du "Centre de documentation médicale sur l’avortement". Ce nom très officiel, affiché sur le site d’apparence tout aussi fiable ivg.net, cache une vérité effrayante : la communication insidieuse des anti-avortement, qui propagent discrètement, mais sûrement, leur discours pro-vie.

Un message vocal plus tard, me voilà en ligne avec une conseillère qui porte le nom de la Vierge, Marie. Je lui raconte mon histoire inventée de toutes pièces. A 21 ans, je suis tombée enceinte après une soirée arrosée au cours de laquelle le préservatif a craqué. Je cherche à savoir où et vers qui me tourner pour avorter. "Les préservatifs, ça ne marche pas, c’est fait pour les vieillards de 35 ans", m'annonce mon interlocutrice. Les mots me manquent, heureusement, Marie rebondit. "Il faut faire attention, l’avortement c’est dur. On peut devenir stérile et psychologiquement, c’est terrible." Elle ne m'intime pas explicitement de renoncer à l'IVG, mais y va de petites phrases sur mon "côté maternel", précise bien que "la décision [me] revient entièrement", mais que "tout dépend si face à la glace, [je suis] prête à assumer d’avoir jeté un bébé à la poubelle".
Marie se veut également rassurante, à sa manière : "Si vous gardez le bébé, vous trouverez quelqu’un de bien. Mieux vaut un père adoptif qui vous aime qu’un père biologique qui a voulu votre mort." Elle m'avertit quand même que mes questionnements trahissent déjà "le syndrome psychologique" qui entraînera ma dépression future. Et puis de toute façon, "c’est tout à fait faisable d’avoir un bébé toute seule, c’est pas comme avoir le cancer ou le Sida". Les malades apprécieront. La conversation se termine sur une invitation à rencontrer des jeunes filles passées par la même épreuve avant de faire mon choix.

© Capture d'écran ivg.net
Danger et réponses
Dans le viseur du gouvernement depuis 2013, ces sites faussement informatifs et leur numéro vert continuent de diffuser leur "bonne parole" sur Internet contre le droit des femmes à disposer de leur corps, malgré les tentatives du ministère de la Santé et des Droits des Femmes pour les museler.
Jointe par téléphone, Véronique Séhier, co-présidente du Planning Familial, nous confirme qu'ivg.net, avortement.net et leurs clones sont gênants. "Ils se présentent comme des sites d’information, alors qu’ils ne sont pas objectifs, très orientés. C'est dangereux." D’après elle, cette technique de communication perfide est révélatrice. "Aujourd’hui, il est mal vu d’être frontalement anti-IVG", explique-t-elle. D'où la stratégie de pseudo-neutralité.

Selon cette féministe, la seule réponse efficace face aux discours de Marie et de ses confrères se trouve dans la diffusion d'une vraie information. C’est pourquoi le Planning Familial s’est battu auprès du gouvernement pour qu’un numéro vert unique et fiable soit mis en place (le 0 800 08 11 11), pour qu'un site internet officiel mieux référencé voit le jour et pour qu'une campagne de communication rappelle que l'IVG est un choix personnel. "Il faut surtout continuer à déstigmatiser l’avortement, que les professionnels puissent en parler. Eduquer sexuellement les jeunes, sortir la sexualité du tabou sont d'autres façons de contrer ces sites. Il faut arrêter de faire croire que les femmes sont faites pour faire des enfants."

Image issue de la campagne #ivgcestmondroit © Ministère de la Santé
Des solutions, quelles solutions ?
N'y a-t-il vraiment aucun moyen de faire taire les anti-IVG, d'alerter les internautes pour éviter les confusions ? Comment se fait-il que les sites soient toujours si bien référencés par Google, sponsorisés sur Facebook ? "Il y a un lobby pro-conservateur derrière, avec des moyens financiers, religieux. Ce sont les mêmes personnes que la Manif pour tous", lâche la représentante du Planning Familial.
En 2013, le Haut conseil à l’Egalité entre les Femmes et les Hommes (HCEfh) se penchait déjà sur ces questions. Son verdict : pas d'info sur le financement et impossibilité d'attaquer juridiquement. Le délit d'entrave à l'IVG, passible de 2 ans de prison et de 30 000 euros d'amende ? Difficile à appliquer dans un cadre aussi vaste qu'Internet. Même si Véronique Séhier nous glisse qu'il arrive à Marie et aux siens de rappeler les jeunes filles dans les salles d'attente des hôpitaux pour les faire changer d'avis, cela reste compliqué à attester. "Comment prouver que les auteurs des articles sur le site et/ou le/la directeur-trice de publication sont conscientcs d'entraver des IVG ?", peut-on lire dans le rapport. D'où l'intelligence malsaine des propos soi-disant neutres.

Romain Sabathier, secrétaire général du HCEfh, s'accorde avec Véronique Séhier pour dire que la refonte du site du gouvernement sur l'IVG, l'amélioration de son référencement sur Google et la mise en place d'un numéro vert unique contribuent à lutter contre le discours anti-choix. Reste l'encadrement de l'information sur l'avortement disponible sur Internet, troisième piste évoquée comme éventuel recours juridique il y a deux ans. "C'est une interrogation, concède-t-il. Il faudrait embaucher des personnes dédiées sur les forums pour contrer les propos diffamatoires des pro-vie." Car les sites arbitrairement informatifs et le numéro vert lié ne sont pas les seules armes en ligne de ceux qui s’opposent à l’avortement. Marie et ses alliés n’hésitent pas à s’insinuer aussi dans les forums pour diffuser leurs leçons aux femmes enceintes. Et les empêcher de faire leur propre choix en les culpabilisant, sans qu'elles s'en rendent forcément compte. Un peu à la manière des gourous sectaires.

Image d'illustration © 1dbrf10 - Fotolia.com
Voir aussi :

Le délit d'entrave à l'IVG, une vraie menace pour les sites pro-vie ?

Les sites qui véhiculent de fausses informations sur l'avortement sont dans le collimateur du gouvernement. Alors que l'Assemblée nationale examine ce jeudi 1er décembre un projet de loi pour étendre le délit d'entrave à l'IVG sur Internet, certains en appellent à la liberté d'expression.

IVG: 95 % des femmes n'ont "aucun regret"

L’avortement, un acte médical encore souvent décrié, serait assumé par l'immense majorité de celles qui y ont recours. C'est ce que démontre une nouvelle étude américaine publiée dans la revue scientifique PLOS ONE: 95 % des femmes interrogées ont déclaré qu’elles n’avaient jamais regretté leur décision.

http://www.journaldesfemmes.com/societe/combats-de-femmes/1436893-ivg-site-anti-avortement/